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Les cinq meilleurs lieux maçonniques à visiter aux États-Unis

De notre confrère freemasonscommunity.life

Si vous êtes un fier franc-maçon, vous pourriez être motivé à visiter certains des sites maçonniques les plus importants des États-Unis. Et vous n’aurez que l’embarras de choix, étant donné les nombreux points d’intérêt que vous pouvez explorer dans différents États. Mais par où commencer ? Voici cinq des sites maçonniques les plus intéressants à visiter aux États-Unis.

1. Le mémorial maçonnique de George Washington à Washington, DC

Le mémorial maçonnique de George Washington à Washington, DC

Quel meilleur endroit pour commencer que le mémorial de George Washington dans la capitale du pays ? En plus d’être un temple maçonnique actif, le mémorial abrite également une bibliothèque de recherche, un espace culturel, un centre des arts du spectacle, des archives numériques et un musée maçonnique. Vous pouvez visiter le mémorial pour une visite publique ou accéder à la bibliothèque pour vous renseigner sur l’histoire et la tradition maçonniques. Une destination incontournable pour tout franc-maçon qui se trouve dans la capitale américaine.

2. Temple maçonnique de Philadelphie

Temple maçonnique de Philadelphie
Temple maçonnique de Philadelphie

Souvent considéré comme « l’une des plus grandes merveilles du monde maçonnique », le temple maçonnique de Philadelphie abrite une vaste gamme d’objets maçonniques impressionnants, des salles maçonniques magnifiquement décorées et une architecture unique. Vous pouvez également visiter la bibliothèque et le musée maçonniques de Pennsylvanie, qui se trouvent dans le temple et abritent l’une des plus belles collections de littérature maçonnique au monde.

3. Temple de rite écossais Guthrie en Oklahoma

Temple de rite écossais de Guthrie en Oklahoma
Temple de rite écossais de Guthrie en Oklahoma

Le temple du rite écossais de Guthrie, dans l’Oklahoma, est une loge maçonnique active qui constitue une excellente source de ressources pour les membres du rite écossais. Que vous soyez un franc-maçon ou un touriste, vous pourrez profiter d’une visite guidée des quatorze salles artistiques du temple, tout en en apprenant davantage sur le rite écossais exclusif de la franc-maçonnerie et sur la manière de vous engager dans ce degré fascinant de l’artisanat.

4. Le temple maçonnique de Détroit, Michigan

Le temple maçonnique de Détroit, Michigan.

Construit en 1926 par le cabinet d’architectes George Mason and Company, le Temple maçonnique de Détroit est l’un des temples maçonniques les plus uniques au monde. Ce lieu polyvalent abrite trois théâtres, huit salles de loge, deux salles de bal et de nombreuses autres installations, dont un bowling. Il est remarquable par son design opulent et sa vocation polyvalente. N’oubliez pas de planifier une visite guidée pour en savoir plus sur l’histoire complète et non censurée de cette impressionnante structure maçonnique.

5. Le Masonic Hall de New York

Le Masonic Hall de New York
Le Masonic Hall de New York

Situé au cœur de Chelsea à New York, le Masonic Hall s’étend sur un pâté entier de maisons et est en activité depuis 1873. Divisé en deux sections, l’une à usage commercial et l’autre à usage maçonnique. Utilisé par des francs-maçons éminents depuis son ouverture, il est depuis des siècles un centre d’activité maçonnique et est entouré d’intrigues dans les cercles maçonniques à travers les États-Unis. Il vaut vraiment le détour si vous vous rendez prochainement à New York.

La Grande Loge Franco-Haïtienne

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Créée le 16 septembre 2018, la Grande Loge Franco-Haïtienne repose sur le rêve d’une Fraternité Universelle, libre de toute intolérance et animée par une Solidarité qui dépasse les simples pratiques humaines. Enregistrée comme une association laïque de Francs-Maçons régie par la loi de 1901, elle est reconnue par la troisième puissance maçonnique mondiale pour son engagement confraternel.

L’Association n’adhère à aucun dogme religieux particulier, mais rassemble des hommes et des femmes d’exception, unis dans un processus de transformation personnelle et collective. Nous œuvrons à améliorer la vie quotidienne de chacun, en favorisant un sentiment de fraternité et d’unité. Notre loge se veut un centre de recherches spirituelles, où l’initiation aux symbolismes sacrés ouvre les yeux des membres sur des réalités cachées et profondes.

Valeurs et Héritage :

La Grande Loge Franco-Haïtienne s’inspire des principes supérieurs et des traditions universelles, tout en honorant les grands visionnaires de l’histoire tels qu’Abraham, Moïse, David, Salomon, Confucius, Pythagore, et Jésus. Ces figures emblématiques nous rappellent l’immensité de l’univers et la probable existence d’une intelligence supérieure, que l’on appelle Dieu, Grand Architecte de l’Univers, ou encore Grand Maître.

Conditions d’Admission :

Nous accueillons toute personne répondant aux trois conditions suivantes :
Croire en l’existence probable d’un Esprit ou d’une force supérieure, que les Francs-Maçons nomment Grand Architecte de l’Univers.
Être libre, de bonnes mœurs, et dénué de préjugés de couleur ou de race, tout en cultivant l’amour pour son prochain.
Posséder une éducation suffisante pour assimiler les enseignements partagés et faire preuve d’humilité.

Engagement et Convivialité :

Les membres et affiliés de la G.L.F.H. sont encouragés à rompre avec les habitudes qui alimentent les malentendus et divisent les esprits. Nous promouvons une culture de bienveillance et d’entraide, et nous aspirons à ce que chaque membre prenne plaisir à travailler aux côtés de ses frères dans un environnement de convivialité, loin des préjugés et des tensions xénophobes.

Organisation

Aujourd’hui, la Grande Loge Franco-Haïtienne (G.L.F.H) se compose de cinq loges, également appelées ateliers symboliques ou loges bleues.
Chaque loge, localisée dans un Temple maçonnique, est dirigée par un Vénérable Maître et possède un titre distinctif accompagné d’un numéro d’ordre. Les loges fédérées au sein de la G.L.F.H sont les suivantes :

La Respectable Loge Mère Isis #1, travaillant au Rite Écossais Ancien et Accepté (R.E.A.A). Cette loge est mixte.

La Respectable Loge Les Descendants d’Abraham #2, travaillant au Rite York. Cet atelier est exclusivement masculin.

La Respectable Loge Renaissance #3, travaillant au Rite Écossais Ancien et Accepté (R.E.A.A). Cette loge est également masculine.

La Respectable Loge Mackandal #4, travaillant au Rite Misraïm. Ce sont des travaux mixtes.

La Respectable Loge Athéna #5, travaillant au Rite Écossais Rectifié (RER). Cet atelier est mixte.

Contact

Site officiel de l’obédience

Email : grandelogefrancohaitienne@gmail.com

Tel:
+33 6 60 44 75 19
+33 7 61 02 68 57

Adresse :
16 Rue Gaston Bonnier
92600 Asnières-Sur-Seine

L’ésotérisme : voie de salut pour le Rock ?

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Le rock : voix de salut pour l’ésotérisme ?

« Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse. »

On va commencer de manière bien scolaire, en précisant ce qu’est pour nous l’ésotérisme. Comme tout le monde, on ne va trop se fouler et on va aller mater la page Wikipédia sur ce sujet.

Elle est parfaite, concise, et pas prise de tête. Déjà, que je suis bien sympa en faisant cet article, je ne vais pas m’embêter à me coller des tonnes de livres sur l’ésotérisme. La plupart, sont beaucoup trop épais, partent dans tous les sens. L’ésotérisme, ce doit être comme le rock : court, efficace, ça claque et on reste toujours un peu sur sa faim. C’est le principe des fast-foods comme Mac Do et Burger King aussi, mais bon, hein, on va s’arrêter là dans ce genre de digression, sinon, je vais faire ce que je dénonce, de la logorrhée pseudo-ésotérique… . On va éviter les trucs du genre, je coupe la pomme en deux, et j’y vois une étoile à cinq branches ! Le seul truc ésotérique que je peux distinguer dans ce que je viens de vous écrire, c’est que le groupe post- punk français, les Satellites avait raison : «… les américains sont les plus forts, ils n’ont jamais de problèmes, ils fument des clopes qui font maigrir, ils fument des clopes qui font rire, … même Jean-Marie Le Pen n’est pas aussi malin que les américains… ». Les américains, ils inventent des trucs qui te donnent toujours plus envie d’en consommer ; comme l’ésotérisme quoi ! Aujourd’hui, plus on s’intéresse à l’ésotérisme, plus on a envie d’en consommer. L’ésotérisme est devenu un produit de consommation courante. En plus, si on met un peu de cul, sous prétexte de tantrisme et autre, ça fait bien vendre.

Le rock, invention musicale américaine, n’échappe à ce principe. Ian Dury ne chantait-il pas “Sex and drug and rock n’roll “ ? Le film Easy Rider ne nous faisait-il pas passer de l’autre côté du miroir, comme le hurlait si bien le « back door man » Jim Morrison ?

Ben oui, le rock, c’est comme tout aujourd’hui, ma brave dame, me dirait mon épicier, c’est devenu un objet de consommation courante. L’ésotérisme c’est pareil ! On saupoudre le tout de cul, de trucs bizarres, vaguement mystérieux, qui ont l’air vachement  savant et on obtient les écoles de kabbalah popularisées par Madonna et d’autres stars du rock. Super cool, non ?

C’est tellement tout simple tous ces trucs inventés par d’anciennes entités. Avec tout cela tu vas retrouver l’origine du monde. Tu seras même plus fort que Gigalmesh, man ! L’immortalité te tend les bras.

C’est là que cela devient intéressant, Bro ! Tous ces trucs de kabbalah, de new age,  et autres bricolos du dimanche pseudo ésoterico-spiritualistes, ils oublient de te renseigner sur l’essentiel.

Essaye de piger dude, la cabale, sans parler l’araméen et l’hébreu de Spinoza ! Connais-tu le grec ancien ? Je n’ose même pas te demander si tu déchiffres couramment les hiéroglyphes égyptiens ? On oublie que Gurdjieff était un escroc, qui a fini poivrot et que son ennéagramme devrait s ‘appeler plutôt « neuneugramme ». Bref, l’ésotérisme actuel, c’est comme la plupart de la guimauve pseudo rock qu’on essaye de vous faire avaler à grands coups de tailles dans le larfeuille !

On ne va pas leur en vouloir d’essayer de vous arnaquer. C’est pour votre bien-être. Allégé du portefeuille, il ne vous reste plus que le chèque cœur. Vous voyagerez plus léger sur une autoroute à quatre voies. Qu’est-ce qu’on leur dit : « Merci, Messieurs les marchands du temple » ? Tout cela donne la gerbe alors que nous, on aimerait plutôt se concentrer sur le rameau d’or.

C’est pour cette raison que René Guénon me donne de l’urticaire. Il était fort le René, il te raisonnait en mode chrétien, mais si ça ne collait pas, il te rajoutait un petit bout de soufisme, un morceau d’hindouisme, et hop, le tour était joué. Ah René, c’était le meilleur bricolo du dimanche de l’ésotérisme. Un sacré précurseur car il a ouvert la voie à tous les gourous de l’ésotérisme d’aujourd’hui. Franchement, plutôt que de lire un René Guénon, je préfère me mater un film de Tarzan avec sa guenon, Cheetah !

Tous ces gourous, tous ces grands initiés vous font croire que l’ésotérisme c’est facile et que vous allez pouvoir tout comprendre pour ne faire qu’un avec votre moi cosmique.

Or, l’ésotérisme, c’est dur, c’est même très dur et vous n’aurez jamais fini. Pourquoi, parce que l’ésotérisme – sans faire un cours dessus – implique l’étude de la philosophie, des mathématiques, de la littérature, de courants de pensées théologiques ou religieux comme la gnose, et surtout, l’utilisation des symboles. Un symbole dont on a fait le tour complet est « mort ». Il n’est plus un symbole. L’ésotérisme est tout sauf simple ! Lisez Baudelaire, Borgès ou Pessoa et vous comprendrez.

Le rock est pareil que l’ésotérisme. Les émissions de The Voice, la Nouvelle Star, etc …  font croire que la musique c’est simple. Tout le monde peut devenir musicien, donc rocker ! Hélas non, il faut du talent et du travail.

De la même manière, la plupart des radios de grande écoute vous font écouter de la musique préfabriquée et préformatée pour les consommateurs de musique. Cette musique n’est pas destinée aux musiciens ni aux mélomanes. Elle a juste pour but de vous accompagner au supermarché, de vous amuser en boîte de nuit, et de vous faire bouger le boulard dans un club de sport ! C’est juste de la musique d’accompagnement de l’instant présent. Comme les objets, son obsolescence est pratiquée. Jacques Attali l’a très bien vu dans son essai sur l’économie de la musique.

Pour faire simple, le rock et l’ésotérisme ont perdu leur caractère sacré. La vache n’est plus sacrée, elle s’est transformée en vache à lait, juste bonne à traire. Le hic, c’est que la vache, c’est vous !

Patti Smith, dans Just Kids, l’avait bien défini, cette perte de sacralité du rock. Elle écrivait « On avait peur que la musique qui nous avait nourris se trouve en danger d’inanition spirituelle. On avait peur qu’elle ait perdu sa raison d’être, qu’elle tombe entre des mains engraissées, qu’elle patauge dans la fange du spectacle, de la finance et d’insipides complexités techniques. ». C’est la même chose pour l’ésotérisme d’aujourd’hui. Remplacez dans cette citation de Patti Smith, le mot « musique » par celui de« ésotérisme ».

Trouvez-moi un groupe de rock aujourd’hui qui soit ésotérique, qui pratique le symbolisme, ou qui fait du texte à plusieurs niveaux d’interprétation possible ? Pas un groupe de rock d’une tribu musicale qui pratique un ésotérisme de pacotille ! Tous les jours, on annonce la mort du rock !

C’est flippant car les grandes icônes du rock disparaissent les unes après les autres : Bob Marley, John Lennon, David Bowie,  Lou Reed, etc …. . Pour elles, le rock était une culture, donc une spiritualité, dans le sens que toute activité culturelle de l’homme est spirituelle. Ces stars transcendaient leur matérialité par la musique, la langue des dieux ! Elles bâtissaient dans les airs, des cathédrales de sons, mais aussi, avec l’arrivée de Dylan dans le rock, des cathédrales de mots.

Led Zeppelin composait « Stairway To Heaven”, John Lennon faisait sa dernière prophétie, les Stones et les Beatles partaient en Inde, Bowie se comportait en démiurge en prétendant venir d’un autre monde, John Entwistle, le bassiste des Who, était franc-maçon.

Les textes des chansons des Doors, écrits par Jim Morrison, nécessitaient plusieurs niveaux de » compréhension. Ce dernier n’était-il pas nourri de William Blake, de Baudelaire, de Milton ? Ne voulait-pas initier son public pour qu’il passe de l’autre côté du miroir, en ouvrant les portes de la perception.

Cette spiritualité dans le rock avait son propre ésotérisme.

Greil Marcus dans son « Lipstick Traces » ne compare-t-il pas le punk à la gnose ? En voulant revenir à l’essence du rock, à sa pureté originelle, un beat bien simple, loin de toutes les longues virtuosités des gros groupes de la FM taillés pour la FM américaine, les punks sont des gnostiques pour cet auteur, l’un des plus rock n’roll qui soit.

Le mouvement punk est d’ailleurs caricatural de la perte de spiritualité du rock. Il est s’est transformé à son tour en une « marchandise musicale » avec l’arrivée de Sid Vicious dans le groupe des Sex Pistols. C’était fini, punk was dead et no future !

Pour percer et devenir riches et célèbres, les groupes de rock devaient vendre leur âme au diable, comme le bluesman Robert Johnson, premier membre du club des 27, à la croisée des chemins, mais au moins, ils avaient créé leur univers musical. Aujourd’hui, plus besoin de vendre son âme au diable, il lance ses propres légions de groupes de rock, bien proprets, consommateurs de produits bios, ne buvant que de l’eau, et pré-formatés musicalement pour correspondre au goût des consommateurs musicaux.

Il serait bon de relire le prologue de « Ainsi Parlait Zarathoustra » de Nietzche, que citait Jim Morrison, partagé entre ses énergies dionysiaque et apollinienne, pour résumer la démarche artistique des Doors, : « Il faut encore avoir du chaos en soi pour pouvoir enfanter une étoile qui danse. ».

Tous ces groupes voulaient être des intermédiaires aux frontières du réel, des portes de la perception, des guides vers des mondes invisibles, souvent découverts sous l’emprise des acides et autres, et l’évocation jalonne non seulement leur musique mais les textes de leurs chansons. Encore une fois, Morrison l’a parfaitement résumé, dans un interview, « Il y a le connu. Et il y a l’inconnu. Et entre les deux, il y a la porte, et c’est cela que je veux être. Je veux être la porte. ». Pour eux, la musique n’était pas un simple rapport sonore mais un véhicule vers l’Autre-Monde, comme dans les pratiques chamaniques.

Aujourd’hui, comme le rock, ce n’est plus le cas pour l’ésotérisme. On n’interprète plus, on n’étudie plus, on consomme. Le grand mensonge est celui-ci : l’ésotérisme n’a jamais eu pour but de mener au bien-être, ni au mieux-être ! Tenter de comprendre le monde dans son unité, en rassemblant ce qui est épars, le sacré et le profane, c’est peut-être devenir un « emerech ». Bref, ce n’est pas très vendeur, car trop difficile et trop long, sans obsolescence programmée ! « Ça » ne vous éclaire pas sur ce que vous voulez entendre mais sur ce que vous pourriez comprendre !

D’ailleurs, l’initié, qu’il soit ésotériste ou rocker, ne s’y trompe pas ! Il néglige tous ces kits de prêt-à-penser ésotérique, comme les groupes de prêt-à-écouter calibrés et « panelisés » pour s’orienter vers les vrais mystères, qui ne sont pas des consommables. La musique, donc le rock, vise à vous faire ressentir ce que le langage ne peut exprimer, l’ineffable. L’ésotérisme vise à faire comprendre ce qui n’est pas visible sans une initiation du regard, comme de tous les autres sens, dont l’ouïe.

L’ésotérisme et le rock entrainent leur adepte dans un voyage qui, comme tout voyage, le ramène à son point de départ, transformé, modifié. Seul le voyage vers l’Orient Eternel est sans retour, d’où l’attirance de Jim Morrison, comme d’autres musiciens, vers la Mort, pour passer de l’autre côté du miroir.

La musique, l’ésotérisme, devenus biens de consommation aujourd’hui, notamment dans le marché du bien-être, ne sont plus des moyens de transports initiatiques mais des viatiques destinés à nous rassurer. D’où peut-être cette impression qu’aujourd’hui nous ne sommes plus mortels, que la société n’évoque plus la Mort et qu’elle cache ses vieux, sauf s’ils ont du pouvoir temporel, parce que l’intemporel n’a aucun intérêt. On a même commercialisé le slogan des anciens égyptiens « La mort n’est qu’un commencement. »  (sic !). Plus besoin d’évoquer la mort, elle est prégnante dans l’aseptisation du rock et de l’ésotérisme aujourd’hui.

La jeunesse d’aujourd’hui ne s’y trompe pas, en revenant à l’écoute des Doors, de David Bowie, de Led Zeppelin, en créant ses tribus musicales avec ses religions hors-pistes et leurs ésotérismes propres.  La jeunesse ne s’y trompe pas car les groupes les plus populaires, comme Rammstein, sont ceux qui ne font pas partie du marché !

Il serait temps de laisser chanter son chaos intérieur, pour le maîtriser en lumière capable de faire flamboyer à nouveau notre petite étoile ! 

Paraphrasons…. de loin … Hermès Trimégiste : « L’ésotérisme est une voix pour le rock, ; le rock est voix pour l’ésotérisme ».

Bertrand PAVLIK

De l’Orient à l’Occident : Sur les traces des mystères initiatiques

Les XIIes Rencontres de l’Académie Maçonnique Provence se tiendront le samedi 5 octobre 2024 au prestigieux Château Saint-Antoine à Marseille. Ce rendez-vous, placé sous le signe de la transmission spirituelle et ouvert aux frères et sœurs maîtres, explorera la thématique évocatrice « De l’Orient à l’Occident ». Cette journée promet d’être un événement exceptionnel où traditions ésotériques et savoirs initiatiques se rejoindront, offrant un moment unique de réflexion et de partage.

Trois conférenciers d’exception

La journée s’articulera autour de trois conférenciers de renom, chacun porteur d’un regard éclairé sur les mystères initiatiques, traversant les âges et les cultures.

Christian Roblin, président du Collège Maçonnique (Grande Loge de France – GLDF), abordera les voies initiatiques reliant les mondes orientaux et occidentaux. Intitulée « Au croisement des chemins de l’Orient à l’Occident : voie maçonnique, voie initiatique, autres voies traditionnelles », cette conférence dévoilera les connexions entre les grandes traditions spirituelles, anciennes et contemporaines.

Florence Quentin

Florence Quentin, égyptologue éminente, plongera les participants dans les profondeurs de l’Égypte antique, véritable berceau de la pensée spirituelle. Dans son intervention « L’Égypte, mère du monde : notre héritage égyptien », elle dévoilera l’héritage millénaire qui relie la sagesse orientale au monde occidental moderne.

Abdennour Bidar, philosophe et essayiste, explorera la symbolique des cinq piliers de l’Islam à travers leur prisme initiatique, dans une conférence intitulée « Les cinq piliers de l’islam et leur sens initiatique ». Il nous guidera dans une réflexion sur l’essence spirituelle de ces fondements, au-delà de la simple pratique religieuse.

Un moment de fraternité et d’échanges

Ces rencontres ne seront pas qu’un espace de transmission intellectuelle. Elles incluront des moments fraternels autour d’un repas convivial. Pour couronner cette journée, une séance de dédicaces permettra aux participants d’échanger directement avec les auteurs, dans un cadre chaleureux.

Un voyage initiatique entre Orient et Occident

Cet événement, marqué par des interventions riches et inspirantes, constitue une véritable invitation à un voyage initiatique, une exploration des mystères profonds qui relient les civilisations orientales et occidentales. C’est une occasion unique pour les Sœurs et les Frères d’élargir leur compréhension spirituelle dans un cadre prestigieux et bienveillant.

Le programme de la journée

– 9h00 : Accueil des participants

– 10h00 : Mot d’ouverture et présentation de la journée

– 10h15 : Première conférence et échanges

– 11h30 : Deuxième conférence et échanges

– 13h00 : Agapes fraternelles

– 14h30 : Troisième conférence et échanges

– 15h45 : Conclusions et Chaîne d’Union

– 16h00 : Rencontre avec les auteurs, dédicaces et pot de départ

Inscription ouverte pour les XIIes Rencontres de l’Académie Maçonnique Provence, un événement destiné à enrichir et approfondir les connaissances spirituelles des Maîtres Maçons. N’hésitez pas à diffuser cette invitation à tous les frères et sœurs de votre entourage !

Informations pratiques

– Participation aux frais : 25 € pour les non-abonnés. Ce tarif comprend l’accès à la journée, le café d’accueil, le repas complet (entrée, plat, fromage, dessert, boissons, café) ainsi que le pot de départ. Pour s’inscrire.

– À l’issue des conférences, chaque participant recevra les textes des conférenciers ainsi que l’enregistrement intégral des conférences et des échanges.

L’autorité en loge est-elle gage de connaissance et de sagesse ?

Ah quel bonheur de se retrouver sur les colonnes et de voir, enfin, notre Vénérable Maître, grand sage, droit, tenant fermement et vaillamment son maillet, lunettes délicatement posées sur le bout de son nez.

Vénérable : qui est digne d’être respecté et honoré en raison de son grand âge (pas toujours), ou de son expérience (vérifiée ?). Si on s’en tient à quelques approches simples et communément adoptées…

Maître : Personne qui exerce son autorité sur une ou plusieurs autres personnes ou choses (choses…) et qui a le pouvoir de faire quelque chose…

Vénérable Maître : Celui ou celle qui a atteint un certain niveau de connaissance, de sagesse ou de spiritualité, vénéré comme un guide ou maître spirituel. Il incarne, en résumé, et en loge, le principe d’autorité dont il use avec sagesse et modération. Loyal envers les membres de son atelier, envers son ordre, il reste obéissant à la règle et fidèle au rite. Présidant et siégeant à l’Orient, occupant la chaire de Salomon, sa parole doit être juste et sa posture inversement proportionnelle à la place qu’il occupe, c’est-à-dire empreinte d’humilité, tout en énergie, positive et constructive, qui concilie les contraires… Mais encore faut-il avoir fait avant un petit brin de causette à son égo 😉

« Je suis l’éclair de la sagesse qui illumine les ténèbres de l’ignorance et guide les âmes perdues sur le chemin de la lumière ! Ma sagesse est infinie, mes connaissances divines ! Écoutez mes paroles avec respect et humilité car je suis le grand sage qui détient la vérité ultime sur l’univers ! Ma présence inspire la vénération et mon aura emplit l’atmosphère de sérénité. Suivez mon enseignement et vous atteindrez la lumière ! »

Le prologue de Jean (Par Alain Graesel)

Εν αρχή ην ο λόγος = en arkhê en o logos
και ο λογος ην προς τον θεον = kai o logos en pros ton théon
και θεος ην ο λογος = kai théos en o logos

« Au commencement était le logos, et le logos était auprès de Dieu et le logos était Dieu ».

Le Prologue de Jean est ouvert sur l’autel des serments des loges de la Grande Loge de France qui travaillent toutes – à de très rares exceptions près – au Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA).

La réflexion sur ce texte est intéressante car la représentation que les Hommes se font du divin – qui est en question dans ces lignes – contribue à structurer de manière radicale la conception qu’ils peuvent avoir d’eux-mêmes, préoccupation qui traverse toute la démarche au REAA.

Le début du Prologue, écrit en grec (ci-dessous en alphabet latin) par Jean l’Évangéliste dit ceci :

Jean 1:1. In principio erat Verbum… sont les premiers mots en latin de l’Évangile selon Jean, Évangéliaire d’Æthelstan, folio 162 recto, v. Xe siècle.

1 En arkhè en o lógos, kaí o lógos en prós tón theón, kaí theós en o lógos.
Au commencement était le Logos, et le Logos était auprès de (ou tourné vers) Dieu, et le Logos était divin (ou le divin).

2 Oútos ín en arkhè prós tón theón.
Il était au commencement avec Dieu.

3 Pánta di’ aftoú egéneto, kaí chorís aftoú egéneto oudé én ó gégonen.
Toutes choses ont été faites par lui ; et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui.

4 En aftó zoí ín, kaí i zoí ín tó fós tón anthrópon,
En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes.

5 kaí tó fós en tí skotía faínei, kaí i skotía aftó ou katélaven.
Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.

[…….]

Que signifie cette entrée en matière de l’évangile ?
Quels problèmes nous pose-t-elle ?
Quelles perspectives ouvre-t-elle ?
Sur quel chemin nous emmène-t-elle ?

La dimension herméneutique et la difficulté des interprétations

Notre démarche initiatique est herméneutique.

Les textes peuvent être appréhendés à un premier niveau de sens littéral – tenant compte du contexte de leur apparition – mais aussi à un sens plus élaboré ouvrant sur leur éventuelle dimension métaphysique.

Jean 1:1, Évangéliaire d’Ostromir, avec le portrait de l’évangéliste, 1056-1057.

L’initiation nous invite à l’interprétation libre des symboles que nous rencontrons dans ces textes et cette liberté d’interprétation est pour nous essentielle.

Notre démarche est aussi métaphysique et à ce titre, sans tourner le dos à la rationalité de la science et de la technique, elle aborde des thèmes qui nous projettent au-delà de la seule approche rationnelle du réel, du monde et des hommes.

Le Prologue de Jean est un texte religieux classé par l’église romaine au rang des évangiles canoniques avec ceux de Marc, Mathieu et Luc. Il est assuré ainsi d’une autorité doctrinale. C’est un texte de référence interprété par les docteurs de la foi.

Mais c’est aussi un texte métaphysique qui peut être étudié et interprété dans un cadre initiatique hors de toute ascendance théologique particulière.

Les philosophes David Hume et Emmanuel Kant ont disqualifié la métaphysique en tant que mode de connaissance et de savoir objectif.

Mais si Kant dit que la métaphysique n’est pas légitime en tant que instrument de savoir objectif – car il n’est pas possible à l’homme de connaître les choses en soi qui sont au-delà de l’expérience telle qu’elle nous est donnée par nos sens – il souligne en même temps qu’elle reste nécessaire et incontournable, parce que l’homme est un  » animal métaphysique  » (selon la formule postérieure d’Arthur Schopenhauer) qui a posé, qui pose et continuera de poser des questions qui échappent au domaine de la rationalité.

Y a-t-il quelque chose de vrai dans ce Prologue ?

Jean 1:1, Les Grandes Heures d’Anne de Bretagne, XVIe siècle.

La question de savoir s’il y a quelque chose de vrai dans ce Prologue est une question sans intérêt, car au sens scientifique du terme rien de ce qui est écrit n’est démontré ni prouvé. Comme dit Jean un peu plus loin  » Dieu personne ne l’a jamais vu  » (1, 18) et c’est Jésus son Fils qui l’a fait connaître.

On se trouve donc devant un texte symbolique, à forte charge poétique, maniant les allégories et les paraboles, éminemment interprétable.

Et notre qualité de Franc-maçon nous invite à la lecture symbolique de ce langage qui attend de notre part l’exercice de l’intelligence initiatique. Car les symboles qui sont véhiculés dans ces textes, sous leur apparence fréquemment insolite – et un discours qui souvent ne dissimule que pour mieux dévoiler – nous servent en fait à voir plus clair dans la réalité, la nôtre et celle du monde. Il faut les prendre en entier sans les confronter à cette rationalité critique qui est la dimension d’excellence de tous les savoirs scientifiques, mais dont le déploiement, ici, risquerait de limiter la portée créatrice d’une œuvre qui n’a aucune visée de ce genre.

Les symboles ne veulent pas représenter la réalité, mais la forme métaphorique d’une vérité qui la traverse, et qui parfois l’engendre ; et ils exposent une idée ou une valeur sous une forme la plus souvent poétique dont l’intérêt renvoie à autre chose que leur simple présentation. Comme le dit Paul Ricœur dans son ouvrage La Métaphore Vive, les symboles sont des  » déviances créatives  » que l’on ne peut pas – et que l’on ne doit sans doute pas – traduire dans un langage de pure rationalité, car la vérité qu’elles visent ne peut tout simplement pas  » être dite  » autrement.

Et si le REAA fait renvoi à la culture judéo-chrétienne, c’est parce que les mythes et symboles de cette culture sont naturellement et facilement accessibles à notre imaginaire qui s’est fréquemment construit dans la relation – le cas échéant conflictuelle – à ces références culturelles et didactiques, quelle que soit par la suite la pratique – religieuse ou non religieuse – de chacun et de ses croyances en général. Il n’y a pas pour autant de confusion entre le REAA et les textes religieux qui peuvent lui servir de support.

Mais cette lecture symbolique peut aller plus loin encore.

Manuscrit grec du Nouveau Testament

L’herméneutique contemporaine argumente l’idée que c’est au lecteur qu’il revient de compléter l’œuvre à laquelle il se confronte, considérant qu’elle reste inachevée aussi longtemps qu’elle n’a pas rencontré une intelligence et une sensibilité soucieuse d’en tirer la richesse devant éventuellement permettre de la transformer en acte.

Avec l’herméneutique, nous passons ainsi de la  » lettre  » de première lecture, à  » l’esprit  » qui veut en dévoiler le sens caché. Le texte de référence n’est plus alors sollicité en tant que tel, mais comme une œuvre non achevée, projet à réaliser, dessein en voie d’accomplissement et qui va trouver une part de cet accomplissement dans sa mise en perspective existentielle, consciente et délibérément revendiquée.

Lorsqu’on s’attarde un peu sur les différentes traductions / interprétations du Prologue à partir du texte grec de Jean on se rend compte que leurs auteurs / exégètes ne se contentent pas de  » traduire  » littéralement le texte initial et lui donnent de fait un sens qui peut parfois s’écarter de celui d’origine. Ces interprétations peuvent même avoir un caractère polémique.

Louis Segond, théologien suisse protestant, en 1910 traduit « en arkhè en o logos » par « au commencement était la Parole ».

Les exégètes catholiques quant à eux privilégient généralement la traduction par « au commencement était le Verbe ».

Augustin Crampon est chanoine de la cathédrale d’Amiens

C’est le cas du chanoine de la cathédrale d’Amiens Augustin Crampon (édité post mortem en 1904), de la Bible de Jérusalem 1973 et de la Traduction œcuménique de la Bible (TOB) de 1987 qui font autorité dans leur famille spirituelle.

Or le Verbe évoqué dans les interprétations vaticanes et romaines – Au commencement était le Verbe – n’est évidemment pas un verbe qui désigne l’état ou l’action d’un sujet mais ce qu’il est pour la religion catholique c’est-à-dire la deuxième hypostase de La Trinité, Fils de Dieu, entre le Père et le Saint-Esprit, ce qui l’enferme dans une référence théologique déterminée non universelle, le terme hypostase signifiant ici l’accomplissement du divin par la réalisation de son essence.

Cette interprétation tire de fait l’original grec dans une direction particulière, conforme aux principes de la théologie catholique romaine.

Et en effet traduire  » logos  » par le  » Verbe  » – référence parfaitement légitime pour un croyant catholique – nous ouvre à une dimension religieuse, La Trinité et le Verbe étant des dogmes, comme l’Eucharistie ou la Transsubstantiation !

Et ces dogmes, en décalage par rapport aux principes du Rite Ecossais Ancien et Accepté, enferment donc le sens symbolique possible du texte et mettent fin à la recherche car alors tout a été découvert.

Je propose donc une interprétation qui ne doit pas être prise pour une vérité ou une certitude mais pour une question de recherche exploratoire.

Je propose de conserver au mot  » Logos  » le sens grec qui est le sien car il est largement assez riche de sens possibles.

« Au commencement était le Logos » vs « au commencement était le Verbe ».

Bible ancienne

L’interprétation  » en arkhê en o logos « , en grec par  » au commencement était le Logos  » me semble en effet intéressante.

Pourquoi ? Parce que le Logos en grec n’est pas seulement la Parole. Et surtout : il n’est pas le Verbe de l’interprétation catholique romaine.

Comment peut-on dès lors interpréter ce terme ?

On peut reprendre le sens que lui donne le grand helléniste Léon Robin spécialiste de la pensée platonicienne, dans son ouvrage « La pensée grecque et les origines de l’esprit scientifique » (1re éd. 1923). Il écrit :  » Le Logos c’est à la fois la pensée divine qui circule éternellement dans la nature et la pensée humaine mais en tant qu’elle participe à ce courant unique et éternel et perd ainsi son individualité « .

On peut souligner que les traductions usuelles du mot logos dans les textes grecs de cette période sont le plus souvent alignées sur cette  » pensée divine  » citée sous le vocable de Raison et de Parole.

Le respect du texte initial : « En arkhê en o logos » donnerait alors « Au commencement était le Logos – c’est-à-dire à la fois la Raison et la Parole -« .

Et  » kai o logos en pros ton theon  » donnerait  » et le logos était auprès de dieu  » ou  » tourné vers dieu « , les deux formules étant possibles, pour finir par  » kai theos en o logos  » traduit par  » et le logos était dieu  » ou  » était divin « .

En référence à Robin – le Logos est peut-être pour l’intelligence hellénisée de Jean, la Raison organisatrice et la Parole créatrice.

Je propose donc ici de conserver le mot  » logos  » et d’interpréter  » En arkhê en o logos  » par le sens qu’il a en grec de  » Raison organisatrice, Parole créatrice  » autrement dit  » Au commencement était le Logos à la fois Raison Parole  » et de poursuivre par  » et le logos était divin « .

Ce logos est donc symboliquement créateur et il a une dimension ontothéologique car :  » Toutes choses ont été faites par lui ; et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui.  » (V3).

Le logos Raison, Parole. Et Lumière.

Donc le Logos pourrait être symboliquement Raison et Parole.

Mais, point supplémentaire, il pourrait être également Lumière. Pourquoi ?

Dans un article de la  » Revue des sciences religieuses  » (84/4 2010), Françoise Dastur, Professeure des universités (Paris XII et Nice-Sophia Antipolis), rappelle que le mot  » Dieu  » renvoie à l’idée de lumière par sa racine indo-européenne deiwos qui signifie  » lumière du ciel  » ou  » lumière du jour « , racine qui elle-même renvoie au sanskrit devas, au grec theos, au latin deus et au français dieu.

Et cette  » Lumière  » est évoquée dans les versets suivants :  » En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes.  » (V4) et  » Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.  » (V5).

Idée intéressante pour les initiés que nous sommes car associer Raison, Parole et Lumière ne peut être que très stimulant pour la recherche au REAA.

D’autres développements seraient encore possibles mais la place manque ici pour en parler.

En conclusion.

Voilà donc, par l’effet du croisement d’une lecture initiatique et symbolique et de la racine étymologique indo-européenne d’un mot – Dieu – par ailleurs saturé de sens théologique, la possibilité de bâtir une interprétation qui s’affranchit de toute charge religieuse particulière – sans contester sa validité dans le champ de la foi – et qui ainsi interpelle par son ambition tous ceux qui veulent pratiquer une recherche spirituelle ouverte et libre.

Elle donne au logos de Jean une dimension à la fois métaphysique et spirituelle par la convergence dans le logos de la Raison organisatrice, de la Parole créatrice et de la Lumière qui illumine les hommes.

Peut-être comme le Delta qui est allumé au début de nos Tenues ?

Gros plan sur un maçon hors du commun de la GLNF : Paul Amas

Il est coutume d’affirmer qu’un journal qui parle des trains qui arrivent à l’heure fait moins d’audience que lorsqu’il relate l’histoire des trains qui déraillent. Aujourd’hui, nous allons justement prendre « le risque » de vous présenter un Frère, membre de la Grande Loge Nationale Française, qui mérite le respect de chacun. Il ne se contente pas de palabrer sur les changements de la société, ne prend pas le porte-voix pour prodiguer ses conseils éclairés. Non, lui il agit et comme vous allez le constater, nous pouvons tous prendre des leçons.

Il y a deux ans, Paul Amas s’attaquait au conflit en Ukraine.

Un chirurgien-dentiste marseillais a eu la folle idée de transformer un conteneur maritime en unité de soins d’urgence pour venir en aide à la population ukrainienne, sur place.

Parois blanches et grande croix rouge peinte par-dessus, le conteneur maritime est prêt. Inauguré aujourd’hui à Berre l’Etang, il a été totalement transformé pour une mission spéciale. Aujourd’hui, Paul Amas va prendre la route, direction l’Ukraine, pour offrir ce conteneur maritime devenu une unité de soins d’urgence.

Ce chirurgien-dentiste marseillais est à l’origine de ce projet solidaire. « Dans mon sang, coule l’eau du Vieux-Port », évoque-t-il fièrement, pour démontrer que la cité phocéenne sait apporter son soutien. « Une seule règle, n’en suivre aucune, et envoyer notre cœur au visage des gens », poursuit-il. Ce n’est pas la première fois que Paul Amas détourne un objet pour une utilisation médicale. Lors du premier confinement, il avait réussi à faire évoluer un masque de plongée pour prodiguer des soins en toute sécurité.

Un projet pour répondre aux demandes de médecins ukrainiens (Suite de l’article)

Guerre en Ukraine : un dentiste organise le secours de réfugiés et leur logement à Marseille.

A Marseille, un chirurgien-dentiste organise un trajet humanitaire en bus pour secourir des Ukrainiens fuyant la guerre. Grâce à la mobilisation de la Ville de Marseille et des citoyens, des cartons de matériel médical vont être acheminés et ces Ukrainiens seront logés à leur arrivée.

« Un homme est en train de déplacer des montagnes à Marseille ». Sur les réseaux sociaux, les vidéos de Paul Amas font des milliers de vues et fédèrent de nombreux internautes. Ce chirurgien-dentiste organise un aller-retour en bus jusqu’à la Pologne pour porter secours aux réfugiés ukrainiens fuyant la guerre.

Depuis vendredi, le praticien appelle à la générosité des Marseillais pour organiser le voyage. 

5.000 kilomètres en quatre jours

Le bus part direction Wroclaw, en Pologne, avec un chauffeur professionnel et une interprète. Un stop obligatoire de 9 heures est prévu à l’allée et au retour à Strasbourg. Une salle communale sera mise à disposition pour « se reposer, manger ».

Suite de l’article sur le site de France 3

Ainsi, de nombreux maçons parlent de tailler leur pierre brute. Certains trouvent dans cette déclaration un concept opératif ou philosophique. D’autres y voient une action spéculative permanente. C’est sans aucun doute l’état d’esprit de notre Frère Paul Amas qui agit comme chacun de nous devrait le faire. Bravo !

Franc-maçonnerie et République : Un héritage partagé, un combat renouvelé

Ce numéro spécial intitulé « Ce que la République doit aux Francs-maçons », publié par la revue Humanisme, explore la relation historique et philosophique entre la franc-maçonnerie et la République française.

Divisé en plusieurs parties thématiques, cet ouvrage met en lumière l’apport des francs-maçons aux idéaux et aux institutions républicaines, tout en soulignant leur rôle fondamental dans la défense des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité. À travers différentes contributions, il retrace l’histoire de cette relation tout en insistant sur la nécessité pour les Francs-maçons de poursuivre leur engagement face aux défis contemporains.

L’édito

Dans son éditorial, Guillaume Trichard, Grand Maître du Grand Orient de France, rappelle que la franc-maçonnerie a toujours été une ardente protectrice des idéaux républicains. Il met l’accent sur la quête de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité comme des fondements qui lient étroitement la franc-maçonnerie à la République. Pour Guillaume Trichard, dans un contexte politique marqué par la montée des extrémismes et des divisions, il est crucial que les Francs-maçons continuent de défendre l’universalisme, la laïcité et la justice sociale.

L’éditorialiste souligne également que l’engagement maçonnique en faveur de la République ne doit pas faiblir. Face aux menaces contemporaines, la franc-maçonnerie doit rappeler sa vocation d’amélioration morale et intellectuelle de l’humanité et son attachement à la démocratie. L’éditorial appelle à une résistance active contre les forces de régression, prônant une République éclairée par la raison, la science et la remise en question permanente.

La préface

Dans la préface, Jean-Michel Reynaud décrit les francs-maçons comme des acteurs infatigables de la République. Il rappelle que la défense des valeurs républicaines a été au cœur de leur engagement depuis les Lumières. L’histoire de la franc-maçonnerie est ainsi intimement liée à celle de la République, les deux institutions partageant des principes communs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Jean-Michel Reynaud va plus loin en affirmant que le combat pour la République est un processus sans fin, un engagement qui nécessite une vigilance constante face aux menaces récurrentes. Il souligne également l’importance pour les francs-maçons de réfléchir en permanence à l’évolution des valeurs républicaines et de s’adapter aux nouveaux défis. Cette préface met en lumière l’idée que la franc-maçonnerie, tout en étant une institution ancienne, reste un acteur central et actuel de la défense des valeurs démocratiques.

Les valeurs de la République et le rôle de la franc-maçonnerie

La première partie de l’ouvrage explore les valeurs communes à la République et à la franc-maçonnerie. Laurent Kupferman revient sur les principes fondamentaux de la République, tandis que Jean-Francis Dauriac traite des dangers posés par l’extrême droite et interroge la nature de la République que les Francs-maçons doivent défendre aujourd’hui. Dauriac appelle à une vigilance accrue face aux forces populistes et autoritaires.

Charles Coutel, quant à lui, retrace l’influence des Lumières et de la franc-maçonnerie sur l’Europe. Il montre comment les idées maçonniques ont façonné le projet démocratique européen et souligne l’importance de la franc-maçonnerie comme acteur transnational dans la promotion des valeurs républicaines.

Le Combat du Grand Orient pour la République

Dans la deuxième partie, l’engagement continu du Grand Orient de France en faveur de la République est mis en avant. Jean-Michel Reynaud analyse les relations de pouvoir et d’influence de la franc-maçonnerie au XXIe siècle, insistant sur les responsabilités éthiques de l’Ordre maçonnique. Alain Simon, de son côté, explique comment l’engagement maçonnique est indissociable du combat républicain, illustrant les nombreux combats que la franc-maçonnerie a menés pour défendre la démocratie et la laïcité.

Alain Raymond explore la laïcité comme un des fondements essentiels de la République. Pour lui, la laïcité ne se résume pas à une simple séparation entre l’Église et l’État, mais constitue une expression de l’égalité et de la liberté de chaque citoyen, et donc une condition indispensable pour une société juste.

Franc-maçonnerie et Révolution française

La troisième partie revient sur les liens historiques entre la franc-maçonnerie et la Révolution française. Pierre Mollier et Cécile Révauger s’attardent sur le rôle joué par les Francs-maçons dans la Révolution américaine puis française, montrant comment ces derniers ont activement contribué à la diffusion des idées révolutionnaires.

Philippe Foussier, quant à lui, examine la manière dont les loges maçonniques continuent aujourd’hui à honorer l’héritage de la Révolution. Son essai met en lumière la pérennité des idéaux révolutionnaires au sein de la franc-maçonnerie moderne, qui continue de promouvoir les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

La quatrième partie souligne la continuité de l’engagement républicain des francs-maçons face aux défis actuels. Sylvain Delfosse explore le « nouvel ordre mondial » et ses risques pour la République, appelant à la vigilance face aux menaces globales qui pourraient affaiblir ses valeurs fondamentales. Ina Piperaki retrace l’héritage démocratique de la Méditerranée, d’Athènes à aujourd’hui, montrant comment la franc-maçonnerie continue de promouvoir les idéaux républicains dans un contexte méditerranéen en mutation.

La revue montre de manière convaincante que les principes philosophiques et moraux de la franc-maçonnerie ont toujours été intimement liés à ceux de la République française. La quête de l’émancipation humaine, de la justice sociale et de la vérité, caractéristiques de la franc-maçonnerie, ont contribué à façonner et à renforcer les institutions républicaines. Les Francs-maçons ne sont pas seulement des témoins passifs de l’évolution de la République, mais des acteurs déterminants, dont le rôle est à la fois critique et constructif.

La revue constitue un florilège d’articles qui s’entrecroisent et se complètent, offrant une mosaïque riche et diversifiée de réflexions autour des thématiques républicaines et maçonniques. Démontrant aussi que l’engagement maçonnique en faveur de la République est loin d’être figé dans le passé. Aujourd’hui encore, les francs-maçons continuent de défendre les idéaux républicains face aux menaces actuelles, qu’il s’agisse de l’extrémisme politique, de l’obscurantisme religieux ou des attaques contre la laïcité. L’ouvrage souligne l’importance de maintenir une réflexion constante et de remettre en question les certitudes pour adapter les principes républicains aux évolutions de la société.

« Ce que la République doit aux Francs-maçons » constitue à la fois une réflexion historique et un appel à l’action. Les contributions réunies dans ce numéro spécial démontrent que la République doit beaucoup à la franc-maçonnerie, non seulement pour son soutien historique, mais également pour son engagement constant dans la défense des valeurs républicaines.

Ce numéro se veut une invitation à revisiter l’histoire commune des francs-maçons et de la République, tout en affirmant l’importance de leur contribution actuelle. Face aux défis contemporains, il appelle les francs-maçons à poursuivre leur combat pour une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.

Humanisme – L’empreinte des francs-maçons

Ce que la République doit aux francs-maçons

Revue des francs-maçons du Grand Orient de France

Conform édition, Hors-série, septembre 2024, 128 pages, 17 €

Conform édition, le site.

Le chapitre 364 de Luce, de l’Ordre de l’étoile orientale a été dissous

De notre confrère des USA mynewberrynews.com – Par Sterling McGinn

Malheureusement, de nombreuses organisations et groupes de service de longue date de Newberry se sont dissous ces dernières années. La tendance se poursuit : après 117 ans, le chapitre 364 de Luce, Order of Eastern Star, a été confronté au même manque de membres et de participation. Ils ont rendu leur charte le 17 juin 2024.

« Nous avions de moins en moins de membres participants »

a déclaré Jan Bonifield, trésorière du chapitre et ancienne directrice de l’association.

« Nous avons réfléchi à la question pendant deux ans pour déterminer quelles étaient nos options pour continuer. »

Le chapitre avait demandé l’aide d’un consultant de chapitre, mais a finalement pris la décision difficile de se dissoudre.

Certains officiers devaient se déplacer depuis les villes voisines et il était difficile d’atteindre le quorum pour les réunions.

« Nous avions deux officiers de Munising et deux de Manistique qui venaient, et nous devions avoir au moins sept officiers »

a déclaré Bonifield.

Le chapitre Luce de l’Ordre de l’Étoile de l’Est se réunissait mensuellement dans la Loge maçonnique de Newberry Avenue.

L’Ordre de l’Étoile de l’Est est un organisme paramaçonnique international qui accepte des hommes et des femmes comme membres. Ces membres mettent l’accent sur l’entraide, l’aide aux personnes dans le besoin et le service à leurs communautés. L’Ordre cherche à apporter des changements positifs dans le monde par le biais d’efforts caritatifs, d’amitiés durables et de gentillesse envers tous.

Les membres doivent avoir 18 ans ou plus. Les membres masculins doivent être des maîtres maçons, tandis que les membres féminins doivent avoir une relation spécifique avec un maçon comme une épouse, une fille, une sœur, une mère, etc.

L’ordre a été fondé par le franc-maçon Dr Rob Morris dans les années 1850 (voir historique ci-dessous), qui s’est donné pour mission de partager les principes de la franc-maçonnerie avec les femmes. Lui et sa femme, Charlotte, ont développé les croyances et les concepts qui ont servi de base à la fondation de l’Ordre.

L’Ordre compte plus de 500 000 membres et plus de 7 500 chapitres. D’octobre 2022 à octobre 2023, l’Ordre de l’Étoile de l’Est du Michigan a versé 57 600 $ au Fonds de bienfaisance, 66 800 $ en bourses d’études et 13 000 $ aux programmes de chiens d’assistance.

La première réunion du chapitre 364 de Luce a eu lieu le 4 octobre 1906. Étant donné que le chapitre n’avait pas été formé et n’avait pas fonctionné sous dispense pendant 60 jours avant la session du grand chapitre de cette année-là, il a été décidé que la charte ne pourrait pas être accordée avant l’année suivante. Leur charte a été officiellement accordée le 10 octobre 1907.

Logo de l’Ordre de l’Étoile Orientale

Il y avait 28 membres fondateurs.

Au fil des années, le chapitre Luce a été bien représenté au niveau du district et de l’État. Parmi les membres occupant ces fonctions, on compte Emma Sherman Cox, Merle Bystrom, Virginia Story, Rena Perry, Phyllis Carpenter, Frances Carlson, Winnie Richmond, Ruth Ike, Nancy Quick et Rachel McCutcheon.

Le chapitre de Luce a contribué à deux sacs à dos pour le projet Backpack pendant environ 25 ans, a aidé au refuge pour animaux du comté de Luce et au centre de ressources Diane Peppler et a contribué à de nombreux projets locaux. Parmi les autres contributions au fil des ans, citons la Marche des dix sous, les campagnes de la Croix-Rouge, le camp de santé de Bay Cliff, Box Tops for Education, la nourriture pour les refuges locaux et les nounours pour le corps ambulancier local.

Les membres de l’ancien chapitre Luce transféreront leur adhésion à d’autres chapitres de l’UP

Gros plan sur l’Ordre de l’étoile orientale

Une Loge Eastern Star (temple maçonnique de Spokane dans l’État de Washington aux États-Unis).

L’Ordre de l’étoile orientale (Order of the Eastern Star) est un organisme paramaçonnique philanthrophique et patriotique féminin, créé en 1850 à Boston par un franc-maçon américain dénommé Robert Morris. Cet ordre s’appuie essentiellement sur la Bible quoiqu’il soit accessible à tous les monothéismes. Il compterait environ 10 000 chapitres (similaires à des loges maçonniques) pour environ un million de membres affiliés au Grand Chapitre général. Il est ouvert aux hommes en leur qualité de maître et aux femmes âgées de dix-huit ans révolus ayant des relations spécifiques avec un membre de la franc-maçonnerie pour être son épouse, sa veuve, sa fille, sa sœur, sa mère, etc. Il demande notamment à ses membres la croyance en Dieu.

En 1874, William Myers, grand-maître de juridiction Prince Hall du district de Columbia met en œuvre un organisme maçonnique similaire qui prend le nom d’Ordre de l’étoile oriente Prince Hall. Sa vocation est identique, mais la prédominance de ses affiliations est Afro-américaine.

Ordre de l’étoile orientale Prince Hall

L’idée de créer un Ordre de l’étoile de l’orientale pour les femmes noires est proposée par William Myers, grand maître de la juridiction de Prince Hall du district de Columbia. Avec Georgiana Thomas, il entreprend de faire approuver le rituel et l’organisation par le congrés de la Grande Loge. Le premier chapitre de l’Ordre de l’étoile orientale Prince Hall est ouvert le 1er décembre 1874. Avec l’extension de l’organisation une Conférence des Grands Chapitres à lieu en 1907. Le nom est modifié en Conférence inter-États des grands chapitres en 1910 et Conférence internationale des grands chapitres en 1924. Ces premières organisations sont démantelées par la conférence des grands maîtres de Prince Hall en 1976 et deviennent la Conférence des grands chapitres Prince Hall, Ordre de l’étoile orientale. Contrairement à l’Ordre traditionnel de l’étoile orientale, celle de Prince Hall n’a pas d’organisation centralisée.

L’Ordre de l’étoile orientale est souverain et indépendant, organisé par sa charte de 1876.

Emblème et héroïnes

Face avant du Temple suprême de l’Ordre international de l’Arc-en-ciel pour les filles à McAlester, Oklahoma.

L’emblème de l’ordre est l’étoile à cinq branches, représentant l’étoile de Bethléem. Dans un chapitre, la branche du bas est dirigée vers l’ouest. Les cinq branches symbolisent cinq figures bibliques qui inspirent la philosophie de l’ordre :

Adah (la fille) ;
Ruth (la veuve) ;
Esther (la femme) ;
Marthe (la sœur) ;
Electa (la mère).
L’ordre est basé sur un rituel et un travail essentiellement spirituel se portant sur les valeurs morales de la société judéo-chrétienne dans ces cinq figures seraient la représentation des qualités morales attribuées aux femmes.

Structures de l’ordre

Le Temple International , également connu sous le nom de Perry Belmont Mansion, situé au 1618 New Hampshire Avenue , NW, dans le quartier de Dupont Circle à Washington, DC

Sa structure s’article sur le Grand Chapitre général, présent à Washington, qui dirige l’ensemble. Il est subordonné territorialement par les grandes juridictions qui administrent les chapitres.

On compte 46 grandes juridictions pour l’ensemble des États-Unis américain et huit pour les provinces du Canada.

L’Ordre de l’étoile orientale est également présent au-delà de l’Amérique du Nord et on trouve une grande juridiction dans chacun des pays suivants : Allemagne, Arabie saoudite, Aruba, Bermudes, Brésil, Colombie, Guam, Italie, Japon, Mexique, Panama, Pérou, Philippines, République de Chine (Taïwan) et Venezuela.

Officiers

Eureka Masonic College, le bâtiment où est né l’Ordre de l’Étoile de l’Est, dans le comté de Holmes, Mississippi.

Il y a dix-huit officiers dans un chapitre.

Digne matrone : office réservé à une femme, présidente de l’ordre.
Digne protecteur : office réservé à un maître maçon qui supervise l’ordre.
Matrone associée : elle assume les fonctions de la digne matrone en cas de vacances celle-ci.
Protecteur associé : il assume les fonctions du digne patron en cas de vacances de celui-ci.
Secrétaire
Trésorier
Conductrice : maîtresse des cérémonies
Conductrice associée : elle assiste la conductrice dans les initiations et pour les votes.
Aumônier : conduit le chapitre dans la prière.
Maréchal
Organiste
Adah
Ruth
Esther
Marthe
Electa
Couvreur : s’assure à l’intérieur du chapitre de la qualité de ceux et de celles qui y rentrent.
Sentinel : s’assure à l’extérieur du chapitre de la qualité de ceux et de celles qui souhaitent y rentrer.
Selon l’usage, les officiers « associés » sont élus au poste correspondant l’année suivante. Les offices de digne matrone, digne matrone associée, de conductrice, de conductrice associée et ceux représentant une branche de l’étoile (Adah, Ruth, etc.) sont exclusivement féminins. Les offices de digne protecteur et de protecteur associé sont exclusivement masculins. Le reste des offices sont mixtes.

Source documentaire Wikipedia

Lieu symbolique : l’Assemblée nationale célèbre l’excellence féminine avec « Femmes en Or »

Dans le cadre solennel de l’Assemblée nationale, au cœur de la cour d’honneur du Palais Bourbon, dix femmes dorées se tiennent majestueusement, figées dans une résine qui capte l’éclat du soleil et la grandeur de leurs actions. Ces statues ne sont pas de simples représentations artistiques : elles incarnent une mémoire vivante, celle d’une lutte intemporelle pour l’égalité et les droits des femmes. Révélées au monde lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024, leur apparition sur la Seine fut bien plus qu’un spectacle – elle symbolisait la montée des voix féminines, longtemps tues dans l’ombre de l’histoire.

« Femmes en Or », bien plus que de simples figures historiques…

Ces femmes, immortalisées dans une résine polie, sont plus que de simples figures historiques. Elles sont les porteuses d’une mémoire collective, sculptées dans l’éclat de leur bravoure. Simone de Beauvoir, Louise Michel, Gisèle Halimi, et bien d’autres, surgissent du passé comme des héroïnes intemporelles, rappelant à chaque génération leur lutte inlassable pour la liberté, les droits et la dignité.

Leur ascension, émergeant de la Seine lors des JO Paris 2024, était bien plus qu’une mise en scène. C’était une résurrection symbolique, un hommage triomphal aux voix des femmes souvent tues ou marginalisées dans les récits de l’histoire. Aujourd’hui, exposées dans la cour d’honneur du Palais Bourbon, elles se dressent sous la lumière du jour, ouvertes à la contemplation de tous. Elles sont des sentinelles silencieuses, observant avec sérénité les regards des visiteurs.

De gauche à droite : Gisèle Halimi, Simone Veil

Cette exposition est un acte de réparation, un geste artistique et politique, dans un espace où les figures masculines ont longtemps dominé. L’installation des « Femmes en or » interroge et bouscule l’héritage figé d’un monde où seulement 14 % des statues publiques parisiennes honorent des femmes. Elles incarnent une vision de justice et de reconnaissance. Mais au-delà des chiffres, ces sculptures nous racontent une autre histoire, celle de la ténacité, de l’intelligence et de la créativité féminine.

Quelques figures emblématiques

Ces femmes, parmi lesquelles se trouvent des figures emblématiques telles que Simone de Beauvoir, Louise Michel, Gisèle Halimi, Olympe de Gouges, et Alice Milliat, traversent le temps et les siècles. Elles sont les héroïnes d’un combat sans relâche, des témoins immortels de la résilience féminine. Sculptées dans l’éclat de leur bravoure, elles évoquent non seulement le passé, mais aussi un avenir où la liberté et la dignité sont des droits universels. Leur ascension lors des JO, jaillissant des eaux de la Seine, fut une résurrection symbolique, une affirmation triomphale du féminisme dans l’espace public.

Le palais Bourbon, d’habitude si masculin…

Exposées à l’Assemblée nationale, ces sculptures dorées se dressent telles des sentinelles silencieuses, veillant sur les générations futures. Leur présence marque un tournant, car elles occupent un espace où les figures masculines ont longtemps régné en maître. Ce geste artistique et politique met en lumière un paradoxe douloureux : alors que Paris est une ville profondément marquée par son histoire, seulement 14 % des statues publiques y honorent des femmes. Cette exposition interroge donc l’héritage patriarcal figé dans la pierre et le bronze, en cherchant à rééquilibrer les symboles de la cité.

Les portraits de chacune des « Dix Femmes en Or »

Christine de Pizan

Christine de Pizan (1364-1431) 

Christine de Pizan fut l’une des premières femmes de lettres de l’histoire à vivre de sa plume. Poétesse et philosophe, elle s’illustra par ses écrits en faveur de l’éducation des femmes et du respect de leurs droits, notamment avec La Cité des dames (1405). Visionnaire pour son époque, elle marqua l’histoire en posant les premières pierres d’une pensée féministe bien avant l’émergence de ce mouvement. Sa présence parmi les « Femmes en Or » est un hommage à son engagement pour la reconnaissance de la place des femmes dans la société.

Jeanne Barret

Jeanne Barret (1740-1807) 

Exploratrice et botaniste, Jeanne Barret entra dans l’histoire comme la première femme à faire le tour du monde. Se travestissant en homme pour embarquer à bord de l’expédition de Bougainville en 1766, elle participa à la collecte de milliers de spécimens botaniques. Son audace et son amour de la science, à une époque où l’exploration était l’apanage des hommes, en font une pionnière de la liberté et de la découverte.

Olympe de Gouges (1748-1793) 

Féministe avant l’heure, dramaturge et femme politique, Olympe de Gouges est surtout connue pour sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791), où elle réclamait l’égalité entre hommes et femmes dans la société et devant la loi. Figure révolutionnaire, elle fut guillotinée pour ses idées subversives en 1793. Son œuvre et son courage continuent d’inspirer les mouvements féministes modernes.

Louise Michel (1830-1905) 

Révolutionnaire, féministe et anarchiste, Louise Michel est une figure emblématique de la Commune de Paris de 1871. Institutrice engagée, elle lutta toute sa vie pour les droits des opprimés et les idéaux d’égalité sociale. Déportée en Nouvelle-Calédonie après la Commune, elle y poursuivit son combat pour l’instruction des plus pauvres et la justice. Louise Michel symbolise l’engagement total et le courage face à l’injustice.

Louise Michel et la franc-maçonnerie

Notre sœur militante anarchiste Louise Michel, la « Vierge rouge » a finalement rejoint la franc-maçonnerie dans les dernières années de sa vie, bien que cela ne corresponde pas totalement à son parcours initial.

Lors de ses funérailles, plusieurs orateurs ont pris la parole, parmi lesquels le vénérable de la loge « Fraternité Universelle », qui appartenait à la « Grande Loge Symbolique Écossaise, mixte et maintenue ». Malgré la présence d’insignes maçonniques sur son cercueil, les organisateurs des obsèques rappelèrent que Louise Michel n’avait appartenu à aucune association maçonnique pendant la majeure partie de sa vie.

Palais Bourbon, cour d'honneur
Palais Bourbon, cour d’honneur

C’est en fait en 1904, peu avant sa mort, que Louise Michel fit son entrée dans la franc-maçonnerie. Le 20 juillet 1904, sur proposition de Madeleine Pelletier, elle fut invitée à la loge « Fraternité Universelle » pour une conférence de réception. Les membres de la loge, honorés par sa présence, lui proposèrent de devenir membre, ce qu’elle accepta. Son initiation officielle eut lieu quelques semaines plus tard, le 13 septembre 1904, à la loge « La Philosophie sociale », qui admettait les femmes, une particularité importante à une époque où de nombreuses obédiences maçonniques étaient exclusivement masculines.

Louise Michel fut initiée en même temps que Charlotte Vauvelle, sa compagne depuis 1895, et Henri Jacob. Le lendemain, le 14 septembre 1904, elle prononça une conférence devant la loge « Diderot » sur le thème « La femme et la franc-maçonnerie ». C’est là qu’elle déclara qu’elle aurait été membre bien plus tôt si elle avait su que des loges mixtes existaient, pensant jusqu’alors que la franc-maçonnerie était réservée aux hommes. Elle exprima également des idées sur le pouvoir et la société, affirmant que « le pouvoir abêtit les hommes » et qu’il fallait l’éliminer pour créer une société égalitaire et fraternelle, en adéquation avec les idéaux maçonniques.

Louise Michel associa donc sa vision anarchiste et ses aspirations sociales aux principes maçonniques d’égalité, de fraternité et de liberté. Bien que son parcours en franc-maçonnerie fût bref, elle laissa une empreinte marquante en y exprimant sa vision d’une société sans hiérarchie ni oppression, fidèle à son engagement révolutionnaire.

Ainsi, si Louise Michel n’était pas maçonne durant la majeure partie de sa vie, elle trouva dans la franc-maçonnerie un écho à ses luttes, dans les derniers mois de son existence, en prônant une société plus libre et égalitaire.

Alice Guy (1873-1968) 

Alice Guy

Pionnière du cinéma, Alice Guy est la première femme réalisatrice et productrice. Elle réalisa plus de 300 films entre 1896 et 1920, marquant l’histoire du cinéma en abordant des thèmes variés, parfois novateurs pour son temps. Elle a contribué de manière décisive à l’émergence du septième art, et son héritage reste aujourd’hui souvent méconnu. Alice Guy est l’incarnation de la créativité et de l’audace dans un domaine qui n’était pas encore ouvert aux femmes.

Alice Milliat (1884-1957) 

Alice Milliat

Alice Milliat est une figure clé du sport féminin. Athlète et organisatrice, elle créa en 1922 les Jeux mondiaux féminins, offrant aux femmes une place dans le monde sportif, alors très largement dominé par les hommes. Sans parler, entre autres, de la misogynie de Pierre de Coubertin… Grâce à ses multiples efforts, les femmes furent progressivement admises aux Jeux olympiques, faisant d’elle une pionnière de l’égalité dans le sport.

Paulette Nardal (1896-1985) 

Paulette Nardal

Intellectuelle, journaliste et militante anticolonialiste, Paulette Nardal est l’une des premières femmes à avoir promu l’internationalisme noir.

Née en Martinique, elle joua un rôle central dans le développement de la Négritude, mouvement littéraire et politique visant à valoriser l’identité noire. Son salon littéraire, tenu avec ses deux sœurs dans son appartement du 7 rue Hébert à Clamart (Hauts-de-Seine), fut un lieu de rencontre pour des intellectuels de toutes origines. Elle traite de l’émancipation des femmes tout en jetant les bases de la théorie de la Négritude et symbolise la lutte pour la reconnaissance des identités marginalisées.

Simone de Beauvoir (1908-1986) 

Simone de Beauvoir

Philosophe et écrivaine, Simone de Beauvoir est l’auteure de Le Deuxième Sexe (1949), ouvrage fondateur du féminisme moderne. Dans ses écrits, elle explore la condition féminine et remet en question les rôles sociaux imposés aux femmes. Compagne de Jean-Paul Sartre, elle a laissé un héritage philosophique et littéraire immense, défendant l’idée que « l’on ne naît pas femme, on le devient ».

Simone Veil (1927-2017) 

Survivante de la Shoah, magistrate et femme politique, Simone Veil a marqué l’histoire française en faisant adopter la loi de 1975 qui légalise l’avortement. Première présidente du Parlement européen, elle incarne le courage et la résilience. Toute sa vie, elle a lutté pour les droits des femmes, la justice et la paix en Europe. Simone Veil reste une figure respectée et admirée, symbolisant la lutte pour la dignité humaine.

Gisèle Halimi (1927-2020) 

Avocate, militante féministe et ancienne députée, Gisèle Halimi fut une figure centrale dans la bataille pour la légalisation de l’avortement en France. En co-fondant le mouvement « Choisir » en 1971, elle s’engagea pour la défense des droits des femmes à disposer de leur corps. Son plaidoyer lors du procès de Bobigny en 1972 est resté dans les annales comme un tournant décisif pour les droits des femmes. Elle incarne la lutte pour l’égalité et la justice sociale.

Ces dix femmes, chacune pionnière dans son domaine, sont célébrées pour leur audace, leur intelligence et leur détermination. Elles incarnent, à travers cette exposition, l’héritage d’une lutte pour la reconnaissance des femmes dans l’histoire et dans la société, illuminant le chemin vers un avenir où l’égalité n’est plus un rêve, mais une réalité partagée.

L’hommage de la Grande Loge Féminine de France
L’hommage rendu à Gisèle Halimi en 2020 par la Grande Loge Féminine de France (GLFF) met en lumière son engagement indéfectible pour les droits des femmes et sa carrière d’avocate. Elle est décrite comme une femme libre, déterminée et une grande voix du féminisme.
La GLFF rappelle ses messages clés aux femmes : l’importance de l’indépendance économique, le refus de toute atteinte à la dignité, et la nécessité de ne jamais se résigner face aux injustices. Gisèle Halimi a consacré sa vie à lutter contre les tabous entravant l’égalité des sexes, notamment à travers ses plaidoyers en faveur du droit à l’avortement, ce qui a contribué à l’adoption de la loi Veil. Elle est aussi célèbre pour avoir signé le « Manifeste des 343 » et fondé l’association « Choisir la cause des femmes ».
Son engagement s’étendait au-delà du féminisme, incluant la lutte contre la torture et les oppressions coloniales. La GLFF souligne l’importance de faire connaître ses textes et plaidoiries aux jeunes générations, car les acquis ne sont jamais définitifs.

Olympe de Gouges

Certains critiquent… Le français, cet éternel râleur ?

Malgré l’impact indéniable de cette installation, tout n’a pas été sans controverse. Certains critiquent la matérialité des œuvres, initialement conçues pour être éphémères, ou l’absence de figures essentielles comme Marie Curie, scientifique doublement récompensée par le Prix Nobel. D’autres déplorent l’emplacement temporaire choisi, loin d’un hommage durable dans l’espace urbain. Mais ces voix discordantes ne parviennent pas à ternir l’essence de cette initiative : pour la première fois, ces femmes trouvent une place légitime dans le paysage public.

Cour d’honneur

Leur destin ne s’arrête pas là. Bientôt, ces héroïnes dorées quitteront la solennité du Palais Bourbon pour rejoindre les pavés de Paris. Que ce soit à travers une dispersion dans différents quartiers ou une installation durable dans des lieux symboliques, la République française réécrit l’espace urbain avec justice, permettant à ces femmes de briller là où elles ont longtemps été invisibles.

Dans ce geste artistique et politique, c’est un récit nouveau qui s’écrit. Celui où les femmes, jadis reléguées en arrière-plan, reprennent la place qui leur revient de droit. Ce ne sont pas que des statues : ce sont des fragments d’une mémoire vivante, un hommage à celles qui ont forgé la France d’hier et qui façonnent celle de demain. Sous la lumière dorée du jour, elles attendent patiemment leur prochaine mission, rappelant que l’or de l’histoire appartient tout autant aux femmes qu’aux hommes.

Ces « Femmes en or » – sauf erreur ou omission de notre part, nous ne voyons pas de femme handicapée (même si 80 % des handicaps sont invisibles) – symbolisent bien plus que des figures isolées du passé. Elles représentent l’esprit indomptable de celles qui ont refusé les limites de leur époque et ont œuvré pour un monde plus juste. Leurs combats, qu’ils aient porté sur les droits civiques, la liberté de pensée, la création artistique ou la science, résonnent aujourd’hui avec une intensité particulière. Ces statues dorées ne sont pas simplement des hommages, elles sont des phares qui éclairent le chemin vers un futur d’égalité, d’émancipation et de respect pour toutes les femmes, et, au-delà, pour tous les humains.

J’ai dit.

Ceci est mon dernier article.

Photos © Yonnel Ghernaouti YG