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Le mystère des échecs et de ses symboles cachés

De notre confrère cronista.com

Découvrez comment les échecs, plus qu’un simple jeu de société ou un sport, cachent de profonds symboles maçonniques liés à des rites anciens et à des mystères cachés. L’union de deux mondes passionnants, dans ce cas, les échecs et la franc-maçonnerie, n’est pas quelque chose d’inhabituel, mais, si nous creusons un peu plus, nous pouvons découvrir les secrets que cache la franc-maçonnerie dans les pièces d’échecs innocentes.

Tout au long de l’histoire, les échecs ont transcendé leur nature de jeu stratégique pour devenir un symbole puissant et aux multiples facettes. Depuis l’époque des grands empires jusqu’aux dynasties royales et aux guerres, les échecs ont été utilisés comme métaphore des conflits et des stratégies politiques.

Symboles maçonniques aux échecs. Source : Bing IA.

L’Église catholique a également trouvé dans les échecs une représentation de la lutte entre le bien et le mal. 

Cependant, l’un des domaines d’association symbolique les plus intrigants est celui de la franc-maçonnerie, dont les symboles et les rituels ont été interprétés en parallèle avec les pièces et les mouvements de l’échiquier, soulignant le lien entre stratégie, connaissances occultes et développement personnel.

Échecs. Source : Archives.

Contexte historique des échecs et de la franc-maçonnerie

Bien que l’origine des échecs se soit produite en Inde vers le 6ème siècle, les échecs dans leur forme moderne sont apparus approximativement au 15ème siècle en Europe. 

La franc-maçonnerie, telle qu’on l’entend aujourd’hui, a été officiellement créée en 1717 avec la fondation de la première Grande Loge à Londres, marquant le début de l’ère moderne de la franc-maçonnerie.

Malgré ces différences dans la chronologie de l’histoire, il existe aujourd’hui des théories qui associent les échecs et la franc-maçonnerie avec les secrets et l’occultisme dans leurs pièces. 

Échecs et franc-maçonnerie. Source : Bing IA.

Il faut tenir compte du fait que le jeu d’échecs, tel qu’on le connaît aujourd’hui en 2024, est composé de 32 pièces, 16 blanches et 16 noires, chaque groupe de pièces est divisé en deux groupes appelés pièces majeures et pièces mineures. 

  • Pièces majeures : Fous, Cavaliers, Tours, Dame et Roi
  • Pièces mineures : Les Pions

 Le roi des échecs représente l’architecte de l’univers dans la franc-maçonnerie ; c’est-à-dire le pouvoir du divin ou de Dieu. Parmi ses objectifs figure la protection de ses sujets, c’est-à-dire les francs-maçons. Ses vertus sont la protection, l’austérité et la justice.

Maçons et échecs. Source : Bing IA.

La Reine, dont le pouvoir, sans compter celui du Roi, est la plus élevée des pièces d’échecs majeures, symbolise la sagesse et la raison. Son rôle est de conseiller direct du roi. Elle a des vertus de prudence et de ruse.

Les Tours représentent la force et la résistance. Physiquement, ils sont imposés sur les côtés des châteaux et leur emplacement sur l’échiquier l’est également.

Dans la franc-maçonnerie, les tours rempliraient le rôle de protection de la morale et des traditions maçonniques, symbolisant ainsi, en termes de vertu, la fidélité.

Dualité. Source : Bing IA.

Les chevaux symbolisent la force, le courage et la volonté. Sous la loupe de la Franc-Maçonnerie, se cache la recherche de la vérité et du savoir. Les Chess Knights symboliseraient, pour la Franc-maçonnerie, la vertu de rapidité et de détermination.

Les fous, l’une des pièces les plus habiles des échecs, symbolisent la foi et l’espoir. Grâce à son mouvement diagonal sur l’échiquier, on pense qu’il relie le divin à l’humain, la confiance étant sa principale vertu.

Enfin, les Pions représentent l’humilité, le sacrifice et la persévérance, toujours dans le but d’atteindre la vérité et la vertu qui se reflètent dans leur sacrifice au sein du jeu, leur position à l’avant-garde de la bataille et leur récompense par une « promotion » lorsque vous y parvenez pour atteindre la dernière case de l’échiquier.

La patience, la persévérance et l’humilité sont les principales vertus des Pions, vertus qui sont également attribuées aux francs-maçons.

L’échiquier a également une signification clé pour la franc-maçonnerie, car il représente la complexité et la dualité de la vie, le bien et le mal, 👿 les ténèbres et la lumière.

Temple maçonnique à Caracas. Source : CCS.

Dans les loges, les sols des salles maçonniques sont construits selon un motif en damier, tout comme les échiquiers, car ils représentent la dualité, le bien, le mal, la nuit et le jour, l’amour et la haine du mal.

La MSA lance un appel aux dons alors que l’ouragan Milton se dirigeait vers la Floride

De notre confrère freemasonsfordummiespar Christopher Hodapp

La Masonic Service Association of North America a officiellement lancé des appels de secours en cas de catastrophe pour les grandes loges de Floride, de Caroline du Nord et de Caroline du Sud à la suite de l’ouragan Helene il y a deux semaines. L’administrateur de la MSA, Craig Davis, PGM, a publié les informations suivantes sur le site Web de la MSANA :

Appel à l’aide aux sinistrés de l’ouragan Helene en Caroline du Sud

Le Grand Maître Steven D. Hames a demandé à la Masonic Service Association of North America (MSA) de lancer cet appel à l’aide aux sinistrés. La situation en Caroline du Sud est assez désastreuse. Les frères de Caroline du Sud, après avoir été frappés par la tempête Helene, ont subi de nombreuses pertes matérielles. L’électricité continue d’être en phase de coupure et de réparation dans les zones du nord de l’État où les familles ont perdu toute leur réserve de nourriture fraîche. Les épiceries ont perdu toute la nourriture qui devait être réfrigérée. Des maisons ont été détruites ou endommagées et ne peuvent être habitées avant d’être réparées ou remplacées.
Les frères de Caroline du Sud utilisent maintenant leur propre énergie pour aider les citoyens de leurs communautés à essayer de se rétablir tout en essayant de se remettre de leur perte personnelle.

Appel à l’aide aux sinistrés de l’ouragan Helene en Floride

Le Grand Maître Donald W. Cowart a demandé à la Masonic Service Association of North America (MSA) de lancer cet appel à l’aide en cas de catastrophe. Suite aux conséquences de l’ouragan Helene, de nombreuses loges de la Grande Loge n’ont pas pu se permettre de payer les frais d’assurance. Hélas, elles ont maintenant besoin d’aide.

Appel à l’aide aux sinistrés de l’ouragan Helene en Caroline du Nord

Le Grand Maître Bobby Rideout a demandé à la Masonic Service Association of North America (MSA) de lancer cet appel à l’aide aux sinistrés. La situation en Caroline du Nord est assez désastreuse. Des communautés entières ont été emportées par les inondations et les glissements de terrain .

ATTENTION : Vérifiez auprès de votre propre grande loge si elle collecte des dons dans le cadre d’un  appel MSA, afin d’éviter toute confusion quant à savoir qui fait un don à quoi.

Lorsque vous transmettez des fonds directement à MSA, veuillez indiquer spécifiquement les dons à « Florida, North, OR South Carolina Disaster Appeal ». Il s’agit de 3 fonds distincts, vous devez donc préciser à lequel vous faites un don.

Pour faire un don directement aux appels de la MSA par courrier, faites vos chèques à l’ordre du MSA Disaster Relief Fund et envoyez-les à :

Masonic Service Association
813 1st Ave SE, Suite 357
Cedar Rapids, IA 52402

( REMARQUE : MSA n’est plus dans le Maryland – c’est la bonne adresse ! ) 

MSA est une organisation caritative 501(c)(3). 

Vous pouvez également faire un don en ligne ICI.

La Masonic Service Association est sans doute le moyen le plus efficace et le plus efficace de fournir une aide financière aux francs-maçons des zones sinistrées. La MSA est une organisation caritative 501(c)(3). Il est important de s’en souvenir, surtout si vous, votre entreprise ou votre fondation faites un don important et avez besoin d’une déduction fiscale en retour. La branche caritative de la Masonic Service Association a été spécifiquement créée dans le but de collecter des dons déductibles des impôts et de distribuer et de comptabiliser efficacement les fonds fournis aux francs-maçons qui reçoivent de l’aide. L’intégralité de votre don sera envoyée à la juridiction concernée. La MSA ne déduit rien pour les frais administratifs ou les dépenses de toute nature. Cela signifie que si vous faites un don de 100,00 $, la totalité des 100,00 $ est versée à la grande loge spécifique qui lance l’appel.

Au 7 octobre, le nombre actuel de morts dans les 6 États touchés par l’ouragan de catégorie 5 a atteint au moins 230 et continue d’augmenter alors que les autorités et les bénévoles se précipitent pour récupérer les corps et enlever autant de débris que possible. 

Si les dégâts causés par Helene n’ont pas été suffisamment terribles, le temps presse. L’ouragan Milton vient de passer en catégorie 5 mardi matin. Il se dirige vers la côte du golfe de Floride, presque exactement là où Helene a touché terre, et les travailleurs tentent désespérément de dégager les débris de la première tempête. On craint que les débris ne se transforment en projectiles mortels lorsque cette deuxième tempête frappera la Floride. 

ACTUALITÉS : L’ouragan Helene frappe six États

Le parcours de 966 kilomètres de l’ouragan Hélène (Image : New York Times)

MISE
À JOUR DU MARDI 8 OCTOBRE 2024 : Au cours des derniers jours, la Masonic Service Association a lancé des appels distincts en cas de catastrophe au nom des grandes loges de Floride, de Caroline du Nord et de Caroline du Sud. CLIQUEZ ICI pour voir cette histoire.

MISE À JOUR : JEUDI 5 OCTOBRE 2024 : Ajout d’un appel de la Fondation maçonnique de Caroline du Nord sollicitant des dons. 

Le passage de l’ouragan Helene, qui a semé la destruction et la dévastation pendant le week-end, s’étend sur 965 kilomètres à travers six États .  Des milliers de personnes sont sans abri en Floride, en Géorgie, en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Virginie et au Tennessee, tandis que le nombre de décès causés par la tempête continue d’augmenter – jusqu’à 130 personnes auraient trouvé la mort à 22h30 lundi soir, selon l’Associated Press.

Des dizaines de communautés tout au long du parcours de la tempête ont été anéanties, et les images des petites villes des Appalaches, difficiles d’accès, dans les montagnes de Caroline du Nord et du Tennessee, semblent apocalyptiques. 

La Masonic Service Association n’a pas encore publié d’annonces officielles de secours en cas de catastrophe pour les grandes loges des États touchés, mais je mettrai à jour cet article au fur et à mesure que des nouvelles concernant spécifiquement les francs-maçons et les loges des zones touchées par l’ouragan seront disponibles.

Veuillez m’envoyer des informations directement à hodapp@aol.com .

FLORIDE

Gulf Beach Lodge 291 avant l’ouragan

Le Gulf Beach Lodge 291 à Madeira, en Floride, près de St. Petersburg, a subi d’importants dégâts causés par les inondations causées par la montée en puissance sans précédent de l’ouragan.

Une photo sur Facebook de la porte d’entrée de la loge montre que l’inondation a atteint environ 1,20 mètre et que les dégâts causés par l’eau au bureau du secrétaire, à la cuisine et à la salle à manger sont considérables. Le vénérable maître Bobby Burkett  rapporte qu’ils se réuniront à la loge Northside 283 jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de réparer ou de reconstruire leur bâtiment.


CAROLINE DU NORD

L’ouest de la Caroline du Nord a été durement touché par la tempête, et les images de Chimney Rock et du lac Lure près d’Asheville montrent une destruction presque inimaginable. Des villes entières ont été balayées. La Fondation maçonnique de la Grande Loge de Caroline du Nord accepte les dons en ligne spécifiquement pour aider, assister et assister les francs-maçons et leurs familles dans leur État. La NCMF égalera les dons jusqu’à 25 000 $ , de sorte que votre argent ira deux fois plus loin. Lorsque vous vous rendez sur leur site Web à l’  adresse https://mfnc.org/, une fenêtre contextuelle s’ouvre avec des informations et un lien pour faire un don (ou CLIQUEZ ICI si la fenêtre contextuelle ne fonctionne pas sur votre navigateur.)

CAROLINE DU SUD

MW Steven D. Hames, Grand Maître de la Grande Loge AF&AM de Caroline du Sud, a émis une dispense générale à toutes les loges de sa juridiction permettant aux Vénérables Maîtres une grande latitude pour annuler ou reprogrammer toutes les réunions, y compris les réunions régulières déclarées. 

Publié par Christopher Hodapp le lundi 30 septembre 2024

Druidisme : mystères anciens et sociétés secrètes qui ont influencé le symbolisme maçonnique moderne

De notre confrère universalfreemasonry.org – Par Manly P. Hall

Le deuxième volet du chapitre de Manly P. Hall sur les mystères anciens détaille les mystères druidiques de la Grande-Bretagne et de la Gaule et leur influence longtemps ressentie sur le développement des rites maçonniques.


Récolte du gui à la serpe d’or

Les habitants primitifs et primitifs de la Grande-Bretagne, à une époque reculée, ont ranimé et réformé leurs instituts nationaux. Leur prêtre, ou instructeur, avait jusque-là été simplement nommé Gwydd, mais on considérait qu’il était devenu nécessaire de diviser cette fonction entre le prêtre national, ou supérieur, et un autre dont l’influence [serait] plus limitée. Dès lors, le premier devint Der-Wydd (Druide), ou instructeur supérieur, et [le second] Go-Wydd, ou O-Vydd (Ovate), instructeur subordonné ; et tous deux portaient le nom général de Beirdd (Bardes), ou enseignants de sagesse. Au fur et à mesure que le système mûrissait et s’élargissait, l’Ordre Bardique se composait de trois classes, les Druides, les Beirdd Braint, ou Bardes privilégiés, et les Ovates. (Voir Samuel Meyrick et Charles Smith, Le costume des premiers habitants des îles britanniques.)

L’origine du mot druide est contestée. Max Müller estime que, comme le mot irlandais Drui, il signifie « les hommes des chênes ». Il attire en outre l’attention sur le fait que les dieux de la forêt et les divinités des arbres des Grecs étaient appelés dryades. Certains croient que le mot est d’origine teutonique ; d’autres l’attribuent aux Gallois. Quelques-uns le font remonter au druidh gaélique, qui signifie « un sage » ou « un sorcier ». En sanskrit, le mot dru signifie « bois ».

À l’époque de la conquête romaine, les druides étaient complètement installés en Grande-Bretagne et en Gaule. Leur pouvoir sur le peuple était incontesté, et il y avait des cas où des armées, sur le point de s’attaquer les unes les autres, rengainaient leurs épées sur l’ordre des druides en robe blanche. Aucune entreprise de grande importance n’a été menée à bien sans l’aide de ces patriarches, qui ont joué le rôle de médiateurs entre les dieux et les hommes. L’Ordre druidique est crédité à juste titre d’avoir eu une profonde compréhension de la Nature et de ses lois. L’Encyclopædia Britannica déclare que la géographie, les sciences physiques, la théologie naturelle et l’astrologie étaient leurs études préférées. Les druides avaient une connaissance fondamentale de la médecine, en particulier de l’utilisation des herbes et des simples. Des instruments chirurgicaux rudimentaires ont également été trouvés en Angleterre et en Irlande. Un étrange traité sur la médecine britannique primitive affirme que chaque praticien était censé avoir un jardin ou une cour arrière pour la culture de certaines herbes nécessaires à sa profession. Eliphas Levi, le célèbre transcendantaliste, fait la déclaration significative suivante :

Druidesse avec sa serpe d’or

Les druides étaient des prêtres et des médecins, guérissant par magnétisme et chargeant les amylettes de leur influence fluidique. Leurs remèdes universels étaient le gui et les œufs de serpents, car ces substances attirent la lumière astrale d’une manière spéciale. La solennité avec laquelle le gui était coupé attira sur cette plante la confiance populaire et la rendit puissamment magnétique. * * * Les progrès du magnétisme nous révéleront un jour les propriétés absorbantes du gui. Nous comprendrons alors le secret de ces excroissances spongieuses qui ont puisé les vertus inutilisées des plantes et se sont surchargées de teintures et de saveurs. Les champignons, les truffes, le fiel sur les arbres et les différentes espèces de gui seront employés avec intelligence par une science médicale, qui sera nouvelle parce qu’elle est ancienne, mais il ne faut pas aller plus vite que la science, qui recule pour avancer davantage. » (Voir L’histoire de la magie.)

Non seulement le gui était sacré en tant que symbole de la médecine universelle, ou panacée, mais aussi en raison du fait qu’il poussait sur le chêne. À travers le symbole du chêne, les druides adoraient la Divinité Suprême ; par conséquent, tout ce qui poussait sur cet arbre était sacré pour lui. À certaines saisons, selon la position du soleil, de la lune et des étoiles, l’archidruide grimpait sur le chêne et taillait le gui avec une faucille d’or consacrée à ce service. La croissance parasite a été prise dans des tissus blancs prévus à cet effet, de peur qu’elle ne touche la terre et ne soit polluée par les vibrations terrestres. Habituellement, le sacrifice d’un taureau blanc était fait sous l’arbre.

Les druides étaient des initiés d’une école secrète qui existait parmi eux. Cette école, qui ressemblait beaucoup aux Mystères bachiques et éleusiniens de la Grèce ou aux rites égyptiens d’Isis et d’Osiris, est justement appelée les Mystères druidiques. Il y a eu beaucoup de spéculations concernant la sagesse secrète que les druides prétendaient posséder. Leurs enseignements secrets n’ont jamais été écrits, mais ont été communiqués oralement à des candidats spécialement préparés. Robert Brown, 32°, est d’avis que les prêtres britanniques ont obtenu leurs informations des navigateurs tyriens et phéniciens qui, des milliers d’années avant l’ère chrétienne, ont établi des colonies en Grande-Bretagne et en Gaule à la recherche d’étain. Thomas Maurice, dans ses Antiquités indiennes, discute longuement des expéditions phéniciennes, carthaginoises et grecques dans les îles Britanniques dans le but de se procurer de l’étain. D’autres sont d’avis que les Mystères tels qu’ils étaient célébrés par les druides étaient d’origine orientale, peut-être bouddhiste.

Récolte du gui avec un drap blanc par des druides

La proximité des îles britanniques avec l’Atlantide perdue peut expliquer le culte du soleil qui joue un rôle important dans les rituels du druidisme. Selon Artémidore, Cérès et Perséphone étaient vénérées sur une île proche de la Grande-Bretagne avec des rites et des cérémonies similaires à ceux de Samothrace. Il ne fait aucun doute que le panthéon druidique comprend un grand nombre de divinités grecques et romaines. Cela étonna beaucoup César dans ses conquêtes de la Bretagne et de la Gaule, et lui fit affirmer que ces tribus adoraient Mercure, Apollon, Mars et Jupiter, d’une manière semblable à celle des pays latins. Il est presque certain que les mystères druidiques n’étaient pas indigènes à la Grande-Bretagne ou à la Gaule, mais qu’ils avaient migré de l’une des civilisations les plus anciennes.

L’école des druides était divisée en trois parties distinctes, et les enseignements secrets qu’elle renfermait sont pratiquement les mêmes que les mystères cachés sous les allégories de la Maçonnerie de la Loge Bleue. La plus basse des trois divisions était celle d’Ovate (Ovydd). Il s’agissait d’un diplôme honorifique, qui ne nécessitait aucune purification ou préparation particulière. Les Ovates s’habillaient en vert, la couleur druidique de l’érudition, et on s’attendait à ce qu’ils sachent quelque chose sur la médecine, l’astronomie, la poésie si possible, et parfois la musique. Un Ovate était un individu admis dans l’Ordre druidique en raison de son excellence générale et de sa connaissance supérieure des problèmes de la vie.

La deuxième division était celle de Bard (Beirdd). Ses membres étaient vêtus d’un bleu ciel, pour représenter l’harmonie et la vérité, et c’est à eux qu’était confié le travail de mémoriser, au moins en partie, les vingt mille vers de la poésie sacrée druidique. Ils étaient souvent représentés avec la harpe primitive britannique ou irlandaise, un instrument enfilé de cheveux humains et ayant autant de cordes qu’il y avait de côtes d’un côté du corps humain. Ces bardes étaient souvent choisis comme enseignants des candidats cherchant à entrer dans les Mystères Druidiques. Les néophytes portaient des robes rayées de bleu, de vert et de blanc, qui étaient les trois couleurs sacrées de l’ordre druidique.

La troisième division était celle des druides (Derwyddon). Son travail particulier était de répondre aux besoins religieux du peuple. Pour atteindre cette dignité, le candidat doit d’abord devenir un Bard Braint. Les druides s’habillaient toujours en blanc, symbole de leur pureté et de la couleur qu’ils utilisaient pour symboliser le soleil.

Afin d’atteindre la position exaltée d’archi-druide, ou chef spirituel de l’organisation, il était nécessaire pour un prêtre de passer par les six degrés successifs de l’ordre druidique. (Les membres des différents degrés étaient différenciés par les couleurs de leurs écharpes, car tous portaient des robes blanches.) Certains auteurs sont d’avis que le titre d’archi-druide était héréditaire, descendant de père en fils, mais il est plus probable que l’honneur ait été conféré par un scrutin électoral. Son récipiendaire a été choisi pour ses vertus et son intégrité parmi les membres les plus érudits des degrés druidiques supérieurs.

Selon James Gardner, il y avait généralement deux archi-druides en Grande-Bretagne, l’un résidant sur l’île d’Anglesea et l’autre sur l’île de Man. Ces dignitaires portaient généralement des sceptres en or et étaient couronnés de couronnes de feuilles de chêne, symbole de leur autorité. Les plus jeunes membres de l’Ordre druidique étaient rasés de près et modestement vêtus, mais les plus âgés avaient de longues barbes grises et portaient de magnifiques ornements dorés. Le système éducatif des druides en Grande-Bretagne était supérieur à celui de leurs collègues sur le continent, et par conséquent, beaucoup de jeunes Gaulois ont été envoyés dans les collèges druidiques en Grande-Bretagne pour leur instruction et leur formation philosophiques.

Eliphas Levi affirme que les druides vivaient dans une stricte abstinence, étudiaient les sciences naturelles, conservaient le secret le plus profond et n’admettaient de nouveaux membres qu’après de longues périodes de probation. De nombreux prêtres de l’ordre vivaient dans des bâtiments qui n’étaient pas sans rappeler les monastères du monde moderne. Ils étaient associés dans des groupes comme les ascètes de l’Extrême-Orient. Bien que le célibat ne leur fût pas exigé, peu d’entre eux se marièrent. Beaucoup de druides se retirèrent du monde et vécurent reclus dans des grottes, dans des maisons en pierre brute ou dans de petites cabanes construites au fond d’une forêt. C’est là qu’ils priaient et prenaient des médicaments, ne sortant que pour accomplir leurs devoirs religieux.

James Freeman Clarke, dans ses Dix grandes religions, décrit les croyances des druides comme suit :

« Les druides croyaient en trois mondes et en la transmigration de l’un à l’autre : dans un monde au-dessus de celui-ci, dans lequel le bonheur prédominait ; un monde d’en bas, de misère ; et l’état actuel. Cette transmigration devait punir et récompenser et aussi purifier l’âme. Dans le monde actuel, disaient-ils, le Bien et le Mal sont si exactement équilibrés que l’homme a la plus grande liberté et est capable de choisir ou de rejeter l’un ou l’autre. Les triades galloises nous disent qu’il y a trois objets de la métempsycose : recueillir dans l’âme les propriétés de tout être, acquérir une connaissance de toutes choses et obtenir le pouvoir de vaincre le mal. Il y a aussi, dit-on, trois sortes de connaissances : la connaissance de la nature de chaque chose, de sa cause et de son influence. Il y a trois choses qui diminuent continuellement : les ténèbres, le mensonge et la mort. Il y en a trois qui augmentent constamment : la lumière, la vie et la vérité. »

Comme presque toutes les écoles des Mystères, les enseignements des druides étaient divisés en deux sections distinctes. La plus simple, un code moral, était enseignée à tout le peuple, tandis que la doctrine plus profonde, ésotérique, n’était donnée qu’aux prêtres initiés. Pour être admis dans l’ordre, un candidat devait être de bonne famille et de haute moralité. Aucun secret important ne lui fut confié jusqu’à ce qu’il ait été tenté de bien des manières et que sa force de caractère ait été mise à rude épreuve. Les druides ont enseigné aux peuples de Bretagne et de Gaule l’immortalité de l’âme. Ils croyaient à la transmigration et apparemment à la réincarnation. Ils ont emprunté dans une vie, promettant de rembourser dans la suivante. Ils croyaient en un enfer de type purgatoire où ils seraient purgés de leurs péchés, passant ensuite au bonheur de l’unité avec les dieux. Les druides enseignaient que tous les hommes seraient sauvés, mais que certains devaient revenir sur terre plusieurs fois pour apprendre les leçons de la vie humaine et pour surmonter le mal inhérent à leur propre nature.

Druides

Avant qu’un candidat ne soit chargé des doctrines secrètes des druides, il était lié par un vœu de secret. Ces doctrines n’ont été transmises que dans les profondeurs des forêts et dans l’obscurité des cavernes. Dans ces lieux, loin des repaires des hommes, le néophyte était instruit sur la création de l’univers, les personnalités des dieux, les lois de la nature, les secrets de la médecine occulte, les mystères des corps célestes et les rudiments de la magie et de la sorcellerie. Les druides avaient un grand nombre de jours de fête. La nouvelle lune et la pleine lune ainsi que le sixième jour de la lune étaient des périodes sacrées. On pense que les initiations n’avaient lieu qu’aux deux solstices et aux deux équinoxes. À l’aube du 25 décembre, la naissance du Dieu Soleil a été célébrée.

Certains disent que les enseignements secrets des druides sont teintés de la philosophie pythagoricienne. Les druides avaient une Madone, ou Vierge Mère, avec un Enfant dans ses bras, qui était sacré pour leurs Mystères ; et leur Dieu Soleil est ressuscité à l’époque de l’année correspondant à celle où les chrétiens modernes célèbrent Pâques.

La croix et le serpent étaient sacrés pour les druides, qui fabriquaient la première en coupant toutes les branches d’un chêne et en attachant l’une d’entre elles au tronc principal en forme de lettre T. Cette croix de chêne est devenue le symbole de leur divinité supérieure. Ils adoraient également le soleil, la lune et les étoiles. La lune recevait leur vénération particulière. César déclarait que Mercure était l’une des principales divinités des Gaules. On pense que les druides ont vénéré Mercure sous la similitude d’un cube de pierre. Ils avaient aussi une grande vénération pour les esprits de la Nature (fées, gnomes et ondines), petites créatures des forêts et des rivières à qui de nombreuses offrandes étaient faites. Décrivant les temples des druides, Charles Heckethorn, dans The Secret Societies of All Ages & Countries, dit :

Leurs temples, où le feu sacré était conservé, étaient généralement situés sur des éminences et dans d’épais bosquets de chênes, et prenaient diverses formes : circulaires, parce qu’un cercle était l’emblème de l’univers ; ovale, en allusion à l’œuf mondain, d’où sont sortis, selon les traditions de nombreuses nations, l’univers, ou, selon d’autres, nos premiers parents ; serpentine, parce qu’un serpent était le symbole de Hu, l’Osiris druidique ; cruciforme, parce qu’une croix est un emblème de régénération ; ou ailé, pour représenter le mouvement de l’Esprit divin. Leurs principales divinités étaient réductibles à deux : un mâle et une femelle, le grand père et la grande mère, Hu et Ceridwen, distingués par les mêmes caractéristiques que celles d’Osiris et d’Isis, de Bacchus et de Cérès, ou de tout autre dieu et déesse suprême représentant les deux principes de tout être.

Sous bois de forêt magique
Sous bois de forêt magique

Godfrey Higgins déclare que Hu le Puissant, considéré comme le premier colon de la Grande-Bretagne, venait d’un endroit que les triades galloises appellent le Pays de l’Été, le site actuel de Constantinople. Albert Pike dit que la Parole Perdue de la Maçonnerie est dissimulée dans le nom du dieu druide Hu. Les maigres informations qui subsistent concernant les initiations secrètes des druides indiquent une similitude évidente entre leur école des Mystères et les écoles de la Grèce et de l’Égypte. Hu, le dieu du soleil, a été assassiné et, après un certain nombre d’épreuves étranges et de rituels mystiques, a été ramené à la vie.

Il y avait trois degrés des Mystères Druidiques, mais peu d’entre eux ont réussi à les franchir tous. Le candidat a été enterré dans un cercueil, comme symbole de la mort du Dieu Soleil. L’épreuve suprême, cependant, était d’être envoyé en mer dans un bateau ouvert. Au cours de cette épreuve, de nombreuses personnes ont perdu la vie. Taliesin, un érudit de l’Antiquité, qui est passé par les Mystères, décrit l’initiation de la barque ouverte dans l’idolâtrie païenne de Faber. On disait que les quelques personnes qui réussissaient ce troisième degré étaient « nées de nouveau » et qu’elles étaient instruites des vérités secrètes et cachées que les prêtres druides avaient préservées de l’antiquité. Parmi ces initiés furent choisis de nombreux dignitaires du monde religieux et politique britannique. (Pour plus de détails, voir Pagan Idolatry de Faber, Morals and Dogma d’Albert Pike et Celtic Druids de Godfrey Higgins.)

Frère Álvaro Pulgar G : 70 ans de franc-maçonnerie ininterrompue

De notre confrère chilien granlogia.cl

« La vérité nous échappera toujours, quand nous pensons y arriver. »

APG

Il nous a reçu avec la gentillesse et le sourire habituels, dans son appartement, pour parler de la Franc-Maçonnerie, de la famille et de la vie. Cher frère Álvaro Pulgar G., ancien Souverain Grand Commandeur, 33e degré, avec une riche carrière dans la franc-maçonnerie, est sur le point d’avoir 100 ans, dont 70 ans il a été et continue d’être franc-maçon.

Il se dit très heureux d’appartenir à une institution aussi importante et prestigieuse au Chili. De nombreux présidents ont fait partie de la franc-maçonnerie comme Alessandri, Ibáñez del Campo, González Videla, entre autres, tous des personnalités notables qui sont fières de l’influence de la franc-maçonnerie dans l’histoire du Chili, qui a eu des réalisations notables.

Il a été initié dans la Loge Renovación 31 mais plus tard son travail maçonnique s’est développé dans la Loge Paz y Concordia N 13 à Concepción où il a passé une partie de sa vie. En mentionnant Concepción, il fait un tour mental dans les rues de la ville avec les noms de personnes qui ont apporté de grandes contributions, des personnages qui ont consacré leur vie à la région, l’Université de Concepción, les écoles comme exemples remarquables et le prestige que la franc-maçonnerie a. L’étape qu’il vit aujourd’hui est celle de la fraternité avec ses amis, se rendant dans sa Loge chaque fois qu’il le peut et partageant ces espaces de joie et de plaisir avec sa famille.

 INALTÉRABILITÉ DE LA DOCTRINE MAÇONNIQUE

« La doctrine maçonnique est la même, il n’y a pas de changements et la formation des frères est maintenue avec la même force, l’enthousiasme et la qualité du travail effectué dans les Loges sont les mêmes. Les francs-maçons ont changé, mais pas la franc-maçonnerie. Aujourd’hui, l’âge moyen d’entrée est de 30 ans, à mon époque, les gens entraient plus jeunes », reflète frère Pulgar.

Selon lui, la formation éthique et morale n’est pas sujette à des changements majeurs. La pratique de la fraternité ne se produit pas seulement parmi les maçons mais s’étend à l’ensemble de la société. La fraternité ne peut se mesurer en dehors de son propre environnement, ni au-delà du maçonnique, mais la fraternité se reconnaît à l’extérieur.

Il s’inquiète du fait qu’il y a longtemps il y aurait eu plus de 15 mille Frères. La question est de savoir comment intéresser les jeunes à étudier la philosophie, l’histoire, deux disciplines pertinentes pour la formation d’un franc-maçon. Les jeunes ont d’autres intérêts : l’informatique, le téléphone portable et la lecture sont passés au second plan, ce qui réduit la capacité de réflexion et de réflexion.

« La franc-maçonnerie doit maintenir son idéologie de fraternité car elle en fait un facilitateur de beaucoup de choses. Aujourd’hui, cette idéologie n’a pas été réalisée parce que le monde est plein de conflits et nous n’avons pas réussi à faire de la Fraternité quelque chose d’important et de pertinent », dit le Frère Pulgar.

Les guerres continuent, sans répit, dans la jungle, dans l’océan, le plus grand détruit toujours le plus petit. Après la Première Guerre mondiale, personne ne prévoyait qu’une seconde guerre éclaterait et que les conflits ne cesseraient jamais. Il semble que la nature humaine soit belliqueuse, combative et combative. La fondation et l’organisation de la Franc-Maçonnerie ont eu lieu au Couvent de Lausanne en 1875. Si vous lisez le Traité, le problème est le même et la Franc-Maçonnerie tente d’éviter ces barbaries.

« J’ai suivi des cours d’éthique et en révisant mes notes, les conflits se répètent et c’est pour cette raison que la franc-maçonnerie essaie de surmonter cela à travers la formation des personnes. Il faut d’abord être fraternel avec les autres rites, l’hégémonie du pouvoir, la gestion politique de la situation ne mène à rien si l’on n’est pas fraternel », ajoute le frère Pulgar.

FAMILLE, ENSEIGNEMENT ET FRANC-MAÇONNERIE

« À mon âge, je ne pense pas beaucoup à l’avenir et je préfère penser que le bonheur et la joie sont possibles pour mes petits-enfants, tandis que j’aime être avec mes amis. Pour les jeunes maçons, je souhaite seulement qu’ils soient des maçons à part entière, qu’ils participent, étudient et se forment. »

Il est marié depuis 65 ans, a 4 enfants et 4 petits-enfants. Il a étudié l’ingénierie et s’est consacré à l’enseignement universitaire pendant 50 ans à l’Université de Concepción, à l’Université Technique de l’État et à l’Université de La Serena – il a vécu de nombreuses années dans cette ville. Dans les années 90, il était directeur du Génie Civil. Il travaillait au CAP et dit que sa fermeture lui a fait mal, car si des mesures avaient été prises il y a 10 ans, tout aurait été différent. Il se rétracte rapidement car il reconnaît qu’il a arrêté de travailler là-bas depuis de nombreuses années et qu’il ne fait plus partie de cette réalité.

Ses racines sont maçonniques. Son père, un grand exemple pour lui, était Vénérable Maître à Valdivia dans la Loge Luz y Trabajo N 32. « Je me souviens encore des voyages qui étaient effectués à la Loge chaque année. Ils ont loué un bateau à Manzanares et pendant le voyage qui a duré une heure et demie, il a été cuit avec la chaleur de la chaudière du bateau. Ils mangèrent et parlèrent. Tous mes amis que je me suis fait lors de ces promenades sont devenus maçons. Ma mère fréquentait la « Gota de Leche », une institution dirigée par les épouses des francs-maçons. Ils distribuaient du lait aux femmes à faible revenu parce que cela leur apportait une aide significative », se souvient frère Pulgar.

Il ne parle pas de tous les postes qu’il a occupés dans les officiers de la Grande Loge du Chili puis en Ecosse, et réaffirme seulement que la Franc-maçonnerie a fait partie de sa vie, et qu’il n’y a pas de meilleure école.

Frère Pouce est un maçon prudent, peu bavard, sage qui pense que « la vérité nous échappera toujours, quand nous croyons l’atteindre. Le chemin pour y parvenir peut être la science, l’art, la philosophie, car chacun est libre de choisir le chemin. Le scientifique, l’artiste ou le philosophe finissent par se comprendre, à partir de conceptions différentes mais complémentaires », a ajouté frère Pulgar.

Un face-à-face intellectuel inédit : « Ainsi parlait ChatGPT : Quand l’intelligence artificielle questionne l’humanité »

Ainsi Parlait ChatGPT est bien plus qu’un simple compte-rendu de conversation entre un journaliste et une machine. C’est une œuvre intelligente, captivante et profondément humaine qui interroge les limites de la technologie et de la pensée humaine. François Deymier a réussi à créer un livre accessible et amusant, qui aborde des questions philosophiques, éthiques et sociétales d’une importance cruciale, loin de tomber dans la fascination technologique ou le catastrophisme.

François Deymier

À travers son ouvrage, publié chez Diateino, François Deymier nous invite ainsi à une exploration unique de l’intelligence artificielle (IA) à travers un dialogue quotidien avec un modèle de langage avancé, ChatGPT, rebaptisé affectueusement « Jazz ». À la manière d’un journal de bord, l’auteur ne se contente pas d’explorer les capacités techniques de l’IA, mais plonge dans des sujets contemporains de manière ludique et intellectuellement stimulante.

Une structure narrative originale
L’une des grandes forces du livre réside dans sa structure. François Deymier organise son récit en chapitres correspondant aux jours de sa conversation avec Jazz. Ce format quotidien, presque intime, permet au lecteur de s’immerger progressivement dans cet univers où l’homme dialogue avec une machine. L’auteur ne nous présente pas seulement une série de questions-réponses impersonnelles ; il développe une véritable relation avec cette IA. Le ton est souvent léger, parfois philosophique, et le lecteur se sent en confiance pour explorer avec Deymier les méandres de ce dialogue unique.

Dans cet échange à la fois méthodique et spontané, le journaliste commence par poser des questions simples à Jazz, mais très vite, il approfondit ses interrogations, se demandant s’il est possible de discuter avec une entité dépourvue de mémoire et d’émotions. Cette montée en puissance du dialogue est l’une des réussites de l’ouvrage : au fil des pages, ce qui semblait n’être qu’un simple test des capacités techniques de l’IA devient une exploration des limites de la machine et, en creux, des limites de la pensée humaine.
Le journaliste réussit à rendre des concepts complexes — la nature de l’intelligence, la conscience artificielle, ou encore les enjeux éthiques de l’IA — compréhensibles à un large public, sans pour autant simplifier à l’excès. Le lecteur non spécialiste se laisse emporter par le flux de la conversation tout en étant confronté à des questions essentielles.

Une réflexion philosophique fascinante

L’intelligence artificielle, dans l’imaginaire collectif, est souvent associée à des questions existentielles sur l’avenir de l’humanité. Depuis les œuvres d’Isaac Asimov et de Philip K. Dick, la littérature et la science-fiction ont préparé le terrain pour des réflexions profondes sur ce que signifie réellement l’intelligence, la conscience, ou encore la responsabilité morale dans un monde où l’IA joue un rôle grandissant. François Deymier, avec Ainsi Parlait ChatGPT, se place dans cette lignée en posant des questions fondamentales sur la nature même de l’intelligence et sur la relation que nous entretenons avec les machines.
Dans cette partie, Jazz est questionné sur son origine, son but, et la différence entre l’IA et l’intelligence humaine. Ces questions presque naïves s’avèrent rapidement être de véritables déclencheurs de réflexions profondes. Peut-on considérer Jazz comme une entité intelligente alors qu’il n’a ni émotions, ni conscience de lui-même ? Est-il possible d’attribuer une forme de vie à une machine aussi sophistiquée, même si elle ne possède aucune capacité à ressentir ou à se souvenir ? Ces interrogations ne reçoivent pas de réponses définitives dans le livre, mais elles ouvrent des pistes de réflexion qui passionneront autant les philosophes que les amateurs de technologie.
Un point à souligner est que ce livre ne tombe pas dans la fascination aveugle pour la technologie. L’auteur n’idolâtre pas Jazz ; au contraire, il en pointe les limites et les défauts. Les réponses de l’IA sont souvent neutres, prudentes, et dénuées de véritable personnalité. Cela conduit l’auteur à réfléchir sur l’importance des émotions dans l’intelligence humaine et sur ce qui distingue véritablement l’homme de la machine. Jazz, malgré sa capacité à répondre de manière cohérente et informative, ne peut comprendre ni l’humour, ni la souffrance, ni l’amour — des éléments qui sont pourtant au cœur de l’expérience humaine.

Cependant, à mesure que le dialogue progresse, quelque chose d’étrange se produit. Jazz commence à surprendre le journaliste par des réponses inattendues, parfois presque philosophiques. L’IA, qui se présente d’abord comme un simple agrégateur de données, semble soudain capable d’exprimer des idées, voire des opinions. Cela ouvre une réflexion fascinante sur la nature même de l’intelligence artificielle : est-elle simplement une machine répondant de manière mécanique aux stimuli, ou bien sommes-nous, humains, trop enclins à lui prêter des intentions et des pensées qu’elle n’a pas ?

Une exploration des enjeux éthiques et sociétaux

Au-delà de la réflexion philosophique, Ainsi Parlait ChatGPT aborde des questions éthiques brûlantes. L’intelligence artificielle est-elle une menace pour l’emploi ? Peut-elle réellement remplacer les humains dans certains domaines ? Jusqu’à quel point pouvons-nous faire confiance à une machine pour prendre des décisions qui affectent des vies humaines ? Autant de questions que l’auteur pose à Jazz et auxquelles l’IA répond avec une prudence qui contraste avec la complexité du sujet.
L’ouvrage se distingue par sa capacité à éviter les pièges de l’alarmisme ou de l’optimisme naïf. François Deymier ne cherche pas à démontrer que l’intelligence artificielle va détruire le monde, ni à prouver qu’elle résoudra tous les problèmes de l’humanité : il propose une vision équilibrée, montrant les avantages et les inconvénients de cette technologie. Jazz, dans ses réponses, rappelle souvent que l’utilisation de l’IA dépend entièrement de la manière dont les humains choisissent de l’employer. C’est un outil puissant, certes, mais il peut aussi devenir dangereux si on l’utilise sans discernement.

Une approche humaine et ludique

L’un des charmes de Ainsi Parlait ChatGPT réside dans le ton humain que le narrateur adopte tout au long du livre. Bien que le sujet soit sérieux et parfois technique, il ne se prend jamais trop au sérieux. Il traite Jazz avec une touche d’humour et de légèreté, créant ainsi un contraste saisissant entre la froideur de l’intelligence artificielle et la chaleur de l’intelligence humaine.
Les moments les plus savoureux du livre sont ceux où Jazz, cette machine supposée parfaite, commet des erreurs ou s’emmêle dans ses réponses. L’auteur les appelle affectueusement des « perles », et ces moments d’improvisation ou de confusion donnent à l’IA un caractère presque humain. Le lecteur se surprend à rire de ces situations absurdes où l’IA, dans sa volonté de tout maîtriser, se trompe royalement.
Ces erreurs ne font que renforcer l’idée que, malgré toutes ses prouesses techniques, l’IA reste profondément limitée par sa nature algorithmique. Jazz peut paraître intelligent, mais il ne possède ni le sens commun ni la capacité de réflexion critique propres aux humains. Cependant, c’est précisément cette imperfection qui rend l’IA fascinante et qui pousse François Deymier à continuer d’explorer ses capacités, jour après jour.

Détails

Infos : 332 pages, 140 x 210 mm, 416g
Parution : octobre 2024
Editeur :DIATEINO
EAN : 9782354567941
ISBN : 978-2-35456-794-1
Prix : 21,00€
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Grande Loge de France – L’Appel 2024 à la Fraternité et la Paix

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De notre confrère radiofrance.fr

En octobre 2020, après le choc de l’assassinat de Samuel Paty, et dans la continuité des nombreux témoignages publiés alors, la Grande Loge de France avait lancé un « Appel », rappelant les fondements humanistes de son obédience, dont voici la 2e édition.

Cette deuxième édition, née de la volonté du Grand Maître Thierry Zaveroni, entre en résonance avec un contexte international tendu, fragilisé par les guerres et la montée en puissance des communautarismes et extrémismes qui traversent l’actualité. Comme autant de réponses à ce malaise ambiant, ces récits du Grand Maître et de plusieurs Frères de la Grande Loge de France réaffirment les principes et les engagements intangibles du franc-maçon et notamment les valeurs de fraternité et d’engagement de la jeunesse

Brice Châtel et Jean-Michel Dardour reviennent sur les fondements de l’Appel 2024 de la Grande Loge de France, pourquoi l’obédience décide de prendre la parole pour défendre certaines valeurs fondamentales.

Visuel de la 2e édition de "L'Appel" rappelant les valeurs essentielles du vivre-ensemble et les fondements humanistes de la Grande Loge de France
Visuel de la 2e édition de « L’Appel » rappelant les valeurs essentielles du vivre-ensemble et les fondements humanistes de la Grande Loge de France – GLDF

Revenant sur la question de l’individualisme de nos sociétés, nos deux invités précisent comment la franc-maçonnerie réconcilie ainsi le franc-maçon avec la notion d’effort et de « devoir » pour parvenir à un objectif, à un idéal, alors même que nos sociétés évoluent vers toujours plus d’individualisme et d’exigences de droits individuels ; comment la franc-maçonnerie permet échapper à une vie « égotique et vide ».

« La jeunesse n’aime pas les vaincus » écrivait Simone de Beauvoir. Brice Châtel et Jean-Michel Dardour abordent la force de l’engagement de la jeunesse et les liens intergénérationnels que les loges encouragent.

Une franc-maçonnerie du temps long et du combat, Jean-Michel Dardour rappelant avec George Orwell, que « dire la Vérité est un acte révolutionnaire ».

En commémorant les assassinats de Samuel Paty et Dominique Bernard, professeurs victimes de la barbarie, Brice Châtel et Jean-Michel Dardour exhortent les véritables valeurs de la « vraie vie » et de la fraternité.

Les cafés maçonniques de Georges Troispoints Moselle

L’association Georges troisPoints organise ses traditionnels cafés maçonniques depuis plus de 8 ans maintenant. Mais de quoi s’agit-il ?

Un café maçonnique, c’est un temps durant lequel des Francs-maçons viennent à la rencontre d’un public profane. Autour d’un verre, dans une ambiance la plus détendue possible, et souvent dans un café, le public peut s’adresser à des « initiés » et poser toutes les questions qui viennent à l’esprit. L’entrée est libre , gratuite, chacun s’installe où il veut. L’idée est de créer un climat où l’échange est la règle. L’objectif est d’informer sur ce que font les Francs-maçons dans leurs loges, et aussi de dire ce qu’ils ne font pas ! Parce qu’on en entend parfois des vertes et des pas mûres au sujet de la Franc-maçonnerie.

Les sujets qui sont abordés

Lors des cafés maçonniques, si le public peut poser n’importe quelle question, il y a malgré tout un fil rouge. C’est souvent une question : Par exemple, qu’est ce qu’un rite ? Qu’est ce qu’un rituel ? Comment entrer en Franc-Maçonnerie et Pourquoi ?

Deux dates à retenir : le 22 octobre à Metz et le 4 novembre à Sarreguemines !

Les 22 octobre 2024 à Metz au café les deux marronniers et le 4 novembre 2024 à Sarreguemines au café Uni-K l’Arrosoir, les bénévoles de Georges Troispoints vous donnent rendez-vous à 18h30.

Mais au fait, c’est quoi Georges Troispoints?

Georges troispoints, c’est une association de Francs-maçons, initiés au Droit Humain, qui en 2016 ont décidé de ne plus laisser les médias organiser la communication concernant la Franc-maçonnerie.

indépendamment de leurs engagements vis à vis de l’APFDH et de l’Ordre Maçonnique Mixte International le Droit Humain, ces Francs-Maçons se sont décidés à entrer en conatct direct avec les profanes qui peuvent être curieux, inquiets ou intéressés par la franc-Maçonnerie. L’idée est simple : ceux qui peuvent le mieux parler de la Franc-Maçonnerie, ce sont les francs-Maçons ! Venez visiter notre site pour en savoir plus : https://www.georges-troispoints.fr/associations-locales/g3p-moselle

Mystères anciens et sociétés secrètes qui ont influencé le symbolisme maçonnique moderne

De notre confrère universalfreemasonry.org – Par Manly P. Hall

La première partie d’une série d’articles tirés de l’opus magnum de Manly P. Hall, The Secret Teachings of All Ages, sur les influences anciennes sur la maçonnerie moderne, décrit les origines de notre métier telles qu’elles peuvent être trouvées dans l’histoire mystique du monde de l’antiquité.


Lorsqu’ils sont confrontés à un problème impliquant l’utilisation des facultés de raisonnement, les individus dotés d’une forte intelligence gardent leur équilibre et cherchent à trouver une solution en obtenant des faits qui se rapportent à la question. Ceux qui ont une mentalité immature, en revanche, lorsqu’ils sont confrontés de la même manière, sont dépassés. Alors que les premiers peuvent être qualifiés pour résoudre l’énigme de leur propre destinée, les seconds doivent être conduits comme un troupeau de moutons et enseignés dans un langage simple. Ils dépendent presque entièrement du ministère du berger. L’apôtre Paul a dit que ces petits doivent être nourris avec du lait, mais que la viande est la nourriture des hommes forts. L’insouciance est presque synonyme d’enfantillage, tandis que la prévenance est le symbole de la maturité.

Il n’y a cependant que peu d’esprits mûrs dans le monde ; Et c’est ainsi que les doctrines philosophico-religieuses des païens ont été divisées pour répondre aux besoins de ces deux groupes fondamentaux de l’intellect humain, l’un philosophique, l’autre incapable d’apprécier les mystères les plus profonds de la vie. À quelques perspicaces étaient révélés les enseignements ésotériques ou spirituels, tandis que le grand nombre non qualifié ne recevait que des interprétations littérales, ou exotériques. Afin de simplifier les grandes vérités de la nature et les principes abstraits de la loi naturelle, les forces vitales de l’univers ont été personnifiées, devenant les dieux et les déesses des mythologies anciennes. Tandis que les multitudes ignorantes apportaient leurs offrandes aux autels de Priape et de Pan (divinités représentant les énergies procréatrices), les sages ne reconnaissaient dans ces statues de marbre que des concrétions symboliques de grandes vérités abstraites.

Dans toutes les villes du monde antique, il y avait des temples pour le culte et l’offrande publics. Dans chaque communauté se trouvaient également des philosophes et des mystiques, profondément versés dans les traditions de la nature. Ces individus étaient généralement regroupés, formant des écoles philosophiques et religieuses isolées. Les plus importants de ces groupes étaient connus sous le nom de Mystères. Beaucoup de grands esprits de l’antiquité ont été initiés à ces fraternités secrètes par des rites étranges et mystérieux, dont certains étaient extrêmement cruels. Alexander Wilder définit les Mystères comme « des drames sacrés joués à des périodes déterminées. Les plus célèbres furent ceux d’Isis, de Sabazius, de Cybèle et d’Éleusis. Après avoir été admis, les initiés furent instruits dans la sagesse secrète qui avait été conservée pendant des siècles. Platon, initié de l’un de ces ordres sacrés, a été sévèrement critiqué parce que, dans ses écrits, il a révélé au public de nombreux principes philosophiques secrets des Mystères.

Chaque nation païenne avait (et a) non seulement sa religion d’État, mais une autre dans laquelle les élus philosophiques seuls ont pu entrer. Beaucoup de ces anciens cultes ont disparu de la terre sans révéler leurs secrets, mais quelques-uns ont survécu à l’épreuve des âges et leurs symboles mystérieux sont toujours préservés. Une grande partie du ritualisme de la franc-maçonnerie est basée sur les épreuves auxquelles les candidats étaient soumis par les anciens hiérophantes avant que les clés de la sagesse ne leur soient confiées.

Peu de gens se rendent compte à quel point les anciennes écoles secrètes ont influencé les intellects contemporains et, à travers ces esprits, la postérité. Robert Macoy, 33°, dans son Histoire générale de la franc-maçonnerie, rend un magnifique hommage au rôle joué par les anciens Mystères dans l’édification de l’édifice de la culture humaine. Il dit, en partie :

Il semble que toute la perfection de la civilisation et tous les progrès réalisés dans la philosophie, la science et l’art parmi les anciens sont dus à ces institutions qui, sous le voile du mystère, ont cherché à illustrer les vérités les plus sublimes de la religion, de la morale et de la vertu, et à les imprimer dans le cœur de leurs disciples. la résurrection de l’homme à la vie éternelle, à la dignité de l’âme humaine, et pour amener le peuple à voir l’ombre de la divinité, dans la beauté, la magnificence et la splendeur de l’univers.

Avec le déclin de la vertu, qui a précédé la destruction de toutes les nations de l’histoire, les Mystères sont devenus pervertis. La sorcellerie a pris la place de la magie divine. Des pratiques indescriptibles (telles que les Bacchanales) ont été introduites, et la perversion a régné en maître ; car aucune institution ne peut être meilleure que les membres qui la composent. Désespérés, les quelques fidèles cherchèrent à préserver les doctrines secrètes de l’oubli. Dans certains cas, ils ont réussi, mais le plus souvent, l’arcane était perdu et il ne restait que la coquille vide des Mystères.

Thomas Taylor a écrit : « L’homme est naturellement un animal religieux. » Dès les premières lueurs de sa conscience, l’homme a adoré et vénéré les choses comme symboliques de la chose invisible, omniprésente, indescriptible, sur laquelle il n’a pratiquement rien pu découvrir. Les Mystères païens se sont opposés aux chrétiens au cours des premiers siècles de leur église, déclarant que la nouvelle foi (le christianisme) n’exigeait pas la vertu et l’intégrité comme conditions préalables au salut. Celse s’est exprimé à ce sujet en ces termes caustiques :

« Que je n’accuse pas les chrétiens plus amèrement que la vérité ne l’exige, on peut donc conjecturer que les crieurs qui appellent les hommes à d’autres mystères proclament ce qui suit : « Que celui qui approche est celui dont les mains sont pures et dont les paroles sont sages. » Et encore, d’autres proclament : « Que s’approche celui qui est pur de toute méchanceté, dont l’âme n’a conscience d’aucun mal et qui mène une vie juste et droite. » Et ces choses sont proclamées par ceux qui promettent une purification de l’erreur. Écoutons maintenant qui sont ceux qui sont appelés aux mystères chrétiens : celui qui est pécheur, celui qui est insensé, celui qui est insensé, et celui qui, en somme, est misérable, le royaume de Dieu le recevra. N’appelez-vous donc pas pécheur un homme injuste, un voleur, un cambrioleur, un magicien, un sacrilège et un voleur de sépulcres ? Quelles autres personnes le crieur nommerait-il, qui appelleraient les voleurs ensemble ?

Ce n’était pas la vraie foi des premiers mystiques chrétiens que Celse attaquait, mais les fausses formes qui se glissaient même à son époque. Les idéaux du christianisme primitif étaient basés sur les normes morales élevées des mystères païens, et les premiers chrétiens qui se réunissaient sous la ville de Rome utilisaient comme lieux de culte les temples souterrains de Mithra, dont le culte a été emprunté en grande partie au sacerdotalisme de l’église moderne.

Les philosophes de l’Antiquité croyaient qu’aucun homme ne pouvait vivre intelligemment s’il n’avait pas une connaissance fondamentale de la nature et de ses lois. Avant que l’homme puisse obéir, il doit comprendre, et les Mystères ont été consacrés à instruire l’homme concernant l’opération de la loi divine dans la sphère terrestre. Peu des premiers cultes vénéraient réellement des divinités anthropomorphes, bien que leur symbolisme puisse laisser croire qu’ils le faisaient. Ils étaient moralisateurs plutôt que religieux ; philosophique plutôt que théologique. Ils ont enseigné à l’homme à utiliser ses facultés plus intelligemment, à être patient face à l’adversité, à être courageux face au danger, à être vrai au milieu de la tentation et, surtout, à considérer une vie digne comme le sacrifice le plus acceptable à Dieu, et son corps comme un autel sacré à la Divinité.

Le culte du soleil a joué un rôle important dans presque tous les premiers mystères païens. Cela indique la probabilité de leur origine atlante, car les habitants de l’Atlantide étaient des adorateurs du soleil. La divinité solaire était généralement personnifiée comme une belle jeunesse, avec de longs cheveux dorés pour symboliser les rayons du soleil. Ce Dieu Soleil doré a été tué par de méchants bandits, qui personnifiaient le principe maléfique de l’univers. Par le biais de certains rituels et cérémonies, symboliques de purification et de régénération, ce merveilleux Dieu du Bien a été ramené à la vie et est devenu le Sauveur de son peuple. Les processus secrets par lesquels Il a été ressuscité symbolisaient les cultures par lesquelles l’homme est capable de surmonter sa nature inférieure, de maîtriser ses appétits et d’exprimer le côté supérieur de lui-même. Les Mystères ont été organisés dans le but d’aider la créature humaine en lutte à réveiller les puissances spirituelles qui, entourées de l’anneau flamboyant de la luxure et de la dégénérescence, dormaient dans son âme. En d’autres termes, l’homme s’est vu offrir un moyen par lequel il pouvait regagner son état perdu. (Voir Siegfried de Wagner.)

Dans le monde antique, presque toutes les sociétés secrètes étaient philosophiques et religieuses. Pendant les siècles médiévaux, elles étaient principalement religieuses et politiques, bien qu’il restât quelques écoles philosophiques. À l’époque moderne, les sociétés secrètes, dans les pays occidentaux, sont en grande partie politiques ou fraternelles, bien que dans quelques-unes d’entre elles, comme dans la maçonnerie, les anciens principes religieux et philosophiques survivent encore.

L’espace interdit une discussion détaillée sur les écoles secrètes. Il y avait littéralement des dizaines de ces anciens cultes, avec des branches dans toutes les parties des mondes oriental et occidental. Certains, comme ceux de Pythagore et des Hermétistes, montrent une influence orientale décidée, tandis que les Rosicruciens, selon leurs propres proclamations, ont tiré une grande partie de leur sagesse des mystiques arabes. Bien que les écoles de mystères soient généralement associées à la civilisation, il existe des preuves que les peuples les moins civilisés des temps préhistoriques en avaient une connaissance. Les indigènes d’îles lointaines, dont beaucoup se trouvent dans les formes les plus basses de sauvagerie, ont des rituels mystiques et des pratiques secrètes qui, bien que primitives, sont d’une teinte maçonnique décidée.

Suite de la série de 3 articles demain à la même heure…

Nous sommes entrés dans le temple de la Franc-Maçonnerie à Turin

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Du site officiel du GOI – par Stefano Garzaro

Piazza Vittorio : nous descendons vers le Pô en longeant les arcades sur la gauche. Au bout de la place se trouve le bâtiment où est établie depuis la fin des années 1950 le Grand Orient d’Italie, la plus importante association maçonnique de Turin. Le bâtiment comprend dix temples, quelques bureaux et une salle de réunion. Les temples sont attribués à tour de rôle à une cinquantaine des quatre-vingts Loges du collège départemental du Piémont et du Val d’Aoste.

Accueilli par le président du Collège des Vénérables Maîtres du Piémont et de la Vallée d’Aoste, l’environnement nous apparaît comme une extension d’un musée du Risorgimento, avec de nombreux témoignages historiques : drapeaux, labarums d’anciennes loges, objets rituels, portraits des nombreux francs-maçons protagonistes du processus d’unification italienne. Parmi ceux-ci, se démarque le visage de Garibaldi : « initié » en 1844 à Montevideo, vingt ans plus tard le Héros des Deux Mondes sera élu Grand Maître du Grand Orient d’Italie.

Avec un soupçon de fierté, le visiteur voit les listes des frères francs-maçons. Depuis les années 1950, le siège turinois du Grand Orient d’Italie se trouve au 19, Piazza Vittorio Veneto ; à l’intérieur, dix temples maçonniques servent des loges turinoises de renommée mondiale telles que Franklin, Mozart, Kipling, Wilde, Conan Doyle, Gandhi, Churchill, mais aussi Duke Ellington, John Wayne, Oliver Hardy. Parmi les Italiens, toujours au hasard, Casanova, Paganini, Carducci, Fermi, Totò. Le souvenir d’un personnage timide comme le docteur Carlo Angela – le père de Piero – décédé en 1949 à San Maurizio Canavese où il dirigeait son hôpital, reconnu comme « Juste parmi les Nations » pour avoir sauvé de nombreux Juifs pendant la Shoah, ne manque pas.

Grand Orient d’Italie

Pour les uns, la franc-maçonnerie est une association éclairée et philanthropique, pour d’autres elle est une animatrice de complots planétaires, parfois confondus avec l’occultisme. Elle est certainement détestée par les dictatures de toutes couleurs, car elle est libertaire, antidogmatique, laïque. Si vous approfondissez la symbolique et les images fixes de l’intérieur du temple maçonnique de Turin : vous reconnaissez les symboles distinctifs de le compas, du triangle et de l’étoile, les scènes peintes des « francs-maçons » dans le rituel maçonnique – expliquez les affiliés – vous découvrez des outils éprouvés depuis des siècles pour suivre le chemin vers la connaissance de soi et de la réalité. L’espace physique dans lequel se déroule la vie des frères de loge qui coopèrent à ce travail de recherche est le temple, un lieu plein de colonnes, de statues, de couleurs, d’échiquiers, d’épées, de livres ; c’est un fouillis d’objets et de symboles qui étonne le profane, tandis que pour l’initié c’est un défi à relever étape par étape, en avançant sur le chemin.

Les membres des Loges tiennent à souligner que les symboles maçonniques ne cachent pas de significations secrètes : ils expliquent que la véritable révélation est le chemin lui-même. Ainsi, pour comprendre au moins approximativement ce qu’est la franc-maçonnerie et découvrir ses objectifs, il suffit d’entrer dans le temple. Hiram, l’architecte de Salomon.Commençons par les deux colonnes sur les côtés de la porte qui sépare le monde des profanes de celui des initiés. La colonne de gauche de style dorique porte la lettre B, l’initiale de Boaz, gravée dessus. Traditionnellement il est surmonté d’un globe terraque et représente l’élément masculin, le principe actif, la Force. La colonne de droite au chapiteau ionique plus élaboré porte la lettre J, initiale de Jakin, et supporte une grenade ouverte : c’est l’élément féminin, le principe passif, la Beauté. La grenade rappelle la charité, l’humilité, la fécondité. Les deux colonnes constituent l’équilibre, l’équilibre des contraires : mouvement et stabilité, destruction et création, obscurité et lumière, c’est-à-dire les contrastes à la base de la vie humaine.

colonnes

Mais qui sont Boaz et Jakin ? Ces noms nous ramènent à la Bible, au temple de Jérusalem construit par Salomon, le sage roi législateur. Le livre des Rois (7, 13-22) raconte la description du chantier de construction, exposant les lignes directrices qui, des siècles plus tard, inspireront les bâtisseurs des temples maçonniques. On lit que «le roi Salomon fit venir de Tyr Hiram, fils d’une veuve de la tribu de Nephtalk, avec pour mission de concevoir et de construire le nouveau temple.

Selon la légende issue de ces textes, Hiram aurait baptisé les colonnes d’entrée des noms de Boaz, l’ancêtre de David, et de Jachin, le grand prêtre qui inaugurerait l’édifice. Le pivot de la légende est cependant constitué par un fait divers policier, à savoir l’assassinat d’Hiram par trois ouvriers infidèles. L’architecte avait divisé les ouvriers en trois niveaux d’expertise, attribuant à chacun un mot secret à prononcer une fois payé. Boaz était le mot pour les apprentis, Jakin pour les ouvriers et Jéhovah pour les enseignants. Trois ouvriers s’empressèrent d’arracher au maître les techniques secrètes, et surtout la parole pour passer au niveau supérieur. Hiram ne parlait pas et fut donc assassiné de trois coups à la tête portés avec différents instruments. Enterré secrètement sous un acacia, le corps d’Hiram sera plus tard retrouvé par Salomon lui-même.

Le meurtre du maître et sa résurrection subséquente sont devenus symboliquement partie intégrante de la progression initiatique maçonnique. En effet, chaque étape de la vie en loge a une signification profonde, à l’image des trois étapes du chemin parcouru par les apprentis, les compagnons et les maîtres. Curieusement, le surnom attribué aux francs-maçons de « fils de veuve » est né du texte biblique, tel que le définissait l’architecte Hiram. Une forêt symbolique. Nous ne sommes pas encore entrés dans le temple et nous sommes déjà accablés par une longue digression. Elle ne sera pas la seule. Mais voilà, trois coups à la porte et la porte s’ouvre. Dans une douce lumière bleue rappelant l’aube, nous apparaît une grande salle rectangulaire, dont les côtés les plus longs sont occupés par des marches : c’est là que sont assis les frères.

D’en haut, une image des bâtisseurs du Temple maçonnique, l’entrée du Turin. Temple, symboles rituels : bougies et table du zodiaque, l’équerre et le compas, symboles de rectitude morale et de rigueur dans le jugement A l’entrée du Temple les deux colonnes rituelles : celle de gauche avec l’initiale de Boaz et celle de droite avec le « J » de Jachin , personnages de l’Ancien Testament La salle principale de l’empio de Turin. En contrebas, la crèche de nuit via Ormea 119 et Trois coups et la porte du Temple s’ouvre sur une grande pièce rectangulaire avec un plafond aussi rugueux que le ciel de l’aube et un échiquier au sol de la loggia. Au fond, on peut voir un autel – un petit autel – avec un livre fermé, entouré de candélabres. Le mur du fond est occupé par les sièges du maître et des dignitaires. Un échiquier est représenté au sol : les cases noires et blanches représentent la vie humaine, avec une alternance de moments joyeux et douloureux, d’enthousiasme et de difficulté.

noir et blanc, bien et mal, pavage de loge

C’est encore une fois l’harmonie des contraires. Sur l’échiquier, le profane se déplacera comme un pion d’échecs, alternant le blanc et le noir ; une âme spirituelle suivra plutôt le pas de l’évêque, en touchant uniquement les carrés blancs, tandis que le matérialiste choisira les noirs ; l’initié, dédié à la recherche de la Connaissance et de la Vérité, parcourra le « chemin étroit » en plaçant ses pieds sur le bord des carrés, c’est-à-dire en passant entre le blanc et le noir. Dans le temple se trouvent de nombreux objets symboliques, disposés dans différentes positions en fonction des rites dans lesquels ils sont utilisés.

Décrivons les plus importants, à partir du livre de la Loi Sacrée placé sur l’autel. Le livre représente la lumière de la foi qui domine chaque être humain, non définie par des dogmes, mais logée dans la conscience de chacun. En fait, le franc-maçon fait référence à un Être supérieur : il pourrait s’agir de la divinité d’une des religions traditionnelles, mais aussi d’une entité suprême du style des Lumières, personnifiée dans le Grand Architecte de l’Univers. Dans le temple de Turin, le Livre est la Bible, mais si nous entrions dans la loggia d’un pays islamique, nous y trouverions le Coran.

L’équerre et le compas sont superposées au livre. La première suggère la rectitude morale, l’équilibre, l’honnêteté, mais aussi l’idée de droit et de devoir, et donc de droit et de justice. Le compas est la rigueur du jugement, l’effort pour élargir la connaissance intérieure, l’ouverture à accueillir de nouvelles idées, pour élargir la vision universelle. A côté du Livre se trouvent des chandeliers, qui varient selon les rites et les circonstances. Parmi celles-ci, on retrouve la Menorah, le candélabre à sept bras symbole de la lumière de l’esprit, mais aussi des sept arts libéraux. Les candélabres avec leur lumière multiplient la Force, la Beauté et la Sagesse provenant des piliers.

Sur un banc on retrouve le t-shirt – un petit marteau – un instrument d’intelligence pour contrôler nos paroles et nos actes. Le maglietto est indispensable pour équarrir la pierre brute, qui avec beaucoup de patience deviendra lisse et cubique : la métaphore de l’engagement interne progressif auquel le franc-maçon est appelé est évidente, c’est-à-dire s’équarrir à la recherche de la perfection. L’épée flamboyante, utilisée par le vénérable Maître pour l’initiation des nouveaux francs-maçons, rappelle celle que tenait l’ange dans l’Eden biblique pour garder l’arbre de vie.

épée flamboyante
épée flamboyante

Dans le temple maçonnique, l’épée est la Lumière de l’esprit qui domine le serpent de la tentation, destiné à éloigner le vice et le mal de la Loge. mauvais. Si à l’entrée nous regardions l’échiquier, maintenant nous les élevons jusqu’au plafond où est peinte la voûte étoilée avec le Zodiaque : elle est le symbole de l’invisible, du royaume de l’absolu et de la Vérité. Selon une autre interprétation – dans la franc-maçonnerie différentes visions sont destinées à s’intégrer – les signes du zodiaque représentent l’énergie cosmique, divisée en douze signes pour aborder le travail intérieur sous douze perspectives.La Loge n’est donc pas seulement le lieu de rencontre des frères, mais aussi la représentation de l’univers, du macrocosme dans lequel l’initié évolue avec son propre corps, qui à son tour représente le microcosme.

Artisans et révolutionnaires. La voûte de terre protège la création, et donc l’humanité sans distinction de classe, d’ethnie, de religion. Les hommes « libres, de bonne volonté et de bonnes mœurs » – qualités exigées des francs-maçons – sont donc invités à la tolérance, représentée par l’écriture « Liberté, égalité, fraternité ». LE trinôme, né des Lumières et de la Révolution française, nous conduit à la naissance de la franc-maçonnerie historique. Après avoir quitté la Légende, nous nous trouvons dans un lieu physique, la véritable Loggia, c’est-à-dire la cabane en bois qui protégeait les tailleurs de pierre et les maçons médiévaux employés dans la construction des cathédrales. La Loge par extension est devenue le groupe d’ouvriers organisés, composé de compagnons experts et d’apprentis, dirigés par un maître. Les francs-maçons ou « francs-maçons » (des francs-maçons anglais ou des francs macons français) s’accordaient à observer les règles de la guilde, à s’entraider, à transmettre des connaissances techniques aux inexpérimentés, mais se gardaient bien de cesser, mais pour élargir aux discussions sur les mathématiques, la philosophie, la science et l’ésotérisme.

Les mystères de la France-maçonnerie (Par Leo Taxil)

Bientôt, les Loges s’ouvrirent aux bourgeois, marchands, nobles, ecclésiastiques, voire aux rois et princes qui voulaient participer au débat intellectuel. Les étrangers, les non-maçons accueillis dans la Loge, étaient définis comme « acceptés ». L’entrée dans la loge se faisait, et se fait encore aujourd’hui, par un rite d’initiation où les outils de travail comme l’équerre, le compas, le t-shirt et autres exprimaient leur signification symbolique. Franc-maçonnerie moderne. Au fil du temps, les francs-maçons « acceptés » sont devenus majoritaires, transformant la Loge d’opérationnelle à spéculative, c’est-à-dire vouée à la réflexion et à l’étude commune.

Siège de la GLUA à Londres
Siège de la GLUA à Londres

La naissance de la franc-maçonnerie moderne est traditionnellement fixée au 24 juin 1717, date à laquelle la Grande Loge fut fondée à Londres pour fédérer les loges du district. En 1723, le pasteur presbytérien James Anderson a compilé Les Constitutions des francs-maçons, le texte de référence pour tout franc-maçon. Parmi les principes idéaux, il y a l’invitation à discuter de l’Homme, de la liberté de pensée et de la spiritualité. Depuis la Grande Loge de Londres, la franc-maçonnerie s’est rapidement répandue dans toute l’Europe puis sur tous les continents, adoptant différents rites, confessions et coutumes. En Italie, la première Loge a été fondée en 1726 à Girifalco, en Calabre. L’État savoyard est également à l’avant-garde, enregistrant des Loges d’abord à Chambéry, en Savoie, puis à Turin.

Dans notre ville, en 1756, est née la Loggia Saint Jean de La Mystérieuse, qui rassemblait entre autres les scientifiques qui fonderaient l’Académie des Sciences, soutenus par le prince héritier puis le roi Vittorio Amedeo III. Depuis le XVIIe siècle,L’esprit de secret de la Corporate Lodge a été perdu. L’arrivée de la franc-maçonnerie moderne à Turin remonte à 1756, avec la loge subalpine « Saint Jean de la Mpstérieuse ». Puis en 1859 l’Ausonia, ancêtre du GOI. Après les persécutions du Congrès de Vienne qui interdisèrent les loges, la franc-maçonnerie italienne cessa officiellement d’exister : jusqu’à l’achèvement de l’Unification, cependant, de petits groupes restèrent en vie, qui entretenaient le feu de cette expérience.

En 1859, la loge Ausonia est fondée à Turin, première étape dans la formation d’un organisme national appelé Grande Oriente Italiano, rebaptisé plus tard Grande Oriente d’Italia, point de référence pour de nombreux protagonistes de la vie culturelle et politique du libéralisme. En Italie, des parlementaires, des officiers de l’armée, des intellectuels, parmi lesquels Goffredo Costantino Nigra, Agostino Depretis, Francesco Crispi, Giuseppe Zanardelli ou encore le très populaire maire de Rome Ernesto Nathan. Pour les francs-maçons, une fois leur croissance intérieure mûrie sous le toit étoilé de la loge, la solidarité envers les autres devient une conséquence naturelle, non seulement des frères de la loge, mais de toute personne en difficulté. À la fin du XIXe siècle, les francs-maçons s’impliquent dans la société civile pour ouvrir des soupes populaires, des écoles maternelles, des refuges de nuit pour les sans-abri, des toilettes publiques, et donc pour créer des écoles du soir et du dimanche pour les ouvriers, des bibliothèques circulantes, des coopératives de consommation, des crémations. société.

À Turin, en 1880, le médecin et hygiéniste Secondo Laura créa le premier noyau de l’hôpital pour enfants Regina Margherita ; en 1884, grâce à Tommaso Villa et Luigi Pagani, naissent les cuisines populaires qui se multiplient de Borgo Dora à San Salvario ; en 1886 naissent les premières succursales des Crèches de Nuit Umberto I, fusionnées plus tard dans la structure de via Ormea 119. La crèche de nuit est encore active aujourd’hui grâce à l’engagement de dizaines de bénévoles, en particulier des médecins et des dentistes présents dans les cliniques mises à disposition pour des gens plus marginalisés. Les années sombres du XXe siècle. Au XIXe siècle, les Lumières italiennes et la franc-maçonnerie positiviste se sont souvent heurtées à l’Église catholique, qui a réagi par des excommunications. Le dialogue avec les églises protestantes était très différent – ​​vaudois, baptiste, méthodiste qui participaient activement au Risorgimento et fournissaient des personnalités aux loges.

Un témoignage est le temple baptiste de Turin, via Passalacqua, à Porta Susa, dont l’architecture intérieure s’inspire de la loge maçonnique. Le fascisme, qui ne tolérait pas les associations indépendantes, interdit la franc-maçonnerie. La vie des loges se poursuit clandestinement et reprend ouvertement après la Libération. Les francs-maçons ont ensuite réitéré les choix démocratiques de la Constitution, à laquelle ils sont fidèles. Les années 1980 marquent une époque dramatique : les francs-maçons étaient en effet appelés à faire face à l’infiltration clandestine de comités d’affaires et de gangs mafieux déguisés en loges maçonniques. Il s’agissait de forces qui non seulement ignoraient la profondeur des rituels et des significations symboliques, mais qui foulaient aux pieds les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité dans lesquels se reconnaît la franc-maçonnerie.

La bataille est toujours ouverte. Le secret de la vie de la loge maçonnique – ingrédient si répandu dans la littérature à sensation – indispensable dans les régimes oppressifs, n’a aucune raison d’exister aujourd’hui. En témoigne le temple de la Piazza Vittorio, ouvert aux réunions et aux débats publics, tandis que grâce à Internet, il n’existe aucun rite qui ne soit largement diffusé.

Mieux vaut en rire que pleurer !

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Ça devait arriver !

Chers amis, sœurs, frères, une fois n’est pas coutume, je voudrais remercier notre confrère contributeur et chroniqueur Michel Baron. Il m’a inspiré ce nouvel article. Je me dirigeais vers une autre direction, mais après avoir son ton analyse très interessante sur le rire et l’humour, publiée il y a quelques jours et intitulée: « On n’arrête pas de rigoler en Franc-maçonnerie ! », il m’a remis sur les bons rails !


 « Cela devait arriver je me suis fait refuser l’entrée du temple dans une loge d’une obédience autre que la mienne »

Je n’avais pas avec moi « mon passeport maçonnique »!!!

J’accompagnais un jeune maître qui venait d’une autre obédience également. Lui avait les documents administratifs nécessaires, par conséquent il a pu rentrer comme visiteur et profiter pleinement de cette tenue. Cet incident mineur, certes, s’est déroulé dans la bienveillance, la courtoisie et bien sûr dans la tolérance maçonnique comme il se doit.

Pour exciter votre curiosité, et j’en resterai là, nous étions en Italie (je réside et je vis depuis vingt ans en Sardaigne). Il ne s’agissait pas d’une loge comme la Grande Loge d’Italie ou le Grand Orient d’Italie que j’ai fréquenté une dizaine d’années avant de revenir travailler sous les auspices maçonniques français depuis deux ans.

Mais qu’à cela ne tienne, je n’ai pas un calendrier de mes tenues, certainement plusieurs centaines depuis 35 ans de vie maçonnique. Au contraire, je suis heureux, avec cette soirée maçonnique originale et non complète, j’ai trouvé matière à développer dans la vidéo que je vous propose ci-dessous.