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Tous les corps de métier étaient (très) bien représentés !

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 (Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)

N’allez pas croire que, quand on leur parle de Notre-Dame, tous les francs-maçons, comme un seul homme, se mettent à sonner le tocsin ! Il y en a, certes, à qui la cathédrale file le bourdon mais c’est plutôt qu’ils sont allergiques à sa prélature. Pour le reste – et, je l’espère, pour le plus grand nombre –, l’église, même désertée, a encore sa place au milieu du village : les querelles d’autrefois sont enterrées.

La messe est dite ! Les chrétiens, catholiques et protestants confondus – les premiers ayant depuis longtemps majoritairement rattrapé les seconds –, sont de bons républicains, zélés défenseurs de la laïcité. Certes, vous trouverez des exceptions. Elles sont plutôt marquées à droite et, quand je dis à droite, je devrais préciser : « très à droite ».

À l’instar de ces complotistes[1], qui regroupent tout un pan des énervés de notre époque, qui voient la main du diable dans la restauration de ce haut édifice du culte. Pour preuve, le pavement du sol en damier… restauré exactement comme il était à l’origine ! Il faut dire que la franc-maçonnerie qui aide ses adeptes à réfléchir à partir d’éléments symboliques puisés dans leur culture prête généreusement le flanc à la critique.

Tenez, par exemple, ceux qui auront vu l’exposition : « Le chantier de Notre-Dame de Paris et ses métiers », qui déployait ses planches de bande dessinée en grand format le long des palissades du chantier, rue du Cloître Notre-Dame[2] – pour peu qu’ils aient été instruits de quelques « secrets maçonniques » des plus répandus… – ceux-là n’auront pas manqué d’y relever cette formule bien sentie qui, au moins pour partie, leur était familière : « Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. » Faudrait-il, alors, que les chrétiens renonçassent à citer l’évangile de Matthieu en 7:7-12, pour éviter toute confusion avec ces imposteurs maléfiques qui s’en inspirent, au sein de leurs confréries de libres penseurs ? Je le dis, à dessein, avec une ironie passablement grinçante car la réalité est plus glaçante encore : la condamnation de la franc-maçonnerie, moult fois répétée de siècle en siècle, par l’Église catholique, apostolique et romaine[3] n’a-t-elle pas donné libre cours à de stupides aveuglements voire à des débordements nauséeux ?

Or, mes bons amis, la franc-maçonnerie ne cesse de rendre de fiers services aux églises, en jetant des ponts[4] avec les préceptes de sagesse qu’elles enseignent… à défaut de toujours les suivre (pas plus, d’ailleurs, que les francs-maçons ne se montrent dignes de leurs principes, en toutes circonstances). En se livrant à des exégèses symboliques, ces derniers, en quelque sorte, « y ajoutent foi », à ceci près qu’ils ne la présupposent pas… et qu’il est loisible à chacun de s’en rapporter, en son for intérieur, aux croyances et aux convictions qui lui appartiennent et ce, en ayant soin de ne point blesser la sensibilité d’autrui ni de briser l’harmonie de tous. S’ils restent dans les limites prescrites en s’exprimant en loge, ils ne s’interdisent pas, dans leurs sentiments intimes, d’aller… « au-delà ». (C’est toute l’importance de la laïcité, soit dit entre parenthèses mais en y insistant tout de même un peu, tant la nécessité d’une sphère privée semble de plus en plus échapper aux exigences de la vie collective… avec les funestes conséquences que l’on déplore déjà et toutes celles que, malheureusement, l’on peut entrevoir !)

Les francs-maçons qui cultivent, « par construction », le vivre-ensemble (ce mélange de coexistence et de convivialité) cherchent à définir des voies communes à partir de ressentis et de raisonnements divers. Pour autant et sauf exceptions, ils n’ont pas un goût immodéré à se perdre en nuances infinies. En revanche, dans leur ensemble, ils mettent une obstination inébranlable à obtenir des équilibres subtils.

Équilibres subtils, comme ceux de la Rose Sud et de la Rosace occidentale (au-dessus de l’orgue), symboles de la Vierge mais aussi de la Création dans sa totalité, métaphores de l’amour divin et de la victoire sur la mort, dans un complexe entrecroisement de droites et de courbes et un entremêlement de couleurs qui, selon les siècles, ont varié dans leurs dominantes et leurs symboliques. Rosaces qui concentrent en leur cœur les effets du tracé régulateur de la cathédrale, en ce qu’il opère, dans son jeu multiple et permanent de proportions et de correspondances, une osmose entre l’homme, le temple et le sacré[5].

Revenons-en à nos moutons… ou plutôt à nos « loups », comme on voudra et comme on dit : « il y a un loup ! » Posons-nous tout à trac la question, à la façon de Jacques Chancel[6] : « Et la franc-maçonnerie dans tout ça ? »

Eh bien, tout d’abord, il ne faudrait pas confondre franc-maçonnerie et compagnonnage. S’il existe des similitudes, le compagnonnage n’est pas l’ancêtre de la franc-maçonnerie[7]. Ce sont des voies distinctes. Certains symboles sont, toutefois, utilisés concurremment ; c’est pourquoi on peut les trouver représentés ou sculptés dans des ornements ou des fresques. La franc-maçonnerie spéculative ne datant tout au plus que de 1717, on ne peut guère en faire remonter l’influence à des siècles bien plus reculés. En revanche, cette fraternité opérative qu’est le compagnonnage n’a cessé d’œuvrer sur les chantiers, dès le Moyen-Âge. Il n’y a rien d’obscur ni d’anormal à en retrouver trace.

Aussi bien, au risque d’une expression d’un assez mauvais goût, au sujet d’une cathédrale considérée comme une demeure du Christ, je n’hésiterai pas à enfoncer le clou, en observant avec humour que tous les compagnons, les artistes et les ingénieurs qui ont contribué au chantier qui vient de s’achever étaient loin d’être tous maçons : tous les corps de métier étaient (très) bien représentés !


[1] Ils ont défrayé la chronique, comme ils le font assez ridiculement voire dangereusement sur maint sujet. Pour une illustration sur celui-ci, cliquer ici.

[2] Pour se rendre sur le site dédié, cliquer ici.

Pour une vue complète de l’ampleur de ce chantier et des talents qu’il a fallu réunir et coordonner (80 métiers différents, 2000 personnes et 250 entreprises pour 6000 m² à restaurer), on pourra lire avec fruit, tout en admirant plus de deux cents photographies : Mathieu Lours, Rebâtir Notre-Dame de Paris : Le livre officiel de la restauration, Tallandier, nov. 2024, 24×32, 304 p., 49,90 €.

On trouvera, par ailleurs, la liste des articles que ce Journal a consacrés à Notre-Dame de Paris sur cette page.

Dans la même perspective, vous pouvez aussi écouter ou télécharger le fichier audio de l’émission de la Grande Loge de France, du 15 décembre 2024, génériquement intitulée : « Divers aspects de la pensée contemporaine », où Clément Ledoux s’entretenait, sur France Culture, avec Maryvonne de Saint-Pulgent, ancienne directrice du Patrimoine, auteur de La Gloire de Notre-Dame : La foi et le pouvoir, Gallimard (coll. : Bibliothèque des Histoires), mars 2024,  448 p., 86 ill., relié,  32 € (Prix Victor Hugo 2024).

[3] On lira avec fruit la sobre et brillante synthèse que fait de cette question le R.P. Jérôme Rousse-Lacordaire, o.p., en cliquant ici.

[4] Petit clin d’œil malicieux à la notion de pontife que l’on retrouve dans le Souverain pontife (Summus pontifex : pontife suprême), titre réservé au Pape, signifiant, selon l’étymologie la plus couramment reçue, « celui qui fait le pont [entre Dieu et les hommes] », au sens où le suffixe -fex (« qui fait ») est accolé à pons (« chemin, pont ») ; mais certains interprètent plus modestement ce terme comme désignant un « guide », c’est-à-dire « celui qui montre le chemin ».

[5] Je tiens à rendre ici hommage à mon Frère François Jeantelot pour sa planche précise et lumineuse, intitulée : « 8 décembre », qu’il a lue en loge, le 5 de ce mois. Même si cet édito en restitue assez peu les apports, c’est elle qui, plus que l’actualité elle-même, en a déterminé le thème.

[6] Jacques Chancel, dont la voix historique s’est éteinte le 22 décembre 2014, il y a dix ans déjà, anima, sur France Inter, du 5 octobre 1968 jusqu’en 1982, puis de 1988 au 5 janvier 1990, une émission d’une heure, intitulée : « Radioscopie », où il recevait le plus souvent un seul invité connu du grand public à un titre ou à un autre. Il produisit ainsi 2 878 émissions totalisant 3 600 invités. Il resta célèbre pour une question culte… qu’il ne posa, cependant, qu’une seule fois, le 8 février 1978, mais c’était à Georges Marchais, alors secrétaire général du Parti communiste français, et d’une façon aussi lapidaire qu’inattendue : « Et Dieu dans tout ça ? » S’il a pu y avoir quelque moquerie, de la part de certains, dans ce souvenir si souvent ressassé, je n’en reprends ici la tournure qu’avec amusement, confessant mon immense admiration pour cet immense « confesseur des ondes ».

[7] Pour mieux comprendre la spécificité du compagnonnage, je vous incite à écouter ou à réécouter, grâce au lien cliquable sur son titre, cette fort intéressante émission datant de 1992 :« Parole de compagnon », reprogrammée, la dernière fois, sur France Culture, le 2 août 2024. 

Evolution spirituelle de la Franc-maçonnerie à travers les siècles

Les prémices au XVIème siècle

Au XVIe siècle, la Franc-maçonnerie telle qu’elle est connue aujourd’hui n’existait pas encore, mais certains éléments et symboles qui allaient devenir importants dans la Franc-maçonnerie ultérieure commençaient à émerger. À cette époque, les guildes de bâtisseurs étaient très actives en Europe, et de nombreux artisans et architectes travaillaient ensemble pour construire des édifices religieux et laïques.

Les symboles de la construction et de la géométrie étaient déjà très importants dans ces guildes, car la construction était considérée comme une entreprise sacrée et spirituelle. Les maîtres artisans utilisaient des symboles tels que la règle, l’équerre, le compas et le niveau pour représenter l’harmonie et la perfection de la création divine.

Au XVIe siècle, un certain nombre de textes maçonniques ont été écrits, qui ont contribué à la formation de la tradition maçonnique ultérieure. Par exemple, le manuscrit Regius, écrit en anglais vers 1390, décrit les règles et les pratiques de la guilde des maçons et mentionne également l’importance de l’apprentissage, de la charité et de la fraternité.
Le manuscrit Cooke, écrit en anglais vers 1450, présente également des règles pour les maçons et inclut des instructions sur la façon de devenir apprenti, compagnon et maître maçon.

Les symboles de la construction et de la géométrie qui allaient devenir importants dans la Franc-maçonnerie ultérieure étaient déjà en usage. Les textes maçonniques de cette période ont posé les bases de la tradition maçonnique, qui a continué à se développer et à évoluer au fil des siècles.

Au XVIIème siècle

Au XVIIe siècle, la Franc-maçonnerie était encore en train de se développer et les symboles maçonniques étaient en train d’être élaborés et codifiés. Les symboles maçonniques de cette époque étaient encore très influencés par la métaphore de la construction, mais leur signification était un peu différente de celle des siècles ultérieurs.

Par exemple, le compas et l’équerre étaient déjà des symboles importants, mais ils étaient souvent interprétés comme représentant la dualité de l’être humain, avec le compas symbolisant l’esprit et l’équerre symbolisant le corps. La pierre brute était un symbole important, représentant l’être humain avant sa transformation spirituelle, tandis que la pierre taillée symbolisait l’être humain après sa transformation. Le fil à plomb symbolisait la rectitude morale et la justesse, mais il était également associé à l’idée de la mort, car il était utilisé pour mesurer la profondeur d’une tombe.

Bijou du 1e Surveillant
Bijou du 1e Surveillant

Le niveau était également un symbole important, mais il avait une signification légèrement différente de celle de la Franc-maçonnerie ultérieure. Au XVIIe siècle, le niveau symbolisait l’idée que tous les êtres humains sont égaux devant Dieu, peu importe leur statut social. Cette interprétation était influencée par les idéaux religieux de l’époque, qui valorisaient l’égalité devant Dieu.

En somme, les symboles maçonniques du XVIIe siècle étaient encore en train d’être élaborés et leur signification était influencée par les idéaux religieux et métaphysiques de l’époque. Cependant, ils ont jeté les bases pour les symboles maçonniques ultérieurs et ont aidé à façonner la compréhension de la Franc-maçonnerie comme un chemin vers l’édification morale et spirituelle.

Au XVIIIème siècle

Bijou du 2e Surveillant
Bijou du 2e Surveillant

Pendant le siècle des Lumières, la Franc-maçonnerie était associée à la diffusion des idées rationnelles, humanistes et égalitaires. Les symboles maçonniques ont donc été interprétés dans ce contexte, avec un accent sur la raison, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Par exemple, le compas et l’équerre ont été interprétés comme symbolisant l’égalité entre les êtres humains, ainsi que l’équilibre entre la raison et les passions. Le niveau a été compris comme représentant l’idée que tous les êtres humains sont égaux, peu importe leur statut social. Le fil à plomb a été interprété comme symbolisant la raison et la lucidité, qui permettent de juger objectivement de la conduite humaine.

Dans l’ensemble, la Franc-maçonnerie du XVIIIe siècle a utilisé les mêmes symboles que la Franc-maçonnerie de la période médiévale, mais leur signification a été interprétée de manière plus rationnelle et humaniste, en accord avec les idéaux des Lumières.

Au XIXème siècle

Au cours du XIXe siècle, la Franc-maçonnerie a connu un essor important dans de nombreux pays d’Europe et des Amériques, ainsi que dans d’autres régions du monde. Les symboles maçonniques ont donc été interprétés de différentes manières en fonction des contextes locaux.

Dans certains pays, comme la France, la Franc-maçonnerie a été associée à des mouvements politiques libéraux et républicains. Les symboles maçonniques ont donc été interprétés dans ce contexte, avec un accent sur la liberté, l’égalité et la fraternité. Le compas et l’équerre ont ainsi été compris comme symbolisant l’équilibre et la mesure dans la vie politique, tandis que le niveau a été interprété comme représentant l’idée d’une société égalitaire.

Dans d’autres pays, comme les États-Unis, la Franc-maçonnerie a été associée à des mouvements sociaux et culturels plus larges, tels que le mouvement pour l’abolition de l’esclavage et le mouvement pour les droits des femmes. Les symboles maçonniques ont donc été interprétés dans ce contexte, avec un accent sur l’émancipation et l’égalité. Le compas et l’équerre ont ainsi été compris comme symbolisant l’idée de la liberté individuelle, tandis que le niveau a été interprété comme représentant l’idée d’une société égalitaire et juste.

Dans l’ensemble, les symboles maçonniques ont été interprétés de différentes manières en fonction des contextes locaux, mais ils ont tous contribué à façonner la compréhension de la Franc-maçonnerie comme un chemin vers l’édification morale et spirituelle.

Au XXème siècle

Dans les premières décennies du XXe siècle, la Franc-maçonnerie a été associée à des mouvements pour la paix mondiale et la coopération internationale, en particulier après la Première Guerre mondiale. Les symboles maçonniques ont été interprétés dans ce contexte, avec un accent sur l’harmonie, la fraternité et la collaboration entre les peuples et les nations. Le compas et l’équerre ont ainsi été compris comme symbolisant l’idée de la paix et de la coopération, tandis que le niveau a été interprété comme représentant l’idée d’une société où les différences sont nivelées pour favoriser l’unité.

Dans les années 1960 et 1970, la Franc-maçonnerie a été associée à des mouvements pour les droits civils, la justice sociale et l’égalité. Les symboles maçonniques ont été interprétés dans ce contexte, avec un accent sur l’émancipation, la liberté et l’égalité. Le compas et l’équerre ont ainsi été compris comme symbolisant l’idée de l’émancipation individuelle, tandis que le niveau a été interprété comme représentant l’idée d’une société juste et égalitaire.

Dans les dernières décennies du XXe siècle, la Franc-maçonnerie a été confrontée à des défis tels que la montée du fondamentalisme religieux, la globalisation et les changements sociaux rapides. Les symboles maçonniques ont été interprétés dans ce contexte, avec un accent sur l’ouverture d’esprit, l’adaptation et la tolérance. Le compas et l’équerre ont ainsi été compris comme symbolisant l’idée de la recherche de la vérité, tandis que le niveau a été interprété comme représentant l’idée d’une société qui tolère et accepte la diversité.

Dans l’ensemble, la Franc-maçonnerie du XXe siècle a continué d’utiliser les mêmes symboles que dans les siècles précédents, mais leur signification a été adaptée pour refléter les changements sociaux, politiques et culturels de l’époque. Les symboles maçonniques ont ainsi été interprétés de différentes manières en fonction des contextes locaux, mais ils ont tous contribué à façonner la compréhension de la Franc-maçonnerie comme un chemin vers l’édification morale et spirituelle.

Au XXIème siècle

Dans les premières décennies du 21ème siècle, la Franc-maçonnerie a été confrontée à des défis tels que l’individualisme, la fragmentation sociale et la crise des valeurs. Les symboles maçonniques ont été interprétés dans ce contexte, avec un accent sur la recherche de la vérité, la solidarité et l’ouverture d’esprit. Le compas et l’équerre ont ainsi été compris comme symbolisant l’idée de l’équilibre entre la raison et la foi, tandis que le niveau a été interprété comme représentant l’idée d’une société qui encourage l’égalité et la fraternité.

Dans le même temps, la Franc-maçonnerie a continué à être associée à des mouvements pour la justice sociale, l’égalité des sexes, les droits LGBT et la lutte contre le racisme et la discrimination. Les symboles maçonniques ont été interprétés dans ce contexte, avec un accent sur l’émancipation, la liberté et l’égalité. Le compas et l’équerre ont ainsi été compris comme symbolisant l’idée de la liberté de pensée, tandis que le niveau a été interprété comme représentant l’idée d’une société juste et égalitaire.

Dans l’ensemble, la Franc-maçonnerie du 21ème siècle continue de promouvoir les mêmes principes de fraternité, de solidarité et de recherche de la vérité que dans les siècles précédents, tout en adaptant leur signification pour répondre aux défis de notre temps. Les symboles maçonniques continuent de jouer un rôle important dans la construction de l’Homme et dans la promotion d’une société plus juste et plus équilibrée.

En résumé, la Franc-maçonnerie a continué d’utiliser les mêmes symboles et principes depuis sa création, mais leur signification a été adaptée pour refléter les changements sociaux, politiques et culturels de l’époque.

ITALIE : Marchés publics et franc-maçonnerie, l’acquittement de l’architecte Diamante Francesco Arcuri confirmé en appel

De notre confrère italien lacnews24.it

Les accusations de délit d’association de malfaiteurs et de violation de la loi Anselmi avaient déjà été abandonnées lors des phases précédentes de la procédure, le litige sur la formation de fausses signatures restait entier.

Le procès appelé « Marchés publics et Franc-maçonnerie » contre l’architecte Francesco Arcuri di Diamante, défendu par l’avocat Francesco Liserre, s’est terminé devant la Cour d’appel de Catanzaro, avec la confirmation de la sentence d’acquittement car le fait n’existe pas.

Le juge d’instruction de Paola, suite à la définition de l’affaire judiciaire sous forme de procédure abrégée, avait déjà acquitté l’accusé parce que le fait n’existait pas. Depuis les enquêtes préliminaires, les premières hypothèses de crime avaient été abandonnées contre Arcuri : association de malfaiteurs, violation de la loi Anselmi (franc-maçonnerie déviante ) et trucage des enchères. La seule plainte restante était la création de fausses signatures , en collaboration avec d’autres prévenus et au détriment du maire de Belvédère de l’époque. Maintenant, l’acquittement est arrivé en appel. 

Solon, le sage législateur et le rêve démocratique maçonnique

« Les hommes ne peuvent rien recevoir de plus bénéfique qu’un bon jugement et un esprit sage. »

Sophocle

Le Berceau de la Pensée et de la Démocratie : Athènes, le berceau de la philosophie occidentale, nous a légué des penseurs dont l’influence dépasse de loin leur époque. Parmi eux, Solon, né vers 638 av. J.-C. sur l’île de Salamine et décédé à Chypre en 558 av. J.-C., se distingue non seulement comme un poète lyrique, mais surtout comme un architecte de la démocratie athénienne.

Franck II Francken (manière de), Crésus montrant ses trésors à Solon, huile sur panneau de bois, XVIIe siècle, Avignon, Musée Calvet.

Solon : Législateur, Poète, et Sage : Solon, issu d’une lignée noble, était un homme de grande sagesse, courage et intégrité. Sa maxime, « La modération est bonne en tout », encapsule son approche modérée et équilibrée à la législation, visant toujours le bien commun. Il a mis fin à l’esclavage pour dettes avec la loi de la Sysactia, réformé le système politique pour inclure une forme de participation citoyenne, et instauré des principes moraux qui résonnent encore aujourd’hui.

La Philosophie en Action : Solon incarnait la philosophie comme « la pensée en action. » Il n’était pas seulement un théoricien mais un acteur de la vie publique, un poète dont les mots étaient destinés à inspirer et guider. Sa méthode rappelle celle des francs-maçons, qui cherchent à appliquer la sagesse dans la réalité quotidienne de la vie.

Solon et la Franc-maçonnerie : Des Parallèles Éclatants

  • La Raison et la Loi : Comme Solon, la franc-maçonnerie prône l’usage de la raison pour gouverner, non le cœur ou la passion. Les lois maçonniques, bien que symboliques, sont conçues pour promouvoir la justice et l’équité parmi ses membres.
  • L’Eunomie : Ce concept de « bonne législation » de Solon se retrouve dans l’idéal maçonnique de créer un ordre social basé sur la vertu, la justice et l’égalité, loin de la corruption.
  • La Morale et le Bien Commun : Les conseils de vie de Solon, comme « Considérer la probité plus fidèle que le serment » ou « Prenez la raison pour guide », ressemblent aux enseignements maçonniques qui encouragent l’amélioration personnelle et sociale pour le bien-être collectif.

Des Lois Transcendantes et Terrestres : Solon a navigué entre les lois divines et humaines, cherchant à harmoniser les deux pour le bénéfice de la société. De même, la franc-maçonnerie explore les grandes questions morales et éthiques, cherchant à approfondir la compréhension humaine de la justice et de la vérité, tout en respectant les lois civiles.

Le Pouvoir et la Modération : Pour Solon, le pouvoir administré avec sagesse et modération est la clé pour résoudre les problèmes sociétaux. Cet idéal est au cœur de la franc-maçonnerie, qui s’efforce de cultiver des leaders moraux capables de guider avec équité et discernement.

Solon reste un phare pour ceux qui aspirent à une société juste et équilibrée. Sa vision de la démocratie, son engagement pour la modération, et son utilisation de la poésie pour enseigner la morale font de lui un précurseur des principes maçonniques. Dans les loges, son esprit vit à travers chaque discussion sur la justice, chaque action visant l’amélioration de l’homme et de la société, et chaque effort pour comprendre et appliquer le savoir ancien dans le monde moderne. Solon nous rappelle que la vraie sagesse se manifeste dans l’action, et que la poursuite de la connaissance est un voyage éternel, une quête que les francs-maçons continuent d’embrasser avec enthousiasme et humilité.

La Philosophie de Solon dans le Monde Maçonnique

  • L’apprentissage de la tempérance : Solon prônait la tempérance, une vertu centrale dans la franc-maçonnerie. Les francs-maçons travaillent à maîtriser leurs passions pour mieux servir la fraternité et la société, reflétant ainsi l’idéal de modération de Solon.
  • Le dialogue et l’auto-réflexion : Solon utilisait sa poésie pour encourager la réflexion sur les actions personnelles et collectives. Dans la franc-maçonnerie, le dialogue est un outil clé pour le développement personnel et spirituel, similaire à la manière dont Solon engageait ses contemporains dans la réflexion citoyenne.

L’Influence de Solon sur la Franc-maçonnerie

  • La quête de la connaissance : Solon était un autodidacte, un trait que l’on pourrait comparer à l’esprit de recherche perpétuelle des francs-maçons. Les loges maçonniques sont des lieux où l’apprentissage et la croissance personnelle sont encouragés, rappelant la curiosité intellectuelle de Solon.
  • Le service au bien commun : Solon a légiféré pour le bien commun, un principe fondamental dans la franc-maçonnerie où chaque membre est incité à contribuer au bien-être de la communauté à travers des actions charitables et le développement de la moralité.

Solon et les lois : Un paradigme maçonnique

  • La législation morale : Les enseignements de Solon sur la moralité publique et privée résonnent avec les obligations maçonniques de vivre selon des principes éthiques stricts. Les « lois » maçonniques ne sont pas juridiques mais morales, visant à façonner des individus intègres.
  • L’abolition de l’injustice : Solon a aboli des pratiques injustes comme l’esclavage pour dettes, un acte qui reflète le désir maçonnique de corriger les injustices sociales et de promouvoir l’égalité parmi les hommes.

L’Écho des Temps Anciens dans les Temps Modernes : Solon nous enseigne que même dans un monde où le pouvoir et les désirs menacent la paix, la sagesse et la législation judicieuse peuvent apporter l’ordre et la prospérité. Les francs-maçons, inspirés par ces antiques leçons, continuent à travailler dans l’ombre, non pour le pouvoir, mais pour la lumière de la connaissance et la justice.

La connexion avec la spiritualité maçonnique

  • Les lois transcendantes : La franc-maçonnerie explore les lois universelles et spirituelles qui dépassent les lois humaines, cherchant une harmonie entre le divin et le terrestre, un reflet des efforts de Solon pour intégrer les principes moraux dans la législation.
  • L’héritage maçonnique : Solon, bien qu’il n’ait pas été franc-maçon, incarne l’archétype du sage législateur que les maçons admirent et aspirent à imiter. Son influence se sent dans la symbolique et les rituels maçonniques qui célèbrent la sagesse, la force et la beauté.

Solon nous offre une leçon éternelle : la philosophie et la législation doivent servir le peuple, et non l’inverse. La franc-maçonnerie, en embrassant cet héritage, continue de bâtir sur les fondations de la pensée de Solon, cherchant toujours à élever l’humanité par la raison, le dialogue, et la recherche incessante de la vérité et de la justice. Dans chaque loge, l’esprit de Solon vit, inspirant les francs-maçons à penser, à agir, et à construire un monde plus éclairé et équitable.

Quand le Franc-maçon adepte de la géométrie rencontre la gravité

 « La chute n’est pas un échec, l’échec c’est de rester là où on est tombé ». (Socrate)

La marche du Franc-maçon débute à l’ordre, pieds en équerre dans une posture, qui, sans l’ombre d’un doute, évoque l’équilibre, l’harmonie et une rectitude morale à toute épreuve. En adoptant cette position, il sait l’importance de bâtir sur des fondations à la fois solides et bien définies, tout en cultivant l’ouverture d’esprit. Chaque pas devient un acte pensé et mesuré. Et même si le chemin n’est pas toujours rectiligne, il se doit de maintenir le cap et d’incarner la rigueur, engagé à progresser vers la lumière.

Mais, que faire lorsque le parcours se révèle particulièrement escarpé ou que la voie devient trop abrupte ? Faut-il s’obstiner à s’ancrer dans une rigueur inébranlable ? Bien que l’ascension spirituelle doive toujours être notre boussole, n’y-a-t-il pas quelques moments où la « descente » semble plus inévitable que la « montée » ?

Quel Franc-maçon, d’ailleurs, en vacances aux sports d’hiver, se poserait ce type de question et, pour le savoir, par l’exemple, tenterait une figure géométrique au sommet enneigé du Pas de Chavanette (ou du Tunnel de l’Alpe d’Huez, au choix…) ?

Si la piste immaculée s’étale devant nos yeux émerveillés (mais néanmoins inquiets), prête à accueillir nos plus audacieuses arabesques (si on s’entête à relever le défi de la glisse vertigineuse) n’est-il pas fou de penser qu’une posture en équerre nous garantirait l’équilibre ? C’est un fait : skis en équerre riment plutôt bien avec chute assurée ! Entre volonté et gravité, pas de doute… Il suffit de moins d’une seconde, pour qu’en dégringolade incontrôlée, on se transforme en géant flocon de neige, sur le chemin du retour au sol !

Au ski, si l’on veut glisser droit et sec, mieux vaut se concentrer sur la parallèle et oublier un peu l’équerre ! Et si, en général, une chute est inévitable, la Franc-maçonnerie nous rappelle, avec sagesse, qu’il convient toujours de se relever avec panache et dignité !

Arte : « Le Petit Prince : naissance d’une étoile »

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Du site de notre confrère Arte : arte.tv

Composé d’archives et de formidables séquences d’animation, ce documentaire éclaire la genèse du chef-d’oeuvre d’Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) en retraçant les quatre dernières années de sa vie, marquées par la guerre et son exil aux États-Unis. 

Un aperçu de 2:07… en attendant la version longue ci-dessous

Après la défaite française de 1940, Antoine de Saint-Exupéry, démobilisé, décide de gagner New York, où il accoste fin décembre. Récompensé du prestigieux National Book Award pour Terre des hommes, l’écrivain aviateur entend jouer de sa notoriété pour convaincre les États-Unis de s’engager dans le conflit. Sans succès. Si le choc de Pearl Harbor, en décembre 1941, change la donne, la frustration de « Saint-Ex » demeure intacte, l’US Air Force le jugeant trop vieux pour combattre. Sa vie sentimentale chaotique, tiraillée entre ses maîtresses et son épouse Consuelo, le mine également. En juin 1942, alors qu’ils le voient gribouiller la silhouette d’un petit bonhomme sur un coin de table, ses éditeurs américains, Eugene Reynal et Curtis Hitchcock, lui suggèrent de s’atteler à un conte illustré pour enfants. L’écrivain, qui a gardé un pied, voire deux, dans l’enfance, accueille l’idée avec enthousiasme. Puisant dans ses souvenirs – tel le renard qu’il a apprivoisé dans le Sahara –, son quotidien et les événements – les baobabs font allusion au nazisme –, il imagine les aventures du petit prince, célébrant l’amour et l’amitié au moment où le monde s’écroule. Mais lorsque le livre paraît en avril 1943, son auteur est déjà sur un autre front : il a obtenu l’autorisation d’Eisenhower de rejoindre une escadrille en Afrique du Nord. Le 31 juillet 1944, il est porté disparu au cours d’une mission d’observation au-dessus de la France.

Combat pour la liberté

Quatre-vingts ans après sa parution, Le petit prince continue d’enchanter petits et grands. Vincent Nguyen raconte la genèse méconnue de l’ouvrage en ressuscitant, par l’animation, l’aviateur et ses proches (sa femme, sa maîtresse Sylvia Hamilton, son ami Léon Werth, Eugene Reynal et Curtis Hitchcock…), qui défilent devant la caméra pour partager leurs souvenirs. Croisées avec de fascinantes archives et des dessins originaux de Saint-Exupéry, ces séquences (réalisées par les équipes de Josep, César 2021 du meilleur long métrage d’animation) tissent la chronique des quatre dernières années de sa vie, tout entières habitées par son combat pour la liberté. Raconté notamment par François Morel, Marta Domingo et François Berléand, un documentaire admirable qui invite à relire avec un œil neuf ce conte devenu un best-seller mythique. 

Le reportage ARTE

Documentaire de Vincent Nguyen. Avec les voix de : François Morel, François Berléand, Marta Domingo Coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici, BarnaBe Productions, Promenons-nous dans les Bois, Les Films d’Ici Méditerranée, TV3 Catalunya  (France/Espagne, 2023, 52mn)

Sur arte.tv du mercredi 13 décembre 2023 au 23 juin 2024 Sur ARTE, mercredi 20 décembre à 23h05

L’histoire du Petit Prince…

Dans le monde merveilleux de l’imaginaire, « Le Petit Prince » se distingue par ses cheveux d’or et son rire qui résonne comme un cristal. Ce jeune garçon, bien que ne répondant pas aux questions posées, ne s’écarte jamais de ses propres interrogations une fois formulées.

Son foyer, l’astéroïde B 612, une planète à peine plus vaste que lui-même, est constamment menacé par les graines de baobab prêtes à l’envahir. Sa seule compagne, une rose, à la fois fière et capricieuse, éclose au lever du soleil, lui apporte autant de joie que de chagrin. Lassé de ses reproches, il suit le chant des oiseaux migrateurs pour explorer les mondes voisins. Au fil de ses aventures, il trouve sur Terre un ami en la personne d’un renard, qui lui enseigne la leçon précieuse que « l’essentiel est invisible pour les yeux », lui faisant prendre conscience de l’amour qu’il porte à sa rose.

Décidé à retourner vers elle, il rencontre dans le désert un aviateur, qui deviendra le narrateur de son histoire. « Le Petit Prince : naissance d’une étoile » explore les circonstances inédites de la création du conte par Saint-Exupéry, en se concentrant sur les quatre dernières années tumultueuses de l’écrivain pendant la guerre, marquées par son exil aux États-Unis.

Ce film, un bijou d’animation et d’archives, donne vie aux témoignages recueillis autour de Saint-Exupéry, utilisant l’animation pour recréer des scènes et des moments clés de sa vie, à la manière de « Valse avec Bachir » ou « Another Day of Life », et plus récemment, « Josep » d’Aurel, co-produit par Promenons-nous dans les bois.

« Le Petit Prince : naissance d’une étoile » est une célébration cinématographique qui, par le prisme de l’animation, invite à redécouvrir l’univers intime et créatif de Saint-Exupéry, derrière le rideau de sa plus célèbre œuvre, à côté de la Bible, la plus traduite au monde.

Ce film n’est pas seulement un hommage à « Le Petit Prince », mais une exploration innovante de comment une histoire intemporelle est née de l’expérience personnelle et des épreuves d’un homme, Antoine de Saint-Exupéry, nous rappelant que l’imaginaire peut parfois capturer l’essence même de l’existence humaine.

Le réalisateur :

Vincent-Nguyen-le lieu documentaire

Vincent Nguyen, producteur et réalisateur, a commencé à France 2 il y a 25 ans. Grand reporter pour les JT et les magazines de la rédaction, notamment « Envoyé spécial » et « Un œil sur la planète », il a ensuite créé avec Laurent Delahousse des émissions comme « Un jour un destin » et « 13h15 ».

Puis il a quitté France Télévisions pour créer et incarner des séries documentaires pour Arte (« Par Avion ») et France 5 (« 360@ »). Il a réalisé différents films unitaires avant de s’installer à Barcelone, la capitale catalane, et d’y fonder BarnaBe Productions sa propre société de production, avec Katia Pinzon.

La Franc-maçonnerie et le chemin de fer clandestin pour libérer les esclaves

Commençons par resituer le contexte historique. Le « Underground Railroad » était un réseau secret de routes et de refuges qui a permis à des milliers d’esclaves afro-américains de s’échapper vers la liberté au-delà de la ligne Mason-Dixon, principalement vers le Canada. Ce système a compté sur l’aide cruciale des abolitionnistes, qu’ils soient Noirs, Blancs, libres ou encore esclaves eux-mêmes.

Des routes alternatives menaient également au Mexique et à l’étranger, tandis qu’un réseau antérieur dirigeait vers la Floride, alors territoire espagnol. Formé au début du XIXe siècle, le « Underground Railroad » a atteint son pic d’efficacité entre 1850 et 1860. D’après l’historien James A. Banks, environ 100 000 esclaves auraient utilisé ce réseau pour retrouver la liberté, bien que les estimations officielles mentionnent seulement 6 000 ayant atteint le Canada.

Harriet Tubman, avec l’appui des Quakers, a été un pilier de cette lutte dans les années 1850. Les récits de ces héroïques évasions sont conservés dans « The Underground Railroad Records », un document clé de cette période sombre de l’histoire américaine.

La franc-maçonnerie et le chemin de fer clandestin sont souvent associés, mais quel rôle cette confrérie a-t-elle joué pour aider les Afro-Américains réduits en esclavage à s’échapper vers la liberté ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord comprendre l’histoire du chemin de fer clandestin.

C’était un réseau d’individus courageux qui aidaient les personnes de couleur pendant leur voyage de l’esclavage à la liberté.

Le rôle de la franc-maçonnerie dans le chemin de fer clandestin

Histoire de la franc-maçonnerie et du chemin de fer clandestin

La franc-maçonnerie a une longue et éminente histoire qui est intimement liée à la structure de l’Amérique. Fondée en 1717, la franc-maçonnerie a été l’une des premières institutions américaines à prendre position sur l’esclavage, le dénonçant comme une abomination à la dignité humaine.

Cela a conduit de nombreux membres de l’ordre à s’impliquer dans le mouvement abolitionniste et à soutenir activement le chemin de fer clandestin. Les liens entre la franc-maçonnerie et le chemin de fer clandestin étaient forts ; les francs-maçons fournissaient un abri, un moyen de transport, une aide financière et un soutien moral à ceux qui fuyaient l’esclavage.

En fournissant cette aide, ils ont permis à d’innombrables personnes d’accéder à la liberté, faisant d’eux des partenaires précieux dans la lutte contre l’injustice.

Bien qu’il y ait encore des débats sur le rôle exact joué par la franc-maçonnerie dans le chemin de fer clandestin, il ne fait aucun doute que ses contributions ont contribué à façonner l’histoire de notre nation.

Les francs-maçons célèbres et leurs contributions au chemin de fer clandestin

La franc-maçonnerie est depuis longtemps associée à la lutte contre l’esclavage. Depuis ses débuts, les membres de la fraternité ont contribué à cette cause de multiples façons, notamment en apportant leur soutien et leurs ressources au chemin de fer clandestin. Levi Coffin, Thomas Garrett, Henry Highland Garnet et Frederick Douglass ne sont que quelques-uns des célèbres francs-maçons qui ont joué un rôle dans la lutte pour la liberté.

Coffin était un dirigeant abolitionniste qui utilisa son réseau de contacts maçonniques pour aider des milliers d’esclaves en fuite à s’échapper vers le Nord. Il leur a fourni des refuges, de la nourriture, des vêtements et d’autres fournitures.

Garrett, une autre figure importante du mouvement maçonnique, était un ardent défenseur des droits des Noirs libres et a contribué à fournir une aide financière aux esclaves.

Garnet, l’un des premiers Afro-Américains à être ordonné ministre, a travaillé avec la franc-maçonnerie pour organiser des rassemblements et des réunions en faveur des causes antiesclavagistes.

Enfin, Douglass, lui-même ancien esclave, était très impliqué dans l’ordre fraternel et a beaucoup écrit sur la nécessité de l’émancipation.

Par leurs actions et leur implication dans l’organisation, ces hommes ont démontré la puissance de la franc-maçonnerie dans la lutte contre l’injustice et la discrimination. Leur dévouement et leur engagement en faveur de l’abolition de l’esclavage témoignent de l’héritage durable de la fraternité. En utilisant leur influence au sein de la franc-maçonnerie pour promouvoir l’égalité et les droits de l’homme, ils ont apporté une contribution inestimable à l’histoire.

Critiques de l’implication de la franc-maçonnerie dans le chemin de fer clandestin

La franc-maçonnerie a joué un rôle essentiel dans le chemin de fer clandestin, aidant ceux qui cherchaient à se libérer de l’esclavage. Son caractère secret et son influence sur les questions religieuses et politiques ont suscité des critiques.

Malgré ces affirmations, les francs-maçons ont contribué à la libération de milliers de personnes. Comme l’a écrit Jasper Ridley, leur « noble engagement en faveur de la justice » était pleinement démontré à cette époque.

Ils apportaient leur soutien aux fugitifs en leur fournissant de la nourriture, un abri et des moyens de transport, souvent au péril de leur vie. En utilisant des rituels maçonniques pour communiquer, ils développèrent des réseaux bien organisés qui permirent aux esclaves de s’échapper en toute sécurité.

La puissance de la Franc-Maçonnerie résonne encore aujourd’hui, nous rappelant son importante contribution dans la lutte contre l’injustice.

L’héritage de la franc-maçonnerie et du chemin de fer clandestin

La franc-maçonnerie est depuis longtemps un symbole d’espoir et de liberté. Son héritage est toujours vivant aujourd’hui, notamment dans son rôle de chemin de fer clandestin à l’époque de l’esclavage. Nous nous souvenons de cette période historique capitale avec révérence et respect.

En aidant ceux qui cherchaient la liberté, les francs-maçons ont permis aux esclaves de passer en toute sécurité, souvent au péril de leur vie et de celle de leur famille. Grâce à leur dévouement, leur courage et leur force de caractère, ils ont pu faire la différence dans une période de grande injustice ; un exploit qui devrait être célébré à travers les âges.

Le chemin de fer clandestin fut l’un des premiers actes organisés de désobéissance civile contre l’oppression. Il témoigne du pouvoir de l’action collective et démontre comment les individus peuvent provoquer des changements lorsqu’ils s’unissent pour une cause commune. L’esprit de la franc-maçonnerie perdure dans de tels moments, nous rappelant notre capacité à faire preuve de grandeur et nous encourageant à lutter pour un monde meilleur.

Que dire pour conclure ?

Les francs-maçons sont depuis longtemps liés au chemin de fer clandestin, une partie intégrante de l’histoire américaine. En repensant à ce mouvement essentiel, il est important de reconnaître le rôle joué par la franc-maçonnerie dans la libération de ceux qui fuyaient l’esclavage.

Dans de nombreux cas, ce sont les francs-maçons qui ont offert un refuge et des ressources à ceux qui cherchaient à fuir l’oppression. « Là où il y a l’unité, il y a la force », comme le dit le dicton – et cela s’est certainement avéré vrai dans ce cas.

En travaillant ensemble, ces courageux individus ont pu faire la différence et contribuer à apporter des changements. Le courage et la détermination de ceux qui ont participé à cette action méritent d’être commémorés et célébrés aujourd’hui. Cela témoigne du pouvoir de la solidarité et de la communauté qui font que, même face à l’adversité, l’espoir peut toujours prévaloir.

Pendant qu’il est encore temps ! (Poème)

En ce jour de Décembre,
Dans un havre de paix
Sur les hauts ardennais,
Essayons de comprendre !

Un regard innocent
Pourrait imaginer
Avec l’hiver aidant
Une nature reposée !

Ce regard est faussé !
Une autre réalité
Aujourd’hui nous effraie.
Partout sur la planète
La Nature n’en peut plus,
Des plaies et des tourments,
Des actions dissolues.

Sous les coups de boutoirs
Des humains aux tranchoirs,
Elle acceptait, sans geindre
Et renaissait sans feindre !

Mais aujourd’hui, c’en est trop,
Elle n’en peut plus la belle ;
La tête sur le billot
Elle a perdu ses ailes !

Les Humains, bien ingrats
A l’égard dè Gaïa,
Se révèlent constamment
Prédateurs et violents.

Au solstice de l’hiver,
Cette nature en misère,
Nous offre à ressentir
Qu’elle peut bientôt mourir !

Déforestation, pollutions
Surexploitation, inondations,
Sélection, dégradation
Et toujours l’aliénation !

Penauds devant Thémis,
Ce spectacle mortifère
Aux accents délétères,
Nous en sommes les complices !

Frères dans l’adversité,
Humains et solidaires,
Sommes-nous donc conscients
Du drame qui se joue ?

Pouvons-nous continuer
De vivre comme autrefois,
Glorifiant par les mots,
Sacrifiant par nos maux ?

Toujours procrastiner
C’est tout ce qu’on sait faire !
La nature dans le coltard
Demain sera sans fard !

Ignorant la Sagesse
Pouvons-nous continuer
A vivre dans l’ivresse
Des illusions rêvées ?

Sera-t-il encore temps
De lui redonner vie ,
De créer un sursis,
Un réel contrechamp ?

Observons le bocage,
Respirons la forêt,
Mettions-nous à l’arrêt.
Écoutons ses messages.

Il nous faut la comprendre,
Et jamais la surprendre.
Qu’en ce temps de Saint Jean
Les intentions se lèvent
Et nous mènent à l’action
D’un futur renaissant !

Je rêvé de voir les loges
S’emparer de l’urgence
Taire leurs différences
Pour arrêter l’horloge !

Arrêtons d’aliéner !
Évitons de profaner !
Devenons des exemples !
La Nature est un temple
Qu’il nous faut respecter.

Socrate et la Franc-maçonnerie, une synergie de sagesse et de réflexion

« La philosophie est un effort de la pensée humaine pour parvenir à une conception de l’Univers à travers une auto-réflexion sur ses fonctions évaluatives, théoriques et pratiques. »

Johan Hessen

Dans une ère où la pensée est aussi dynamique que l’énergie, il est temps de rendre hommage à l’un des piliers de la philosophie occidentale, Socrate, né vers 470 av. J.-C. à Athènes, un homme qui a façonné notre compréhension de l’éthique, de la connaissance et de l’art de questionner.

L’Homme et le Philosophe : Socrate, fils d’un sculpteur et d’une sage-femme, a mené une vie de simplicité, marié à la tempétueuse Xantipe, et père de trois enfants. Son influence a été si profonde que l’oracle de Delphes le proclama le plus sage des hommes. Pourtant, Socrate ne cherchait pas à imposer des doctrines mais à éveiller les esprits à la réflexion personnelle, à l’introspection, et à la vertu.

Statue de Socrate en penseur Grec
Statue de Socrate en penseur Grec assis dans un grand fauteuil sur fond de ciel bleu

Un Legs sans Écriture : Bien qu’il n’ait laissé aucun écrit, sa pensée est immortalisée par ses élèves, Platon et Aristote. Pour eux, Socrate est le père de l’éthique, avec la « connaissance » comme vertu suprême. Sa fameuse maxime, « Connais-toi toi-même », bien qu’attribuée à l’oracle de Delphes, résume son enseignement : la connaissance commence par la reconnaissance de notre ignorance.

La Maïeutique pour accoucher les idées : Se décrivant comme une sage-femme d’idées, Socrate a développé la « maïeutique », une méthode de questionnement qui aide l’interlocuteur à donner naissance à ses propres vérités. Cette méthode, où chaque question mène à une autre, est un pilier de la pensée critique et de l’apprentissage, particulièrement en franc-maçonnerie où la recherche de la vérité est centrale.

Le soldat philosophe : Socrate n’était pas qu’un penseur dans sa tour d’ivoire; il était aussi un soldat, participant aux guerres du Péloponnèse. Sa vie publique lui a valu des ennemis, menant à son accusation de corruption de la jeunesse et d’athéisme, pour laquelle il fut condamné à boire la ciguë. Sa défense, immortalisée dans les Apologies de Platon, est un exemple de sa conviction et de son courage face à l’injustice.

La mort et l’héritage : Même face à la mort, Socrate maintenait que l’âme est immortelle. Ses derniers mots, une dette à payer à Asclepios, symbolisent peut-être la notion de dette envers la vie et la santé de l’esprit. Sa critique de la démocratie naissante et son enseignement aux jeunes à travers l’oratoire et la rhétorique montrent son engagement pour une société gouvernée par la sagesse.

Socrate vs. Jésus : Une comparaison intéressante

Dans une réflexion comparative, Socrate et Jésus incarnent deux approches de la vérité : l’une par la raison, l’autre par la foi. Alors que Jésus promettait la vérité divine, Socrate invitait à la découverte personnelle à travers l’examen de soi.

Socrate reste un phare de la pensée occidentale, rappelant que la philosophie est un voyage intérieur vers la conscience de soi et la sagesse. Chez 450.fm, nous célébrons son héritage, où chaque question posée est une graine plantée pour de futures réponses.

L’Impact durable : L’influence de Socrate ne s’est pas arrêtée avec sa mort. Sa méthode maïeutique se retrouve dans l’éducation, la psychothérapie, et même dans la culture populaire, où l’idée de questionner pour apprendre est omniprésente. Les « dialogues socratiques » de Platon nous offrent un aperçu vivant de la pensée socratique, où chaque conversation est une quête de la vérité.

La méthode Socratique en trois étapes

Arts libéraux
  1. L’ironie – Reconnaître l’ignorance comme le premier pas vers la connaissance. Socrate se proclamait ignorant, invitant ses interlocuteurs à faire de même, déconstruisant ainsi les certitudes établies.
  2. La maïeutique – À travers des questions bien placées, Socrate aidait à « accoucher » les vérités que chacun porte en soi. C’est un processus de découverte personnelle, où le maître n’enseigne pas, mais aide à apprendre.
  3. « Connais-toi toi-même«  – La dialectique, ou l’art du dialogue, pousse à la confrontation de soi-même et des idées, cherchant à atteindre une compréhension plus profonde de la réalité.

La philosophie comme mode de vie : Pour Socrate, la philosophie n’était pas juste une discipline académique mais une manière de vivre. Il a démontré que la vie réfléchie, même si elle mène à la condamnation, vaut d’être vécue pour la connaissance qu’elle apporte. Sa vie fut un exemple de courage intellectuel et moral, défiant les normes de son temps par la pensée critique et le défi aux autorités.

Socrate et l’homme moderne : Aujourd’hui, dans un monde où l’information est omniprésente mais où la sagesse semble parfois rare, les leçons de Socrate sont plus pertinentes que jamais. Il nous invite à douter, à questionner, et surtout à nous connaître nous-mêmes. Dans notre époque d’algorithmes et de réponses instantanées, la patience de la méthode socratique reste une leçon de profondeur et d’humilité.

Philosophie et spiritualité chez les francs-maçons
Philosophie et spiritualité chez les francs-maçons

En réfléchissant sur Socrate, nous ne faisons pas que revisiter l’histoire de la philosophie; nous engageons un dialogue avec notre propre esprit. À 450.fm, nous croyons que la véritable innovation commence par la question la plus simple, souvent oubliée : « Qu’est-ce que je sais vraiment ? » Socrate nous a donné plus qu’un héritage philosophique; il nous a offert un miroir, où chacun peut voir sa propre ignorance et sa capacité à apprendre.

En l’honneur de Socrate, continuons à poser des questions, à défier les idées reçues, et à chercher la vérité dans la complexité de notre monde. Après tout, comme il l’a dit, « Je sais seulement que je ne sais rien » – et dans cette reconnaissance réside le début de toute sagesse.

Socrate et la Franc-maçonnerie, une synergie de sagesse et de réflexion

Une Union Philosophique

Bien que Socrate soit décédé bien avant l’émergence de la franc-maçonnerie, son influence sur cette société initiatique est indéniable. La franc-maçonnerie, avec ses racines dans les guildes médiévales de bâtisseurs, a adopté une dimension philosophique et spirituelle qui résonne profondément avec les enseignements de Socrate.

La maïeutique dans les Loges

La méthode socratique, ou maïeutique, trouve un écho direct dans les pratiques maçonniques. Les francs-maçons se réunissent en loges pour discuter, débattre et apprendre, utilisant la question comme outil principal pour la recherche de la vérité. Chaque séance maçonnique peut être vue comme une application moderne de l’art de Socrate d’accoucher les idées.

  • Le dialogue : Les loges encouragent le dialogue ouvert, une pratique directement inspirée de Socrate qui croyait que la vérité émerge de la conversation et de l’examen critique.
  • L’auto-réflexion : La maxime « Connais-toi toi-même » est au cœur de la quête maçonnique. Les francs-maçons cherchent à se connaître et à s’améliorer, ce qui est en harmonie avec l’idéal socratique de la connaissance de soi comme fondement de la vertu.

Les vertus socratiques dans la Franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie met l’accent sur les vertus morales, un point central de la philosophie socratique. La recherche de la vérité, la prudence, la tempérance, la justice et le courage sont toutes des valeurs que Socrate prônait et que l’on retrouve dans le travail maçonnique.

La symbolique et le symbolisme

Socrate a utilisé des métaphores et des analogies pour enseigner des concepts complexes. De même, la franc-maçonnerie utilise une riche symbolique – l’équerre, le compas, le tablier – pour représenter des idées philosophiques et morales, beaucoup étant des rappels visuels de l’engagement vers la sagesse et l’intégrité.

L’influence posthume

  • L’enseignement oral : Tout comme Socrate ne laissait pas d’écrits, préférant la parole vive, les francs-maçons suivent une tradition orale où les enseignements sont transmis de bouche à oreille, renforçant l’idée que le savoir est vivant et évolutif.
  • Socrate, le maître invisible : Dans certaines loges, Socrate est parfois cité comme un « maître invisible », une figure de la sagesse dont l’esprit guide les discussions et les réflexions des membres.

Socrate et la Franc-maçonnerie partagent une quête commune de la connaissance, de la vérité, et de l’amélioration de l’homme. La franc-maçonnerie peut être vue comme une continuation de la philosophie socratique dans un cadre rituel et symbolique, où chaque franc-maçon est encouragé à devenir un « Socrate » dans son propre droit, questionnant, apprenant et cherchant à comprendre le monde et lui-même. Dans ce sens, la franc-maçonnerie ne fait pas que « citer » Socrate; elle cherche à vivre sa philosophie, rendant ainsi hommage au grand penseur à travers les siècles et les cultures.

Convent 2024 de la Grande Loge écossaise de France – « La plus américaine des grandes loges françaises »

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Il est des moments maçonniques auxquels on ne regrette pas d’avoir assisté. Le vieux maçon que je suis se souviendra longtemps du convent de la Grande Loge écossaise de France ce samedi 7 décembre 2024.

Pour l’occasion, les autorités maçonniques amies étaient invitées : Grande Loge de l’Alliance maçonnique française, Grande Loge traditionnelle de France, Grande Loge des Maçons libres, Rudyard Kipling Lodge, pour la France, et TR GL du Congo, Grande Loge Prince Hall de la République démocratique du Congo, Grande Loge nationale du Congo, Grand Orient indépendant de Sao Paulo et, pour les États-Unis, Grand Lodge Mont Olive of Illinois et Benaiha Sovereign Grand Lodge of Virginia.

Julius Armstrong, Grand Maître de Virginie et président de la SOGLIA, la plus importante confédération régulière internationale maçonnique, dit, à propos de la Grande Loge écossaise de France, qu’elle est « la plus américaine des grandes loges françaises ». En effet, elle est une matérialisation humaine du pavé mosaïque, composée de Frères jeunes et de tout âge, dynamiques, travaillant dans la joie et la fraternité avec le plus grand sérieux.

« L’instruction maçonnique à tous les degrés est au cœur de l’ADN de la Grande Loge écossaise de France, ce qui n’exclut pas, bien au contraire, le bonheur visible de travailler en fraternité… L’art royal est un art joyeux », ajoute Philippe Le Goff, assistant Grand Maître de la Grande Loge écossaise de France.

Entouré par les grandes loges régulières amies présentes, son Grand Maître, Pierre Bengochea, également vice-président pour l’Europe de la SOGLIA, souligne qu’il existe un bloc maçonnique régulier en pleine expansion, tant en France qu’à l’international, et que la Grande Loge écossaise de France entend être un acteur de ce développement avec lequel il faudra désormais compter.

Le succès de la loge Fraternité franco-congolaise, dirigée par le RF Patrick Bam, a marqué le début de l’expansion internationale.

Le Grand Chancelier a en outre annoncé la création de nouvelles loges à l’international :

•⁠ ⁠la loge Maçons du Monde, pour le district de l’Afrique de l’Ouest, par le TRF Rustique Guezo ;
•⁠ ⁠la loge Saint Erick de Suède, à l’Orient de Stockholm, par le TRF Claude Mabiala.

La dimension internationale étant une spécificité essentielle de la Grande Loge écossaise de France, plus de 300 Frères membres de la SOGLIA, dispersés sur toute la surface du globe, ont pu assister aux travaux retransmis en direct sur Internet pour cette première tenue de Grande Loge phygitale (physique et digitale).

Personnellement, je me souviendrai longtemps du sentiment d’avoir participé à ce qui me paraît être le commencement d’un renouveau maçonnique régulier en France, tout comme j’avais déjà pu l’observer en Amérique du Sud et aux États-Unis.
Philibert de Montanglos
Convent 2024 de la Grande Loge écossaise de France,
« La plus américaine des grandes loges françaises.

Philibert de Montanglos
Maçon libre et de bonnes mœurs