Antoine GLASER, ancien fondateur de la lettre du Continent
Le lieu : mardi 7 décembre 2021 à 19 h 00
Temple n° 1 Arthur Groussier.
Compte tenu de la crise sanitaire, l’inscription ainsi que le passe sanitaire sont obligatoires, l’accueil de Cadet va demander également le passeport maçonnique, ci-joint l’affiche pour la publication, tenue ouverte aux sœurs et frères des Obédiences amies.
L’installation dans le droit commun de dispositifs d’exception ou de surveillance généralisée a renversé le paradigme de présomption d’innocence. Chaque acte du quotidien est marqué par ce paradigme: ce n’est plus à l’accusateur d’apporter la preuve de la culpabilité de l’accusé mais désormais à l’accusé de porter la preuve de son innocence. N’importe quel quidam est désormais un criminel en puissance.
Pour des raisons purement professionnelles, j’ai dû prendre l’avion. J’avais en effet un voyage à accomplir. Mon lieu d’arrivée étant un peu loin de mon lieu de départ (près de 1083 km), j’ai eu à me faire violence pour prendre l’avion. C’est un moyen de locomotion que je n’aime guère pour les trajets courts. Non pas en raison de l’aspect très polluant qui fait de moi une mauvaise personne qui contribue à une économie destructrice, non pas à cause des turbulences et autres phénomènes d’altitude qui perturbent mon oreille interne et encore moins à cause des transports en commun inexistants entre l’aéroport et mon domicile. Certes, je ne suis pas fan des activités aéronautiques, mais mon vrai problème est que j’en viens à détester les aéroports, et plus précisément les trop nombreux contrôles que je dois subir en tant que voyageur depuis des années, peut-être même avant 2001.
Déjà, j’arrive, et je dois moi-même éditer ma carte d’embarquement à une borne d’accueil. Ca commence bien. Par chance, la collègue qui m’accompagnait et moi-même avons réussi à en trouver une qui fonctionnait. Et, gloire au Grand Architecte de l’Univers, nous n’avions pas de bagages à enregistrer ! Est arrivé ensuite le grand moment du franchissement de la porte de la zone d’embarquement. Et vas-y que je te fais ouvrir ton sac, et vas-y que je te contrôle ta trousse de toilette, et vas-y que je te fais enlever tes chaussures (véridique : il y avait une armature métallique dedans…). Heureusement, en homme prévoyant, j’avais laissé mon stylo-plume et mon encrier chez moi, en prévision de ce genre de formalités très désagréables ! Le tout avec des agents moins aimables que les bornes d’accueil sur lesquelles j’avais procédé à mon enregistrement. Après un moment d’attente dans la zone d’embarquement, nous pouvons enfin embarquer. Et là, rebelote : carte d’embarquement, passeport, passe sanitaire etc. J’en ai retiré une sensation très désagréable. Me sont alors revenues deux choses : d’abord une lecture d’un article de l’ethnopsychiatre Tobie Nathan, dans lequel il expliquait que la gestion des files dans les aéroports était dérivée du système de tri des déportés des camps de concentration et d’extermination de la Shoah. D’où peut-être mon malaise. Ensuite, un recoupement. En effet, depuis des années (en fait, 1995, si ma mémoire ne me joue pas de tours), nous vivons dans la crainte permanente -justifiée- d’attentats, incitant les pouvoirs publics à prendre des précautions, notamment le renforcement de la surveillance. Ainsi, tout accès à un bâtiment public ou un établissement recevant du public est conditionné à une fouille avec ouverture des sacs, pour vérifier qu’on n’a rien de suspect avec soi ou qu’on n’est pas un dangereux terroriste. Mesures efficaces ? Ca n’a malheureusement pas empêché l’attentat de décembre 2019 à la Préfecture de Police de Paris…
Dans le même ordre idée, quelques jours après mon voyage, j’ai failli me faire refouler d’un grand Temple maçonnique parce que le cerbère (profane, il faut le préciser) ne reconnaissait pas mes Mots de Semestre… Fraternité ? Mon œil ! Heureusement qu’un Frère m’a fait rentrer, sinon, je serais resté sur les parvis.
En attendant, depuis l’instauration des différents états d’urgence et autres dispositifs, j’ai l’impression que la base même du droit, le fait que « tout prévenu [soit] présumé innocent jusqu’à ce qu’ait été apportée la preuve de sa culpabilité », a été renversée. Entre les sacs qui ne doivent rien contenir de suspect, et maintenant le fait de disposer d’un passe sanitaire, autrement dit une preuve de non contamination de la maladie, ce n’est plus à l’accusateur de démontrer que l’accusé est bien coupable, mais bien à l’accusé d’apporter la preuve de son innocence. Autrement dit, « tout prévenu est présumé coupable jusqu’à qu’il ait apporté la preuve de son innocence ». Ce qui constitue un renversement très grave de notre paradigme juridique.
Aux yeux de la personne publique, j’ai ainsi l’impression que nous sommes tous des suspects, voire des coupables qui s’ignorent et que c’est à nous d’être en mesure d’apporter la preuve du contraire. Nous devons exhiber un certificat de pureté, en fait ! C’est peut-être un peu archaïque, comme manière de penser, non ?
Je ne suis pas sûr qu’il soit très sain de conserver une telle mentalité. Et pourtant, cette mentalité se généralise ! Ainsi, les conditions d’accès aux assurances sociales ou aux droits sociaux se durcissent, parce que l’assuré est forcément suspect, donc coupable, de ne pas vouloir contribuer à la société en travaillant par exemple (quand on est chômeur, c’est qu’on le veut bien, c’est bien connu…). La moindre demande de valorisation de ses droits devient un parcours du combattant, soi-disant pour un objectif de respect du droit ou toute autre fadaise équivalente, mais qui dissimule une réalité : la personne publique considère désormais un usager comme un suspect et c’est à lui de prouver sa bonne foi ou son innocence.
A force de se sentir suspecté par l’autorité juste par question de principe, on peut développer un certain ressentiment contre la figure de l’autorité, qui va du mépris ou de la perte de confiance jusqu’à des formes de violences. Un Etat dont les citoyens sont tous suspects au nom d’un impératif de sécurité ou de santé est-il viable ? Sûrement, mais pas sous une forme d’État de droit. En attendant, il m’est de plus en plus déplaisant de montrer mes preuves d’honorabilité, que ce soit dans les transports, à mon bureau, au musée, au théâtre, au restaurant ou au cinéma, en devant exhiber le contenu de mon sac ou en montrant une donnée purement médicale avec mon identité à des personnes qui ne m’inspirent aucunement confiance.
Certes, en Loge, nous devrions avoir l’habitude des checkpoints avec nos mots de semestre et autres Schibolleths qui nous donnent l’accès aux lieux qui nous permettent de nous retrouver entre nous. Mais au lieu de considérer n’importe quel individu comme un suspect potentiel, nous cherchons avant tout à nous retrouver entre personnes ayant vécu une expérience commune, avec nos codes, signes, paroles et attouchements, ceux-là même qui nous permettent d’accéder à la Loge. Ce qui ne fait pas de nous des communautaristes quelconques, loin s’en faut. Nous ne cherchons pas à exclure et encore moins à condamner, mais plutôt à partager notre vécu, ce qui constitue l’énorme différence avec la surveillance d’État. La preuve d’appartenance à la société maçonnique ne constitue pas une preuve d’honorabilité, loin de là. Elle est un passeport, qui donne accès à un lieu fermé et soumis à des règles strictes. Mais quand le passeport devient nécessaire pour accéder à un lieu en principe public ou libre, au-delà du filtre de la crise sanitaire, ou plus généralement, quand on doit apporter par défaut la preuve de son innocence ou de son honorabilité, c’est bien le signe d’un dangereux basculement de valeurs, dont nous sommes tous les complices involontaires.
De notre confrère argentin lmneuquen.com – Par Santiago Rosa
María Elena Castillo de la Gran Logia Femenina Argentina donnera une conférence au Musée Paraje Confluencia.
Ceux qui se sont toujours interrogés sur le sujet de la Franc – Maçonnerie et les mystères des Loges et de leurs fondateurs, auront l’occasion ce samedi à 20h d’assister à la conférence sur « La Franc-Maçonnerie Féminine » donnée par le Grand Maître María Elena Castillo de la Grande Loge Argentine Féminine au Musée de la Confluence, de l’ Indépendance et des Héros des Malvinas.
La maçonnerie est une institution civile née dans des temps immémoriaux et vouée à l’exaltation et à l’amélioration des vertus humaines. Présent dans notre pays depuis la fin du XVIIIe siècle, il comptait parmi ses membres diverses personnalités telles que le général José de San Martín et d’autres architectes de la liberté américaine.
Dans la ville de Neuquén, de nombreuses autorités ayant appartenu à la franc-maçonnerie exerçaient des fonctions publiques, à tel point que la conception même de la capitale de Neuquén correspond à la conception maçonnique fidèle à certains symboles qui contiennent des secrets éternels qui pourraient passer inaperçus aux yeux de tout profane (dénomination reçue par ceux qui ne sont pas affiliés ou n’appartiennent pas à l’Ordre de la Maçonnerie).
« En ce qui concerne la franc-maçonnerie, ma position est aujourd’hui la plus haute autorité de la Grande Loge des femmes argentines, qui a une trajectoire institutionnelle impeccable, basée sur des années de travail conjoint et conjoint. Ainsi, en comptant sur la reconnaissance, tant au niveau national qu’international. , de tous les «* obédiences» en Amérique latine ainsi qu’en Europe, en Asie et en Afrique, ainsi que les organisations de la société civile dont les liens leur ont permis de nous connaître et de voir le sérieux avec lequel nous travaillons », a déclaré María Elena Castillo dans un entretien avec LM Neuquén.
« Notre juridiction couvre à la fois la République argentine et la République du Paraguay. Personnellement, depuis le 6 mars 2021, j’ai l’honneur de représenter la plus grande et la plus prestigieuse Obédience féminine du pays en maçonnerie féminine », a-t-il ajouté.
– Quelle est l’histoire de la Grande Loge Féminine d’Argentine par rapport à la première Loge Féminine créée dans le monde ?
Il y a une différence approximative de 120 ans car la première Loge que l’on connaît exclusivement composée de femmes date de 1880, c’est la Grande Loge Féminine de France . Bien que ce n’était pas quelque chose de spasmodique, mais un processus qui a eu lieu dans le monde entier et qui a à voir avec la lutte des femmes à la recherche de l’égalité et de l’exercice de leurs droits. L’histoire de la Grande Loge des Femmes Argentines est aussi un processus qui a commencé dans les années 1990 et s’est terminé avec sa naissance en tant qu’institution le 6 juillet 2002. Nous sommes sur le point de célébrer 20 ans de vie institutionnelle et trois décennies de travail constant. consolider la Maçonnerie Féminine dans notre République.Notre Grande Loge Argentine est née de la main de la Grande Loge du Chili, qui est l’un des fondateurs et promoteurs d’autres « * Orientes » sur le continent.
– Quelles sont les différences avec les Loges masculines ?
Les différences entre les espaces masculins et féminins, au-delà du fait que nous n’utilisons pas tous le même Rite (parlant dans le monde entier), je pense que c’est l’ancienneté et la condition d’admissibilité puisque certains permettent l’entrée des masculinités et l’autre celle de la féminité . En réalité, il n’y a pas de différences entre l’essentiel et le symbolique. La plus grande antiquité des Loges masculines, d’autre part, est le produit des processus historiques et des décisions politiques et sociales du contexte dans lequel elles sont nées.
– Quelles prémisses spécifiques aux femmes sont revendiquées dans la Women’s Lodge et comment s’articulent-elles avec les revendications des différents secteurs de l’activisme féministe ?
Les Loges Féminines œuvrent toutes pour les Droits des Femmes et pour leur meilleur positionnement intellectuel, culturel, social et économique des subjectivités féminines dans toutes leurs juridictions. Incontestablement, l’existence de la franc-maçonnerie féminine est un acquis du féminisme, cela ne fait aucun doute et si l’on étudie ou analyse comment s’est déroulé le processus d’incorporation des femmes et qui en ont été les architectes, c’est le combat du féminisme qui permet avoir un espace initiatique dans l’orbite de la Maçonnerie. En même temps, au sein de notre « univers » (en tant que Loge Féminine) nous avons une tranche d’âge très diversifiée, avec une multiplicité de points de vue et de positions différentes qui nous permettent de dire que nous sommes une organisation qui rassemble différents points de vue concernant l’être féminin.
Il y a celles qui conservent encore un look plus « victorien » et d’autres, qui ont un look plus radicalisé, mais surtout nous hissons tous les drapeaux du respect et du progrès dans le positionnement de l’Egalité pour toutes les femmes dans tous les domaines.
– Dans quelle mesure sont-elles similaires à d’autres organisations, qu’elles soient spirituelles, religieuses ou philosophiques, dans lesquelles les femmes jouent un rôle différencié voire reléguée ?
La possibilité d’accorder des espaces pour le développement des subjectivités féminines selon la finalité qu’ont les institutions et, d’autre part, le travail pour la reconnaissance des droits qui ont été interdits aux femmes du simple fait d’être des femmes. Plus tard, il y a d’autres différences, mais il faudrait en parler comme la face et l’autre face des aspects de chaque institution pour pouvoir s’y référer précisément. Notre émancipation en tant que femmes se produit à partir d’un travail dans leur progression intellectuelle et spirituelle, avec un engagement social, en plus d’une recherche de plein épanouissement dans leur temps historique et dans leur géographie.
– Y a-t-il une Loge des Femmes à Neuquén ?
Spécifiquement à Neuquén, il n’y a encore personne composé uniquement de femmes membres de cette belle province. Actuellement, de nombreux membres continuent d’appartenir à la » Respectable Hypatia Lodge« Qui est notre Loge Itinérante. Ceci est basé sur le fait que l’institutionnalisme demande inexorablement du temps, de l’engagement et de la formation pour garantir la stabilité et la continuité temporelle. Élever des Loges de manière spasmodique, sans garantir ces processus, nous semble peu sérieux au regard de la responsabilité que nous avons assumée en tant qu’institution de prestige national et international. Beaucoup de femmes attendent d’entrer non seulement dans la Province de Neuquén, mais aussi dans toute la Patagonie, mais c’est un travail que nous faisons progressivement, progressivement et fondamentalement de manière consciente.
– Quel est selon vous le rôle le plus important joué par les femmes au sein de la franc-maçonnerie en termes de société ?
La maçonnerie en tant qu’institution qui tend au développement et à l’amélioration de l’être humain, le nourrissant de valeurs et de vertus, hissant des drapeaux universellement connus tels que la liberté, l’égalité et la fraternité en fait une institution qui constitue le tissu social. Que les femmes participent à l’espace maçonnique ajoute leurs regards, leurs connaissances et leurs sentiments dans des réponses globales, ouvrant des processus d’inclusion et d’intégration.
Le rôle prépondérant de la participation des femmes tend au développement de l’humanité en tant que diversité, pluralité, flexibilité et adaptabilité pour les nouveaux temps sociaux qui arrivent dans le pays et dans le monde. Les femmes qui participent à la Maçonnerie s’intègrent sans fragmenter inutilement les institutions, mais recherchent plutôt une assemblée équitable pour obtenir une société plus libre, égalitaire et progressiste.
– A votre avis, quelles femmes dans l’histoire avaient des traits ou un profil maçonnique sans appartenir à la Loge ?
Je crois qu’il y a eu beaucoup de femmes sans tablier qui ont pu appartenir à une loge maçonnique. Je pense à tous les irrévérencieux, ceux qui ont osé remettre en cause les mandats, changer les mœurs et se libérer des préjugés. Celles qui ont osé et qui ont lutté avec leur vie pour être meilleures, laissant leur empreinte non seulement en écrivant l’histoire mais en inspirant d’autres femmes à réaliser leurs rêves. En particulier, je vais en citer quelques-uns qui m’impactent, je citerais Cecilia Grierson (premier médecin national argentin), Julieta Lanteri (médecin italo-argentine, politicienne et féministe), Lola Mora (sculpteur argentin), Alicia Moreau de Justo (médecin et homme politique argentin), María Elena Walsh (musicienne et écrivaine), Victoria Ocampo (écrivaine) et Eva Duarte (homme politique et actrice) parmi tant d’autres.
– Quelle est l’importance et pourquoi de savoir garder secrète une certaine partie des enseignements ?
Toutes les institutions conservent un mode de fonctionnalité qui leur est propre sans le faire connaître au reste de la communauté. Le fait est que la Maçonnerie, parce qu’elle se définit comme discrète et peut-être parce qu’elle a été secrète à un moment donné de l’histoire et que beaucoup de ses membres ont été persécutés, souffre d’une stigmatisation au détriment de son prestige et est due à l’ignorance.
La franc-maçonnerie ouvre les portes à la communauté pour montrer ce qu’elle fait à travers ses vêtements blancs, ses conférences et expositions, mais il y a des enjeux inhérents et particuliers au niveau d’intérêt de ses membres qu’il n’aurait aucun sens de leur donner savoir « toute voix ». Cela se produit également dans les instances gouvernementales, comme les pourparlers avant le début d’un dossier qui ne sont connus que de ceux qui ont participé à cette réunion. Même avec les mêmes fichiers dont les résultats sont connus par un décret ou une résolution, mais pas comme ça, toute l’accumulation d’informations que le fichier avait. Cependant, ces activités ne sont pas stigmatisées.
La référence locale maximale dont le nom symbolique est Felipe de Senillosa qui occupe le poste de Vénérable Maître de la Respectable Loge de Vérité 341 et Respectable Frère Grand Hospitalier de Patagonie Argentine, a commenté à LM Neuquén qu’ils sont très heureux de l’arrivée du Grand Maître .
« Nous sommes très heureuses d’apporter tout le soutien à nos sœurs, qui pour la première fois commencent à construire physiquement et opérationnellement la Maçonnerie Féminine dans la Province de Neuquén. Il y a beaucoup d’attentes, rien qu’en nommant l’arrivée de la Serene María Elena Castillo, ils m’ont dit que de nombreuses demandes d’initiations commençaient à arriver pour la Grande Loge Féminine », a-t-il déclaré.
María Elena Castillo a 57 ans et est originaire de Mendoza. Mariée depuis 37 ans, sa famille est également composée de trois enfants, deux beaux-parents et trois petites-filles . En tant qu’avocate, elle se spécialise en droit constitutionnel, administratif et public. Elle a pratiqué le droit libéralement pendant plusieurs années et en tant que fonctionnaire, étant chef du département de conseil juridique du ministère de l’agro-industrie et de la technologie de Mendoza et également conseillère juridique dans cette province. En outre, elle a occupé le poste de conseillère juridique ad honorem auprès du ministère public de la Défense et de l’élève. Ce dernier espace a été créé et dirigé par des femmes.
* L’obéissance consiste en une structure hiérarchique et un ordre de priorité pour son fonctionnement. C’est un mode d’organisation vertical et hiérarchique et un autre mode d’organisation transversale par rapport aux modes de fonctionnement et aux compétences de ses membres. Les postes sont électifs, mais pas temporaires.
* Est : c’est la plus haute autorité ou Grande Loge existant dans une certaine juridiction. La Grande Loge Féminine d’Argentine ou de l’Est de l’Argentine est en charge à la fois de la juridiction de l’Argentine et de celle du Paraguay. Quand on parle d’institutions fédérées, on parle d’institutions qui appartiennent à différents Orients qui peuvent être masculins, féminins et/ou mixtes.
Il y a quelques semaines nous expliquions que parmi les règles de fonctionnement d’une institution maçonnique (et par conséquent les maçons qui la composent) peuvent être considérées comme régulières se trouve la « croyance en un être supérieur »
Il y a quelques semaines nous expliquions que parmi les règles de fonctionnement d’une institution maçonnique (et par conséquent les maçons qui la composent) peuvent être considérées comme régulières se trouve la « croyance en un être supérieur ». Cet aspect, parmi d’autres, et le fait que les francs-maçons se réunissent dans un lieu qu’ils appellent « temple », amènent les laïcs à comprendre que la franc-maçonnerie est une religion. C’est vrai?
Sans entrer dans une philosophie plus profonde, nous voyons par définition que la « religion » est la « faculté ou le sentiment qui nous porte à croire à l’existence d’un être suprême comme cause, fin ou loi universelle », ou encore, c’est « un lien qui unit l’homme à Dieu comme source de son existence », ou plutôt, est le « système de croyances invérifiables existant pour une ou plusieurs divinités, et les pratiques qui l’accompagnent, principalement l’adoration et le sacrifice (de soi ou des autres) ».
Ainsi, on peut dire que la « religion » est « la croyance en un être supérieur », qui est alors la condition requise pour le fonctionnement de la franc-maçonnerie, mais pas la franc-maçonnerie elle-même.
La franc-maçonnerie n’est donc pas une religion. Elle n’est rien de plus qu’une association qui vise à promouvoir l’union réciproque des hommes, au sens le plus large et le plus élevé du terme, et à cet effet elle admet les personnes de toutes croyances religieuses, sans aucune distinction.
En ce sens, il est également possible d’affirmer que, bien que n’étant pas une religion, la Franc-Maçonnerie est religieuse, car elle reconnaît l’existence d’un seul principe créateur, régulateur, absolu, suprême et infini, Dieu, considéré comme le GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS, une entité spiritualiste qui s’oppose à la prédominance du matérialisme. Ces facteurs, qui sont essentiels et indispensables pour l’interprétation vraiment religieuse et logique de l’UNIVERS, forment la base et les grandes lignes directrices de toute idéologie et activité maçonniques.
De cette façon, aucun franc-maçon n’est jamais obligé d’apostasier, c’est-à-dire de renoncer à sa religion ou à sa foi religieuse, quelle qu’elle soit. La franc-maçonnerie accueille les hommes de n’importe quelle religion, tant qu’ils croient en un seul Principe Créateur, Dieu. C’est une exigence, une condition individuelle indispensable d’appartenir à la Franc-Maçonnerie, tout comme c’est une exigence d’être un homme libre de bonnes mœurs ; être conscient de vos devoirs envers votre patrie, vos semblables et vous-même ; exercer une profession ou une fonction légitime et honorable qui leur permet de subvenir à leurs besoins personnels et familiaux et de soutenir les travaux de l’Institution.
Et de même que la franc-maçonnerie n’est pas une « Église » (religion), son temple n’est pas non plus une « église » (lieu de rencontre religieux). Le temple maçonnique est simplement le lieu approprié où les francs-maçons se réunissent périodiquement pour pratiquer les cérémonies rituelles qui leur sont autorisées (sans aucun caractère d’adoration à la divinité), dans un environnement fraternel et propice à concentrer l’attention et les efforts pour améliorer le caractère et la vie spirituelle, et développer leur sens des responsabilités, leur apporter la tranquillité pour méditer sur la mission de l’homme dans la vie, leur rappeler constamment les valeurs éternelles dont la culture leur permettra d’approcher la vérité.
La franc-maçonnerie est, et les francs-maçons doivent être, absolument tolérante. La franc-maçonnerie combat l’ignorance, la superstition et le fanatisme et exige donc de ses membres la plus large tolérance et le respect de toutes les opinions, qu’elles soient politiques ou religieuses. Il reconnaît que toutes les religions et tous les idéaux politiques sont également respectables et rejette toute prétention d’accorder des situations de domination ou de privilège à l’un d’entre eux en particulier.
D’après des informations provenant de GOB-PR, du dictionnaire en ligne Michaelis et du dictionnaire de philosophie en ligne, organisés par Sérgio Biagi Gregório.
Responsable : Perseverance Store ( store159@fgsia.com ) – Jorn. Fernando Gerlach (DRT-PR n°2327)
Samedi 4 décembre 2021, à l’Espace Grande Arche, Parvis de la Défense à Puteaux se tenait la Tenue Solennelle annuelle de la Grande Loge Nationale Française.
Comme tous les trois ans, les Frères votants, c’est-à-dire les membres du Souverain Grand Comité (SGC), les Vénérables Maîtres et Premiers Surveillants des Respectables Loges, ont procédé à l’élection du Grand Maître, du Grand Trésorier et du Député Grand Trésorier, conformément à l’Article 4 du Règlement Général.
TRF Jean-Pierre ROLLET
Le Très Respectable Frère Jean-Pierre ROLLET a été réélu Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française.
De notre confrère américain silive.com – Par Jan Somma-Hammel
Les bâtiments qui abritaient les maçons à Staten Island étaient souvent polyvalents ou réaménagés, comme celui de West Brighton sur Post Avenue, qui était utilisé pour les cours de ballet dans les années 1960. De plus, actuellement, le CYO est hébergé dans le temple maçonnique de Port Richmond.
Le bâtiment de Tottenville sur Main Street abrite encore aujourd’hui les réunions du club huguenot ainsi que la fraternité Great Kills. Des réunions ont également lieu dans le temple maçonnique de Stapleton sur Bay Street.
Le temple maçonnique de la loge huguenote n°381 sur Main Street, Tottenville, a organisé une grande célébration alors que la pierre angulaire du bâtiment a été posée le 12 juin 1909, selon le site Web de Forgotten NY, avec des fanfares, des discours et de la pompe.
Les architectes Charles Thrall et Charles Schmeiser ont achevé le temple en 1910. Thrall était surintendant et concepteur en chef pour Atlantic Terra Cotta Works à Tottenville, et la terre cuite est présente sur tout l’extérieur du bâtiment.
Les membres des six loges maçonniques de Staten Island collectent des fonds pour des bourses et des cadeaux pour de nombreuses organisations caritatives locales et nationales. Ils organisent également des collectes de nourriture et de vêtements qui viennent en aide aux nécessiteux du district.
Selon son site Web , les nombreux événements annuels des districts, notamment le bal de charité, le dîner de la fraternité maçonnique, le pique-nique RMA, la fête des fêtes et la fête des enfants, collectent tous des fonds pour les organisations caritatives qu’il soutient.
Jetez un coup d’œil à ces beaux bâtiments classiques encore debout, dont le style va du roman à l’ italien et au néo-classique.
Le bâtiment de la loge maçonnique au 514 Bay St. à Stapleton est situé dans le corridor de la rue Bay. 5 novembre 2015. (Staten Island Advance) Tom Wrobleski/Staten Island AdvanceL’arrière et le côté du 514 Bay St., Temple maçonnique, sont montrés en 2006. Il abrite actuellement Project Hospitality aux étages inférieurs. (Staten Island Advance) Tom Wrobleski/Staten Island AdvanceLe temple maçonnique au 514 Bay St. Stapleton, 2004. (Staten Island Advance) Tom Wrobleski/Staten Island AdvanceL’historique Tompkins Masonic Lodge, dans la zone de rezonage du corridor de la rue Bay, se trouve à cet endroit depuis 1901. Photo 2019. (Staten Island Advance) Tom Wrobleski/Staten Island AdvanceLa salle de loge ornée du temple maçonnique Tompkins sur Bay Street, Stapleton, en 2004. Toutes les réunions officielles de la loge, y compris les cérémonies d’initiation secrètes du groupe, ont eu lieu ici. (Staten Island Advance) Tom Wrobleski/Staten Island AdvanceLa première loge maçonnique moderne a été créée à Londres en 1717, mais le groupe remonte en fait au Moyen Âge. Ce panneau est accroché au bâtiment de la rue Bay à Stapleton en 2004. (Staten Island Advance) Tom Wrobleski/Staten Island AdvanceLe Tompkins Masonic Lodge à Stapleton présente un plafond en forme de dôme en vitrail de 1902. Il est montré en 2006. (Staten Island Advance) Tom Wrobleski/Staten Island AdvanceTemple maçonnique et bureau de poste, rue principale, Tottenville, sans date. (Staten Island Advance) Tom Wrobleski/Staten Island AdvanceLe temple maçonnique sur Main Street, Tottenville. 2021. (Staten Island Advance)Le temple maçonnique sur Main Street, Tottenville. 2021. (Staten Island Advance)La pierre angulaire du 514 Bay St. Masonic Temple, Stapleton, est montrée en 2006 (Staten Island Advance)Le temple maçonnique sur Main Street, Tottenville, est montré en 2021. (Staten Island Advance)Le grand temple maçonnique orné de 1910 se trouve à proximité d’Amboy Road sur la rue principale, Tottenville. Il est diffusé le 16 mai 2016. (Staten Island Advance)Un monument de Staten Island, le temple maçonnique Great Kills est montré en 1993. (Staten Island Advance)Assis sur Amboy Road, le temple maçonnique Great Kills est montré en 1995. (Staten Island Advance)Temple maçonnique Great Kills, Amboy Rd, Great Kills. (NYPL.Collections numériques)Le Centre CYO de Port Richmond était autrefois un temple maçonnique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, un canon anti-aérien de l’armée a été monté sur son toit. Aujourd’hui, l’Organisation catholique de la jeunesse occupe le bâtiment. 1966 (Staten Island Advance)Le Masonic Hall sur Post Avenue à West Brighton a été utilisé comme studio de danse et est devenu plus tard une salle de restauration. Il est montré ici en 2013. (Staten Island Advance)Le Masonic Hall sur Post Avenue à West Brighton a été utilisé comme studio de danse et est devenu plus tard une salle de restauration. Il est montré ici en 2021. (Staten Island Advance)
Ici, nous peignons l’aigle regardant la lumière du soleil, les aigles, les poissons, la mer. Et cet aigle signifie Christ et le Dieu soleil, les aigles les anges et les poissons les hommes et la mer le monde. Philippe de Thaün
Alors le Temple aura été consacré, ses pierres mortes deviendront vivantes, le Métal impur sera transmuté en or fin et l’Homme retrouvera sa condition primitive. Robert Fludd – Tractatus theologo-philosophicus
Après la réflexion introductive de la semaine dernière, le moment est enfin venu d’entrer prudemment mais fermement dans la forêt du mystère et d’encadrer certains aspects historico-philologiques du 18e degré en relation avec le symbolisme de l’Aigle et du Pélican.
Comme on le sait, le premier Chapitre du degré Rose + Croix fut institué à Lyon en 1761 grâce à Jean-Baptiste Willermoz, franc-maçon et figure fondatrice du Martinisme primitif, avec le titre de Chevalier de l’Aigle et du Pélican, Souverain Prince de Rosa + Croce et Heredom’.
Au XVIIIe siècle le surnom de Chevalier d’Hérédom était souvent ajouté au titre de Rosa + Croce, qui rappelait la Loge dite des Hauts Degrés appelée Heredom de Kilwinning dont Ramsay parle dans son discours de 1737.
Irène Mainguy, ex bibliothécaire-documentaliste de renom, en poste à la Bibliothèque du Grand Orient de France et vice-présidente de l’Association française de recherche sur l’écossisime, ajoute :
Ce nom est resté dans la version de la Rose + Croix pratiquée en Angleterre. Il semble que ce soit le degré du système écossais qui a revêtu le plus grand nombre d’attributs différents pour définir son titre : Chevalier de l’Aigle Blanc ou du Pélican, connu sous le nom de Parfait Franc-Maçon, ou Chevalier de la Rose + Traverser.
Attributs et nomenclature mis à part, il ne faut pas oublier que le Pélican et l’Aigle, aujourd’hui, ont été en quelque sorte marginalisés et confinés à la simple présence dans le joyau du degré, qui aujourd’hui dans de nombreux cas n’offre pas deux visages mais un seul, que du Pellicano et, comme référence textuelle, à un petit dialogue présent dans le catéchisme du grade :
D. : Que veut dire le Pélican ? A. : Dévotion de la maçonnerie. D. : Et l’Aigle ? A. : Liberté.
Pour continuer ensuite :
D. : Et lE COMPAS couronnée ? A. : Égalité. D. : Et la Rose en croix ? A. : La Confrérie.
J’omets les commentaires sur la dérive ou, si l’on préfère, la « réforme » moralisatrice et forcément éclairée du texte. La preuve en est le fragment de ce rituel écossais dont le manuscrit est aujourd’hui conservé à la bibliothèque du Conseil suprême de Washington.
D. : Qu’avez-vous recherché lors de ce voyage ? A. : La Parole qui s’est perdue et que notre persévérance nous permet de récupérer. D. : Et qui te l’a donné ? R. : Personne n’est autorisé à le donner, mais après avoir réfléchi à ce que je voyais et entendais, je L’ai trouvé en moi, avec l’aide de Celui qui est l’auteur de la Parole.
Traditionnellement, le joyau de ce grade est un compas en or ouvert à 60 ou 90 degrés. Une rose bourgeonnante apparaît en haut du compas. D’un côté du bijou il y a un aigle avec ses ailes et sa tête penchée. De l’autre, vous voyez un pélican ouvrir sa poitrine pour nourrir les petits endroits dans un nid en dessous.
Pour évoquer brièvement les multiples significations de l’Aigle et du Pélican, je dirai que l’Aigle est un symbole « vertical » et transcendant du principe spirituel. Une image liée aux éléments de l’air et du feu, masculin et ascendant. Dans la tradition védique, l’aigle joue un rôle important en tant que messager, car il transporte le soma jusqu’à Indra. dans l’Amérique précolombienne, il représente le principe spirituel et céleste en lutte contre le monde inférieur. Dans le christianisme, c’est le symbole de Jean, le plus métaphysique des évangélistes, qui nous fait entrevoir les hauteurs vertigineuses du Logos.
De même, l’Apôtre qui posa sa tête sur la poitrine du Christ, vu sous la forme symbolique du Pélican, est le symbole du Christ qui rachète les hommes par le sacrifice de soi. Et il « condense » et déverse dans le monde la grâce émanant du péché. Ce n’est pas un hasard si en alchimie le Pélican symbolise un récipient particulier dans lequel était placée la matière liquide à distiller.
Bien plus important, pour rester fidèle à ce que j’affirmais au début de cet article, c’est la détermination de ne pas se vanter de crédit et de voyager dans une direction ascendante, avec mes petites ailes, mais au moins « les miennes », vers le sommet de l’Arbre de la Vie.
L’Aigle et le Pélican représentent, au-dessus et au-dessous, deux aspects intégrés et complémentaires en relation dynamique constante : la Couronne, Kether, le monde préforme du Sublime Architecte de l’Univers et de la Beauté, Tipheret, fait grâce, don et Fils dans le cosmique. manifestation.
A ce degré, nous nous initions et nous nous générons non sans avoir reçu l’aide, d’En Haut, de la Suprême Lumière du Commencement qui baigne la rose de rosée et nous génère comme son propre Fils, c’est-à-dire comme « Christ » et comme « Soi »,
comme lui-même, et lui-même comme nous, et nous comme son être et sa nature. Maître Eckhart – Sermon 6
Partant du bas, la rencontre avec le Pélican, telle que je la percevais en méditation, est un état samadique de retour au centre de la croix, ou de la « roue » – j’emploie délibérément un terme « extraterrestre », par rapport au La tradition occidentale, pour libérer le contenu de la cage interprétative de la forme – au point géodésique où la conscience s’unit au divin.
C’est la découverte du Soi, du Christ Divin en nous. L’abandon de toute contamination égoïque. Le mystérieux point d’équilibre où, par l’amour sacré, les Petits Mystères touchent le vertige des Grands Mystères. Cabalistiquement, c’est la région de Tipheret.
Le Pélican est l’homme enfin purifié, réalisé et donc sage, harmonieux, aimant et compatissant pour chaque créature de l’Univers, dont l’ego, fait de conditionnement, de vices, de préjugés, d’orgueil et d’autres métaux, meurt crucifié et revient virtuellement à l’état par Adam Kadmon avant la chute. Levant les yeux un instant, comme l’Aigle fixant le soleil sans s’aveugler, dans une région incommensurable et quantiquement proche, on entend, au-delà du temps et de l’espace, le son abyssal de la lumière qui descend du Tout – Rien d’Emanation. l’effusion condensante du Logos.
Jamais comme aujourd’hui, dans notre condition d’hommes et de femmes qui ont pressenti le mystère du Néant ou pressenti le frisson d’une sortie du monde, comme dirait Elémire Zolla, il faut tirer parti des trois vertus théologales du XVIII degré : la Foi, Espoir et Charité. Mais vécu d’une manière ésotérique et pas seulement religieuse.
Car, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire ailleurs, notre Cathédrale intérieure, qui s’étend dans les multiples directions de l’espace et du temps, a besoin de trois piliers très solides : celui de la confiance, celui de la Fides surhumaine et expérimentale de la divine bienveillance.
Pour construire en hauteur nous avons besoin du feu du désir, du Spes dans notre croissance personnelle.
Pour l’ampleur qu’il faut de l’Amour Universel, Caritas l’a compris non comme une aumône mais comme un droit humain à la justice et à une répartition équitable des richesses. Mais pour vaincre l’immense « longueur » du Temps, il faut la force d’une Vertus faite de persévérance, d’efficacité et de volonté inébranlable.
Des présidents de renom, des artistes, des scientifiques et des philosophes seraient parmi ses membres les plus illustres.
Bien qu’elles soient souvent utilisées de manière absurde comme synonyme de complot, les sociétés secrètes ont historiquement été une tendance pour certains groupes de population à unifier leurs intérêts et leurs idées dans des niches de culte.
Et bien que sous cette figure se soient formées des organisations philosophiques qui ont tenté de débattre du destin de la société, il est également vrai que se sont structurées des sectes qui, dans le meilleur style des criminels, ont profité de la furtivité pour irradier les idées les plus sombres. L’ « Oeil de la Providence » est un symbole qui a été lié aux Illuminati et aux francs-maçons.
Illuminati
Bien qu’aujourd’hui la première impression des Illuminati soit celle de célébrités qui « tirent les ficelles du monde » dans la clandestinité (le produit de rumeurs et de canulars infondés), l’histoire de qui étaient les vrais Illuminati est basée sur les principes de la raison.
Fondée à la fin du XVIIIe siècle par Adam Weishaupt, professeur de droit canon, cette sorte de société secrète avait pour objectif principal de promouvoir l’idée des « Lumières » qui se faisait alors sentir dans la plus grande partie de l’Europe grâce aux Lumières.
En ce sens, selon les documents historiques, ils étaient également décrits comme des « perfectionnistes ».
Il n’y a pas beaucoup d’informations sur sa portée. On dit qu’à son apogée, il y avait environ 2 000 membres.
Certaines sources ont affirmé que parmi ses principaux préceptes figuraient des idées progressistes telles que la notion d’avortement, de sécularisation et de droit à une mort digne.
La vérité est que le groupe a été démantelé en 1785 par un arrêté du duc de Bavière qui interdisait la formation de sociétés secrètes et l’organisation des Illuminati.
Francs-maçons
La franc-maçonnerie a suscité le rejet de certains secteurs de la société à travers l’histoire.
Avec les Illuminati, les Maçons ont été un autre groupe social dont la perception est souvent déformée par les théories du complot.
Bien que dans des esprits « trop créatifs », ce groupe ait été blâmé pour les pires catastrophes de l’humanité, les francs-maçons sont une organisation d’un certain caractère moral qui pourrait être considérée comme une institution à part entière en raison de l’échafaudage structurel que contient leur figure.
La franc-maçonnerie moderne a émergé au début du XVIIIe siècle en Europe.
À l’heure actuelle, selon le réseau britannique « BBC », on estime qu’il y a au moins six millions de membres dans le monde.
Il n’y a pas de définition exacte de vos objectifs. Le consensus général dit qu’ils sont une organisation principalement d’hommes avec des règles de conduite établies et une importante symbologie hiérarchique.
Par certains écrivains qui ont partagé les détails de leurs rites, il est connu que l’une de leurs conditions est de croire en un dieu, quel qu’il soit.
En Colombie, il existe plusieurs loges (groupes de base de la société) dans lesquelles, dit-on, ils débattent des problèmes nationaux et internationaux.
Parce que, par exemple, les informations de certains de ses sièges sociaux dans le pays sont de notoriété publique, il a été dit qu’il ne s’agissait pas d’une société secrète, mais discrète.
La fraternité de la mort
On dit qu’il s’agit de l’une des « trois grandes sociétés secrètes » du secteur universitaire aux États-Unis.
Également connue sous le nom de « Skull and Bones » , cette société secrète a été l’une des plus exploitées par la culture populaire.
D’après ce que l’on sait, il a été fondé au début du XIXe siècle au sein de la prestigieuse université américaine de Yale.
On dit que les esprits les plus brillants et les plus élitistes de ce cloître composent le groupe.
Cependant, relativement peu d’informations sont disponibles à ce sujet. Beaucoup ont même douté, sinon de son existence, du moins de sa portée et de son importance.
Précisément, sur le halo de son mystère, lors d’un entretien en 2004 entre le président de l’époque George W. Bush et le regretté journaliste américain Timm Russert, la question s’est imposée.
Le journaliste de ‘NBC’ lui a demandé s’il avait rencontré John Kerry , qui était son concurrent pour les élections cette année-là, à la faculté de l’université.
Devant le refus de Bush, Russert lui a demandé :
« Mais vous étiez tous les deux dans Skull and Bones, la société secrète… ».
» C’est tellement secret qu’on ne peut pas en parler » , a répondu Bush.
» Qu’est-ce que cela signifie pour l’Amérique ? Les théoriciens du complot vont devenir fous. «
« Je suis sûr qu’ils le sont. Je ne sais pas. Je n’ai pas encore vu de pages Web » , a conclu l’ex-président aujourd’hui en riant, selon la transcription officielle du dialogue.
Bien que son épicentre ait été localisé à Cuba, il n’est pas exclu que des groupes similaires existent en Afrique.
La société secrète Abakuá trouve son origine à Cuba, au début du XVIIIe siècle, grâce aux esclaves venus d’Afrique. Selon l’anthropologue locale Lydia Cabrera, le groupe a émergé avec une double vocation : l’une connue et l’autre cachée. Dans le public, l’idée était de fournir une aide financière aux personnes en difficulté avec l’argent d’un fonds commun. Secrètement, le but était de se protéger « grâce à une alliance avec des puissances spirituelles ».
Dans le rituel d’initiation, les personnes intéressées dessinaient sur leur corps certaines lignes qui servaient de « liens » avec leurs ancêtres. Bien qu’ils aient pris vie grâce à une femme, la société, notait Cabrera en 1969, était composé exclusivement d’hommes . Bien que tout indique que la société a déjà pris fin, certaines sources rapportent qu’il existe encore des bastions des Abakuá sur l’île.Le club suicide
Photo: Berkeley Barb
Apparemment, le groupe aurait été inspiré par le dadaïsme. Preuve que les motivations transcendantales n’ont pas toujours été cachées derrière les sociétés secrètes, l’histoire du club suicide vaut le détour. Ce collectif, fondé à San Francisco, aux États-Unis, avait comme membres initiaux quatre amis qui ont décidé de jouer à proximité de l’emblématique Golden Gate pour « affronter » le courant.
Un après-midi de 1977, Gary Warne, Adrienne Burk, David Warren et Nancy Prussia auraient profité d’un fort ressac pour tenter la mort en se soumettant à l’eau en tenant une chaîne de la fortification de Fort Point. Alors qu’ils survivaient, ils décidèrent d’inaugurer « le club des suicides ». Depuis lors jusqu’en 1982, ils ont joué dans toutes sortes d‘actes ‘perturbateurs’ et ‘burlesques’ . À aucun moment, cela n’a menacé la vie des membres eux-mêmes au-delà du nom hésitant.
Ce spectacle de ses participants nus par les téléphériques de San Francisco est l’un des plus mémorables. On dit aussi que, dans un effort pour piquer, ils sont venus infiltrer les mouvements religieux et politiques.
La vérité est que dans son cas il n’y avait pas de dogme fondateur. Juste l’envie d’« oser » et de garder le groupe « secret ».
Monique, une sœur d’une loge mixte, rencontrée sur les colonnes à l’occasion de visites de son atelier, ne se sent plus très à l’aise en franc-maçonnerie. Monique n’est pas un exemple isolé de la désillusion qui habite de nombreuses sœurs et de nombreux frères. Comprendre son raisonnement pour l’aider à se dépasser, tel est l’objectif de cet article.
Monique est dans une loge mixte ; son conjoint, Pierre, lui fréquente une loge de la Grande Loge de France ; cette année, elle a refusé de prendre un plateau, prétextant une activité familiale plus prenante. En tenue, elle ne demande plus la parole, se contentant de suivre le rituel et d’écouter les interventions.
Elle reste de temps en temps aux agapes où elle se place systématiquement à côté de Jacqueline, qui est la sœur avec laquelle elle se sent le plus à l’aise ! Quand elle parle des sœurs de son atelier, c’est pour reconnaître qu’elles sont « gentilles ! ». La plupart ont plus de 65 ans avec un gros noyau entre 78 et 85 ans ! Monique avec ses 45 ans se rend bien compte qu’elle ne partage pas leurs préoccupations : leurs petits-enfants pour la plupart !
Cela fait déjà un à deux ans, que la loge maçonnique lui est apparue comme un univers factice où les frères et les sœurs jouent un rôle ; faire comme ci cela avait de l’importance de bien suivre les obligations du rituel, apporter de temps en temps une contribution et répéter les lieux communs, sans oublier les trois bises, les « Bonjour ma sœur, comment ça va ? » !
Les traits de caractères des un-e-s et des autres la font sourire : une telle, susceptible comme une vieille chatte ! Une autre, tendance prétentieuse, n’hésitant pas à intervenir pour un rien pour au final, ne rien dire d’important ! Il y a aussi la sœur hyperconsciencieuse, plutôt maniaque pour le moindre détail. Les couples « fusionnels » la font sourire : soit la soeur est effacée et c’est son bonhomme de frère qui tient le haut du pavé, soit c’est l’inverse ! Avec Pierre, elle n’a pas ce problème ; lui, à la GL, c’est une mentalité de gentil macho ! Au moins, c’est clair !
Il n’y aurait pas Jacqueline et Pierre, Monique aurait déjà démissionnée. Ce qui l’horripile le plus, c’est le décalage entre des paroles passe-partout telles que l’on peut les entendre dans une église et la banalité de la vie de tous les jours avec les potins des chiens écrasés et les éternelles infos ressassées à la radio ! Et on prétend être meilleur-e-s ? pour faire quoi ? Les mamies et les papies vont-ils-elles changer le monde ?
Pour elle, la loge est devenue le club des ainé-e-s qui aiment bien parader et sont sensibles à un rituel qui a « de la gueule » » !
Rien de pire pour Monique que de subir la présence de frères visiteurs qui se croient obligés d’intervenir longuement aux questions diverses pour dire combien la tenue à laquelle ils ont assisté les aura marqués ou d’autres banalités de ce genre !
Monique lorsqu’elle s’est intéressée à la franc-maçonnerie était professeur agrégée d’anglais, passionnée par la pratique du yoga ! Avec Pierre, c’est leur passion commune, à laquelle ils se consacrent journellement. Avec le Yoga, elle a approché l’ésotérisme mais surtout l’engagement, la discipline de vie et une certaine rigueur !
En Franc-Maçonnerie, dit-elle « C’est un autre monde ! » ! On se demande si on y croit vraiment !
Monique est convaincue que les francs-maçonnes et les francs-maçons sont d’abord des bons vivants ; des femmes et des hommes qui n’ont pas la tournure d’esprit des intellos ; ce qui compte pour elles-eux, c’est ce qui est concret ! La fraternité et le travail sont des valeurs qui ont un sens ! Mais vouloir leur faire jouer un rôle plus ou moins mystique ou vouloir faire émerger du travail des loges je ne sais quelle nouveauté qui va révolutionner l’humanité, tout cela ne lui semble pas raisonnable !
Femmes et hommes de terrain, les membres de la franc-maçonnerie recherchent d’abord l’appartenance à un réseau d’entr’aide ! Lorsqu’il ou elle rentre dans une loge, très vite la ou le nouvel initié s’aperçoit que le réseau d’entr’aide n’est pas réellement formalisé ; pour l’intégrer cela suppose une certaine recherche avec de nombreuses causes d’erreur : des sœurs ou des frères peu fiables voire mythomanes qui font croire n’importe quoi, des petites vieilles et des petits vieux qui n’ont plus que des souvenirs, sans parler du groupe des enseignant-e-s qui ont trouvé en loge la façon de continuer leur activité corporatiste et qui fonctionnent pour eux-mêmes ! Et puis, il y a toutes celles et tous ceux qui s’imaginent qu’un réseau d’influence c’est la possibilité d’avoir des passe-droits ! Tout cela n’est pas très sérieux !
Pour Monique, le principal inconvénient de son travail en loge c’est un énorme investissement en temps pour des bavardages superficiels ! Elle qui a encore l’âge d’une activité débordante, connaît l’ennui des tenues longues où l’on ergote sur des détails pour au final se coucher à point d’heures !
L’autre défaut qui la laisse pantois, c’est de voir avec quelle facilité des querelles interpersonnelles se développent avec des réflexions aigres-douces pour des susceptibilités formelles ! Cela ressemble parfois à du « clochemerle » !
Ce que dit Monique n’est pas entièrement faux mais n’y-a-t-il pas un élément oublié qui mériterait d’être pris en compte ?
Toute démarche maçonnique n’a de sens que dans un engagement personnel d’auto-formation ; se limiter à piocher ce qui est le plus intéressant et à se lamenter des imperfections n’est pas en conformité avec un investissement personnel dans lequel on est amené à devenir un élément actif de la loge maçonnique à laquelle on appartient ; c’est par l’exemple que l’on donne à voir aux autres membres de la loge que l’on peut espérer agréger des individualités !
Ce travail personnel, fait de lectures, d’interrogations et de remises en question doit être continu ; il fait partie de notre mode de vie et ne se limite pas aux rendez-vous maçonniques ! Il concerne tous les instants de la vie, aussi bien dans notre intimité que dans notre milieu professionnel ; Cette recherche d’authenticité est à la base d’une réflexion qui doit être sincère et personnelle quant au réel intérêt d’une démarche symbolique et maçonnique !
Bien sûr nous en viendrons à remettre en question certains lieux communs, ou l’utilisation d’une langue de bois qui n’a plus de crédibilité !
Bien sûr que nous pourrons remarquer, ici ou là, la médiocrité d’un travail ou d’une intervention mais qu’importe, car nous apprenons aussi que seule la bienveillance permet de dépasser les imperfections de la vie communautaire pour se concentrer sur l’essentiel : le partage, l’émulation et l’authenticité !
Faire en sorte qu’en loge, la culture de la proximité, de la bienveillance et de l’engagement soit une priorité m’apparaît comme la condition fondamentale pour fortifier notre ordre et lutter contre le découragement et la démotivation !
Au diable, les donneurs de leçons qui prétendent que telle interprétation du rituel doit être privilégiée, ou qu’en loge il faut porter des mocassins plutôt que des baskets, ou je ne sais quelle autre fadaise !
Mettre en harmonie nos intentions fraternelles et nos pratiques me semblent une priorité qui malheureusement est souvent négligée !
Il y a des sœurs et des frères qui en oublient le minimum du savoir vivre : sous prétexte d’être soi-disant « au-dessus de la mêlée », elles et ils se comportent comme des malotrus, ne se présentant pas, saluant à peine, faisant les important ! Quel exemple donnent-ils ?
Ce cas d’école rejoint les résultats du sondage que le conseil de l’ordre a commandé à l’IFOP pour comprendre les raisons des démissions et dont le résultat a été donné lors du dernier convent du GODF. Les dissensions qui minent le vécu de nombreuses logres (pour ne pas dire toutes à un moment ou à un autre de leurs existences) sont une des causes du « décrochage » ; si la démission peut en être la conséquence, il y a aussi un décrochage intellectuel qui, sans s’accompagner de démission, transforme la pratique maçonnique comme une routine d’un club, sans saveur ni odeur !
Collectif – Conform édition, 2021, N° 98, 96 pages, 15 € port inclus
La Chaîne d’Union est la revue trimestrielle d’études maçonniques, philosophiques et symboliques du Grand Orient de France. Une revue entièrement vouée à la réflexion maçonnique et créée en 1864 à Londres par des francs-maçons français exilés, fuyant le régime autoritaire de Napoléon III.
Au sommaire du dossier de ce numéro d’octobre, nous trouvons le traditionnel « Matières à débat », le « Dossier » intitulé « Des symboles en quête d’universel », « Études et recherches, ainsi que les « Notes de lecture ».
Rappelons que le prix de vente inclut le port de la revue.
Le sommaire :
ÉDITORIAL par Jacques Garat
MATIÈRE À DÉBATS
– Pour devenir homme par J-Jacques Sarfati
– Éloge de la fraternité universelle par Philippe Foussier
– Plaidoyer pour un islam moderne par Philippe Foussier
– Un parcours ésotérique romanesque par Naudot Taskin
– Questions sur l’initiation par Jacques Garat
– Au temps de la République militante par Jacques Garat
ESSENTIELLEMENT PHILOSOPHIQUE
Des mythes à portée philosophique Pierre Rabaté
DOSSIER : DES SYMBOLES EN QUÊTE D’UNIVERSEL
– Signes, symboles et allégories sur scène par Olivier Py
– Regards croisés entre bouddhisme et franc-maçonnerie par Christophe Richard
– Du symbole du silence au silence du symbole par Claude Obadia
– De l’étoile flamboyante à l’étoile jaune par Daniel Beaune
ÉTUDES ET RECHERCHES
– Pour un « Komm Bach » de Johann Christian Naudot Taskin
– Précarité, vulnérabilité et mortalité,
– Pour une approche humaniste de la sollicitude Charles Coutel
NOTES DE LECTURE
Par Philippe Foussier, Yonnel Ghernaouti, Naudot Taskin