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ACRIMED s’était penché sur la fascination des MEDIAS pour le scandale maçonnique

Du site d’information acrimed.org – Par Henri Maler

Il y a douze ans déjà, Acrimed l’Obervatoire des médias qui est une association française, créée en 1996 par Henri Maler et quelques autres, dont le sociologue Patrick Champagne, spécialisée dans la critique des médias, avait consacré deux dossiers spéciaux intitulés : « Les obsessions maçonniques des hebdomadaires ». Une décénnie plus tard, nous pouvons comparer et constater que rien n’a réellement changé.

Le 4 mai 2011, nous avions consacré un article aux obsessions maçonniques de L’Express et du Point… sans passer en revue les autres hebdomadaires. Persistantes en 2012, ces obsessions resurgissent dès le début de 2013. Aussi passionnantes que les « Unes » consacrées à l’immobilier et plus inoffensives que celles qui font le commerce de l’islamophobie, les dernières révélations sur la franc-maçonnerie appellent un rappel synthétique des précédentes et quelques explications.

Dernières révélations

Sur « écrans » (un site de Libération.fr), un article d’Isabelle Ganne, daté du 1er mars 2012, titré « Les francs-maçons aux premières loges » et publié dans le quotidien recueillait les propos avisés – forcément – de quelques majestés éditoriales

 Le pénétrant Laurent Joffrin déclarait alors que le « sujet », « folklorique » à ses diresfait moins vendre : « Ça finit par s’user, tout le monde en fait maintenant. En plus, ils n’ont pas tant de pouvoir que ça. » Et pourtant, se sacrifiant sur l’autel du grand journalisme d’investigation, Le Nouvel Observateur du 3 janvier 2013 révèle tout sur :

 Le flamboyant Franz-Olivier Giesbert, du Point déclarait en 2012 : « On a l’impression d’en avoir fait le tour. Le lecteur finit par se lasser. Il faut rester créatif : si on se repose sur des vieilles recettes, ça ne marche plus. » C’est donc en raison d’une pressante actualité que Le Point – miracle de la diversité… – révèle tout à son tour sur :

 Le lumineuxChristophe Barbier, quant à lui et à la différence de ses confrères, se livrait, toujours en 2012, à cette puissante sociologie de l’État :« Il y aura toujours des choses à raconter sur la franc-maçonnerie : comme les énarques, c’est une des structurations de l’État français ». Mais L’Express de ce mois de janvier a renoncé à cet « essentiel » à « raconter » pour en trouver un autre :

Patience… L’Express reviendra sans doute plus tard sur les « structurations de l’État Français ». Le « marronnier » de la franc-maçonnerie est un vieil arbre.

Rappel synthétique

En effet, l’article déjà mentionné de Libération dressait le palmarès de ce marronnier, dont Laurent Joffrin déclarait – on ne se lasse pas de le rappeler… – qu’il est « folklorique ». Selon l’auteure de l’article, sur les dix dernières années, on pouvait compter

– Douze « Unes » pour L’Express ;
– Huit « Unes » pour Le Point ;
– Six « Unes » pour Le Nouvel Observateur.

Grâce aux archives de notre précédent article (et celles d’un « Vite dit » de Sébastien Rochat sur le site d’Arrêt sur images), petit rappel en vrac des plus récentes de ces mémorables « Unes », sans aucun respect pour l’ordre de parution.

 Dans la compétition, Le Nouvel Observateur, depuis quelques temps, avait pris du retard. Avec le numéro de ce mois de janvier 2013, il le comble partiellement.

 Le Point, en revanche, n’a pas raté sa série qui veut que depuis 2006, il publie, chaque année, un dossier en janvier, comme s’il s’agissait du mois d’une surprenante floraison hivernale de ce « marronnier ».

 Quant à L’Express, préoccupé, en janvier 2013, par « l’affaire DSK », il n’avait pas, jusqu’alors, oublié d’ enquêter …

Et même régionaliser ses enquêtes (voir en « Annexe)

Alors pourquoi ?

 Parce que c’est vendeur ? On l’a vu plus haut : Laurent Joffrin (pour Le Nouvel Observateur) et Frantz-Olivier Giesbert (pour Le Point) n’en étaient pas très sûrs. Répondant lui aussi à la journaliste de Libération, François Koch, spécialiste de la franc-maçonnerie à L’Express, constatait : « Nos trois dernières couvertures franc-maçonnes ont à peine dépassé 73 000 exemplaires […]. Ce n’est pas un marronnier lucratif, contrairement à ce qu’affirment les mauvaises langues. » 73 000 exemplaires, c’est-à-dire « la vente moyenne de l’hebdo en kiosque », précisait la journaliste de Libé

Seulement voilà, les lois de la concurrence sont dures, mais ce sont des lois. Quand on est en panne d’imagination commerciale, le moins que l’on puisse faire, c’est d’éviter de déserter le marché et d’en laisser une part aux concurrents. Concurrence par imitation, concurrence mimétique : la diversité, c’est la ressemblance !

 Parce que c’est flatteur ? Flatteur pour les lecteurs, avides de révélations sur les « secrets » ? Quels « secrets » et « quels lecteurs » ?

Sans vouloir minorer l’influence de la franc-maçonnerie, la condamner ou la défendre, force est de constater que la reproduction périodique d’ « enquêtes » qui ne varient, pour l’essentiel, que par les noms qu’elles mentionnent, flatte, sans jamais l’étancher, la soif de mystère. Elle fournit trop souvent un substitut commode à des investigations sur d’autres institutions et lieux éminents où se forment et se consolident les structures du pouvoir : conseils d’administration des grandes multinationales, grands corps d’État, cabinets ministériels, cercles mondains et cénacle internationaux…

Et surtout, à parcourir nos bons hebdomadaire sur leurs pages de gauche (celles de droite étant réservées à la publicité…), certains « secrets » sont mieux gardés que d’autres ou maintenus… « secrets ». À commencer par tous ceux que pourraient révéler des enquêtes sociales approfondies sur les ravages commis par la crise économique et sa gestion néo-libérale.

Mais ce serait oublier que le lectorat de nos « grands » hebdomadaires est un lectorat essentiellement masculin de cadres moyens et supérieurs. On se gardera bien d’en conclure qu’il ne s’intéresse qu’à l’immobilier, au classement des établissements scolaires ou des hôpitaux… et à la franc-maçonnerie. Ou que ce lectorat méprise le journalisme d’enquête sociale et qu’il réduit le journalisme d’investigation à sa caricature. Quoique…

Qu’on ne s’y trompe pas, en effet : selon nos vaillants hebdomadaires, les obsessions maçonniques relèveraient d’un véritable journalisme d’investigation et non d’une vulgaire variante du conspirationnisme, que prétendait diagnostiquer Le Point, jamais à un paradoxe près, dans un dossier publié le 5 novembre 2011 et qui se proposait notamment – c’est le titre de l’article d’ouverture – de fouiller « Dans la tête des obsédés du complot ».

On attend avec gourmandise, une enquête qui se proposerait de pénétrer dans la tête des obsédés de la franc-maçonnerie.

Henri Maler


Compléments d’enquête

1. Toujours et partout

 Le trio de tête des hebdos n’est pas seul à cultiver le « marronnier » de la franc-maçonnerie…

 … qui se développe aussi localement. …

La Tribune de Lyon (octobre 2007) Lyon Mag (avril 2008), Lyon Capitale (février 2010),

 … Et dont L’Express fait pousser les racines dans ses éditions régionales

2. Pour mémoire

Certes, l’objectif de nos preux journalistes n’est pas de persécuter la franc-maçonnerie. Mais quoi que l’on pense de celle-ci, il n’est peut-être pas inutile de rappeler qu’elle fut dreyfusarde… et pourchassée, notamment par le régime de Vichy qui avait commandité ce film, antimaçonnique et antisémite :

La Loge maçonnique des îles Canaries réédite son magazine historique « ¡Luz ! » en format numérique

De notre confrère espagnol eldiario.es – Par Efe

La publication, disponible gratuitement depuis lundi, se concentre sur la diffusion de la doctrine du rite écossais ancien et internationalement accepté.

La Grande Loge des Îles Canaries a relancé la revue maçonnique historique ¡Luz! en format numérique et axé sa diffusion de la doctrine de l’ancien rite écossais acceptée au niveau international.

Le magazine, créé en 1931 par la Loge Añaza de Santa Cruz de Tenerife, sera publié à partir de ce lundi sur le site Internet de la Grande Loge des Îles Canaries en accès libre « dans une démarche d’affirmation de la vocation atlantique de nos îles en tant que « Un pont entre l’Europe, l’Amérique et l’Afrique », a expliqué Carlos Berástegui, Grand Maître de la Grande Loge des Îles Canaries.

Outre Carlos Berástegui, étaient présents à la présentation, qui a eu lieu au Parlement des îles Canaries, Thierry Zaveroni, Grand Maître de la Grande Loge de France ; et Pierre Marie, Président de la Confédération des Grandes Loges Unies du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

Ce projet de la Grande Loge des Canaries a été rendu possible grâce à la collaboration de la Grande Loge de France et de la Confédération des Grandes Loges Unies, et d’autres obédiences maçonniques hispanophones pourront y être progressivement incorporées.

Le magazine ¡Lumière! Elle a une vocation universelle et publiera des articles de n’importe quelle partie du monde à condition qu’ils soient liés à des questions pertinentes ou actuelles entourant le Rite Écossais Ancien et Accepté, a déclaré le Grand Maître de la Grande Loge des Îles Canaries.

Il a également souligné que l’objectif « stratégique » du magazine est d’expliquer la vision sociale de la franc-maçonnerie aux francs-maçons hispanophones.

« Nous n’aimons pas les visions unilatérales de la Franc-Maçonnerie que certains tentent d’imposer », a déclaré le Grand Maître de la Grande Loge des Canaries, tandis que Thierry Zaveroni a rappelé les liens « privilégiés » entre les Francs-Maçons de France et des Canaries, un exemple de cela. ce magazine.

Pierre Marie, pour sa part, a souligné la collaboration entre les Grandes Loges des Canaries et de France, cette dernière étant la « plus importante » dans la mesure où elle respecte la doctrine du Rite Ecossais Ancien et Accepté. 

Le Cabinet de Réflexion : Un Voyage symbolique au cœur de la Franc-maçonnerie

Le Cabinet de Réflexion est une étape essentielle dans le parcours initiatique des futurs francs-maçons, un espace où se mêlent symboles, introspection et transformation. Cette pièce, souvent décrite comme le lieu de la première mort symbolique du profane, incarne à elle seule une multitude de significations ésotériques et philosophiques.

L’Entrée dans la Nuit Intérieure

Le Cabinet de Réflexion est généralement une petite pièce dépourvue de fenêtres, plongée dans l’obscurité ou éclairée seulement par une chandelle, symbolisant la quête de la lumière intérieure. L’aspirant, avant de pénétrer dans ce lieu, laisse derrière lui le monde extérieur, marquant le début d’un voyage symbolique vers la connaissance de soi et de l’univers.

La Symbolique des Éléments

Le Soleil Noir : Pendant son séjour dans le cabinet, le candidat est confronté à un soleil noir suspendu au plafond, représentant l’aveuglement, l’ignorance qui doit être transcendée pour atteindre la lumière de la vérité maçonnique.
Les Quatre Éléments : Représentés par des symboles ou des objets placés aux quatre coins de la pièce, ils incarnent les aspects fondamentaux de la nature et de l’être humain : la terre (un peu de terre ou un crâne pour la mortalité), l’eau (une coupe), l’air (une plume ou de l’encens), et le feu (la chandelle).
La Mort et la Renaissance : Le squelette, la faux ou des os croisés évoquent la mort symbolique de l’ancien soi, tandis que le miroir rappelle au postulant qu’il doit se regarder en face, se connaître pour renaître initié.

Les Couleurs et Leurs Significations

Le Blanc : Symbolise la pureté d’intention et la lumière à laquelle aspire le maçon.
Le Noir : Représente l’ignorance, le chaos, mais aussi le potentiel de transformation et de connaissance.
Le Rouge : Souvent associé au sang, à la vie, au sacrifice et à l’initiation.

Les Inscriptions Murales

Sur les murs, on trouve souvent des maximes ou des phrases en latin comme « V.I.T.R.I.O.L. » (Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem, visite l’intérieur de la terre et en rectifiant, tu trouveras la pierre cachée), qui incitent à une introspection profonde et à la recherche de la vérité intérieure.

Les Outils de Travail

Plume et Papier : Le candidat doit écrire son testament philosophique, une réflexion sur sa vie, ses motivations et ses aspirations, symbolisant la mort de l’homme ancien et la naissance du maçon.
Sablier : Représente le temps et la brièveté de la vie, invitant à la méditation sur l’éphémère.

Le Voyage de l’Initié

Le Cabinet de Réflexion n’est pas seulement un espace physique mais un moment de transition entre deux états de conscience. C’est ici que le profane se prépare à mourir symboliquement pour renaître en tant que compagnon de la fraternité maçonnique, engagé dans une quête de lumière, de vérité et de fraternité.

La Dualité et l’Alchimie

L'Alchimie, Paracelse et Hippolyte Baraduc...

L’Alchimie : Le Cabinet de Réflexion est souvent perçu comme un lieu où s’opère une transmutation alchimique de l’individu. La transformation du plomb (ignorance) en or (sagesse) est symbolisée par les étapes du parcours initiatique, où l’aspirant doit purifier ses intentions et son esprit.
Dualité : Le noir et le blanc, le jour et la nuit, la mort et la renaissance, tous ces éléments illustrent la dualité inhérente à la condition humaine et à l’expérience maçonnique. Cette dualité est un thème central dans beaucoup de philosophies et pratiques ésotériques, reflétant le chemin vers l’unité et l’harmonie.

Le Silence et la Solitude

Le Silence : Le silence imposé dans le Cabinet de Réflexion est un symbole puissant de l’écoute de soi-même, de la méditation profonde et de la communion avec le divin ou l’universel. C’est dans le silence que l’on peut entendre la voix intérieure, la voix de l’âme.
La Solitude : Être seul dans le Cabinet de Réflexion est une métaphore de la solitude nécessaire pour se retrouver, pour faire face à soi-même sans les distractions du monde extérieur. C’est une solitude qui prépare à la fraternité, à la compréhension de l’autre à travers l’introspection.

Les Instruments de Liberté

L’Équerre et le Compas : Bien qu’ils ne soient pas toujours présents dans le Cabinet de Réflexion, ces instruments géométriques symbolisent respectivement la rectitude morale et la spiritualité, la nécessité de travailler sur soi-même pour atteindre un équilibre parfait entre le matériel et le spirituel.

Variations Culturelles et Rituelles

Différences entre Obédiences : Il peut être intéressant de noter comment différentes obédiences maçonniques ou rites (comme le Rite Écossais Ancien et Accepté, le Rite Français, etc.) peuvent interpréter ou représenter le Cabinet de Réflexion de manière distincte, ajoutant des symboles ou des pratiques spécifiques.
Influence Historique et Géographique : L’histoire et la culture locale peuvent influencer la manière dont le Cabinet de Réflexion est conçu ou pratiqué. Par exemple, en France, l’influence de la philosophie des Lumières peut donner une touche particulière à cette pratique.

Les Symboles de Transition

La Porte : La porte du Cabinet de Réflexion symbolise le passage entre deux mondes, le profane et le sacré, l’ignorance et la connaissance. Elle est souvent fermée pour signifier l’isolement nécessaire à l’introspection, mais est aussi le moyen par lequel l’initié sortira transformé.

Conclusion

L’Impact sur le Franc-Maçon : Vous pourriez élargir la conclusion en discutant de l’impact durable de cette expérience sur la vie maçonnique du nouvel initié. Comment ce moment marque le début non seulement de sa vie dans la fraternité mais aussi de son engagement personnel à une vie de réflexion, de travail sur soi et de fraternité.

Cette expérience dans le Cabinet de Réflexion est profondément personnelle et variée selon les rites et les obédiences, mais elle porte toujours la marque d’un passage initiatique où l’individu est confronté à ses propres limites, à ses craintes et à son potentiel. Ce voyage intérieur est le premier d’une longue série de réflexions qui définiront le chemin maçonnique de chacun, un chemin vers la sagesse, la vertu et la connaissance de soi.

Sources :

« Le Symbolisme Maçonnique » par Daniel Ligou, PUF.
« Les Symboles de la Franc-Maçonnerie » par Paul Naudon, Dervy.
« Rites et Symboles de la Franc-Maçonnerie » par Jean-Pierre Bayard, Payot.

« Dixieland Seniors » : Jazz de la Nouvelle-Orléans et Franc-maçonnerie

Les Dixieland Seniors, un groupe de musiciens amateurs mais passionnés, sont les gardiens du jazz authentique de La Nouvelle-Orléans. Ils jouent chaque troisième vendredi du mois au Petit Journal Saint-Michel à Paris depuis trois décennies, offrant ainsi un voyage temporel et musical à ceux qui les écoutent. Mais au-delà de la musique, il y a une connexion profonde avec les valeurs de la franc-maçonnerie que nous allons explorer.

Le Jazz de La Nouvelle-Orléans et Les Dixieland Seniors

Le style Dixieland, né dans les rues de La Nouvelle-Orléans, est caractérisé par son esprit joyeux, son improvisation collective et sa richesse mélodique. Les Dixieland Seniors incarnent cet héritage avec brio. Non professionnels mais très compétents, ils transmettent cette musique avec une passion qui transcende la simple performance. Leur approche ludique et rigoureuse à la fois crée une atmosphère de complicité et d’entente au sein du groupe, reflétant l’esprit de fraternité et de perfectionnement constant cher à la franc-maçonnerie.

Lien avec la Franc-Maçonnerie

Il est fascinant de noter que certains membres des Dixieland Seniors sont également francs-maçons. Cette double affiliation n’est pas fortuite. Les valeurs de devoir, de tolérance, de courage, de travail et de liberté de conscience que l’on retrouve dans la franc-maçonnerie résonnent profondément avec celles promues par le jazz de La Nouvelle-Orléans. L’improvisation, par exemple, symbolise la liberté d’expression, où chaque musicien peut exprimer ses émotions, créant un dialogue musical qui est en soi un acte de communication universelle et spirituelle.

Histoire et Influence Mutuelle

Historiquement, la franc-maçonnerie a été un soutien majeur pour les musiciens de jazz, notamment à une époque où les artistes noirs cherchaient des lieux pour se produire et exprimer leur art. Les loges maçonniques étaient souvent des endroits où se tenaient des bals et des concerts, fournissant ainsi une plateforme essentielle pour les musiciens. Des figures emblématiques comme Duke Ellington, Louis Armstrong, et Count Basie, tous membres de la franc-maçonnerie Prince Hall, ont vu leurs carrières et leurs engagements sociaux renforcés par ces liens.

Impact Social et Culturel

Le jazz n’a pas seulement été un moyen d’expression artistique mais aussi un puissant outil d’émancipation. La franc-maçonnerie, avec ses principes d’égalité et de fraternité, a servi de cadre pour la lutte contre les injustices raciales, préparant le terrain pour les mouvements des droits civiques. La musique des Dixieland Seniors, interprétée avec charisme et passion, continue cette tradition, promouvant l’espoir et l’unité au-delà des frontières raciales et culturelles.

Les Dixieland Seniors sont plus que des gardiens d’un style musical; ils sont des passeurs de valeurs, des connecteurs entre le sacré et le profane, et des promoteurs d’un monde meilleur à travers le jazz. Leur engagement dans la franc-maçonnerie n’est pas anodin mais une continuation de cette quête de perfectionnement personnel et collectif, de fraternité et d’amour de l’humanité. À travers leurs notes joyeuses et leurs improvisations, ils rappellent que la musique peut être un puissant vecteur de changement et d’harmonie.

Le groupe au complet

Site web officiel du groupe

Le Dessin de Jissey : « La Symbolique des Poudres Blanche et Noire dans les Agapes maçonniques »

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Les agapes maçonniques, ces moments de fraternité et de convivialité qui suivent les tenues de loge, sont souvent riches en symboles. Parmi les pratiques les plus remarquables, l’usage de la poudre blanche et de la poudre noire se distingue par sa profondeur symbolique.

La Poudre Blanche : Symbole de Pureté et de Lumière

La poudre blanche, souvent du sel, est utilisée pour symboliser la pureté, la lumière et la vérité. Lors des agapes, elle est parfois répandue sur la table ou autour des plats pour rappeler aux francs-maçons leur engagement à la transparence, à l’honnêteté et à la rectitude morale. Le sel, un élément essentiel pour la vie, souligne également l’importance de la fraternité et de la sagesse dans les relations humaines. Dans certains rites, il peut être versé en une ligne droite, symbolisant la voie droite que le maçon doit suivre.

La Poudre Noire : Symbole de l’Ignorance et du Chaos

À l’inverse, la poudre noire, souvent du charbon ou de la terre, représente l’ignorance, le chaos et parfois la mort symbolique du profane. Elle peut être utilisée pour marquer le contraste entre la lumière et l’obscurité, entre la connaissance et l’ignorance. Dans certains rituels, elle peut être dispersée pour rappeler aux participants l’importance de la transformation personnelle, de la mort symbolique de l’ancien soi pour renaître en tant que maçon engagé dans la recherche de la vérité.

L’Interaction des Deux Poudres

L’utilisation conjointe de ces poudres lors des agapes illustre une dualité fondamentale : la coexistence de la lumière et de l’obscurité, du bien et du mal, du connu et de l’inconnu. Cette interaction symbolique sert de rappel constant que le chemin vers la sagesse et la vertu est semé d’embûches, mais qu’il est essentiel de travailler à purifier son âme, à transformer l’obscurité en lumière.

Le Rôle dans les Agapes

Ces poudres ne sont pas seulement des symboles statiques ; elles sont parfois intégrées dans des rituels où les francs-maçons peuvent participer à leur dispersion ou à leur mélange. Cela peut se faire dans une atmosphère de réflexion, où chaque participant médite sur l’équilibre entre ces forces opposées dans leur vie personnelle et maçonnique.

Conclusion

Les agapes maçonniques, au-delà de leur aspect festif et fraternel, sont des moments privilégiés pour l’introspection et l’enseignement symbolique. L’utilisation de la poudre blanche et noire est une manière subtile mais puissante de rappeler aux membres de la fraternité les valeurs et les défis intrinsèques à la quête maçonnique. Ces symboles, bien que simples, invitent à une profonde réflexion sur l’être humain, son parcours vers la lumière et l’importance de la fraternité.

Sources :

« Les Symboles de la Franc-Maçonnerie » par Paul Naudon, Dervy.
« Rites et Symboles de la Franc-Maçonnerie » par Jean-Pierre Bayard, Payot.

« Le Chevalier à l’Armure Rouillée » : un récit initiatique écho des idéaux maçonniques

Robert Fisher

Le roman « Le Chevalier à l’Armure Rouillée » de Robert Fisher, bien qu’apparemment destiné à un jeune public, offre une allégorie de la quête de soi qui résonne profondément avec les enseignements et les symboles de la franc-maçonnerie.

Résumé du roman : une quête de libération

« Le Chevalier à l’Armure Rouillée » raconte l’histoire d’un chevalier qui, fier de son armure brillante, la porte jour et nuit jusqu’à ce qu’elle se corrode, l’emprisonnant littéralement dans son propre symbole de gloire. Sa quête pour se libérer de cette prison de métal l’emmène à travers trois châteaux symboliques : le Château du Silence, le Château de la Connaissance, et enfin le Château de la Volonté et de l’Audace. C’est à travers ces épreuves qu’il apprend à se connaître, à se dépouiller de ses peurs et de ses illusions pour devenir « amour », pour citer le livre.

Parallèles avec la Franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie est une société initiatique où le parcours de chaque membre est une quête de lumière, de connaissance et de perfectionnement moral. Voici comment « Le Chevalier à l’Armure Rouillée » peut être interprété à travers un prisme maçonnique :

  • L’armure comme métaphore du moi : L’armure du chevalier peut être vue comme l’ego ou la fausse identité que l’on construit, une illusion matérielle qui empêche la véritable connaissance de soi. La maçonnerie enseigne à se « dépouiller » de ces illusions pour atteindre une compréhension plus authentique de l’existence.
  • Le voyage initiatique : Le parcours du chevalier à travers les châteaux symboliques rappelle les degrés maçonniques où chaque étape du chemin initiatique est une leçon à apprendre, un aspect de soi à explorer. Le silence, la connaissance, et le courage sont tous des thèmes centraux dans le travail maçonnique.
  • Le château du silence : Ce château où le chevalier apprend à écouter son for intérieur est analogue à la méditation et à l’introspection encouragées dans la maçonnerie. C’est un lieu où l’on se défait du bruit extérieur pour entendre la voix de la sagesse intérieure.
  • Le château de la connaissance : La recherche de la connaissance est un pilier de la franc-maçonnerie, où l’on aspire à devenir toujours plus éclairé. Ce château représente l’importance de l’apprentissage, non seulement des savoirs extérieurs mais aussi de la compréhension de soi.
  • Le château de la volonté et de l’audace : Ici, le chevalier trouve la force d’affronter ses peurs, un thème que l’on retrouve dans l’initiation maçonnique où le courage de changer et de s’améliorer est essentiel.
  • La libération et la transformation : Le but ultime du chevalier est de se libérer de son armure pour devenir « amour », symbolisant la transformation personnelle. La maçonnerie vise également à transformer l’individu, de la « pierre brute » à la « pierre taillée », prête à participer à la construction d’un monde meilleur.

Symboles et rituels

La franc-maçonnerie utilise des symboles comme l’équerre, le compas, et le tablier pour illustrer le travail sur soi et la construction de l’édifice humain. L’armure rouillée du chevalier peut être comparée à ces outils, servant de rappel constant du travail nécessaire pour se libérer des contraintes de l’ego et des illusions du monde matériel.

Approfondissement des symboles et des leçons

Pour approfondir les liens entre le roman de Robert Fisher et la franc-maçonnerie, voici quelques aspects supplémentaires :

  • L’illusion de la perfection : Le chevalier commence par croire que son armure brillante est synonyme de perfection, mais il découvre que cette perfection est illusoire et restrictive. La maçonnerie enseigne que la perfection n’est pas un état d’arrivée mais un processus continu, où l’on apprend de ses imperfections pour progresser.
  • La force de la volonté : Le passage par le Château de la Volonté et de l’Audace illustre la nécessité de la détermination dans la transformation personnelle, un principe central en maçonnerie où chaque frère doit persévérer dans son travail sur lui-même.
  • L’amour et la fraternité : À la fin de son voyage, le chevalier devient « amour ». En franc-maçonnerie, l’amour fraternel, ou philanthropie, est une valeur fondamentale, encourageant la compassion, l’entraide et la bienveillance, non seulement dans la loge mais aussi dans la vie quotidienne.

L’application pratique dans le travail maçonnique

Les francs-maçons peuvent trouver dans le récit de Fisher des leçons applicables à leur propre parcours :

  • Rituels et symboles : Tout comme le chevalier doit passer par des épreuves symboliques pour se libérer, les rituels maçonniques sont conçus pour encourager la réflexion et le changement personnel. Les symboles utilisés dans les rituels peuvent rappeler aux francs-maçons les différents aspects de la quête du chevalier.
  • Le travail sur soi : Le roman peut servir de métaphore pour le travail maçonnique constant sur la « pierre brute », symbolisant l’auto-amélioration. Les membres peuvent être inspirés à examiner comment ils sont « prisonniers » de leurs propres armures métaphoriques et comment ils peuvent s’en libérer.
  • L’enseignement par allégorie : Comme la franc-maçonnerie utilise des contes et des légendes pour enseigner des principes moraux et spirituels, « Le Chevalier à l’Armure Rouillée » peut être utilisé dans les loges comme une allégorie moderne pour transmettre ces mêmes leçons.

Universalité de la quête

Ce qui rend « Le Chevalier à l’Armure Rouillée » particulièrement intéressant pour les francs-maçons est son universalité. La quête du chevalier est une quête humaine fondamentale – le désir de se connaître, de se libérer de ce qui nous entrave et de vivre une vie pleine d’amour et de vérité.

En résumé, « Le Chevalier à l’Armure Rouillée » peut être vu comme une œuvre initiatique qui, bien que simplifiée pour un jeune public, porte des messages profonds qui résonnent avec les objectifs de la franc-maçonnerie. Le voyage du chevalier est une invitation à tous à entamer ou continuer leur propre voyage de libération et de découverte de soi, des thèmes au cœur de la tradition maçonnique. Ce livre met en lumière que, quelles que soient les formes que prennent nos quêtes personnelles, elles sont toutes, en fin de compte, des parcours vers la lumière, la vérité et l’amour – des buts que la franc-maçonnerie cherche à atteindre à travers ses rituels et ses enseignements.

« Le Chevalier à l’Armure Rouillée » offre une métaphore puissante de la quête spirituelle et personnelle que la franc-maçonnerie encourage chez ses membres. Bien que le livre et ses enseignements soient accessibles à un public jeune, ses thèmes de dépassement de soi, de quête de vérité et d’amour universel trouvent un écho profond dans la tradition maçonnique. Ce roman peut donc être vu comme un conte initiatique contemporain, un guide vers une compréhension plus profonde de soi qui résonne avec les voyages symboliques entrepris par les francs-maçons au sein de leurs loges.

Port-au-Prince : un temple maçonnique incendié par « Viv Ansanm »

De notre confrère rezonodwes.com

À côté du projet de destruction de l’être haïtien dans toute sa dimension, initié par les bandits, la profanation des lieux sacrés figure également dans le plan en cours d’application par la coalition criminelle « Viv Ansanm » (Vivre ensemble), qui est une alliance de gangs formée en février 2024 et parvenue à renverser le Premier ministre d’alors, Ariel Henry.

Le temple de la Grande Loge d’Ayiti de 1961 a été incendié par des bandits de « Viv Ansanm », rapporte ce mercredi une source proche de cette obédience. Établi sur la route de l’Aéroport, dans un secteur à risque, le temple a été en grande partie détruit par les flammes après avoir été attaqué par des criminels. Avant la confirmation de l’incendie par des membres de l’un des ateliers hébergés dans cette loge, des vidéos ont montré des flammes s’échappant du toit du bâtiment.

Depuis plus de cinq mois, des bandits de la coalition « Viv Ansanm » intensifient leurs attaques contre plusieurs entreprises et institutions situées sur la route de l’Aéroport. Après avoir défié les forces de l’ordre dans le Carrefour de l’Aéroport, les hors-la-loi ont réussi à occuper une grande partie du boulevard Toussaint Louverture, contraignant plusieurs sociétés commerciales à fermer leurs portes. Dans ce secteur transformé en champ de bataille entre bandits et policiers, les activités socio-économiques, notamment le transport public, l’administration publique et le commerce, sont à l’arrêt depuis plusieurs mois.

Au moins cinq loges sont hébergées dans la Grande Loge d’Ayiti de 1961. Parmi les plus reconnues, on peut citer Cosmos #3, Jean-Jacques Dessalines le Grand, Ignace de Fresnel et les Filles d’Isis. S’agissant du Grand Orient de 1824, la plus ancienne obédience d’Haïti, plusieurs loges, dont l’Étoile d’Haïti #5 et l’Amitié des Frères Réunis #1, ont été incendiées par des gangs ou contraintes de suspendre leurs activités au centre-ville de Port-au-Prince.

Mise en œuvre de la restauration des trésors maçonniques de la Grande Loge du Chili

Du site officiel granlogia.cl

À l’été 2025, l’Espace Patrimoine de la Grande Loge du Chili accueille quatre stagiaires du cours de spécialisation post universitaire en Restauration du Patrimoine Culturel Mobilier de l’Université du Chili et 2 du cours de Technicien en Restauration du Patrimoine Culturel Mobilier.

César Sánchez, Magdalena Bassi, Amada Bravo et Jeannette Canales sont les stagiaires qui auront pour défi de réaliser diverses tâches de préservation, de conservation et de restauration des précieux biens conservés dans les Archives Historiques et le Musée Maçonnique. 

César Sánchez Garat se concentrera sur la restauration du passeport maçonnique de Luigi Stefano Giarda, un éminent musicien italien arrivé au Chili et ayant rejoint la Loge Autoria d’Italie n° 24, où il a été élu Vénérable Maître. Plus tard, il fonda la Respectable Loge Giordano Bruno n° 17. César est confronté à un défi de taille pour restaurer ce passeport, car il devra le relier à nouveau et appliquer des patchs en utilisant du papier japonais. 

Magdalena Bassi Barros relèvera un grand défi dans la restauration d’un tableau de chevalet appartenant au Club Central de Valparaíso. Cette œuvre, portrait du Grand Maître Buenaventura Cádiz Patiño peint par Ramón Ponce Arias en 1903, mesure 2,60 mètres de haut sur 1,60 mètre de large. Malheureusement, il a subi des dommages importants en raison du vandalisme, en plus d’être couvert de déchirures, de saleté et de poussière. 

Amada Bravo Díaz se lancera dans un projet crucial pour la préservation documentaire des Archives Historiques. Son travail portera sur une collection documentaire reflétant le rôle et la participation du Chili à la Conférence maçonnique interaméricaine, créée en 1947 par les grandes puissances maçonniques de la région. Ces documents sont en cours d’inventaire et de préparation en vue de leur numérisation.

Jeannette Canales Donoso sera chargée d’élaborer un plan d’action pour organiser le Dépôt du Musée Maçonnique de manière plus efficace et efficiente. Jeannette procédera à une première analyse de la situation actuelle et définira la situation souhaitée, en établissant un plan stratégique. 

L’équipe du BAMGL, dirigée par Nabor Urzúa Becerra, Grand Bibliothécaire et Archiviste, souhaite à tous les stagiaires beaucoup de succès dans ce travail multidisciplinaire. Leurs efforts et leur dévouement enrichiront non seulement les Archives historiques et le Musée maçonnique, mais laisseront également une marque indélébile sur la préservation et la diffusion du patrimoine maçonnique. Nous sommes convaincus que la réalisation de vos projets sera merveilleuse et significative pour tous.

Franc-maçonnerie : Calabrais, Sardes et Siciliens dans les loges maltaises pour protéger leur vie privée

Dans une révélation qui pourrait créé certains troubles à la discrétion maçonnique, une nouvelle enquête met en lumière la présence de membres italiens, notamment calabrais, sardes et siciliens, au sein des loges maltaises, où la loi leur assure une confidentialité à toute épreuve.

Un Refuge pour la discrétion

La co-cathédrale Saint-Jean à La Valette (Malte)

Malte, avec ses lois rigoureuses sur la protection de l’identité des membres de la franc-maçonnerie, devient un sanctuaire pour ceux cherchant à préserver leur anonymat. D’après un récent article publié sur 24plus.ilsole24ore.com, sur les 500 membres des loges maltaises, un cinquième serait constitué d’italiens cherchant à échapper aux regards indiscrets. La législation maltaise, réputée pour son approche stricte envers la divulgation des noms des francs-maçons, offre un cadre idéal pour ces échanges et affiliations qui se déroulent également en Italie.

Histoire de Tensions et de Confidentialité

La relation entre la franc-maçonnerie et les organisations criminelles en Italie du Sud a souvent été scrutée. Une enquête précédente du Grande Oriente d’Italia a conduit à la dénonciation des membres de la commission antimafia pour avoir demandé la divulgation des listes de membres de la franc-maçonnerie en Sicile et en Calabre. Cette action a été perçue comme une forme de « maçonophobie », selon les termes utilisés par le Grande Oriente d’Italia lui-même.

Les Liens avec la Criminalité

Les liens entre la ‘Ndrangheta calabraise, la Cosa Nosra sicilienne et la franc-maçonnerie ont été documentés à plusieurs reprises. Par exemple, Giacomo Lauro, un collaborateur de justice, a affirmé que l’influence de la ‘Ndrangheta dans les loges calabraises était telle que sans la complicité de politiciens corrompus et de membres de la franc-maçonnerie, l’organisation mafieuse n’aurait jamais atteint un tel niveau de pouvoir.

La maçonnerie en Chiffres

Les rapports sur le nombre d’affiliés aux loges massoniques en Italie du Sud sont alarmants. Selon un article de l’Espresso, la région de Calabre compterait un nombre disproportionné d’affiliés, avec des loges contrôlées par des membres de la ‘Ndrangheta, illustrant un enchevêtrement profond entre les deux mondes.

Une Question de Transparence

La commission antimafia, dans un rapport, a souligné que sur les 17 000 membres des obédiences examinées en Sicile et Calabre, une partie significative était liée à des activités mafieuses, avec 193 membres directement identifiés comme mafieux. Cette situation pose des questions sur la transparence et l’éthique de la franc-maçonnerie, surtout en ces régions où la mafia est endémique.

Réactions et Réflexions

Les réactions à ces révélations sont mitigées. D’un côté, la franc-maçonnerie revendique son droit à la confidentialité des membres, de l’autre, des voix s’élèvent pour une plus grande transparence, surtout quand il s’agit de potentiels liens avec des organisations criminelles.

Conclusion

Cette infiltration supposée dans les loges maltaises par des membres italiens des régions à forte présence mafieuse illustre une fois de plus la complexité des relations entre franc-maçonnerie et criminalité organisée en Italie. Alors que l’on cherche à préserver la vie privée, la question de la responsabilité et de la transparence dans ces cercles fermés reste entière.

Sources supplémentaires :

Pour une analyse des relations entre la ‘Ndrangheta et la franc-maçonnerie, voir « L’alfabeto delle mafie: ‘M’ come massoneria » sur Repubblica.it.

Pour comprendre les réactions internes de la massoneria face à ces accusations, consultez « La massoneria sull’antimafia: accuse e veleni nella “scalata” dei calabresi al Grande Oriente d’Italia » sur Trucioli.it.

Note : Cet article est basé sur des sources publiques et ne prétend pas représenter l’ensemble des opinions ou des faits autour du sujet.

La vie en mode numérique

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C’est l’histoire d’un Franc-maçon qui comme tant de personnes, traverse le monde qui l’entoure…

J’suis heureux !

J’ai commencé ma journée en ouvrant mon application Instagram : encore de nouveaux amis, puis j’ai continué mon périple avec les autres réseaux sociaux qui sont à ma disposition dans ce monde fabuleux…

J’ai ainsi l’impression d’être à ma place, je communique avec des inconnus qui m’apportent beaucoup d’informations et qui me donnent des points de vues auxquels je ne pensais pas, le tout entrecoupé de moments récréatifs comme des vidéos courtes qui me détendent. J’en ai bien besoin pour digérer cette bouillie de médias hétéroclites.

Quel bonheur, c’est le même parcours chaque jour, mais je progresse et mes amis aussi. Sans doute un peu aussi grâce à moi…

« J’existe, je suis un maillon actif dans cette chaîne d’union, je suis informÉ sur l’évolution mondiale à chaque instant. »

Bref, je ne suis plus seul, je peux commenter et critiquer. Je suis informé sans avoir à passer au mixeur tout ce que je reçois, car j’ai à ma disposition mes propres filtres qui interagissent pour moi, le top !

Ça vous change la vie. Je ne parle que des grands axes sur lesquels que j’emprunte pour avancer, mais je m’entoure également d’une artillerie mise à ma disposition.

Elle s’appuie, elle, sur des algorithmes performants, conçus afin de me faire gagner du temps dans mes recherches. J’ai à ma disposition un forfait illimité au niveau de mon AI, intelligence artificielle, si vous préférez. Toute ma journée va être consacrée à mon travail qui sera entrecoupé d’allers retours vers mes outils numériques qui m’aident à réaliser les objectifs que je me suis fixés.

« Ce soir détente, je retrouve mon réseau social vintage dans un lieu que certaines personnes qualifient de théâtral »

j’entre en scène avec mes gants blancs, mon tablier de maçon et quelques outils, qui me serviront au cours de cette soirée à progresser dans la connaissance. Ma soirée yoga d’hier me sera bénéfique pour aborder cette tenue, du moins je l’espère.

La soirée s’est déroulée dans une ambiance chaleureuse, instructive et bien sûr fraternelle. J’ai fait le vide et en même temps, je me suis régénéré.

Je suis en pleine forme, à tel point que maintenant, pour m’aider à m’endormir, je vais me plonger dans un livre posé sur ma table de chevet. J’ai le choix entre 1984 de Georges Orwell et le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley. Pourquoi pas, il y a cinquante ans que je ne les ai pas relus…

A moins que je clique sur la vidéo du Grand René ci dessous :