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Le Président de la République portugaise reçoit le GM de la Grande Loge régulière du Portugal

Le 21 janvier 2025, un événement significatif s’est déroulé à la présidence de la République portugaise, marquant une étape importante dans le dialogue entre les institutions publiques et les organisations sociétales traditionnelles. À la demande du Grand Maître de la Grande Loge Régulière du Portugal (GLLP), Paulo Rola, qui a pris ses fonctions le 21 septembre 2024, le Président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, a reçu en audience les représentants de cette institution maçonnique.

Cet événement, qui a vu la participation de Paulo Antunes, le Grand Secrétaire, et de Tiago Ghira Campos, le Grande Correio-Mor, a été l’occasion pour la Grande Loge de présenter ses salutations et d’échanger sur le rôle crucial de la franc-maçonnerie dans la société civile portugaise.

Contexte Historique et Politique

Marcelo Rebelo de Sousa – (Brasília – DF, 07/09/2022) Défilé civique-militaire à l’occasion des commémorations du bicentenaire de l’indépendance du Brésil. Photo : Alan Santos/RP

La Grande Loge régulière du Portugal, souvent citée comme étant dans le courant de reconnaissance de la Grande Loge unie d’Angleterre, s’est établie comme une obédience maçonnique de premier plan au Portugal depuis sa création le 29 juin 1991 par la Grande Loge nationale française. Sa légitimité et son rôle dans la vie publique ont été renforcés par la loi adoptée en 2021, obligeant les titulaires de postes politiques et de hautes fonctions publiques à déclarer leur appartenance à des associations comme la franc-maçonnerie, visant ainsi une transparence accrue dans les affaires publiques.

Cet événement s’inscrit dans un contexte où le Portugal, sous la présidence de Marcelo Rebelo de Sousa, a montré une ouverture notable envers les organisations sociétales, y compris celles de nature traditionnelle et philosophique comme la franc-maçonnerie. Le président, connu pour son engagement en faveur de la démocratie et de la transparence, a été réélu en 2021 avec une majorité significative, ce qui lui confère une légitimité populaire pour engager de tels dialogues.

Le Rôle de la Franc-Maçonnerie dans la Société Civile

Paulo Rola – Grande Maître de la GLLP

La rencontre du 21 janvier 2025 a permis d’aborder plusieurs aspects du rôle de la franc-maçonnerie dans la société civile portugaise. Traditionnellement, la franc-maçonnerie est perçue comme un bastion de valeurs telles que la liberté, l’égalité et la fraternité, principes qui résonnent fortement avec les idéaux démocratiques. En Portugal, la GLLP a été proactive dans la promotion de ces valeurs, en organisant des conférences, des ateliers et des initiatives caritatives qui visent à renforcer le tissu social et à promouvoir l’éducation morale et civique.

Paulo Rola, lors de cette audience, a probablement mis en avant l’engagement de la GLLP dans la lutte contre la corruption, un thème cher au gouvernement portugais actuel sous la direction du Premier ministre Luís Montenegro, qui a fait de la lutte contre la corruption et la pauvreté des priorités de son administration (). La transparence de la franc-maçonnerie, renforcée par la loi de 2021, pourrait servir de modèle pour d’autres institutions et organisations dans le pays.

Les Implications de cette Audience

Recevoir la Grande Loge régulière du Portugal au sein de la présidence marque une reconnaissance officielle de l’importance de la franc-maçonnerie dans le dialogue national. Ce geste symbolique peut être interprété comme un effort pour renforcer les liens entre les institutions démocratiques et les sociétés secrètes traditionnelles, en soulignant leur contribution potentielle au bien commun.

Cette audience souligne également la volonté de Marcelo Rebelo de Sousa de maintenir un dialogue ouvert avec toutes les facettes de la société portugaise, y compris celles qui, comme la franc-maçonnerie, opèrent souvent en marge de la sphère publique mais qui peuvent influencer significativement les valeurs et les comportements sociaux.

Conclusion

L’audience du 21 janvier 2025 entre le Président de la République et la Grande Loge régulière du Portugal n’est pas seulement un événement protocolaire. Elle représente un dialogue entre la tradition et la modernité, entre les valeurs anciennes et les défis contemporains de la société portugaise. En accueillant les représentants de la GLLP, le président Marcelo Rebelo de Sousa a réaffirmé son engagement envers une gouvernance inclusive et transparente, tout en reconnaissant le rôle de la franc-maçonnerie dans la promotion des principes démocratiques et humanistes au sein de la société civile. Cette rencontre pourrait bien ouvrir la voie à une collaboration plus étroite entre les institutions publiques et les organisations sociétales en Portugal, contribuant ainsi à la richesse et à la diversité du tissu social et culturel du pays.

Le mystérieux pouvoir créateur de la pensée

« Nous ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec la même pensée que nous avions lorsque nous les avons créés. »

(Albert Einstein)

La science a longtemps considéré que la pensée demeurait enfermée dans notre boîte crânienne. Et nombreux sont ceux qui le croient encore aujourd’hui. Il a fallu du temps pour admettre – preuves à l’appui – que notre pensée rayonnait autour de nous sans discontinuer. Nous allons voir comment cette pensée – notre pensée – est – puissante et influence notre corps, les autres personnes, la matière et notre environnement proche ou lointain.

Il ne tient qu’à nous de maîtriser ces prodigieux pouvoirs pour notre bien-être et pour celui de la société. Parmi les sujets majeurs abordés : les effets de la pensée sur notre corps, l’effet placebo, l’influence positive ou négative des émotions, les effets de la pensée sur la matière, sur notre environnement et sur autrui, la puissance de la visualisation et de la création mentale.

Introduction

La pensée, longtemps considérée comme une activité confinée à l’esprit humain, se révèle être un phénomène aux ramifications bien plus vastes. Aujourd’hui, des recherches en physique quantique, en neurosciences et en psychologie commencent à démontrer que la pensée rayonne au-delà de notre cerveau, influençant notre corps, les autres, et même notre environnement. Ce pouvoir créateur, à la fois mystérieux et puissant, demande à être mieux compris et maîtrisé, afin qu’il devienne une source de bien-être individuel et collectif.

Les effets de la pensée sur notre corps

« Que ta pensée devienne ta médecine : le corps entend toujours la voix de l’esprit. »

(Proverbe inspiré de la sagesse orientale)

La pensée possède une capacité étonnante à modifier l’état physique du corps. Nos pensées influencent directement notre système nerveux, endocrinien et immunitaire.

• L’effet placebo : La médecine a démontré que croire en l’efficacité d’un traitement, même s’il s’agit d’un placebo, peut provoquer une amélioration réelle de l’état de santé. Ce phénomène illustre à quel point l’esprit est capable d’interagir avec le corps.
• Les émotions et leur impact : Des pensées positives (gratitude, joie, amour) favorisent la libération d’hormones comme l’ocytocine ou les endorphines, qui améliorent notre santé. À l’inverse, les pensées négatives (peur, colère, rancune) peuvent affaiblir notre système immunitaire, créant un terrain propice aux maladies.
• La visualisation créatrice : En imaginant un corps en parfaite santé, on peut renforcer sa résilience physique. Les athlètes, par exemple, utilisent la visualisation mentale pour améliorer leurs performances.

Les effets de la pensée sur autrui et l’environnement

« Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde. »

(Bouddha)
bouddhas dorés : zen
bouddhas dorés alignés

Les pensées, en tant qu’émissions vibratoires, peuvent influencer notre entourage.

• L’effet d’attraction : Selon la loi de l’attraction, nos pensées déterminent les énergies que nous attirons dans notre vie. Une pensée optimiste génère des interactions positives et attire des opportunités, tandis qu’une pensée pessimiste peut repousser les autres ou attirer des énergies similaires.
• Influence sur autrui : L’expérience des « intuitions synchrones » (comme penser à quelqu’un et recevoir un appel de cette personne) montre que nos pensées peuvent agir à distance, établissant des connexions invisibles mais tangibles avec les autres.
• Effets sur la matière et l’environnement : Des expériences comme celles de Masaru Emoto sur l’eau montrent que des intentions ou des mots positifs peuvent influencer la structure moléculaire de la matière. Cela soulève des questions fascinantes sur notre capacité à transformer le monde matériel par nos pensées.

Le pouvoir créateur de la pensée pour construire une réalité

« La pensée est le pinceau de l’âme : par elle, nous dessinons notre monde. »

(Adaptation d’un aphorisme ésotérique)

La pensée ne se limite pas à une réaction passive au monde extérieur : elle façonne activement notre réalité.

• La visualisation mentale comme outil créateur : Se représenter mentalement une situation, un objectif ou un état souhaité augmente les chances de les réaliser. Les artistes, les entrepreneurs et même les scientifiques reconnaissent l’importance de ce processus dans la création.
• Pensée collective et transformation sociale : Lorsque des groupes se réunissent pour méditer, prier ou réfléchir à une cause commune, leurs pensées alignées peuvent produire des effets mesurables sur l’environnement et les comportements sociaux. Ces expériences montrent que la pensée collective amplifie son impact.
• Conscience et responsabilité : Prendre conscience de notre pouvoir de penser et d’influencer exige de développer une pensée consciente et éthique, tournée vers le bien-être de soi et des autres. La maîtrise de la pensée devient alors un acte de responsabilité.

Maîtriser le pouvoir de la pensée pour un monde meilleur

« Que votre parole soit impeccable. Elle est le pouvoir créateur que vous possédez. »

(Don Miguel Ruiz, Les Quatre Accords Toltèques, adaptation)
Don Miguel Ruiz

Pour que le pouvoir créateur de la pensée s’exprime dans sa pleine potentialité, il est crucial d’en développer la maîtrise.

• Cultiver une pensée consciente et positive : Surveiller ses pensées et les réorienter lorsqu’elles deviennent négatives ou destructrices est une étape essentielle. La méditation, la pleine conscience ou encore des exercices de gratitude peuvent aider à maintenir une pensée constructive.
• Se libérer des pensées limitantes : Les croyances et schémas négatifs hérités du passé conditionnent souvent nos réactions. Une réflexion approfondie et un travail sur soi permettent de briser ces chaînes mentales.
• Favoriser des actions alignées sur nos pensées : Le pouvoir créateur de la pensée se concrétise pleinement lorsque celle-ci guide nos paroles et nos actions. En alignant nos pensées sur des intentions positives, nous devenons des acteurs de transformation.

Conclusion

Le pouvoir de la pensée, longtemps sous-estimé, constitue une force créatrice prodigieuse, capable de transformer notre santé, nos relations et notre environnement. Mais cette puissance impose une responsabilité : celle d’apprendre à maîtriser nos pensées pour qu’elles œuvrent au bien-être individuel et collectif.

Gandhi 

Comme le disait Gandhi : « Vos croyances deviennent vos pensées, vos pensées deviennent vos paroles, vos paroles deviennent vos actions, vos actions deviennent vos habitudes, vos habitudes deviennent vos valeurs, vos valeurs deviennent votre destinée.« 

La pensée est ainsi le point de départ d’une évolution profonde, nous invitant à modeler un monde plus harmonieux, plus conscient et plus lumineux.

L’Église catholique est-elle contrôlée par une « Franc-maçonnerie ecclésiastique » ?

De notre confrère latribunadelpaisvasco.com

NDLR : Comme vous pourrez le constater, nous sommes en plein délire paranoïaque.

L’essayiste et historien aragonais José Antonio Bielsa Arbiol, considéré comme l’un des chercheurs les plus éminents de langue espagnole sur le phénomène défini comme le Nouvel Ordre Mondial, est l’auteur de La franc-maçonnerie vaticane : les ennemis internes de l’Église découverts. Tout au long de cet ouvrage, publié par la maison d’édition Letras Inquietas et devenu un best-seller d’Amazon, Bielsa Arbiol se penche sur l’infiltration maçonnique réussie dont a souffert l’Église catholique et qui culmine avec l’élection du jésuite Jorge Mario Bergoglio comme pape.

Dans Franc-maçonnerie vaticane, l’auteur découvre l’un des plus grands scandales de notre époque : comment l’action infiltrante de la franc-maçonnerie anticatholique a progressivement usurpé les structures juridiques et historiques de l’Église catholique pour créer, après le Concile Vatican II, quelque chose de totalement nouveau et hérétique. : la Contre-Église paramasonique post-conciliaire, pilotée (au cours des dernières décennies et depuis les hautes hiérarchies du Vatican) par les ennemis laïcs de la catholicité.

Qu’est-ce que la franc-maçonnerie vaticane ?

José Antonio Bielsa Arbiol explique que la « franc-maçonnerie ecclésiastique » est une « entité opérationnelle » qui « regroupe tout le réseau discret et secret de personnalités cléricales adhérées aux intérêts des loges maçonniques (et, par conséquent, à leurs différentes branches nationales contraignantes) et international, depuis l’arc qui va des différents gouvernements de paille jusqu’à l’ONU elle-même, en passant par les Rotary clubs et autres entités de façade) ». Selon ses recherches, la Franc-Maçonnerie opère dans l’Église selon un système de « fonction charnière », c’est-à-dire comme un « réseau de recrutement d’adhérents, de trafic d’influence et de diffusion de doctrines adaptées à la réalisation d’une nouvelle ingénierie sociale conformément à l’Ordre Nouveau ».

De cette manière, « la franc-maçonnerie ecclésiastique permet et/ou diffuse une feuille de route accro aux intérêts synarchiques fluctuants convenus par ce qu’on appelle le pouvoir caché sans visage » ou « une entéléchie que nous ferions bien d’identifier avec les standards du grand capital occidental », dont le champ de manœuvre est à la fois supranational et unipolaire » et donc « majoritairement américain ». Selon l’essayiste et historien aragonais, cela explique la soumission contemporaine de l’Église aux agendas mondialistes puisque, depuis les années 1950 et 1960, le Vatican est « virtuellement redevable aux mêmes intérêts de synarchie, avec son premier laboratoire d’idées actuel au chef : l’ONU ».

Quel est l’objectif de la franc-maçonnerie dans l’Église catholique ?

Selon Bielsa Arbiol, le projet maçonnique vise à « réunifier toutes les religions et croyances dans une superstructure doctrinale syncrétique capable d’absorber et/ou de fusionner toutes les subjectivités personnelles dans un courant de l’esprit gnostique ».

Quand commence l’infiltration maçonnique au Vatican ?

Selon José Antonio Bielsa, il est difficile de déterminer le moment exact où la franc-maçonnerie a commencé à s’infiltrer au cœur de l’Église. Cependant, l’auteur considère que l’on peut établir quatre moments clés pour la franc-maçonnerie vaticane.

Le premier grand succès de la « franc-maçonnerie ecclésiastique » eut lieu en 1956 après la mort du pape Pie XII (que José Antonio Bielsa Arbiol considère comme « le dernier pape ») et sa succession controversée par Angelo Giuseppe Roncalli ou Jean XXIII. Selon Bielsa Arbiol, Jean XXIII appartenait à la société secrète de la Rose-Croix et, bien que l’Église interdise expressément la participation à de tels groupes sous peine d’excommunication, il a réussi à être surnommé par les grands médias le « Bon Pape », suggérant que ses prédécesseurs étaient « mauvais ». Comme le souligne Bielsa Arbiol, « la mort de Roncalli serait pleurée par la franc-maçonnerie internationale », publiant même des déclarations dans les journaux affirmant que Jean XXIII était un « grand homme venu révolutionner les idées, les pensées et les formes de la liturgie catholique romaine « Maître et Paix sur Terre » ont révolutionné les concepts en faveur des Droits de l’Homme et de la Liberté. L’humanité a perdu un grand homme, et nous, maçons, reconnaissons en lui ses réalisations. ses principes élevés, son humanisme et son statut de grand libéral ».

Le deuxième triomphe de la « franc-maçonnerie ecclésiastique » eut lieu en 1965 avec l’imposition des décrets émanant du Concile Vatican II qui, de l’avis de l’auteur de la Franc-maçonnerie vaticane, impliquent « une subversion totale et un déni du Magistère bimillénaire de l’Église ». Bielsa Arbiol déclare que le Concile Vatican II était dirigé par la Grande Loge du Vatican, « dirigée par le tristement célèbre cardinal Achille Liénart (1884-1973), évêque de Lille et Grand Maître Maçon, sujet chargé de recruter des éléments maçonniques partageant les mêmes idées pour la cause ». Cette loge qui opère au sein de la curie romaine a été découverte en 1976 par le journaliste italien Carmime « Mino » Pecorelli et comptait au moins 116 maçons ecclésiastiques.

La troisième victoire de la « franc-maçonnerie ecclésiastique » eut lieu en 1965 avec l’acceptation du Novus Ordo Missae conçu par Mgr Annibale Bugnini dont l’appartenance à la franc-maçonnerie flottait toujours dans l’air. Malgré la forte opposition que le changement liturgique a provoqué parmi les traditionalistes et qui a amené l’Église au bord du schisme, les thèses réformistes et modernistes de Bugnini ont fini par s’imposer, « dynamisant la solennité sacrée de la messe catholique imposée à perpétuité par le pape Saint Pío », comme se souvient José Antonio Bielsa Arbiol.

Le quatrième et dernier succès des francs-maçons opérant au sein de l’Église a lieu en 1979 « avec l’acceptation définitive de la pseudo-messe montinienne. À partir de là, et dans une descente imparable, la messe autrefois catholique va se dissoudre dans le bouillon de la néolibérale ». possibilités, se manifestant autant de chutes, avec une dizaine d’années de retard par rapport à la révolution conciliaire. « On en conclut que le plan directeur de la franc-maçonnerie ecclésiastique a été un succès spectaculaire, parvenant à imposer un catholicisme bâtard (le protestantisme après tout), qui n’aurait jamais été tel sans l’infiltration antichrétienne antérieure. La très puissante franc-maçonnerie ecclésiastique du Vatican, consolidée après la chute du cardinal Siri et l’usurpation du pervers Roncalli, a mis en œuvre son plan de démolition progressive de la société catholique en donnant libre accès au mensonge institutionnel de l’orbite protestante, en la sur-dimensionnant, en engloutissant de poisons libéraux et en dégradant socialement les patries européennes de tradition catholique, comme l’Espagne, l’Italie, l’Autriche et l’Irlande, entre autres », ajoute l’auteur de la Franc-maçonnerie vaticane : Les ennemis internes de l’Église dévoilés.

La franc-maçonnerie a-t-elle pris le contrôle de l’Église ?

José Antonio Bielsa Arbiol n’hésite pas à affirmer qu’« en moins de six décennies », les résultats obtenus par la franc-maçonnerie qui opère dans l’Église « n’auraient pas pu être plus éloquents », en réalisant avec succès sa feuille de route de « dénaturalisation, fragmentation et destruction » du dogme catholique ». Pour autant, la « configuration de la Super-Église satanique universelle soumise aux diktats de l’ONU » continue d’exiger « l’évolution d’une ligne descendante vers les sources de la Kabbale, porte-drapeau du credo gnostique-syncrétique implicite auquel la nouvelle religion est orientée vers le monde » comme une sorte de « religion sécularisée ».

« Actuellement, la religion mondialiste promue par l’ONU et d’autres appendices synarchiques coïncide point par point avec les aspirations écologiques, messianiques et talmudiques de l’hérétique manifeste Bergoglio, et cherche à accueillir la race humaine tout entière sous la protection d’une société tolérante, résiliente et écologiste « salut durable de l’Humanité… par le travail et la grâce de leurs propres mérites ; ces idées sont promues sous différentes attaches systémiques, annonçant de temps en temps des monstruosités comme le rappelait Grislan(sic), un prétendu mouvement qui, selon la presse mondialiste, chercherait à trouver un terrain d’entente entre chrétiens, musulmans et juifs » conclut l’auteur.

José Antonio Bielsa Arbiol est essayiste et historien. Entre autres travaux de recherche, il a publié Geoengineering: An infamous pact of silenceAgenda 2030: The traps of the New Normality et 15 Minute Cities: Objective: The resilient cage.

La Grande Loge Nationale Togolaise installe son nouveau Grand Maître

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Lomé, Togo – La Grande Loge Nationale Togolaise (GLNT) a récemment procédé à l’installation de son nouveau Grand Maître Julien Pitassa Kao, marquant un tournant significatif dans l’histoire de la franc-maçonnerie au Togo. Cet événement, qui s’inscrit dans une tradition séculaire de renouvellement de la direction des loges maçonniques, a suscité un intérêt considérable tant à l’échelle nationale qu’internationale.

Une Longue Histoire de Discorde

La GLNT n’a pas été épargnée par les tensions internes au cours des dernières années. La loge a connu une période de crise marquée par des conflits de leadership, des luttes de pouvoir et des divergences sur la gestion et l’orientation de l’institution. Ces tensions ont parfois débordé dans le domaine public, menant à des procédures judiciaires et des tentatives de réconciliation qui n’ont pas toujours abouti. La dernière élection du Grand Maître a été particulièrement controversée avec des allégations d’achat de conscience et des boycotts par certains membres dissidents

L’Installation du Nouveau Grand Maître

Photo IA – non contractuelle

Comme le relatait notre édition du 28 février 2023, le Frère Ignace Anani Clomegah était passé à l’Orient Éternel. Le Frère Julien Pitassa Kao qui assurait l’intérim a été élu comme nouveau Grand Maître de la GLNT, une élection qui a eu lieu malgré le boycott de plusieurs factions dissidentes. Sa nomination a été validée par une majorité des membres présents.

Yves Pennes – Grand Maître de la GLNF

Il a été officiellement installé par Yves Pennes, le nouveau Grand Maître de la GLNF, lors d’une cérémonie à Lomé le samedi 18 janvier dernier. Cette cérémonie a vu la participation de diverses loges sœurs venant de pays comme le Maroc, le Ghana, le Bénin, le Congo, le Sénégal, la Guinée et le Mali, soulignant l’importance de ce moment non seulement pour le Togo mais aussi pour la communauté maçonnique francophone africaine.

Contexte et Implications

Photo IA – non contractuelle

La franc-maçonnerie en Afrique, en particulier dans les pays francophones, joue souvent un rôle significatif dans les réseaux de pouvoir et d’influence. Au Togo, comme dans d’autres nations, les francs-maçons sont souvent associés à des figures politiques, économiques et militaires influentes. L’élection d’un nouveau Grand Maître n’est donc pas seulement une question de direction interne de la loge mais peut aussi avoir des répercussions sur les dynamiques de pouvoir au sein du pays.

Les loges maçonniques africaines, bien que souvent discrètes, sont fréquemment au cœur de discussions sur leur influence sur les décisions politiques, l’économie et la société civile. La Grande Loge Togolaise, en particulier, a été impliquée dans des tentatives de médiation politique et de consolidation sociale à diverses époques de l’histoire togolaise.

Perspectives d’Avenir

Photo IA – non contractuelle

Avec l’installation de Julien Pitassa Kao, la GLNT espère tourner la page sur les conflits passés et se concentrer sur une nouvelle ère de stabilité et de progrès. Toutefois, la question du temple de Djidjolé, un lieu symbolique et contentieux pour la loge, demeure un point sensible qui pourrait raviver les anciennes tensions. Les dissidents ont déjà manifesté leur désaccord en adressant des courriers au maire de Lomé pour contester la gestion de ce temple, ce qui laisse présager des défis à venir pour le nouveau Grand Maître.

L’installation du nouveau Grand Maître de la Grande Loge Nationale Togolaise est un événement qui reflète non seulement la dynamique interne des loges maçonniques mais aussi les complexités de l’influence maçonnique dans la gouvernance et la société africaine. Julien Pitassa Kao aura la lourde tâche de naviguer dans ces eaux tumultueuses, de réconcilier les factions internes et de diriger la GLNT vers un avenir plus harmonieux.

L’avenir dira si cette nouvelle direction pourra ramener la sérénité et la prospérité à la GLNT, ou si les anciennes querelles continueront de marquer l’histoire de la franc-maçonnerie au Togo.

Les quatre fondamentaux de la Rose-Croix : Lumière sur un texte mystique

Dans un texte fascinant et empreint de mystérieux symboles, « Les Quatre Fondamentaux de la Rose-Croix » nous transporte dans l’univers riche et complexe de cette fraternité mystique. Le document explore des idées profondes, mêlant érudition, spiritualité et philosophie. Cet article décrypte les axes majeurs de ce texte singulier et révèle ses enjeux philosophiques et spirituels.

(Vous pouvez télécharger en PDF et GRATUITEMENT l’ouvrage de 143 pages sur ce lien)

Une Fraternité Aux Racines Mystiques

Le texte ouvre sur une déclaration évocatrice des Frères de la Rose-Croix, qui affirment leur mission d’illuminer l’humanité. Enracinée dans la mystique chrétienne et inspirée par des influences variées allant de la kabbale à l’alchimie, cette fraternité se présente comme un ordre appelé à réunir science, théologie et philosophie pour transcender les limites humaines. Le personnage central, Christian Rosenkreutz, est dépeint comme un initié et voyageur, ayant accumulé une sagesse universelle à travers ses périples. Il symbolise l’homme éclairé capable de relier les mondes spirituel et matériel.

Quatre Fondements Universels

Le texte développe quatre axes majeurs autour desquels gravitent les enseignements de l’ordre :

Nequaquam Vacuum (Le vide n’existe pas) : Une affirmation selon laquelle la création divine remplit l’univers tout entier. Cette idée s’oppose aux théories nihilistes et pose un cadre théologique où chaque élément de la création est doté de sens.

Legis Jugum (Le joug de la loi) : Ce principe présente la loi divine comme un guide suprême. Les membres de la fraternité se soumettent à une discipline stricte, rappelant l’idéal de l’ordre et de la vertu morale.

Libertas Evangelii (La liberté de l’évangile) : Une liberté spirituelle accordée par la compréhension éclairée des Écritures. Elle incarne l’émancipation par la vérité, un état d’âme libéré des dogmes figés.

Dei Gloria Intacta (La gloire de Dieu est intacte) : Cette dévise souligne la transcendance et la perfection divine, insistant sur le respect et la vénération envers l’œuvre de Dieu.

Entre Mystères et Réformes

Les Frères de la Rose-Croix se positionnent comme les dépositaires d’un savoir universel et intemporel. Le manifeste appelle à une réforme à la fois spirituelle et scientifique. À travers des récits mystiques et des révélations symboliques, le texte dénonce la corruption morale et intellectuelle de l’époque et propose une renaissance basée sur l’équilibre entre foi et raison.

Un Langage Codé et Initiatique

Le style du texte est volontairement cryptique, réservé à ceux jugés dignes de découvrir ses secrets. Les références à des règles occultes et à une écriture magique suggèrent que la compréhension véritable repose sur un cheminement personnel et une purification de l’âme. Ce processus initiatique évoque un voyage à la fois spirituel et intellectuel.

Une Invitation au Discernement

En filigrane, « Les Quatre Fondamentaux » appellent à une lecture critique et à une introspection. Les auteurs insistent sur le danger des faux savants et des théories erronées, plaçant la vérité divine au-dessus des constructions humaines. La véritable sagesse est présentée comme étant accessible seulement à travers la foi, la vertu et une quête sincère.

Une Philosophie Transcendantale

« Les Quatre Fondamentaux de la Rose-Croix » ne se contentent pas d’être un texte mystique, mais se présentent comme un appel à réévaluer les fondements de la connaissance et de la spiritualité. En mêlant symbolisme, érudition et foi, ils invitent le lecteur à embrasser une vision unifiée de l’univers où science et théologie s’harmonisent. Une lecture fascinante pour quiconque cherche à sonder les mystères de l’existence et à comprendre les aspirations profondes de l’âme humaine.

Le lien entre les enseignements de la Rose-Croix et la franc-maçonnerie en 7 points, repose sur plusieurs similitudes, bien que les deux mouvements soient distincts. Voici les principaux rapprochements que l’on peut établir :

  1. Origines et Inspiration Mystique : La Rose-Croix et la franc-maçonnerie partagent une origine commune dans le contexte de la Renaissance et des courants ésotériques européens. Toutes deux s’inspirent de traditions mystiques comme l’alchimie, la kabbale et l’hermétisme. Ces courants visent à explorer les mystères de l’univers et les liens entre l’homme et le divin.
  2. Symbolisme et Rituel : Les deux ordres font un usage abondant de symboles et de rituels initiatiques. La Rose-Croix met en avant des concepts comme les quatre fondements (vide, loi, liberté, gloire), tandis que la franc-maçonnerie travaille autour d’outils symboliques comme l’équerre, le compas et la pierre brute, qui évoquent la transformation personnelle et la quête de perfection.
  3. Recherche de la Vérité : La quête de la vérité universelle est au cœur des deux philosophies. La Rose-Croix met l’accent sur la fusion de la science et de la foi pour atteindre une compréhension complète du cosmos, un idéal partagé par la franc-maçonnerie dans sa recherche d’une vérité transcendantale.
  4. Structure Hiérarchique et Initiatique : Les deux mouvements reposent sur une progression initiatique. Les membres avancent à travers des degrés ou des niveaux de compréhension. Pour la Rose-Croix, cette progression implique une purification spirituelle et intellectuelle, tandis que la franc-maçonnerie propose une évolution morale et philosophique.
  5. Rôle de la Réforme : Les Rose-Croix, dans leur manifeste, appellent à une réforme générale du savoir et des institutions, visant un équilibre entre foi et raison. De manière similaire, la franc-maçonnerie cherche à améliorer l’individu et, par extension, la société.
  6. Secret et Élites Spirituelles : Les deux groupes insistent sur la confidentialité et l’exclusivité de leurs enseignements. La Rose-Croix revendique une mission divine de transmettre un savoir réservé aux âmes pures, tout comme la franc-maçonnerie se destine à ceux qui sont jugés dignes d’accéder à ses mystères.
  7. Influence sur la Culture Occidentale : Les idéaux de la Rose-Croix ont influencé la franc-maçonnerie, notamment par le biais de courants comme le rosicrucianisme, une forme syncrétique qui a marqué le développement des loges maçonniques au XVIIe siècle.

Différences Notables

Malgré ces similarités, des différences fondamentales demeurent. La Rose-Croix met davantage l’accent sur la quête mystique et spirituelle, tandis que la franc-maçonnerie adopte une approche philosophique et éthique, davantage axée sur le collectif et la société.

En résumé, bien que distincts dans leurs structures et objectifs, les Rose-Croix et la franc-maçonnerie partagent un terrain commun dans leur quête de la sagesse universelle et de la transformation humaine.

Le Droit Humain et la GLCS ont signé un accord de double appartenance

Le 9 janvier 2025, la Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International le DROIT HUMAIN (DH) et la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité (GLCS) ont signé un accord de double appartenance, marquant une nouvelle étape dans la coopération maçonnique en France.

Cette signature vient approfondir le traité d’amitié initialement signé en 2013 entre ces deux obédiences, symbolisant une volonté commune de renforcer les liens fraternels et de partager une vision inclusive de la franc-maçonnerie.

La cérémonie de signature s’est tenue dans une ambiance chaleureuse et fraternelle, reflétant l’esprit de tolérance et de fraternité qui caractérise les loges maçonniques. La réunion s’est déroulée au siège de la Fédération Française du DROIT HUMAIN à Paris, en présence de dignitaires des deux organisations, ainsi que de nombreux membres engagés.

L’accord de double appartenance permet désormais aux membres de ces deux obédiences de s’affilier à l’autre sans avoir à renoncer à leur loge d’origine. Cette initiative est perçue comme un pas significatif vers une plus grande ouverture et une meilleure compréhension mutuelle entre les différentes branches de la franc-maçonnerie.

Parmi les projets envisagés, figurent plusieurs initiatives communes :

Sylvain Zeghni – Grand Maître du DH

Des conférences inter-loges : Ces événements seront l’occasion de débats et d’échanges sur des thèmes philosophiques, culturels et spirituels, visant à enrichir la pensée maçonnique à travers des perspectives variées.
Des séminaires de formation : Ces séminaires offriront aux Frères et aux Sœurs des deux obédiences l’opportunité d’approfondir leurs connaissances sur les pratiques et les rituels de l’autre, favorisant ainsi une intégration harmonieuse et respectueuse des traditions de chacun.

Pierre Lacagne – Grand Maître de la GLCS

Cette collaboration est également vue comme un moyen de renouer les liens de la grande famille écossaise, traditionnellement associée à une franc-maçonnerie plus ouverte et moins cloisonnée par les dogmes. Le DROIT HUMAIN, connu pour son engagement en faveur de la mixité depuis sa fondation en 1893, et la GLCS, qui se distingue par son accent sur la spiritualité et la diversité culturelle, apportent chacun leur richesse historique et philosophique à cette union.

Les implications de cet accord vont au-delà de la simple coopération institutionnelle. Il symbolise un mouvement plus large vers une franc-maçonnerie mondiale plus unie, où l’appartenance multiple peut servir de pont entre différentes visions de la spiritualité et de l’humanisme.

La signature de cet accord ouvre de nouvelles perspectives pour les membres des deux obédiences, promettant d’enrichir la vie maçonnique de tous ceux qui souhaitent s’engager dans cette voie de partage et de connaissance mutuelle.

Les « Frères » africains se donnent rendez-vous en février à Oyo au Rehfram

Le fief du président congolais Denis Sassou Nguesso accueillera, du 5 au 8 février prochain, les Rencontres humanistes et fraternelles d’Afrique francophone et de Madagascar (Rehfram). Les Rencontres humanistes et fraternelles d’Afrique francophone et de Madagascar (Rehfram) se préparent à tenir leur édition 2025 dans la petite ville d’Oyo, située à 400 km au nord de Brazzaville, en République du Congo.

Ce rassemblement maçonnique annuel, qui attire des francs-maçons d’Afrique, de Madagascar, et d’Europe, est un événement majeur pour la communauté maçonnique africaine. La ville d’Oyo, notable pour être le berceau du président congolais Denis Sassou Nguesso, servira de cadre pour ces rencontres, mettant en lumière les relations complexes entre la franc-maçonnerie et le pouvoir politique en Afrique.

Historique et Importance des Rehfram

Les Rehfram, créées en 1992, sont un rassemblement organisé par la Conférence des Puissances Maçonniques Africaines et Malgaches (CPMAM), visant à promouvoir l’échange sur des valeurs humanistes et philosophiques parmi les francs-maçons francophones d’Afrique et de Madagascar. Elles se tiennent annuellement dans une capitale différente, symbolisant l’universalité et la fraternité maçonnique. L’édition de 2023 à Oyo avait déjà suscité des débats autour de la neutralité de la franc-maçonnerie face aux régimes politiques en place, notamment avec la proximité géographique et symbolique avec Denis Sassou Nguesso, connu pour être le doyen des Grands Maîtres des loges d’obédiences régulières d’Afrique francophone.

Programme et Thèmes de l’Édition 2025

Pour cette nouvelle édition, les Rehfram promettent une série de conférences, ateliers et échanges, centrés sur des thèmes d’actualité tels que la démocratie, la justice sociale et le développement durable en Afrique. Les débats se feront dans un cadre à la fois philosophique et pratique, visant à influencer positivement les politiques publiques et les dynamiques sociales sur le continent. La proximité avec le pouvoir en place à Oyo pourrait offrir une plateforme unique pour discuter de la franc-maçonnerie comme force de changement ou de soutien aux régimes établis.

Controverses et Critiques

L’organisation des Rehfram à Oyo n’est pas sans susciter des controverses. Certains critiques, y compris des collectifs comme le Collectif des Orphelins Congolais (COC), ont dénoncé une possible trahison des idéaux maçonniques par les francs-maçons congolais, accusés de fraterniser avec un régime autoritaire. La question de l’indépendance de la franc-maçonnerie face aux dynamiques de pouvoir politique est au cœur de ces critiques, notamment avec des figures comme Jean Dominique Okemba, un sécurocrate du régime, qui joue un rôle clé dans la franc-maçonnerie congolaise.

Impact Culturel et Politique

Les Rehfram représentent plus qu’un simple rassemblement ; elles sont un reflet de la manière dont la franc-maçonnerie navigue entre tradition, modernité et les complexités politiques africaines. Le choix d’Oyo, dans le contexte actuel du Congo, soulève des interrogations sur le rôle des francs-maçons dans la société civile africaine. Les rencontres pourraient soit renforcer l’image de la franc-maçonnerie comme une force pour le progrès et la moralité publique, soit renforcer les perceptions de collusion avec les pouvoirs en place.

Conclusion

Pour conclure, les Rehfram 2025 à Oyo sont un événement à surveiller de près, non seulement pour les échanges intellectuels qu’elles promettent mais aussi pour ce qu’elles révèlent des dynamiques entre la franc-maçonnerie et le leadership politique en Afrique. Alors que les francs-maçons se rassemblent pour discuter de l’avenir du continent, le monde observera comment ces discussions se traduiront en actions concrètes pour l’amélioration de la gouvernance et du bien-être social en Afrique francophone.

Sources :

  • Africa Intelligence: « CONGO : Francs-maçons : la prochaine grand-messe des Rehfram se tiendra à Oyo »
  • Jeune Afrique: « Franc-maçonnerie : les « frères » africains se donnent rendez-vous en février à Oyo »
  • Journal de la Franc-maçonnerie 450.fm: « Les REHFRAM d’Oyo : trahison de l’idéal maçonnique ? »
  • Wikipédia: « Rencontres humanistes et fraternelles d’Afrique francophone et de Madagascar »

Le Songe de la Pierre : un voyage dans le temps à travers les chapiteaux de Vézelay

Dans la charmante Vallée de la Cure, en Bourgogne, se dresse la majestueuse basilique de Vézelay, un vestige architectural du Moyen-âge qui continue de fasciner par ses mystères et son art. Le reportage intitulé « Le Songe de la Pierre » nous invite à explorer cette dimension temporelle et artistique à travers les chapiteaux sculptés de la basilique, offrant un regard sur une époque où l’art et la spiritualité étaient profondément entrelacés.

Un Temps de Turbulences et de Création

Il y a 1000 ans, l’Europe médiévale traversait des périodes de bouleversements politiques, sociaux et religieux. C’est dans ce contexte troublé que des artisans, dotés d’une imagination et d’une foi sans bornes, ont transformé la pierre en une forme d’expression artistique et spirituelle. « Le Songe de la Pierre » nous ramène à ces temps où le sculpteur n’était pas seulement un artisan, mais un rêveur, un conteur de l’âme humaine et des mystères divins.

Les Chapiteaux de Vézelay : Un Langage Figé dans la Pierre

Les chapiteaux de Vézelay, ces colonnes de soutien surmontées de sculptures, sont les gardiens silencieux d’histoires et de symboles. Gravés avec un soin minutieux, ils dépeignent des scènes bibliques, des créatures mythologiques, et des motifs floraux, chaque détail étant porteur d’un message. Ces sculptures ne sont pas simplement décoratives; elles sont un moyen d’enseigner, de rappeler aux fidèles les enseignements de la foi chrétienne et de refléter la cosmologie médiévale.

L’Interprétation du Rêve du Sculpteur

Le reportage propose une interprétation libre de ces œuvres d’art. Chaque chapiteau, avec ses formes et ses figures, peut être vu comme une partie d’un rêve, un songe où l’homme médiéval dialogue avec l’au-delà. Ces images sculptées, bien que fixes, semblent bouger avec le temps, parlant à chaque génération d’une manière nouvelle. « Le Songe de la Pierre » explore comment ces messages universels, gravés dans la pierre, continuent d’interpeller ceux qui s’attardent à les lire, offrant une réflexion sur l’éternité de l’art et de la foi.

« Le Songe de la Pierre » n’est pas seulement un regard sur l’art roman de Vézelay; c’est une invitation à méditer sur notre propre rapport au temps, à l’histoire et à la spiritualité. En visionnant ce reportage, disponible sur YouTube, vous embarquez pour un voyage où la pierre raconte des histoires, où chaque sculpture est une fenêtre ouverte sur l’âme humaine et son aspiration à l’éternel. Vézelay, avec ses chapiteaux, reste un lieu où le rêve de l’artiste se mêle à la réalité du pèlerin, créant un dialogue intemporel entre le passé et le présent.

MEXIQUE : La Franc-maçonnerie a joué un rôle fondamental dans les processus de changement

De notre confrère mimorelia.com – Par Josimar Lara

« L’existence de l’institution maçonnique a été fondamentale dans les processus de changement sur tout le territoire national . Sans cela, le débat et l’argumentation qui ont donné naissance aux paradigmes du progrès national auraient été stériles », a déclaré le porte-parole officiel, Román Rosales Santos, lors de la cérémonie commémorative de la « Journée nationale de la franc-maçonnerie », qui a eu lieu à Place Benito Juárez, à Morelia.

La Grande Loge du Michoacana commémore la Journée nationale de la franc-maçonnerie (Crédit photo grupomarmor.com.mx)

Lors de son discours à l’événement organisé par la Grande Loge du Michoacana « Lázaro Cárdenas », l’orateur a souligné que la vision politique massifiée et polarisante, qui imprègne aujourd’hui, appelle la fraternité maçonnique à rester en marge institutionnelle pour garantir sa place en tant que espace où se rassemblent les meilleures propositions et où se posent les bases de l’avenir.

Il a déclaré que la franc-maçonnerie est favorable à l’autodétermination des peuples à travers des gouvernements légalement constitués, mais qu’elle rejette la déconstruction des institutions de l’État mexicain basée sur « des idéologies particulières ou fantaisistes » , sans dialogue préalable avec les parties qui composent le la société entière.

La Grande Loge du Michoacana commémore la Journée nationale de la franc-maçonnerie (Crédit photo grupomarmor.com.mx)

Il a souligné qu’ils sont favorables à la culture de la paix et de l’harmonie sociale , c’est pourquoi ils rejettent l’environnement de violence, qui semble être « une réalité normalisée ».

La Grande Loge du Michoacana commémore la Journée nationale de la franc-maçonnerie (Crédit photo grupomarmor.com.mx)

« Parce qu’aujourd’hui plus que jamais, nous ne pouvons nous rallier au dogme, à l’obscurantisme intellectuel ou à l’infodémie. Pour cette raison, nous sommes prêts à utiliser nos meilleurs outils et tabliers pour construire de grandes cathédrales qui abritent la pensée rationnelle, des ponts qui ouvrent la voie du dialogue entre les parties, pour minimiser l’existence de l’un ou de l’autre, et de beaux monuments qui commémorent les constructions réalisées par la société ».

La Grande Loge du Michoacana commémore la Journée nationale de la franc-maçonnerie (Crédit photo grupomarmor.com.mx)

Il a insisté sur le fait que c’est la conjonction des convictions et des volontés qui maintient vivantes la tradition et l’institution de la franc-maçonnerie.

La Grande Loge du Michoacana commémore la Journée nationale de la franc-maçonnerie (Crédit photo grupomarmor.com.mx)

Les ascensions sociales spectaculaires au Moyen Âge (Par Laurent Ridel)

De notre confrère decoder-eglises-chateaux.fr

La société médiévale n’est pas si figée qu’on le croit. Armés de talent, de courage et de savoir, certains individus ont pu atteindre les sommets.

« L’ascenseur social est en panne. », déplore-t-on parfois aujourd’hui. 

Qu’en était-il au Moyen Âge ? La culture chrétienne de l’époque laissait peu d’espoir d’élévation. « Le devoir de l’homme médiéval était de rester là où Dieu l’avait placé. S’élever était signe d’orgueil, s’abaisser péché honteux. Il fallait respecter l’organisation de la société voulue par Dieu », explique l’historien Jacques Le Goff. Bref, chacun devait rester à sa place.

Pourtant, la société médiévale laissait filtrer quelques cas de mobilité sociale. À travers les armes, le savoir ou l’enrichissement, certains hommes — exceptionnellement des femmes — ont réussi à transcender leur condition, à passer d’une classe à l’autre. Voici quelques exemples de ces transclasses.

Raoul de Presles présentant son livre à Charles V
Raoul de Presles, agenouillé, offre la Cité de Dieu, le livre de saint Augustin, à Charles V de France. Soucieux de se cultiver pour gouverner sagement, le roi avait commandé à son juriste et maître des requêtes Raoul de Presles de traduire l’œuvre. Autour de Charles V, fut promue une aristocratie du savoir. Enluminure extraite de La Cité de Dieu, vers 1470-1480, Français 17, Gallica/Bibliothèque Nationale de France.

Ascension par les armes : La gloire au bout de l’épée

Les sociétés du Moyen Âge sont guerrières. Savoir manier les armes ouvrait donc des perspectives d’ascension.

Les compagnons de Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, ne diront pas le contraire. Quand, en 1066, ils débarquent en Angleterre, leur objectif est ambitieux : expulser du trône le roi anglo-saxon Harold et mettre la main sur l’île. L’affaire réussit au-delà des espérances. À la bataille d’Hastings, Harold est tué, ainsi que de nombreux nobles. Victoire écrasante, nouveau destin.

Tapisserie de Bayeux
Les Normands viennent de débarquer en Angleterre. Détail de la Tapisserie de Bayeux (XIe siècle). Ville de Bayeux, DRAC Normandie, Université de Caen Normandie, CNRS, ENSICAEN.

Guillaume le Bâtard monte sur le trône vide et devient pour la postérité Guillaume le Conquérant. On aurait pu aussi l’appeler Guillaume le Prodigue. Car, par la conquête, il récupère les domaines royaux, mais aussi ceux des seigneurs tués ou rebelles. Une manne avec laquelle il récompense très généreusement ses compagnons d’aventure. Le demi-frère du nouveau roi reçoit près de 300 seigneuries ! Même les plus petits chevaliers sont abondamment pourvus de terres. Si bien qu’ils deviennent parfois plus riches et puissants que leurs frères ou leurs pères restés tranquillement en Normandie.

À peu près à la même époque, d’autres Normands combattent comme mercenaires en Italie du sud. Redoutables combattants à cheval, ils se taillent des États dans ces territoires disputés. Parmi ces Normands, les frères de Hauteville, un modeste lignage noble. Leur descendant, Roger II, réussit à réunir toutes les conquêtes et à recevoir du pape le titre de roi de Sicile.

Ah, les Normands, ils sont forts, audacieux, opportunistes ! Ils sont extraordinaires (oui, je suis Normand ).

Mais les destins exceptionnels n’étaient pas toujours forgés par les armes ; certains traçaient leur voie plus pacifiquement.

Ascension par l’éducation : Le pouvoir des savoirs

Cette voie peut étonner, car au Moyen Âge reste attachée une image d’inculture. Mais il y a bien des écoles de haut niveau, tenues par l’Église, notamment auprès des cathédrales. Ce réseau scolaire s’enrichit au XIIIe siècle par la création des premières universités (parmi lesquelles Paris et Oxford dont la réputation s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui).

Pourquoi a-t-on besoin d’étudiants ? Déjà pour avoir des lettrés. Malgré la domination de l’oralité, l’Église, les rois et les seigneurs ont besoin de gens capables de lire et d’écrire. Au niveau supérieur, les puissants recherchent ceux qui maîtrisent :

  • le droit. Car ils ont besoin de juristes capables de défendre leur pouvoir et leurs possessions;
  • l’administration. Car ils ont besoin de conseillers et d’officiers pour gérer les domaines et les finances;
  • la théologie ou science de la religion. Car l’Église a besoin de savants capables de défendre et clarifier la foi chrétienne, notamment face aux hérésies et aux questions intellectuelles de l’époque.

Dans l’ombre d’un prince, d’un évêque ou d’un pape, certains écoliers doués pouvaient donc accéder à des carrières brillantes.

La famille Jouvenel des Ursins
Une famille qui a réussi : les Jouvenel, panneau peint, vers 1445-1449, musée du Moyen Âge (Jastrom/ Wikimedia Commons)

Ce panneau conservé au musée du Moyen Âge met en valeur la famille Jouvenel. En tête se trouve Jean Jouvenel, fils d’un drapier troyen. Fort de son titre de docteur en droit civil, il a intégré l’administration du roi Charles VII au temps de Jeanne d’Arc. Ses services et sa fidélité lui valent l’anoblissement. D’où son vêtement de chevalier et les éperons — démesurés — à ses pieds.

éperons

Dans son sillage, Jean Jouvenel a favorisé le reste de sa famille, figuré derrière lui et sa femme. On reconnaît deux évêques.

Ascension par l’enrichissement : la puissance de l’argent

Pas plus qu’il n’est associé au savoir, le Moyen Âge ne renvoie pas l’image d’un monde qui favorise la fortune. Peu capitaliste, le système féodal ne produit pas d’Elon Musk. Certains marchands ont tout de même réussi à intégrer l’aristocratie.

Un exemple célèbre est celui des Médicis. Famille de marchands et de banquiers florentins, leur ascension ne se fit pas en une génération, mais s’étala sur plusieurs siècles. Grâce à une gestion habile de leurs affaires, ils passèrent de la bourgeoisie à la gouvernance de Florence.

Laurent de Médicis
Laurent de Médicis, dit Laurent le Magnifique. Sur cette peinture murale, il indique une statue sculptée par Michel-Ange, l’artiste à droite. Chef de la République florentine, Laurent de Médicis fit de Florence une capitale culturelle de l’Europe au XVIe siècle. Palais Pitti à Florence, XVIIe siècle

Au XVIe siècle, l’influence de la famille culmina avec des mariages royaux (rappelez-vous Catherine de Médicis puis Marie de Médicis en France). Trois d’entre eux deviennent papes, mais me voilà en train de déborder de la période médiévale.

Revenons-y avec un homme riche qui fascina ses contemporains : Jacques Cœur. C’était un pelletier, autrement dit un marchand de peaux de luxe. Son habileté commerciale et sa clientèle princière favorisèrent son enrichissement. Grâce à sa fortune et à son réseau, il put prêter de l’argent au roi Charles VII. Sans lui, Jeanne d’Arc n’aurait pu monter son expédition d’Orléans. Charles VII en fit son argentier. À ce titre, Jacques Cœur le fournissait en vêtements, orfèvrerie et autres objets d’apparat. En 1441, il fut anobli. Ce qui ne le protégea pas contre l’hostilité de ses nouveaux camarades de classe (« classe » au sens de catégorie sociale) : les nobles méprisaient les nouveaux entrants.

Et les femmes ?

Pour elles, j’avoue être rentré presque bredouille de mes recherches. Quel que soit leur niveau social, les femmes restent souvent dans l’ombre des hommes. Elles ne bénéficient pas des voies d’ascensions par les armes, par l’éducation ou par l’activité économique (sauf quelques veuves). Pire, dans l’aristocratie, on les soumet souvent à des mariages hypogamiques (aucun rapport avec les hippopotames). Autrement dit, leurs parents les marient couramment à des hommes de rang inférieur. 

Ce qui ne fut pas le cas de Bathilde. Née vers 630, cette Anglo-Saxonne est capturée enfant et vendue comme esclave. Servante dans une cour aristocratique mérovingienne, elle est poussée dans les bras du roi Clovis II qui l’épouse. Il a 14 ans ; elle en a 23. Comme quoi Bathilde bouscule doublement les traditions : elle contracte un mariage hypergamique (l’inverse d’hypogamique) qui plus est avec un époux plus jeune. Mais cette jeunesse n’empêcha pas le roi de mourir le premier. Bathilde sut assurer la régence pour le compte de son fils enfant, Clotaire III.

sainte bathilde
Bathilde, reine des Francs et sainte. Ce portrait très stylisé ne rend assurément pas compte de son charme. Elle est figurée en moniale, car elle se retira dans son monastère de Chelles à la fin de sa vie. Legendarium, XIe siècle, Latin 18100, Gallica/Bibliothèque Nationale de France.

Des dangers de l’ascension sociale

Monter les échelons dans la société médiévale n’était pas sans risque. Les parvenus, souvent méprisés par les élites traditionnelles, suscitaient jalousie et hostilité. Leur réussite, perçue comme une remise en question de l’ordre établi, les exposait à de nombreuses attaques.

Les ennemis de Jacques Cœur arrivèrent à convaincre le roi Charles VII de le mettre en accusation. Pour trouver un motif, il ne fallait pas chercher bien loin. Comme tout financier proche du pouvoir, il avait profité de sa position pour multiplier les malversations. Jacques Coeur fut envoyé en prison. De sa déchéance, le marchand s’en tira au moins vivant. À la différence d’Enguerrand de Marigny

Ce chevalier normand (encore un) était devenu principal conseiller de Philippe le Bel (1285-1314). Il avait accumulé pouvoir et richesses en dirigeant notamment les finances royales.

Mais la mort du roi en 1314 laissa Marigny sans protecteur. Il ne tint même pas six mois sous le règne suivant. Ses ennemis orchestrèrent sa chute. Accusé de détournement de fonds et même de sorcellerie (on raconte qu’il envoûta Philippe le Bel), il fut mis en jugement. Et dans le rôle de l’accusateur public principal, qui trouve-t-on ? Jean de Marigny, le frère cadet d’Enguerrand ! On imagine l’ambiance lors des fêtes de famille. Enguerrand, qui refusa d’apparaître au procès, fut déclaré coupable et fut pendu en 1315 au gibet de Montfaucon, au grand plaisir du peuple et des nobles. Des cordons de la bourse, le malheureux passait à la corde du pendu.

Pendaison d'Enguerrand de Marigny
Pendaison d’Enguerrand de Marigny, sous les yeux de Louis X le Hutin, roi de France. Grandes Chroniques de France, Français 2606, fin XIVe siècle, Gallica/Bibliothèque Nationale de France.

D’une certaine manière, ces chutes rassuraient : la roue de la Fortune tournait pour ramener les destins exceptionnels dans le néant. L’ordre divin était préservé.

Roue de la Fortune
La roue de la Fortune. Au Moyen Âge, ce n’est pas un jeu télévisé mais un motif iconographique qui avertit les spectateurs des coups du sort. On peut s’élever puis chuter. Bocacce, De Casibus, XVe siècle, Français 226, Gallica/Bibliothèque Nationale de France.

L’AUTEUR

Laurent Ridel

Ancien guide et historien, je vous aide à travers ce blog à décoder les églises, les châteaux forts et le Moyen Âge.

Ma recette : de la pédagogie, beaucoup d’illustrations et un brin d’humour.