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Le mot du mois : PROCHAIN

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L’étymologie, exclusivement latine, ne pose aucune ambiguïté. L’adverbe *prope désigne ce qui relève de l’à-peu-près, du « pas tout à fait ». Ce qu’exprime le vocabulaire de l’approximation. Tout est dans ce « presque », dans l’inachèvement du mouvement que cela suppose.

Ainsi se fomente une éventuelle frustration. D’où le désir d’aller plus loin encore dans la proximité. C’est la cas de la science, qui doit être regardée comme plausible, objet d’applaudissement, mais ne saurait être prise pour une vérité incontestable, vérité approximative jusqu’à son inévitable et prochaine remise en questions multiples.

On est dans le domaine du presque, *skhedon en grec, du pas-prévu, de l’improvisé, *skhedios, latin *schidium poème improvisé, dont sont tirés l’esquisse et le sketch anglais.

La proximité peut être géographique, telle la paroisse, *paroikia en grec, où les maisons accotées l’une à l’autre délimitent une circonscription ecclésiastique où s’exerce le ministère d’un curé.

Ou encore astronomique, avec des distances très relatives entre les constellations. Proxima du Centaure, dans la Voie Lactée, est la plus proche du système solaire, elle n’est qu’à – notons la restriction ! – 4,23 années-lumière de la Terre, alors que la Lune n’en est qu’à une seconde !

La proximité est juridique, quand on sait que « jurer » chez les Latins induisait de s’approcher jusqu’à le toucher de l’objet sacré, une menace à prendre au sérieux parce que le parjure apporterait la malédiction céleste sur l’objet ou la personne.

La proximité linguistique et phonétique offre une source précieuse d’analyse du rapprochement historique des langues. Ainsi, l’un des dialectes encore parlés en Sardaigne, le logoudorien, est resté la langue la plus proche du latin antique communément parlé, à l’origine des langues romanes. D’autant plus authentiquement préservé que l’isolement insulaire a évité les interférences avec les langues des envahisseurs.

La notion du « proche » a suscité, de tout temps, une intense réflexion.

Proche comme la fin des temps qu’annoncent les calamités liées au déséquilibre des saisons ou au délire des hommes.

Proche de la terre comme ce qui constitue la nature même de l’homme, humble voire humilié.

Proche comme ce dont on ne peut pas s’éloigner, ce à quoi on ne peut pas se soustraire. Telle est la nécessité, du latin *ne-cedere, ne pas reculer.

Proche du corps, tel le savon qui sanctionne une relation à la propreté, donc à la pureté, qui fait reculer la saleté du péché. Ce qui faisait dire aux puritains pointilleux : « La propreté est proche du divin », tout en se méfiant d’une proximité trop intime entre la main et le corps même… Et ils ne se faisaient pas faute d’en formuler le reproche, c’est-à-dire de ramener sans cesse ce trouble de chair à la conscience des pécheurs.

Irréprochables, ces puritains ? On pourrait s’interroger sur la bienveillance du regard qu’ils portent sur leur prochain. Une bénévolence d’autant plus approximative qu’on ne saurait nier la difficulté qu’il y a à fréquenter de près les autres humains. Le vocabulaire religieux a sacralisé le terme de prochain, en en faisant l’objet d’une injonction. Aimer son prochain comme soi-même. Un voeu pieux, bien souvent. D’ailleurs, à bien y réfléchir, le véritable amour ne serait-il pas d’aimer son prochain « comme il est lui-même », c’est-à-dire sans lui marchander ses vertus ou ses vices ?

Comment résister à l’évocation de la « cravate à Capet » en usage dans « l’abbaye de monte-à-regret », qu’institua Joseph-Ignace Guillotin (1738-1814), ce brave médecin soucieux d’épargner les lenteurs et les maladresses du bourreau aux condamnés en passe de décapitation ? Ce qui faisait dire de lui :  » Monsieur Guillotin, ce grand médecin, que l’amour du prochain occupe sans fin « …

La laïcité dans les Outre-Mer par la Commission Droits de l’Homme et Laïcité du DROIT HUMAIN

Un nouveau rapport de la Commission Droits de l’Homme et Laïcité de la Fédération française du DROIT HUMAIN propose une contribution à une meilleure connaissance de la législation, des vécus ainsi que des évolutions de la laïcité dans les Outre-Mer.

    Rapport 2022 à découvrir via ce lien

#Antilles #NouvelleCalédonie #Réunion #Guyane #Polynésie  

Le soufisme – Ou les dimensions mystiques de l’Islam

Annemarie Schimmel – Les éditions du Cerf, 2022, 632 pages, 29 €

Annemarie Schimmel – plaque commémorative Bonngasse Bonn

Auteure d’une centaine de livres, articles et publications, Annemarie Schimmel (1922-2003), docteur en philosophie (études islamiques) de l’Université de Berlin – sa thèse portait sur La position du calife et des cadis à la fin de l’Égypte médiévale – et docteur en sciences religieuses (histoire des religions) de l’Université de Marburg a reçu le « Prix de la paix des libraires allemands » – prix international  décerné chaque année lors de la Foire du livre de Francfort à l’Église Saint-Paul (Francfort-sur-le-Main) à des personnalités qui « par leur activité littéraire, scientifique et artistique, ont servi de manière significative la progression des idées pacifistes » – en 1995. Elle est et reste la grande spécialiste allemande des sciences islamiques. Dans cet ouvrage, elle présente le soufisme ou le mysticisme islamique. Ce qui n’est pas chose facile…

Carl William Ernst à l’Université d’Üsküdar

Préfacé par le professeur émérite Carl W. Ernst, spécialiste des études islamiques et du soufisme abordant notamment les aspects littéraires, historiques et contemporains du mysticisme islamique, cette réédition de celle de 1996, chez le même éditeur (Coll. Patrimoines islam) renouvelle la connaissance et la représentation de l’islam en Occident. Succès tel qu’il s’agit de la 35e édition depuis 1975, date de l’édition originelle de cet ouvrage qui fait référence.

Après nous avoir expliqué ce qu’est l’année musulmane, Annemarie Schimmel, dans son chapitre premier, nous définit ce qu’est le soufisme. Une tentative de réponse pourrait être celle-ci : « Le soufisme est un aspect de la sagesse éternelle, universelle, qui s’est incarné dans le corps de la religion islamique, née en Arabie au VIIe siècle. On peut le définir comme la dimension intérieure, spirituelle de l’islam, et de l’islam sunnite pour l’essentiel. »

Nul ne connaît cependant l’acte de naissance exact du soufisme qui s’inscrit et se décrit désormais dans l’histoire. Le soufisme historique est né et a grandi en milieu musulman et l’étymologie du mot « soufi » vient du mot souf qui signifie en arabe « laine » et qui désigne le vêtement de laine que le prophète Mohammad portait lors des prières et que les premiers soufis ont adopté.

Se fondant aussi sur les propos d’éminents orientalistes occidentaux, l’auteure nous fait vivre l’évolution du soufisme classique, nous décrivant aussi les différentes étapes sur le chemin qui conduit à Dieu. Notamment de savoir, comme dans toute tradition religieuse, comment de la voix est utilisée par les mystiques. Annemarie Schimmel s’intéresse aussi en profondeur à la position de l’homme dans l’islam et spécialement dans le soufisme en décrivant comment il utilise et met en œuvre cette voie ver la perfection.

Des ordres de fraternité soufis, l’auteure en étudie la vie communautaire. Le lecteur apprend les circonstances de l’apparition des premiers ordres soufis, amis surtout quelles idées ils véhiculèrent. S’intéressant aussi au principal courant de soufisme modéré orthodoxe élaboré en système par le philosophe Al-Ghazali (1058-1111), figure majeure de la pensée musulmane, l’auteure développe aussi longuement ce qu’elle nomme le soufisme théosophique. Elle étend son étude jusqu’en Inde et au Pakistan ainsi que dans diverses langues régionales (sindhi, panjabi et pashto). L’auteure ne peut faire l’impasse sur la poésie mystique tant persane que turque. Le premier appendice traite de l’aspect symbolique des lettres dans la littérature soufie. Une analyse extrêmement importante car images et symboles nous permettent une meilleure compréhension de nombreux écrits. Quant au second, c’est à l’élément féminin dans le soufisme qu’il est consacré,

Sanaï

mettant en avant la phrase du poète soufi persan du XIIᵉ siècle, protecteur des sciences et philosophe Sanaï « Une femme pieuse vaut mieux que mille hommes mauvais ».

Suivie d’index (citations du Coran, traditions du Prophète, noms, lieux et sujets), une imposante bibliographie achève l’ouvrage. Une somme pour qui veut comprendre les dimensions mystiques de l’islam et la vision ésotérique de cette voie d’élévation spirituelle par le biais d’une initiation dite tassawuf. S’adressant aussi à un lectorat non spécialiste, Annemarie Schimmel a su nous initier à cette « science des états spirituels » dont la maîtrise doit permettre de dépasser son ego pour parvenir à la connaissance et à la contemplation de Dieu.

Illustration : Tombe d’Annemarie Schimmel, à Bonn. La citation en arabe et traduite en allemand est un hadith que A. Schimmel avait découvert à l’âge de 18 ans : « Les hommes dorment. Quand ils meurent, ils s’éveillent. »

C’est l’été et la vie est facile

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

Première chanson de l’opéra Porgy and Bess de George Gershwin, l’inclassable compositeur franc-maçon, Summertime est une berceuse chantée par Clara à son bébé. Sa douceur qui mêle l’insouciance de l’été à l’harmonie du foyer baigne, cependant, dans une ambiance mélancolique qui rappelle, avec une thématique inverse, le célèbre negro spiritual anonymement composé avant l’abolition de l’esclavage : Sometimes I Feel like a Motherless Child (Parfois, je me sens comme un enfant sans mère).

Louis Armstrong fait le lien dans ma mémoire : dans le premier cas, en duo avec Ella Fitzgerald et, dans le second, de sa seule voix rauque, due à un œdème et à une hypertrophie de ses « fausses cordes vocales », dont le timbre fut aggravé par la pratique de la trompette.

C’est, d’ailleurs, la trompette qui lui a également valu le surnom de « Satchmo », abréviation du mot composé : satchel-mouth (littéralement « bouche-sacoche »), allusion à ses lèvres écrasées par l’embouchure de son instrument. Invariablement, « Satchmo » me renvoie à mon idéal, lui qui aida avec autant de générosité que de discrétion Martin Luther King Jr. comme d’autres activistes luttant en faveur des droits civiques. Certes, « Satchmo » n’avait pas vu la lumière dans la maçonnerie de Prince Hall comme on l’a parfois prétendu, mais dans une loge des Chevaliers de Pythias  (« Knights of Pythias »), comme il s’en réclame lui-même dans son autobiographie[1]. Les Chevaliers de Pythias ne sont pas, à proprement parler, une Obédience maçonnique, mais une organisation fraternelle et une société secrète de haute origine, fondée à Washington, DC, en 1864, la première à avoir reçu une charte en vertu d’une loi du Congrès des États-Unis[2]

Personnalités membres de la franc-maçonnerie Prince Hall – Crédit : Bernard Botturi — Travail personnel

Il n’en est pas moins vrai que la maçonnerie de Prince Hall a recruté de nombreux musiciens de jazz, dont certains ont atteint les plus hauts degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté, à l’instar de Duke Ellington ou de Lionel Hampton. Il s’agit, à l’origine, d’un simple mouvement qui naît au tournant des XVIIIe et XIXe siècles et qui va se déployer en une puissante Obédience maçonnique noire, portant le nom du premier noir américain affranchi et initié en 1755, et ce, en raison du refus de la Franc-maçonnerie blanche, qui comptait elle-même de nombreux propriétaires d’esclaves, d’accueillir sur ses colonnes des « candidats de couleur », au motif que les Constitutions d’Anderson de 1723, texte fondateur de la franc-maçonnerie spéculative, interdisaient l’initiation « aux femmes, serfs, handicapés et esclaves ».

Cette séparation des Obédiences américaines en fonction des « origines raciales » perdure  aujourd’hui et l’interprétation littérale des textes fondateurs vient d’inspirer, dans un autre cadre de références où les femmes étaient encore loin d’avoir le droit de vote, la plus haute juridiction américaine qui, ce 24 juin 2022, dans un volte-face historique, a révoqué le droit constitutionnel à l’avortement, laissant désormais à chaque État la « liberté » de l’interdire. En rapprochant ces deux faits, on est tenté de s’écrier : « Suprême Conseil et Cour Suprême, même combat ! »

Thomas Jefferson

N’allez pas croire que ce rapprochement soit tiré par les cheveux ou, alors, ce sont ceux de Thomas Jefferson, franc-maçon et esclavagiste, principal rédacteur de la Déclaration d’Indépendance que signent, le 4 juillet 1776, les 13 colonies américaines, faisant ainsi sécession de la couronne britannique, ledit troisième Président des États-Unis étant lui-même,  par ailleurs, exploitant, comme planteur de tabac, d’une main-d’œuvre d’au moins 200 esclaves et s’en justifiant, plus tard, en raison de son endettement…

Qu’il est bon que ce soit l’été et que la vie soit facile, même si ce n’est malheureusement pas le cas pour tout le monde ! Et revenons à la musique qui adoucit les mœurs. Observons, avec Paul Naudon[3], qu’elle occupe une place privilégiée dans l’univers maçonnique, constituant, selon lui, « l’art le plus chargé de virtualités initiatiques », et, puisque nous sommes en une période où nos travaux sont pour la plupart relâchés, fredonnons, d’une voix légère, câline et méditative, ce bel air profane qui nous enchantait au début : « Summertime and the livin’ is easy… » 


[1] Satchmo. My Life in New Orleans. New York : Prentice-Hall, Inc., 1954. LCN : 54-9628. hc. 240 p. V. p. 163 & pp. 224-225.

[2] L’esclavage a été aboli aux États-Unis, en 1863.

[3] Dans son « Que sais-je ? » sur La Franc-maçonnerie, qui connut, aux PUF, de nombreuses éditions, de 1963 à 2002, soit l’année suivant sa mort.

Nouveau : Jacques Fontaine propose une méthode introspective pour atteindre le « Connais-toi Toi-même ». Il nous livre sa méthode et ses outils

Les autres, ton miroir ? : La connaissance de soi ? Un des maîtres-mots de la sagesse. Et ce depuis des siècles. Mais pourquoi ce refrain ? Comment, en effet, être, sinon, heureux, du moins se sentir à l’aise dans une société qui dicte nos comportements ? En dépit de nos affirmations sur la croyance datées sur cette Liberté de l’humanimal qui le distinguerait des autres animaux. Mais l’introspection, l’outil du « Connais-toi toi-même « est, pour ce motif, indispensable pour mieux vivre sa vie. Alors déboulent les questions du « comment » ? Seul(e) ? Pas facile à cause des tours tordus de nos inconscients individuel et collectif. Alors, avec un(e) autre ? Oui, avec les professionnels des sciences humaines, de la psychanalyse aux thérapies cognitivo-comportementales.

            Mais le moyen le plus sûr reste encore et toujours les relations avec les autres : ne sont-ils pas, avec leurs sourires, leurs jugements, leur mépris, leur amour… des miroirs de ce que nous envoyons comme messages ? Et ces messages nous aident enfin à mieux comprendre qui nous sommes, du moins aux yeux des autres. Ce qui est un tenon et une mortaise, indépassables d’une partie de notre bonheur de vie. Alors, vite, écoutons ce que vivent, la famille, les voisins, les amis(es)… dans l’image que nous tissons sans cesse devant et avec eux(elles) de nous-mêmes. Conséquence évidente : la connaissance de soi ? Oui, de deux manières : la classique introspection ET le regard des autres, bien renouvelé aujourd’hui.

            C’est aujourd’hui un passage obligé, assènent les chercheurs : je suis la somme de ce que je crois que je suis et de ce que les autres ressentent de moi. Il faut donc impérativement les deux. Le monde du travail a vite senti, depuis quelques décennies, la force éclairante portée par le regard des autres sur nos attitudes, nos compétences. Et alors chacun(e), qui a choisi de connaître ce que les autres ressentent de lui, est en mesure d’apporter de-ci de-là des ajustements à ses comportements, ou de les refuser s’il n’est pas d’accord. L’outil est nommé « référentiel de compétences » mais, en initié(es), nous le nommerons « miroir maçonnique »

            Dans notre belle Franc -Maçonnerie, on nous serine sans cesse les vertus de la connaissance de soi ; mais pas par la seule introspection. Les Maçons avaient déjà, tout deviné ; c’est par la vision des autres, leur exemple, que nous connaîtrons mieux l’initié(e) que nous sommes. Rappelle-toi ce moment fort de l’initiation. Le postulant(e) est retourné(e) vers la porte ; on lui enlève le bandeau et il se voit dans le miroir qu’on lui tend. Et on entend : « Quel est votre plus grand ennemi ? » Silence. Alors le miroir glisse vers le bas et apparaît la tête radieuse d’un Frère, d’une Sœur. Comme pour lui faire comprendre : « A travers moi et mon accueil si souriant et affectueux, tu es celui, celle que tu es à nos yeux, en tant que Maçon ». 

Car notre qualité de Maçon n’est pas, ou rarement, celle que nous imaginons, à travers nos croyances et nos discours et l’image que nous avons de nous-même, cette pierre de touche maudite de l’introspection.

Ainsi les autres membres de la Loge sont-ils plus aptes que nous-mêmes pour porter un regard sur nos comportements et compétences réels, concrets dont nous témoignons dans nos relations, où que ce soit, parvis, tenues et planches, autres échanges maçonniques.

            Ainsi le « miroir maçonnique » est-il la psychagogie, pédagogie de l’initiation selon Platon, d’ancrage nouvelle et désormais essentielle, dans la progression maçonnique. Partons donc et regardons-nous, à présent, dans le miroir qui nous est tendu et dans celui du regard de l’autre. A renouveler, pourquoi pas, à chaque passage au moins. L’enjeu maçonnique n’est-il pas de taille ? Se connaître soi-même, grâce au regard des autres ? Pour être toujours plus capable de devenir un acteur d’une « spiritualité pour agir ». Le miroir maçonnique deviendra sans doute un outil fondamental de la psychagogie de notre cheminement maçonnique. Alors n’hésitions plus un seul instant : sans vergogne, adaptons-le à notre projet initiatique.

MODE D’EMPLOI DU MIROIR MAÇONNIQUE

6 acteurs mènent un miroir : L’Élu(e), les 5 répondants, mais 6,7 sont possibles, et l’organisateur.

Voici le déroulement des tâches.

  1. Le Vénérable annonce : « Qui aujourd’hui, désire-t-il-elle être l’Élu(e) ? Celui(celle) qui bénéficiera des perceptions des 5 répondants ? Choix.
  2. Qui désire-t-il-elle devenir répondant pour ce-te Élu(e) ? Le répondant aura un relevé à remplir sur les perceptions qu’il a des compétences maçonniques de l’Élu(e). Cinq personnes acceptent.
  3. Qui accepte d’être l’organisateur (à peu près deux à trois heures de travail de calcul des moyennes) ? Choix.
  4. Une tenue plus tard, l’organisateur remet à chaque répondant et à l’Élu(e) un « Relevé des compétences et des attitudes, telles qu’il les perçoit, de l’Élu(e). » Â lui remettre, sauf l’Élu(e) qui garde son relevé, à la tenue suivante. Chacun(e) remplit les cotations des compétences et fait leur moyenne pour obtenir les niveaux des attitudes.
  5. Voici les cotations : 0 : jamais – 1 : parfois – 2 : souvent – 3 toujours. Les répondants et l’Élu(e), ont, pour les aider, la liste des 73 comportements qui définissent les 8 attitudes.
  6. L’organisateur remplit le « Relevé des moyennes des 27 compétences », cotées par les 5 répondants de AA à CC. Ainsi l’anonymat sera préservé.
  7. L’organisateur fait maintenant, pour calculer chaque attitude, la moyenne des attitudes calculées par chaque répondant sur son relevé. Discipliné pour les compétences de A à F. Libre, de G à I. Fraternel, de J à M. Humble, de N à P. Volontaire, de Q à U. Discret/secret, V et W. Missionnaire de X à Z. Tolérant, de AA à CC.
  8. L’organisateur remet à l’Élu(e) le relevé final : 27 compétences et 8 attitudes. L’Élu(e) compare avec ses propres perceptions. A lui et à elle, de faire les comparaisons, fructueuses, pour mieux se connaître.
  9. La Chambre du Milieu peut décider de travailler sur ces résultats croisés de la manière qui lui semble opportune et enrichissante pour tous, toutes. Mais avec, bien entendu, l’accord de l’Élu(e)

14/07/1755 : Le Franc-Maçon Pascal Paoli proclamé général en chef de la nation corse

Pasquale Paoli (1725-1807), en corse et en italien Pasquale de Paolin, le Corse des Lumières, révolté contre Gênes, est proclamé général en chef de la nation corse, au couvent Saint-Antoine de Casabianca – l’un des anciens établissements de l’ordre des Servites de Marie et un lieu hautement symbolique dans l’Histoire de la Corse. Il fait de la Corse un état indépendant, et la première démocratie du monde moderne !

Pascal Paoli, le général de la nation corse

Pasquale Paoli est une des figures les plus marquantes de l’histoire de Corse.

Le « héros » insulaire du XVIIIe siècle fait partie d’une sorte de trilogie avec San Piero Corso, au XVIe siècle et Napoléon Bonaparte au XIXe.

Personnage considérable, l’homme est assez peu aimé en France où il est regardé comme l’opposant à la cause française – en Corse – et comme le chef d’un « État Corse » qui a existé de 1755 à 1769.

Par contre, Paoli est regardé comme un grand homme, ailleurs dans le monde, en Angleterre notamment, mais aussi aux États-Unis, où il y a six ou sept villes qui répondent au nom de Paoli’cities.

Fils du patriote corse Hyacinthe Paoli qui joua un grand rôle lors de la rébellion de 1735, Pasquale Paoli vécut une partie de sa jeunesse à Naples après l’exil de son père.

Engagé dans l’armée, il est appelé par ses compatriotes indépendantistes en 1755 pour prendre part à la rébellion contre Gênes.

Débarqué sur l’île le 29 avril 1755, il prend rapidement la tête du mouvement en tant que « général de la nation ».

Le 14 juillet 1755, il proclame l’indépendance de l’île.

Tandis que les Génois se réfugient dans quelques places fortes telles que Calvi, il gouverne le pays pendant près de quinze ans. Il promulgue une constitution républicaine, crée une monnaie, fait de Calvi la capitale et la ville universitaire du pays. Cependant, après avoir signé un traité avec Gênes, la France s’empare de la Corse et bat les indépendantistes à la bataille de Ponte-Novo.

Photo site Corsica

Pascal Paoli s’exile alors en Angleterre accompagné de 500 ou 600 partisans, le 13 juin 1769.

Après la Révolution Française, il est sollicité par l’Assemblée constituante pour prendre en charge le département. C’est d’ailleurs à cette période que la Corse devient officiellement française.

Cependant, défenseur de l’identité corse, il se brouille avec les Jacobins. En 1793, il est désigné comme responsable de l’échec d’une action militaire en Sardaigne. Sachant que les têtes peuvent facilement tomber, Paoli refuse de se rendre à Paris pour s’expliquer. Il est alors déclaré traître à la Patrie et entre sécession. Acteur du rapprochement avec l’Angleterre, il reçoit le soutien des Corses qui le nomment officiellement « Père de la Patrie » (Babbu di a patria corsa). Mais l’épisode anglais tourne court. Paoli n’obtient pas le poste espéré et doit rejoindre l’opposition. De surcroît, un autre héros corse émerge, le général Bonaparte…

Paoli décide de se retirer à Londres où il mourra le 5 février 1807. Il fut enterré à l’abbaye de Westminster à côté des sépultures des rois. Ses cendres furent rapatriées en Corse sous la Troisième République en 1889.

Source photo JLT

Pascal Paoli et l’Art Royal

Certains le disent initié en 1778 au sein de la célèbre Loge des Neuf Sœurs, à l’Orient de Paris.

Rien ne le prouve. En réalité,le Fichier Bossu ne comporte aucune fiche au nom de cet homme des Lumières.

Les mêmes précisent aussi que Pascal Paoli fur un Frère de la Loge « Prince of Wales », à l’Orient de Londres. Rien n’est moins sûr non plus !

photo source Gallica

Ce que nous pouvons prudemment avancer c’est qu’il adhéra à la Loge des « Neufs Muses » de la future Grande Loge Unie d’Angleterre. Paoli fréquenta les plus grands esprits en étant reçus à la Royal Society et au Literary Club et c’est sur les conseils de son plus grand admirateur Boswell, Vice-Grand-Maître de la Grande Loge d’Écosse qu’il adhéra à ladite Loge. Adhérer, signifie-t-l qu’il fut déjà maçon ? Ou qu’il y reçut la lumière ?

Nous notons qu’il existe, au Grand Orient de France, une Loge portant le nom « Fraternité Pasquale Paoli ».

À lire aussi, le Pasquale PAOLI-Portraits d’Eugène Gherardi, chez Albiana, publié en 2007.

Blason de l’Université de Corse Pasquale Paoli (Campus Grimaldi) – Università di Corsica Pasquale Paoli (Campus Grimaldi)

Source : https://www.zinfos974.com/

Exclusif : Création de la Loge Science Fiction and Fantasy No. 10016

De notre confrère des USA freemasonsfordummies.blogspot.com – Par Christopher Hodapp

(Si vous regardez attentivement la photo, vous verrez une paire de sabres laser et un  bat’leth  klingon tenu par leur Tyler, comme vous vous en doutez, formant un carré et un quadrant et ressemblant au bijou d’un ancien maître.)

Beaucoup de nos juridictions de grande loge ont des centaines de loges, et il y a un argument solide à faire contre les loges identiques à l’emporte-pièce. Il y a vingt ans, mon ami WB Jeffrey Naylor (maître fondateur de la loge Vitruvian 767 de l’Indiana et compagnon chevalier du Nord) préconisait fortement des loges maçonniques uniques, basées sur les intérêts extérieurs de groupes de maçons. 

« Si vous pouvez avoir suffisamment de maîtres maçons qui aiment s’habiller comme des ingénieurs de train et qui veulent démarrer Lionel Lodge n ° 769, ou quel que soit le numéro maintenant, laissez la joie monter et célébrez l’affrètement d’une nouvelle loge. Ces gars-là ont quelque chose en commun, ils veulent se rassembler et faire appel à un groupe particulier d’hommes dont les intérêts ne sont pas antithétiques à la fraternité et qui pourraient bien amener des hommes de qualité dans la franc-maçonnerie. Ne le combattez pas, embrassez-le, faites-en la promotion. » 

Cela fait vingt ans maintenant que Jeff a écrit cela, et nos frères anglais font ce genre de choses depuis un certain temps.

L’UGLE n’a pas hésité à créer toutes sortes de loges affinitaires, composées de membres qui pratiquent certains passe-temps ou qui partagent les mêmes occupations. Il y a des loges pour les pêcheurs,  les joueurs, les fans de course automobile F1, les acteurs et musiciens, divers sports comme le rugby, et bien d’autres. Cela s’ajoute à leur programme d’universités en cours , qui encourage la création de pavillons à proximité des collèges et des universités, conçus pour attirer les administrateurs, les professeurs et le personnel, ainsi que les étudiants.

Alors que certains puristes peuvent affirmer qu’une loge sur le thème de la science-fiction et de la fantaisie est en quelque sorte dégradante, embarrassante ou, d’une certaine manière, fait passer la maçonnerie pour une poursuite frivole, bien au contraire. On peut affirmer que cela aide à puiser dans une partie des hommes qui, autrement, n’auraient peut-être même jamais réfléchi à l’idée de pétitionner une loge. Et cela aide à lutter contre la perception que la maçonnerie n’est rien d’autre qu’un refuge pour les vieillards grincheux avec des appareils auditifs grinçants et des incels solitaires vivant au sous-sol. 

Voici comment un membre de la nouvelle loge l’a mis sur Reddit ce week-end :

« Il existe de nombreuses loges d’intérêts particuliers au Royaume-Uni, une loge F1, une loge de rugby, etc. Pour les membres, c’est une façon de marier deux de leurs plus grandes passions qui ne peuvent que renforcer la loge et la fraternité en général. Nous avait plus de 130 personnes présentes à notre consécration, avec une liste croissante de membres adhérents ainsi que des visiteurs enthousiastes. À l’exception de quelques outils spécifiques dans la loge, comme on le voit sur les photos, le rituel et la réunion des loges se dérouleront comme les autres. Là où nous espérons vraiment nous démarquer, ce sera lors des planches festives ainsi que lors de nos événements sociaux.

Malheureusement, le concept de loge d’affinité n’a jamais vraiment connu un grand succès aux États-Unis. C’est dommage, car avec des dizaines ou des centaines de loges dans une juridiction, cela signifie qu’il existe une myriade de laboratoires pour expérimenter, à condition de respecter les repères. Il y a beaucoup à dire pour sortir des sentiers battus lorsqu’il s’agit d’explorer la notion d’affrètement d’une nouvelle loge (ou d’essayer de rajeunir un existant).

Bien qu’il ne s’agisse pas exactement de pavillons d’affinité, dans ma propre juridiction de l’Indiana, nous avons eu un certain nombre de pavillons uniques à usage spécial : 

  • Bartimaeus Lodge UD (« sous dispense ») a été organisée dans les années 1960 spécifiquement pour aider les loges de l’État à conférer les diplômes de maçonnerie aux candidats handicapés. 
  • Transylvania Lodge UD a été formée pour se réunir une fois par an (le jour ou autour d’Halloween) afin d’organiser une collecte de sang. Son maître, Bob Hilgediek, était un homme extraordinairement grand avec un visage décharné et était affectueusement appelé « Drac » – il présidait leurs réunions annuelles vêtu d’un long manteau noir approprié. Un camion de don de sang était garé sur le parking extérieur et restait ouvert toute la journée. Malheureusement, la loge s’était éteinte lorsque Bob fut décédé en 2001.
  • Schofield Lodge 1818 UD a été créée spécifiquement pour soutenir la restauration et l’exploitation en cours de l’historique Schofield House à Madison, Indiana – le site de la première réunion officielle de la Grande Loge de l’Indiana.
  • St. Luke Lodge 761 à Franklin, Indiana (emplacement de notre maison de retraite maçonnique, connue aujourd’hui sous le nom de Compass Park) a commencé à l’origine comme un pavillon d’affinité professionnelle pour les médecins et autres professions médicales. 

Tout au long de notre histoire, nous avons également eu une poignée de loges qui ont fait leur travail maçonnique en allemand. Un nombre énorme de premiers colons de l’Indiana ont émigré des États allemands d’Europe, et ces loges allemandes étaient très populaires à leur époque. New York avait plusieurs loges à New York qui organisaient leurs réunions et cérémonies en italien. Je suis sûr que d’autres États avaient leurs propres pavillons de langues étrangères qui ont été créés pendant les différentes périodes régionales d’immigration massive. Je comprends qu’il y ait plusieurs loges dans et autour de Washington DC qui font toujours leur travail en français. 

(Honnêtement, avec l’énorme afflux d’immigrants hispaniques aux États-Unis au cours des 40 dernières années, je suis étonné que presque personne n’ait tenté d’organiser des loges en espagnol à travers le pays. Cela semble être un oubli terrible et insensé, d’ignorer cette démographie en croissance rapide – d’autant plus que la maçonnerie prospère actuellement au Mexique, à Cuba et en Amérique centrale et du Sud ces jours-ci.)

Mais en plus des hobbies, des passe-temps et des professions, il y a eu une croissance lente d’un type différent de loge d’affinité aux États-Unis. Je parle de la montée des loges composées de maçons qui recherchent un esprit plus contemplatif, philosophique, ésotérique, expérience de loge à l’esprit. 

C’est pour un autre poste. Plus le long de cette ligne de pensée dans un prochain post plus tard cette semaine.

En attendant, félicitations aux membres fondateurs de  Science Fiction et Fantasy Lodge No. 10016. Puissiez-vous vraiment vivre longtemps et prospérer.

Un nouveau logiciel de gestion de Loge : Gestiloge

Un souffle neuf dans la gestion d’une loge maçonnique va souffler dès la rentrée. En effet, deux Frères de l’Est de la France viennent de lancer sur le marché un logiciel. La rédaction de 450.fm s’est procuré une copie et a pu le tester. Voici un compte rendu des possibilités de ce petit bijou qui va faciliter la vie de bien de Loges.

Fonctionnalités

Les fonctionnalités du logiciel GestiLoge se décomposent en 5 modules :

  • Membres
  • Cotisations
  • Comptabilité
  • Secrétariat
  • Gestion des documents

À l’instar d’anciens logiciels maçonniques, GestiLoge s’avère relativement complet. Il couvre la majorité des activités de gestion d’une loge.

On regrette simplement l’absence pour le moment de gestion des dons.

Même s’il existe des alternatives qui peuvent venir compléter l’offre de GestiLoge, c’est à vous de définir l’importance de ces fonctionnalités dans votre quotidien. Vous réaliserez peut-être qu’il est plus judicieux de n’utiliser qu’un seul logiciel pour la gestion de l’ensemble de vos activités.

Regardons dans le détail certaines des fonctionnalités présentes sur GestiLoge.

La gestion des Membres

Outre les fonctionnalités classiques que l’on peut retrouver sur des logiciels pour associations , certaines caractéristiques dans la gestion des Membres propres à GestiLoge semblent intéressantes et plutôt avancées pour ce logiciel.

Vous avez une fiche pour les renseignements profanes , ainsi que les renseignements maçonniques, avec un suivi de chaque étape, et pendant tout son parcours. Ainsi que la gestion des hauts-grades, chaque grade est personnalisable selon le(s) rite(s).

La gestion est également multi-loges, ce qui permet d’affecter un membre à plusieurs Ateliers.

La gestion des Capitations et autres cotisations

Au-delà des fonctionnalités classiques d’un logiciel de gestion d’association, on apprécie les points suivants :

  • La fonction est personnalisable avec au maximum 4 types de cotisations : Capitations, cotisations, évènements, facturation ponctuelle.
  • La génération automatique des cotisations pour l’ensemble des membres.
  • Un suivi clair des cotisations qu’il reste à encaisser.
  • La facilité de saisie des paiements, qui sont transférés en comptabilité automatiquement.

Le module Comptabilité

GestiLoge ne se présente pas comme un logiciel comptable classique.

Il propose des outils comptables pour suivre et analyser votre activité.
Il permet une création simple des comptes bancaires, il propose deux modèles d’import du plan comptable, l’un simplifié, l’autre avec numéro de compte.

Création des tiers avec mémorisation de certains champs de saisies, ce qui vous permettra d’aller plus vite dans votre saisie.

Pointage bancaire, consultation des écritures, il permet également d’insérer dans chaque pièce comptable, des documents justificatifs.

La gestion des carnets de chèques, virements de comptes à compte, saisie des recettes, dépenses, impressions d’un compte de résultats.

Le secrétariat

Vous pouvez directement utiliser dans le logiciel, l’éditeur de texte intégré.

Vous avez la possibilité d’écrire des courriers, faire du publipostage, d’envoyer des emails, il propose même un module pour envoyer des sms (nécessitant un modem USB connecte sur le PC)

Une gestion pour l’impression d’étiquettes, pour vos publipostages.

 La gestion des Documents

Toute la gestion des documents est souvent un problème pour une loge, avec le logiciel vous pouvez insérer vos documents, qu’ils soient pour la loge, votre obédience ou un membre.

Avec un historique sur la fiche d’un membre, pour un suivi personnalisé.

Parlons tarifs

Trois tarifs sont proposés.

Une version à 150€ incluant 30 min de paramétrage
Une version à 220€ incluant 1h de paramétrage
Une version à 12,99€ / mois, avec la possibilité d’annuler le renouvellement à tout moment. Obligation d’une connexion internet.

Un tarif dégressif sera également proposé lors de la sortie de la prochaine version majeure .

Les évolutions qui arrivent en septembre

Alex, un des deux développeurs nous confirme qu’une version qui sortira à la rentrée, avec la saisie des agapes et la remontée en comptabilité. Une fonctionnalité aussi pour scanner directement à partir du logiciel. Ainsi que d’autres améliorations car l’application ne va jamais cesser de progresser.

GestiLoge : Avis final

À notre avis, GestiLoge est un logiciel pratique pour la gestion des membres permettant des fonctions plus niches, telles que la Gestion des documents.

Son point fort est la grande variété des fonctionnalités (toutes ne vous seront pas forcément utiles) et l’automatisation des procédures. C’est un logiciel qui a beaucoup de potentiel.

Nous avons également apprécié que ça soit un logiciel qui stocke toutes les informations saisies sur le poste. Vous avez une fonction de sauvegarde et de restauration. L’ouverture du logiciel est protégée pour un nom d’utilisateur et un mot de passe.

Le revers de la médaille est qu’il faut le prendre en main. Heureusement, lors de l’achat, il propose de paramétrer avec l’utilisateur le logiciel. Concernant l’interface, c’est du classique comparable à d’autres logiciels de gestion d’associations.

Une version démo de 30 jours est proposée à l’installation du logiciel. Cela permet de saisir et passer à la version licence sans ressaisir les données.

La licence est mono poste, mais si vous changez de poste PC, la licence est transférable, il vous suffit d’en faire la demande.

Point sécurité : Le choix qui a été fait avec GestiLoge, aucune donnée de la base n’est externalisée, pour des raisons de sécurité et de protection. Toutes les informations sont stockées uniquement sur l’ordinateur de la Loge.

Il n’existe pas encore de version Apple.

Pour conclure… il n’y a plus qu’à l’essayer pour votre Loge… nous, à la rédaction, on a été conquis par ce nouvel outil de gestion.

Pour le site Web : www.gestiloge.fr

Contact : contact@gestiloge.fr

Un homme de 17 000 ans qui faisait de l’or avec du plomb

Vous avez probablement suivi dans notre édition du 8 avril dernier les aventures de cet être mythique, baptisé du nom du Comte de Saint Germain et qui prétendait être immortel ?

Il est réapparu sur terre dans les années 1940 sous le patronyme de Richard Chanfray (dit Saint-Germain ou Richard Saint-Germain). Ses pouvoirs étaient , selon lui, quasi illimités. Devant les caméras de la TV de l’ORTF en 1972, sous l’oeil aiguisé du célèbre magicien de l’époque Gérard Majax, il transforma dans son athanor une barrette de plomb en or. Cette démonstration télévisuelle est visible aujourd’hui grâce aux archives de l’INA :

Rencontre avec Richard Saint-Germain, qui affirme être âgé de 17000 ans. Alchimiste, il prétend transformer le plomb en or devant le magicien Gérard Majax. Interrogé en différents lieux, et notamment le jardin du château de Versailles, cet antiquaire qui se dit originaire de l’Atlantide, livre les « secrets » de sa prétendue immortalité. Richard Chanfray sera retrouvé mort par asphyxie le 20 juillet 1983.

N’anticipons pas, commençons par le début de l’histoire…

Le comte de Saint-Germain, naît probablement entre 1690 et 1710 (en 1691 selon la légende). C’est un aventurier du xviiie siècle, musicien, peintre et polyglotte, réputé alchimiste.

Personnage mystérieux, entouré de légendes, la tradition alchimique lui attribue la paternité de l’œuvre ésotérique La Très Sainte Trinosophie. Il est réputé immortel. Il a inspiré de nombreuses œuvres littéraires et artistiques jusqu’à nos jours.

Pourtant, il meurt le 27 février 1784 à Eckernförde, dans le Schleswig, âgé de 93 ans selon son hôte, qui fut sans doute aussi son principal confident.

250 ans plus tard…

Richard Chanfray (dit Saint-Germain ou Richard Saint-Germain), nait un 4 avril 1940 à Lyon. Il est connu comme une personnalité médiatique française, mais aussi comme peintre, chanteur et acteur.

Il affirmait être le comte de Saint-Germain, aventurier prétendument alchimiste et immortel. Il est principalement connu pour avoir été pendant plusieurs années le compagnon de la chanteuse Dalida.

Son enfance

Enfant de la DDASS, il est un petit délinquant. Avant 1961, il est un orphelin inscrit dans une structure disciplinaire de l’assistance publique à Saint-Genis Laval, près de Lyon. Devenu majeur en 1961, il quitte définitivement les structures de l’assistance publique, et de la DDASS. Devenu antiquaire, il fait sept ans de prison pour vol.

Un temps peintre et sculpteur, Richard Chanfray se fait ensuite connaître en prétendant être le comte de Saint-Germain, personnage qui avait notamment fréquenté la cour de Louis XV. En 1972, il est découvert par le grand public à l’occasion d’une émission de l’ORTF, intitulée Le Troisième œil, consacrée à l’alchimie : dans un reportage sur lui, il déclare à l’antenne être le célèbre alchimiste « immortel » du xviiie siècle, affirme être âgé de « 17 000 ans » et, en présence du magicien Gérard Majax, exécute un numéro de « transformation du plomb en or ». En 1975, à la télévision espagnole, il renouvelle son expérience d’alchimiste devant une dizaine de scientifiques.

Sa vie avec Dalida

Après cette émission, Pascal Sevran consacre au pseudo-Comte de Saint-Germain plusieurs reportages dans Ici Paris. Devenu une vedette médiatique, l’aventurier gagne encore en notoriété en devenant le compagnon de la chanteuse Dalida, à laquelle il a été présenté par Sevran. La légende veut que le « comte » soit arrivé chez elle, le 21 octobre 1972, vêtu d’une cape noire et d’une chemise à jabot. À cette époque Dalida est dépressive : les suicides de Luigi Tenco et de Lucien Morisse, ainsi que le décès de sa mère, l’ont fragilisée. Leur liaison dure neuf ans, jusqu’en 1981, il est aussi son secrétaire et son chauffeur. Pascal Sevran consacre en 1973 à l’« immortel » un livre intitulé Le Comte de Saint-Germain, aujourd’hui, dont il avoue par la suite qu’il s’agissait d’un ouvrage « bidon ». Dalida ne se fait pas d’illusion sur la mythomanie de Richard Chanfray, qui vit à ses crochets mais dont elle apprécie la « folie douce ». Outre sa personnalité haute en couleurs, le « comte de Saint-Germain » se fait également remarquer par son côté fantasque, mégalomane et caractériel. Pascal Sevran témoigne par la suite qu’avec lui « deux dîners sur trois tournaient au drame ».

Durant sa relation avec Dalida, Richard Chanfray alimente les chroniques mondaines, ce qui lui permet d’envisager une carrière de chanteur. En 1975, sous la houlette d’Orlando, le frère de Dalida, il enregistre, en duo avec celle-ci, le titre “Et de l’amour, de l’amour”. En 1976, il sort ”Pour une femme chez Polydor” puis, en 1977 ”Le Frimeur” chez Sonopresse et, en 1978 ”Gallaxie Express”. Il s’occupe aussi, un temps, du courrier du cœur et de l’horoscope de revues pour adolescentes. Il apparaît comme acteur dans le téléfilm “Le Coffre et le Revenant” réalisé par Roger Hanin en 1980.

Affaire de la rue d’Orchampt

Dans la soirée du 18 juin 1976, rentrant d’un dîner au restaurant dans l’hôtel particulier de la rue d’Orchampt, le couple aperçoit de la lumière dans la chambre de Maria, la femme de chambre alors en vacances au Portugal. Entrant dans l’hôtel particulier, Richard Chanfray s’empare d’une carabine offerte par Dalida. Le couple monte au troisième étage et découvre dans la chambre un individu allongé sur le lit : il leur dit être l’ami de la femme de chambre, ce que celle-ci confirmera ultérieurement. Alors que ce dernier fait un pas en avant, Richard Chanfray tire et l’intrus est blessé d’une balle entre deux vertèbres. Dalida et Richard Chanfray appellent la police. Hospitalisé, l’individu porte plainte. Richard Chanfray est arrêté alors qu’il se trouve avec Dalida dans sa villa de Corse et incarcéré en préventive à Fresnes — pendant un mois — pour coups et blessures volontaires. Dalida verse l’argent de sa caution. A cette occasion, le passé judiciaire du « Comte de Saint-Germain » est révélé publiquement. On découvre également qu’il est toujours marié avec une femme qu’il avait épousée à l’âge de 19 ans. Ce fait divers médiatisé perturbe sérieusement sa relation avec la chanteuse, qui prend fin début 1981.

Suicide

Le 20 juillet 1983 dans la soirée, sur un chemin isolé de Ramatuelle près de Saint-Tropez, Richard Chanfray est retrouvé mort à l’intérieur d’une voiture, en compagnie de sa nouvelle compagne, Paula Loos, née Guily, âgée de 51 ans. Les amants auraient succombé par asphyxie aux gaz d’échappement raccordés par un tuyau à l’habitacle d’une Renault 5, après l’ingestion de barbituriques.

Le corps de Richard Chanfray est autopsié à l’hôpital Bonnet de Fréjus. Ses obsèques se déroulent à la Cathédrale Saint-Léonce de Fréjus en présence de Dalida. Le 25 juillet 1983, il est inhumé au carré commun du cimetière Saint-Étienne de Fréjus puis ses restes sont déplacés à l’ossuaire du cimetière, en 1999.

Le parcours initiatique d’un Apprenti : Le Feu

De notre confrère italien expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

La Flamme qui transforme tout : Élément vivifiant actif et masculin, qui représente les grandes passions comme l’amour et la colère. Le soleil, la couleur rouge, l’or, l’été, le cœur sont liés au feu, mais, en même temps, c’est un symbole de purification et de sacrifice, ainsi que de lumière et de chaleur.

Il est considéré comme l’élément moteur, qui anime, transforme et fait évoluer les trois autres éléments. Le processus initiatique voit l’homme sortir de l’ élément Terre pour se baigner avec l’Eau et se purifier avec l’Air pour enfin s’élever avec le Feu.

Il a les caractéristiques impétueuses du printemps, il représente l’étincelle initiale, instantanée et impatiente. C’est l’élan de l’entreprenant, qui ne craint rien ni personne, qui ne peut se taire, qu’il ne faut pas entraver. Il est apparenté à « Agni », le feu des sacrifices, de la reproduction du vivant comme énergie fécondante, mais sa capacité de pénétration est ambivalente : il peut faire fructifier ou anéantir. Il donne une vitalité incandescente, intense, instinctive, des émotions fortes, des prouesses et des conflits.

Il est représenté par Hercule accomplissant ses douze travaux. Il correspond à la foudre, au feu véhément et viril.

Comme tous les éléments, il a un aspect vivifiant et destructeur qui se manifeste ici dans la puissance et la justice et dans l’impétuosité de la force incontrôlée. C’est la flamme rayonnant dans toute la chaleur et la lumière de la splendeur et de la puissance. Il donne la joie de vivre, la volonté, la vigueur concrète, l’ambition, la passion, l’élévation.

Il ne brûle pas, mais se dilate dans l’atmosphère ; elle correspond à l’ascension intérieure, à l’illumination de l’esprit. Il est capable de synthétiser le terrestre et le céleste, l’humain et le divin, la matière et l’esprit, le conscient et l’inconscient, la tension et l’expansion.

Il est associé à Sutya, le soleil du monde supérieur, un Feu qui est un souffle, une parole, un esprit.

Dans toutes les traditions, la flamme est considérée comme un symbole de purification, d’illumination et d’amour spirituel, c’est l’image de la transcendance.

La bougie représente la synthèse des quatre éléments : le liquide donné par la cire, le solide par la mèche, l’igné et le doré par la flamme elle-même.

Gaston Bachelard écrit :

La flamme de la bougie fomente la rêverie de la verticalité.

Les bougies allumées représentent la lumière de l’âme, la flamme spirituelle qui monte vers le ciel. Le Feu qui en monte est l’image de la relation existant entre la terre et le ciel, de la prière qui monte vers Dieu.

Le voyage du Feu représente la purification ultime ; c’est le symbole du déshabillage du vieil homme pour le nouveau, le changement de la peau de serpent, la régénération externe après celle interne.

Dans cette dernière épreuve l’initié, à force de travail et de persévérance dans la recherche de la Vérité, parvient à trouver la voie médiane, la neutralité entre le noir et le blanc qui lui permettra de maîtriser ses émotions et ses sensations, de ce qui l’entoure.

Le Feu est donc Lumière et avec lui le Maçon est capable de brûler les derniers déchets de son ego avant de renaître en un être meilleur, capable de voir le Beau, le Vrai et le Bien qui se cachent en toutes choses.

Cette phase correspond au plan causal, celui de la structure du moi, qui empêche l’initié de percevoir son unité substantielle avec l’absolu.

Le test de feu apporte avec lui la coagulation et la fixation, « la solidification d’une substance liquide en soustrayant l’humidité ». Les Pensées ont perdu cette composante étrangère à la Prima Materia, qui les opposait les unes aux autres, les rendant confuses, chaotiques et violentes. L’Esprit purifié retourne alors sur la Terre purifiée.

Sur le plan spirituel, l’heure de la Récolte a sonné : Conscient et Inconscient, Raison et Sentiment ont enfin appris à travailler harmonieusement ensemble.

L’initié se connaît maintenant et le Maître qui était caché en lui est sorti, devenant la colonne de soutien du temple, le pont entre le ciel et la terre, un arbre chargé de graines et de fruits. Même s’il a encore beaucoup à apprendre de la Vie, et qu’il devra donc effectuer de nombreuses autres distillations pour affiner de plus en plus son Esprit, il sait maintenant comment produire l’Énergie qui le nourrit et est prêt à l’allumer. Feu, le même Amour chez les autres inconditionnel pour la Recherche du Bien, du Beau, de la Paix, de la Connaissance et de la Justice. Précisément parce que l’Élément Feu représente l’Énergie Spirituelle de Conscience, il n’y a plus d’obstacles dans cette phase du Voyage.

Le rituel initiatique n’est pas cette séquence stérile d’énoncés littéraux, spéculatifs ou catégoriques qui distingue ses imitations ésotériques, mais c’est un modèle vivant, qui, une fois absorbé par l’esprit du néophyte, finit par s’intégrer dans sa conscience dans toutes ses parties. La conscience, alors, intégrée à chacun de ses éléments, finira par la ranimer dans toutes ses activités, avec le même naturel dont elle animait auparavant toutes les autres parties d’elle-même.

Le processus qui précède l’initiation s’exprime ainsi à travers un prototype émotionnel, psychique, dans lequel s’imprime toujours l’empreinte d’une nature vivante.

La meilleure façon de transmettre le modèle initiatique est l’exemple, dont non seulement le souvenir demeure mais l’enseignement lui est infusé. Et si celui-ci a été façonné par l’expérience de ceux qui nous ont précédés dans sa réalisation complète, il ne sera pas seulement utopie ou spéculation mentale, mais un modèle vivant car, pour l’animer, ils l’ont fait revivre en eux-mêmes.

Ici commence l’étape de la maturité.

Le feu n’est pas « atteint » mais « reçu », au point de devenir nous-mêmes : un point de Lumière dans un monde d’Ombre.

Lire le 1er épisode sur l’Eau : https://450.fm/2022/07/10/le-parcours-initiatique-dun-apprenti-eau
Lire le 2è épisode sur la Terre : https://450.fm/2022/07/11/le-parcours-initiatique-dun-apprenti-la-terre
Lire le 3è épisode sur l’Air : https://450.fm/2022/07/12/le-parcours-initiatique-dun-apprenti-lair