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Aux Gorges du Corong, quand le chaos des pierres devient un chemin initiatique…
Il est des paysages que la géologie explique parfaitement et que, pourtant, la science seule ne suffit pas à raconter. Dans les Gorges du Corong, au cœur de l’Argoat costarmoricain, d’énormes blocs de granit semblent avoir été abandonnés par quelque bâtisseur titanesque, tandis qu’une rivière invisible poursuit sa course sous cet amoncellement minéral. La tradition bretonne attribue ce chaos à Boudédé, géant des commencements qui, importuné par quelques cailloux dans ses chaussures, les aurait simplement vidées au-dessus de la vallée. Ce qui n’était pour lui qu’une poignée de graviers devint, à l’échelle humaine, un monde de pierres. Derrière la facétie populaire apparaît alors une admirable méditation sur la mesure, le chaos et l’ordre, la matière et l’esprit, la pierre rejetée et celle que l’on choisit de travailler. Pour le Franc-Maçon, Boudédé pourrait bien être l’un de ces maîtres paradoxaux qui enseignent précisément parce qu’ils font le contraire de ce qu’il conviendrait d’accomplir.

Dans l’Argoat, une rivière sous les pierres
Pour rencontrer Boudédé, il faut s’éloigner de cette Bretagne maritime dont l’imaginaire collectif a fait le pays des phares, des récifs et des tempêtes, et pénétrer dans une autre Bretagne, plus intérieure, plus végétale, presque tellurique : celle de l’Argoat, le « pays des bois », envers secret de l’Armor. Aux environs de Locarn et de Saint-Nicodème, non loin de la forêt de Duault, les Landes de Locarn ouvrent un paysage où l’ajonc, la fougère, le sous-bois et le granit composent une géographie qui paraît avoir conservé quelque chose des âges premiers. Là se trouvent les Gorges du Corong, étrange coulée de blocs arrondis sous laquelle le ruisseau poursuit son chemin au point que, par endroits, on ne voit plus l’eau : on l’entend seulement gronder dans les profondeurs. Les sources touristiques départementales conservent précisément la légende de Boudédé et décrivent cette rivière disparaissant sous l’immense chaos granitique.

Le spectacle possède déjà, avant même que la légende ne vienne s’en emparer, une puissance mythologique. Une rivière visible devient invisible ; la matière solide semble avoir englouti l’élément liquide ; l’immobilité monumentale des blocs dissimule un mouvement incessant. Nous sommes presque devant l’un de ces paysages dont Gaston Bachelard aurait aimé interroger la rêverie matérielle : la pierre et l’eau, le lourd et le fluide, ce qui demeure et ce qui passe, s’y affrontent sans jamais s’anéantir. L’eau ne brise pas spectaculairement le granit ; elle l’enveloppe, l’infiltre, le contourne et poursuit obstinément son œuvre. Sous ce qui paraît immobile travaille ainsi ce qui ne cesse jamais de devenir.
La géologie confirme d’ailleurs, avec son propre langage, cette extraordinaire patience de la nature.
Les chaos granitiques naissent de l’altération progressive d’une roche fissurée : l’eau pénètre dans les fractures, les parties les plus meubles sont entraînées et les volumes plus résistants finissent par se dégager, puis s’accumuler en blocs. Les Gorges du Corong appartiennent à cette grande famille des chaos granitiques bretons que l’on rencontre également au Huelgoat ou à Toul-Goulic. Ce que le regard pressé appelle désordre est donc le résultat d’une œuvre extrêmement lente et rigoureuse. Déjà se profile une première leçon : le chaos apparent peut être l’aboutissement d’un ordre qui nous échappe.
Boudédé, ou la géologie racontée par un géant

Mais les sociétés humaines n’ont jamais attendu la naissance de la géomorphologie pour demander aux pierres d’où elles venaient. Lorsqu’un paysage excède la mesure ordinaire, l’imagination convoque spontanément des êtres eux-mêmes démesurés. Ainsi apparaissent les géants, grands ingénieurs mythiques des reliefs européens : ils creusent des vallées, déplacent les montagnes, lancent des rochers, bâtissent des chaussées, abandonnent derrière eux des mégalithes que plusieurs générations regarderont avec stupeur. La Bretagne, terre particulièrement généreuse en pierres remarquables, korrigans, fées et tombeaux légendaires, ne pouvait manquer à cette géographie enchantée.
Boudédé appartient à cette antique corporation des façonneurs de paysages

La tradition locale raconte qu’en marchant près de la forêt de Duault, le géant fut incommodé par les cailloux qui s’étaient introduits dans ses chaussures ou, selon certaines versions, dans ses sabots. Il s’arrêta donc et les vida. Rien de plus banal en apparence : chacun a connu ce minuscule supplice du gravier qui rend chaque pas désagréable. Seulement Boudédé n’est pas de notre taille. Les pauvres cailloux du géant deviennent, lorsqu’ils touchent terre, ces énormes blocs devant lesquels l’homme paraît soudain minuscule. La Société géologique et minéralogique de Bretagne rapporte elle-même cette tradition et fait de Boudédé un « cousin de Gargantua », rapprochement particulièrement savoureux tant la silhouette du géant rabelaisien plane sur toute une géographie légendaire française.
La légende accomplit ainsi ce que les mythes savent faire mieux que les traités : elle explique l’inexplicable par un déplacement d’échelle.
Là où le géologue convoque l’altération, l’érosion et des durées presque inconcevables à l’esprit humain, le conteur imagine un homme si grand que nos mégalithes ne sont plus que la poussière de ses souliers. Mais cette fantaisie ne contredit pas véritablement la science ; elle répond à une autre question. La science nous apprend comment les pierres sont arrivées là. La légende se demande quel sens l’homme peut donner au spectacle de leur présence.
Et c’est ici que Boudédé commence à intéresser singulièrement le Franc-Maçon.
Du géant breton à Gargantua : mesurer notre démesure

On aurait tort, en effet, de réduire les géants du folklore à de naïves inventions destinées aux enfants. Leur fonction est profondément philosophique. En grandissant l’homme jusqu’aux dimensions du paysage, ils obligent celui qui écoute l’histoire à modifier son échelle de perception. Ce que nous nommons « énorme » cesse soudain de l’être ; ce que nous croyions absolu devient relatif. Boudédé nous enseigne ainsi, sous le masque du merveilleux, que toute grandeur dépend de celui qui mesure.
Rabelais l’avait merveilleusement compris. Gargantua et Pantagruel sont grotesques parce qu’ils sont gigantesques, mais leur gigantisme est aussi une formidable machine intellectuelle. En dilatant les corps, les appétits, les gestes et les distances, Rabelais dilate la pensée. Le rire gargantuesque renverse les hiérarchies, rabaisse ce qui se prétend sublime et agrandit ce qui semblait dérisoire. Boudédé appartient au même vieux fonds culturel : son caillou et notre rocher sont une seule et même chose observée depuis deux mesures différentes.
Or la mesure appartient au cœur même de l’imaginaire maçonnique.
L’équerre, le compas, la règle, le niveau, la perpendiculaire rappellent sans cesse que construire suppose de sortir de l’arbitraire. Il ne s’agit pourtant pas de soumettre toute existence à une froide géométrie, mais de chercher la proportion juste, celle qui permet à chaque élément de trouver sa place dans un ensemble. Le géant incarne à cet égard une fascinante contre-image de l’initié : Boudédé est celui pour qui tout est petit parce qu’il est trop grand, tandis que le Franc-Maçon cherche moins à grandir démesurément qu’à devenir justement proportionné.
Cette idée rejoint l’antique correspondance hermétique entre microcosme et macrocosme.
L’homme est un petit monde qui reflète le grand ; ce qui est en haut répond symboliquement à ce qui est en bas, non comme une formule magique simpliste, mais comme une invitation à chercher des analogies entre les différents degrés du réel. Boudédé renverse plaisamment cette relation : il nous transforme, nous autres hommes, en créatures minuscules parcourant les graviers d’un être plus vaste. La montagne d’un homme pourrait n’être que le caillou d’un autre. Et cette relativité devrait suffire à ébranler quelques orgueils.

Le chaos, cette matière qui attend encore son architecte
Le mot employé par les géologues eux-mêmes est admirable : le Corong est un chaos granitique. Mais comment un lecteur d’Hésiode pourrait-il entendre le mot « chaos » sans percevoir derrière sa signification moderne tout l’écho de la Théogonie ? Chez le poète grec, Chaos n’est pas simplement la pagaille ou la confusion ; il appartient à l’état primordial du monde, avant que les puissances ne trouvent leur place et que l’univers ne devienne kosmos, c’est-à-dire précisément ordre, arrangement, harmonie.
Face au Corong, cette vieille opposition entre chaos et cosmos reprend une étonnante vigueur. Les pierres sont présentes, massives, puissantes, mais elles ne constituent aucun édifice. Elles ne sont ni mur, ni voûte, ni colonne. Personne ne les a encore inscrites dans une architecture. Pourtant, chacune contient la possibilité d’un ouvrage. À considérer le paysage de cette manière, le chaos n’est plus ce qui s’oppose absolument au Temple : il est ce qui précède le Temple.
Le symbolisme de la pierre brute trouve ici un territoire d’une exceptionnelle fécondité.
Le Franc-Maçon ne reçoit pas une pierre parfaite qu’il aurait simplement à contempler ; il rencontre une matière avec ses bosses, ses angles, ses résistances et ses fractures. Il ne lui est pas demandé de la mépriser parce qu’elle est informe, mais de reconnaître en elle une possibilité d’accomplissement. Toute la dignité du travail initiatique tient peut-être dans cette nuance : l’imperfection n’est pas condamnation, elle est matière de l’Œuvre.

C’est pourquoi le Corong peut être contemplé comme un gigantesque chantier avant le chantier. Tout est disponible, rien n’est encore assemblé. La nature a fourni la matière ; reste à savoir ce que la conscience en fera. Entre le chaos de pierres et la cathédrale, entre la carrière et le Temple, il existe cet intermédiaire décisif que toutes les traditions initiatiques placent au cœur de leur enseignement : le travail.
La pierre jetée et la pierre taillée
C’est peut-être ici que la vieille histoire bretonne devient le plus subtilement maçonnique, à condition naturellement de ne pas prétendre qu’elle le serait historiquement. Boudédé éprouve une gêne : un caillou le blesse pendant sa marche. Son geste consiste immédiatement à s’en débarrasser. Il retire la pierre et la jette. Ce faisant, il se libère momentanément de ce qui l’importunait, mais il ne transforme rien ; il ne fait que déplacer le problème. Les pierres dont il ne voulait plus s’accumulent et deviennent un chaos.

Quel beau miroir de certaines de nos conduites ! Nous aussi savons admirablement vider nos chaussures. Ce qui nous gêne en nous-mêmes devient facilement la faute du voisin, de la société, du hasard ou de quelque adversaire commode. Nous projetons hors de nous ce que nous ne voulons pas examiner. Nous rejetons la pierre plutôt que d’interroger l’endroit où elle blesse, puis nous nous étonnons de découvrir autour de nous des amoncellements de conflits, de rancœurs et d’incompréhensions.
Le geste symbolique du Franc-Maçon devrait précisément être inverse.
La pierre qui présente une aspérité n’est pas rejetée pour cette raison ; elle est travaillée à cause d’elle. La pierre brute possède une valeur non malgré son imperfection, mais parce que cette imperfection ouvre un espace au travail. Maillet et ciseau deviennent alors les instruments d’une ascèse qui ne consiste pas à mutiler l’individu pour le conformer à un modèle uniforme, mais à dégager de lui ce qui peut entrer harmonieusement dans la construction commune.

La distinction entre pierre jetée et pierre taillée pourrait ainsi fournir la clef la plus profonde du mythe de Boudédé. Jeter relève de l’instant ; tailler demande du temps. Jeter expulse ; tailler transforme. Jeter abandonne la matière à elle-même ; tailler établit avec elle une relation faite de connaissance, d’effort et de patience. Et surtout, la pierre travaillée n’est jamais destinée à elle seule : sa véritable perfection ne se mesure pas à sa beauté isolée, mais à sa capacité d’entrer justement dans l’édifice avec les autres pierres.
Ainsi apparaît une conception profondément fraternelle du perfectionnement. Le travail sur soi ne vaut pas seulement parce qu’il rendrait chacun meilleur dans la solitude de sa propre vertu ; il prend son sens lorsqu’il permet à des êtres différents de construire ensemble sans s’écraser les uns les autres.
Sous la pierre, l’eau : solve et coagula
Mais le Corong possède un second enseignement, plus secret peut-être que celui des blocs eux-mêmes. Car sous cette masse minérale circule une eau que l’œil cesse parfois de percevoir. Elle disparaît sans disparaître, occultée mais active, invisible mais audible. Toute la poésie du lieu naît de cette contradiction : le visiteur marche sur un fleuve de pierres tandis qu’un véritable cours d’eau poursuit sa route en dessous.

Une sensibilité alchimique ne peut demeurer indifférente devant cette rencontre du fixe et du volatil, du solide et du liquide. Le vieux précepte solve et coagula, si souvent résumé par « dissous et coagule », désigne moins une recette unique qu’une logique générale de l’Œuvre : défaire certaines formes pour permettre à d’autres d’apparaître, séparer pour réunir autrement, descendre dans l’indifférencié afin qu’une nouvelle composition devienne possible. Or que fait l’eau au Corong, sinon pénétrer les failles du granit, participer à son altération, entraîner les matières plus meubles et révéler progressivement les blocs ?
La nature devient alors, sans que nous ayons besoin de lui prêter quelque intention occulte, une prodigieuse image de l’athanor. Elle enseigne que la transformation profonde n’emprunte pas toujours la voie de la force. L’eau ne possède apparemment rien de la puissance du rocher ; pourtant, accordez-lui assez de temps et elle révélera ses fractures. Voilà une leçon qu’un alchimiste comme un Franc-Maçon peut méditer : le véritable travail n’est pas nécessairement violent ; il peut être lent, intérieur, presque invisible.

On songe alors à la prima materia des anciens philosophes hermétiques, cette matière première dont les textes se plaisent à multiplier les descriptions contradictoires afin d’empêcher qu’elle ne soit réduite à un objet grossièrement identifiable. Le chaos du Corong en devient une admirable métaphore : matière confuse, pierres mêlées, eau souterraine, ombre végétale, décomposition et recomposition. Rien n’est encore l’or philosophique ; tout peut cependant entrer dans l’Œuvre. Comme la pierre brute du Maçon, la prima materia n’est pas une matière méprisable : elle est précisément celle sans laquelle aucune transmutation ne saurait commencer.
Marcher dans les pas du géant pour apprendre à devenir homme
Reste le plus beau paradoxe : cette légende du géant est finalement une histoire de marche. Boudédé ne bâtit rien ; il voyage. Et c’est parce qu’il marche qu’une pierre pénètre dans sa chaussure. La gêne, l’arrêt, le déchaussement et le chaos qui en résulte ne sont que les épisodes d’un déplacement. Voilà qui rapproche soudain le conte breton de toutes ces traditions pour lesquelles progresser spirituellement signifie se mettre en chemin, depuis les pèlerinages jusqu’aux voyages initiatiques, de l’errance d’Ulysse à la Divine Comédie, des chemins de Compostelle aux pérégrinations chevaleresques du Graal.

L’initiation elle-même est impossible dans l’immobilité. Celui qui ne marche jamais ignore quelles pierres le blessent. Le déplacement révèle l’inconfort, l’obstacle et parfois la faiblesse que le repos dissimulait. Le chemin n’est donc pas seulement la distance que l’on parcourt : il devient le révélateur de celui qui marche. C’est peut-être pourquoi tant de récits spirituels ont fait du voyage l’image privilégiée de la transformation intérieure.
Seulement Boudédé nous montre ce qu’il ne faut pas nécessairement faire lorsqu’une pierre se révèle. Au lieu de l’interroger, il la jette ; au lieu de transformer l’obstacle, il l’abandonne derrière lui. L’initié pourrait choisir l’autre voie : reconnaître que ce qui ralentit sa marche contient parfois l’indication même de son travail. La pierre dans la chaussure n’est plus seulement un ennemi ; elle devient une question.

Il faudrait alors parcourir autrement les Gorges du Corong, non comme un musée de curiosités naturelles, mais comme un immense livre de pierre, selon cette vieille métaphore médiévale qui voyait dans la création un liber mundi, un livre du monde offert au déchiffrement. Les blocs y formeraient les caractères d’une écriture antérieure à l’alphabet ; la rivière invisible en serait le souffle ; la forêt, la marge obscure ; Boudédé, enfin, le personnage extravagant placé par la tradition au seuil du récit pour nous apprendre à changer d’échelle.
Le Temple que Boudédé n’a pas construit
Le visiteur qui quitte le Corong emporte avec lui une étrange vision. Derrière lui demeurent les blocs gigantesques, splendides précisément parce qu’aucune main humaine ne les a soumis à l’alignement d’un mur. Il serait absurde de souhaiter réellement transformer cette merveille naturelle en carrière ou en édifice : le symbolisme commence justement lorsque cesse la confusion entre l’image et la chose. Mais intérieurement, le paysage continue son œuvre.

Car Boudédé laisse derrière lui un Temple qui n’a jamais été construit. Il en possède la matière, non l’architecture ; les pierres, non le plan ; la puissance, non la mesure. Et c’est peut-être ce qui rend son mythe si précieux pour le Franc-Maçon. Le géant possède une force que l’homme n’aura jamais, mais il ignore l’art de bâtir. Le Maçon, beaucoup plus petit, peut pourtant accomplir ce que le colosse n’accomplit pas : prendre la pierre dans ses mains, en reconnaître les aspérités, la travailler, mesurer sa place et l’accorder aux autres.
C’est finalement toute la différence entre la démesure et la maîtrise. Le géant peut déplacer des montagnes sans savoir pourquoi ; l’initié tente humblement de déplacer quelque chose en lui-même en sachant que chaque coup porté sur la pierre engage l’ensemble de l’édifice. L’un nous impressionne par sa taille, l’autre nous intéresse par sa conscience.

Et lorsque, sous les blocs du Corong, l’eau continue de couler sans que nous puissions toujours la voir, une dernière image s’impose. Peut-être en va-t-il ainsi du travail initiatique lui-même. Certaines transformations ne produisent ni bruit ni spectacle ; elles passent sous les pierres, cherchent leurs voies dans l’obscurité, élargissent imperceptiblement les fissures et poursuivent leur chemin pendant que nous croyons que rien ne se passe.
La vieille légende bretonne cesse alors d’être seulement l’histoire amusante d’un géant vidant ses chaussures. Elle devient une parabole de notre condition : nous portons tous quelques pierres qui blessent notre marche, et nous disposons tous du choix que Boudédé n’a pas fait. Les jeter derrière nous et augmenter le chaos, ou les prendre en main afin qu’un jour, de la pierre rencontrée sur le chemin, puisse naître une part du Temple.

