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Topito dévoile les gestes qui ont un sens caché, prenez des notes

De notre confrère topito.com – Par MarieH

Il y a des gestes, comme le poing brandi vers le ciel, symbole de la lutte, dont on connaît tous la signification. En revanche, il y en a d’autres, que l’on fait ou que l’on voit sans en connaître vraiment le sens. Parfois, c’est grave. Parfois, c’est important. Il arrive que ce soit beau. Mais dans tous les cas… Il faut le savoir. Pour aider, ou juste en connaître les conséquences en public ! Ça peut sauver une vie ou ruiner la vôtre… Non, la quenelle, c’est pas marrant.

1. Lever les quatre doigts de la main, et les refermer : signe que l’on subit des violences conjugales

Un geste anodin, qui a sauvé la vie d’une jeune Américaine en novembre dernier. Mis en place pendant la pandémie de Covid-19 par la Canadian’s Women Foundation et largement diffusé sur Tiktok, ce signe permet aux victimes de violences conjugales de le signaler discrètement à leurs proches. Depuis, d’autres signes et langages codés ont été mis en place : dessiner un point noir dans sa main (un point rouge en Inde), réclamer un « masque 19 » en pharmacie, demander « est-ce qu’Angela est là? » dans un bar en cas de harcèlement ou utiliser l’application App-elles. Cette dernière permet d’appeler secrètement la police et les proches, tout en envoyant sa localisation, juste en cliquant sur un bouton d’alerte. Ouvrons les yeux, soyons attentifs à ces petits gestes. C’est important. Vraiment.

2. Le symbole « OK », aussi signe de ralliement à l’extrême droite

On l’a tous déjà fait avec nos doigts ou envoyé en émoji sur une conversation, Pourtant… Le OK n’est plus du tout OK ! Il est devenu le symbole des extrémistes et suprémacistes blancs aux US. Tout commence en 2015, quand plusieurs soutiens de Trump arborent le signe en public, et que le geste se diffuse sur les réseaux sociaux sous forme de mème. D’après les explications, là où nous voyons un simple « OK », les extrémistes voient, eux, les initiales de « White Power ». Les trois doigts en l’air représentant un W, et le cercle formé par le pouce et l’index, associé au prolongement du poignet, formant un « P ». Dans tous les cas, le signe est sujet à divers fantasmes depuis des années (jamais très positif, by the way), puisque d’autre y voient un « O-KKK », les trois « K » faisant référence au Ku Klux Klan. Bref, si vous êtes OK, levez le pouce. C’est plus safe.

3. … et pouce baissé, quatre doigts en l’air : le signe pro-Erdogan

La « R4bia », symbole international de soutien aux Frères musulmans depuis le « massacre de Rabia » en Egypte, en août 2013. Ce jour-là, la dispersion des partisans du président égyptien déchu, Mohamed Morsi, avait tourné au drame : 638 personnes tuées, 4000 autres blessées. Dis comme ça, on se dit qu’un signe de soutien après un massacre tel, c’est beau, MAIS… La Société des Frères musulmans, organisation transnationale islamique sunnite fondée en 1928, est en fait reconnue comme un groupe terroriste par plusieurs pays (Egypte, Russie, Émirats arabes unis, Autriche,…). Ce signe peut alors être considéré comme un symbole de soutien à une action terroriste. Tout de suite, c’est plus glaçant. Donc quand Erdogan, président turc et ses militants, lèvent quatre doigts en l’air, forcément… Ça fait un « drôle » d’effet.

4. Trois doigts en l’air : le symbole de Svoboda, parti Ukrainien

En ukrainien comme en russe, « Svoboda » veut dire « Liberté », et pourtant… Ce parti est en réalité le parti ultra-nationaliste ukrainien, à la droite de la droite, pour ne pas dire… À l’extrême droite de l’extrême droite. Il est notamment connu pour ses nombreux dérapages antisémites. D’après le politologue Ivan Katchanovski, à ses origines (1991), le parti à des caractéristiques néonazies.

À l’époque, il se veut construit autour de la « terre » et du « sang », arc-bouté autour de « l’ethnos ukrainien », compris comme « fondamentalisme blanc, supériorité raciale sur les ennemies (à savoir : la Russie, la Pologne, et… le peuple juif) ». AMBIANCE. Une analyse partagée par nombre de journalistes et organisations, qui considèrent ce parti comme néofasciste, néonazi et antisémite (bien que ces étiquettes soient contestées).

Aujourd’hui, le parti revendique quelque 20 000 membres, mais n’est que très peu représenté au Parlement. En revanche, sur le terrain, ses militants se sont souvent illustrés en première ligne de combat face aux séparatistes pro-russes. En 2014, le parti proposait de réduire la citoyenneté ukrainienne aux « hommes de souche et de sang », et, en 2012, le député Igor Miroshnichenko rejetait les origines ukrainiennes de Mila Kunis, la définissant comme « Jidovka ». Traduisez : personne de confession juive ou ayant des ancêtres juifs. A part ça, ils ne sont pas antisémites, TMTC.

Dans la guerre qui secoue actuellement le pays, ils sont opposés à la Russie… Au nom, bien évidemment, du nationalisme. Poutine s’est d’ailleurs servi de ce type de partis pour « légitimer » ses attaques, déclarant vouloir « dénazifier » le pays… MAIS. BIEN. SÛR. (Pour en savoir plus.)

Crédits photo (Domaine Public) : ?? «???????»

5. Trois doigts en l’air, c’est aussi : le salut d’Hunger Games, symbole de la lutte pour la démocratie

Qu’on aime ou qu’on déteste Hunger Games, on se souvient tous de ce salut, 3 doigts en l’air, symbole de la résistance du peuple face aux organisateurs des jeux. Eh bien, dans la vraie vie aussi, ce geste est devenu un vrai emblème de lutte.

Nous sommes en Thaïlande, en 2014. De gros mouvements de contestations agitent le pays, après un coup d’État militaire. Alors que le second volet de la saga vient de sortir dans le pays, un jeune opposant reproduit le geste à l’occasion d’un rassemblement devant un centre commercial. La foule l’imite. Les images font le tour des journaux, et tous les manifestants l’adoptent comme symbole de l’aspiration à plus de démocratie.

Plus récemment, en 2021, ce sont les Birmans qui ont défilé dans les rues, trois doigts brandis vers le ciel, pour dénoncer le coup d’État militaire et le renversement de la dirigeante Aung San Suu Kyi.

Même s’ils sont quasi identiques : rien à voir avec le signe de « la promesse scout », qui signifie être loyal, servir son prochain et observer la loi scoute.

6. Le triangle avec les mains : symbole du féminisme

La forme géométrique d’un triangle pointé vers le bas évoque la forme du vagin. Les féministes l’ont donc repris, en mettant la pointe vers le haut. C’est l’Italienne Giovanna Pala qui l’a instauré en 1972 : lors d’une convention sur les crimes contre les femmes à la Mutualité, elle a brandi des mains au-dessus de sa tête et a formé un triangle. (Source.)

7. Le triangle avec les doigts : le soutien à la candiature de Paris Olympique (quand ce n’était pas encore acté)

Alors oui, l’info remonte à 2016-2017, avant que Paris ne soit officiellement choisie pour les JO 2024, MAIS… Il reste important d’en parler pour une bonne raison : les images de politiques et de sportifs faisant ce signe sont encore régulièrement relayées sur les réseaux sociaux par des complotistes, titrant « LA PREUVE QUE C’EST DES ILLUMINATIS WESH, ILS FONT LE TRIANGLE AVEC LEUR DOIGT. TRUC DE FOU MALADE. ». NON. Ça ne veut pas dire ça. Ce signe, qui ressemble fortement à la Tour Eiffel, signifie simplement « Paris » en langage des signes. C’est tout !

8. Deux doigts tendus, à l’horizontal : utilisé pendant la guerre de Cent Ans pour narguer l’adversaire

Remontez dans le temps, cap sur les XIV et XVe siècle, et traduisez ce geste par un « on vous fait la nique mÔssieur ! ». D’après la légende, pendant la guerre de Cent Ans, ce signe était une sorte de « fuck » pour narguer l’adversaire. Montrer deux doigts, bras perpendiculaire au corps permettait de dire à l’adversaire « tralalèèèère j’ai toujours deux doigts, ils n’ont pas été coupéééés, j’peux tirer à l’arc et te défonceeeeeer ! ». (L’une des tortures numéro uno des Français à cette époque était, en effet, de priver les archers anglais de leurs deux doigts, pour les empêcher de tirer à nouveau). (Source.)

Aujourd’hui, en Angleterre, le doigt d’honneur se fait toujours avec les deux mêmes doigts… Mais à la verticale, cette fois !

9. La bise en trois temps (droite/gauche/droite) avec main sur l’épaule : signe de ralliement des franc-maçons

C’est le tout premier signe enseigné au franc-maçon, alors qu’ils sont encore apprentis. Parmi les autres signes : la poignée de main qui se fait avec une pression du majeur, de l’index et du pouce (selon le grade, ils sont actionnés différemment) et le mot semestre. Renouvelé tous les 6 mois, il associe le nom d’un franc-maçon à une valeur de la maçonnerie et permet d’accéder aux loges. (Source.)

10. La quenelle (on le savait, mais c’est toujours bien de le rappeler)

La quenelle est un geste ultra controversé (tu m’étonnes), créée par Dieudonné, dans les années 2000. À l’époque, pour Roger Cukierman, ancien président du Conseil Représentatif des Institutions Juives en France (CRIF), ce geste est un « salut nazi inversé ». Pour d’autres, il s’agit d’un « bras d’honneur, visant particulièrement les puissants, les riches et… Les juifs. » (Dieudonné estimant qu’un lobby juif a la main sur le pouvoir et qu’il se décline dans toutes les sphères). Voilà. Quoi qu’il en soit, c’est un geste antisémite.

11. Les bras croisés sur le torse : WAKANDA

Rendu plus que célèbre par le Marvel « Black Panthers », le signe « Wakanda » est connu de tous. Selon le réalisateur Ryan Coogler, ce salut est inspiré des sculptures de l’Ouest Africain, de la position des pharaons défunts (symbole d’éternité) et du mot « câlin » en langue des signes américaines. La combinaison des trois donnant le mythique « Wakanda Forever Salute ». Ce film marque le premier super-héros et personnage principal noir chez Marvel. Au delà du cinéma, ce signe a donc pris une importante signification culturelle, notamment auprès de la communauté noire, T’Challa représentant un puissant symbole d’affirmation et de rassemblement. Le salut a alors été repris partout dans le monde, et notamment dans le milieu sportif, pour transmettre un message de réunification des sociétés, notamment à l’heure du mouvement Black Lifes Matter. (Source.)

Et sinon, vous saviez que certains gestes n’ont vraiment pas la même signification d’un pays à l’autre ? Ne faites pas du STOP le pouce en l’air en Iran !!

Panorama des anecdotes maçonniques très peu connues

De notre confrère freemasoninformation.com – Par Fred Milliken

  • À une certaine époque, le Golden Lodge #5, à Stanstead, au Canada, occupait une Loge, qui chevauchait la frontière entre le Canada et les États-Unis. Il y avait des entrées des deux côtés de la frontière.
  • Washington Chapter #3 de Portsmouth, NH a annoncé ses Tenues via le crieur de la ville, qui a reçu de 6 à 25 cents pour son travail.
  • En 1872, le commissaire aux brevets a statué que l’emblème maçonnique ne pouvait pas être utilisé dans une marque de commerce ou un nom commercial à des fins mercantiles.
  • Dans l’affaire Hammer c. State, 173 Indiana, 199 (1909), la Cour suprême a statué que le port de l’emblème d’une société ou d’une organisation dont on n’est pas membre constituait une infraction pénale. Le tribunal a fondé sa décision sur le fait que l’appartenance à de telles sociétés est le résultat de l’aptitude et de la sélection et que le port de tels emblèmes par des non-membres est une tromperie et un faux prétexte.
  • Dans Robinson v. Yates City Lodge, 86 Illinois, 598 (1877), un tribunal a statué qu’un maçon expulsé n’avait pas droit au remboursement de ses frais de scolarité. Le tribunal a statué que le demandeur avait payé volontairement les frais et que l’expulsion en vertu des dispositions des règles de l’organisation ne constituait pas la résiliation d’un contrat en vertu duquel les honoraires étaient payés.
  • Le Français, Frederick A Bartholdi, un franc-maçon, a conçu la statue de la Liberté qui se trouve dans le port de New York. La Grande Loge de New York posa la pierre angulaire le 5 août 1885.
  • Bernard Pierre Mangam, maréchal de France et sénateur fut nommé Grand Maître du Grand Orient de France et officia de 1862 à 1865. C’est inhabituel parce qu’il n’était pas maçon. Il avait été nommé par l’empereur Napoléon III.
  • Les lettres du mot anglais DIEU sont les trois premières lettres des mots hébreux pour la beauté, la force et la sagesse. G à Gomez, O à Oz, D à Dabar.
  • En 1860, à Limerick, en Irlande, on y trouva une pierre dans une petite chapelle, datée de 1517, avec l’inscription suivante : « Je servirai à vivre avec amour et soin, au niveau et près de la place. »
  • Francis Stephens, duc de Lorraine, reçut les deux premiers diplômes maçonniques en 1731 dans une loge spéciale convoquée à La Haye, en Hollande, devenant le premier franc-maçon royal connu. Plus tard, il a reçu le troisième degré en Angleterre. En 1735, il renonça à son titre.
  • Le Dr Joseph Ignace Guillotin était membre de la Loge Concorde Fraternelle de Paris et membre de l’Assemblée. Il a évidemment inventé l’appareil qui porte son nom et a ensuite été exécuté avec son invention.
  • Le révérend William Dodd, premier aumônier de la Grande Loge d’Angleterre, fut pendu pour faux le 2 juin 1777.
  • En 1839, les Mormons quittèrent le Missouri et s’installèrent dans la région de Nauvoo, IL. Le 15 octobre 1841, le Grand Maître de l’IL délivra une dispense pour former une loge à Nauvoo. Le 15 mars 1842, Joseph Smith reçut son premier diplôme et les autres peu de temps après. Certaines irrégularités furent signalées – en cinq mois, la loge initia 256 candidats et 243 furent soulevés. Après enquête, le Grand Maître révoqua la dispense, mais la loge continua à travailler. Le 5 avril 1844, les maçons mormons consacrèrent un Temple maçonnique. Les maçons de l’IL eurent des ennuis pour avoir participé à la cérémonie. L’opposition au groupe et les dissensions internes conduiront à l’assassinat de Joseph Smith et au retrait des Mormons de l’IL.
  • L’Operative Lodge #150 à Aberdeen, en Écosse, est inhabituelle en ce sens qu’elle n’est ouverte qu’aux tailleurs de pierre opérationnels.
  • Le Dr Edward Jenner, en 1789, découvrit le processus de vaccination contre la variole. Il était le Vénérable Maître de la Faith and Friendship Lodge #270 à Berkeley, en Angleterre, à l’époque.
  • En juillet 1863, les raiders confédérés se rendirent à Versailles, dans l’Indiana, capturant la milice locale et volant le trésor du comté. Le lendemain, le général John Morgan (CSA) apprit que ses hommes s’étaient également emparés des bijoux de la loge locale. Ils furent renvoyés le lendemain. Morgan était de Daviess Lodge #22, Lexington, KY.
  • La commanderie n ° 5 de Wheelock au Texas a vu ses 55 membres tués en servant dans l’armée confédérée. La commanderie a cessé d’exister.
  • Le premier Capitole confédéré du Missouri était le bâtiment maçonnique de Neosho, MS. De là, la législature a adopté l’Acte de sécession.
  • Le général américain Thomas Benton, également Grand Maître de l’Iowa, ordonna aux troupes fédérales de protéger la maison d’Albert Pike et d’empêcher l’incendie de la bibliothèque, lorsque ses troupes prirent Little Rock, AR.
  • Le 2 juillet 1751, Ferdinand VI d’Espagne publia un édit contre la franc-maçonnerie. Le père José Torrubia obtint une dispense spéciale du pape, rejoignit une loge, obtint les noms de ses membres et procéda à leur arrestation. Des centaines de personnes furent arrêtées, persécutées et emprisonnées.
  • Lorsque Mussolini prit le contrôle de l’Italie, les loges maçonniques furent déclarées illégales et le Grand Maître fut arrêté, jugé et emprisonné, il est est mort.
  • Mussolini a également ordonné que toutes les références maçonniques soient supprimées, y compris les emblèmes sur la base du monument de Garibaldi à Rome. Après la restauration de la république, les emblèmes fascistes furent enlevés et les emblèmes maçonniques restaurés.
  • Dans l’Espagne fasciste sous Franco, c’était un crime d’être franc-maçon. Les maçons condamnés devaient purger des peines d’emprisonnement égales en années au nombre de diplômes maçonniques possédés. Maître Maçon – 3 ans.
  • Winnedumah Lodge #287 de Bishop, CA tient ses Tenues à 270 pieds sous le niveau de la mer, la loge la plus basse en Amérique du Nord.
  • En 1954, Martin’s Station Lodge n ° 188 de VA fut ouvert à 952 pieds sous la surface de Cumberland Mountain dans cudjo’s Cave, qui se trouve entre Cumberland Gap, Tenn. et Middleburo, KY. 345 maçons étaient présents et un diplôme de Maître fut conféré.
  • Chicago a trois postes de la Légion américaine dont les membres sont entièrement maçonniques.
  • Les quatre présidents du Texas, David Burnett, Sam Houston, Mirabeau Lamar et Anson Jones, étaient maçons.
  • Entre 1737 et 1779, deux voiliers d’intérêt ont opéré au large de la côte est des États-Unis, le franc-maçon et le capitaine maçon. Le franc-maçon prit feu et coula à Marblehead Harbor, Mass en 1779.
  • Le 10 novembre 1928, la Grande Loge de Californie organisa une Tenue spéciale à Culver City, pour poser la pierre angulaire du temple maçonnique. Le Temple était tellement bondée que les officiers de la Grande Loge ne purent pas accéder. Ils se réfugièrent dans les toilettes pour dames afin d’ouvrir la grande loge pour la cérémonie.
  • En 1801, le tsar Alexandre Ier de Russie interdit l’artisanat. En 1803, il annula l’ordre et devint franc-maçon. Mais en 1822, il ordonna à nouveau l’interdiction de la franc-maçonnerie en Russie.
  • En 1799, Barton Lodge, dans le Haut-Canada, accepta du « blé » en paiement des capitations de la loge.
  • Lodge St. George aux Bermudes loua une ancienne maison d’État depuis 1816 au gouverneur pour la somme de « un grain de poivre par an ».
  • Le Dr Carlos Rodriguez-Jimenez était grand maître de la grande loge du Venezuela en 1947. En 1957, il devient le grand maître de la Grande Loge du Japon.
  • En 1892, le plus haut bâtiment du monde était le temple maçonnique de Randolph et State Streets, Chicago, IL.
  • Frère William Brockmeier (1866-1947) de Saint-Louis a dirigé 5586 funérailles maçonniques.
  • Thomas Jacob Shryock a été Grand Maître des Maçons dans le Maryland pendant 32 ans. Il est mort après avoir été élu pour servir ses 33 ans.
  • La plus grande chaire de maîtrise se trouve à Ophir Lodge #33 Murphys, CA. Elle mesure 5 mètres de long et peut accueillir le Maître, les Anciens Maîtres vivants et les dignitaires en visite.
  • Lorsque le grand obélisque d’Alexandrie (aiguille de Cléopâtre) fut déplacé à New York en 1880, certains emblèmes furent découverts sous la fondation et le piédestal d’origine. L’un d’eux est clairement un carré, ce qui amène certains à conclure que la maçonnerie existait dans l’Égypte ancienne. Cette question est encore sujette à débat.
  • Les deux structures aux États-Unis qui ont des ascenseurs qui se déplacent latéralement, en plus de haut en bas sont l’arche à Saint-Louis et le george Washington Masonic Memorial à Alexandrie.
  • Le Grand Maître du Mass. commandait les rebelles à Bunker Hill tandis que le Grand Maître d’Angleterre commandait les forces anglaises. Le G.M du Mess fut tué.
  • Le 23 août 1879, la Loge #239 de France a organisé une Tenue dans un ballon survolant Paris, à ce moment-là un candidat fut initié.
  • Lors de son célèbre vol en solo à travers l’Atlantique, Charles Lindbergh portait une équerre et un compas sur sa veste comme un porte-bonheur… il était Franc-maçon.
  • Richard E. Byrd et son pilote Bernt Balchen, tous deux frères, ont largué des drapeaux maçonniques sur les pôles nord et sud. Frère Balchen a également jeté son sanctuaire de Fès sur le pôle Sud.
  • Gordon Cooper, dans sa capsule Mercury, portait un objet maçonnique et un drapeau maçonnique bleu lors de son vol en orbite, qu’il a ensuite présenté à sa loge mère.
  • La première marque de bétail du Montana était l’équerre et le compas et est toujours utilisée. Il a été enregistré par Poindexter & Orr du comté de Beaverhead, MT en 1873.
  • Andrew McNair, un maçon de Philadelphie, sonna la cloche de la Liberté dans l’Independence Hall du 8 juillet 1776 afin de rassembler les gens pour entendre la lecture de la Déclaration d’indépendance. La cloche développa une fissure lorsqu’elle sonna et cela provoqua lors de sa chute la mort du juge en chef Marshall, qui n’était autre que l’ancien grand maître de Virginie.
  • Le Président Lyndon Johnson fut élevé au premier degré de maçonnerie le 30 octobre 1937 mais ne progressa jamais davantage.
  • Le Président Warren G. Harding fut initié le 28 juin 1901 et il lui fallut 19 ans pour compléter les deux autres.
  • Hiram Abiff Boaz, né le 18 décembre 1866 à Murray, KY. Il a reçu ses diplômes en 1922 devant une foule exceptionnellement nombreuse et a servi comme Grand Chaplin (TX) en 1953.
  • Le président Franklin Delano Roosevelt a élevé deux de ses fils la même nuit, le 7 novembre 1935 – Architect Lodge #519 à New York.
  • En 1951, alors qu’il était Président, Harry Truman a servi comme maître de sa loge.
  • Angelo Soliman, est né en Afrique en 1721 et a été amené en Europe comme esclave à l’âge de dix ans. Il a été éduqué, marié et est devenu un favori de la cour royale de Vienne. Quelque temps avant 1771, il devint maçon. À sa mort en 1776, l’empereur conserver son corps par un taxidermiste et l’exhibe au Muséum d’histoire naturelle. Il devint non seulement le premier noir de naissance africaine à devenir maçon, mais aussi le premier maçon à être conservé et exposé.
  • John Aasen de Highland Park Lodge n ° 382 à Los Angeles, CA était le plus grand MM connu jamais levé. À l’époque, il mesurait 2,5 mètres et pesait 243 kg.
  • Charles Stratton, alias Tom Thumb, mesurait 61 cm de haut et pesait 7,25 kg lorsqu’il a été élevé en 1862.

Tiré principalement de « La vérité est plus étrange que la fiction »
par le frère Alphonse Cerza, Masonic Service Association,
1934.

29/05/22 : Fête des Mères. Nous honorons aussi les femmes de lettres

Savez-vous d’où vient cette tradition ?

Cette célébration aurait vu le jour à l’époque de la Grèce antique. Chaque printemps, les Grecs avaient ainsi pris pour habitude de vénérer la déesse Rhéa (ou Cybèle), la mère des Dieux.

Mais ce n’est que bien plus tard, en 1907, et aux États-Unis, que la fête des Mères est devenue une véritable tradition. Comment ? Grâce à Anna Marie Jarvis qui décida de faire campagne pour lancer une journée spéciale dédiée aux mères, afin de rendre hommage à sa maman décédée deux ans auparavant. Très vite, l’engouement se fait sentir autour de ce « Mother’s day ». Aussi, en 1914, le président Woodrow Wilson désigne cette fête comme jour férié national.

Et en France alors ?

Si l’idée d’organiser une journée dédiée aux mères est évoquée par Napoléon en 1806, la fête des Mères française voit véritablement le jour en 1906 en Isère. C’est ici, le 10 juin, que le village d’Artas organise la première cérémonie en l’honneur de mères de familles nombreuses.

Femmes de lettres françaises
Femmes de lettres françaises

Alors que la ville de Lyon organise à son tour en 1918 une journée rendant hommage aux mères et épouses ayant perdu leurs fils et/ou mari durant la Première Guerre mondiale, la journée des mères est officialisée le 20 avril 1926, tandis que le Maréchal Pétain institue officiellement la « Journée nationale des mères » le 25 mai 1941 dans le cadre de sa politique nataliste.

La fête des Mères s’inscrit définitivement dans la loi du 24 mai 1950 qui précise que « la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises ».

On rappelle que de nombreux autres pays célèbrent également les mères, mais les dates ne sont pas forcément identiques – par exemple, en Angleterre en mars ; en Norvège en février ; en Yougoslavie en décembre.

En ce dimanche 29 mai 2022, jour de la Fête des Mères, nous souhaitons rendre hommage à toutes les mamans, à toutes les femmes, à toutes nos Sœurs, mais aussi à toutes les femmes de lettres.

Et ce, à travers le hors-série de Lire Magazine Littéraire intitulé « Femmes de lettres françaises »

La présentation de l’éditeur : Lire Magazine Littéraire met à l’honneur 7 autrices emblématiques de la littérature française dans un mook regroupant 200 pages d’archives inaccessibles du magazine !

Redécouvrez les entretiens, documents et dossiers enrichissants qui vous redonneront envie de vous plonger dans les livres de ces écrivaines majeures.

Sommaire : Simone de Beauvoir/Colette/Marguerite Duras/Madame de La Fayette/Françoise Sagan/George Sand/Marguerite Yourcenar

Un numéro disponible chez votre marchand de journaux et/ou chez votre libraire préféré.

Les illustrations sont sous ©Gisèle Murias

[NDLR : Lire Magazine Littéraire a pour devise « La passion des livres et des écrivains ! ». C’est exactement le message que nous souhaitons transmettre. Pour ce hors-série, le magazine reprend des documents d’archives de Lire et de Magazine littéraire, déclare dans son éditorial Baptiste Liger, Directeur de la rédaction chez Lire Magazine littéraire.

George Sand

En tant que Maçon, nous avons une pensée toute particulière pour George Sand (1804-1876) que certains décrivent, tels nos Sœurs et Frères de la Fédération française du DROIT HUMAIN comme une visionnaire de la franc-maçonnerie mixte.

La romancière George Sand a, au cours de sa vie, croisé la Franc-Maçonnerie, et, pendant un temps, s’en est, on peut dire, entichée. Bien sûr elle ne pouvait, alors, être initiée. Mais elle a beaucoup lu, beaucoup parlé aussi avec des Maçons,

Pierre-Henri Leroux

dont son ami Pierre-Henri Leroux (1797-1871), éditeur, philosophe, homme politique et théoricien du socialisme. Il fut initié en 1848 au sein de la Loge Les Artistes Réunis, à l’Orient de Limoges et fut aussi membre de la Loge Les Droits de l’Homme à l’Orient de Grasse.

George Sand est une précurseure visionnaire qui a imaginé, bien avant l’heure, un Ordre maçonnique mixte et international !

Rappelons que depuis 1893, l’Ordre Maçonnique International LE DROIT HUMAIN initie des femmes et des hommes en toute égalité, et sur tous les

continents et qu’il est fort aujourd’hui de 30 000 Sœurs et Frères, répartis dans plus de 60 pays. Pour ces femmes et ces hommes, un idéal commun : rendre le monde plus beau et plus fraternel.

Quant à notre écrivaine, c’est dans le troisième volume de son roman Consuelo : La comtesse de Rudolstadt qu’elle exprime l’idée d’une évolution de la Franc-Maçonnerie.

Le roman raconte les aventures de Consuelo, veuve d’Albert de Rudolstadt, cantatrice à Berlin, puis emprisonnée pour avoir refusé de trahir à Fréderic de Prusse les confidences de sa sœur la princesse Amélie, et permet au lecteur de rencontrer beaucoup de figures historiques, en commençant par Voltaire. Un roman qui espère aussi les espoirs de George Sand quant à une réforme de la société.

L’héroïne, la cantatrice Consuelo, épouse du comte Albert de Rudolstadt, est contactée par une société secrète de type maçonnique, Les Invisibles, dont le Grand Maître (le nom n’est pas dévoilé par George Sand) est une Polonaise, Wanda, Consuelo étant elle-même italienne et son mari d’Europe centrale. Enquêtée par Wanda masquée, puis initiée après des épreuves plus réalistes que symboliques, Consuelo est admise dans l’ordre. Elle y retrouve le Chevalier d’Eon, le comte de Saint-Germain, mais aussi d’autres initiés des Lumières : le libraire de Berlin Nicolaï, membre de l’ordre des Illuminés ou le musicien Schubart, membre, lui, de la Stricte Observance Templière et bien d’autres personnages réels de l’Europe des Lumières.

Le récit de l’initiation de Consuelo peut paraître un brin fantaisiste, les développements de George sur l’ordre des Invisibles un brin échevelés, le tout étant enveloppé dans des décors, des costumes et des rites où tout se mélange un peu, il n’empêche : l’Ordre des Invisibles est mixte, international, il travaille pour le progrès de l’humanité et le temple où Consuelo est admise porte, sur son fronton, la devise Liberté, Égalité, Fraternité.

George Sand, qui a toujours plaidé pour la liberté des femmes (elle a été un excellent exemple de femme libre) ne pouvait que rêver d’une maçonnerie mixte. La fiction accomplit ce que ne peut le réel : laboratoire d’idées républicaines, volonté d’émancipation de la femme, au gré de rencontres porteuses des idéaux de l’auteur.

Un autre indice avec sa proximité avec les sociétés initiatiques

De plus, cette société initiatique, véritable école de vie et de formation professionnelle exigeante qu’est le compagnonnage, synonyme d’amour du métier, de « belle ouvrage », de rigueur morale et professionnelle n’est-il pas nommé par George Sand de chevalerie ouvrière ?

Nous en voulons aussi pour preuve son roman Le compagnon du Tour de France (l’édition originale 1840) à lire en ligne https://bit.ly/3LOAo3Z

Et cependant, ce roman socialiste, qui doit beaucoup aux idées de l’utopiste Pierre-Henri Leroux et au Livre du compagnonnage d’Agricol Perdiguier, est celui de l’espérance. L’auteure aborde la question sociale en défendant les ouvriers et les pauvres, mais aussi avec Mauprat (1837) et Le Meunier d’Angibault (1845) imagine une société sans classes et sans conflit .

L’illustratrice Gisèle Murias est basée à Madrid, en Espagne. Elle aime faire des illustrations aux couleurs vibrantes qui excitent, des formes simples, vives et spontanées.

Gisèle Murias

Son talent a été maintes fois récompensé en tant que finaliste de la Foire du livre jeunesse de Bologne 2022, du Concours d’Illustration « Dulce » La Tolosana 2021, du Concours d’Illustration Amanuta 2021 et en tant que gagnante de la bourse Domestika 2021.

De plus, avec chaque chapitre, un QR code permet d’accéder à la plateforme « ausha » et d’écouter le podcast de Lire Magazine Littéraire sur l’auteure concernée.

Par ailleurs, nous nous invitons, si tel est votre désir à consulter le site de la BnF sur « Femmes de lettres » https://www.bnf.fr/fr/femmes-de-lettres, ainsi que « Le Dictionnaire universel des créatrices ».

Femmes de lettres françaises

Collectif – Lire Magazine Littéraire, Hors-Série, Avril-Mai 2022, 194 pages, 19 €

Sources : Sortir à Paris ; LE DROIT HUMAIN]

Christophe Habas, l’ancien GM du GODF est passé à l’Orient Éternel

Nous venons de l’apprendre, dans la nuit de jeudi à vendredi, Christophe Habas nous a quitté, des suites d’une longue maladie. Sa sympathie naturelle en faisait un Frère aimé et respecté.

Il avait été Grand Maître du Grand Orient de France après son élection le 25 août 2016, élu par 24 voix sur 35 conseillers de l’Ordre (68,6%). Il avait succédé à Daniel Keller (2013-2016) et avait cédé sa charge en 2017 à Philippe Foussier.

Né le 30 octobre 1966 à Pau, il était entré au GODF en 1993. Côté professionnel, il était chef de service d’imagerie cérébrale de l’Hôpital des «15/20» (Paris). Il était aussi chargé de cours en Neuro-Anatomie fonctionnelle. Il était membre de la Société Anatomique de Paris, mais aussi membre du Cerebellum Research Society. Activité éditoriale : « Section editor » du journal CEREBELLUM (Springer) pour l’imagerie cérébrale. L’Académie de médecine lui avait décerné en 2021 le prix de la société des eaux minérales d’Evian-Les-Bains pour ses travaux sur l’analyse en IRM de la structure et du fonctionnement du cervelet.

Il était conférencier sur le transhumanisme qu’il maitrisait parfaitement. Il était auteur de plusieurs ouvrages maçonniques et scientifiques.

Selon les informations de Sud Ouest, une messe en son souvenir sera organisée la semaine prochaine à Paris, avant son inhumation dans le caveau familial à Gan, près de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques. « Un hommage maçonnique lui sera rendu lors de son inhumation », a précisé sa famille.

Christophe Habas

Une révolution de la voie maçonnique ?

Qu’en est-il de la qualité, de la transmission en Maçonnerie ? La succession des trois degrés bleus est-elle efficiente et naturelle ? Je ne le crois pas du tout ! La pédagogie initiatique a pour nom : la psychagogie, terme bien plus approprié. Alors interrogeons cette psychagogie. Avec la crainte de faire hurler d’indignation plusieurs d’entre nous ! D’abord, faisons le point sur la succession : Apprenti, Compagnon, Maître, à la lueur des études et des recherches menées depuis bien 70 ans au moins.

Et après une incroyable découverte, ignominieuse pour certain(es), nous irons plus avant. Comment se déroule l’enseignement, comme on dit maladroitement, des initié(es) ? Réponse stéréotypée bien française : avec un programme, bien établi, une succession de connaissances étagées selon les degrés. Des « maîtres-plancheurs-professeurs ». Et les niveaux qui sont sacrés ! C’est bien connu : Un Compagnon en sait bien plus qu’un Apprenti.  Que de clichés dans notre culture ! Deux parties donc dans cet article : l’ordre des degrés : « Victor ! Viens, Venge, Voyage » et la manière de vivre la Voie maçonnique : « le vagabondage de la Voie ».

Victor : « Viens, Venge, Voyage ».

            Victor, Maître depuis 5 ans, s’ébroue car il a été interpellé par ce qu’a résumé, en tenue, un Maître de l’Atelier, aussi chevronné que réformateur. Mais il s’est rassis. Ne dénonce-t-il pas les prises de parole qui n’en finissent pas ? En trois mots, il a dit, à propos de la progression maçonnique, le sujet de la tenue : « Moi, je sens trois étapes, plutôt trois postures dans la Loge bleue, je vais vous choquer ! Viens pour les Apprentis, Venge pour les Maîtres du deuxième degré et Voyage pour les Compagnons, dernier degré ». Plusieurs anciens, ressentent que Victor est allé plus loin qu’eux sur la    Voie ; en s’y soumettant mais, en même temps en osant la remettre en question. Ils en veulent plus sur ce que recèlent ces trois injonctions attirantes et insupportables selon la fameuse tradition. Il est alors décidé de tenir quatre ou cinq comités d’instruction pour découvrir ce que cachent ces trois verbes, ces injonctions successives : Viens, Venge, Voyage.

            En voici les comptes-rendus qui ne font pas une place suffisante aux échanges en miroir, base de la progression en fraternité :

  • Victor – « Mes Frères vous savez ou pas que la plupart des parcours initiatiques mondiaux commencent par la naissance du candidat et ses toutes premières années »
  • Le Frère Alexandre renchérit : « Mais oui, en Orient, en Afrique noire, beaucoup, mais aussi chez les Amérindiens… quels que soient l’époque et le lieu. »
  • « Oui », continue Victor. « Toute la base d’une initiation commence par une naissance. On dit au petit qui sort du ventre : « Viens » à la vie, à toi, à nous, au monde.
  • Julien a une intuition soudaine : « Alors, la succession des degrés raconterait l’enfance. Chez nous c’est transparent avec les âges : 3,5 et 7 ans. Mais pourquoi donc ? La spiritualité prendrait-elle donc racine dans ces jeunes années ? »
  • Victor dépouille le cheminement initiatique. Tous, toutes sont curieux et suspendus à ses lèvres : « Ne va-t-il pas toujours plus loin que tous ces bouquins sur l’histoire et l’érudition ? Ils sentent qu’avec Victor, ils vont aller, non pas plus loin mais ailleurs ; peut-être là où ils s’attendent en eux-mêmes dans la nostalgie inaccessible de l’Un : « Au début, la naissance. Viens ! D’accord ?  A quoi le constatez-vous ?  Plusieurs voies : Le ventre-cabinet, l’accouchement avec la porte basse, le corps serré, écrasé avec les épreuves et le bandeau à l’ouverture des yeux du nouveau-né ». Mais oui ! Et cet état de petit enfant va durer combien de temps ? L’âge de l’Apprenti : trois ans ».
  • Laurence précise : « J’ai envie de dire plutôt, de la naissance à trois ans ».
  • Alors Victor encourage et demande les âges maçonniques après les trois ans.
  • Alexandre a compris l’idée d’écart : « De trois à cinq ans et de cinq à sept ans ».
  • Victor interroge : « Quel est donc l’intérêt de reprendre la vie du petit jusqu’ à l’âge dit de raison ? Là git le secret des initiations, la nôtre en particulier qui le fait en toute clarté. En avez-vous l’explication ? » Des réponses de-ci de-là mais hésitantes. Victor laisse parler, puis : « Je résume ce que vous avez dit car vous êtes près du but : « Il faut à peu près 7 ans pour qu’un enfant soit socialisé. C’est-à-dire qu’il ait intégré tous les codes sociaux qui lui permettront d’être reconnu par les autres de la meute : les interdits, les valeurs, les modes, les prêts à penser, les conceptions dictées d’une vie heureuse… Bref, à cet âge de 7 ans, dit effectivement de raison, on demande au jeune de raisonner ses conduites en fonction de ce qui se dit, ne se dit pas, se fait et ne se fait pas. La Voie initiatique, elle, dit : laisse tout ce fatras social de côté, s’il ne porte pas tort et revient à l’essentiel, qui a jailli des jeunes années : les trames, à savoir les symboles, les mythes, les rêves, les joies du tout amour, et les peurs terribles et tous les désirs que tu as vécu avant d’essayer d’être raisonnable »
  •  Denis interrompt : « J’y suis. Avant d’être maquillé par la société, nous remontons le temps. Revenir à l’essentiel encore plus loin, de la naissance à trois ans ».

            En effet, Denis sent bien les choses. C’est à cette époque que les grandes représentations fondatrices se mettent en place : le corps, la lumière, les positions debout ou couché, les bras qui bougent, les rêves bleus avec des points brillants, le haut et le bas. Et puis les cris, se remplir de lait, exécrer. De la naissance à sept ans, voilà le retour aux grands symboles qui éclosent dans l’inconscient. Celui de tous les enfants. La voilà la racine de cette spiritualité impossible à atteindre. En authentique fraternité, nous sommes tous nus(es), habités(es) par notre imaginaire, partagés(es) dans l’inconscient collectif. Le message est tonitruant. Nous ne faisons qu’un !

            Un rite initiatique va faire revivre toutes ces brillances spirituelles, loin des capitulations sociales qui permettent quand même de vivre ensemble en meute agitée. La Voie est « libérative), à savoir « libératrice » et « libertaire ». Mais si le parcours de remémoration de l’enfance a bien été mené, cette socialisation sera imbibée de bienveillance, de compréhension, de tolérance…

  • Oui résume avec vivacité, Julien : « Nous sommes tous ensemble, unis, sans distinction jusqu’à ce que nous devenions les valets nécessaires de la société. »
  • Yvonne soupire : « Quand je pense à cette richesse collective, je me demande comment notre rituel la prend en charge »
  • Mûre assène : « Oui car l’initiation c’est remonter avec les autres, corps à corps, jusqu’à ces contrées merveilleuses que nous avons animées dans la joie tranquille des grandes volutes de notre inconscient collectif »
  •  Diane revient au rituel : « Et si nous nous rapprochions de notre pratique pour mieux en saisir le sens ? »
  • Victor met en garde : « Moi je veux bien, mais certains(es) risquent d’être secoués(es). Prêts(es)? Partons ! » finit-il… « Mais pas du tout ! C’est passionnant et on est libres. D’accord rechigne, en sourires ».

            Beaucoup de Maçons s’imaginent que l’humain est un être doué de conscience et de raison, comme on l’a toujours proclamé. En particulier dans notre beau pays, si cartésien. Mais c’est une représentation, veillotte, racornie, pour tout dire dépassée, encore plus clairement qu’avant, depuis 1900. Freud donna le coup d’envoi mais des chercheurs, souvent américains, depuis les années 50, ont repris la statue grandiose et incontesté de l’Homme, vainqueur de la Nature et de ses passions. Un vrai maître donc, qui n’hésite pas à tuer puisque que la meute l’y autorise. Exit la grande conscience et l’imparable raison des grandes Déclarations universelles !

  • Victor enchaîne : « Alors je vous invite maintenant que nous savons d’où surgit la spiritualité, à regarder de plus près les temps forts de chacun des trois âges et la manière qu’à le rituel de nous y renvoyer, pour revivre ces moments exceptionnels de notre enfance. Baudelaire enfonce le clou :  Le génie, c’est l’enfance retrouvée à volonté. Commençons par la naissance. Les souffrances de sortir du ventre, avec les épreuves, les voyages dangereux. Certains dès 2 ans, d’autres attendront plus, pour découvrir les grandes chambres mystérieuses, charnelles et sonores en eux. Plus tard que fait celle, celui, plus rare, qui s’occupe de l’enfant nourrisson puis bébé ? Elle le touche, le caresse, le lave, le nourrit mais elle demande à son petit, un peu plus tard d’être propre, de ne pas s’approcher d’objets dangereux, de ne pas trop crier pour n’importe quoi. Bref, les chercheurs précisent que cette période est celle du SOIN et de la LOI ». Victor lance : « Maintenant osez, mes Sœurs et Frères, quel sont les officiers qui incarnent le Soin et la Loi ?»
  • Un silence puis Sofia se lance, presqu’ahurie par ses propos : « La Loi, c’est clairement l’Orateur ; on le répète sans arrêt ! »
  • Accord des autres. Victor hèle Diane : « Pour toi, ma petite sœur qui va donner vie à une petite Colombe, qui est, dans l’atelier celui, celle qui pourvoit au Soin ? »
  • Diane émet : « Ça devrait être le Secrétaire qui est à l’Orient mais je ne le sens pas du tout comme ça. Si je laisse aller mon intuition, je dirais, que oui, le Soin, c’est lui, elle, bien sûr : l’Hospitalier ! »
  • Victor pousse plus loin le bouchon rituel : « Conséquence pour la Maçonnerie de demain ?», interroge-t-il, presque avec rudesse.

            Quelques-uns(es), comme Sofia, se jettent dans l’eau grandiose de leur inconscient. Elle estime que c’est à l’Hospitalier d’être à l’Orient, pour le Soin. Ainsi, nous tous, en voyant l’Orateur et le Secrétaire à l’Orient, sommes trimballés(es) dans des culs de sac sur le chemin initiatique. Il faudra changer la place de ces deux officiers.

  • Jean, qui s’était tu jusque-là, interroge : « Mais, si on continue comme ça, on va peut-être remettre en cause des éléments de rituel intouchables, à cause de leur ancienneté »
  • Victor demande : « Alors, choisissez. Nous continuons ? »

            « Oui, on continue ! » Sans tabou, précisent plusieurs. Continuons à observer le(la) petit(e) qui traverse la période de 3 à 5ans, pile poil avec le rituel. Un des traits les plus criants, à cet âge, est le fameux complexe d’Œdipe, largement remanié depuis Freud mais toujours solide. Les Maçons, très souvent affirment, avec intuition, que l’assassinat d’Hiram est l’exemple type de la mort du père ; celle que souhaitent beaucoup de petits garçons de cet âge.

  • Josette tressaille : « Je n’ai jamais voulu la mort de mon père. Par contre, avec maman c’était à la fois de l’amour et de vraies disputes. Mais, de là, jusqu’à vouloir la tuer ! »
  • Brouhaha dans le groupe ; puis Victor rappelle : « Oui l’Œdipe des garçons et des filles, c’est différent »
  • Mûre se récrie : « Alors, allons jusqu’au bout. Il faudra revoir le rituel du meurtre, pour les Sœurs ».

            Dans les têtes, le rite dans sa majesté avérée depuis trois siècles, se rebelle devant ce culot iconoclaste, voire scandaleux.  Car vient de débouler, là où on ne s’y attend pas le Venge ! Mais ce n’est pas fini. Le groupe en arrive donc s’il continue à suivre les âges de l’enfant à parvenir à la période qui va de cinq à sept ans. C’est un moment crucial. La socialisation imprègne petit à petit l’enfant. Il apprend à se soumettre car il n’a pas le choix. Mais grâce à cela, il commence à rencontrer l’autre et à le côtoyer dans les rires, les jeux, les défis, les affections. C’est le plaisir d’être en bande. Et il apprend ainsi à voyager, en jouant, rivalisant, s’amusant faisant des plans de conquête avec sa bande e de copines, de copains. En bref, Voyage avec les autres. Elles sont là les bases psychiques de la fraternité. Plusieurs Loges l’incitent même à aller visiter d’autres ateliers, quitte à le-la pousser sans ménagement sur les parvis. Le Voyage est le maître mot de cet âge, de cinq à sept ans. Le Trait montre le chemin de son voyage ; ce Trait qui retrouve un grand gain de faveur aujourd’hui. Après sept ans, la socialisation continue à formater l’enfant. Sa personnalité finira de se fixer à l’adolescence.

  • Victor résume : « À l’enfant, jusqu’à trois ans, on lui dit « Viens ».  De 3 à 5 ans, il est en colère contre le père ou une figure de l’autorité. A différencier pour les Sœurs. Il n’accepte pas et nous résumons ses comportements par « Venge ». Enfin, de cinq à sept ans, il(elle) va de ci de là avec sa bande. Il(elle) se clame alors : « Voyage ». Alors se pose la question inévitable : nos trois degrés suivent-ils le développement naturel du petit humain ? Question cruciale liée à la qualité du cheminement initiatique. Ne doit-il pas reprendre la croissance humaine dans la succession des trois degrés ? »

            Des propos confus, entre toutes les variantes ; le « oui, tout à fait » et le « non » pas du tout. On sent les résistances : les audaces, les peurs, les envies… se mélangent.

  • C’est la jeune Colombe qui, quand le silence revient, conclut avec clarté : « De la naissance à trois ans, l’Apprenti. Le rituel est en phase. Mais après, cela devrait être la violence, la rébellion., de trois à cinq ans. Or, pas du tout ! Le rite impose la violence, typique de notre troisième degré. Inversement, dans la vie, quand l’enfant a, en un deuxième temps maîtrisé ses désirs agressifs, il parvient à la fraternité et au voyage. Et nous, patatras, inversons les deux degrés, en mettant le Maître en troisième et en plaçant le Compagnon en deuxième » ? Stupéfaction ! Et si nous étions en train de blasphémer, détruite le travail de trois siècles, nous moquer de tous nos illustres prédécesseurs ? C’est impossible, nous n’oserons jamais ! »

            Discussion échevelée parfois et contrite souvent devant cette audace Et puis, peu à peu, le courage, prôné par la Franc-maçonnerie, l’intégrité qui tapisse les cœurs et l’honnêteté requise à tout moment l’emportent dans le petit groupe.

  • Alors Victor fait le point : « Nos trois degrés bleus, dans l’ordre actuel, n’accompagnent pas le développement de l’enfant. Nous imposons cet ordre pour des raisons historiques : le degré de Maître est tardif et dépouilla partie du degré de Compagnon, notamment sa place éminente Revenons au développement naturel : L’Apprenti an premier, le Maître, en deuxième et le Compagnon en troisième ».

            Mes Frères, mes Sœurs, la Franc-maçonnerie est en train de s’étioler sinon plus. Il est grand temps que vous agissiez pour lui redonner son éclat, sa splendeur, souchée dans la nature profonde de l’humain, dans sa chair, son cœur et son esprit. Car c’est partout que palpitent les grandes trames initiatiques.

            Mais nous avons assez parlé. Rallions-nous à la devise de la Voie maçonnique, selon Jacques Fontaine : Dans la cordée des trois degrés authentiques. Et méditez cette forte déclaration de Saint- : Exupéry : « Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants mais peu d’entre elles s’en souviennent ».

            Enfin je vous soumets la forte conviction de Joannis Corneloup : « La Tradition est n’est pas la conservation des cendres, mais la transmission de la FLAMME ! ». Mes Frères, mes Sœurs, enflammez-vous ! ».

Le vagabondage de la voie

            Oui, le mot « vagabondage » est poétique ; mais la Franc-maçonnerie n’est pas cela. L’initié(e) n’erre pas de-ci de-là, là où le vent l’emporte et les billevesées de celles et ceux qui l’étreignent. Comme le respire peut-être le vagabond. Oui, la Franc-maçonnerie a un chemin. Mais pas celui, scolaire, que nous honorons quasiment toutes et tous. Avec la transmission inévitable de connaissances et d’érudition, souvent historiques ; pas plus que je ne parlerai de « valeurs » bien top éthérées et discutables sans cesse. La transmission maçonnique se vit par sauts et gambades, comme le dit Montaigne.

            La Voie est une allée en forêt, large jusqu’aux arbres universels qui lui donnent son sens. Cette forêt, Je l’appelle : « Une spiritualité-pour agir ». Sur une allée forestière, on ne se balade pas comme-ci, comme-çà, militairement. Chacun(e) avance sans direction imposée ; chacun(e) avec sa respiration, ses couleurs intimes et les étranges entrelacs. Et palpitent, dans l’ombre de sa caverne et de ses nuées célestes, une émotion, un langage, un rêve, un désir… et un rayonnement UNI VERS ELLES. L’émissivité et de la réceptivité de l’Être et du cosmos, clefs de spiritualité.  Celles et ceux qui parviennent à tituber sur la découverte de l’humanimal[1] en elles, en eux échangent sous les frondaisons de la fraternité, le langage de la spiritualité : les racines sont différentes, la canopée est universelle.

            Donc pas de vagabondage superficiel pour trébucher sur la Voie. Mais quoi alors ? Trois termes cachés et serrés pour nous livrer le mystère : VAGUE-À-BOND-AGE. Ces termes nous aident à pénétrer plus consciemment la « psychagogie » de notre Voie, à savoir le processus de transmission du message initiatique entre adultes. Allons maintenant nous promener entre les futaies de ces trois vocables. Ils vont nous livrer une Maçonnerie loin des éruditions et de l’histoire des planches scolaires mais réconfortantes.

            D’abord « VAGUE » qui est gros de deux sens : l’imprécision comme dans le vague à l’âme d’une part ; et les vagues des déferlements marins sur les sables d’autre part. Pas de jaloux ! Prenons les deux : ce double sens n’est pas, bien sûr, un hasard. Il va nous livrer des mystères. D’abord le vague, soit l’à peine perceptible, le flottement, sans déni, ni vérité assénée. Dans le cheminement maçonnique des degrés, les historiettes habillent le rituel. Dans d’autres articles, je les nomme « scénarios » : des prétextes indispensables, comme la construction du Temple, les cartouches du Compagnon, le déluge de valeurs dont est paré Hiram… Plusieurs d’entre nous, notamment les érudits et les historiens se réjouissent de remonter les temps, sans se lasser, à la recherche d’un Graal historique : « Mais d’où vient le degré de Maître ? » ou bien « Quelles sont les références reprises par le Moyen-Âge des dimensions du temple ? »… Et je passe sur les étagères jamais pleines de ces livres d’exploration du passé ; car beaucoup d’entre nous y trouvent des réponses superficielles à leurs interrogations dont ils ne se doutent guère. Des avoirs, des connaissances… pour croire répondre à la question : « D’où venons-nous ? » Depuis plus d’un siècle, les chercheurs en psychanalyse, en psychologie l’ont sans cesse démontré. Mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Ces scénarios, dans le génie maçonnique, sont bien autre chose que le support de recherches historiques, la voie trompeuse Ils recèlent en eux le support de grands symboles immuables du langage humain universel. Ce sont, comme je les appelle, les « trames »… Les scénarios sont culturels, les trames sont universelles.

            Notre remarquable Voie laisse à chacun le soin de monter le long de tel ou tel tronc pour découvrir, dans les ramages élevés, les symboles de notre fraternité vague, car impossible à définir à ce niveau. À chacun de prendre un chemin, un scénario qui l’accroche, le sien, dans le plus grand vague de la meute, pour se noyer dans le ramage vert des cimes de l’humanité. Exemple : L’entrée entre les colonnes. Oui, on le sait, il y a des tonnes de pages qui glosent dessus. Des commentaires à n’en plus finir sur Jakin et Boaz. Montons aux branches, oublions-les et découvrons ce que vit le tout petit qui commence à marcher, debout et non couché, le pas mal assuré, en besoin d’aide, la lenteur de la progression hésitante. Tous les enfants du monde vivent cette trame. Et l’on sait qu’avant d’être socialisé vers 7 ans, notre être clame son innocence dans ce langage spirituel. Quelles racines, quel arbre, quel tronc, quelles branches font-elles de nous, des animaux sociaux après l’enfance merveilleuse ?  N’importe lesquels. C’est le plus grand vague dans ces choix. Mais certains(e)s parviennent, dans le bruissement céleste comme Jean de la Croix, le Bouddha, François d’Assise, Lao-Tseu… et tous les autres qui parviennent aussi haut, humbles, sans éclat. C’est un des aspects luisants de notre Voie. Certain(e)s vivent dans la discrétion la jouissance des trames.

            Après le vague des moyens d’accès aux révélations infernales et célestes, l’autre vague. Elle roule ses eaux salées sur les berges et les reflux sablonneux. C’est toute l’andragogie de la Maçonnerie qui nous raconte le roulement incessant des trames. Par exemple, la marche debout et droite est une première vague qui roule à nouveau au degré de Maître, puis roule encore aux autres degrés. Sans cesse jusqu’çà ce que ce déferlement finisse par s’inscrire dans la psyché : la seule manière d’être dans l’unité élancée de la Nature. Ou bien, autre exemple, la chaîne d’union qui ne cesse de se joindre, encore et encore dans les degrés, quel que soit leur ordre d’apparition. En termes plus vulgaires, ces vagues ne sont que des répétitions, parfois voilées, des symboles du Tout et de l’Un, ces avatars improbables de notre esprit commun. Le VAGUE et la VAGUE roulent et se déroulent dans un hasard bavard qui palpite dans les fonds et les hauteurs des humains.

            Mais l’impalpable peut aussi tonitruer dans l’écrasement de la vague qui surprend et saisit les coquillages de notre attention en tenue. Il arrive que des Sœurs, des Frères se prennent à méditer dans une tenue. Ils(elles) se sentent bercés(es) par des mots oubliés, dans le silence de leur attention, loin de ce qui se dit dans la planche. Alors, intérieurement, ils(elles) sursautent, dans un BOND spirituel, sans rapport évident avec le scénario historique ou moralisateur débité à l’Orient. Je me rappelle la Sœur Colombe qui me chuchota sur les parvis : « Je ne sais plus très bien ce qu’on a raconté dans la tenue ; mais j’ai eu une sorte de révélation. Elle a bondi dans ma tête : L’autre colonnes, en face, m’appelait impérativement pour que je me joigne à leur alignement et à leur droiture ». Quant au Frère Théodore il fit un autre bond, poussé par la vague des signes des trois premiers degrés. Il affirme : « Ce fut soudain. Les signes découpaient ma chair en morceaux palpitants du sang de la Terre. Je ne sais pas d’où ça venait ! » A chacun(e) de s’évader comme il le sent dans ces nuages délétères, La Vie ? Peut-être ! Avec ces exemples, nous sommes bien dans LE-LA VAGUE À BONDS

            Il nous reste dans notre errance spirituelle de notre mot-mystère, la syllabe ÂGE. Celui profane des années, avec la question fondamentale : Quel est l’âge le plus adéquat pour entrer en Maçonnerie ? Pas d’’ukase : 25 ans, 58… ? Je n’en sais rien mais il me semble, après plus de cinquante ans de Maçonnerie que le bon âge se repère ainsi. Celui où le candidat(e)) est enfin capable, après avoir traversé les soucis et joies de sa vie, de descendre en lui-même et de monter au mât d’artimon spirituel. Et, pour cela, pouvoir revenir avant l’âge de ce pénible 7 ans, appelé laidement « l’âge de raison », à savoir la soumission à la société.

            Toutes les spiritualités font ce voyage à rebours car, dans ces contrées, luit le Graal.  Là, voici un trait de génie, de la Franc-maçonnerie : les trois âges, 3, 5 et 7 ans. Se rappeler ce qui a été vécu dans ces trois périodes, fondatrices de nos personnalités jusqu’à ce que l’ailleurs nous emporte. Saint Exupéry, dans un chœur assez souvent repris a écrit sobrement : « Tous les Hommes ont été des enfants mais peu s’en souviennent ». N’est pas petit Prince, celui qui le décide en toute rationalité. Il semblerait que la période la plus propice pour embrasser notre Ordre se situerait environ après la quarantaine et avant la soixantaine. Mais par bonheur, les Maçons ne sont pas crispés sur l’âge. En tout cas le meilleur est celui où l’impétrant est en mesure de faire luire, en ses profondeurs des BONDS D’ÂGE.

            Alors le vagabondage des tenues ordinaires ne serait-il qu’un scénario limité de notre quête ? Les trames universelles qui nous fondent en humanité-une, ne nous rouleraient-elles pas, ébahis et heureux, dans une VAGUE-À-BONDS-D’ÂGE ?


[1] Daniel Beresniak

Les francs-maçons de Cornwall offrent de l’argent pour des œuvres caritatives à Tintagel

De notre confrère anglais falmouthpacket.co.uk – Par Ryan Morwood

Le dimanche 22 mai, les francs-maçons de Cornouailles (Angleterre) se sont rendus au King Arthur’s Hall à Tintagel, pour présenter 94 000 £ à 35 œuvres caritatives de Cornouailles.

L’événement annuel, qui a débuté en 2014, n’avait pas eu lieu depuis deux ans en raison de la pandémie, mais après cette interruption imposée, les organisateurs ont estimé qu’il était clair pour tous l’importance de la journée car elle résume l’un des trois grands principes sur laquelle est fondée la franc-maçonnerie, c’est-à-dire la charité.

Tous les organismes de bienfaisance et les invités ont été chaleureusement accueillis par Roger Cargeeg, le Grand Maître provincial adjoint responsable sous la direction du maître de cérémonie Mike Prichard, l’intendant provincial du grand organisme de bienfaisance.

Alan Powell a ensuite présenté chaque organisme de bienfaisance individuellement pour recevoir leurs chèques, qui ont été présentés soit par le Grand Maître provincial adjoint, soit par un représentant des loges individuelles sous les applaudissements des 130 personnes réunies dans la salle baronniale.

Alison Richmond, Roger Cargeeg, Jo Scrimgeour

Parmi les dons, 63 770 £ ont été remis à Alison Richmond, directrice financière et Jo Scrimgeour, responsable de la petite enfance, représentant WILD Young Parents Projects, basé à Redruth.

L’argent servira à fournir des services à toute la famille pour les jeunes mamans, papas et leurs enfants, en travaillant avec les familles pour répondre à leurs besoins individuels et créer un début positif dans la vie de famille, pour lequel l’organisme de bienfaisance détient le Queen’s Award, Guardian Charity Award, et les gagnants nationaux du GSK Impact Award en 2021.

Non seulement c’était une journée de don, mais c’était aussi une journée de réception puisque la Grande Loge provinciale de Cornwall a reçu un certificat de donateur bronze de Lifelites en reconnaissance des précieuses contributions apportées, par Jane Maisey, la chef des projets de Lifelites.

Paquet de Falmouth : Roger Cargeeg, Jane MaiseyRoger Cargeeg, Jane Maisey

La régularité maçonnique en question…

De notre confrère myfraternity.org

Régularité et reconnaissance des Suprêmes Conseils

Les relations internationales ont longtemps été dominées par les puissances maçonniques anglo-saxonnes, qui se veulent les dispensatrices de la régularité maçonnique.

À ce titre, elles s’arrogent le droit d’édicter les règles qui gouvernent la régularité et la reconnaissance des Suprêmes Conseils, déclarant irrégulières les Juridictions qu’elles ne veulent pas reconnaître.

Cette volonté d’hégémonie, contraire aux dispositions des Grandes Constitutions de 1786 qui établissent l’égalité des Suprêmes Conseils dans le monde (leurs pouvoirs émanant de la même source), provoque les désordres que nous connaissons aujourd’hui en brisant l’unité du Rite Écossais Ancien et Accepté dans le monde.

Or, la régularité ne doit pas être confondue avec la reconnaissance, les deux termes n’étant pas synonymes. La confusion entretenue par les Juridictions anglo-saxonnes et celles qui leur sont inféodées n’est pas innocente puisque l’irrégularité est le motif invoqué pour justifier la mise à l’écart des Suprêmes Conseils n’ayant point ou plus leur faveur.

Pour dissiper cette confusion, rappelons que la régularité est liée au respect de la Tradition et notamment à la référence au Grand Architecte de l’Univers, à la présence de la Bible pendant les travaux, à l’observance des textes fondateurs du Rite et à la pratique scrupuleuse des rituels, alors que la reconnaissance résulte de règles, le plus souvent administratives, qui conditionnent les relations extérieures et les inter-visites.

La régularité découlant par nature d’une adhésion intime aux valeurs de la Tradition, aucune autorité maçonnique dans le monde ne peut la concéder ou la retirer à une Obédience ou à une Juridiction, alors que les règles de la reconnaissance fluctuent en raison de considérations le plus souvent politiques.

Les fractures apparues, ici et là, au détriment de l’unité du Rite Écossais Ancien et Accepté et de son universalisme, ont été aggravées par la méconnaissance de son histoire, par le désintérêt de ses sources authentiques et par une interprétation erronée – ou le non-respect – des textes fondateurs, que ces fractures soient la conséquence de la volonté d’hégémonie évoquée précédemment ou qu’elles aient été entraînées par une dérive des pratiques rituelles.

Fort d’être toujours resté fidèle depuis 1804 aux principes tutélaires de l’Ordre écossais et aux Constitutions du Rite, le Suprême Conseil de France, vice-doyen des Suprêmes Conseils du monde et doyen de ceux d’Europe, a proposé, il y a quelques années, aux Suprêmes Conseils avec lesquels il était en relation et attachés comme lui à la stricte observance du Rite, de se réunir périodiquement afin de débattre des problèmes engendrés par la situation présente. Il s’agissait, à l’occasion de Rencontres internationales, d’approfondir les éléments fondamentaux du Rite par une recherche commune fondée sur son histoire, son organisation et ses pratiques rituelles et d’étudier les initiatives à prendre pour assurer la diffusion de ses valeurs essentielles.

Une première Rencontre eut lieu à Paris, sous son égide, les 28 et 29 septembre 1996.

Elle aboutit à l’adoption, à l’unanimité des participants, d’une résolution réaffirmant les critères de la régularité, à savoir : – l’invocation et la glorification du Grand Architecte de l’Univers, – la présence du Volume de la loi sacrée ouvert sur l’autel des serments,ce volume étant la Bible par référence aux rituels, – la référence aux textes fondateurs (Constitutions et Règlements de 1762 et Grandes Constitutions de 1786) tels qu’adoptés par tous les Suprêmes Conseils du monde. – l’usage des devises « Ordo ab Chao » et « Deus Meumque Jus », – le respect de la démarche initiatique.

L’initiative prise par le Suprême Conseil de France a créé un courant favorable au rassemblement des Suprêmes Conseils fidèles aux valeurs traditionnelles du Rite Écossais Ancien et Accepté, qu’ils soient reconnus ou non par les Juridictions américaines et leurs alliés. L’accord intervenu à Paris a marqué une étape importante vers un retour à l’unité du Rite dans le monde.

Le nombre croissant de Suprêmes Conseils présents lors des Rencontres internationales qui ont suivi (Rencontres ouvertes à tous les Suprêmes Conseils à condition qu’ils répondent aux critères de la régularité) démontre, en accord avec la position du Suprême Conseil de France, que la stricte observance du Rite Écossais Ancien et Accepté est le ciment de cette unité.

Source : plaquette éditée en 2004 par le Suprême Conseil de France lors de la célébration de son Deuxième Centenaire.

En Norvège, il faut être un homme de plus de 55 ans et maçon depuis 5 ans pour obtenir cet appartement. Cela créé un légitime scandale

De notre confrère norvégien borsen.dagbladet.no

Cinq années d’appartenance à une Loge pour un homme sont nécessaires pour soumettre une offre pour un appartement dans l’ouest d’Oslo. – « Ce n’est pas l’intention d’exclure les femmes », répond la loge maçonnique.

Une annonce a récemment été placée pour un appartement sur Finn.no à Conrad Hemsens vei sur Bygdøy, à l’ouest d’Oslo.

La publicité insiste à plusieurs reprises sur le fait que l’acheteur doit être membre valide de l’Ordre maçonnique norvégien. Il est également précisé que l’adhésion doit être valide depuis au moins cinq ans, et que l’acheteur doit être âgé de plus de 55 ans.

Seuls les hommes peuvent être membres de l’Ordre maçonnique norvégien. Ils le confirment sur leur site internet.

«L’Ordre norvégien des francs-maçons est une association indépendante d’hommes de tous les groupes professionnels, qui se réunissent dans tout le pays pour développer leur personnalité et interagir de manière traditionnelle et digne.

L’Ordre norvégien des francs-maçons n’est pas un ordre secret, mais notre travail se déroule dans une union fermée, avec comme objectif l’auto-développement au profit du prochain », indique-t-il.

Discrimination indirecte

Helene Falck, avocate au Médiateur pour l’égalité et l’anti-discrimination, dit à Børsen qu’il est interdit de discriminer l’acheteur d’une maison en raison de son âge, de son sexe ou de son origine ethnique, mais qu’il existe des exceptions à cette interdiction.

– Il n’est pas illégal d’avoir des clubs privés et des associations réservés à un sexe, et il n’est pas illégal d’accorder des avantages aux membres. La question ici est de savoir si la personne responsable peut justifier que la différence de traitement est nécessaire pour atteindre un objectif factuel, dit-elle.

C’est le Tribunal de la discrimination qui peut examiner si l’exigence d’adhésion viole ou non l’interdiction de la discrimination. Afin d’être en mesure d’évaluer le cas, le tribunal doit recevoir une plainte de quelqu’un qui veut acheter la maison, mais ne l’obtient pas, en raison des exigences.

– Il ne s’agit pas d’une discrimination directe fondée sur le sexe, mais nous savons que les femmes ne peuvent pas être membres de cet ordre, il s’agit donc de femmes qui seront indirectement discriminées en imposant une telle exigence d’adhésion, déclare Falck.

Pour être membre de l’ordre, il faut avoir « donné son assentiment à la foi chrétienne« , est-il précisé sur le site internet de la loge. Falck estime que toute discrimination fondée sur la religion aura la même évaluation que pour le sexe.

– Il n’est pas nécessaire que vous soyez chrétien dans l’annonce. Ce sera donc la même question qui s’applique au genre, s’il y aura discrimination indirecte, répond l’avocat.

Elle déclare également qu’il y a eu une affaire devant le tribunal en 2010, où une société de logement ne voulait vendre des maisons qu’à des femmes célibataires. À ce moment-là, il a été considéré que cela enfreignait la loi sur l’égalité des sexes et l’entreprise a été sommée de modifier sa décision.

– Étrange

Anne Hege Grung, dirigeante de l’Association des femmes norvégiennes, réagit aux critères d’achat.

– Il est étrange que l’association du logement impose de telles exigences à l’acheteur. Vous devez également être membre d’Obos pour acheter un appartement à Obos, mais la différence est qu’il est ouvert à tous de devenir membre d’Obos. C’est problématique, et je pense que quelque chose peut être jugé légalement, dit-elle à Børsen.

Grung estime que le Médiateur pour l’égalité des sexes devrait examiner l’affaire.

– Il s’agit d’une question de principe majeure qui devrait être jugée par le Tribunal de la discrimination. Sans être complotiste, la loge maçonnique regorge d’hommes occupant de hautes fonctions avec une certaine influence. Cela est donc évidemment discutable et peut être testé par rapport à différents types de législation, également indirectement par rapport à l’égalité des sexes, dit-elle.

Elle pense que cela montre qu’il n’y a pas d’égalité totale en Norvège.

– Cela rend une différence visible, et cela rompt avec la compréhension que nous avons atteint la pleine égalité entre les sexes, dit-elle, et ajoute :

– Il y a la liberté d’association en Norvège, donc si les gens veulent s’organiser dans des organisations ségrégationnistes, c’est une chose. Mais si cela a des conséquences sur qui peut acheter une propriété et des conséquences sur d’autres secteurs de la société, alors c’est un problème plus important.

– Une bonne chose pour nos membres

En 2020, deux autres appartements de la CLM ont été mis en vente, avec les mêmes critères pour les acquéreurs. Il a ensuite été mentionné par E24 .

Kristoffer Sandven, contact presse dans l’Ordre maçonnique norvégien, dit à Børsen que l’association de logement en question a été construite par la loge maçonnique en son temps, et qu’elle est donc conditionnée aux membres de l’association.

La loge maçonnique compte environ 15 000 membres en Norvège. Sandven souligne que les femmes, veuves de francs-maçons, peuvent également acheter la maison.

– Il n’est pas rare d’avoir des clauses dans les associations de logement, dit-il.

Il précise que les maisons maçonniques possédaient auparavant toute la zone autour de l’appartement, et que la société de logement en question a été construite dans les années 80. A proximité se trouvent des appartements attenants au lodge qui sont loués aux membres.

Il ne commentera pas l’affirmation du Médiateur pour l’égalité et la discrimination selon laquelle cela pourrait constituer une violation de la loi sur l’égalité des sexes, mais ne pense pas lui-même que les ventes de maisons sont discriminatoires.

– Ce n’est pas l’intention, que seuls les hommes peuvent acheter la maison. C’est censé être une bonne chose pour nos membres, dit Sandven.

– Mais pour être membre de la Loge maçonnique, il faut être un homme – cela ne devient-il pas discriminatoire ?

– L’intention n’est pas d’exclure les femmes. Les veuves de francs-maçons peuvent également acheter la maison, il y a plus de femmes qui vivent là-bas, dit-il.

– Pas entendu parler avant

Henning Lauridsen, PDG d’Eiendom Norge, dit à Børsen qu’il existe des exemples de clauses dans les ventes de maisons.

– Il existe un certain nombre de maisons conditionnelles, mais il est courant qu’il y ait des maisons construites spécialement pour ceux qui ont besoin de soins. Ensuite, il arrive aussi que vous ayez une réglementation des prix. Vous pouvez également trouver la même chose en ce qui concerne le logement des jeunes, où les municipalités ou d’autres ont accordé des subventions pour obtenir un logement moins cher, par exemple les jeunes de moins de 30 ans. Vous avez également le club d’épargne des résidents âgés, qui a eu un certain nombre de tels clauses, dit-il, et ajoute :

– Mais je n’ai jamais entendu parler d’un tel cas auparavant, conclue-il.

Le Pape François nomme un fervent partisan catholique des Francs-maçons et de la cause LGBT

De notre confrère polonais nczas.com

Le Pape François a nommé un nouveau président de l’épiscopat italien. C’était Card. Matteo Zuppi, jusqu’à présent archevêque de Bologne et l’un des hiérarques les plus libéraux. De plus, les vaticanistes le désignent comme l’un des successeurs potentiels du pape sortant.

La hiérarchie est louée par la franc-maçonnerie italienne et soutient le lobby LGBT.

L’attitude « progressiste » de Cardinal Zuppi lui a valu la sympathie d’un certain Gioele Magaldi, aujourd’hui Grand Maître du Grand Est Démocratique de l’Italie, et auparavant appelé la Colline romaine de Sion (Monte Sion di Roma).

Le franc-maçon – que la maison d’édition Chiare Lettere a qualifié de « promoteur de l’engagement solaire et progressiste de la franc-maçonnerie » – a fait l’éloge de l’archevêque de Bologne en 2020, affirmant qu’il « serait un très bon pape ».

À propos de la carte. Matteo Zuppim a également parlé en tant que papabile du célèbre vaticaniste Sandro Magister, soulignant qu’il est un « nominé » informel de l’organisation Sant’Egidio, qui se place à l’avant-garde des réformes du Concile Vatican II. Cette structure est accusée d’être sectaire.

Le pape François a choisi le hiérarque moderniste parmi trois candidats votés par les évêques italiens. Les deux autres nominés sont Card. Augusto Paolo Lojudice et Mgr Antonino Raspanti.

Le 24 mai, il a « gagné » aux yeux de Franciszek Matteo Zuppi. Également connu pour défendre le lobby LGBT. Il est l’auteur de la préface de l’édition italienne du tristement célèbre livre « Construire des ponts » du dissident jésuite James Martin, qui sape l’enseignement de l’Église.

Dans son mot pour la publication du plus grand promoteur « catholique » de l’idéologie homosexuelle, le cardinal a recommandé « une nouvelle attitude pastorale que nous devons rechercher avec nos frères et sœurs LGBT« .

James Martin lui-même a décrit Zuppi comme « un grand partisan des catholiques LGBT ».

Le voyage d’Ish-Isha

C’est un véritable coup de cœur pour ce roman qui nous emmène sur un chemin initiatique remarquable. Ce qui est étonnant c’est que l’on ne sait pas vraiment à quelle époque l’histoire  se déroule, on suppose que nous sommes en France mais la ville dont parle l’Auteure n’existe pas réellement. L’auteure nous transporte de façon allégorique dans une autre dimension car le personnage principal « Jaïmer est né avec les ailes d’une fille ».

Nous ne sommes pas essentiellement dans un questionnement sur le « genre » mais bel et bien sur un chemin initiatique que le personnage principal va arpenter avec force et vigueur. On y retrouve le monde de la campagne plus calme, plus authentique mais aussi plus enfermé, et le monde de la ville où chacun fait pour soi sans trop se soucier des autres. Le personnage principal nous emmène dans une recherche qui nous concerne tous « qui suis-je » et nous embarque aux confins de cette terre que nous ne connaissons pas, à la recherche du père qui pourra peut-être lui dire pourquoi il est ainsi si différent. Très beau récit initiatique, bien que non maçonnique, et très belle aventure intérieure qui nous enrichit des différences, de questionnements sur nous-mêmes et sur les autres et finalement nous parle d’altérité. Le chemin initiatique ne serait-il pas universel ? C’est un vrai partage auquel nous convie Elisha Papillon. Ida Radogowski Ida a créé avec d’autres personnes LA LETTRE DES DEUX VOIES pour favoriser des échanges et des liens entre Francs-Maçon(ne)s qui sont déjà dans une démarche bouddhiste ou qui souhaite connaître un peu mieux le bouddhisme.   La lettre est trimestrielle et gratuite, on peut s’y inscrire en précisant son Ob., sa L. et la Ville de résidence à ce mail : lesdeuxvoies@orange.fr Le voyage d’Ish-Isha d’Elisha Papillon éditions Lazare-Capucine, 2021, 346 pages, 23 € https://www.lazare-capucine.com/