Depuis quelques jours, et jusqu’au 7 juin, impossible de réunir mes Frères de Loge. L’un est en déplacement professionnel, l’autre garde son petit-fils, le troisième accompagne le chien chez le vétérinaire… bref, tout cela sentait fort la mauvaise foi maçonnique de bon aloi. J’ai donc mené l’enquête, avec la rigueur d’un inspecteur de salle d’archives et l’inspiration d’un Frère contrarié : ils n’étaient pas absents, ils regardaient Roland-Garros.
Comme je ne suis pas spécialement un homme de sport — disons que mon rapport au tennis est aussi développé que ma compréhension d’une clé de bras en lutte gréco-romaine — j’ai d’abord regardé sur mon Iphone qui était ce monsieur Roland Garros. Et là, surprise : rien à voir avec une raquette, des balles jaunes ou un revers lifté. C’était un aviateur. J’ai cru à une erreur de casting historique. Puis on m’a expliqué qu’il s’agissait d’un tournoi sportif. Ah. Très bien. Un tournoi de tennis qui porte le nom d’un homme qui ne jouait pas spécialement au tennis, mais volait très haut. Logique. À ce niveau-là, autant baptiser un concours de cuisine « Cousteau » parce qu’on y sert du poisson.

Mais le meilleur reste à venir. Parlons du prix Nobel, ce grand moment où l’humanité récompense ses génies… ou du moins ses hommes les plus brillants. Quand j’ai appris que le monsieur Nobel n’était pas un génie désintéressé mais un fabricant d’explosifs, j’ai compris que l’histoire adore les paradoxes.
Voilà donc un prix célébrant la paix au nom d’un marchand de poudre. On appelle ça le sens de l’humour de la postérité, ou le marketing moral avant l’heure.
Alors je me suis dit qu’au fond, rien n’était perdu. Un jour, peut-être, j’aurai moi aussi un Temple à mon nom dans une grande Obédience, et tout le monde citera mon nom avec gravité. Sauf qu’il y a une différence de taille : moi, au moins, j’étais vraiment maçon. Et les tenues, je n’y assistais pas en streaming, ni en cachette derrière un prétexte de vétérinaire ou de petit-fils. J’y étais pour de vrai, en chair, en os, et en tablier. Et toc.
Votre Vénérable Maître

C’est exact que ces temps ci, il est curieux de constater que nombre de F:. « ont piscine » quand nous avons une assemblée, ou « grand frais » quand il est question de travailler sur une question.. .
pourriez-vious changer de dessin ? merci
Pourquoi ? Et pourquoi Claude tu ne fais pas des propositions de dessins ?
Cher Véné, la logique voudrait que l’on donne votre nom…à un gymnase par exemple 😉
Petite proposition: mettre à l’ordre du jour une réflexion très polémique, du style « ouvrir la loge aux sœurs » ou « débattre de politique » pourrait peut-être décoller les membres de la loge de leur canapé !
Courage, c’est bientôt les vacances!
j’adore les « présences » symboliques en loge aux mois de mai et juin. Entre les 35 heures, le télétravail , les « ponts de mai » et la chaleur ambiante je me demande encore s’il faut pétrifier le mandala = GLOIRE AU TRAVAIL !qui devrait concerner tous les frères et soeurs sauf, bien sûr les Compagnons qui, eux ont une véritable excuse d’absence …. ils voyagent !
Trop sympa cet histoire !cela vol bas!hihi!