Du 29 au 31 mai 2026, le Temple maçonnique d’Épinal accueillera la XIIIe édition des Imaginales Maçonniques & Ésotériques. Autour du thème [De]Main en Mains, douze conférences exploreront la main comme outil, symbole, passage, transmission et promesse d’avenir.

Il est des thèmes qui paraissent simples parce qu’ils nous accompagnent depuis toujours
La main en fait partie. Elle touche, elle façonne, elle écrit, elle transmet, elle console, elle élève. Elle est l’outil premier de l’être humain, mais aussi l’un des plus anciens langages de l’âme. En choisissant pour thème « [De]Main en Mains », les Imaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal placent leur XIIIe édition sous le signe du geste, de la transmission et de l’avenir à construire.

Nées en 2013 dans le prolongement du 150e anniversaire de la Loge La Fraternité Vosgienne du Grand Orient de France, installée à Épinal en 1862, les Imaginales Maçonniques & Ésotériques se sont peu à peu imposées comme un rendez-vous original dans le paysage maçonnique, culturel et symbolique français. Elles s’articulent au grand festival des Imaginales d’Épinal, présenté par les organisateurs comme le premier festival des littératures de l’imaginaire en France, attirant 40 000 visiteurs par an.
Ce lien entre imaginaire, construction et ésotérisme porte en lui une véritable charge symbolique
Il rappelle que l’initiation n’est jamais étrangère à la puissance des images, des récits et des symboles. Construire, ce n’est pas seulement assembler des pierres. C’est ordonner le chaos, donner forme à l’invisible, faire passer une intuition dans la matière. L’ésotérisme, au sens noble, n’est pas fuite hors du monde, mais recherche de ce qui ne se donne pas immédiatement au regard.

Cette treizième édition aura lieu les 29, 30 et 31 mai 2026 au Temple maçonnique d’Épinal, 7 avenue de Provence

Comme les années précédentes, elle proposera au public un cycle de conférences ouvertes, portées par des intervenants maçons ou non maçons, dans un esprit de dialogue, d’écoute et de libre recherche. Les organisateurs rappellent que plus d’une centaine d’intervenants ont déjà pris part aux éditions précédentes et que plus de 10 000 auditeurs se sont rendus au Temple au fil de ces douze années.
Le thème 2026 ouvre un champ symbolique particulièrement fécond

La main est d’abord celle des origines, posée sur la paroi de la grotte comme une première signature humaine. Elle est ensuite celle de l’artisan, du bâtisseur, du chirurgien, du musicien, du compagnon, du frère, de l’accoucheur, de l’écrivain, de celui qui donne et de celui qui reçoit. Entre la main et demain, il n’y a qu’un déplacement de lettres, mais il y a surtout une leçon initiatique. L’avenir n’est pas une abstraction. Il se prépare dans les gestes d’aujourd’hui.
Le programme 2026 en témoigne avec une belle diversité d’approches

Claude Vautrin ouvrira les travaux le vendredi 29 mai avec « Les Mains qui parlent ». Le samedi 30 mai, Francis Janot évoquera « Le tour de main d’un faïencier d’Amon… », Pierre-Yves Bocquet interrogera les libertés à travers « Main-basse sur la Constitution… », Éric Badonnel questionnera les solidarités de demain, Joëlle Marchal parlera d’adelphité, Pierre Douglas abordera la justice avec les mots d’aujourd’hui, tandis que le docteur Yves Jacob traitera de la chirurgie de la main.

Le dimanche 31 mai prolongera cette traversée symbolique avec Jacques Oréfice et « La Main de l’accoucheur », Jean-Jacques Zambrowski et « La poignée de mains en Franc-Maçonnerie », Olivier Dartevelle et « La Main du musicien », Yonnel Ghernaouti avec « La Main ouvrière, compagnonnique et bâtisseuse de l’Antiquité à nos jours », puis Solange Sudarskis avec « La Main fraternelle en Franc-maçonnerie, pour un toucher de l’Œuvre initiatique ». La journée se conclura à 18 heures par la remise du Prix Cadet Roussel.
La présence de Solange Sudarskis donnera à cette édition une résonance particulière
Lauréate du Prix Cadet Roussel 2026 pour l’ensemble de son œuvre et pour son ouvrage

L’énigme des Maîtres – les mains de l’éternité (L.O.L., 2025), elle incarne précisément cette voie où l’écriture, le symbole et la transmission se rejoignent. Il faut aussi entendre, derrière ce thème, une méditation sur la continuité. Jacques Oréfice, président fondateur des Imaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal, évoque cette année le geste de « passer la main ». L’expression est belle, parce qu’elle dit à la fois le retrait, la confiance et la fidélité à l’œuvre entreprise. Passer la main, ce n’est pas abandonner le chantier. C’est accepter que l’ouvrage continue par d’autres mains, avec d’autres forces, d’autres voix, d’autres élans.

Dans un temps où les discours se durcissent, où la parole publique se fragmente, où les réseaux sociaux opposent plus souvent qu’ils ne relient, cette édition rappelle que la main demeure un symbole de présence concrète. Elle ne se contente pas de commenter le monde. Elle agit. Elle répare. Elle transmet. Elle relie. Elle donne corps à la fraternité.

Aux Imaginales Maçonniques & Ésotériques d’Épinal, le Temple devient ainsi un lieu de passage entre le visible et l’invisible, entre l’imaginaire et la pensée, entre l’héritage et la promesse.
De main en mains, quelque chose se transmet qui dépasse chacun de nous. Une méthode, une exigence, une confiance, peut-être même une espérance.

Car demain ne naît jamais d’une idée seule. Il naît d’une main tendue, d’un geste transmis, d’une œuvre reprise.
À Épinal, du 29 au 31 mai 2026, les Imaginales Maçonniques & Ésotériques nous rappelleront que la fraternité n’est pas seulement une parole. Elle est une main qui bâtit.
IM&E, le SITE / Photo bandeau © Yonnel Ghernaouti, YG

