05-07/06/26 : Fontainebleau, « Le Maroc et la mode », l’affiche du Festival de l’histoire de l’art se dévoile

Une jeune élégante au visage diaphane, un chapeau rose comme un manifeste, et, derrière elle, des arches bleues qui disent l’ornement comme langage. En révélant l’affiche de sa 15e édition, le Festival de l’histoire de l’art annonce déjà sa promesse, faire dialoguer les formes et les mondes, du Maroc à Fontainebleau, du vêtement à l’histoire longue des images.

Du 5 au 7 juin 2026, le château de Fontainebleau et ses alentours redeviendront ce qu’ils savent être depuis quinze ans, un grand atelier du regard, gratuit, ouvert à toutes et tous, où se croisent débats, tables rondes, projections, visites, salon du livre et de la revue d’art, concerts, rencontres étudiantes, et une programmation à la fois exigeante et accessible.

L’affiche, elle, joue le rôle d’un seuil

Inspirée d’une figure féminine à la manière de James Tissot, pseudonyme de Jacques Joseph Tissot, peintre et graveur français né à Nantes le 15 octobre 1836 et mort le 8 août 1902 à Chenecey Buillon, elle s’adosse à l’éclat des arts décoratifs marocains comme à une mémoire vive. James Tissot, qui vécut longuement en Angleterre et y fut célébré comme peintre de la haute société de l’époque victorienne, a su saisir ce point fragile où l’élégance devient récit, où la silhouette dit plus qu’un goût, elle dit une place, un rang, un monde.

Ici, la « Jeune femme sur un bateau », vêtue à la manière des élégantes du dernier tiers du XIXe siècle, se détache sur une porte qui ouvre vers Rabat et la tour Hassan. Tout est là. La mode comme surface, et la mode comme passage. Non pas un simple cycle de tendances, mais une manière d’habiter le temps, de négocier l’identité, de transformer la parure en écriture.

Et si nous nous arrêtons à cette image en ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, c’est pour marquer un hommage

Nous ne choisissons pas, comme nous le faisions jusqu’à présent, le registre du compte rendu de lecture. Nous choisissons la mise en avant d’un grand art qu’est la mode, parce qu’elle est aussi une histoire du regard porté sur les femmes, une histoire des contraintes et des libertés, une manière de dire le monde quand la parole est entravée. Dans ce festival, la mode devient une clef. Elle ouvre des portes, elle interroge nos représentations, elle oblige au discernement, et elle rappelle que le vêtement, parfois, est un langage de résistance autant qu’un chant de beauté.

Le choix du Maroc comme pays invité marque un geste fort

Pour la première fois depuis la création du festival en 2011, un pays du continent africain est mis à l’honneur, avec l’ambition d’explorer une histoire artistique plurimillénaire, de l’Antiquité à la création contemporaine, du patrimoine archéologique aux vitalités d’aujourd’hui, de l’architecture à l’artisanat. Des voix marocaines et des figures internationales sont annoncées, parmi lesquelles Salima Naji ou Amina Agueznay, autant de manières de dire que la transmission n’est pas un musée immobile, mais une énergie en mouvement.

Quant au thème, la mode, le festival la prend au sérieux, au sens plein

Objet artistique, social, politique, elle sera interrogée dans ses formes, ses usages, ses images, ses discours, avec une approche résolument interdisciplinaire. Il y a là un enjeu qui parle aussi au regard initiatique, le vêtement n’est jamais seulement un tissu, il est un signe, un code, une frontière, parfois un masque, parfois une révélation. Dans nos traditions symboliques, nous savons que l’apparence peut tromper, mais nous savons aussi qu’elle enseigne, car elle oblige à discerner ce qui, dans l’ornement, relève du prestige, et ce qui relève du sens.

Plafond chapelle

Rendez-vous est donc pris, les 5, 6 et 7 juin 2026, à Fontainebleau

L’affiche annonce déjà une édition placée sous le signe des échanges, des passages, et de cette question simple en apparence, vertigineuse en profondeur, que dit un corps quand il se vêt, et que dit une civilisation quand elle se raconte en images.

Ce week-end du 5 au 7 juin 2026, quelles que soient les autres manifestations en France entière, nous choisissons de privilégier Fontainebleau, parce que c’est là, au Festival de l’histoire de l’art, que battra le cœur du regard, de la culture et du discernement, et que nos lecteurs tiendront le rendez-vous qu’il ne faut pas manquer.

Source : Festival de l’Histoire de l’Art

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Alice Dubois
Alice Dubois
Alice Dubois pratique depuis plus de 20 ans l’art royal en mixité. Elle est très engagée dans des œuvres philanthropiques et éducatives, promouvant les valeurs de fraternité, de charité et de recherche de la vérité. Elle participe activement aux activités de sa loge et contribue au dialogue et à l’échange d’idées sur des sujets philosophiques, éthiques et spirituels. En tant que membre d’une fraternité qui transcende les frontières culturelles et nationales, elle œuvre pour le progrès de l’humanité tout en poursuivant son propre développement personnel et spirituel.

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