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Le « lévrier » de Dürer : Le Veltro et le « 515 » de la Fin des Temps

« Melencolia I »

Le grand peintre, mathématicien, dessinateur, et graveur allemand, Albrecht Dürer (1471-1528), le maître de Nuremberg, a réalisé en 1514, une étrange gravure sur cuivre intitulée : Melencolia I ou La Melencolia. Le terme Melencolia vient du latin melancholia qui est transcrit du grec melankholía, composé de mélas, qui signifie « noir », et de khōlé, « la bile ». Le mot signifie donc étymologiquement la « bile noire » associée à Saturne et à la « tristesse », mot qui n’avait pas pour les anciens le même sens qu’aujourd’hui, et qui est souvent utilisé comme synonyme de la dépression nerveuse considérée de nos jours comme une pathologie grave.

Notons aussi que Saturne (planète et signe) est aussi liée au cube.

La Melencolia I de Dürer n’a toujours pas livré ses secrets, car seuls ceux qui sont initiés à l’ésotérisme chrétien et qui sont donc en contact avec les représentants de la Tradition Primordiale, en possèdent la clé. Il est donc superflu d’insister sur le fait que nous ne ferons, dans cette brève étude, qu’effleurer notre sujet. Et si nous citons cette œuvre, c’est parce qu’elle montre un lévrier endormi – qui est un Monarque qui attend son « Heure » – aux pieds d’un ange qui semble, lui aussi, attendre « quelque chose ». Ce lévrier de Dürer, il ne fait aucun doute que c’est le lévrier de Dante, le Veltro et le « 515 » (Cinq-Cent-Dix et Cinq, le 500-10 et 5) de la Fin des Temps. Notons que le lévrier est un chien utilisé dans la chasse à courre pour traquer les « bêtes noires » comme le loup (symbole et animal-totem de la Lignée Caïnite) et l’ours. La Melencolia I est donc une œuvre qui se rapporte directement à cette période terminale du présent cycle de l’Humanité et à la venue du Grand Monarque. Elle nous parle de la mesure du temps et de l’« Heure » lors de laquelle vont se manifester des événements apocalyptiques.

Dürer Melancholia I

Ci-dessus : La Melencolia I, célèbre gravure réalisée en 1514 par le grand peintre, mathématicien, dessinateur, et graveur allemand, Albrecht Dürer (1471-1528), le maître de Nuremberg. Cette œuvre montre, en bas à gauche, un lévrier endormi aux pieds d’un ange qui semble attendre « quelque chose ». Ce lévrier de Dürer n’est autre que le lévrier de Dante, le Veltro et le « 515 » de la Fin des Temps. La Melencolia I est donc une œuvre qui se rapporte directement à cette période terminale du présent cycle de l’Humanité et à la venue du Grand Monarque. Elle nous parle de la mesure du temps et de l’« Heure » lors de laquelle vont se manifester des événements apocalyptiques.

La « douzième heure ».

A la suite de René Guénon, nous pensons que cette phase terminale du présent cycle a commencé au début du XIVe siècle avec la destruction de l’Ordre du Temple qui marque une rupture décisive – il y a un « avant » et un « après » cette destruction – dans l’histoire spirituelle de l’Occident, puisque c’est l’Ordre du Temple qui maintenait le lien avec les organisations initiatiques Orientales et la Tradition Primordiale Polaire. Les Templiers étaient en effet les « gardiens de la Terre Sainte », formule qui peut s’entendre selon différentes perspectives. C’est à partir de cette rupture que la « chute » de l’Occident s’est accélérée et que les forces contre-initiatiques et « sataniques » ont gagné du terrain et se sont répandues dans toutes les strates de la société. Initié à l’ésotérisme chrétien, Dürer a montré dans sa Melencolia I qu’il était conscient des grands bouleversements qui se préparaient, et que l’Occident était définitivement entré dans une période sombre qui verrait la manifestation de signes particulièrement éloquents.

Notons que cette gravure est datée de 1514 et que la somme des chiffres 1+5+1+4 donne le nombre « 11 » qui signe l’appartenance effective de Dürer à une organisation initiatique héritière de l’Ordre du Temple. La date de 1514 marque aussi le 200e anniversaire de la destruction du Temple, et ce n’est certainement pas qu’un simple « clin d’œil » du maître de Nuremberg à cet événement tragique. Elle signe au contraire la volonté de l’artiste de montrer que l’Occident est alors entré dans une période de « chute » accélérée depuis la disparition des moines/chevaliers et de leur influence – influence spirituelle – bénéfique. Notons aussi que cette date de 1514 figure dans le « carré magique » de la gravure est qu’elle est encadrée par les chiffres 1 et 4 qui correspondent respectivement au A d’Albrecht et au D de Dürer. L’œuvre est donc dûment signée, et l’artiste/initié a sans doute voulu dire que la Melencolia I marquait un moment important de sa vie.

En haut de la gravure, nous voyons un astre avec une queue qui traverse le ciel et qui semble vouloir s’écraser sur la terre. Cet astre ne peut être qu’une comète, et nous savons qu’une comète traversa en effet le ciel occidental au cours des années 1513 et 1514 (visible à la fin de décembre 1513 jusqu’au 20 février 1514). Dans ce contexte, le passage d’une comète (« astre de mauvais augure ») ne peut être qu’un mauvais présage et le signe annonciateur de grands bouleversements. Notons aussi que cet astre sombre se dirige vers une balance, symbole du signe zodiacal du même nom qui fait référence au « Jugement dernier » et à la Fin des Temps. Les tympans des cathédrales gothiques montrent en effet le Jugement Dernier ainsi que l’archange Michel pesant les âmes sur une balance qu’un démon essaie de faire pencher du mauvais côté. Tout indique dans cette œuvre que le « temps est compté », car à côté de la balance nous trouvons un sablier surmonté d’un cadran solaire qui indique la « douzième heure », celle où commencent les travaux maçonniques au Rite Ecossais Rectifié, et celle où Adam fut chassé du Paradis marquant ainsi sa « chute ».

En grossissant le cadran solaire, il apparaît que la « douzième heure » est marquée par la faux de la mort. L’heure est « grave » serions-nous tentés de dire. A côté du sablier et du cadran solaire apparaît une cloche reliée à une corde qui sort du cadre de la gravure. Le mystère reste donc entier sur l’identité de l’« agent » extérieur qui doit actionner cette cloche. Ce qui est certain en tout cas, c’est que cette cloche a la même fonction que les trompettes de l’Apocalypse, elle sert à annoncer « quelque chose » qui doit advenir prochainement.

Le « carré magique » qui mesure le temps.

Exactement sous la cloche annonciatrice de l’« Heure », et cette précision est importante car la cloche est directement associé à l’élément de la gravure qu’elle surmonte, nous voyons un « carré magique » (d’ordre n = 4 de 16 cases) dont la somme des nombres dans chaque rangée, verticale et horizontale, et dans chaque diagonale, donne 34, somme de tous les nombres de 1 à 16 (136, nombre sacré), divisée par 4. Comme nous l’avons déjà fait remarqué, dans ce « carré magique » se trouve la date de « 1514 », en bas sur la dernière rangée, qui ne laisse plus aucun doute sur le « message » qu’à voulu faire passer Dürer en ce qui concerne les conséquences désastreuses de la destruction de l’Ordre du Temple. Une des propriétés remarquables du « carré de Dürer » est qu’il est de type « gnomon », c’est-à-dire que la somme dans l’un de ses quatre quadrants, ainsi que la somme des nombres du carré du milieu, valent également 34, et le fait d’être un carré « gnomon » découle d’une propriété encore plus étonnante et bien plus rare : le « carré de Dürer » est « à symétrie centrale », c’est-à-dire que deux cases symétriques par rapport au centre donnent toujours la somme 17.

Ce n’est pas anodin que le « carré de Dürer » soit une sorte de « gnomon » (ce qui le lie directement au cadran solaire) dans lequel est inscrit le nombre « 17 ». Ainsi, ce « carré magique » invite à mesurer le temps et à indiquer une « heure ». Littéralement, le terme gnomon signifie : « qui discerne et qui règle », « qui connaît », ou encore « équerre ou cadran solaire » en grec. Dans les méridiennes, le gnomon désigne l’élément qui laisse passer les rayons du Soleil. C’est, le plus souvent, un trou cylindrique pratiqué dans une plaque scellée en hauteur dans un mur ou dans la verrière d’un édifice recevant la ligne méridienne. L’usage a donné le nom de « gnomon » à certaines méridiennes astronomiques, tel le fameux « gnomon de Saint-Sulpice » à Paris, et rappelons qu’une méridienne est un instrument ou une construction qui permet de repérer l’instant précis du midi solaire (la « douzième heure »). Nous comprenons mieux le lien entre la date d’exécution de l’œuvre, 1514, et la date dans le carré magique : Dürer voulait signifier que son carré magique servait à mesurer le temps.

Ci-contre : Le « carré magique » situé en haut, à droite (carré noté 1), dans la gravure intitulée Melencolia I réalisée en 1514 par Albrecht Dürer (la date de 1514 figure dans le « carré magique). Exactement sous la cloche annonciatrice de l’« Heure », Dürer a placé son « carré magique » d’ordre 4, de 16 cases, dont la somme des nombres dans chaque rangée, verticale et horizontale, et dans chaque diagonale, donne 34, qui est la somme de tous les nombres de 1 à 16 (136, nombre sacré), divisée par 4 (illustration Daniel Robin).

Ci-dessus : Le « carré magique » d’Albrecht Dürer est de type « gnomon », c’est-à-dire que la somme dans l’un de ses quatre quadrants (notés 1,2,3,4 dans l’illustration), ainsi que la somme des nombres du carré du milieu (10+11+6+7), valent également 34, et le fait d’être un carré « gnomon » découle d’une propriété encore plus étonnante et bien plus rare : le « carré de Dürer » est « à symétrie centrale », c’est-à-dire que deux cases symétriques par rapport au centre donnent toujours la somme 17 (illustration Daniel Robin).

Le « Roi du monde » et Jupiter.

Dans son De occulta philosophia, Livre second, publié en latin en 1533, Henri Corneille Agrippa de Nettesheim (1486-1535), dit Cornelius Agrippa, présente sept carrés magiques normaux, d’ordres 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, qui correspondent respectivement aux planètes Saturne, Jupiter, Mars, le Soleil, Vénus, Mercure, la Lune. Son « carré magique » d’ordre 4 correspond à la planète Jupiter et il est quasiment identique au « carré magique » de Dürer de même ordre. Il ne fait donc aucun doute que Dürer fait référence à la planète Jupiter et à son « carré magique » dans sa gravure. Notons qu’Henri Corneille Agrippa de Nettesheim et Albrecht Dürer étaient des contemporains et qu’ils se connaissaient. Ils étaient sans doute affiliés à des organisations initiatiques similaires qui participait au même courant « théurgico-prophétique », tout comme Nostradamus. Cornelius Agrippa avait rédigé sa De Occulta Philosophia dès 1510, et quelques exemplaires, aux dires de l’auteur, circulaient déjà sous le manteau à cette date. Il est donc certain qu’Albrecht Dürer avait eu connaissance du De Occulta Philosophia lorsqu’il a gravé sa Melencolia I en 1514.

Ci-dessus : à gauche, le « carré magique » de Jupiter de 16 cases. Au centre, le caractère de Jupiter, et à droite, le symbole astrologique de cette planète. Les 3 nombres de Jupiter sont 4, 16, 34 et 136. La planète Jupiter est donc étroitement associée au chiffre 4, au cadran, au cadran solaire de forme carrée, à la quadrature (quadrature du cercle). A noter que le caractère de Jupiter, au centre, est divisé en quatre parties égales (illustration Daniel Robin).

Dans une note de bas de page de son Roi du Monde (Note : René Guénon, Le Roi du Monde, éditions Gallimard, 1958, page 55, note 1), René Guénon lève un coin du voile sur les liens qui unissent le « Grand Monarque » de la Fin des Temps et la planète Jupiter : « Tsedeq est aussi le nom de la planète Jupiter, dont l’ange est appelé Tsadquiel-Melek ; la similitude avec le nom de Melki-Tsedeq (auquel est seulement ajouté El, le nom divin qui forme la terminaison commune de tous les noms angéliques) est ici trop évidente pour qu’il y ait lieu d’y insister. Dans l’Inde, la même planète porte le nom de Brihaspati, qui est également le « Pontife céleste ». – Un autre synonyme de Malkuth est Sabbath, dont le sens de « repos » se réfère visiblement à l’idée de la « Paix », d’autant plus que cette idée exprime, comme on l’a vu plus haut, l’aspect externe de la Shekinah elle-même, celui par lequel elle se communique au « monde inférieur ».

Pour bien comprendre le sens de cette note de René Guénon, il faut citer ce passage où il est question de Melki-Tsedeq : « Le nom de Melchissédec, ou plus exactement Melki-Tsedeq, n’est pas autre chose, en effet, que le nom sous lequel la fonction même du « Roi du Monde » se trouve expressément désignée dans la tradition judéo-chrétienne. Nous avons quelque peu hésité à énoncer ce fait, qui comporte l’explication d’un des passages les plus énigmatiques de la Bible hébraïque, mais, dès lors que nous nous étions décidé à traiter cette question du « Roi du Monde », il ne nous était véritablement pas possible de le passer sous silence. Nous pourrions reprendre ici la parole prononcée à ce propos par saint Paul : « Nous avons, à ce sujet, beaucoup de choses à dire, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre » (Note : René Guénon, Le Roi du Monde, éditions Gallimard, 1958, chapitre intitulé « MELKI-TSEDEK », page 48). Dans cet extrait, René Guénon énonce clairement que Melki-Tsedeq, qui est en lien étroit avec Jupiter (le dieu de la Lumière), est lui-même le « Roi du Monde », et plus loin il nous dit que : « Melki-Tsedeq est donc roi et prêtre tout ensemble ; son nom signifie « roi de Justice », et il est en même temps roi de Salem, c’est-à-dire de la « Paix » ; nous retrouvons donc ici, avant tout, la « Justice » et la « Paix », c’est-à-dire précisément les deux attributs fondamentaux du « Roi du Monde ». Il faut remarquer que le mot Salem, contrairement à l’opinion commune, n’a jamais désigné en réalité une ville, mais que, si on le prend pour le nom symbolique de la résidence de Melki-Tsedeq, il peut être regardé comme un équivalent du terme Agarttha » (Note : René Guénon, Le Roi du Monde, éditions Gallimard, 1958, chapitre intitulé « MELKI-TSEDEK », page 49).

« M » comme Monarque.

Si nous revenons à la Melencolia I de Dürer, nous voyons que la cloche située juste au-dessus du « carré magique » doit nous avertir du retour imminent du Grand Monarque, du Roi du Monde, de Melki-Tsedeq, du dixième Avatâra de la tradition hindoue, du Mahdî de la tradition islamique, du Veltro, qui n’est autre que le « 515 » (Cinq-Cent-Dix et Cinq, le 500-10 et 5), le lévrier de Dante qui est le même que celui qui figure sur la gravure de Dürer. Bientôt, le « Roi du Monde » sortira de l’Agarttha pour préparer la seconde venue du Christ. Et n’oublions pas que l’Agarttha est le centre spirituel suprême, invisible et souterrain, dépositaire de la Tradition Primordiale, qui s’est occultée et dissimulée aux hommes lorsque l’Humanité est entrée dans ce cycle « d’obscurcissement et de confusion » qu’est le nôtre, c’est-à-dire le Kali-Yuga, il y a environ 6 000 ans. Melki-Tsedeq reviendra et il occupera les fonctions de roi et de prêtre. Il sera « Roi de Justice », et comme nous le rappelle René Guénon : « Si maintenant nous prenons le nom de Melki-Tse-deq dans son sens le plus strict, les attributs propres du « Roi de Justice » sont la balance et l’épée ; et ces attributs sont aussi ceux de Mikaël, considéré comme l’« Ange du Jugement ». Ces deux emblèmes représentent respectivement, dans l’ordre social, les deux fonctions administrative et militaire, qui appartiennent en propre aux Kshatriyas, et qui sont les deux éléments constitutifs du pouvoir royal. Ce sont aussi, hiéroglyphiquement, les deux caractères formant la racine hébraïque et arabe Haq, qui signifie à la fois « Justice » et « Vérité », et qui, chez divers peuples anciens, a servi précisément à désigner la royauté. Haq est la puissance qui fait régner la Justice, c’est-à-dire l’équilibre symbolisé par la balance, tandis que la puissance elle-même l’est par l’épée, et c’est bien là ce qui caractérise le rôle essentiel du pouvoir royal ; et, d’autre part, c’est aussi, dans l’ordre spirituel, la force de la Vérité » (Note : René Guénon, Le Roi du Monde, éditions Gallimard, 1958, chapitre intitulé « MELKI-TSEDEK », page 53).

Il n’est pas inutile de rappeler que le sixième Ciel du Paradis (Chant XVIII) de La Divine Comédie est le « Ciel de Jupiter », dont la vertu caractéristique est la Justice, et nous voyons immédiatement le lien direct de ce Ciel avec le « Roi de Justice » évoqué par René Guénon. Le Chant XVIII du Paradis commence par ces quelques précisions : « Les Guerriers du Christ. […], SIXIEME CIEL : CIEL DE JUPITER (Esprits Justes et Pieux). Mille feux se disposent en forme de lettres, puis l’M final en forme d’Aigle […] (Note : Bibliothèque de la Pléiade nrf Gallimard, Dante, Œuvres complètes, page 1526). Il est important de citer les vers 88-97 du Chant XVIII : « Se montrèrent donc en cinq fois sept voyelles et consonnes ; et je notai les lettres dans l’ordre où elles m’apparurent. « DILIGITE IUSTITIAM », furent les premiers verbe et nom peint en incipit ; « QUI IUDICATIS TERRAM », furent les derniers. Puis dans la lettre M du cinquième mot elles demeurèrent ordonnées ; si bien que Jupiter paraissait d’argent incrusté d’or. Et je vis descendre d’autres lumières de la cime du M, et faire pose, chantant le Bien qui devers soi les tire ». Le Ciel de Jupiter est le siège des âmes des princes sages, qui sont justes et pieux. Les âmes qui résident dans ce Ciel apparaissent à Dante comme des lumières qui volent et chantent. Elles forment des lettres lumineuses qui composent la phrase « DILIGITE IUSTITIAM QUI IUDICATIS TERRAM », qui signifie : « Aimez la justice, vous qui gouvernez le monde », ou « Aimez la justice, vous les juges sur la Terre », ou encore, « Aime la justice toi qui juges le monde ». Après les lettres, les âmes des bienheureux, à partir du « M » final de « TERRAM », forment l’image d’un aigle qui est l’allégorie de l’Empire. Le « M » final est la première lettre du mot Monarchie qui renvoie au De Monarchia de Dante. Dans son Esotérisme de Dante, René Guénon précise encore une fois que : « […] le nom hébreu de la planète Jupiter est Tsedek, qui signifie « juste ». Quant à l’échelle des Kadosch, nous en avons déjà parlé : la sphère de Saturne étant située immédiatement au-dessus de celle de Jupiter, on parvient au pied de cette échelle par la Justice (Tsedakah), et à son sommet par la Foi (Emounah). Ce symbole de l’échelle semble être d’origine chaldéenne et avoir été importé en Occident avec les mystères de Mithra : il y avait alors sept échelons dont chacun était formé d’un métal différent, suivant la correspondance des métaux avec les planètes ; d’autre part, on sait que dans le symbolisme biblique, on trouve également l’Echelle de Jacob qui, joignant la terre aux cieux, présente une signification identique » (Note : René Guénon, L’ésotérisme de Dante, éditions Gallimard, 1957, pages 11 et 12).

Au-dessus du Ciel de Jupiter, Dante évoque le septième Ciel (Chant XXI du Paradis) qui est celui de Saturne. Les âmes qui résident dans ce Ciel se sont consacrées à la vie contemplative et à l’ascèse. Elles apparaissent à Dante comme des splendeurs qui montent et descendent les marches d’un « escalier céleste » lumineux, de la couleur de l’or brillant, et il est si haut, qu’on ne peut en voir le sommet. La tradition dit que Saturne instaura l’Age d’Or durant lequel régnait l’harmonie entre les hommes et les Cieux, c’est-à-dire les états d’être supérieurs. Le Ciel de Saturne de Dante est à rapprocher de la Melencolia I de Dürer car nous avons vu plus haut que le terme Melencolia vient du latin melancholia, mot qui signifie la « bile noire » associée à Saturne et à la « tristesse » dans le sens que lui donnaient les anciens. L’« escalier céleste » de Dante est donc identique à l’échelle à sept barreaux de la Melencolia I qui est bien évidemment l’Echelle de Jacob du Livre de la Genèse sur laquelle montent et descendent les anges. Notons que Jupiter est désigné comme étant le fils de Saturne, les deux « signes » sont donc étroitement liés l’un à l’autre, et les romains ont très tôt assimilé Saturne à Cronos qu’il ne faut pas confondre avec Chronos, le père des Heures, dieu du temps, et personnifications des douze heures du jour ou de la nuit.

Dürer initié à l’Hermétisme.

Cette brève analyse de la célèbre gravure de Dürer, centrée sur le lévrier (le Veltro et le « 515 ») montre combien cette œuvre est parfaitement structurée et répond à des critères et à un symbolisme précis. Si nous divisons la gravure en 4 parties égales, la structure apparaît nettement. L’ensemble est parfaitement cohérent.

Dans le carré noté 1 (voir illustration ci-dessous), nous avons :

  • le « carré magique » qui correspond au Ciel de Jupiter, à la mesure du temps et de l’« Heure » qui reste inconnue,
  • la cloche annonciatrice d’un événement majeur situé à la Fin des Temps,
  • le sablier (instruments de mesure du temps),
  • le cadran solaire (instruments de mesure du temps),
  • la balance du Jugement Dernier qui renvoie à l’Archange Saint-Michel et la pesée des âmes au Jugement Dernier,
  • le visage de l’ange (un ange couronné de lauriers) dont le regard se dirige vers le « M » de MELENCOLIA (« M » comme Monarque).

Dans le carré noté 2 (voir illustration ci-dessous), qui correspond au Ciel de Saturne, nous avons :

  • l’Echelle de Jacob qui monte vers le huitième Ciel qui est le Ciel des Etoiles Fixes,
  • la comète, qui comme la cloche annonce un événement majeur,
  • un arc-en-ciel qui symbolise l’Alliance entre le Ciel et la Terre,
  • une vaste étendue d’eau calme,
  • un port et une cité,
  • une chauve-souris (symbole des ténèbres et des forces maléfiques) qui montre sur la face interne de ses ailes le mot « Melencolia I »,
  • un creuset alchimique (référence à l’Hermétisme),
  • la surface supérieure de forme triangulaire d’un polyèdre également appelé rhomboèdre tronqué ou solide de Dürer (composé de 12 sommets, de 4 faces visibles et de 4 faces invisibles) sur lequel prend appui l’Echelle de Jacob (l’Echelle semble prendre naissance dans le polyèdre),
  • et enfin la moitié d’un chérubin.

Dans le carré noté 3 (voir illustration ci-dessous), nous avons :

  • la partie inférieure du polyèdre, qui pourrait bien être la « Pierre philosophale » permettant de gravir l’Echelle de Jacob qui monte vers les Cieux,
  • le Veltro endormi (le Grand Monarque),
  • une sphère, symbole de perfection, qui est le complément du « carré magique » (quadrature du cercle). Les deux figures ont une position parfaitement symétrique.
  • une roue de meunier,
  • une sphère et des outils pour travailler le bois et la pierre.

Enfin, dans le carré noté 4 (voir illustration ci-dessous), qui semble être le carré le plus pauvre en symboles, nous avons :

  • un compas tenu par l’ange,
  • une règle,
  • des clous,
  • et surtout, la partie inférieure du vêtement de l’ange. Dans les plis de ce vêtement nous trouvons des clés qui signifient le pouvoir, et une bourse qui signifie la richesse (indications fournies par Dürer).

Ci-dessus : Si nous divisons la Melencolia I en quatre parties égales, nous pouvons alors structurer de façon cohérente les différents éléments symboliques qui la compose. Bien évidemment, d’autres découpages beaucoup plus complexes sont possibles tant cette œuvre est riche de sens (Note : L’un des meilleurs sites Internet qui offrent une analyse détaillée de la Melencolia I est sans aucun doute celui-ci : Site sur ce lien ) (illustration Daniel Robin).

Une étude exhaustive de la Melencolia I nous permettrait d’appréhender la profondeur et l’étendue des connaissances (mathématiques, géométriques, astronomiques, astrologiques, hermétiques, etc.) de Dürer et aussi celles des initiés à l’Hermétisme chrétien de cette époque. Le maître de Nuremberg faisait partie d’une longue « chaîne » d’initiés qui prenait sa source dans l’Ordre interne et secret des Templiers. Cette chaîne initiatique ininterrompue passait par Dante Alighieri (1265-1321), Henri-Corneille Agrippa de Nettesheim (1486-1535), Jean Trithème (1462-1516), Philippus Theophrastus Aureolus Bombast von Hohenheim dit Paracelse (1493-1541), Michel de Nostredame dit Nostradamus (1503-1566), et se poursuivait au sein de la Fraternité des Rose+Croix.

Il n’est peut-être pas inutile de rappeler à ce propos ce que disait René Guénon de la Fede Santa, l’organisation initiatique à laquelle appartenait Dante : « L’association de la Fede Santa, dont Dante semble avoir été l’un des chefs, était un Tiers-Ordre de la filiation templière, ce qui justifie l’appellation Frater Templarius ; et ses dignitaires portaient le titre de Kadosch, mot hébreu qui signifie « saint » ou « consacré », et qui s’est conservé jusqu’à nos jours dans les hauts grades de la Maçonnerie. On voit déjà par là que ce n’est pas sans raison que Dante prend comme guide, pour la fin de son voyage céleste, saint Bernard, qui établit la règle de l’Ordre du Temple ; et il semble avoir voulu indiquer ainsi que c’était seulement par le moyen de celui-ci qu’était rendu possible, dans les conditions propres à son époque, l’accès au suprême degré de la hiérarchie spirituelle » c’est-à-dire l’accès à la Tradition Primordiale occultée dans l’Agarttha (Note : René Guénon, L’ésotérisme de Dante, éditions Gallimard, 1957, pages 11 et 12). Plus loin, il ajoute cette remarque qui indique que la « chaîne » initiatique depuis Dante jusqu’aux Rose+Croix, ne s’est pas rompue : « […] il y a des raisons de penser que la Fede Santa, au temps de Dante, présentait certaines analogies avec ce que fut plus tard la « Fraternité de la Rose-Croix », si même celle-ci n’est pas plus ou moins directement dérivée de celle-là » (Note : René Guénon, L’ésotérisme de Dante, éditions Gallimard, 1957, page 12).

Sources bibliographiques :

  • « Agarttha – A la recherche du Dépôt Sacré – La lignée secrète Tome 2 » (Daniel Robin).
  • « Les Templiers de l’Agarttha – Gardiens de la Terre Sainte et de la Tradition Primordiale » (Daniel Robin).

Comment s’y retrouver en Franc-maçonnerie…

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J’vais finir par trouver.

C’est d’un sujet un peu personnel dont j’ai choisi de m’entretenir avec vous. Je l’ai déjà évoqué, comme tout maçon et de plus comme auteur de rubriques, je m’informe sur la franc-maçonnerie. C’est un minimum me direz-vous. J’en retire des informations sur la connaissance de mon domaine.

« une fois digérées, toutes ces nouvelles connaissances me donnent l’impression qu’elles renforcent ma recherche personnelle »

Les moyens ne manquent pas, livres, revues spécialisées, ouvrages d’auteurs, autrices reconnus ou non, interviews, podcasts, conférences, la liste n’est pas exhaustive. Nous vivons dans un monde d’abondance voire de consommation et nous avons le choix.

Nous prenons le temps de lire un livre ou un essai, nous rentrons en réflexion parfois monastique, la lecture nous mène vers la profondeur. Les échanges verbaux dans les discussions avec d’autres sœurs et frères nous plongent également dans un climat parfois qui peut être propice à la méditation.

Durant une quinzaine de jours, j’ai passé mon temps à visionner les médias sociaux à la recherche de quelques informations qui auraient pu me faire avancer dans ma quête spirituelle. Je n’ai pas vraiment retrouvé de moments intenses en visionnant ces nombreux reportages qui abordent les différents sujets maçonniques, bien sûr quelques classiques ou inclassables orateurs, oratrices de qualité qui résument avec brio le sujet qu’ils ou qu’elles maîtrisent et c’est en général un bonheur de les entendre.

Ensuite j’avoue que c’est difficile d’aller plus loin, tellement il y a pléiade d’infos surtout sur les réseaux sociaux où le « YouTuber » spécialiste ou non, franc-maçon ou pas, donne son avis à tel point que la redondance finit par nous saturer.

Je vous propose d’aller regarder la réaction du Grand René dans la vidéo ci-dessous :

Ce n’est pas demain que leur source va se tarir

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(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

Je me suis longtemps interdit d’évoquer un Frère ou l’autre dont j’avais pu être proche – et plus encore d’en faire le sujet d’une de mes chroniques. Eh bien, aujourd’hui, ce sont deux Frères à la mémoire desquels je vais rendre hommage.

Le premier, François, est passé à l’Orient éternel il y a moins de quinze jours et la cérémonie religieuse a eu lieu à la fin de la même semaine. Nous l’avions initié, au début de ce siècle, dans un Atelier de la Grande Loge de France et ce, après une première tentative infructueuse au Grand Orient de France… Nous ne saurions trop remercier les Frères de la rue Cadet qui avaient rejeté définitivement sa candidature, au motif que c’était un financier à son compte et, horresco referens[1], qu’il était titulaire d’un MBA d’Harvard[2] ! Cet homme toujours simple et modeste, qui, dans ses propres affaires, ne s’était, certes, pas appauvri en aidant des dirigeants à sauver leur entreprise, circulait à moto et venait, parfois, de fort loin, pour être présent à nos tenues. Accessoirement – sans doute inspirés par un célèbre proverbe hérité des classiques grecs et latins : « qui peut le plus peut le moins » –, nous l’avons désigné, à maintes reprises, comme Trésorier : comptes impeccables mais poste ingrat où son humanité faisait merveille. Ce frère drôle, affable et discret a tiré prématurément sa révérence, des suites d’une longue maladie, comme on dit, quoiqu’elle nous ait paru des plus brèves… Dans ses dernières heures, il se réjouissait encore d’avoir eu « une bonne vie » !

Le second, Loïk, était passé à l’Orient éternel, il y a tout juste un an, mais nous avons organisé la cérémonie funèbre en son honneur, il y a seulement quelques jours, en présence de sa famille. C’était un spécialiste de marketing, auteur d’ouvrages de référence en la matière, qui avait « tourné romancier », sur le tard. Il n’y avait rien de flamboyant dans son attitude, c’est le moins qu’on puisse dire. Tout aussi humble, c’était un catholique beaucoup moins « fantaisiste » que le précédent, c’est-à-dire un pratiquant tout aussi assidu à l’Église qu’en Franc-Maçonnerie où il voyait un moyen de partager une expérience spirituelle et fraternelle avec des hommes ayant d’autres croyances religieuses ou d’autres convictions philosophiques que les siennes. Pour lui, la loi d’amour dominait indéniablement toutes les autres : elle lui imposait une reconnaissance mutuelle qui échappât à tout esprit de chapelle. Aussi bien dans sa foi que dans les divers aspects de sa vie, il illustrait d’une façon tout à fait initiatique (car c’était aussi un très fin symboliste) le mot de Lacordaire : « Je ne cherche pas à convaincre d’erreur mon adversaire, mais à m’unir à lui dans une vérité plus haute[3] ». C’est ainsi qu’il ne s’arrêtait pas aux anathèmes du Saint-Siège et s’inquiétait plus sérieusement de savoir s’il parvenait lui-même à poser des paroles et des actes justes envers ses Frères, je veux dire envers toutes ses sœurs et tous ses frères en humanité.

Tous les deux avaient le verbe rare et manifestaient une attitude exemplaire, si on daignait y prêter attention. Je ne doute, cependant, pas qu’ils auraient trouvé cette dernière remarque aussi ridicule que déplacée car une telle prétention était loin d’avoir jamais pu les effleurer. Ce qui comptait pour eux, c’était que chacun trouvât sa voie. Que l’on me pardonne donc si je crois, malgré tout, qu’ils étaient pour moi des modèles de frères ! Je crains même qu’en loge, il n’en faille toujours quelques-uns d’un aussi bel acabit, point seulement pour nourrir des liens avec les jeunes générations mais pour nous aider tous à avancer. Ils laissent évidemment un grand vide derrière eux ; pour autant, ce n’est pas demain que leur source va se tarir.


[1] Cette locution latine tirée de l’Énéide (II, 204) de Virgile signifie littéralement : « je suis saisi d’horreur en le rapportant », expression que l’on comprend plutôt comme « je frémis en le racontant ». On l’utilisait coutumièrement en incise, avec un brin d’ironie, du temps où tout un chacun compulsait encore avec délice les pages roses du Petit Larousse… « O tempora, o mores » (« Ô temps, ô mœurs » comme s’exclamait alors Cicéron ; on traduirait aujourd’hui : « Ainsi va l’époque, ainsi vont les mœurs », pour ne pas dire : « Tout fout le camp ! » et… passer pour un vieux c*n, comme apparemment il en allait déjà dans la Rome antique… ).

[2] Le Master of Business Administration (MBA) de la Harvard Business School est un des tout premiers diplômes de management au monde.

[3] Cité notamment par Jean Guitton (reprenant une citation de sa propre mère), « Renan dans ma vie », Études Renaniennes, 1974, vol. 19 , p. 2.

Honneur et reconnaissance au Frère Yonnel Ghernaouti qui ouvre un nouveau chapitre de son histoire

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C’est avec un mélange de fierté et de mélancolie que nous annonçons aujourd’hui une transition majeure dans la vie de notre Journal. Le Frère Yonnel Ghernaouti, une figure emblématique de notre communauté, a annoncé il y a quelques semaines sa décision de quitter ses fonctions de directeur de la Rédaction de 450.fm, le journal qui, grâce à son dévouement et à son expertise, s’est hissé au sommet des médias maçonniques.

Yonnel n’est pas un nom inconnu dans le paysage des maçons. Depuis la création de 450.fm en 2021, il a été un gardien vigilant de notre histoire et de nos valeurs. Avec une passion inébranlable pour la vérité et la transmission du savoir, il a su transformer un simple projet en une tribune respectée, un phare de lumière dans le vaste océan de l’information maçonnique.

Yonnel est bien plus qu’un rédacteur ; c’est un bâtisseur de ponts entre les époques, les idées et les personnes. Inlassable travailleur, il a tissé des liens solides entre la tradition et l’innovation, rappelant sans cesse que la maçonnerie n’est pas figée dans le marbre, mais vivante et évolutive. Ses articles, marqués par la richesse de leur documentation et la finesse de leurs analyses, ont été des pierres angulaires disposées avec soin dans l’édifice des connaissances maçonniques contemporaines.

Une Nouvelle Aventure Éditoriale

C’est donc avec un regret et un espoir tout également nourris de reconnaissance que nous avons appris qu’à 66 ans, Yonnel Ghernaouti avait décidé de s’engager dans de nouvelles aventures éditoriales. En effet, il a choisi de prendre, désormais, une double casquette de directeur de collection chez deux éditeurs maçonniques : Numérilivre, où il aura la charge d’explorer de nouveaux sentiers propices à la publication, et Le Compas dans l’œil, une maison encore jeune dont il devra contribuer à affirmer la présence dans le domaine de la littérature symbolique et initiatique.

Son expertise éditoriale et son sens aigu de la maçonnerie sont d’indéniables atouts pour sélectionner, solliciter et suivre les talents les plus à même de renouveler le paysage éditorial maçonnique français, continuant ainsi à enrichir notre compréhension du monde maçonnique. Yonnel a toujours eu le don de rendre les mystères accessibles et, quelque difficulté que présentent aujourd’hui d’aussi louables ambitions dans les bouleversements que connaissent les pratiques culturelles, nous espérons vivement qu’il saura relever les nouveaux défis qu’il s’assigne. En tout cas, nous chroniquerons les ouvrages qui paraîtront sous sa houlette.

Un au revoir, donc, mais, en rien, un adieu…

Si Yonnel nous manquera dans les joies et les peines de nos travaux quotidiens (car ce n’est pas peu de choses, avec de modestes moyens, que de publier cinq articles par jour aussi pertinents que possible dans l’univers, moins restreint qu’on ne le pense, qui est le nôtre !), nous ne désespérons pas de le retrouver, au moins occasionnellement, sur le chantier de 450.fm. La porte lui sera toujours grandement ouverte. Puissent sa sagesse, son humour et sa vision savante briller aussi souvent que possible, dans nos colonnes ! En tout cas, nous le remercions pour les 40 mois « épiques » passés ensemble à œuvrer – à notre niveau, s’entend – à un plus généreux partage de la lumière et de la vérité.

Yonnel, nous qui chérissons la liberté, nous chérissons naturellement la tienne et formulons de tout cœur, pour toi, tous nos vœux de succès, dans tes nouvelles entreprises !

Discours de Liliane Mirville – GLFF : « Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes »

Bonjour à toutes et à tous,

Logo GLFF

Je suis Liliane Mirville, Grande Maîtresse de la Grande Loge Féminine de France, obédience féminine créée par et pour des femmes. Nous rassemblons 13 000 femmes, Franc- maçonnes, partageant des valeurs communes, s’appuyant sur notre devise : Liberté, Égalité, Fraternité.

Les violences faites aux femmes concernent toutes les femmes, de tous les pays, de toutes les cultures. L’objectif de la Franc-maçonnerie est de travailler à une Humanité meilleure et plus éclairée et ce projet nous oblige à manifester notre indignation et notre solidarité. Les violences faites aux femmes c’est une violation des droits humains. En 1999, l’Organisation des Nations Unies décide d’instaurer le 25 novembre, une Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Elle intègre toutes les formes de violences sexistes et sexuelles, les mutilations sexuelles féminines, les mariages forcés, la prostitution, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. Le contexte actuel est alarmant : le procès des viols de Mazan, le viol et l’assassinat de Philippines, la situation des femmes afghanes et iraniennes notamment, les violences à l’égard des femmes sont partout.

Elles nous entourent. Samedi dernier 23 novembre, des milliers de personnes se sont rassemblées en France pour réclamer la mobilisation de moyens financiers sur le modèle de l’Espagne qui a réduit d’un tiers le nombre de féminicides. « En France, un viol toutes les 6 minutes », « Nous ne voulons plus compter nos mortes », « Brisons la loi du silence », « Protégez vos filles, éduquez vos fils » pouvait-on lire sur les pancartes. Ces pancartes soulevées, ces mots écrits dans le silence et la souffrance, montrent combien ce 25 novembre doit rester un sursaut collectif contre les violences faites aux femmes.

Sept après le mouvement « Me Too » et cinq ans après le « Grenelle des violences conjugales » le nombre de violences sexistes et sexuelles, hélas, a peu baissé mais reste à un niveau encore trop élevé. Les faits divers très médiatisés, dans le monde du sport, de la TV, de la radio, du cinéma, de la santé, des institutions publiques et politiques ou bien encore dans les armées, les rendent de plus en plus visibles et lisibles. Les chiffres demeurent alarmants et contrastés :

• à l’échelle mondiale : 736 millions de femmes (soit 1 femme sur 3) ont subi des violences physiques et /ou sexuelles. Les jeunes filles sont particulièrement touchées (1 adolescente sur 4 maltraitée par son partenaire).
• en France : En 2023, plus de 3 victimes de tentative ou de féminicides par jour. – Au 20 novembre 2024, on dénombre 122 féminicides depuis le début de l’année.
• Près de 1, 4 million de femmes déclarent avoir subi des violences sexistes ou sexuelles hors du cadre familial en 2023. Seules 2 % des victimes ont porté plainte auprès des forces de l’ordre.

Les violences sexistes et sexuelles sont un fléau en France et dans le monde : les propos sexistes sont l’antichambre des violences. Lutter contre la violence implique aussi l’égalité entre les femmes et les hommes et le respect de l’Autre. L’abus de pouvoir, le harcèlement, de rue, à l’école ou à domicile, gangrène le corps social d’un pays où les questions de sécurité réelles ou ressenties deviennent l’un des éléments importants du débat public d’aujourd’hui.

POUR CONCLURE :

Le procès des viols de Mazan, largement médiatisé auprès du public, a favorisé une prise de conscience par le Gouvernement. Le Premier ministre doit présenter, une série de mesures pour lutter contre la violence envers les Femmes. La Grande Loge Féminine de France va suivre, très attentivement, le développement et le suivi de ces mesures à venir. Nous sommes des femmes Franc-maçonnes et des femmes européennes. Grâce à l’Institut Maçonnique Européen, notre Obédience a la possibilité de s’exprimer à la Commission Européenne. Les obédiences féminines peuvent travailler ensemble pour dénoncer et lutter contre ce fléau qui nous concerne toutes et tous.

Femmes de France et femmes du monde, nous devons travailler au respect de l’Autre et de soi-même. Lutter contre les violences faites aux femmes, c’est aussi construire la Paix dans la solidarité, c’est s’unir en fraternité pour un avenir respectueux et égalitaire. Ce 25 novembre doit rester un combat pour les femmes dont les droits sont encore piétinés dans de nombreux pays. Souvenons-nous de ces héroïnes, des Sœurs MIRABAL et de la persane Ahou DARYAEL qui opposa son corps vulnérable, en sous-vêtements, à l’oppression.
Pour nous, Francs-Maçonnes, ces femmes sont entrées dans l’histoire par la grande porte. Elles incarnent la bravoure et la résistance pour un seul combat qui est aussi le nôtre : la liberté et la vie des Femmes.
Merci.

Paris le 25 novembre 2024

Si on « croit » au GADLU, pourquoi ne pas croire au Père-Noël… Et vice-versa ?

GADLU ou Père Noël… Après tout, les deux nous apportent des cadeaux de… Lumière !

Dans un tapis de loge, tout en soie brodé,

Un calendrier de l’avent a été découpé.

Une franc-maçonne impatiente et émerveillée

Cherche à chaque fenêtre un symbole caché.

Oh ! le monde secret lentement dévoilé !

Déjà, le compas, ouverture graduelle…                       

Elle entend le silence puis résonne une voix :

« Reste dans tes limites, si non, c’est le bordel ! »

Voici l’équerre, rigueur et bons angles droits,

Qui souffle tout bas « Adapte chacun de tes pas ! »

Puis dit la pierre brute, toute en aspérités,

« Panique pas ! Ton travail sera bien couronné ».

Et voici le fil à plomb, tout enchevêtré

Il faut le démêler pour pouvoir se centrer.

Maintenant le maillet, pas si simple à manier

« Frappe fort, mais évite ta frangine, pitié ! »

Avec ciseau, maillet, tu tailles et tu sculptes

Entre force et mesure, tu dois cadencer,

Pour cette pierre polie, élégante, sans tutu

A l’édifice insérée sous l’œil du GADLU.

Dans la fenêtre 8, maintenant un niveau !

Et sa bulle qui bouge comme c’est rigolo.

Une truelle sourit, prête à mélanger,

A cimenter la joie et bâtir sans regret.

Le Delta lumineux vient triangulaire,

« Il brille plus que toi, l’as-tu bien vu ma chère ? »

Puis les stables colonnes BOAZ et JAKIN,

Majestueuses et fières, « c’est quand même pas rien ! »

Pour unir dans l’amour, dénouer les embrouilles,

Avec ses entrelacs, voici la corde à nœuds.

Après des gants tout blanc, pour de grands rêves heureux

« Garde pures intentions, c’est pas fait pour les poules ! »

Une bougie qui scintille, prête à se consumer,

Dit « Je brille mais je fonds, n’oublie pas d’en stocker ! »

Entre petites et grandes, la lumière irradie :

« Lève-toi, tôt, soleil c’est un jour si joli ! »

La lune cette nuit bercera tes doux rêves

Secrète et plus timide, elle s’invite à la fête.

Et la Sagesse guète en droit pilier posé,

A tes questions, beaucoup resteront insondées.

Vient ensuite la Force, pilier simple, épuré.

Résistance s’allie à la pugnacité.

Trio inséparable… Voici donc la Beauté.

Elle sauvera le monde, on aime à le penser !

Petits lots scintillant, c’est la voûte étoilée,

Si tu veux la comprendre, pense à tes yeux lever.

Mais garde l’équilibre pour ne pas trébucher,

Avec la règle aussi, sans zigzag, mesurer…

Ton travail, tu pourras le poser sur ta planche

« En cercle ou en spirale, entre donc dans la danse »,

Avec tablier, qu’il soit blanc ou coloré,

« Qu’il reste sans tâche et toujours bien porté ».

24 cases ouvertes sans tenir compte du sablier … Patience et vigilance en sagesse enseignées, apprennent que chaque étape a son temps, chaque jour son lot, pour savourer sa quête tout en visant le haut. A vouloir, trop vite tout découvrir, la charme du voyage plie sous le pas pressé…

Cipav : Franc-maçonnerie affairiste, corruption, commissions occultes… La justice se paie la Caisse de Retraite

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La Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse (Cipav), une institution censée assurer la retraite des professions libérales, se retrouve sous le feu des projecteurs judiciaires pour des raisons qui semblent tout droit sorties d’un roman policier. Une enquête approfondie révèle des soupçons de corruption, de commissions occultes, et des liens avec la franc-maçonnerie, jetant une ombre sur la gestion de cette caisse qui touche près de 600 000 assurés.

Un Scandale Immobilier à Paris

Les investigations se concentrent sur des transactions immobilières suspectes menées par la Cipav entre 2021 et 2022. Des immeubles situés dans des quartiers prestigieux de Paris, comme le VIIIe, XVIe et XVIIe arrondissement, ont été vendus à des prix qui suscitent des questions. Par exemple, un immeuble dans le 16ème arrondissement a été cédé pour environ 11,5 millions d’euros avant d’être revendu par l’acheteur pour 16 millions d’euros, suggérant des profits substantiels qui pourraient ne pas avoir été au bénéfice des cotisants.

Mises en Examen et Corruption

Quatre personnes, parmi lesquelles le directeur général actuel et l’ancienne présidente du conseil d’administration de la Cipav, ont été mises en examen en octobre pour des charges incluant « corruption » et « prise illégale d’intérêts ». Ces accusations mettent en lumière une gestion potentiellement viciée de l’organisme, avec des soupçons de favoritisme et de commissions occultes dans les transactions.

Lien avec la Franc-Maçonnerie

Des rumeurs, non confirmées mais insistantes, font état de liens entre certains hauts responsables de la Cipav et des cercles de la franc-maçonnerie, suggérant que ces affiliations auraient pu influencer les décisions financières et administratives de la caisse. Bien que la franc-maçonnerie soit souvent associée à des réseaux d’influence, il est important de noter que les liens directs avec ces affaires de corruption restent à prouver.

Réactions et Conséquences

Cette affaire a déclenché une vague de réactions parmi les adhérents de la Cipav, déjà mécontents des nombreux dysfonctionnements antérieurs de la caisse, tels que des retards de versement des pensions et des erreurs de calcul des cotisations. L’association Cipav.info, qui lutte pour les droits des assurés, a été à l’origine de la plainte ayant mené à cette enquête. Yann Franquet, porte-parole de l’association, a dénoncé « une gestion douteuse » depuis des années, mais cette fois, la justice semble prête à aller au fond des choses.

La Justice en Marche

On aura toujours besoin d’un tiers équilibrant entre deux plateaux…

Le parquet de Paris, sous la direction du juge d’instruction Pascal Gastineau, a ouvert une information judiciaire pour « escroquerie en bande organisée, concussion, faux et usage de faux ». Les enquêtes se poursuivent, avec des perquisitions ayant déjà eu lieu au siège de la Cipav. Les prochaines étapes judiciaires promettent de révéler plus encore sur ce qui semble être une vaste toile de magouilles et d’intérêts personnels.

Conclusion

Cette affaire est un rappel poignant que même les institutions censées veiller sur notre avenir financier peuvent être gangrenées par la corruption. Pour les membres de la Cipav, cette enquête est un espoir de voir enfin la lumière sur les pratiques obscures qui ont pu affecter leurs droits à la retraite. Les francs-maçons, quant à eux, pourraient bien voir leurs noms associés à une nouvelle crise, soulignant une fois de plus le besoin de transparence dans toutes les sphères de la société.

Livre : Grains de Sel pour un Monde Maçonnique mystérieux – Jissey

Dans le monde ésotérique et parfois hermétique de la franc-maçonnerie, un nouvel ouvrage vient de faire son entrée avec une approche à la fois ludique et profonde : Grains de Sel pour un Monde Maçonnique Mystérieux de Jissey. Publié sous le sceau du mystère, ce livre s’offre comme une brise fraîche dans la littérature maçonnique.

Jissey, dont l’identité reste voilée comme il se doit dans ce milieu, nous livre ici un recueil de réflexions, d’anecdotes et de pensées qui sèment le doute autant qu’ils éclairent. Chaque chapitre, ou plutôt chaque « grain », est une pépite d’humour et de sagesse, une invitation à regarder au-delà des symboles et des rituels pour trouver l’humain, le philosophe, le questionneur en chacun de nous.

Le style de Jissey est unique : il jongle avec l’absurde et le sérieux, nous offrant des moments de rire, d’introspection, et parfois, de franche provocation. Il aborde des thèmes aussi variés que l’initiation, la fraternité, le secret, mais toujours avec ce grain de sel qui pique la curiosité et éveille l’esprit.

Ce livre n’est pas une lecture linéaire ; c’est un voyage où chaque page peut être une destination. Les illustrations, discrètes mais percutantes, ajoutent une dimension visuelle qui enrichit cette expérience littéraire. On y trouve des dessins qui semblent surgir des marges d’un manuscrit ancien, ajoutant une touche de mystère et de fantaisie.

Grains de Sel ne cherche pas à instruire sur les rites ou les dogmes, mais à faire réfléchir, à questionner notre perception de la maçonnerie. Il invite le lecteur à rire de lui-même et à se demander ce que signifie vraiment être un maçon aujourd’hui.

En somme, Jissey réussit à rendre la maçonnerie accessible sans en trahir l’essence. Ce livre est un must pour quiconque se passionne pour l’histoire et la philosophie de la franc-maçonnerie, ou pour celui qui cherche simplement à comprendre ce monde mystérieux avec un sourire. Assurément, une pierre angulaire dans la bibliothèque de tout maçon ou amateur éclairé.

Grains de Sel pour un Monde Maçonnique Mystérieux est plus qu’un simple ouvrage de divertissement ; il est un outil de méditation, un compagnon de réflexion. Jissey, avec son ton délicieusement ironique, nous pousse à regarder les fondements de notre société ésotérique avec des yeux neufs. Il ne manque pas de rappeler, par exemple, que la sagesse ne se trouve pas uniquement dans les vieux grimoires poussiéreux mais aussi dans les échanges de loge, les rires partagés, et les moments de silence où l’on apprend le plus.

Le livre prend un plaisir malicieux à déconstruire les clichés, à se moquer gentiment des prétentions et à remettre en question les certitudes. Jissey joue avec le feu de la provocation, mais d’une manière si élégante et spirituelle que l’on ne peut qu’apprécier cette critique constructive. Il y a une certaine audace dans ses mots qui rappelle que la maçonnerie, au-delà de ses secrets, doit être un lieu de liberté de pensée et d’ouverture d’esprit.

Le format du livre, avec ses courts chapitres, permet de le picorer, de l’emporter dans sa poche pour lire un grain de sel ici et là. C’est parfait pour les maçons modernes, souvent pressés, mais qui cherchent néanmoins à nourrir leur réflexion spirituelle sans se prendre trop au sérieux.

En conclusion, ce livre est une célébration de l’humour comme outil de connaissance et de cohésion. Jissey nous montre que, parfois, la voie de l’illumination passe par l’auto-dérision et le questionnement ludique. Grains de Sel pour un Monde Maçonnique Mystérieux est un must-read pour tous ceux qui cherchent à allier l’étude sérieuse de la maçonnerie avec la joie de vivre et l’émerveillement devant le grand mystère de l’existence humaine.

Jissey ! Un nom qui résonne dans les couloirs de la franc-maçonnerie comme un écho de sagesse et d’humour. Jacques Carletto, plus connu sous son pseudonyme Jissey, est une figure éminente dans le monde de la communication, du journalisme et, bien sûr, de la littérature maçonnique. Voici un petit portrait de cet esprit curieux :

L’Homme derrière le Pseudonyme:

Jissey est un nom qui fait sourire, évoquant immédiatement une certaine légèreté et un regard acéré sur les choses de la vie. Derrière ce nom se cache un homme qui a su naviguer avec finesse entre différents mondes, de l’entreprise à la maçonnerie, toujours avec un esprit critique et une plume acérée.

Le Communicateur:

Avant de devenir une voix dans le monde maçonnique, Jissey a fait ses armes dans le monde de la communication et du journalisme. Il a été directeur de collection ésotérique chez Dervy, où il a lancé une série d’ouvrages qui ont su allier l’ésotérisme à une analyse moderne de la société. Sa carrière a également inclus des postes chez IBM et un rôle de formateur, où il a enseigné les techniques de presse et la gestion de crise.

L’Illustrateur et Scénariste:

Jissey est non seulement un écrivain, mais aussi un illustrateur. Ses dessins, souvent humoristiques, accompagnent ses textes, ajoutant une dimension visuelle à ses réflexions. Ses œuvres sont publiées dans divers supports, notamment dans le Journal de la Grande Loge de France, où il traite avec légèreté des sujets parfois bien sérieux.

L’Humoriste Maçonnique:

Dans la franc-maçonnerie, Jissey est connu pour son approche humoristique des thèmes traditionnels. Ses ouvrages comme « Management, je me marre ! », « Changement, je me marre ! » et maintenant « Grains de Sel pour un Monde Maçonnique Mystérieux » montrent qu’il a le don de rendre les concepts complexes accessibles et amusants. Il dépeint les travers et les paradoxes de la société et de la maçonnerie avec une ironie bienveillante, ce qui lui a valu une place de choix dans le cœur de ses lecteurs.

L’Interviewer:

Il mène également des interviews vidéo avec des auteurs de spiritualité et de développement personnel, publiées sur des plateformes maçonniques en ligne, offrant ainsi un autre regard sur notre univers et ses lois immuables.

Jissey, c’est un peu comme un bouffon de la cour médiévale moderne – il dit des vérités avec un sourire, tourne en ridicule les vanités, et invite à la réflexion par le rire. Un être qui rappelle que dans la vie, et particulièrement dans la maçonnerie, il est bon de prendre certaines choses avec un grain de sel.

Qu’en pensent les lecteurs ?

Les Douze Travaux d’Hercule : Un chemin vers la lumière maçonnique

Dans l’écho des temps anciens, les exploits d’Hercule, ou Héraclès dans sa forme grecque, résonnent comme des métaphores puissantes des défis que l’âme humaine doit surmonter pour atteindre la lumière de la connaissance et de la vertu. En parallèle, le chemin initiatique de la Franc-Maçonnerie propose aux aspirants un voyage symbolique à travers des épreuves destinées à cultiver l’esprit, la sagesse et la moralité. Voici comment les douze travaux d’Hercule peuvent être vus comme un miroir des étapes initiatiques maçonniques.

1. Le Lion de Némée – La Maîtrise de l’Instinct Le premier travail d’Hercule, la lutte contre le lion invincible, peut être comparé à la confrontation d’un apprenti maçon avec ses propres pulsions instinctives. La force brute doit être canalisée vers la maîtrise de soi, un thème récurrent dans les premiers grades maçonniques où l’on apprend à dominer ses passions.

2. L’Hydre de Lerne – Le Pouvoir de la Transmutation Tuer l’Hydre, dont les têtes repoussent lorsqu’elles sont coupées, symbolise le combat contre des traits despotiques et intransigeants. Pour le maçon, c’est un rappel constant de la nécessité de transformer les défauts en vertus, de purifier l’âme de la stagnation et de l’obstination.

3. Le Cerf de Cérinée – La Quête de la Sagesse La capture du cerf, rapide et insaisissable, évoque la quête maçonnique de la sagesse. Cette étape est cruciale pour l’apprenti qui doit apprendre à écouter, observer et comprendre avant d’agir.

4. Le Sanglier d’Érymanthe – La Solitude et la Réflexion Affronter le sanglier dans la solitude des montagnes reflète le moment où le maçon doit se retirer en lui-même pour une introspection profonde, confrontant ses propres démons internes, une solitude nécessaire pour une véritable croissance personnelle.

5. Les Oiseaux du Stymphale – Le Don sans Attente L’élimination des oiseaux du Stymphale, qui dévorent les récoltes, symbolise l’importance de l’altruisme. En maçonnerie, cela se traduit par le service désintéressé, l’action pour le bien commun sans attendre de récompense.

6. Le Taureau Crétois – La Solidarité et l’Action Apprivoiser le taureau signifie canaliser la force brute vers la coopération et l’action constructive, un principe fondamental dans la franc-maçonnerie où l’union fait la force.

7. Les Écuries d’Augias – La Purification et le Renouveau Nettoyer les écuries illustre le travail de purification, un concept clé dans la maçonnerie où le candidat doit nettoyer son temple intérieur de toutes les souillures de l’orgueil et de l’égoïsme.

8. Les Juments de Diomède – Contrôle de l’Esprit Le vol des juments cannibales met en lumière la nécessité de maîtriser son esprit, de contrôler les pensées sauvages et destructrices.

9. La Ceinture d’Hippolyta – La Conquête des Émotions Cette quête représente la lutte contre les émotions primitives et déchaînées, un travail intérieur pour atteindre l’équilibre émotionnel.

10. Le Bétail de Géryon – La Conquête de l’Individualité La récupération du bétail symbolise la victoire sur les troubles émotionnels et la conquête de l’individualité, un passage clé vers l’indépendance spirituelle.

11. Les Pommes d’Or des Hespérides – La Connaissance Intérieure Le vol des pommes d’or renvoie à l’accès à la connaissance intérieure, un but ultime de la franc-maçonnerie où le fruit de la connaissance est cherché non pas pour soi mais pour l’élévation de tous.

12. Cerbère – L’Unité de la Vie et de la Mort L’enlèvement de Cerbère, le gardien des Enfers, symbolise la compréhension de l’unité de la vie et de la mort, une reconnaissance de la continuité de l’existence au-delà de la mort physique, une leçon profonde de l’initiation maçonnique.

Les travaux d’Hercule, bien que mythologiques, offrent des leçons universelles sur le dépassement de soi, la transformation intérieure, et la quête de la lumière spirituelle, des thèmes profondément ancrés dans la philosophie et la pratique maçonniques. Ce parallèle montre comment des récits anciens peuvent continuer à inspirer et à guider ceux qui cherchent à comprendre les mystères de la vie et de l’esprit humain.

Un Voyage Symbolique et Initiatique

À l’issue de ses douze travaux, Hercule accède à l’immortalité, une ascension qui n’est pas sans rappeler l’accomplissement final des maîtres maçons, qui, après avoir traversé les épreuves de leur chemin initiatique, aspirent à une forme d’immortalité spirituelle. Ces travaux, au-delà de leur valeur narrative et mythologique, sont une magnifique allégorie du développement personnel, de la recherche de soi et de l’aspiration à une sagesse supérieure.

Pour la Franc-Maçonnerie, les travaux d’Hercule sont plus qu’un simple récit de bravoure. Ils constituent un cadre symbolique pour les étapes du développement moral et spirituel :

  • L’Apprentissage : Représenté par les premières épreuves où Hercule apprend à utiliser sa force et son intelligence d’une manière constructive.
  • Le Compagnonnage : Les travaux intermédiaires où il doit faire preuve de persévérance, de solidarité et de maîtrise de soi, concepts essentiels pour le compagnon maçon qui cherche à affiner son travail sur la pierre brute, son propre caractère.
  • La Maîtrise : Les derniers travaux, surtout ceux impliquant la quête de connaissances et la confrontation avec la mort, illustrent la maîtrise de soi et la compréhension des mystères ultimes de la vie, des concepts centraux pour le maçon qui atteint le grade de Maître.

Chaque travail d’Hercule, avec ses défis spécifiques, peut ainsi être vu comme une leçon morale ou spirituelle. Ils encouragent non seulement la force physique mais surtout la force intérieure, l’intelligence, la sagesse, et la capacité à transcender ses propres limites.

Un Appel à l’Initiatique

Dans ce miroir tendu par l’histoire d’Hercule, chaque maçon est invité à voir son propre parcours. Les travaux ne sont pas seulement des tâches à accomplir mais des métaphores vivantes de la transformation personnelle. L’Hercule mythique, à travers ses épreuves, nous montre que le chemin vers la lumière est semé de défis, mais que chaque défi est une occasion de croissance et d’élévation.

Ainsi, les 12 travaux d’Hercule servent de guide symbolique, rappelant à chaque franc-maçon que la véritable force réside dans la maîtrise de soi, dans l’harmonie avec l’univers, et dans la poursuite incessante de la vérité et de la vertu. Le voyage d’Hercule, tout comme celui du maçon, est un cycle de vie, de mort, et de renaissance, où chaque travail accompli est un pas de plus vers la lumière et la compréhension profonde de soi et du monde.

La Règle de 24 Pouces : Outil de mesure du temps et de la conscience chez les Francs-maçons

Dans le monde complexe et symbolique de la franc-maçonnerie, la règle de 24 pouces se distingue comme un instrument de mesure temporelle, mais aussi comme un guide pour la vie spirituelle et morale. Platon, dans sa sagesse, nous a légué l’idée que « le temps est l’image mouvante de l’éternité », une pensée qui trouve un écho profond dans le symbolisme maçonnique. La franc-maçonnerie, bien plus qu’une fraternité ou une école de morale, est une voie d’ouverture de la conscience, où chaque outil, chaque symbole, ouvre des portes vers une compréhension plus profonde de soi et du monde.

L’Origine et la Fonction de la Règle

La règle, en tant qu’instrument, trouve ses racines dans l’antiquité, avec des traces qui remontent à plus de huit siècles avant notre ère. Son usage initial, pratique et architectural, a été transcendé par les francs-maçons pour symboliser le temps et la manière dont il doit être utilisé. La règle de 24 pouces, spécifiquement, divise la journée en trois segments égaux de huit heures : travail, service à autrui et repos. Ce partage du temps n’est pas anodin; il reflète une philosophie de vie équilibrée, où chaque aspect de l’existence trouve sa place.

Le Symbolisme dans la Franc-Maçonnerie

Dans la main d’un franc-maçon, la règle de 24 pouces n’est pas simplement un outil pour mesurer des longueurs, mais un rappel constant de la nécessité de mesurer nos actions, nos paroles et même nos pensées. Elle nous invite à une introspection sur l’utilisation de notre temps, à la recherche d’une harmonie entre nos obligations professionnelles, spirituelles, et personnelles.

La règle incarne aussi la notion de justice et de rectitude. Elle est un outil pour sculpter la « pierre brute », symbolisant l’âme humaine en quête de perfection. Elle enseigne la prudence, le discernement, et l’importance de la droiture dans toutes les dimensions de notre existence.

Interprétation Philosophique et Esotérique

Philosophiquement, la règle de 24 pouces peut être vue comme une représentation du cycle du soleil, de l’est à l’ouest, symbolisant le passage du temps de l’ouverture à la fermeture du temple maçonnique, métaphore de la vie elle-même. Ce symbolisme temporel nous enseigne la cyclicité de la vie, la naissance et la mort, et par extension, la transformation et le renouveau.

La Règle comme Outil de Conscience

Pour le franc-maçon, la règle n’est pas seulement un outil physique mais un instrument de conscience. Elle l’aide à naviguer dans le labyrinthe de l’existence, à distinguer le bien du mal, à s’engager dans des actions justes et à s’abstenir de celles qui ne le sont pas. Irène Mainguy, une figure notable dans la littérature maçonnique, souligne l’importance de la règle pour maintenir la discipline, l’attention au moment présent, et la persévérance dans l’engagement maçonnique.

La Règle et la Théorie de la Relativité

Faisant écho à la théorie de la relativité d’Einstein, qui unit le temps et l’espace, la règle de 24 pouces dans la franc-maçonnerie symbolise également cette union, mais dans un sens plus métaphysique. Elle nous rappelle que chaque moment est précieux et que chaque action, pensée ou parole a sa place et son importance dans le grand dessein de notre vie.

La Règle de 24 Pouces: Une Cartographie du Temps et de l’Âme

L’Architecture du Temps

Dans la pratique maçonnique, la règle de 24 pouces n’est pas seulement une division pratique du temps en segments égaux, mais elle devient une carte pour naviguer dans l’océan du temps. Chaque heure est vue comme une opportunité pour le travail, le service, ou le repos, mais aussi pour la réflexion, l’apprentissage, et l’élévation spirituelle. Cette division n’est pas arbitraire; elle reflète une compréhension profonde que chaque aspect de la vie, de l’effort au repos, est nécessaire et sacré.

L’Évolution de l’Âme

La règle, dans ce contexte, est moins un outil de mesure physique et davantage un instrument pour mesurer la croissance de l’âme. Elle enseigne la patience, la persistance, et la discipline. Tout comme un architecte utilise la règle pour s’assurer que chaque ligne est droite et chaque angle juste, le franc-maçon l’utilise pour s’assurer que son chemin spirituel est aligné avec les principes de vérité, d’intégrité, et de justice.

Un Miroir pour l’Introspection

La règle de 24 pouces agit comme un miroir, reflétant non seulement comment le temps est utilisé mais aussi comment la vie est vécue. Elle invite à une introspection constante: « Est-ce que j’utilise mon temps de manière à enrichir mon âme? » « Suis-je juste dans mes actions, mes paroles, mes pensées? » Cette introspection est la clé pour une vie maçonnique authentique, où chaque moment est consacré à l’amélioration de soi et à la contribution au bien commun.

La Règle comme Guide Spirituel

une bougie dans la nuit
une flamme de bougie vacillante

Dans une perspective plus esotérique, la règle de 24 pouces est un guide spirituel, un rappel que la vie est un cycle incessant, similaire au mouvement du soleil. Elle nous enseigne à embrasser chaque phase de ce cycle avec équanimité, reconnaissant que chaque heure, chaque minute, est une étape dans notre voyage vers l’illumination et la maestria de soi.

L’Unité du Temps et de l’Espace

La connexion entre la règle de 24 pouces et la théorie de la relativité d’Einstein n’est pas à prendre à la légère dans la franc-maçonnerie. Elle symbolise l’idée que le temps n’est pas linéaire mais interconnecté avec l’espace, et par extension, avec notre conscience. Chaque action dans le temps a un impact dans l’espace de notre existence, tissant ainsi le tissu de notre réalité.

Le Symbolisme de la Conscience

La règle de 24 pouces, dans la franc-maçonnerie, ne se limite pas à une simple division du temps; elle incarne une philosophie de vie, une manière d’aborder la temporalité de notre existence avec une conscience accrue. Chaque heure de la journée est un chapitre dans le livre de notre vie, et la manière dont nous choisissons de le remplir peut soit enrichir notre âme, soit l’appauvrir. Cette règle devient ainsi un outil pour mesurer non seulement le temps, mais la qualité de notre présence dans chaque moment.

L’Harmonie des Trois

Le symbolisme des trois segments de huit heures dans la règle de 24 pouces reflète également l’importance de l’équilibre dans la vie du franc-maçon. Le travail, le service, et le repos sont vus comme les trois piliers d’une existence harmonieuse. Ce n’est pas un hasard si ces trois segments totalisent 24 heures, le nombre de 24 étant souvent associé à l’achèvement et au cycle complet de la vie, de la mort, et de la renaissance dans diverses traditions spirituelles.

Un Guide vers l’Auto-Maîtrise

Dans le cadre de l’initiation maçonnique, la règle de 24 pouces est bien plus qu’un simple outil de mesure; elle devient un guide vers l’auto-maîtrise. Elle enseigne au franc-maçon à diviser son temps de manière judicieuse, lui permettant de se consacrer non seulement à son travail et à son repos, mais aussi à son développement personnel et spirituel. Cette discipline temporelle est une première étape vers la maîtrise de soi, un principe central de la franc-maçonnerie.

L’Horloge Intérieure

La règle de 24 pouces peut être considérée comme une horloge intérieure, régulant non seulement les heures de la journée mais aussi les rythmes de notre vie intérieure. Elle nous rappelle de synchroniser notre existence avec un rythme plus profond, celui de la croissance de la conscience, de l’apprentissage constant, et de la quête de la sagesse. Chaque heure est une chance de se rapprocher un peu plus de l’idéal de l’homme libre et de bonnes mœurs que la franc-maçonnerie s’efforce de cultiver.

L’Interdépendance du Temps et de la Conscience

En reliant le temps à la conscience, la règle de 24 pouces nous invite à considérer comment nous vivons chaque moment de notre vie. Elle nous pousse à réfléchir sur l’interdépendance entre nos actions quotidiennes et notre développement spirituel. Chaque minute est une brique dans la construction de notre temple intérieur, et la manière dont nous choisissons de l’utiliser peut soit élever notre esprit, soit le laisser stagner.

Un Pilier de la Franc-Maçonnerie

La règle de 24 pouces n’est pas seulement un symbole parmi d’autres dans la franc-maçonnerie; elle est un pilier central de la pratique maçonnique. Elle incarne la discipline, l’ordre, et l’équilibre, des qualités essentielles pour tout maçon sur le chemin de l’illumination. Elle nous rappelle que le voyage initiatique n’est pas un sprint, mais un marathon, où chaque pas, chaque minute compte dans la quête de la lumière.

Un Rappel de l’Impermanence

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Finalement, la règle de 24 pouces est un rappel poignant de l’impermanence du temps. Chaque jour est une page blanche qui se remplit à mesure que les heures passent, soulignant l’importance de vivre pleinement et consciemment chaque moment. Elle nous enseigne la valeur du temps, nous poussant à ne pas le gaspiller mais à le consacrer à des actions qui élèvent, enseignent, et enrichissent notre être et celui des autres.

La règle de 24 pouces des francs-maçons est bien plus qu’un simple outil de mesure. Elle est un symbole puissant de la gestion du temps, de la quête de la perfection morale et spirituelle, et de la recherche d’un équilibre harmonieux dans la vie quotidienne. En l’utilisant, le franc-maçon s’engage dans un parcours d’introspection et de croissance personnelle, visant non seulement à sculpter la pierre brute de son être, mais aussi à construire un temple intérieur de sagesse, de force et de beauté.