Que connaît-on aujourd’hui d’Aurore Dupin, alias George Sand (1804-1876) ? Quelques romans pour adolescents aimant lire : La mare au diable, La petite Fadette ou François le Champi ; et, pour les érudits, guère plus que ses amours tumultueuses avec Alfred de Musset, sa liaison éphémère avec Liszt ou avec le « décevant » Mérimée (sic !)…
Frédéric Chopin à l’époque de son séjour à Majorque (1838-1839).
…et, surtout, sa passion partagée pour Chopin (ah, le Prélude op. 28, n° 15 en ré bémol majeur dit « de la goutte d’eau », qu’il écrivit lors de leur séjour tourmenté à Majorque !)…
Pourtant « la dame de Nohant », comme on l’appellera sur la fin de sa vie, fut de tous les combats. Passionnée, indépendante, anticonformiste jusqu’à se vêtir en homme et fumer la pipe, républicaine dans l’âme et dans les faits, elle a utilisé sa plume et son immense capacité de travail, pour lutter contre les inégalités sociales touchant le monde ouvrier ou rural, et en faveur de la femme, bien avant le féminisme !
Nommer ses amis c’est souligner son charisme. Dans sa maison de Nohant, pourtant au fin fond de l’Indre, on croise, pour des visites ou des séjours : Flaubert, Alexandre Dumas fils, Yvan Tourguenieff, Victor Hugo, Michelet, Béranger, Flora Tristan, la mezzo-soprano Pauline Viardot, Marie d’Agout la maîtresse de Franz Liszt, Heinrich Heine, Lamartine, Lamennais, Balzac, Théophile Gautier, Eugène Delacroix, et bien d’autres, dont Arago et Pierre Leroux. C’est ce dernier qui lui fait découvrir Agricol Perdiguier et adopter la cause du compagnonnage.
Lorsqu’en 1836 George Sand fait sa connaissance, Pierre Leroux s’est installé comme imprimeur à Boussac, dans la Creuse, près de Nohant, après une carrière militante portée par le journalisme : co-fondateur de plusieurs journaux et revues progressistes ou d’opposition aux régimes en place. Franc-maçon, membre de la Constituante de 1848 et de la Législative, c’est à lui qu’on doit (qui le sait aujourd’hui ?) le mot « socialisme » qu’il opposait à l’individualisme, plaie selon lui de toute société fraternelle.
Il fait lire à George Sand, en mai 1840, l’ouvrage qu’Agricol Perdiguier vient de publier : Le Livre du Compagnonnagecontenant des chansons de Compagnons, un dialogue sur l’architecture, un raisonnement sur le trait, une notice sur le compagnonnage, la rencontre de deux frères et un grand nombre de notes. Cet in-16° de 252 pages est un appel à la paix et à la concorde entre les « Devoirants » affaiblis par leurs querelles internes. Ses ouvrages antérieurs n’avaient pas rencontré grand succès, à en juger par les tirages. Son premier opus, Devoir de Liberté : chansons de compagnons et autres, publié en 1834, avait été tiré à 500 exemplaires ; quant à son second, publié deux ans plus tard, il atteindra les 1300 ! En 1838 il publie La Rencontre de deux frères, récit toujours centré sur la réconciliation des Devoirants entre eux. Dans ces conditions, qui aurait pu augurer du succès du Livre du Compagnonnage même s’il y rassemblait tout ce qu’il avait écrit antérieurement ?
Pourtant, il n’hésite pas à signer l’ouvrage de son nom de Compagnon, « Avignonnais La Vertu », révélant certaines cérémonies et en dévoilant même légendes et symboles ; il y exhorte les différents Devoirs compagnonniques à se réconcilier : « Comprenez tous, mes amis, qu’étant divisés nous sommes faibles et méprisés, et qu’en nous unissant nous serons plus forts et respectés, et que la misère n’osera plus approcher de nous. »
George Sand est enthousiasmée. Derrière la cause, elle accède à une société secrète, le compagnonnage. Elle écrira plus tard à Pierre Leroux depuis Nohant : « Vous ne savez pas dans quel labyrinthe vous m’avez fourrée avec vos Francs-maçons et vos sociétés secrètes. C’est une mer d’incertitude, un abîme de ténèbres. Il y a tant d’inconnues dans tout cela que c’est une belle matière pour broder et inventer et, au fait, l’histoire de ces mystères ne pourra, je crois, jamais être faite que sous la forme d’un roman. »
Voulant aller plus loin, elle invite Perdiguier à une rencontre à Paris. Elle aura lieu en mai 1840. En voyant sa sincérité et la pureté de sa cause, elle décide de soutenir son action. Ainsi naît une amitié qui sera plus durable qu’avec Leroux avec qui elle rompra après 1845 : leur correspondance s’étendra sur plus de trente ans, de mai 1840 à octobre 1872.
Dès sa parution, l’ouvrage de Perdiguier suscite des polémiques chez les Compagnons qui l’accusent de trahir les secrets, tandis que des journalistes dénoncent des idées progressistes qui mettent en péril l’équilibre social. « Considérez – écrit Perdiguier – que nous ne sommes pas d’une substance moins délicate, moins pure que les riches ; que notre esprit, que notre sang, que notre conformation n’ont rien de différent de ce qu’on voit en eux. »
George Sand le réconforte en faisant de lui un héros. « Tout homme qui se dévoue au culte de la justice doit être persécuté et sa vie est une lutte – lui écrit-elle le 29 mai 1840. Puisez donc votre force dans l’idée même de cette souffrance à laquelle votre vertu vous a dévoué. Vous êtes un martyr. »
Il envisage alors de refaire un « Tour de France de la réconciliation » afin de plaider dans les cayennes et les salles publiques la fraternité entre les Devoirs et l’unité du Compagnonnage. Elle prend en charge la dépense. Malheureusement, les résultats ne seront pas à la hauteur des espérances !
Pour le soutenir, elle se lance dans l’écriture d’un grand roman dont Agricol Perdiguier sera le héros sous le nom de Pierre Huguenin. Ce sera Le Compagnon du Tour de France qui paraît fin 1840. Il faut souligner sa méticulosité. Elle lui écrit : « Je compte sur vous pour m’aider dans les corrections car j’aurais pu faire quelque inexactitude sur les usages du compagnonnage. » Elle envisage de faire paraître une suite… qui ne viendra jamais.
Une nouvelle cabale naît en effet, qui veut toucher Perdiguier à travers elle. Ce n’est pas tant le roman en lui-même qu’on fustige, mais les idées subversives qu’il prône. Balzac résume la situation avec cynisme : « On ne veut plus nulle part de George Sand : Le Compagnon l’a tuée. »
Il n’en sera rien. Elle continuera d’écrire des romans initiatiques dénonçant l’injustice sociale. Car, dit-elle dans son avant-propos au Compagnon : « Les sociétés secrètes sont le résultat nécessaire de l’imperfection de la société générale. […] Les hommes ont constamment essayé de constituer la vraie cité. Mais la cité est toujours devenue caste, sous quelque forme qu’elle se manifestât dans le monde. Qui dit cité dit association, et qui dit association dit égalité ; car il n’y a pas d’autre principe qui puisse réunir deux hommes… »
L’une de ces sociétés l’intéresse particulièrement. On lit dans une lettre à son fils Maurice de 1843 : « Je suis dans la Franc-maçonnerie jusqu’aux oreilles, je ne sors pas du Kadosch, du Rose-Croix et du Sublime Écossais. Il va en résulter un roman des plus mystérieux. Je t’attends pour retrouver les origines de tout cela dans l’histoire d’Henri Martin, les Templiers, etc. » Ces romans, ce seront Consuelo suivi de La Comtesse de Rudolstadt (1842/43), puis Les Maîtres Sonneurs, en 1853.
Quant à Perdiguier, emporté lui aussi par le mouvement, il sera reçu franc-maçon en 1846, à la loge « Les Hospitaliers de la Palestine » alors sous l’égide du Suprême Conseil de France et qui restera sous le numéro 107 à la Grande Loge de France.
George Sand et le Compagnonnage ? Ainsi va la grande chaîne d’union : dans une cayenne, il y a toujours une Mère…
Le cercle d’études, appelé Trivium, concerne l’Intelligence et les arts de la parole.
La Grammaire
Per me quivis discit, vox, littera, syllaba quid sit(Grâce à moi, tout le monde peut apprendre le sens des mots, des syllabes et des lettres).
«Les humbles grammairiens qui se complaisent à la seule Coque, que ne retient pas la graisse de la moelle intérieure : S’ils réclament au dehors des fragments, de la seule coquille Contents, ils ne sont pas capables de goûter la saveur du noyau.» (Alain de Lille, XIIe siècle, traduction du latin). La grammaire exégétique implique d’apprendre la signification des mots, leurs nuances et comment ils s’intègrent dans différents contextes.
Les anciennes civilisations n’ont pas toutes développé une pensée grammaticale. Parmi les peuples antiques, seuls les Indiens et les Grecs semblent avoir eu une telle démarche et, si c’est aux Indiens que l’on doit la première grammaire sanskrite, c’est aux Grecs que l’on doit le nom même de «grammaire» ; le terme grammatikê tekhnê apparaissant chez Platon. La Grammaire, comme «science du langage» selon l’expression d’Augustin, était considérée comme la clé de toute connaissance positive et, pour cette raison, le premier des Arts. Guillaume de Conches, comme son maître Bernard de Chartres, souligne le fait que la grammaire est le fondement de tout savoir. La mention des trois temps était déjà dans l’Iliade, les chinois n’avaient pas de conception du temps dans leur syntaxe, le bouddhisme a introduit avec la notion de karma le futur dans la grammaire. Le verbe « être » grec fonde à la fois l’état et l’existence.
La grammaire est à la fois la science et l’art du langage : la science, car elle en fait connaître les éléments constitutifs et les principes généraux en s’appuyant sur les théories qu’elle emprunte entre autres à la logique ; l’art, car elle en expose les procédés et les règles.
La grammaire est dite générale quand elle s’attache aux principes communs à toutes langues, particulière quand elle se borne aux formes propres à une seule langue, comparée quand elle met en regard les analogies et les différences entre deux ou plusieurs langues. Toute grammaire traite :
– de l’aspect matériel du langage : lettres, alphabet, syllabes, accents et signes divers ;
– de la lexicographie, c’est-à-dire des différentes espèces de mots, de leurs modifications ou inflexions : genres, nombres, cas, personnes, voix, temps, modes ;
– de la syntaxe, qui enseigne à unir et à combiner les mots pour exprimer nos pensées ;
– de l’orthographe, de la prononciation.
Le trivium a fourni à la Franc-maçonnerie les mots de passe, les mots sacrés, le langage convenu, l’alphabet secret, l’usage des initiales, les verbes «lire», «épeler», «écrire» et les modalités de l’expression en loge.
Les rituels ont une grammaire qui constitue en grande partie le langage maçonnique.
Cependant, la grammaire est ignorée dans la langue des initiés qui n’est point littérale, et comme le disait Fulcanelli «La langue des oiseaux est un idiome phonétique basé uniquement sur l’assonance. On n’y tient aucun compte de l’orthographe, dont la rigueur même sert de frein aux esprits curieux et rend inacceptable toute spéculation réalisée en dehors des règles de la grammaire.»
La Rhétorique
Causarum vires per me, alme rhetor, oblige (Grâce à moi, fier orateur, vos discours vont bouger).
Du latin rhetorica, emprunté lui-même au grec ancien rhêtorikê tekhnê, littéralement technique, art oratoire, art de l’éloquence, ou art de la persuasion.
Dans la mythologie grecque, Polymnie ou Polhymnie est la Muse de la Rhétorique, donc de l’éloquence. Elle est la fille de Mnémosyne et Zeus.
La rhétorique est l’art de bien dire et persuader, c’est-à-dire de convaincre, de plaire et de toucher. La rhétorique ne peut produire l’éloquence qui est un don naturel, mais elle apprend à l’orateur à user de toutes ses ressources ; elle lui sert de règle et d’auxiliaire. Dans tout discours, comme dans toute composition littéraire, il faut d’abord trouver ce qu’on doit dire, puis le disposer dans l’ordre le plus convenable, enfin l’orner de tous les agréments du style : de là trois parties dans la rhétorique, l’invention, la disposition et l’élocution. on en trouve l’expression dans le fameux livre de Cicéron, Dialogue sur les partitions oratoires.
On différencie, également, les opérations de la rhétorique en cinq parties : l’invention (inventio, heurisis) ; l’organisation (dispositio, taxis) ; l’élocution, ou plutôt la disposition des mots dans la phrase, l’usage des figures, la question des styles (elocutio, lexis) ; la prononciation du discours (actio, hypocrisis) et sa mise en mémoire (memoria, mnémè).
Dans l’art rhétorique, les moyens de persuasion du discours sont le logos qui relève de la démonstration, de la raison et de l’argumentation, l’ethos qui est ce qui correspond à l’image que le locuteur donne de lui-même à travers son discours (il s’agit essentiellement pour lui d’établir sa crédibilité par la mise en scène de qualités morales comme la vertu, la bienveillance ou la magnanimité) et le pathos, une méthode de persuasion par l’appel à l’émotion du public.
Cet appel à l’émotion peut-être nocif. Ainsi, la rhétorique fut vilipendée par Platon. Dans Gorgias, avec son dialogue sur la rhétorique sophistique, il ne voit qu’une doctrine rejetant toute morale, un discours flattant l’auditoire et agissant sur l’âme par la séduction. Les personnages de ses dialogues -dont Calliclès, le Nietzsche de l’Antiquité- qu’il nomme les sophistes, soulèvent le problème du discours influent qui pervertit la vérité : «La tromperie est bel et bien possible puisque l’étranger a donné un statut à l’image fausse (puisque l’on peut mêler l’autre et le logos, donc tenir des discours faux donc introduire l’erreur, donc la tromperie, donc l’image, donc le simulacre)». Cependant, cette machine rhétorique, bien organisée en ses parties, permet de construire le discours mais, dans le cas d’une pratique dite spirituelle, elle sert à élever l’adepte ou, en d’autres termes, à lui procurer en lui une augmentation de l’être. Il conviendrait d’introduire d’autres notions qui sont la prudence, la subtilité et la délicatesse.
Dans l’Antiquité, l’art de la mémoire faisait partie de la rhétorique. Cet ars memorendi permettait à l’orateur de retenir les points essentiels de longs discours, à une époque où le matériel et les supports pour prendre des notes étaient peu pratiques. L’art de la mémoire, la mnémotechnique, apportait une aide considérable à l’improvisation ; la mémoire organisée fournissait à l’intervenant les éléments dont il avait besoin (voir à la fin de l’article un développement particulier sur cet art de la mémoire).
Démosthène, Cicéron, Quintilien furent de grands rhéteurs.
L’apprentissage de la rhétorique, par un compagnon franc-maçon, est source d’une prise de parole sensible, bienfaisante et profitable à la loge.
Argumenta sino concurrere plus canino (Comme les aboiements d’un chien, mes arguments se succèdent avec rapidité).
La dialectique, qui consiste dans l’art de discuter, fut la première forme de la logique. La Logique est la partie de la philosophie qui étudie les lois de la pensée qui, par la suite, enseigne les règles à observer dans la recherche et l’exposition de la vérité. Elle est une science parce qu’elle fonde ses théories sur la connaissance des facultés intellectuelles et qu’elle en déduit les règles auxquelles celles-ci doivent être assujetties. Elle est un art parce que ses préceptes s’appliquent à toutes les sciences et forment la justesse de l’esprit.
La logique traite deux grandes questions, celle de la certitude et celle de la méthode. Dans la première, elle explore les trois systèmes qui s’y rattachent, le dogmatisme, le probabilisme, le scepticisme, distinguant la science et l’opinion, assignant les caractères de la vérité et les causes de l’erreur. Dans la seconde, elle détermine les procédés de la méthode, soit en général, soit par rapport aux diverses sciences particulières (sciences mathématiques, physiques, naturelles, sociales) ; elle montre en même temps quel concours le langage peut prêter aux opérations de l’esprit.
La parole du compagnon, s’appuyant sur la rhétorique, se structure par la logique.
L’art de la mémoire
Cicéron relate comment le poète grec Simonide de Céos, épargné lors d’un éboulement de la salle où il se trouvait juste avant, ayant fixé dans sa mémoire la place et le nom de chaque convive, put indiquer le nom de chaque cadavre enfoui dans les décombres et permit ainsi aux familles d’emporter leurs morts.
Le but de cette branche de la philosophie médiévale fut, ainsi, de développer des facultés mnémoniques à travers la mise en place d’un système complexe d’images mentales placées dans des architectures imaginaires, comme des statues dans un palais. Il s’agit d’utiliser les lieux et les images car, de même que l’écriture trace sur la cire les caractères dont elle est formée, de même la mémoire a ses lieux propres, et, pour ainsi dire, ses tablettes, où sont gravées, comme des caractères, les images de ses souvenirs, selon les termes de Cicéron (paragraphe VII). Il était recommandé d’utiliser comme lieux des endroits connus, comme une ville ou une maison dans laquelle on avait l’habitude de se déplacer, et d’organiser les images de telle sorte que l’agencement spatial de ces images corresponde aux concepts à se remémorer.
Karl Pribram développant, parallèlement aux travaux de David Bohm sur l’univers holographique, sa propre théorie holographique de l’esprit humain pense que la mémoire, sous ses différentes formes, n’est pas localisée dans une région particulière du cerveau ; il pourrait être interprété comme un système holographique s’activant sous l’effet de faisceaux de fréquences différentes provenant de l’extérieur. Cette analogie permet de concevoir une réalité fondamentale où toute chose est contenue dans chaque chose, où chaque fragment contient des informations sur chacun des autres fragments, de telle sorte qu’on pourrait dire que chaque région de l’espace et du temps contient la structure de l’univers en son sein, à l’instar d’une plaque holographique qui contient toutes les informations de la figure représentée. La Mémoire n’est pas une image du Passé ; elle est le Passé-même conservé vivant. Un rapport s’impose avec ce que Platon appelait l’anamnèse qui « désigne aussi bien la remémoration que la réminiscence : se remémorer, c’est ramener à la conscience des idées ou formes que nous connaissions déjà de façon latente, mais que nous avions oublié lorsque notre âme a été séparée de notre corps. En un mot, la remémoration est la réappropriation cognitive d’une idée ou d’un concept relatif à la réalité intelligible ». (L’Art de la Mémoire de Frances A. Yates)
L’ars memorandi était extrêmement important à une époque où les livres et les supports d’écriture étaient rares et où la manière la plus simple de connaître un livre était simplement de l’apprendre par cœur. Leibniz considérait que le champ du savoir, c’est-à-dire la connaissance parfaite des principes de toutes les sciences et des arts qui s’y appliquent se décomposaient en trois parties également importantes : l’art de raisonner (la logique), l’art d’inventer (la combinatoire) et l’art de la mémoire (mnémonique). C’est comme partie de l’art de la rhétorique que l’art de la mémoire (ars memorativa), maîtrisé par les Anciens, qui en avaient rédigé les règles et les lois, a voyagé à travers la tradition européenne.
Une des hypothèses de base de cet art, dont on trouve l’origine chez Cicéron, est que les images parlent plus directement à l’âme et sont donc les meilleurs vecteurs de la mémorisation. Par exemple, les flamants : Le tracé d’un angle droit, la fabrication d’une équerre juste, constituait un des soucis des constructeurs du Moyen Âge. Déjà, Vitruve notait que les artisans avaient des difficultés à fabriquer des équerres exactes. Les deux flamants de Villard de Honnecourt, rappellent une méthode simple et sûre pour tracer un angle droit. Si l’on trace les deux cercles dont les centres sont marqués et dont les circonférences correspondent aux cous des deux volatiles, la droite réunissant les intersections (I et I’) des deux cercles forme avec le segment de droite joignant les deux centres O et O’, un angle droit. Cette méthode est réalisable aussi bien sur la planche à dessin avec le compas, que sur le chantier, avec des cordeaux.
Pour développer l’Art de la Mémoire, Lulle s’était inspiré des techniques de méditation du mysticisme juif de Merkabah et des Sepher Yetzirah, selon lesquelles l’adepte reconstruit le Temple de Jérusalem dans son imagination.
La révolution numérique a bouleversé l’art de la mémoire en abandonnant à l’outil la conservation des données, la question alors est de savoir si cela a augmenté la capacité à la réflexion. Michel Serres et Bernard Stiegler s’en expliquent.(Je reproduis ici la vidéo publiée par Christelle Manant dans son article Michel Serres : l’optimiste compagnon voyageur).
Les Statuts de William Schaw (1598) évoquent explicitement la nécessité de l’art de la mémoire pour les ouvriers qui ne savaient ni lire ni écrire à cette époque. Les marches des divers degrés ne seraient-ils pas des techniques de mémorisation des tracés géométriques ?
Nous vous l’annoncions samedi matin, l’ancien Grand Maître du GODF Christophe Habas nous a quittés . Un avis de décès officiel sera prochainement publié dans la presse nationale (Le Monde) et dans la presse locale. Voici, d’ores et déjà, les informations pratiques suivantes, elles viennent d’être confirmées.
• Messe d’obsèques : vendredi 3 juin, à 10h30, en l’église Saint-Eustache, Paris 1er.
• Bénédiction, inhumation puis hommage maçonnique : samedi 4 juin, à 15h00, au cimetière de Gan (64290).
Des difficultés seront malheureusement à prévoir pour celles et ceux qui souhaiteraient se déplacer depuis Paris vers Gan, en raison d’une forte affluence dans les trains durant ce week-end de Pentecôte. Il faudrait peut-être envisager une opération de covoiturage. Une idée à transformer grâce aux réseaux sociaux.
L’histoire de la franc-maçonnerie à Santa Fe est l’un des aspects qui a retenu l’attention des habitants de Santa Fe ce samedi dans l’édition du Marathon Museum. Découvrez les détails de cet espace qui restera ouvert au public jusqu’à dimanche.
Depuis le siège de l’Armonía Lodge n ° 99, situé le 9 juillet 2454, le mobile AIRE de Santa Fe a attiré un grand nombre de personnes qui ont assisté à la première édition du Marathon Museum. Les principaux attraits de la proposition sont les musées historiques et les espaces pour la société civile ». Chaque espace aura un code QR pour accéder à des informations supplémentaires sur les visites et les activités.
« On s’attendait vraiment à beaucoup de monde, c’est toujours surprenant aujourd’hui, surtout qu’il y a beaucoup de monde. Les années précédentes, le lodge s’est démarqué par l’affluence à la Nuit des Musées et aujourd’hui au Musée du Marathon. » a déclaré Emanuel, l’un des organisateurs. La diffusion de l’événement a commencé dans les jours précédant l’ouverture afin que les gens connaissent et se rapprochent de l’espace qui génère une grande mystique et attire un nombre important de résidents de Santa Fe.
La curiosité s’est reflétée dans les différentes salles qui ont été ouvertes à cette occasion, dans le cas de la salle principale on a pu voir plus de 100 personnes qui ont assisté au discours des exposants. Un autre des espaces qui a été rempli est le temple de la loge.
« Les conférences données lors du Marathon Museum se concentrent sur l’histoire de la franc-maçonnerie à Santa Fe et son histoire, comment elle est nourrie à l’heure actuelle et la projection qu’elle cherche à avoir dans le futur », a ajouté Emanuel. Aussi bien ce samedi que ce dimanche, les personnes qui fréquenteront cet espace auront l’occasion d’entrer en contact avec l’histoire de la franc-maçonnerie dans la ville.
La loge expose à cette occasion des symboles, des objets, des témoignages de membres de l’institution, des documents historiques, des peintures, des photographies et des livres.
La loge expose à cette occasion des symboles, des objets, des témoignages de membres de l’institution, des documents historiques, des peintures, des photographies et des livres. De plus, il y a des entretiens par les autorités et les membres de la franc-maçonnerie sur l’influence de cette institution dans l’histoire et la situation actuelle de notre pays.
« Marathon Museum » propose deux journées complètes pour que les habitants de la ville puissent redécouvrir les musées et les bâtiments les plus chargés d’histoire de la capitale provinciale. Le samedi, les activités seront prolongées entre 10 et minuit ; et le dimanche, entre 10 et 20. Au cours de ces journées, il y aura des propositions spéciales, des visites thématiques et la mobilité seront disponibles pour faciliter la circulation du public à travers 50 espaces de la ville.
A vélo, à l’école ou à pied
Dans chacun des 50 espaces, une feuille de route imprimée sera proposée, qui comprendra une carte de la ville de Santa Fe avec l’emplacement de tous les sites qui participent au Musée du Marathon. En outre, des visites thématiques seront proposées, réunissant certains de ces espaces et propositions autour de grandes figures de la culture telles que Sor Josefa Díaz y Clucellas, Ariel Ramírez et Juan José Saer.
Autre ressource innovante que proposera cette première édition, des bus gratuits pour aller d’un endroit à un autre, avec des points de départ et d’arrivée fixes et des horaires spéciaux. Cette proposition a été travaillée dans différents quartiers avec les Gares, les Centres de Quartier et les réseaux institutionnels de la Commune pour définir les horaires et les parcours et convoquer ceux qui vont y participer. Les vélos de la Municipalité seront également disponibles pour ceux qui choisiront de faire le tour de cette façon.
La mémoire est définie comme le processus continu de rétention d’informations dans le temps. Dans la vie de tous les jours, c’est une capacité cognitive fondamentale qui, lorsqu’elle commence à disparaître, nous projette dans le monde du handicap et souvent de la démence. Dans la grande majorité des cas, on ne se pose pas de problème et on utilise cette fonctionnalité cérébrale sans réfléchir ! C’est lorsqu’arrive le 3ème et le 4ème âge que l’on commence à s’inquiéter ! Les informations que j’ai rassemblées ci-dessous ont pour but de nous inciter à « protéger » et à « cultiver » notre mémoire !
Mais comment ça marche exactement ?
A vrai dire on est encore loin d’avoir tout compris mais ce que l’on sait n’est pas sans intérêt. Une réponse rapide pourrait être : « Sur deux modes ! »
Le système 1 : plutôt inconscient, rapide, automatique, routinier,
Le système 2 : plutôt conscient, lent, nécessitant un effort.
À chacun de ces deux niveaux, il y a :
La prise en compte de l’information (encodage),
La conservation (stockage) de l’information acquise,
et sa récupération à la demande.
Si vous repensez aux circonstances où vous avez appris une nouvelle compétence, comme conduire une voiture, vous devriez vous souvenir que, lorsque vous avez appris cette compétence pour la première fois, l’exécuter fut un processus actif dans lequel vous analysiez et étiez parfaitement conscient de chaque mouvement que vous faisiez : cela mettait en activité le système 1. Ce système 1 se caractérise par un rappel rapide et inconscient d’informations précédemment mémorisées.
Les activités en classe s’appuient fortement sur le système 1 ; comme par exemple, l’apprentissage des tables de multiplication, les questions d’examen à choix multiples.
L’activation du système 2 devient nécessaire lorsque les élèves se voient proposer des activités et des devoirs qui les obligent à fournir une nouvelle solution à un problème, à s’engager dans une réflexion critique ou à appliquer un concept en dehors du domaine dans lequel il a été initialement présenté.
Il est important de garder à l’esprit que le fonctionnement du Système 2 dépend de la fonctionnalité du Système 1.
En d’autres termes, la pensée critique nécessite de nombreuses connaissances mémorisées et la capacité de réaliser des jugements intuitifs et automatiques.
Inscription sur un panneau déposé avec des bougies et des fleurs
Les trois processus principaux qui caractérisent le fonctionnement de la mémoire : l’encodage, le stockage et la récupération (ou le rappel).
L’encodage . L’encodage fait référence au processus par lequel l’information est apprise, comment les informations sont prises en compte, comprises et modifiées pour faciliter la 2ème étape, le stockage.
Il y a quatre méthodes d’encodage des informations :
L’encodage visuel ;
L’encodage acoustique
L’encodage sémantique (en rapport avec la signification)
et l’encodage tactile.
Le stockage. Le stockage de la mémoire met en évidence deux types de mémoire :
la mémoire à court terme
et la mémoire à long terme.
La mémoire à court terme (Short Term Memory – STM) ne dure qu’entre 15 et 30 secondes. De plus, STM ne stocke qu’entre cinq et neuf éléments d’information, sept éléments étant le nombre moyen. Dans ce contexte, le terme « éléments » fait référence à toute information.
La mémoire à long terme (Long Term Memory – LTM) a une immense capacité de stockage, et les informations stockées dans LTM peuvent y être stockées indéfiniment.
Une fois que les informations sont stockées dans LTM ou STM, les individus doivent les rappeler ou les récupérer pour utiliser ces informations.
L’information codée est d’abord stockée en mémoire à court terme puis, si besoin est, en mémoire à long terme.
La récupération . C’est le processus par lequel les individus accèdent aux informations stockées.
Les informations stockées dans STM et LTM sont récupérées différemment. Alors que STM est récupéré dans l’ordre dans lequel il est stocké (par exemple, une liste séquentielle de numéros), LTM est récupéré par association (par exemple, se souvenir de l’endroit où vous avez garé votre voiture en retournant à l’entrée par laquelle vous avez accédé à un centre commercial ).
Physiologie de la mémoire
La théorie de la mémoire en « deux étapes » postule que la consolidation de la mémoire implique un dialogue pendant le sommeil entre l’hippocampe, où les traces de mémoire sont initialement formées, et le néocortex, où elles sont stockées pour une rétention à long terme.
Une cible importante est le cortex préfrontal médial, qui au fil des jours devient progressivement impliqué dans le rappel de la mémoire, en même temps qu’un désengagement progressif de l’hippocampe. Pendant le sommeil, les schémas d’activité neuronale liés aux tâches sont rejoués dans les deux structures, orchestrés par diverses oscillations cérébrales liées à la consolidation de la mémoire.
Troubles de la mémoire et le rôle des neuromédiateurs
Dans le cerveau, de multiples modifications physiologiques sont associées à la dégradation des facultés mentales et de la mémoire. Indépendamment de l’âge, un problème de la mémoire témoigne d’un déséquilibre neurochimique.
L’acétylcholine est le neurotransmetteur le plus souvent impliqué.
L’acétylcholine régit deux fonctions importantes : la vitesse de propagation de l’influx nerveux et la bonne hydratation du cerveau.
Dès que la transmission de l’influx nerveux entre les neurones ralentit, nos idées sont moins claires et nous n’arrivons plus à nous souvenir d’événements, de lieux ou de noms stockés dans la mémoire de travail. Si la vitesse de propagation ralentit de dix à vingt millisecondes, le fonctionnement du cerveau cesse d’être optimal. En effet la mémoire fonctionne avec des ondes et des particules : dès qu’une onde cérébrale ralentit, les particules (neurotransmetteurs) cessent de passer de neurones en neurones. Le cerveau marche parfois au ralenti parce qu’il manque d’eau, ce qui nuit au traitement correct des données. La transmission de l’influx nerveux se dégrade et certaines connexions neuronales sont court-circuitées par des plaques (qui se forment à partir du matériau neuronal endommagé agrégé à une protéine nuisible appelée bêta-amyloïde), par la non-continuité de la couche de myéline qui entoure les neurones et par la perte de liquide céphalo-rachidien.
Les troubles de la mémoire peuvent également résulter de nombreuses maladies liées à l’acétylcholine. C’est particulièrement vrai en cas de sclérose en plaques et d’épilepsie, deux affections dues à une démyélinisation. Les personnes qui souffrent de trouble déficitaire de l’attention ont des problèmes dans le traitement de la mémoire à cause d’une mauvaise circulation de l’acétylcholine. Les infections et les réactions inflammatoires, dont l’encéphalite et le sida, affectent la capacité à concentrer son attention et le temps de réaction. Un patient séropositif a ainsi parfois une bonne mémoire de reconnaissance, mais une mauvaise mémoire d’évocation.
Le rôle du GABA, de la dopamine et de la sérotonine
La vitesse de transmission des informations est en outre affectée par des déficiences des trois autres neurotransmetteurs. Une carence en dopamine peut affaiblir la mémoire de travail. La prise de drogue ou des troubles psychiatriques comme la schizophrénie altèrent également la mémoire à cause du manque de dopamine. Un stress important aura des conséquences sur l’acuité intellectuelle par un besoin accru d’acétylcholine.
Les douleurs chroniques sont souvent révélatrices d’un déficit en GABA. Or une forte douleur provoque des troubles de la mémoire car une mauvaise utilisation des antalgiques diminue le taux de GABA. Comme ce neurotransmetteur contrôle le rythme cérébral, il s’ensuit une perte additionnelle d’acétylcholine. Sur le plan mental, un trouble du rythme cérébral lié au GABA indique des problèmes d’interférence, au niveau de la mémoire, dus à de l’anxiété ou à un état dépressif. Sur le plan physique, le GABA joue un rôle dans la survenue des crises d’épilepsie pouvant être à l’origine de trous de mémoire voire d’amnésie.
Enfin, la sérotonine intervient dans la régulation du sommeil au niveau du système nerveux central. Des trous de mémoire momentanés peuvent aussi se produire suite à la prise chronique de certains médicaments vendus sans ordonnance (contre l’allergie, la grippe, les diarrhées, etc.) qui perturbent les cycles du sommeil, ce qui retentit sur la mémoire.
À terme, un dysfonctionnement du cerveau provoque de sérieux troubles du sommeil et, par conséquent, de mémoire. Un sommeil non réparateur peut également aboutir à de la dépression et/ou des traumatismes, et nuire là aussi à la mémorisation.
Les troubles de la mémoire et les pauses
En vieillissant, notre organisme sécrète moins d’hormones et des pauses apparaissent au niveau cérébral. Nous produisons moins d’hormone de croissance entre 30 ans et 50 ans, moins d’œstrogène et de testostérone entre 40 ans et 50 ans, moins de DHEA entre 30 ans et 60 ans, et souvent moins de progestérone à partir de 60 ans.
Ces pauses peuvent toutes provoquer des troubles de la mémoire. Par exemple, une insuffisance de mélatonine entraîne des interruptions dans les cycles du sommeil, ce qui affecte le stockage des données ; un taux de progestérone trop bas augmente l’anxiété, ce qui est destructeur pour la mémoire ; une carence en hormone de croissance aboutit à l’arrêt prématuré de la croissance des neurones.
Des conseils pédagogiques pour permettre de mieux mémoriser
L’effet test.
La recherche moderne en psychologie suggère que de petits tests fréquents sont l’un des meilleurs moyens d’apprendre. En encourageant les élèves à se souvenir régulièrement des informations qu’ils ont récemment apprises, vous les aidez à conserver ces informations dans la mémoire à long terme, sur lesquelles ils pourront puiser à une étape ultérieure de l’expérience d’apprentissage (Brown, Roediger et McDaniel, 2014). Comme avantages secondaires, des tests fréquents permettent à la fois à l’enseignant et à l’élève de garder une trace de ce qu’un élève a appris sur un sujet et de ce qu’il doit réviser à des fins de rétention.
L’espacement :
Selon l’effet d’espacement, lorsqu’un élève apprend et se souvient de manière répétée d’informations sur une période prolongée, il est plus susceptible de retenir ces informations. Ceci est comparé à l’apprentissage (et à la tentative de retenir) des informations dans un court laps de temps (par exemple, étudier la veille d’un examen). En tant qu’enseignant, vous pouvez favoriser cette approche d’étude chez vos élèves en structurant vos expériences d’apprentissage de la même manière. Par exemple, au lieu de présenter un nouveau sujet et ses concepts connexes aux étudiants en une seule fois, vous pouvez couvrir le sujet en segments sur plusieurs leçons (Brown, Roediger et McDaniel, 2014).
L’entrelacement :
La technique d’entrelacement est une autre approche d’enseignement et d’apprentissage qui a été introduite comme alternative à une technique connue sous le nom de «blocage». Le blocage fait référence au moment où un étudiant pratique une compétence ou un sujet à la fois. L’entrelacement, d’autre part, se produit lorsque les étudiants pratiquent plusieurs compétences connexes au cours de la même session. Cette technique s’est avérée plus efficace que la technique de blocage traditionnelle dans divers domaines (Brown, Roediger et McDaniel, 2014).
La mémoire dépendante de l’état :
La mémoire dépendante de l’état fait référence à l’idée qu’être dans le même état dans lequel vous avez appris des informations pour la première fois vous permet de mieux vous souvenir de ces informations. Dans ce cas, « l’état » fait référence à l’environnement d’un individu, ainsi qu’à son état mental et physique au moment de l’apprentissage (Weissenborn & Duka, 2000).
Le rôle des schémas :
Les schémas font référence aux cadres mentaux qu’un individu crée pour l’aider à comprendre et à organiser de nouvelles informations. Les schémas agissent comme un « raccourci » cognitif en ce sens qu’ils permettent aux individus d’interpréter de nouvelles informations plus rapidement que lorsqu’ils n’utilisent pas de schémas. Cependant, les schémas peuvent également empêcher les individus d’apprendre des informations pertinentes qui sortent du cadre du schéma qui a été créé. C’est pour cette raison que les élèves doivent être encouragés à modifier ou à réanalyser leurs schémas, si nécessaire, lorsqu’ils apprennent des informations importantes qui peuvent ne pas confirmer ou s’aligner sur leurs croyances et conceptions existantes sur un sujet.
Le regrouper :
La segmentation est le processus de regroupement d’éléments d’information pour mieux faciliter la rétention. Au lieu de se rappeler chaque pièce individuellement, les individus se souviennent de l’ensemble du groupe, puis peuvent récupérer plus facilement chaque élément de ce groupe (Gobet et al., 2001).
La pratique délibérée :
La dernière technique que les élèves peuvent utiliser pour améliorer le rappel est la pratique délibérée. En termes simples, la pratique délibérée fait référence à l’acte de pratiquer délibérément et activement une compétence avec l’intention d’améliorer la compréhension et la performance de ladite compétence. En encourageant les élèves à pratiquer une compétence continuellement et délibérément (par exemple, rédiger un essai bien structuré), vous assurerez une meilleure rétention de cette compétence (Brown et al., 2014).
Le rôle de l’alimentation dans la prise en charge de la maladie d’Alzheimer
Différentes études effectuées aux Etats-Unis ont montré que le métabolisme cérébral du glucose et de l’insuline était altéré dans la maladie d’Alzheimer (MA). Pour compenser ce trouble, les cétones sont appelés à fournir une énergie alternative.
En partant de cette constatation, l’apport d’huile de triglycéride à chaîne moyenne (MCT) a été proposée comme source nutritionnelle de cétones.
Une étude croisée randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, d’une durée de 6 mois, avec une extension de 6 mois chez des sujets probables atteints de MA, sous médication stable a été réalisée en 2021 et les résultats ont été publiés par « l’Alzheimer’s association ». La dose de MCT était de 42 g/jour, soit la dose maximale tolérée. La cognition a été évaluée avec le Mini-Mental State Examination (MMSE), le Montreal Cognitive Assessment (MoCA) et Cognigram®.
Vingt sujets, âge moyen 72,6 ans, 45 % de femmes, 70 % ayant fait des études universitaires avaient au départ un MMSE de 22,6/30 (10–29) ; MoCA 15,6/30 (4–27) ; référence Cognigram® Partie 1 : 65-106, Partie 2 : 48-107. La consommation moyenne d’huile MCT était de 1,8 cuillères à soupe/jour (25,2 g, 234 kcal).
Résultats : Quatre-vingt pour cent sont restés stables ou se sont améliorés. Une exposition MCT plus longue et un âge > 73 ans ont entraîné des scores MMSE finaux plus élevés ( P < 0,001) et Cognigram® 1.
Dans la vie courante l’aliment qui possède une proportion importante de triglycéride à chaîne moyenne sont l’huile de coco et l’huile de palmiste (à ne pas confondre avec l’huile de palme) : voir pour plus d’infos !
Ce résultat doit inciter les personnes âgées à ne pas attendre d’avoir des problèmes de mémoire pour inclure dans leur alimentation ces deux huiles alimentaires.
Mémoire et symbolisme
Charles-Bernard Jameux a consacré un livre à ce sujet : « L’art de la mémoire et la formation du symbolisme maçonnique » dont on dit beaucoup de bien (cf l’article que lui consacre Jean-Louis Turbet).
C’est un thème classique de la philosophie mais c’est aussi une constatation lorsque l’on sait combien les supports de la connaissance ont transformé nos existences !
On ne peut aborder ce sujet sans se poser la question d’un appauvrissement de la pensée collective suite à la moindre utilisation de nos procédés de mémorisation.
« Le symbolisme est un des éléments caractéristiques de la Franc-Maçonnerie. Plus précisément, il constitue le langage de l’initiation. Le propre du langage symbolique initiatique est d’utiliser des images du monde matériel, accessibles aux sens, pour évoquer des réalités abstraites, morales ou spirituelles.
Il faut cependant rappeler que la correspondance entre une idée et son symbole n’est pas un rapport symétrique, comme celui qui lie, dans un lexique, un mot à sa définition. Si l’image symbolique reste immuable, l’idée qu’elle évoque est appelée à se constituer progressivement et à mûrir dans l’esprit de l’initié en fonction de ses réflexions et méditations. Avec le temps, la simple présentation du symbole permettra d’activer dans la mémoire du sujet un ensemble de connaissances, d’impressions, de règles de conduite, ou un « état de l’être » qui y avaient été attachés.
Ce qui est important, c’est que la pléiade évoquée reste du domaine intérieur du sujet, et qu’elle n’est pas communicable par le langage ordinaire. D’où le peu d’intérêt, pour l’initié, d’un dictionnaire des symboles.
Dans la période terminale de son évolution, l’art de la mémoire est devenu une forme d’ascèse, dont le but était la connaissance de soi et la réintégration de la partie divine de l’âme. Curieusement, cette période précède de peu les débuts de la Franc-maçonnerie spéculative, et les deux disciplines présentent quelques « intersections » sous la forme de personnages et de milieux cultivant un intérêt pour l’ésotérisme. » (L’art de la mémoire et le langage symbolique de la Franc-Maçonnerie par Jean-Daniel Graf)
Sources :
Brain Rhythms and Neural Coding of Memory – Principal Investigator: Michaël ZUGARO, DR1 Cnrs
Brown, P.C., Roediger, H.L. & McDaniel, M.A. 2014. Make it stick: The science of successful learning. Cambridge, MA: Harvard University Press.
Grand entretien avec Michel Serres à propos de l’identité. La différence entre identité et appartenance est fondamentale et la confusion quotidienne conduit au racisme. Une fois rétablie la notion d’identité, Michel Serres revient sur l’hominescence, une évolution de la conception de l’homme apparue dès les années 1950. Il évoque aussi le rapport à notre corps, à notre mort pour lui, il existe trois sortes de mort et aux autres.
Première partie de l’émission : l’identité Faites le point sur la différence entre identité et appartenance, une confusion quotidienne qui conduit au racisme. Etre un individu de sexe masculin, caucasien, mesurant 1,80 mètre, et s’appelant Michel Durand ne correspond pas à votre identité. Tout ceci est un carrefour d’appartenances. Mais en aucun cas il ne vous donne votre identité. Ainsi, parler d’identité nationale, religieuse, culturelle conduit le plus souvent à des dérives. Si nous devions qualifier notre identité, elle se résumerait à notre code ADN, unique à chacun.
Depuis les années 1950, l’homme a changé. Pour évoquer une évolution au sein même de l’évolution des espèces, Michel Serres a créé le terme d’hominescence, un néologisme qui traduit une croissance « locale » de l’homme. L’hominescence se traduit par une augmentation de l’espérance de vie, une augmentation de la population, une baisse de l’agriculture…
Deuxième partie : la mort Si Ionesco et Jankélévitch pensaient qu’il n’existait qu’une seule mort, la mort individuelle… Michel Serres en revanche considérait au même moment qu’il en existait trois: – La mort individuelle – La mort d’une civilisation : la nôtre repose sur une antiquité morte et peut être amenée également à mourir un jour – La mort générique : la bombe A en 1945 laisse entrevoir la possibilité d’une éradication de l’espèce humaine.
Au delà du rapport que nous entretenons avec les autres (il nous permet d’exister sur un plan social), la psyché se construit autour de deux points : – d’une part, nous vivons, mourons et souffrons seuls – d’autre part il est nécessaire de se construire par le dialogue.
Troisième partie : le corps Les philosophes se sont toujours plus intéressés aux passions de l’âme qu’au corps, « tombeau de l’âme ». Pourtant, la civilisation grecque était d’abord une célébration du corps. Quant aux cosmétiques, non seulement ils ne sont pas nouveaux, mais ils sont nécessaires : ils font partie du processus de l’appropriation du corps. Le maquillage est un masque qui fait partie du jeu social. Ses bienfaits sont reconnus.
Retrouvez en détail les explications de Michel Serres de l’Académie française, en écoutant sans plus tarder cette émission
– Michel Serres, Les cinq sens, éditions Grasset (23 octobre 1985) – Michel Serres,Variations sur le corps, éditions Fayard – Le Pommier (3 novembre 1999) – Michel Serres, Hominescence, éditions Le Pommier (28 août 2001) – Sous la direction de Michela Marzano Dictionnaire du corps éiditions PUF (12 janvier 2007)
Platon, Pythagore, Jamblique, Virgile, Plutarque, autant d’auteurs qui se sont exprimés sur la mort et la réincarnation. Guillaume Delaage vous propose une lecture sur ce thème.
La haute teneur symbolique de la mort et la forte charge affective liée au décès d’êtres humains ont façonné l’imaginaire des Hommes qui ont créé un personnage, la Mort, qui vient chercher les gens au terme de leur vie.
Deux représentations symboliques se démarquent : la douce et l’austère. La première se réfère à la douce mort qui libère des souffrances infinies auxquelles la vie nous oblige. La deuxième vient souligner le côté cruel, froid et irrémédiable qu’elle peut prendre lorsque les proches du défunt le pleurent.
En paléontologie, la découverte de rites funéraires est un élément important pour déterminer le degré d’éveil social d’un hominidé.
Cette conscience de la mort est un moteur de cohésion sociale (s’unir pour résister aux calamités, aux ennemis) et d’action (réaliser quelque chose pour laisser une trace). Elle est un élément important de la réflexion métaphysique. C’est aussi ce qui donne la puissance symbolique à des actes tels que l’homicide et le suicide.
La philosophie des Lumières en Europe, incitant à la maîtrise de la nature, suggère l’avènement d’une domination de la dégradation du corps de l’Homme.
D’après le Phédon de Platon, la mort est la séparation de l’âme et du Corps. Enfin délivrée de sa prison charnelle, l’Âme immortelle peut librement rejoindre le ciel des Idées, L’Éternité, le domaine des philosophes.
Selon Épicure, la mort n’est rien puisque « tant que nous existons la mort n’est pas, et que quand la mort est là nous ne sommes plus. La mort n’a, par conséquent, aucun rapport ni avec les vivants ni avec les morts, étant donnée qu’elle n’est plus rien pour les premiers et que les derniers ne sont plus. » (Lettre à Ménécée).
Jankélévitch, dans La Mort, propose quant à lui une réflexion sur la mort d’un point de vue grammatical : « la mort en troisième personne est la mort-en-général, la mort abstraite et anonyme » (c’est la mort du « on »), « la première personne est assurément source d’angoisse […] En première personne, la mort est un mystère qui me concerne intimement et dans mon tout, c’est-à-dire dans mon néant » (la mort du « je »), « il y a le cas intermédiaire et privilégié de la deuxième personne ; entre la mort d’autrui, qui est lointaine et indifférente, et la mort-propre, qui est à même notre être, il y a proximité de la mort du proche » (c’est la mort du « tu »).
De nombreuses Loges s’enrichissent de nouveaux maillons, toujours plus performants et plus conformes aux membres déjà présents dans l’atelier. L’objectif, souvent inavoué, est de sélectionner les meilleurs recrues afin de fonder une Loge toujours plus « pure », plus « harmonieuse »… plus fraternelle. En réalité, ce chemin ne serait-il pas le moyen d’appauvrir sa Loge ? L’expérience de William Mur tendrait pourtant à le prouver.
Un biologiste de l’évolution de l’Université de Purdue, William Muir, a étudié la productivité des poules. Il créa donc une expérience pour en comprendre les ressorts.
Les poules vivant en groupe, il sélectionna un groupe moyen et le laissa tranquille pendant six générations. Il créa ensuite un second groupe avec les poules les plus productives, qu’on pourrait appeler les Super-Poules, et il a formé un Super-Groupe. Et à chaque génération, il sélectionnait les plus productives pour la reproduction.
Après six générations, que découvrit-il ? Dans le premier groupe, les poules moyennes allaient très bien. Elles étaient toutes dodues et pleines de plumes et la production avait incroyablement augmenté. Qu’en était-il du deuxième groupe ? Toutes sauf trois étaient mortes. Elles avaient picoré les autres à mort.
Les poules productives avaient réussi simplement parce qu’elles avaient réduit la productivité des autres.
Si vous racontez cette histoire, vous serez probablement surpris de voir que tout le monde se reconnait dans cette histoire : « ce Super-Groupe, c’est mon entreprise… » ou « c’est mon pays… » ou « c’est ma vie. »
3 Poules
On nous a toujours dit que pour avancer, il faut être en compétition : aller dans la bonne école, avoir le bon travail, arriver au sommet, et je n’ai jamais trouvé cela très stimulant.
On pense réussir en sélectionnant les superstars, les hommes, parfois les femmes, les plus brillants et en leur donnant toutes les ressources et tout le pouvoir.
Et le résultat observé est le même que dans l’expérience de William Muir : agressivité, dysfonctionnement et gâchis. Si la seule façon pour que les plus productifs puissent réussir, c’est de réprimer la productivité des autres, alors nous devons vraiment trouver une façon de travailler et de vivre plus saine.
Alors, pourquoi certains groupes sont plus performants et plus productifs que d’autres ?
C’est la question qu’une équipe du MIT s’est posée. Ils ont pris des centaines de volontaires, ont formé des groupes, puis ils leur ont donné des problèmes à résoudre. Et il se passa exactement ce à quoi on s’attendait : certains groupes étaient plus performants que d’autres.
Ce qui est intéressant, c’est que les groupes très performants n’étaient pas ceux avec une ou deux personnes au Q.I. incroyablement élevé, ni ceux qui avaient la plus haute valeur en additionnant les Q.I.
Mais les groupes qui réussissaient avaient trois caractéristiques. D’abord, ils avaient un haut degré de sensibilité sociale mesuré par un test, le R.M.E.T qui évalue le niveau d’empathie.
Ensuite, ces groupes donnaient autant de temps à chacun des membres, de telle sorte que personne ne dominait, et que personne ne se taisait.
Et finalement, les groupes les plus performants avaient plus de femmes.
Est-ce parce qu’habituellement les femmes ont des résultats plus élevés au R.M.E.T et sont naturellement deux fois plus empathiques ? Ou parce qu’elles apportent des perspectives plus variées ?
On ne sait pas, mais l’intérêt de cette expérience n’est pas de démontrer ce que l’on sait déjà, à savoir que certains groupes sont plus performants, mais que le facteur primordial de ces derniers est la connectivité sociale entre les membres du groupe.
De plus en plus d’entreprises ont compris que quand les problématiques deviennent plus complexes à résoudre, il faut faire émerger des idées nouvelles et créer les conditions de cette émergence.
Quand Alex Pentland a suggéré à une entreprise de synchroniser les pauses café pour que les collaborateurs puissent se parler, les bénéfices ont augmenté de 15 millions de dollars, et la satisfaction des employés de 10%.
Pas mal comme retour sur le capital social, qui croît même quand on l’utilise.
Les Suédois ont même un mot spécial pour ça. Ils l’appellent « Fika », ce qui est plus qu’une pause-café : c’est un moment de restauration collective.
Idexx, une société dans le Maine, a acheté des lopins de terre pour que des collaborateurs cultivent des potagers afin que les gens venant de départements différents puissent travailler ensemble et en apprendre plus sur l’entreprise.
Les sociétés n’ont pas d’idées, ce sont les gens qui en ont. Et ce qui motive les gens, ce sont les liens, la loyauté, la confiance qu’ils développent entre eux. L’important, c’est le mortier,pas simplement les briques.
En assemblant tout cela, on obtient ce qu’on appelle le capital social. C’est la confiance créée par les liens et l’interdépendance. Les équipes travaillant ensemble longtemps s’améliorent, parce qu’il faut du tempspour avoir cette confiance qui permet la franchise et l’ouverture.
Et c’est comme ça que les bonnes idées deviennent des idées géniales, parce qu’aucune idée ne naît complètement formée. Elle arrive un peu comme un enfant, brouillon et désordonnée, mais pleine de possibilités. Ce n’est qu’avec de nombreuses contributions, la confiance et les défis qu’elle réalise son plein potentiel. Et c’est ce qu’offre le capital social.
On n’a pas vraiment l’habitude de parler de cela, du talent et de la créativité, de cette manière. On a l’habitude de parler des stars en entreprises, des fameux hauts potentiels que l’on isole dans des parcours de formation spécifique, comme les Super poules.
Si vous visitez des entreprises renommées pour leur inventivité et leur créativité, vous ne rencontrerez aucune superstar, parce que tout le monde y est important.
Diriger en faisant des concours de talents ne fait souvent que monter les collaborateurs les uns contre les autres.
La rivalité doit donc laisser la place au capital social.
On a longtemps essayé de motiver les gens avec l’argent, alors que beaucoup de recherches montrent qu’il détruit la connectivité sociale. Il faut laisser les gens se motiver les uns les autres.
On a aussi longtemps pensé qu’un leader était un héros qui, seul, allait pouvoir résoudre des problèmes difficiles.
Nous devons redéfinir le « leadership » comme une activité créant les conditions nécessaires pour que tout le monde puisse oser réfléchir ensemble.
On sait que ça fonctionne. Quand le Protocole de Montréal a demandé l’élimination progressive des CFC, les chlorofluorocarbures impliqués dans le trou de la couche d’ozone, les risques étaient énormes. Les CFC étaient partout, et personne ne savait si l’on trouverait un substitut. Mais une équipe a relevé le défi en adoptant 3 principes clés.
Le premier : le chef de l’ingénierie, Frank Maslen, a annoncé qu’il n’y aurait pas de stars dans cette équipe. On a besoin de tout le monde. Et tout le monde a une vision valide.
Deuxièmement, on travaille suivant une norme : la meilleure possible.
Et troisièmement, il a dit à son patron, Geoff Tudhope, qu’il devrait se tenir à l’écart du projet parce qu’il savait que le pouvoir peut être perturbateur. Ça ne veut pas dire que Tudhope n’a rien fait. Il leur a donné le champ libre, et les a écoutés afin de s’assurer qu’ils respecteraient leurs principes. Et ça a fonctionné. Ils ont devancé toutes les autres entreprises en étant les premiers à résoudre ce problème.
Et à ce jour, le Protocole de Montréal est l’accord environnemental international le plus performant jamais mis en œuvre.
Nous ne résoudrons aucun problème si on s’attend à ce qu’ils soient résolus par quelques super-hommes ou super-femmes. On a besoin de toutes les contributions, et c’est seulement quand nous comprendrons que tout le monde a de la valeur que nous libérerons l’énergie et l’imagination dont nous avons besoin pour créer un monde meilleur.
De notre confrère brésilien emtempo.com.br – Par Bianca Fatim
La plus ancienne loge maçonnique d’Amazonie célèbre la fête des mères avec une Tenue spéciale.
Manaus (AM) – Conformément à la tradition de la franc-maçonnerie et reconnaissant la valeur des femmes, la Loge maçonnique Esperança e Porvir Nº 1 a tenu, ce samedi, une « Tenue Blanche » (Rencontre avec des francs-maçons et des non-maçons) en l’honneur de la Journée des Mères. Le temple, situé à Bernardo Ramos, au centre-ville de Manaus, a reçu des mères, des épouses, des belles-sœurs et des invités spéciaux.
La session, pleine d’hommages particuliers et d’émotions, vante l’importance des femmes pour la franc-maçonnerie, en particulier les mères et les épouses, qui sont essentielles dans la décision des hommes de participer à l’organisation.
Le Vénérable Maître de la Loge, qui est le plus ancien d’Amazonie, Bruno Gimack Salgado, a révélé que l’événement 2022 est plus que spécial, car c’est le retour de la tradition, puisqu’il n’a pas eu lieu depuis deux ans en raison de la pandémie. .
Bruno Gimack est le Vénérable Maître de la boutique. Photo : reproduction
« C’est un événement que nous avons dans la tradition maçonnique. Et nous faisons le rituel, qui est précisément cet hommage aux mères. Et dans cette reconnaissance, nous livrons des roses, nous faisons des déclarations, montrant l’importance des mères pour tout le monde ».
Lors de cette Tenue, une des traditions est de faire descendre les mères les plus âgées et les plus jeunes dans l’allée afin qu’elles représentent toutes les mères présentes. A cette occasion, les lauréates ont reçu un beau bouquet de roses et des mots qui louent l’importance des femmes dans la société.
La plus jeune mère, Fernanda Passos, et la mère la plus expérimentée, Yolanda Bastos
La mère la plus âgée était Yolanda Bastos de Moraes, 87 ans, qui a souligné le bonheur qu’elle a ressenti lorsqu’elle a reçu un bouquet de fleurs et a été l’une des représentantes des personnes honorées lors de la cérémonie.
La grand-mère d’un des membres, Yolanda a été impressionnée par le rituel et les partitions des jeunes DeMolays, qui ont également rendu un hommage émouvant à leurs mères.
« Très beau rituel, une cérémonie très sérieuse, des jeunes qui participent, j’ai trouvé ça très intéressant, très contente de faire participer mon petit-fils et d’avoir reçu ces fleurs »,
témoigna la lauréate la plus expérimentée.
En plus d’être la plus jeune maman en âge, Fernanda Passos, 30 ans, entre également en maternité. Enceinte de 8 mois d’un garçon prénommé Bruno, la plus jeune maman était heureuse de passer sa première fête des mères à l’honneur.
Fernando Passos, 30 ans, est enceinte de 8 mois. Photo : reproduction
« C’était une très grosse surprise, je ne connaissais pas le rituel et c’était très émouvant d’être honorée de cette manière, de pouvoir participer de cette manière, de recevoir les fleurs, c’était très gratifiant »,
déclara la jeune mère.
Les autres mères présentes ont également reçu des cadeaux et ont reçu des roses rouges de leurs maris et enfants. La tradition n’a pas oublié ceux qui n’ont plus de mère dans la vie, et a mis à leur disposition une rose pour les honorer.
N° 3 – Rituel rédigé au Convent Général de l’Ordre en 1782 complété en 1788 et communiqué à la RL La Triple Union à l’Orient de Marseille en 1802, 238 p., 10 €
Les cahiers de la Collection Héritage Willermoz sont une référence pour qui s’intéressent ou mieux encore, pratiquent, le Rite/Régime Écossais Rectifié. Depuis 2017, cinq numéros de cette belle revue, au format 21 x 29,7 cm, enchantent les amoureux du rite à un rythme annuel. Le sixième numéro vient de voir vor le jour en ce mois de mai 2022.
Ils sont le fruit de la Loge de Recherche de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra.
Son objet est l’étude du rite, notamment de ses sources archivistiques – publiques et privées – et manuscrites desdits rituels.
Une Loge de Recherche, fondée en février 2019, prenant la suite d’un groupe de travail constitué en 2014. Elle porte le nom d’« Héritage » et le N°2 à la matricule de l’Obédience.
Le sommaire : Préface par le Très Respectable Grand Maître – Histoire, Franc Maçonnerie, Régime Écossais Rectifié – L’histoire et la chronologie des rituels du Rite Écossais Rectifié – Les cahiers de Vienne : des documents en vue de la préparation du Convent de Lyon de 1778 – 1778, dans l’histoire du Régime Rectifié – Quelques marqueurs du Rituel éclairant le Rite Écossais Rectifié : « Et tenebrae eam non comprehenderunt… » dans le rituel d’apprenti des cahiers de Vienne ; Des « Cahiers de Vienne » de 1778 aux rituels de 1782 : vers l’affirmation du martinézisme dans le Rite Écossais Rectifié ; Discours transcrit de Prost de Royer, Ab Aquila. Protocole du Convent de Lyon en 177 (Convent des Gaules), 1ère séance ; Le rituel d’apprenti avant le Convent des Gaules ; Lettres du Duc de Brunswick, 1778 ; Transcription Lettre du Duc de Brunswick BML 5861-a2- Approbation de la tenue d’un Convent à Lyon ; Transcription Lettre du Duc de Brunswick BML 5861-a3- Applaudit à la tenue du Convent National- Demande communication des actes – Conclusions du cahier d’apprenti – Annexe I – Prost de Royer. Protocole du Convent de Lyon, 1ère séance – Annexe II – Le premier grade des loges rectifiées en France : Rituel d’apprenti. Réception d’un profane – Annexe III – Lettre du Duc de Brunswick BML 5861-a2- Approbation de la tenue d’un Convent à Lyon – Annexe IV – Lettre du Duc de Brunswick BML 5861-a3- Applaudit à la tenue du Convent National-Demande communication des actes.
Le sommaire : Éditorial du TRGM de la GLTSO – Introduction – L’année 1775 dans l’histoire du Régime Rectifié – Rituel d’Apprenti de la Stricte Observance Templière 1775 (Réception) – L’instruction par demandes et réponses dans le rituel de 1775 – Adhuc stat – La question des « 25 ans » de l’apprenti s’est posée – Cayer du Grade d’aprentif – Iconographie (ouvrage de Girard-Augry) – Lettres de Hund avec transcriptions (fonds Willermoz BM Lyon) – Mémoire au frère Bruyzet (Instructions particulières du Directoire Écossais pour le frère Bruyzet pendant son voyage) avec transcriptions (fonds Willermoz BM Lyon) – Première protocole du Grand Chapitre Provincial de Lyon (acceptation par le dit Chapitre des rituels d’apprentis et de compagnons de la SO) avec transcriptions – Conclusion – Bibliographie
Le sommaire : Préface du TRGM de la GLTSO – Introduction – Le rituel de 1802 à la lumière de son contexte historique – Lettre : Prairial – Lettre à Charles de Hesse Cassel 1810 – Réponse aux trois questions d’ordre – Du fils de C.F. Achard – Serment J.F Achard –Justice et clémence – Rituel et La lettre du crocodile – 2020 – n° 2/4 25 transcription de 1788 – Comité de relecture de la Province d’Auvergne, FM 4 514 VM – De la Sainte Religion Chrétienne au plus pur esprit du christianisme – La Sainte Religion Chrétienne – Synthèse du précédent travail – Réflexion sur Willermoz et le christianisme – Le tapis ou tableau de Loge du 1er grade du Rite Écossais Rectifié – L’épée, indispensable au Rite Écossais Rectifié ? – Conclusion
Le sommaire : Préface du TRGM de la GLTSO – Introduction – Le rituel de 1802 à la lumière de son contexte historique – Lettre : Prairial – Lettre à Charles de Hesse Cassel 1810 – Réponse aux trois questions d’ordre – Du fils de C.F. Achard – Serment J.F Achard –Justice et clémence – Rituel et La lettre du crocodile – 2020 – n° 2/4 25 transcription de 1788 – Comité de relecture de la Province d’Auvergne, FM 4 514 VM – De la Sainte Religion Chrétienne au plus pur esprit du christianisme – La Sainte Religion Chrétienne – Synthèse du précédent travail – Réflexion sur Willermoz et le christianisme – Le tapis ou tableau de Loge du 1er grade du Rite Écossais Rectifié – L’épée, indispensable au Rite Écossais Rectifié ? – Conclusion
Le sommaire : Éditorial du TRGM de la GLTSO – Présentation de la Loge Héritage N° 2 – Introduction au cahier N° 4 – L’année 1788 dans l’histoire du Régime rectifié : le début de la fin ou la fin d’un début ? – Quelques réflexions sur l’extrait d’une « Lettre à un Candidat » de J.-B. Willermoz –Manuscrit et Transcription en parallèle de la « Lettre à un Candidat » de J.-B. Willermoz – Introduction au cahier du Frère Proposant – Manuscrit et Transcription en parallèle du Manuscrit « Du Frère Proposant » – Introduction à la «Lettre 28 pluviôse An 13» – Manuscrit de la «Lettre 28 pluviôse An 13» – Transcription de la «Lettre 28 pluviôse An 13» – Conclusion
Le sommaire : Éditorial du TRGM de la GLTSO – Introduction – La préparation du myste dans les religions à Mystères gréco-romains – Introduction au cahier du Frère Préparateur – Manuscrit du cahier du frère Préparateur – Ms de la lettre de J.-B. Willermoz à D.B. Lajard – Suite du Ms 5896 – Propos sur la réponse de JBW à la 2e question du Frère Lajard de mars 1818 – Éléments de gestuelle et interprétations symboliques – Conclusion
Retrouvez le sommaire du N° 6 et le bon de commande ci-dessous.
Cahier N°6 – Sommaire
Si vous désirez en savoir plus : GLTSO ; Service Diffusion : 9, place Henri Barbusse 92300 Levallois-Perret. Courriel : diffusion@gltso.org
Les Éditions du Zeugmaont vu le jour grâce à la volonté de sept passionnés de littérature qui, en associant leurs compétences, souhaitent promouvoir des auteurs de qualité, connus ou inconnus (tout au moins selon leurs critères).
Elles ont notamment édité, en 2018, Londres – au fil des origines de la Franc-maçonnerie d’Éric Simon. Retrouvez notre recension du 12 mai 2022 https://bit.ly/3lzhT9e