Dans cet ouvrage monumental On s’est battu·es pour les gagner – Histoire de la conquête des droits en France, Mathilde Larrère nous plonge au cœur de l’histoire des droits humains en France, une épopée captivante qui s’étend de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789 jusqu’à la constitutionnalisation de l’IVG en 2024. À travers une série de chapitres détaillés et magnifiquement illustrés par Fred Sochard, Mathilde Larrère retrace les luttes acharnées et les sacrifices immenses qui ont jalonné la conquête des droits fondamentaux.
L’ouvrage commence par une mise en contexte historique détaillée, plongeant le lecteur dans le tumulte des révolutions et des réformes qui ont forgé la France moderne. Mathilde Larrère adopte une approche chronologique et thématique, découpant son récit en plusieurs sections essentielles qui traitent des droits naturels, politiques, sociaux, des travailleurs, des reproductifs, des sans-papiers et des LGBTQIA+. Rappelons que LGBTQIA+ signifie Lesbienne, Gay, Bisexuel, Transgenre, Queer ou en Questionnement, Intersexe, Asexuel et autres identités de genre et orientations sexuelles non incluses dans les catégories précédentes. C’est un terme inclusif pour représenter la diversité des identités de genre et des orientations sexuelles.
Le premier chapitre « Les Luttes pour les droits naturels » est une plongée dans les fondements mêmes de la société moderne, où Mathilde Larrère explore les concepts de liberté, égalité, et sûreté. Elle évoque la résistance à l’oppression, les droits à la propriété et à la liberté d’expression, des notions qui ont été âprement disputées depuis la fin du XVIIIe siècle.
Ensuite avec « Les Luttes pour les droits politiques », l’auteure détaille les combats pour le droit de vote, de s’associer, de se réunir et de manifester. Elle met en lumière les figures emblématiques et les anonymes qui ont porté ces luttes sur leurs épaules, démontrant ainsi l’importance de l’action collective.
Mathilde Larrère décrit avec « Les luttes pour les droits sociaux » les batailles pour le droit à la subsistance, au travail, à l’éducation et aux soins. Elle examine la sécurité sociale, le logement et la sécurité alimentaire, en soulignant les avancées et les reculs dans ces domaines.
Avec « Les luttes pour les droits des travailleurs et travailleuses », l’auteure aborde les droits de se syndiquer, de faire grève, et le droit à la retraite. Elle y raconte les grèves, les mouvements syndicaux et les revendications qui ont façonné le paysage social français.
Mathilde Larrère traite ensuite des droits à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse, mettant en exergue les débats sociétaux et politiques qui ont accompagné ces droits.
Le chapitre sur les luttes pour les droits des « Sans-Papiers », explore les droits d’asile, du sol, du sang, et les droits des personnes sans-papiers. Mathilde Larrère y raconte des histoires émouvantes de lutte pour la reconnaissance et l’intégration.
Enfin avec « Les Luttes pour les Droits LGBTQIA+ », l’auteure aborde les droits au respect de la vie privée et familiale, le droit au changement de genre et d’état civil, et la lutte contre les discriminations. Elle met en lumière les progrès réalisés et les obstacles persistants.
Mathilde Larrere en 2018
La biographie de l’auteure
Mathilde Larrère est une historienne et enseignante-chercheuse spécialisée dans les mouvements sociaux et les questions de citoyenneté en France au XIXe siècle. Elle enseigne à l’université Gustave-Eiffel et à l’Institut d’études politiques de Paris. Larrère est également membre du conseil d’administration du Fonds pour la presse libre. Parmi ses ouvrages précédents figurent Guns and Roses — Les objets des luttes féministes (2023), Rage against the machisme (2020), Il était une fois les révolutions (2019), et Des intrus en politiques — Femmes et minorités : dominations et résistances (2018).
Comme d’habitude, nous présentons l’éditeur
Les Éditions du Détour sont reconnues pour leur engagement à publier des œuvres qui éclairent les enjeux sociaux, politiques et historiques contemporains. Avec un catalogue varié d’essais et de récits historiques, l’éditeur se consacre à offrir une plateforme aux voix qui interrogent et défient les normes établies.
En conclusion, On s’est battu·es pour les gagner est un ouvrage essentiel pour comprendre l’évolution des droits en France. Mathilde Larrère offre un récit vivant et détaillé des luttes passées et présentes, soulignant le caractère collectif et continu de ces combats. Les illustrations de Fred Sochard, qui dessine également pour la presse et la jeunesse, enrichissent le texte en apportant une dimension visuelle puissante aux histoires racontées. Cet essai est non seulement une source précieuse pour les historiens et les militants, mais aussi une lecture inspirante pour quiconque s’intéresse aux droits humains et à la justice sociale.
On s’est battu·es pour les gagner – Histoire de la conquête des droits en France
Mathilde Larrère – Illustrations de Fred Sochard
éditions du Détour, 2024, 248 pages, 19,90 €
ISBN : 978-2-38532-056-0. Parution le 29 août 2024
Parcours permanent « Pierre-François Guillon et les compagnons charpentiers » Musée départemental du compagnonnage Romanèche-Thorins, samedi 21 septembre 2024.
Parcours permanent « Pierre-François Guillon et les compagnons charpentiers » 21 et 22 septembre Musée départemental du compagnonnage
Dates et horaires de début et de fin (année – mois – jour – heure) : Début : 2024-09-21T10:00:00+02:00 – 2024-09-21T18:00:00+02:00 Fin : 2024-09-22T10:00:00+02:00 – 2024-09-22T18:00:00+02:00
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, admirez les nombreux chefs-d’œuvre des compagnons charpentiers en suivant le parcours « Pierre-François Guillon et les compagnons charpentiers » proposé par le musée départemental du Compagnonnage de Romanèche-Thorins. L’histoire du compagnonnage et de l’école de tracé de charpente fondée par Pierre-François Guillon, n’auront plus de secret pour vous.
Musée départemental du compagnonnage 98 rue Pierre-François Guillon, 71570 Romanèche-Thorins Romanèche-Thorins 71570 Saône-et-Loire Bourgogne-Franche-Comté 03 85 35 22 02 www.musee-comagnonnage71.fr
À l’occasion des Journées européennes du patrimoine, admirez les nombreux chefs-d’œuvre des compagnons charpentiers en suivant le parcours « Pierre-François Guillon et les compagnons charpentiers ».
Lieu : Musée départemental du compagnonnage – Adresse : 98 rue Pierre-François Guillon, 71570 Romanèche-Thorins – Code postal 71570 – Ville Romanèche-Thorins – Departement : Saône-et-Loire – Musée départemental du compagnonnage Romanèche-Thorins
Un don des francs-maçons du Cheshire permettra à davantage de personnes victimes de violences conjugales de bénéficier d’un soutien. Cheshire Without Abuse (MyCWA) aide les victimes de violences conjugales du comté à échapper au cycle de la violence et à le briser.
L’association propose un service à l’ensemble de la famille, offrant un soutien aux adultes et aux enfants touchés par la violence domestique, ainsi que des interventions comportementales pour les auteurs de violences. « Le travail accompli par l’association est tout simplement remarquable », a déclaré Chris Renshaw, franc-maçon du Cheshire.
Il a remis le don de 5 000 £ au nom des membres locaux, pour soutenir le travail de MyCWA. Chris a ajouté : « C’était une leçon d’humilité de voir et d’entendre les travailleurs et les bénévoles expliquer comment ils veilleront à ce que le don ait un impact positif sur les survivants de violences conjugales et leurs familles, les aidant à continuer à fournir des ressources et un soutien essentiels pendant les périodes difficiles. »
Saskia Lightburn-Ritchie, directrice générale de MyCWA, a déclaré : « C’est grâce à des dons comme celui-ci que nous pouvons faire ce que nous faisons et c’était merveilleux de pouvoir montrer à Chris et à l’équipe certains des services que le don aidera à financer lorsqu’ils ont visité notre centre de soutien. Le soutien de la communauté locale est essentiel à notre travail et nous sommes reconnaissants de la compassion et de la volonté des francs-maçons du Cheshire de nous aider à aider ceux qui sont dans le besoin. »
MyCWA soutient les personnes et les familles touchées par la violence domestique dans le Cheshire depuis 1977. L’année dernière, l’association a aidé près de 4 000 adultes et enfants grâce à une gamme de services, notamment une ligne d’assistance téléphonique 24h/24 et 7j/7, un hébergement sûr, des services pour enfants, des programmes de rétablissement des survivants et des interventions pour changer le comportement. Pour plus d’informations, cliquez ici .
Personne aujourd’hui ne songerait à remettre en cause la participation des femmes à la Franc-maçonnerie, que ce soit au sein d’obédiences strictement féminines ou mixtes.
Pourtant, comme chacun le sait, c’est il y a 307 ans, en 1717, que fût créée à Londres la première Grande Loge. Et ce n’est qu’il y a 142 ans, le 14 janvier 1882, soit plus d’un siècle et demi plus tard, qu’une première femme fût reçue dans un ordre maçonnique, à la Loge « Les Libres Penseurs » du Pecq, petite ville à l’ouest de Paris, selon le même rituel que celui pratiqué lors des initiations masculines.
Encore faut-il savoir que son initiation provoqua un émoi si considérable dans la Maçonnerie française que la loge « Les libres penseurs » fut suspendue de son obédience la Grande Loge Symbolique Écossaise, pourtant d’orientation libertaire, jusqu’à ce que la femme en question, Maria Deraismes, s’éloigne des travaux de la loge.
Mais l’opiniâtreté de cette femme n’était pas la moindre de ses qualités : onze ans plus tard, le 4 avril 1893, Maria Deraismes avec l’aide du Docteur Georges Martin, qui avait appuyé son admission en Franc-Maçonnerie, créa, à Paris la première Loge Mixte, origine de ce qui deviendra l’Ordre maçonnique mixte et international du Droit Humain.
Dès le début, cette loge revendiquait pour tous, hommes et femmes, les mêmes droits, la justice sociale, l’éducation, et l’égalité des hommes et des femmes et promouvait une méthode symbolique de travail à la portée de tous et de toutes. La vocation universelle de cet ordre était également affirmée d’emblée.
Le Grand Orient de France n’est devenu mixte qu’en 2010, lorsque le Conseil de l’Ordre jugea opportun d’enregistrer le changement d’état civil d’Olivia Chaumont. Celle-ci, qui avait régulièrement initiée en tant qu’homme en 1992, devint ainsi après son changement officiel d’identité, la première femme transsexuelle institutionnellement reconnue.
Mais à ce jour, la Grande Loge de France demeure strictement masculine, comme la Grande Loge Nationale Française. L’argument mis en avant par les tenants du conservatisme est que l’initiation de femmes est exclue par les règles fondatrices de la franc-maçonnerie spéculative.
Le temps ne semble pas encore venu pour ces obédiences de reconnaître aux femmes les mêmes droits et les mêmes qualités qu’aux hommes.
Il faut dire que l’ostracisme vient de loin, d’une époque, le 18ème siècle, où nos mères, nos femmes, nos filles, ne pouvaient être ministres, pilotes de chasse, ou chirurgiens, pour ne prendre que quelques exemples. En France, l’incapacité des femmes n’a été supprimée qu’en 1938, l’ordonnance leur accordant le droit de vote et d’éligibilité date de 1944. Les femmes ont pu voter pour la première fois en avril 1945. On pourrait multiplier ainsi les évolutions marquant la transformation du statut des femmes dans la société. Mais du 18ème siècle au milieu du 20ème siècle, les femmes étaient reléguées dans un statut d’infériorité et de sujétion.
C’était le temps du KKK, le fameux Kinder, Küche, Kirche de nos voisins allemands, qui représentent les valeurs dévolues aux femmes par des traditions venues du fonds des temps, les enfants, la cuisine et l’église, qui visaient à décrire le rôle de la femme dans la société et la famille. Elles devaient, selon cette définition, assurer l’éducation des enfants, cuisiner pour la famille et vivre selon les préceptes et la morale religieuse.
Il faut lire les écrits de Róbert Péter, chercheur et enseignant universitaire hongrois et britannique, dont les travaux sur la Franc-maçonnerie font aujourd’hui autorité.
Il a longuement étudié les débuts de la Franc-maçonnerie spéculative, au 18ème siècle, en se fondant sur de nombreux documents, complétant notamment ce que les écrits d’Alain Bernheim avaient permis de connaître.
Ainsi, dans l’Europe des Lumières, l’exclusion des femmes à l’égard de réunions sociales égalitaires en apparence, comme la franc-maçonnerie, fit naître des débats privés et publics passionnés dès le début du 18ème siècle.
Le paradoxe est que certains esprits des Lumières des deux sexes recommandaient l’implication des femmes dans les activités maçonniques, ce qui atteint son apogée dans la création de loges d’Adoption et/ou de loges féminines en Angleterre, sous George V. Mais la discussion d’idées aussi hérétiques a été évitée dans les loges anglaises traditionnelles.
L’idée d’égalité des Lumières a été vécue dans les loges maçonniques d’Adoption qui commencèrent à apparaître notamment en France dans les années 1740. Ces « loges de dames » sous tutelle masculine sont « souchées » sur une loge masculine qui en garantit la régularité et la direction. Elles furent reconnues officiellement par le Grand Orient de France en 1774, alors que leur première apparition en Grande-Bretagne n’est datée que du début du 20ème siècle.
Comment expliquer cet ostracisme ?
C’est en 1723 que sont publiées à Londres les premières Constitutions de la franc-maçonnerie. Bien entendu, au 18ème siècle, la création de sociétés basées sur des constitutions était l’œuvre d’hommes. Ainsi, la troisième « charge » exigeait que « les membres d’une loge soient des hommes de bien et loyaux, nés libres, d’âge mûr et circonspect, ni serfs, ni femmes, ni hommes sans moralité ou de conduite scandaleuse, mais de bonne réputation. »
On sait que bien que la franc-maçonnerie en tant qu’institution date du début du 18ème siècle, les Frères fondateurs voyaient leur origine dans le passé médiéval. Et tout naturellement, le premier livre des Constitutions de 1723 se base intentionnellement sur les règlements en vigueur chez les maçons opératifs.
Se basant sur la tradition de ces derniers, et considérant que les sociétés européennes étaient dominées par les hommes, il semblait naturel de fermer les loges aux femmes.
Il n’est pas étonnant que la masculinité et la prétendue supériorité mâle de cette « secte masculine » aient été ridiculisées par les « profanes », c’est-à-dire les non-initiés. Le premier écrit de cette sorte date de 1724 et est intitulé La Sororité des Couturières libres, pièce satirique sur la franc-maçonnerie et les femmes qui fut rapidement suivie par d’autres pamphlets antimaçonniques, qui renforcèrent les préjugés envers la confrérie.
Bien entendu, en réponse à ces moqueries et aux écrits antimaçonniques qui attaquaient les loges, entre autres pour refuser les femmes, les francs-maçons durent justifier leur organisation exclusivement masculine. Ce thème fut récurrent dans les écrits maçonniques à partir des années 1720, le principal argument étant le risque de voir les secrets indûment révélés.
Naturellement, ce discours de puissance et de privilèges accordés aux hommes et ce culte de la femme vouée aux tâches ménagères ne fit que renforcer les stéréotypes sociaux.
Un certain capitaine George Smith, Grand Maître provincial du Kent, fournit l’explication la plus élaborée à l’exclusion des femmes dans son ouvrage The Use and Abuse of Free-Masonry, paru en 1783. Smith tente d’éradiquer les opinions enracinées, spécialement du « beau sexe » à propos de la franc-maçonnerie.
Il espérait que, si les femmes comprenaient correctement leur exclusion des loges, elles cesseraient de censurer les francs-maçons « avec toute la sévérité dont leur esprit délicat est capable ».
Il affirme que la raison de l’exclusion des femmes, selon certains Maçons, est que les femmes avaient toujours été considérées comme incapables de garder un secret. »
À cet effet, il fait référence à l’histoire biblique bien connue de Samson et Dalila, où la bien-aimée Dalila trompe Samson.
Toutefois, il trouve injuste d’exclure les femmes de nos sociétés à cause de la conduite de Dalila, car dit-il « aux temps les plus reculés de l’Antiquité, l’esprit des femmes n’était pas aussi éveillé que maintenant ; elles n’étaient, au temps du roi Salomon, considérées que comme servantes, et pas comme compagnes et associées des hommes actifs dans des sociétés aussi érudites, aussi utiles, aussi mystérieuses que la Maçonnerie, car il y a beaucoup de Travaux dans l’Art Royal qui dépassent de beaucoup les connaissances que les femmes acquièrent en général. »
Et George Smith ajoute : « Au début de la Maçonnerie, on pensait approprié d’exclure le beau sexe et, comme les anciennes coutumes ne sont que trop rarement abandonnées, l’exclusion des femmes nous a été transmise. Et comme nous sommes strictement respectueux des anciennes manières et coutumes, transmises par nos ancêtres, ce seront, j’espère, des raisons suivantes pour expliquer pourquoi la plus aimable partie de la création a été exclue jusqu’ici ».
Nous sommes incapables de retrouver ce que les membres de la confrérie disaient vraiment des femmes après leurs Tenues, mais on peut affirmer que les Maçons anglais accordaient beaucoup d’importance à la façon dont ils s’adressaient au « beau sexe » dans leurs discours publics et dans leurs écrits.
Bien que les allusions aux femmes manquent dans la plupart des rituels, d’autres écrits maçonniques y font référence et on observe que la plupart de ces textes parlaient respectueusement des femmes.
Les femmes étaient invitées à une série de fêtes maçonniques, au cours desquelles on leur adressait des discours spéciaux, dans lesquels les dirigeants de la Maçonnerie glorifiaient les principes de base de la confrérie, mais essayaient aussi de détruire les préjugés des nombreuses femmes présentes, sans qui, disaient-ils, aucun homme ne pouvait devenir un bon Maçon.
Dans un discours de 1789, un Grand Maître provincial décrivait les femmes comme « la plus belle partie de la création, sans qui la vie d’un homme ne vaudrait pas d’être vécue. ».
C’est sans doute au nom de tels principes que pour la bienfaisance et l’amélioration de leur image publique, les Maçons créèrent la Royal Cumberland School en 1788 pour l’éducation des filles de Maçons et désignèrent aussi une patronnesse pour la nouvelle école, la duchesse de Cumberland.
Il n’empêche que plusieurs esprits des Lumières, femmes et hommes, n’étaient pas satisfaits de ce degré d’implication des femmes dans les activités maçonniques à partir des années 1760. Ils trouvaient la contradiction entre l’exclusion des femmes et l’idéal d’égalité de plus en plus inacceptable.
Une première loge féminine fut créée en 1783, suivant l’exemple de ce qui se faisait en France. Mais comme l’écrivit un journal londonien, « une loge de franc-maçonnes est établie à Paris, qui diffère des sociétés et de leur propre sexe dans un détail : elles n’autorisent l’admission d’aucun homme dans leur loge. »
En fait, il semble bien que se créèrent en Angleterre diverses loges d’adoption, dont certaines n’eurent qu’une existence éphémère.
En France, les femmes ne durent pas attendre trop longtemps pour être admises officiellement dans les loges maçonniques, car vers les années 1740, la discrimination homme/femme avait commencé à s’effondrer, au moins dans les grandes villes et dans certains milieux. Au contraire de l’implication accidentelle de femmes dans la Maçonnerie anglaise, les loges françaises d’Adoption commencèrent formellement à admettre les femmes.
Mais ces loges d’Adoption étaient loin d’être égalitaires dans leur politique de recrutement, car elles initiaient la plupart du temps des femmes de rang social élevé.
Faut-il le rappeler, dans la pratique maçonnique traditionnelle, si le non-Maçon réussit à passer la porte du Temple, gardée par le Couvreur muni d’une épée pour s’assurer que seuls des membres puissent entrer, le sexe de tous les nouveaux membres est révélé symboliquement et physiquement en dénudant le sein gauche pendant la cérémonie d’initiation au premier degré.
Ainsi, le discours et la pratique de la franc-maçonnerie anglaise du 18ème siècle avaient tendance à exprimer clairement les valeurs de la culture dominante au siècle des Lumières.
Elles ne faisaient que renforcer les stéréotypes sociaux : la puissance masculine et le culte de la femme au foyer.
Les rituels maçonniques anglais traditionnels vantaient les mérites du système masculin d’ordre et de rationalité.
Il était donc évident que des Maçons spéculatifs modernes excluaient les femmes de leur confrérie.
Leur justification était basée sur les idées toute faites de l’époque, telle que l’incapacité des femmes à garder un secret. Tout cela ne faisait que renforcer les hiérarchies existantes.
Pourtant, si on considère l’évolution historique de l’idéologie maçonnique, il est clair que le discours maçonnique était rarement délibérément dirigé contre les femmes.
Les Maçons ont éprouvé de plus en plus de difficultés à défendre l’exclusion des femmes depuis la fondation de la confrérie.
Comme la plupart des clubs et des sociétés apparus au siècle des Lumières, les loges maçonniques traditionnelles ont cependant continué à confirmer la discrimination homme/femme dans la société anglaise du dix-huitième siècle.
Toutefois, sur le Continent, les réformateurs des Lumières réussirent à faire tomber ces barrières existant en Maçonnerie, dès les années 1740.
Nos premières Sœurs conformaient leur vie aux idées de liberté et d’égalité dans des loges mixtes ou surtout dans des loges exclusivement féminines, ce qu’on peut considérer comme les premiers pas du mouvement féministe, même si ces loges n’étaient pas exemptes de discrimination sociale.
En termes de discrimination homme/femme, la philosophie de la Maçonnerie anglaise, et plus globalement anglo-saxonne, n’a pas subi de changement significatif depuis sa naissance, ce qui souligne que des questions de sexe divisent encore très fort le monde maçonnique dont l’idéal serait d’être universel et égalitaire.
Nous n’oserions pas aujourd’hui refuser l’admission en loge d’un non-voyant, d’un porteur d’une prothèse de membre inférieur ou d’un quelconque autre handicap qui interdisait d’être reçu Maçon au 18ème siècle.
Il en sera sans aucun doute des obédiences maçonniques comme des lycées et des bâtiments de la Flote, du Parlement ou des postes universitaires. La Franc-maçonnerie saura-t-elle être inspiratrice de novation, ou deviendra-t-elle un conservatoire de la tradition ?
Dès lors, le conservatisme ou en tous cas le traditionalisme des obédiences continentales est sans aucun doute questionnable. La visite, ne serait-ce qu’une ou deux fois par an, de Sœurs dûment reconnues comme telles, serait peut-être une première étape sur le chemin qui nous tient encore éloignés de l’équité et de la fraternité dont tous pourtant se réclament.
Il y a une dizaine d’années, je suis la visite guidée d’un château fort. Le guide s’arrête auprès d’une grille dans le sol : « Dessous, se trouvaient les oubliettes ». Et les visiteurs de se pencher pour essayer de juger la profondeur.
Devant cet exposé, je ricanais (intérieurement). Des oubliettes dans un château ! Encore un de ses mythes qui circulent sur l’obscur Moyen Âge. Cependant, aujourd’hui, je ricane moins.
Au sens premier, les oubliettes sont des puits, des fosses dans lesquels on jetait certains prisonniers. Soit ils mouraient immédiatement en étant précipités au fond. Soit ils mourraient lentement par la faim. Dans tous les cas, les malheureux tombaient dans l’oubli.
Ce type d’oubliettes est une invention du XIXe siècle, au temps où les romantiques aimaient frémir à l’idée d’un Moyen Âge lugubre. Viollet-le-Duc avertissait déjà les crédules : ces puits ne sont en fait que des latrines, des fosses d’aisance à usage de dépotoir. En les fouillant, l’architecte retrouvait en abondance des os de lapins, de lièvres, quelques pièces de monnaie, des tessons et des momies de chats. Mais pas de malheureux humains.
Par contre, au sens général,les oubliettes désignent des cachots aménagés dans les salles basses des tours. Le prisonnier n’y voyait plus la lumière. C’est cette forme que désignait le guide cité plus haut. On y descend par un orifice.
Je ricanais, car les spécialistes de châteaux savent que ces « oubliettes » ne sont que des espaces de stockage. Comme nos briques de lait, on y mettait, au frais et à l’abri de la lumière, des citernes d’eau, du grain et des vivres plus généralement.
C’était ce que je pensais jusqu’à ma visite du château de Coucy, le mois dernier. Mes connaissances ont depuis évolué. Dans la tour dite de l’avoine, un panneau précisait que le niveau inférieur servait probablement à stocker des céréales, puis fut transformé en cachot. Encore un délire de mauvais vulgarisateur ? Non, cet usage ne faisait pas de doute, car on y avait aménagé des latrines, élément superflu pour une simple salle de stockage. Parfois, on devine même des graffitis de prisonniers sur les murs. Donc, maintenant, je suis obligé de reconnaître la fonction potentielle des salles basses des châteaux comme oubliettes, plus exactement comme cachots.
Désormais, la prochaine fois qu’un guide me signalera des oubliettes, je me ne moquerai pas et demanderai si des latrines confirment cette fonction.
Au passage, les récents abonnés qui n’ont pas reçu leur guide des 20 châteaux à voir dans sa vie, vous l’aurez ici.
Vos questions
Jean-Luc : j’habite un village de l’Essonne et dans l’église Saint-Martin nous avons une statue inconnue, nous ne savons pas qui est représenté
Moi : On pourrait interpréter votre statue comme celle de sainte Agnès. Puisque son attribut est habituellement un agneau, par rapprochement phonétique (Agnès = Agneau). Agnès est habituellement représentée en jeune femme antique (longue robe). Or, dans votre cas, elle est habillée en fille du peuple. Donc, je corrige ma première impression et identifie plutôt sainte Germaine de Pibrac, une bergère du XVIe siècle. Elle tient dans sa main un bâton à crosse, qui lui sert à attraper la patte des brebis. Son culte se développe à partir de sa canonisation, tardive, au XIXe siècle. Époque qui me semble correspondre à la statue. Françoise : J’ai une question concernant une statue qui se trouve dans l’église du village. Statue en pierre d’un mètre environ dite Vierge de Montserrat datée 1603 : sur le bas du côté gauche, il est sculpté un petit lézard ou dragon. Pourquoi ?
Moi : Cette Vierge se range dans la catégorie des Vierges au serpent malgré le fait que le reptile ressemble plutôt à un lézard. Marie foule le serpent. Parfois l’enfant Jésus s’y met aussi en enfonçant une lance ou une croix dans la gueule. Dans votre cas, il préfère scier en bon fils du charpentier Joseph. Le thème de la Vierge au serpent fait référence au péché originel au cours duquel Ève est tentée par un serpent à croquer le fruit défendu. On sait qu’en conséquence Dieu punit la femme et son compagnon Adam. On sait moins qu’il punit aussi le serpent : « Tu marcheras sur ton ventre […] et je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre sa postérité et ta postérité ; celle-ci te meurtrira la tête » (Genèse, 3 : 14). Ce groupe sculpté illustre la punition divine. Contrairement à Ève, la Vierge ne se soumet pas au serpent, mais l’écrase. Elle rachète le péché originel. En résumé, ce serpent symbolise l’esprit du mal. La floraison du thème aux XVIIe et XVIIIe siècles laisse penser qu’il représente aussi l’hérésie protestante. Jean-François : Lors d’une de mes dernières visites en Occitanie j’ai remarqué une statue dans l’église du village de Castelnou situé dans les Pyrénées-Orientales. Elle est censée représenter saint Isidore de Séville. Que pensez-vous de l’outil qu’il tient dans sa main droite, un émondoir, un pelou, un peloir de forestier, une canne de berger ?
Moi : Vous me perdez avec ces noms d’outils. Un pelou, un émondoir et un peloir me sont aussi inconnus que le matériel utilisé pour jouer au cricket. Malgré mon inculture, je conviens comme vous d’y voir un outil agricole. Saint légendaire espagnol, Isidore travaillait en effet comme paysan. J’aime beaucoup ses miracles : il fit jaillir une source avec sa bêche et un jour que son maître se plaignait qu’il passait trop de temps à prier au détriment du travail, le saint se fit remplacer au labourage par un ange. D’ailleurs, dans sa main gauche, il tient probablement un fer de charrue (soc ou coutre). Quant à sa main droite, j’y vois un curoir ou curon, c’est-à-dire un outil pour enlever la terre collée à la charrue. Oui mon érudition agricole peut surprendre, moi qui n’ai jamais poussé de ma vie une charrue (au mieux une tondeuse). Mais, il y a une dizaine d’années, j’ai récupéré un livre qui allait partir à la déchetterie. Écrit par Bernard Verwaerde, il portait sur les instruments de la vie rurale en Normandie. Je me disais bien qu’il allait me servir un jour. Merci de m’avoir donné l’occasion de le sortir de ma bibliothèque où il prenait la poussière.
Décoder les images des églises
Si vous n’avez pas reconnu saint Isidore, la Vierge au serpent et sainte Germaine de Pibrac, c’est normal. Nous sommes face à des cas rares. Par contre, il y a des saints ou des scènes beaucoup plus courants dans les églises, parmi les peintures, les sculptures et les vitraux. Par exemple, cette statue :
Ce n’est ni la Vierge, ni Marie-Madeleine. Vous n’identifiez pas la personne ? Il vous manque donc les bases du visiteur d’église. Pour vous aider, je vous propose mon guide « Décoder les images des églises ». J’y recense et explique les 120 images les plus courantes. Comme je viens de le mettre à jour, il passe en promotion pendant 8 jours, jusqu’au 4 août. Par contre, les anciens acheteurs de ce guide bénéficient gratuitement de la mise à jour. Vous n’avez qu’à vous connecter à votre compte sur l’école des cathédrales.
Ce guide est plus qu’un guide. Car, au-delà de cataloguer les principaux saints, scènes et symboles du christianisme, il vous donne :Une méthode pour les identifier rapidement (c’est celle que j’utilise dans mes visites). Un entraînement à travers un cahier riche de plus de 200 images à deviner. Vous pouvez voir un aperçu du guide par là.
Il y a un siècle, João Darcy Ruggeri a tracé un chemin de grandes réalisations. Né à Rio Grande do Sul, l’ancien conseiller de l’União da Vitória et membre de l’Academia de Letras do Vale do Iguaçu (Alvi), s’est rendu pour la première fois à Vale do Iguaçu en 1947. Des années plus tard, il est retourné dans sa ville natale pour trouver Radio Hive. Au cours de sa vie, il a été témoin de grands moments dans les villes et a contribué à les façonner.
João Darcy Ruggeri s’est également tourné vers la spiritualité, que ce soit comme séminariste ou comme membre de la franc-maçonnerie, où il a atteint le rang de Grand Maître. Son dévouement aux études et à la culture est également mis en valeur dans la vie de ce centenaire.
João Darcy Riggeri lors du lancement du livre « Eux et moi ». Photo : collection personnelle
Pour célébrer l’anniversaire de João Darcy Ruggeri, le professeur Aluízio Witiuk l’a accueilli dans son programme d’interviews sur FM Verde Vale 94.1 pour une conversation sur la trajectoire de cette figure importante de Vale do Iguaçu. Comércio reproduit quelques extraits de la conversation sur ses pages, visibles en intégralité sur YouTube@PortalVvalenoticias.
Interview :
Aluizio Witiuk (AW) : Docteur João Darcy, parlez-nous un peu du début de votre vie. João Darcy Ruggeri (JDR) : Ce garçon presque centenaire est né à Porto Alegre, Rio Grande do Sul, d’où je suis parti quand j’avais 11 ou 12 ans et je suis venu vivre à Santa Catarina avec mes parents. À l’âge de 12 ans, après avoir terminé mes études secondaires, je suis allé étudier dans un séminaire camillien, dans la vieille ville de São Luís, aujourd’hui Iomerê, Santa Catarina, près de la région de Videira. Six années m’ont donné une formation spirituelle et culturelle suffisante pour qu’après cela, je commence à mener ma vie vers un autre système. A cette époque le séminaire était fermé, nous restions au séminaire et si nous voulions voir nos parents, il fallait qu’ils viennent chez nous.
J’ai étudié dans le groupe scolaire Paula Gomes, situé à l’arrière du Palácio Piratini, à Porto Alegre. J’étais là avec mes enfants, nous étions là quand j’ai eu 80 ans et nous sommes allés rendre visite au groupe scolaire. Beaucoup d’émotions là-bas. Il y a une histoire. J’y vivais sur la Rua General Câmara, connue sous le nom de Rua da Ladeira car c’est une montée de la Rua da Praia vers le Palácio Piratini. J’ai commencé mes études dans ce groupe scolaire puis j’ai poursuivi au gymnase Aurora de Caçador. Après avoir terminé la deuxième année , je suis allé au séminaire que j’ai quitté au bout de six ans et je n’ai pas eu de formation complète, car les études au séminaire n’étaient pas reconnues par l’enseignement public. En 1954, avant de mourir, Getúlio, par décret, reconnut l’enseignement au séminaire comme une annexe de l’enseignement public.
En 1956, lorsque je suis retourné au séminaire, à ma grande surprise, il y avait une secrétaire. A mon époque, seules deux femmes venaient : la mère et la fille pour récupérer notre linge. Il n’y avait pas d’épouse, à l’exception des sœurs à la messe et de la maîtresse, mon éternelle et chère Maria Aparecida, qui était ma professeure de portugais au séminaire. C’était un ange. Il est donc décédé très tôt des suites d’une infection. Il n’y avait pas de pénicilline, ni d’antibiotiques à cette époque. Arrivé sur place, j’ai demandé : est-ce que le Père Directeur est là ? La secrétaire répondit : oui, monsieur. Elle ne m’a pas demandé qui j’étais, ce que je voulais, elle a juste appelé.
Le prêtre est arrivé, mesurant 2 mètres. Le Père Pascoal avait été mon élève de latin l’année précédente, car il y avait une pénurie, il n’y avait qu’un seul prêtre qui enseignait le latin, donc l’année précédente j’y ai travaillé comme professeur. Nous nous sommes embrassés. Nous y avons tous les deux pleuré. J’y suis resté une semaine, retirant mon statut et mes études pour reprendre mes études. Étonnamment, j’ai dû suivre un cours quelque peu scientifique, que j’ai suivi en tant que technicien en comptabilité. Ensuite, j’ai étudié l’économie, puis le droit. J’ai donc beaucoup étudié, lu beaucoup, j’aime beaucoup parler aussi, surtout.
AW : Pourquoi es-tu ici aujourd’hui ? Pour vos actions en tant qu’universitaire et en tant qu’être humain. Comment puis-je cacher une personne comme vous, une référence et un exemple, à travers les médias locaux ? JDR : J’aime beaucoup parler d’amour aux gens. Je suis un homme parfait dans ma conception. Il n’y a aucune déviation à ma connaissance, ou pas, donc… je ne sais pas. L’amour est un sentiment, pas un acte. Ce n’est pas un moment, ce n’est pas une conséquence. Nous devons donc nous aimer parce que nous allons tous mourir. C’est la seule bonne chose au monde. Mais cela ne m’inquiète pas car je n’ai pas inventé la mort. Celui qui m’a donné la vie prend soin de ma vie. Je demande et je vous remercie, en espérant toujours continuer. Si ça ne marche pas, je le voulais, ce n’est pas ma faute. Mais nous devons semer l’amour pour récolter la paix, le bonheur et l’unité entre les hommes.
AW : Comment vais-je récolter l’amour, la paix et l’unité si je ne sème pas ? C’est cette parabole des talents. Le serviteur reçoit les talents, les multiplie et les donne à son maître. Celui qui n’a reçu qu’un seul talent l’a enterré. Malheureusement, le monde d’aujourd’hui regorge de personnes aux talents enfouis. JDR : Mais c’est l’ambition. Je dois avoir une meilleure voiture que celle de mon ami. Je dois aller dans une meilleure station que la vôtre. J’ai ma maison, elle doit être meilleure que la tienne. J’ai donc une pensée qui dit ceci à propos de l’envie. L’envie ne sera une vertu que lorsqu’elle vaut la peine d’envier l’envié. Pour vos actions, pour vos bonnes habitudes, votre bon comportement, pour vos capacités, pour les bonnes personnes. L’envie est bonne, c’est la vertu.
AW : Votre histoire de vie est un exemple, c’est une référence pour ceux qui veulent vraiment construire un monde meilleur. Comment a commencé votre vie professionnelle ? Aujourd’hui, vous êtes une personne qui se démarque dans la franc-maçonnerie, vous avez été Grand Maître ici à Paraná, mais aussi, d’un autre côté, vous avez réalisé des actions merveilleuses à União da Vitória et à Porto União et dans la région. JDR : Quand j’ai quitté le séminaire, j’ai eu une vie très difficile, parce que les études au séminaire, comme je l’ai dit, n’étaient pas reconnues. Alors mon défunt père m’a aidé et j’ai appris à conduire un camion et je me suis débrouillé. Je suis devenu chauffeur routier représentant une brasserie. J’étais représentant et chauffeur. J’ai transporté des marchandises jusqu’au Rio Grande do Sul. Ce sont des expériences qui m’ont été très précieuses. Ensuite, j’ai participé à une entreprise de transport qui s’est rendue à São Paulo, Rio de Janeiro et Porto Alegre avec des camions de fret.
Cela a duré très peu de temps parce que j’ai été interviewé par une station de radio et le propriétaire de la radio aimait ma voix, il voulait que je fasse les informations à la radio et j’ai accepté.
Ensuite, je suis allé à Pato Branco pour diffuser un match de football, parce que j’étais plutôt bon en football. J’ai donc voyagé en camion dans cette région et j’ai eu un match. Un classique local qui était Palmeiras contre l’Internacional local. Il y avait deux familles qui dirigeaient les équipes. La personne qui conduisait [le camion] était Ivo Tomazoni, qui devint plus tard un guerrier du sud-ouest, un homme courageux, mon ami. Il devient président de l’Assemblée législative. Toujours actif. À un moment donné, il m’a dit : João, j’ai besoin de me reposer un peu, tu peux me le dire ? Et j’ai attrapé le microphone et j’ai commencé à transmettre. Je connaissais tout le monde parce que je jouais avec eux là-bas. À son retour, après le match, un citoyen s’est approché de moi et m’a dit : j’ai aimé ta voix, ton travail. J’ai deux concessions pour Paraná, pour la radio, j’aimerais que vous formiez un partenariat avec moi. J’ai dit : j’en ai un pour Santa Catarina. (…) Nous nous sommes mis d’accord pour parler en janvier. Nous avons fixé une réunion.
Le 15 janvier, je suis venu à Porto União et nous nous sommes rencontrés. En parlant, j’ai choisi Porto União pour la concession Santa Catarina, c’était mon choix. (…) Nous nous sommes mis d’accord, nous avons formé un partenariat et le 15 janvier 1956, je me suis installé à l’hôtel Iguaçu et j’ai entamé des négociations pour fonder la radio Colmeia.
J’ai reçu beaucoup d’aide du docteur Lauro Müller Soares, qui était maire. Il nous a fourni un terrain dans le quartier de São Pedro et a fait construire par la mairie la maison pour le dispositif émetteur. J’ai dû installer [la radio] et ils m’ont dit qu’il y avait un bâtiment nouvellement construit à Siqueira Campos et que le propriétaire habitait à Ponta Grossa. Je l’ai appelé et il est venu et nous avons déjà signé un contrat. J’ai occupé le premier et le deuxième étage, et j’ai même vécu au troisième pendant un certain temps. Nous nous y installons, créons un auditorium et, le 6 août 1956, nous ouvrons la radio de Cine Luz, qui appartenait à la famille Petry. C’était une fête apothéotique et merveilleuse. J’ai ramené deux sets de Rio de Janeiro. C’était le Trio Irakitan et le Trio Margot, qui connaissaient à l’époque un succès mondial, ils étaient fantastiques.
C’est ainsi qu’est née Rádio Colmeia. Je grimpais sur des poteaux pour passer des appels. J’avais une mallette avec laquelle je transmettais la messe depuis l’église, passais des appels téléphoniques. Lors de l’inauguration du moulin, Souza Naves était là, il était sénateur et je suis allé enregistrer l’émission. Nous diffusons le football depuis les terrains.
AW : La radio, au moment où vous avez créé cette station pour Porto União, était très importante. JDR : Pendant la phase expérimentale, nous avons reçu des informations de l’Uruguay et de l’Argentine qui étaient entendues à la radio, nous avons répété l’information. En 1958, le Brésil fut pour la première fois champion du monde. (…) En août et octobre, j’ai diffusé directement depuis Maracanã sur ondes courtes prb2 en chaîne avec notre Radio Brésil et Argentine et aussi Brésil et Portugal dans la présentation de l’équipe du Brésil avec Pelé, Garrincha, Vavá. (…) Je me fais un devoir de raconter ces histoires pour que les gens sachent [et ne pensent pas] non, mais il est venu ici, a fondé la radio, a parlé, a gagné de l’argent et est parti. Non, nous travaillons.
AW : Mon cher Dr João Darcy. Nous avons besoin d’en savoir un peu plus sur la fraternité grâce à vous. Vous avez été Grand Maître dans plusieurs unités. Vous avez représenté la fraternité partout dans notre Brésil, restructurant, redémarrant, valorisant grâce à vos connaissances. J’aimerais que vous parliez un peu de cette trajectoire. JDR : Je peux dire que j’ai été nommé par un ancien prêtre de l’Église catholique, le professeur Guilherme Guimbala. C’était mon professeur de droit. Lui, je ne sais pas pourquoi, il m’a choisi. Mais j’ai été choisi. À l’époque, si je ne me trompe pas, j’étais directeur de l’Institut des retraites de l’État du Paraná. J’ai été initié le 7 octobre 1957. Au moment du passage aux cérémonies pertinentes, aujourd’hui très différentes, à cette époque terribles. Nous traversions des épreuves très inquiétantes car nous étions totalement naïfs sur la question. Ces moments ne sont pas restés dans ma mémoire, mais au moment où ils m’ont ouvert les yeux et m’ont dit : que la lumière soit, j’ai ressenti, spirituellement, une transformation.
La franc-maçonnerie a connu des périodes très difficiles à l’époque où il était interdit à la famille de savoir que son mari, son fils ou son frère était franc-maçon, car c’était un secret absolu. C’était une réserve totale, fermée. Je ne pouvais pas parler parce que la société ne nous comprenait pas. Ils ont même dit que la franc-maçonnerie avait un lien avec des entités autres que Dieu, et ce n’est pas vrai. Quiconque ne croit pas, ne serait-ce qu’à son Dieu, doit croire en l’existence d’un être supérieur qui régit notre existence ici. Sans cela, vous ne serez pas franc-maçon. Et deuxièmement, si votre famille n’est pas d’accord, elle ne le sera pas non plus.
(…) Il y a eu un changement radical. Aujourd’hui, nous avons rencontré des familles. C’est une institution que je considère toujours comme sublime, car elle nous oblige à faire le bien et la main qui donne, l’autre ne voit pas. Alors nous faisons le bien et ne répétons pas « je l’ai fait, j’en ai fait don ». Non, c’est l’institution qui a fait le don. Lors du lancement de mes livres, j’ai fait don de 500 livres à la Fraternité Féminine. Ce qui a été lancé, ils l’enverront à toutes les loges qui sont plus de 150 dans l’État, mais ils l’enverront aux autres pour les collectes, pour aller dans les quartiers les plus malades, aux hôpitaux, aux maisons de retraite, aux refuges pour le distribuer et faire le bien. C’est une institution philosophique et philanthropique et start-up.
[Pour entrer] il y a un parrain indiqué . Il passe par un processus d’étude et de sélection. Aujourd’hui, c’est plus ou moins le cas parce que c’est plus ouvert sur la communauté, mais quand j’ai été présenté, j’ai dû raconter une histoire de 20 ans.
En tant qu’avocat, j’ai été appelé à beaucoup travailler. J’ai donc été juge dans nos pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Et j’ai participé au système judiciaire. Il y avait donc une pénurie d’avocats à cette époque. J’ai été juge à la Cour de Justice et j’ai présidé le Tribunal Electoral. J’en suis arrivé au point, même pendant la direction du grand maître national de l’époque, Francisco Moreira Pinto, qui nous manquait tant, j’étais procureur général de la franc-maçonnerie au Brésil. Cela équivaut à être procureur de la République dans le monde extérieur à la franc-maçonnerie. J’y suis allé pendant six ans. Pendant environ six mois, j’ai été procureur adjoint de la région Sud, après avoir été Grand Maître de 1991 à 1995.
En 1995, il m’a nommé procureur adjoint, et en 1996 procureur général jusqu’en 2001. (…) J’ai donc toujours rendu service, dans mon obligation de Grand Maître. Je vis aujourd’hui en tant que Grand Maître honoraire du Paraná et du Brésil. Et j’ai mon histoire au sein de l’institution. Je n’ai rien fait au-delà de mon obligation. Et je continue. Ce que j’ai fait au lancement de mon livre, par exemple, je l’ai trouvé très peu. Je n’avais rien d’autre à donner, j’ai donné des livres. Je ne sais pas si ça plaira à tout le monde.
AW : Vous avez parlé de quelque chose de très important, vous avez parlé d’amour. C’est fantastique. JDR : La base structurelle de la Franc-maçonnerie est la Fraternité. Aujourd’hui, je fais partie du Conseil fédéral. J’ai déjà démissionné deux fois, ils l’ont refusé , je pense qu’ils attendent que j’aie 100 ans. Mais nous avons eu une réunion en ligne et j’ai dit à mes nobles pairs que l’histoire du passé est le fondement de la franc-maçonnerie d’aujourd’hui, et qu’il en sera ainsi pour toujours. L’histoire que le frère, mon ami et confrère, nous tous ici, construisons maintenant, sert de base à d’autres qui nous suivront. Il est donc important pour nous de réfléchir et c’est ce que la franc-maçonnerie nous apprend beaucoup : le détachement de la matière, la conviction de la vie d’après nous apprend à faire le bien, et la certitude que nous sommes ici en prêt, que nous sommes les instruments de quelque chose pour certaines raisons ou pour une raison quelconque.
Il y a ceux qui viennent pour de bon. Il y a ceux qui n’acceptent pas l’opportunité du bien et se livrent à la lâcheté, au mal et à la violence, comme nous le vivons aujourd’hui dans le pays. Cela ne sert à rien d’avoir une culture et de l’utiliser pour faire le mal. Parce que ces gens ne sont pas conscients que chaque plaisir a son moment fini, chaque plaisir a un sentiment fini. Cela se termine quand la conscience commence à se resserrer ou quand il n’y a plus de plaisir. Quand on fait le bien, on a une satisfaction qui dure. Faire le mal pèse sur la conscience.
Par exemple, je suis catholique. Lorsque j’ai été admis à l’hôpital en juin de l’année dernière, le Père s’y est rendu et je me suis confessé et j’ai communié. Mais la franc-maçonnerie est une institution. Elle prône le respect des institutions, la liberté, l’égalité et la fraternité. C’est le trinôme qui guide toutes nos activités.
AW : Concernant votre mandat de conseiller à l’União da Vitória, il y a un monument municipal dans le cimetière dont j’aimerais que vous parliez. JDR : Je marche vers Manoel Ribas, je me dirige vers mon bureau et l’Expedicionario Sebastião, tranquillement, m’appelle : conseiller, conseiller, savez-vous que je suis expéditionnaire ? J’ai répondu que je le savais, que je l’avais vu défiler le 7 septembre. Il continua : mais savez-vous que si je meurs, je n’ai nulle part où être enterré ? Parce qu’à cette époque-là, ils se passaient du pain et de l’eau. J’ai dit : ne t’inquiète pas, ça va arriver. En arrivant au bureau, j’ai rédigé un projet de loi créant le mausolée expéditionnaire. Il est né là-bas. Le soir, j’ai obtenu les signatures de tous les conseillers. Tout le monde était d’accord, cet esprit était général, j’en partage tous les mérites avec les édiles de l’époque. Et Farid Guedes a commencé la construction et n’a pas pu la terminer. Celui qui l’a terminé a été Tancredo, qui a remplacé Farid à la mairie.
AW : Parlons maintenant de votre livre, « Eux et moi ». JDR : Je voyageais en service en tant que Grand Maître et lors d’autres réunions de travail, j’étais aussi président des Lions, de temps en temps je faisais des discours. [Ma femme] Iracema m’a dit un jour : tu dis si bien certaines choses, pourquoi ne pas les enregistrer et en faire un livre ? Depuis, je porte un stylo et quand l’inspiration vient, j’écris. Alors, j’écris, ils m’envoient. D’où « Eux et Moi ». J’ai dit lors du lancement que je suis catholique, baptisé et confirmé. Je crois au sein de l’Église catholique. Ma patronne Sainte Terezinha depuis que je suis enfant, avec mes parents qui ont commencé à m’initier à la religion. Notre-Dame, j’ai ici le chapelet que je prie toujours avant de me coucher. Mais je considère le spiritualisme comme une science. Une science que Dieu nous a donnée. Que vous puissiez avoir des sensibilités pour avoir des contacts spirituels ou une protection spirituelle divine à travers lui. C’est pour ça que je l’ai mis là. Je sais qui je suis. Je les remercie simplement. Je ne sais pas, mais je veux être avec eux, et qu’ils soient avec moi.
(…) Si nous avons une âme, notre vie est notre âme, nous devons croire que certains d’entre nous peuvent avoir la liberté de venir nous guider et nous aider, parce que vous demandez la protection de l’ange gardien, le Saint-Esprit. (…) Donc, je vois que ce moment ici est un moment culturel, mais profondément lié au spirituel parce que nous construisons le bien, essayons de construire le bien, informons le bien, informons la vérité et appelons les gens à faire le bien.
J’ai environ, entre proverbes, aphorismes et appels à la Patrie, à la République, pratiquement 16 000 ou 17 000 textes. (…) Je me concentre, j’écris. J’ai du papier à la tête du lit. Quand cela me vient à l’esprit, je dois écrire parce que si je ne l’écris pas tout de suite, cela disparaîtra. C ‘est impressionnant.
Et ce « Eux et moi » éveille vraiment en nous le sentiment d’amour. Nous devons diffuser le sentiment d’amour. (…) Il n’y a pas d’amour pour la voiture, il y a une empathie entre vous et une voiture, un sentiment de joie, de satisfaction totale. Vous n’aimez pas un sujet. Il faut aimer la vie, aimer les sentiments, aimer la joie, aimer la douleur. Ne pas aimer la passion. La passion est un faux amour. Nous devons vivre l’amour, l’amour filial, l’amour maternel, l’amour familial, l’amour des frères, l’amour pour ceux qui souffrent, même ceux qui sont ignorants, ceux qui nous ignorent, qui ne nous aiment pas, parce que ce sont des pauvres, parce qu’ils ne nous aiment pas.Je ne sais pas pourquoi.
(…) Mais c’est le sentiment que j’aimerais avoir de meilleures expressions pour dire à quel point l’amour vous rend heureux. Comme c’est agréable pour toi d’aimer, tu peux dire à Witiuk je t’aime et je suis un homme parfait. Dites la même chose à chacun d’entre vous aujourd’hui avec tout le respect que je vous dois. « Ah, mais je suis marié. » Je dis que je t’aime à ton mari aussi. Nous devons répandre l’amour pour éviter la violence, éviter la guerre, la trahison. Car celui qui aime ne trahit pas, celui qui aime ne diffame pas, celui qui aime ne vole pas, celui qui aime ne tue pas. « Ah, il a tué par amour. » Mensonge. Il a tué par jalousie, par amour-propre. Une bête d’amour-propre. Il pensait avoir été trahi ou présumé trahi et tué. Alors non. L’amour est le sentiment qu’il faut aimer ce que l’on est. Commencez par vous aimer.
(…) Parfois je passe devant le miroir et je me regarde. Peut-être vouloir vérifier et vérifier mon âme. Alors je continue de penser à qui je suis, pourquoi je suis, où je vais. D’où les pensées « Eux et Moi ». Ils ne me quittent jamais parce que j’ai besoin de toi.
AW : Quel immense plaisir, quelle joie d’être ici et de récolter des paroles qui sont des fruits merveilleux et qui ajoutent à ma vie et à celle de ceux qui nous accompagnent. Nous devons socialiser les bonnes choses afin qu’elles ne soient pas ostracisées. JDR : Un appel qu’il faut lancer, et c’est le moment opportun pour le faire. Abattons les clôtures, les murs, les barrières. Je reviens encore à l’époque où l’on demandait à sa voisine si elle avait une tasse de sucre à prêter, voire du café, chimarrão entre voisins. Créer un environnement de fraternité pour reconstruire le bonheur qui manque à de nombreuses personnes dans ce pays. C’est l’amour. Pour reconstruire un moment de paix, de bonheur et d’unité, sachant que demain ou le lendemain nous partirons d’ici. Alors laissons notre photo avec un mur pour elle. Le jour viendra où nous serons une photo, nous laisserons un mur à cette photo, construisant le bien, le bonheur et l’amour.
Les structures du Tarot de Charles Imbert est un ouvrage de référence venant combler un vide dans le domaine des études sur le Tarot. Il fournit une analyse approfondie et inédite des mécanismes de la divination, du symbolisme, et de l’historique des cartes de Tarot.
L’ouvrage se divise en quatre parties principales, chacune explorant un aspect distinct du Tarot : la structure littérale, la structure morale, la structure allégorique, et la structure mystique.
La première partie, « La Structure littérale », se penche sur les fondations visuelles et numérologiques du Tarot. Charles Imbert discute de la permanence des modèles et des correspondances symboliques, en insistant sur l’importance des structures visuelles et numérologiques dans la compréhension des cartes. Les chapitres tels que « La permanence du Modèle » et « Les correspondances en miroir sur l’horizon » sont particulièrement révélateurs, offrant une exploration des bases du Tarot à travers une analyse détaillée des symboles et de leur signification.
L’ouvrage comprenant vingt-sept chapitres, nous prenons parti d’en explorer deux.
Dans le deuxième « La permanence du Modèle », Charles Imbert explore l’idée que le Tarot repose sur des modèles immuables et intemporels. Il s’agit de comprendre comment ces modèles persistent à travers les âges et les cultures, offrant une continuité et une stabilité qui transcendent les variations historiques et géographiques.
Il commence par définir ce qu’il entend par « modèle » dans le contexte du Tarot. Un modèle est une structure de base, une forme archétypale qui sert de référence pour les diverses interprétations et utilisations des cartes. Ces modèles sont ancrés dans des symboles universels et des archétypes partagés par l’humanité, ce qui explique leur persistance.
Charles Imbert retrace l’évolution de ces modèles depuis les premières utilisations du Tarot jusqu’à nos jours. Il démontre comment certains éléments symboliques et structuraux des cartes de Tarot ont été conservés à travers les siècles. Par exemple, les figures de la Papesse, du Bateleur et du Monde sont analysées en tant qu’exemples de ces modèles permanents.
L’auteur réalise une analyse détaillée des symboles présents dans les cartes de Tarot, montrant comment ceux-ci renvoient à des concepts universels tels que la sagesse, la transformation, et le cycle de la vie. Il illustre que malgré les adaptations et les variations artistiques, ces symboles conservent leur signification fondamentale et insiste aussi sur l’importance de ces modèles permanents pour la pratique de la divination. La stabilité des modèles permet aux praticiens du Tarot de se connecter à une tradition ancienne et d’utiliser les cartes comme un outil fiable pour l’introspection et la prédiction. Cette permanence offre un cadre de référence constant qui aide à interpréter les cartes de manière cohérente et significative.
« Les correspondances en miroir sur l’horizon », quatrième chapitre, celui-ci se concentre sur les correspondances symboliques et structurelles au sein du Tarot, et comment celles-ci peuvent être perçues comme des « miroirs » reflétant des concepts plus vastes de l’horizon cosmique et spirituel.
Charles Imbert introduit l’idée que les cartes de Tarot ne sont pas isolées, mais qu’elles sont interconnectées par des correspondances symboliques. Ces correspondances peuvent être entre les cartes elles-mêmes, ou entre les cartes et des éléments extérieurs tels que les planètes, les signes astrologiques, ou les éléments alchimiques.
L’auteur utilise la métaphore du miroir pour expliquer comment ces correspondances fonctionnent. Chaque carte peut être vue comme un miroir reflétant non seulement ses propres significations internes, mais aussi des significations plus larges du cosmos. Par exemple, la carte de la Lune pourrait refléter des aspects de la psychologie humaine ainsi que des cycles naturels et astrologiques.
Charles Imbert explore en détail les correspondances entre les Arcanes Majeurs et Mineurs, montrant comment les thèmes et les motifs se répètent et se renforcent mutuellement. Il utilise des exemples spécifiques de tirages de cartes pour illustrer ces correspondances en action, mettant en lumière comment une carte tirée peut renvoyer à une autre par un réseau complexe de symboles et de significations.
L’auteur élargit ensuite la discussion pour inclure les horizons cosmique et spirituel. Il explique comment le Tarot, en tant que système symbolique, reflète des principes universels de l’ordre cosmique. Les correspondances en miroir servent à aligner le microcosme de l’individu avec le macrocosme de l’univers, facilitant ainsi une compréhension plus profonde et plus holistique des questions posées lors des tirages.
Enfin, Charles Imbert propose des méthodes pratiques pour utiliser ces correspondances dans la divination. Il suggère des techniques pour identifier et interpréter les miroirs symboliques lors des lectures de Tarot, et offre des conseils pour approfondir l’intuition et la perspicacité en se basant sur ces correspondances. Cela permet aux lecteurs de tirer des conclusions plus nuancées et précises à partir de leurs tirages.
En somme, ces deux chapitres démontrent la richesse et la complexité du Tarot en tant que système symbolique et outil de divination. Charles Imbert réussit à montrer comment la permanence des modèles et les correspondances en miroir enrichissent la pratique du Tarot, offrant aux praticiens des outils puissants pour explorer les profondeurs de la psyché humaine et les mystères du cosmos.
Dans la deuxième partie intitulé « La Structure morale », l’auteur aborde les dimensions éthiques et symboliques des cartes de Tarot, explorant le lexique et l’astrologie associés aux cartes. Cette partie met en lumière les symbolismes astrologiques et zodiacaux, essentiels pour une compréhension complète des implications morales des tirages. Des chapitres comme « Le symbolisme astrologique » et « Le symbolisme zodiacal » démontrent la profondeur de l’analyse de l’auteur, en reliant les cartes de Tarot à des concepts plus larges de la mythologie et de l’astrologie.
Dans « La Structure allégorique », la troisième partie explore les aspects prédictifs et divinatoires du Tarot. Charles Imbert offre une analyse approfondie des pratiques de voyance et de divination, en expliquant comment les cartes de Tarot peuvent être utilisées pour des prédictions précises. Les chapitres « La voyance » et « La divination » sont particulièrement instructifs, détaillant les méthodes et les techniques employées dans la pratique de la voyance à travers le Tarot.
Enfin, dans la quatrième partie, « La Structure Mystique », Charles Imbert conclut avec une exploration de la dimension mystique du Tarot, abordant la mystique ouverte et les aides et conditions de la voyance. Les chapitres « La mystique ouverte » et « Tarot, Alphabet, et Unus Mundus » offrent une perspective unique sur les utilisations mystiques et spirituelles des cartes de Tarot, intégrant des concepts ésotériques pour une compréhension plus holistique du Tarot. Pour mémoire, le terme latin Unus Mundus se traduit par « Un Monde », faisant ainsi référence au concept d’une réalité sous-jacente unique et indivisible, souvent utilisé dans le contexte philosophique et ésotérique pour désigner l’idée d’unité fondamentale de l’univers, où toutes les choses sont interconnectées.
Charles Imbert est un écrivain et conférencier renommé, spécialisé dans l’ésotérisme, l’occultisme et la Tradition. Ses recherches portent sur les « Lois et l’Histoire du monde invisible », ainsi que sur les problématiques des mythes, des archétypes, et des destins. Membre actif du bureau de IANDS-France depuis les années 1990, il s’intéresse également aux NDE/EMI et à leur psychologie. Depuis 2007, Imbert a publié plusieurs ouvrages influents sur l’Histoire du Tarot, la franc-maçonnerie, et l’initiation, parmi lesquels « Les Sources du Tarot dans l’art occidental, l’art royal et l’art sacré » et « Les 7 degrés de l’initiation ». Il est également rédacteur en chef de la revue française d’études spirituelle « Un Temps » depuis 2018.
Présentation de l’éditeur
Les éditions Code9 sont connues pour leur engagement dans la publication de travaux académiques et de référence dans les domaines de l’ésotérisme, de la spiritualité et des sciences occultes. Leur collaboration avec des auteurs tels que Charles Imbert témoigne de leur dévouement à offrir des ouvrages de haute qualité et bien documentés, répondant aux besoins des chercheurs et des praticiens du domaine.
Pour conclure, précisons que l’ouvrage Les structures du Tarot est un ajout précieux à la littérature sur le Tarot, offrant une analyse rigoureuse et exhaustive de ses multiples dimensions. L’approche de Charles Imbert, combinant des éléments historiques, symboliques, et pratiques, en fait une ressource indispensable pour tout étudiant ou praticien du Tarot. Ce livre non seulement comble les lacunes existantes dans la compréhension du Tarot, mais il ouvre également de nouvelles perspectives pour l’étude et la pratique de cet ancien système de divination.
Les structures du Tarot – Une référence.
Une aide à l’introspection et aux voyances.
Charles Imbert – Code9, 2024, 256 pages, 26,50 €
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Presqu’un an, jour pour jour, Yonnel Ghernaouti offrait sa note de lecture sur Le droit d’emmerder dieu, de Richard Malka – chez Grasset, il s’est vendu à plus de 100 000 exemplaires.
Richard Malka
Aujourd’hui, inspiré de cet ouvrage, « Dieu peut se défendre tout seul », le film, sort en salle ce jour.
Ce documentaire poignant et essentiel, réalisé par Isabelle Cottenceau, est une œuvre, d’une durée de 1h26. Au cœur de ce film se trouve la figure de Richard Malka, avocat de la partie civile dans le procès des attentats de Charlie Hebdo, dont la plaidoirie sert de fil conducteur à une réflexion profonde sur la liberté d’expression et la laïcité en France.
Le documentaire s’articule autour de la préparation de Richard Malka pour ce procès historique, entremêlant des séquences de lecture de sa plaidoirie dans un cadre épuré et théâtral avec des moments saisis sur le vif, capturant l’essence de cet homme décrit comme pressé et impatient. Cette structure narrative permet de tisser un lien entre le passé et le présent, entre l’histoire de la liberté d’expression et les défis contemporains auxquels elle fait face.
Isabelle Cottenceau, réalisatrice chevronnée dans le domaine du documentaire, aborde ce sujet sensible avec une approche à la fois intime et universelle. Son travail précédent, explorant des thèmes variés allant des sans-abri aux défis environnementaux, l’a préparée à traiter cette matière complexe avec nuance et profondeur. La réalisatrice souligne l’importance de ce projet, né d’une conviction personnelle et d’un désir de contribuer au débat public sur des questions cruciales pour la société française.
Isabelle Cottenceau
La mise en scène de Isabelle Cottenceau juxtapose deux temporalités dans son documentaire : d’une part, la lecture en studio de la plaidoirie de Richard Malka, filmée dans une atmosphère théâtrale épurée, et d’autre part, des séquences plus dynamiques et improvisées sur le terrain. Cette dualité permet de donner du rythme au récit tout en mettant en lumière la tension et l’urgence des thèmes abordés. La lecture de la plaidoirie par Richard Malka, capturée avec une diction sobre et une émotion palpable, confère une solennité et une gravité à ses propos, soulignant l’importance historique et morale de ses arguments. Les passages en extérieur, quant à eux, offrent un contraste en montrant Richard Malka dans son quotidien, au milieu des défis et des tensions qu’il doit affronter. Cette alternance entre la réflexion posée et l’action immédiate renforce l’impact du message du film.
Le processus de création du film, marqué par des difficultés de financement et un long développement, reflète paradoxalement les obstacles auxquels se heurte la liberté d’expression dans le contexte actuel. Isabelle Cottenceau évoque le défi de condenser deux siècles d’histoire dans un format cinématographique, soulignant le travail minutieux de sélection des archives et d’écriture pour créer un récit cohérent et percutant. Avec le chef monteur Bertrand Collard, ils ont fait en sorte que cet entrelacs – la plaidoirie, le live et les images d’archives – soit comme un uppercut qui touche au cœur et à l’esprit, et bien sûr à la mémoire.
Richard Malka, personnage central du documentaire, est présenté comme un défenseur acharné de la liberté d’expression, dont la carrière d’avocat et d’écrivain est intimement liée aux grandes batailles juridiques et intellectuelles de notre époque. Sa plaidoirie, décrite comme un manifeste pour nos libertés, est mise en scène de manière à en faire ressortir toute la puissance et l’émotion.
Le film ambitionne de transcender le simple récit biographique pour ouvrir un débat plus large sur des thématiques universelles et intemporelles. En retraçant l’histoire de la laïcité en France, arrachée à l’Église catholique au fil des siècles, et en abordant les menaces actuelles posées par l’islamisme radical, le documentaire se positionne comme un outil de réflexion et de mémoire collective.
A gauche, la une de «Charlie Hebdo» avec le prophète Mahomet («Charia Hebdo»), le 2 novembre 2011. A droite, la une du 14 janvier 2015.
La production, portée par La Famiglia et Upside Films, s’inscrit dans une démarche de création de contenus engagés et universels. Le choix de sortir le film à une date symbolique, proche de la commémoration des attentats de Charlie Hebdo, souligne l’intention des créateurs de maintenir vivace le débat sur la liberté d’expression et la nécessité de défendre l’Histoire.
« Dieu peut se défendre tout seul » se présente comme une œuvre ambitieuse, mêlant habilement l’intime et l’universel, le passé et le présent, pour livrer un plaidoyer cinématographique en faveur de la liberté d’expression. À travers le prisme de la plaidoirie de Richard Malka et le regard sensible d’Isabelle Cottenceau, ce documentaire promet d’être un « uppercut qui touche au cœur et à l’esprit », invitant le spectateur à une réflexion profonde sur les fondements de notre société et les défis qu’elle doit relever pour préserver ses valeurs fondamentales.
« Dieu peut se défendre tout seul », le regard maçonnique
Chers lecteurs, notre regard dans cette perspective maçonnique se propose d’examiner les thèmes de la liberté d’expression, de la laïcité, et de la quête de justice sous l’angle de nos belles valeurs.
La liberté d’expression est un pilier fondamental dans la recherche de la vérité, une valeur chère aux Francs-maçons. Le documentaire montre comment Richard Malka défend ce principe essentiel, illustrant le combat pour maintenir un dialogue ouvert et honnête, même face aux menaces et à la violence.
La liberté d’expression peut être vue comme un symbole de la lumière, permettant d’éclairer l’obscurité de l’ignorance et de la peur. Malka, dans sa plaidoirie, agit comme un porteur de lumière, cherchant à illuminer les esprits avec des arguments rationnels et des appels à la justice.
La laïcité, en tant que principe, permet de garantir la tolérance et le respect des croyances de chacun, sans imposition de dogmes religieux. Les Francs-maçons prônent cette tolérance, et le documentaire illustre comment la laïcité protège les droits individuels et favorise une société harmonieuse.
La laïcité est également un moyen de promouvoir l’universalité, un principe maçonnique qui transcende les différences religieuses et culturelles pour établir une fraternité humaine.
Le combat de Richard Malka pour la justice représente un effort pour améliorer la société, un idéal maçonnique. Sa préparation rigoureuse et sa passion pour défendre la liberté d’expression montrent un engagement profond envers l’amélioration de la condition humaine.
Dans le contexte du procès, la solidarité entre les victimes, leurs familles, et les défenseurs de la liberté d’expression illustre la fraternité maçonnique. Cette solidarité est un soutien crucial dans les moments de crise, démontrant l’importance de l’entraide et de la communauté.
La structure narrative du film, entremêlant des séquences théâtrales de la plaidoirie avec des scènes du quotidien de Richard Malka, peut être vue comme une métaphore du voyage initiatique maçonnique. Chaque étape du procès et chaque moment capturé représente une étape de réflexion et de croissance personnelle et collective.
Temple du Grand Orient de France à Perpignan – Source L’Indépendant
Par ailleurs, les scènes de lecture dans un cadre épuré et théâtral peuvent symboliser le temple maçonnique, un lieu de réflexion et de quête de vérité. Ce cadre épuré renforce l’idée de la pureté des intentions et de la clarté des arguments présentés par Malka.
Le franc-maçon regardant «Dieu peut se défendre tout seul » trouvera une résonance profonde avec nos idéaux maçonniques.
DIEU PEUT SE DÉFENDRE TOUT SEUL – Bande-annonce
Présentation YouTube : Le 7 janvier 2015, douze personnes ont été assassinées dans les locaux de Charlie Hebdo. Richard Malka, avocat de la partie civile, se prépare à un procès mouvementé. Au fil de sa plaidoirie, il retrace l’histoire de la liberté d’expression, faisant écho à la montée de l’intolérance. Un manifeste poignant et essentiel pour la liberté et la laïcité.
450.fm tient à exprimer sa sincère gratitude pour l’invitation à la projection privée du film « Dieu peut se défendre tout seul». Nous remercions chaleureusement les organisateurs pour cette expérience enrichissante et mémorable.
Souvenons-nous de cette histoire… c’était en 2014.
Le souvenir précieux de certaines sœurs nous permet de vous rappeler cette histoire qui fête cette année ses 10 ans. « L’affaire Noé Lamech » porte sur un différend entre deux blogueurs maçonniques : Gérard Plumecocq, dit Géplu, repreneur du Blog Maçonnique du célèbre Jiri Pragman, et Noé Lamech, fondateur de GADLU.info, un site Internet dédié à la franc-maçonnerie ayant pour vocation de partager des informations, des actualités, des réflexions et des documents liés à l’univers maçonnique.
Le conflit démarre lorsque Geplu, propétaire d’Hiram.be, constate que Noé Lamech propriétaire de GADLU.info fait l’usage sur son site de l’appellation « Blog Maçonnique »,alors qu’il l’a déposé quelques mois plus tôt à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). Il ordonne donc à GADLU.info de retirer cette mention de son site ! Cela entraine un tollé de tous les blogueurs de France et de Navarre, qui y voient un abus de pouvoir et prennent fait et cause pour GADLU.info ! Une belle solidarité.
26/05/2014 : Déclaration officielle de la Guilde des Blogueurs Maçonniques
La Maçonne* publie une déclaration de soutien envers Noé Lamech, dont le blog GADLU.info est ensuite fermé, suite à l’attaque juridique dont il fait l’objet… La déclaration, émotive et solidaire, met en avant les valeurs de fraternité et d’engagement des blogueurs maçonniques, affirmant leur refus de céder aux pressions financières et d’abandonner leurs principes.
Les blogueurs maçonniques, unis malgré leurs désaccords, expriment leur désapprobation face à cette attaque tout en promettant de continuer à soutenir et à respecter la diversité d’opinions au sein de la communauté. La déclaration est également une invitation aux autres blogs maçonniques à relayer ce message pour manifester leur solidarité.
Pourquoi soutenir Noé Lamech de GADLU.info ?
Suite à la parution de la Déclaration Commune des Blogs maçonniques : « À nous les enfants de la Veuve ! », de la Guilde des Blogs Maçonniques, d’autres blogs rejoignent peu à peu la Guilde, pour soutenir Noé Lamech et son travail de plusieurs années sur le blogGADLU.info. Nous assistons même en juin 2018 à une première rencontre de la Guilde des Blogueurs Maçonniques
La liste des Blogs Maçonniques soutenant GADLU.info
L’article de 2014 inclut également une liste de blogs maçonniques, chacun avec son orientation et ses spécificités, reflétant la diversité de la franc-maçonnerie en ligne. Cette liste comprend des blogs créés depuis 2005, jusqu’aux plus récents, couvrant ainsi un large spectre de réflexions et de discussions sur la franc-maçonnerie.
Mais de qui parle-t-on ?
«… cherchez et vous trouverez… » Matthieu 7:7-11, il n’est pas dans la liste ci-dessous ! Et pour cause.
Parmi les blogs mentionnés, on retrouve : Bloc-notes de Jean-Laurent Turbet sur la franc-maçonnerie et les spiritualités/Blogger en Franc Maçonnerie/Compagnons & Compagnonnages/Coup d’œil en loge et au dehors/Freemasonry.fr/Humour des parvis/De l’art ou du maçon/De Midi à Minuit – mes pensées, avec ou sans tablier/La Maçonne/Myosotis du Dauphiné Savoie/Réflexions sur trois points/Sous la Voûte étoilée.
Ces blogs forment un réseau de partages et de soutien mutuel, renforçant l’idée de communauté au-delà des frontières et des obédiences maçonniques.
Évidemment, qui n’y est pas ?
Relisez ce texte d’avril 2015 sur Hiram.be intitulé « Non, je n’ai pas plagié monsieur Koch** », publié par Géplu qui commence par « Koch pète les plombs… »
…dans lequel, il est dit « Quant à l’affaire Noé Lamech, parlons-en ! Enfin l’occasion de mettre les choses au clair. Il y a tellement longtemps que j’ai cela sur le cœur… Un an… » [nous ne mettons point le lien car ce blog est payant et réservé aux abonnés !).
Puis «… frappez et l’on vous ouvrira la porte… » Matthieu 7:7-11, toujours dans La Bible Louis Segond
YouTube ; séquence ‘’happy birthday’’ des « Les tontons flingueurs » un film de gangsters de Georges Lautner, sorti en 1963
Et un bourre-pif, un !
Joyeux Anniversaire à la Guilde des Blogueurs Maçonniques !
Chers membres de la Guilde des Blogueurs Maçonniques, en cette occasion spéciale, nous souhaitons célébrer avec vous l’anniversaire de la Guilde ! Depuis ses débuts, vous avez su créer un espace de partage, de réflexion et de fraternité unique en son genre.
Votre engagement, votre passion et votre dévouement à la franc-maçonnerie ont permis de tisser des liens solides et de rassembler une communauté diversifiée et enrichissante. Chaque article, chaque discussion et chaque rencontre a contribué à faire de cette Guilde ce qu’elle est aujourd’hui : un phare de connaissances et de solidarité.
Un grand merci à tous pour votre travail inestimable et votre contribution à l’univers maçonnique. Très fraternellement. L’équipe 450.fm
*La Maçonne est le seul blog maçonnique dit « d’opinion » tenu par une franc-maçonne, il est consacré à la franc-maçonnerie en général et à l’initiation des femmes en particulier. Féministe, engagée, elle y propose diverses études sur tous sujets. Indépendant de toutes obédiences et courants maçonniques, vous n’y trouverez que l’opinion de sa seule auteure.
**François Koch était un journaliste français renommé, ayant couvert l’actualité judiciaire pour le magazine L’Express de 1988 à 2019. Spécialiste de la franc-maçonnerie, il est l’auteur de nombreux articles et enquêtes sur le sujet. En complément de ses contributions à L’Express, François Koch a animé le blog « La Lumière de L’Express », dédié aux affaires maçonniques. Son travail est reconnu pour sa rigueur et sa profondeur d’analyse. Il a marqué le journalisme judiciaire et a influencé le domaine par ses écrits.
Le centre de formation des Compagnons du Tour de France a récemment reçu le préfet de la Haute-Vienne, François Pesneau, accompagné de Fabien Doucet, maire, Armand Labarre et Jean-Paul Chapelle, anciens présidents des Compagnons, en l’absence des dirigeants actuels.
Passant de l’atelier charpente à celui de la couverture, de la menuiserie à la maçonnerie, le préfet a posé des questions à Antoine Marot, le responsable pédagogique, et aux formateurs. Jules Prévost, l’un d’entre eux, lui a expliqué le principe du compagnonnage et Daniel Sionneau a conduit la délégation dans les ateliers de L’Outil en Main qui accueille les mercredis après-midi des jeunes de 9 à 15 ans pour les initier aux métiers manuels par des artisans ou ouvriers qualifiés, bénévoles à la retraite.
Le préfet a ensuite promis de revenir à la rentrée pour rencontrer des bénéficiaires de ce premier maillon de la filière professionnelle.
Puis Jean Parot, formateur en menuiserie, a invité l’assemblée à se rendre dans la salle de réunion pour présenter une surprise au préfet. Ce dernier avait trouvé, il y a quelques mois, dans les greniers de la préfecture, un buste de Marianne particulièrement défraîchi. A la fois empoussiérée, colorée outrageusement au crayon, ébréchée, avec des gravures sur le front et la joue dont une avec une croix gammée, la statue avait, semble-t-il, piètre allure.
Sollicités, les Compagnons se sont emparés de sa restauration. Quelques mois plus tard, les travaux des stagiaires en menuiserie, Marina, Clara et Alaim et toute l’équipe, ont redonné du lustre à ce buste.
Emu, le préfet a souligné qu’une place de choix serait trouvée pour cette Marianne à la préfecture.