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L’article que vous lisez est le 7000ᵉ en 1366 jours de parution

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Articles déjà parus sur ce thème

Liens entre « Don Quichotte » de Cervantès et la Franc-maçonnerie

Don Quichotte de la Manche, œuvre majeure de Miguel de Cervantès, publiée en deux parties en 1605 et 1615, a traversé les siècles non seulement en tant que roman mais aussi comme une source d’inspiration pour diverses interprétations symboliques et philosophiques. Parmi ces interprétations, certaines établissent des connexions avec la franc-maçonnerie, une société initiatique qui privilégie une lecture allégorique et symbolique des textes. Voici une exploration de ces liens :

1. Le symbolisme de la chevalerie

Don Quichotte incarne un chevalier errant, un personnage qui, malgré son détachement de la réalité, aspire à des idéaux chevaleresques tels que la justice, la bravoure et la défense des opprimés. La franc-maçonnerie, inspirée par le mythe de la chevalerie, valorise ces mêmes vertus, même si elles sont interprétées de manière métaphorique. Les francs-maçons se voient souvent comme des « chevaliers » dans un sens moral et spirituel, cherchant à améliorer la société et l’individu.

2. Le thème de la dualité et de l’illusion

La relation entre Don Quichotte et son écuyer, Sancho Panza, peut être vue comme une illustration de la dualité : Don Quichotte, avec ses illusions et son idéalisme, face à la pragmatique réalité de Sancho. Cette dualité rappelle les symboles maçonniques de l’équerre et du compas, qui représentent respectivement la terre et le ciel, la moralité et la spiritualité. Les maçons cherchent à équilibrer ces aspects dans leur quête de perfection personnelle.

3. La poursuite de la connaissance et de la lumière

Don Quichotte est un lecteur vorace, poussé à l’action par les livres de chevalerie qu’il a lus. De même, la franc-maçonnerie place la quête de la connaissance au cœur de ses enseignements, avec un accent sur le passage de l’ignorance (les ténèbres) à la connaissance (la lumière). Le personnage de Don Quichotte, en quête de sa Dulcinée et de ses aventures, peut être vu comme un symbole de cette recherche de la vérité et de la lumière intérieure.

4. Michel Onfray et le Principe de Don Quichotte

Le philosophe français Michel Onfray a discuté de Don Quichotte dans des conférences maçonniques, soulignant comment le personnage illustre le combat entre la réalité et l’idéal, une thématique chère à la franc-maçonnerie. Onfray explore comment Don Quichotte, en s’engageant dans des combats contre des moulins à vent qu’il perçoit comme des géants, symbolise la lutte de l’homme contre ses propres illusions et la quête de quelque chose de plus grand que lui-même.

5. Le symbolisme du voyage

Le voyage de Don Quichotte est un périple non seulement physique mais aussi spirituel, un thème central dans la franc-maçonnerie où la vie du maçon est vue comme un voyage initiatique. Chaque aventure de Don Quichotte et Sancho peut être interprétée comme une étape dans ce voyage vers la sagesse et l’auto-connaissance.

6. La réflexion sur la société et les institutions

Cervantès utilise Don Quichotte pour critiquer et parodier la société de son temps, une critique qui résonne avec l’esprit critique des francs-maçons envers les institutions et les conventions. Les loges maçonniques ont souvent été des lieux de discussion et de réflexion sur la politique, la philosophie et la moralité, reflétant une certaine manière cette quête donquichottesque d’un monde meilleur.

7. La notion de secret et de mystère

Un autre parallèle peut être trouvé dans la manière dont Don Quichotte traite des secrets et des mystères. Tout au long de son voyage, il rencontre des situations qui défient la compréhension immédiate, reflétant la nature secrète et mystérieuse des rituels et des enseignements maçonniques. La franc-maçonnerie, avec son système de degrés initiatiques, garde certains aspects de ses enseignements à ceux qui ont progressé dans la compréhension et le mérite, une idée similaire à la façon dont Don Quichotte découvre la vérité derrière ses illusions.

8. L’initiation et la transformation

Le parcours de Don Quichotte peut être vu comme un processus initiatique. Il part en quête, subit des épreuves, se confronte à la réalité, et revient avec une nouvelle compréhension de lui-même et du monde. Ce voyage rappelle l’initiation maçonnique où le candidat passe par des étapes symboliques menant à une transformation personnelle. Don Quichotte, à la fin de son voyage, reconnaît la folie de ses illusions, ce qui peut être interprété comme une forme de « renaissance » ou de « lumière » dans le contexte maçonnique.

9. Le symbolisme des objets et des noms

Les objets de Don Quichotte, comme son armure et son cheval, Rosinante, ainsi que les noms qu’il donne aux gens et aux lieux, sont chargés de symbolisme. Par exemple, la transformation de la paysanne Aldonza Lorenzo en la noble Dulcinée du Toboso montre une inclination à voir au-delà des apparences, une qualité que la franc-maçonnerie valorise dans sa recherche de la vérité derrière les symboles et les rituels.

10. La figure de Pierre Simon

Pierre Simon, un franc-maçon français, a été décrit comme un Don Quichotte moderne et intemporel par certains auteurs, comme dans l’article de Pierre Validire. Simon, avec son engagement pour l’humanisme et son travail dans le domaine médical, incarnait une forme de quête donquichottesque pour améliorer la condition humaine, reflétant l’idéal maçonnique de travailler à l’amélioration de soi et de la société.

11. La Franc-maçonnerie dans le contexte de « Don Quichotte »

Bien que Don Quichotte soit antérieur à l’arrivée de la franc-maçonnerie en Espagne, le roman a été lu et discuté dans les milieux maçonniques, surtout dans les pays où la franc-maçonnerie a pris racine. Des conférences et des analyses maçonniques, comme celle mentionnée par Michel Onfray, montrent comment Don Quichotte est utilisé comme un outil pour l’éducation morale et philosophique des francs-maçons.

Bien que Cervantès n’ait pas écrit Don Quichotte avec l’intention de l’associer à la franc-maçonnerie, les symboles, thèmes et le message du roman ont trouvé un écho dans la pensée maçonnique. Ce n’est pas une histoire de filiation directe mais plutôt une convergence de valeurs et d’idéaux où Don Quichotte devient une figure emblématique de la quête de sens et de vérité, des valeurs que la franc-maçonnerie cherche à cultiver chez ses membres.

Don Quichotte n’est pas seulement un roman d’aventures et de satire, mais aussi une œuvre riche en symbolisme qui peut être interprétée à travers le prisme de la franc-maçonnerie, offrant des leçons sur la quête de la perfection humaine, la dualité de l’esprit et de la matière, et l’importance de l’idéalisme dans un monde pragmatique.

Don Quichotte continue de captiver et d’inspirer des générations bien au-delà de son époque. La franc-maçonnerie, avec son intérêt pour les allégories, les symboles et la morale, trouve dans l’œuvre de Cervantès une mine de réflexions sur l’humain, la société, et la quête de la vérité. Les parallèles entre Don Quichotte et les idéaux maçonniques ne sont pas des coïncidences mais plutôt des résonances naturelles où l’idéalisme, la recherche de la connaissance, et la transformation personnelle se rencontrent.

Don Quichotte n’est pas seulement une œuvre littéraire, mais aussi un voyage symbolique qui peut être parcouru par ceux qui, comme les francs-maçons, cherchent à comprendre les mystères de l’existence humaine à travers le prisme de l’allégorie et de la sagesse.

Premier Président de la COMASUD pour la Franc-maçonnerie sud américaine

Du site officiel de la granlogia.cl

José Fernández Zacur, Grand Maître de la Grande Loge Symbolique du Paraguay est le président élu de COMASUD

L’un des événements marquants qui ont marqué l’activité maçonnique a été la création de la Confédération maçonnique sud-américaine – COMASUD – à Iguazú au Brésil avec la signature de sept puissances, parmi lesquelles la Grande Loge du Chili a joué un rôle important avec son représentant, le Grand Maître Sebastián Jans P. .

Une clôture importante de cette fin d’année et que nous avons voulu souligner par une conversation avec son président récemment élu José Fernández Zacur qui est le Grand Maître de la Grande Loge Symbolique du Paraguay.

Un dialogue technologique avec les téléphones cellulaires, les textes écrits et les messages WSP nous ont permis de bâtir le profil que nous partageons aujourd’hui.

« Je suis maçon car la franc-maçonnerie me donne les outils appropriés pour m’améliorer dans tous les domaines de ma vie et une motivation pour contribuer au bien-être général. Je suis maçon parce que je crois que l’expérience maçonnique me permet d’être un meilleur père, un meilleur fils, un meilleur mari, un meilleur membre de la famille, un meilleur ami, un meilleur professionnel et citoyen. »

C’est ainsi que notre interviewé définit la raison d’être maçon et l’importance qu’il accorde à l’appartenance à l’Ordre.

 Il dit qu’il a trouvé dans la franc-maçonnerie une synthèse d’enseignements qui ont favorisé sa croissance personnelle, contribué à son développement intérieur et lui ont permis d’équilibrer les dimensions spirituelles et matérielles. 

D’un autre côté, sans aucun doute, la Franc-maçonnerie ouvre les portes d’un espace de fraternité mondialisée où l’on peut trouver un frère et un coup de main partout dans le monde.

Comment est née l’idée de cette Confédération ? 

La Confédération maçonnique sud-américaine (COMASUD) est née de la reconnaissance d’une idiosyncrasie partagée entre les pays du cône sud et la franc-maçonnerie symbolique régulière qui y est basée. Des contextes historiques, sociaux et culturels similaires qui conduisent à des visions similaires sur notre Ordre, au-delà des approches particulières de chaque Puissance. 

Nous avons compris que les retours d’information entre les Grandes Loges et les Grands Orients présentant des situations, des scénarios et des défis similaires génèrent une gamme beaucoup plus large de solutions et d’engagements possibles. 

COMASUD répond à un effort d’intégration régionale entre les membres de la Zone VI de la Confédération Maçonnique Interaméricaine (CMI) et constitue la concrétisation d’un rêve caressé depuis plusieurs années. 

Les principaux objectifs de COMASUD sont de soutenir le CMI et de travailler sur des programmes qui répondent à la réalité commune sud-américaine, en recherchant des alternatives consensuelles qui reflètent les aspirations de tous ses membres. Toujours face à la construction d’une société meilleure à travers les valeurs maçonniques.

Pourquoi pensez-vous qu’il est important de rejoindre cette initiative ?

Les organisations multilatérales jouent toujours un rôle clé dans la promotion d’un développement commun grâce à une coopération permanente. J’espère que les Grandes Loges et les Grands Orients confédérés pourront bénéficier de l’effort commun et de l’interaction constante qui impliquent de fournir des forces et d’atténuer les faiblesses.

La vocation de COMASUD est l’unité et la compréhension des puissances sud-américaines intégrées au CMI, en équilibrant et en dignifiant la participation de celles-ci à travers des présidences tournantes, une voix par pays, la répartition du travail en commissions et d’autres mesures qui stimulent l’implication active de ses membres. . Cette dernière profite à chaque maçon, bénéficiaire final des stratégies convenues pour contribuer au bien-être de nos communautés. 

Il est également important de préciser que la Confédération maçonnique interaméricaine n’est pas en concurrence avec l’IMT. Au contraire, elle tourne autour d’elle et vise à sauver la richesse des idéaux qui ont motivé sa fondation.

Quelle sera votre mission en tant que Président de la Confédération ? 

Le Président de la COMASUD est le principal responsable de veiller à ce que l’organisation ne s’écarte pas de ses objectifs et qu’elle ne devienne pas un simple espace de socialisation parmi d’autres. Je m’engage à développer et à promouvoir des politiques qui renforcent les objectifs institutionnels et à promouvoir le travail de chacune de ses commissions. 

Les Statuts de la COMASUD tracent une voie claire, un « gps » programmatique que je me propose de réaliser à travers la planification stratégique déjà en cours. 

Comment envisagez-vous la franc-maçonnerie dans la prochaine décennie ? 

La franc-maçonnerie, comme beaucoup d’autres institutions, sera transformée par les progrès technologiques. Cette transformation pourrait être capitalisée positivement, à l’intérieur et à l’extérieur de nos puissances. À l’intérieur, rechercher des mécanismes qui retraitent les connaissances traditionnelles d’une manière plus attrayante pour les nouvelles générations et à l’extérieur, rendant l’Ordre positivement visible grâce à des stratégies de communication entreprises pour changer ou améliorer la perception du public à son égard. Le secret du succès dans les deux cas sera l’équilibre, étant donné que la franc-maçonnerie est une expérience essentiellement en face-à-face.

Peut-être que les temps modernes apportent aussi la flexibilité des structures rigides et une réinterprétation contemporaine de nos mystères, qui combine des éléments symboliques traditionnels avec des approches plus ouvertes pour ceux qui recherchent un chemin initiatique de croissance personnelle.

En corollaire, le président de la COMASUD rêve que l’intégration maçonnique sud-américaine génère une identité commune, qui permette à chaque puissance d’apprendre de l’autre et réaffirme un engagement civique envers les valeurs maçonniques face à un monde de plus en plus polarisé. Dans un contexte mondial de conflit, la franc-maçonnerie symbolique régulière dans la région apparaît comme une force qui promeut l’unité, la paix et la coopération internationale. « Je n’ai aucun doute que l’effort commun au sein de COMASUD finira par nous consolider en tant qu’agents positifs de changement social, dans une grande patrie sud-américaine où le dialogue et la compréhension fructueux sont promus comme exemple pour le monde, maçonnique et profane », a conclu le communiqué. Cher frère José Fernández.   

Les croisades et la Franc-maçonnerie

De notre confrère freemasonscommunity.life – Par Fr. Albert S. Hovan

Les Croisades n’ont aucun lien avec la Franc-Maçonnerie, même s’il existe des organismes concordants qui basent leurs rituels sur les Croisades et ont pris le nom des Croisés originels, les Templiers. Parmi les Croisés historiques, il y avait en fait deux groupes, d’abord l’Ordre religieux des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, puis l’Ordre des Templiers. Dans le domaine de la discipline et de l’administration, les deux ordres étaient militaires.

L’Ordre religieux de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem a débuté avec la création d’un petit hôpital ou hospice à Jérusalem, pour soigner les pèlerins visitant la ville sainte, au début du VIe siècle après J.-C. Cet hospice a existé pendant 400 ans jusqu’à sa destruction par le calife Al Hakim. Sa méthode pour convertir les chrétiens à la foi musulmane était l’épée.

L’hospice fut reconstruit avec l’aide de marchands pieux. Le nouvel hôpital était desservi par un groupe d’hommes qui se constituèrent en une confrérie vouée à « protéger les pauvres, les infirmes et les malades » ; cette confrérie allait devenir l’Ordre religieux de l’Hôpital de Saint-Jean. Elle n’avait été fondée que quelques années plus tôt lorsque les Turcomans occupèrent Jérusalem et interdirent aux pèlerins l’accès au Saint-Sépulcre et les traitèrent avec une grande cruauté. Cela conduisit au début des croisades et à la reprise de la ville le 12 juillet 1099. Vingt ans après la chute de Jérusalem, un petit groupe de chevaliers se donna pour mission de défendre les routes empruntées par les pèlerins menant de Jaffa à Jérusalem.

Ils formèrent une nouvelle confrérie religieuse et, abandonnant le monde de la chevalerie (« …dont la faveur humaine et non Jésus-Christ fut la cause »), ils se lièrent aux règles des bénédictins. Au début, ils étaient connus comme les « pauvres compagnons de guerre de Jésus-Christ » et, en raison des services qu’ils rendaient aux chrétiens, le roi Baudouin II leur attribua une partie du Palais royal au sud du Temple du Seigneur et la grande cour située entre celui-ci et l’ancien site du Temple du roi Salomon. Dès lors, l’Ordre fut connu sous le nom de « Chevalerie du Temple du roi Salomon » ou « Chevaliers du Temple ». Hugues de Payns fut choisi comme premier maître des Templiers et, en 1127, il se rendit en Europe et obtint le soutien de saint Bernard, abbé de Clairvaux, qui prépara un code de statuts pour le bon gouvernement et le contrôle des activités militaires et religieuses de l’Ordre du Temple. L’Ordre prospéra et se renforça et, après la confirmation de ses statuts par une bulle papale, il devint un ordre international riche et largement connu.

C’est la richesse qui a entraîné la fin des Templiers. Le roi Philippe de France convoitait les richesses et les terres des Templiers et, pour les obtenir, il lança une campagne de rumeurs et d’accusations contre Jacques de Molay, qui était le Grand Maître, et ses officiers. Après une inquisition cruelle, ceux qui avaient survécu jusqu’ici, ainsi que Jacques de Molay, furent brûlés vifs et l’Ordre fut dissous par le pape après une existence de moins de 100 ans.

Casque de Templier
Casque de Templier

L’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem prospéra et grandit. Les chevaliers quittèrent la Palestine pour Chypre, furent chassés de Chypre et se rendirent à Rhodes. Ils furent à nouveau battus par les Turcs et se retrouvèrent sans domicile jusqu’à ce que le pape use de son influence pour persuader l’empereur allemand Charles Quint de transférer l’île de Malte à l’Ordre. Ils y restèrent jusqu’à ce que Malte soit envahie par Napoléon. L’Ordre de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem fut dissous en Angleterre par Henri VIII. 300 ans plus tard, la reine Victoria le rétablit sous le nom de « Très Vénérable Ordre de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem », dont la reine Elizabeth II qui était l’actuelle souveraine cheffe au moment de la rédaction de cet article. Les idéaux nourris par les anciens chevaliers sont aussi vivaces aujourd’hui qu’alors, car les hommes et les femmes de la Brigade d’Ambulance de Saint-Jean, une fondation de l’Ordre qui vit le jour en 1877, sont en effet aussi dévoués aux soins des malades et des blessés que l’étaient les Hospitaliers d’autrefois. C’est à Malte que de nombreux chevaliers furent initiés à la franc-maçonnerie. Dans le but de stopper la propagation de la franc-maçonnerie à Malte, le Grand Maître de l’Ordre a banni six chevaliers de l’île, mais des réunions ont néanmoins eu lieu. Même si les chevaliers de Saint-Jean ont continué à patronner la franc-maçonnerie, il n’existe aucune preuve que l’Ordre ait eu un quelconque lien avec la franc-maçonnerie.

Élus Coëns : un regard profond sur la théurgie occidentale

Dans le riche tapisserie de la franc-maçonnerie et de l’occultisme européen, les Élus Coëns se distinguent par leur approche unique de la spiritualité et de la magie. Fondée au XVIIIe siècle par Martinez de Pasqually, cette société secrète se concentre sur la théurgie, la « magie divine » visant à communiquer et agir avec le Divin. Cet article explore l’origine, les principes et l’influence des Élus Coëns, en offrant un aperçu de leur contribution à l’occultisme occidental.

Origines et Fondation

Martinez de Pasqually, né vers 1727 en Provence, France, est la figure centrale derrière les Élus Coëns. Son œuvre maîtresse, « Le Traité de la réintégration des êtres dans leurs premières propriétés, vertus et puissances » (publié après sa mort en 1899), expose les fondements de sa doctrine. Pasqually prônait le retour de l’homme à son état originel de pureté et de communion avec le Divin, un état perdu à cause de la chute.

Philosophie et Pratique

Les Élus Coëns, ou « Prêtres de la Lumière », pratiquaient la théurgie, une opération magique visant à invoquer des esprits célestes ou divins. Contrairement à la magie opérative, qui cherche à manipuler les forces naturelles pour des gains personnels, la théurgie des Coëns avait pour but la purification de l’âme et la réconciliation avec Dieu. Ils croyaient en un univers hiérarchique où les hommes pouvaient rétablir le lien avec le Divin par la prière, le rituel et la méditation.

Organisation et Structure

La société était structurée en plusieurs degrés, chacun nécessitant une initiation spécifique. Ces degrés n’étaient pas simplement des rangs mais des étapes de purification et de connaissance. Les initiés étaient censés développer un lien personnel avec les entités spirituelles, guidés par Pasqually et ses successeurs.

Influence et Postérité

Portrait au physionotrace de Louis_Claude de Saint_Martin (1743_1803), dessiné par Jean_Baptiste Fouquet et gravé par Gilles_Louis Chrétien. Original perdu. L’ésotériste Stanislas de Guaïta affirme que la gravure date de l’année 1801 ; il l’a reproduite dans son ouvrage Essais de sciences maudites, publié en 1891. (Crédit : Gilles_Louis Chrétien)

Bien que les Élus Coëns aient été relativement courts dans leur existence active, leur influence perdure. Après la mort de Pasqually en 1779, son disciple, Louis-Claude de Saint-Martin, connu comme le « Philosophe Inconnu« , continua à diffuser certaines idées des Coëns, bien qu’il s’éloignât de la pratique théurgique pour se concentrer sur la philosophie mystique.

La redécouverte des Élus Coëns au XIXe siècle, avec la publication du « Traité » et d’autres manuscrits, a influencé les mouvements occultes et la renaissance de l’ésotérisme en Europe. Des figures comme Gérard Encausse (Papus) et Stanislas de Guaita ont été inspirées par ces enseignements, contribuant à l’émergence de nouvelles écoles de pensée ésotérique.

Les Élus Coëns représentent un chapitre fascinant de l’histoire de l’occultisme, où la magie et la religion se mêlent pour former une voie unique vers l’élévation spirituelle. Leur héritage continue d’inspirer ceux qui cherchent à comprendre et à pratiquer la théurgie, marquant l’histoire de la spiritualité occidentale par leur quête de réintégration divine. En explorant les Élus Coëns, on ne découvre pas seulement une société secrète, mais une fenêtre sur les aspirations spirituelles de l’homme à travers les âges, cherchant constamment à se reconnecter avec l’infini.

Les Élus Coëns : Pratiques et Controverses

Pratiques Théurgiques

Les rituels des Élus Coëns étaient complexes et profondément symboliques, impliquant des prières, des invocations et des opérations magiques visant à purifier l’âme et à établir un contact avec les entités spirituelles. Ces cérémonies se déroulaient souvent dans des temples spécialement aménagés pour l’occasion, avec des autels, des symboles et des instruments spécifiques destinés à faciliter la communication avec le Divin.

Les membres de la société pratiquaient également l’invocation des esprits, cherchant à obtenir des visions ou des révélations. Ces pratiques étaient encadrées par des règles strictes, visant à garantir la pureté des intentions et la protection des participants contre les influences néfastes. La théurgie, selon Pasqually, n’était pas une fin en soi mais un moyen de réconciliation avec le Créateur, un chemin vers la rédemption et la réintégration des êtres dans leur état originel de pureté.

Controverses et Critiques

Bien que les Élus Coëns aient attiré un certain nombre d’adeptes, leur approche du mysticisme et de la théurgie suscita des controverses. Certains contemporains voyaient dans leurs pratiques une forme de superstition, voire d’hérésie, surtout dans un contexte où l’Église catholique dominait largement la vie spirituelle en France. De plus, la complexité et l’exclusivité de leurs rituels rendaient la société suspecte aux yeux de ceux qui ne partageaient pas leurs croyances.

La mort de Pasqually laissa un vide que ses successeurs tentèrent de combler, mais avec le temps, la société perdit de son influence directe. Cependant, la dispersion de ses membres et de ses idées à travers l’Europe contribua à un héritage durable qui influencerait le développement de l’occultisme moderne.

Héritage et Influence Moderne

Le travail de Martinez de Pasqually et de ses Élus Coëns a eu une influence profonde sur la pensée ésotérique et occulte qui a suivi. Des figures comme Éliphas Lévi, qui a popularisé l’occultisme au XIXe siècle, ont été influencées par les idées théurgiques et le mysticisme des Coëns. La notion de réintégration, de retour à un état spirituel supérieur, résonne dans de nombreux courants de la pensée ésotérique postérieure.

Au XXe siècle, avec l’intérêt renouvelé pour l’occultisme et les sociétés secrètes, les Élus Coëns ont été redécouverts et étudiés par des chercheurs et des praticiens de l’ésotérisme. Des groupes modernes ont tenté de raviver la flamme de la théurgie, parfois en s’inspirant directement des écrits de Pasqually, d’autres fois en adaptant ses principes à des contextes contemporains.

Les Élus Coëns de Martinez de Pasqually restent une énigme fascinante dans l’histoire de l’occultisme. Leur quête de réintégration spirituelle à travers la théurgie reflète un désir profond de transcender les limites humaines et de se reconnecter avec le Divin. Malgré leur relative brièveté et les controverses qu’ils ont suscitées, leur héritage perdure, témoignant de la persistance des aspirations spirituelles et de la recherche de sens au-delà du visible. En étudiant les Élus Coëns, on explore non seulement une tradition ésotérique spécifique mais aussi les aspirations universelles de l’âme humaine à la renaissance et à l’unification avec l’universel.

Pourquoi les affiches dans le métro de Paris font la promotion du compas et de l’équerre

Le Mythe de Fuxi et Nügua : De l’Équerre et du Compas à la Franc-Maçonnerie

Depuis quelques jours, il n’y a pas une station où deux personnages mythiques portent chacun une équerre et un compas dans la main. Mais quel est donc le sens symbolique de ces affiches et qui sont ces personnages ?

Le mythe de Fuxi et Nügua est l’un des récits fondateurs de la mythologie chinoise, introduisant deux figures primordiales qui ont joué un rôle crucial dans la création et l’organisation de l’univers. Fuxi (伏羲) et Nügua (女媧) sont souvent représentés comme frère et sœur, mari et épouse, ainsi que souverains dans les textes anciens. Ce mythe, élaboré dans le Huainan zi de l’époque Han (~IIe siècle), est un assemblage de thèmes et de motifs mythologiques variés, reflétant une construction savante et unifiée superficiellement.

Symbolisme de l’Équerre et du Compas

Dans les représentations iconographiques de l’époque Han, Fuxi est souvent associé à l’équerre, symbole de la terre, tandis que Nügua tient un compas, symbole du ciel. Ces symboles ne sont pas seulement des outils pour la création cosmique mais portent une signification profonde dans le cadre de la mythologie et de la philosophie chinoise. L’équerre et le compas représentent l’ordre, l’harmonie et la dualité yin-yang, concepts centraux dans la pensée taoïste et confucéenne. (Lire à ce sujet notre article du 28/12/21 : La notion de rituel dans la Chine classique)

Connexion avec la Franc-Maçonnerie

La franc-maçonnerie utilise également l’équerre et le compas comme symboles clés, bien que leur interprétation soit différente du contexte chinois. Dans la tradition maçonnique, l’équerre représente la moralité, la justice et la rectitude, tandis que le compas symbolise les limites de nos actions et la circonscription de nos passions. Ces outils sont intégrés dans les rituels et enseignements maçonniques pour enseigner aux membres les vertus de la géométrie morale et de l’autodiscipline.

La relation entre le mythe de Fuxi et Nügua et la franc-maçonnerie pourrait être vue comme une convergence symbolique plutôt qu’une influence directe. Les symboles de l’équerre et du compas, bien que présents dans divers contextes culturels, sont utilisés dans la franc-maçonnerie pour illustrer des principes universels de construction et de perfection morale. Cependant, il n’y a pas de preuve directe d’une transmission ou d’une influence spécifique du mythe chinois vers la symbolique maçonnique.

Interprétations et Usage dans la Mythologie et la Philosophie

Le mythe de Fuxi et Nügua a été utilisé pour illustrer et promouvoir des idéaux politiques et philosophiques de l’époque Han, en particulier le taoïsme. Le Huainan zi, où ce mythe est narré, propose une vision de la gouvernance basée sur le non-agir (wuwei) et la résonance (ganying), reflétant la nature d’êtres humains véritables (zhenren) que sont Fuxi et Nügua post-apothéose.

Ainsi, bien que le mythe de Fuxi et Nügua et la symbolique maçonnique de l’équerre et du compas partagent certains symboles, leurs utilisations et significations sont distinctes dans chaque contexte. Le mythe chinois explore des thèmes de création, de réparation cosmique et d’idéal politique, tandis que la franc-maçonnerie se concentre sur la moralité, l’amélioration personnelle et la fraternité. Les parallèles qui existent sont plutôt le fruit d’une convergence symbolique universelle que d’une influence directe.

Approfondissement des Symboles et de leur Usage

Symbolisme dans le contexte chinois:

  • Fuxi et l’Équerre: Fuxi est souvent dépeint avec une équerre, symbolisant la terre, la stabilité et l’ordre. Cette association reflète l’idée de construction, de mise en ordre du monde physique. Dans la mythologie, Fuxi est crédité de l’invention de l’écriture, de la pêche et de l’élevage, tous des actes de mise en forme du chaos primitif en un ordre.
  • Nügua et le Compas: Nügua, avec le compas, représente le ciel, la circularité, et l’infini. Elle est souvent considérée comme celle qui a réparé le ciel après une catastrophe cosmique, symbolisant à la fois la création et la restauration. Elle est également la créatrice de l’humanité, façonnant les premiers humains à partir de la terre jaune (huangtu).

Symbolisme dans la Franc-maçonnerie:

  • L’Équerre: Dans la franc-maçonnerie, l’équerre est un symbole de moralité, d’intégrité et de rectitude. Elle est utilisée pour enseigner aux maçons à « carréler » leurs actions et pensées, alignant leurs comportements avec les principes moraux.
  • Le Compas: Le compas, quant à lui, représente les limites que l’on doit s’imposer dans nos actions et nos passions. Il est un appel à la modération, à la sagesse et à la maîtrise de soi.

Influences Potentielles et Parallèles Culturels

Bien qu’il n’y ait pas de lien historique direct entre le mythe chinois et la symbolique franc-maçonnique, on peut observer des parallèles culturels:

  • Unité et Dualité: Les concepts de yin et yang dans la culture chinoise se trouvent écho dans la dualité de l’équerre et du compas en franc-maçonnerie. L’idée que l’univers est constitué de forces opposées et complémentaires est une notion universelle trouvée dans de nombreuses cultures.
  • Symbolisme Universel: L’usage de l’équerre et du compas dans différentes cultures montre que ces outils, par leur fonction même, inspirent des interprétations allégoriques de la construction de soi, de la société et de l’univers.

Considérations modernes

Dans le contexte moderne, alors que la franc-maçonnerie continue d’utiliser ces symboles pour ses rituels et enseignements, le mythe de Fuxi et Nügua est souvent revisité dans la littérature, le cinéma et les arts contemporains chinois, explorant des thèmes d’identité, de création et de réconciliation avec la nature.

Conclusion

Le voyage à travers le mythe de Fuxi et Nügua et leur rapport avec la symbolique franc-maçonnique révèle une fascinante intersection de cultures où les symboles de l’équerre et du compas servent de ponts entre des traditions philosophiques et spirituelles disparates. Ces symboles, bien que différents dans leur contexte, parlent à des vérités humaines profondes sur l’ordre, la création et l’aspiration à la perfection morale.

Pour ceux intéressés par ce sujet, il serait bénéfique d’explorer davantage les textes anciens chinois, les écrits maçonniques et la littérature comparative pour comprendre comment ces symboles ont évolué et influencé la pensée humaine à travers les âges.

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Comment devient-on un Shriner ?

De notre confrère freemasonscommunity.life

Devenir un Shriner est une expérience unique et gratifiante qui offre des opportunités de construire des relations significatives et de servir les autres. Pour plonger dans cette fascinante fraternité, il faut d’abord se familiariser avec les prérequis et la fondamentalité du voyage qui nous attend. Alors que nous nous lançons ensemble dans ce voyage éclairant, il est essentiel d’être conscient des étapes et de la croissance personnelle enrichissante qui nous attend. En comprenant l’importance du processus, nous renforçons notre force intérieure et développons un lien avec les autres Shriners, formant ainsi un système de soutien indéfectible.

Comprendre les Shriners et la Franc-Maçonnerie

Les Shriners et la Franc-Maçonnerie sont étroitement liés, car les deux organisations partagent un engagement en faveur de l’unité et de la promotion du bien-être de leurs membres. Bien qu’ils aient des objectifs et des activités distincts, il est essentiel de comprendre leur relation pour quiconque envisage de rejoindre ces confréries.

Nous croyons en l’importance des principes maçonniques qui guident à la fois les Shriners et les Francs-Maçons. Ces principes créent une base solide pour le développement personnel, la camaraderie et le service communautaire. En tant que franc-maçon, on peut apprécier la riche histoire et les traditions qui ont façonné ces organisations au fil du temps.

Les Shriners courent le long de la rue King à Preston lors du défilé de la fête du Canada de Cambridge. Barbara Latkowski / Cambridge aujourd’hui

Il est important de noter que tous les Shriners sont des francs-maçons, mais tous les francs-maçons ne choisissent pas de devenir ShrinersPour devenir Shriners, il faut d’abord atteindre le rang de Maître Maçon au sein de la Franc-Maçonnerie. Cela implique d’obtenir les degrés d’Apprenti Maçon, de Compagnon de l’Ordre et de Maître Maçon, qui constituent la base des enseignements maçonniques.

Le Sanctuaire est une organisation issue de la franc-maçonnerie qui se concentre sur le travail caritatif et favorise un esprit de plaisir et de camaraderie parmi ses membres.

Les Shriners sont connus pour leurs fez rouges distinctifs, leurs défilés fantaisistes et, surtout, leur soutien aux hôpitaux Shriners pour enfants.

Bien qu’unis sous les mêmes principes, les Shriners bénéficient d’avantages et d’opportunités supplémentaires qui ne sont pas accessibles aux francs-maçons réguliers.

Ainsi, les Shriners et la Franc-Maçonnerie défendent les principes maçonniques d’amour fraternel, de secours et de vérité. En comprenant leur relation et leurs valeurs communes, on peut mieux apprécier les opportunités uniques offertes par chaque organisation et prendre une décision éclairée quant à l’adhésion.

Shriners International : Histoire et mission

Shriners International est une fraternité avec une riche histoire de fraternité et de compassion, qui s’étend à travers l’Amérique du Nord, l’Europe et même le Maroc. En tant que communauté mondiale, nous nous efforçons de défendre nos valeurs maçonniques, de nous concentrer sur la philanthropie et de favoriser des relations durables entre nos membres.

Fondée à la fin du 19e siècle, notre organisation a débuté comme un club social pour les francs-maçons, mais nous avons rapidement évolué pour devenir plus qu’une simple fraternité. Notre histoire démontre notre dévouement au divertissement, à la camaraderie et au service.

L’un des aspects clés de Shriners International est notre travail philanthropique, qui fait partie intégrante de notre mission. Nous sommes fiers de soutenir divers projets et causes qui ont un impact sur la vie des personnes dans le besoin. Notre philosophie s’aligne sur les valeurs maçonniques qui servent de fondement à tout ce que nous faisons : intégrité, loyauté et compassion.

Au sein de notre communauté mondiale, nos membres participent activement à diverses initiatives philanthropiques locales, nationales et internationales. De l’organisation d’événements au don de leur temps et de leurs ressources, nous nous engageons à redonner et à favoriser des changements positifs dans le monde entier.

Devenir un Shriner

Pour devenir Shriner, il faut d’abord être un Maître Maçon en règle avec une Loge Maçonnique reconnue ou en amitié avec la Conférence des Grands Maîtres d’Amérique du Nord.

Devenir un Shriner, c’est bâtir des relations durables qui vont au-delà des amitiés ordinaires, en faisant partie d’un réseau de centaines de milliers d’hommes intègres du monde entier qui s’engagent pour votre réussite et votre bien-être.

Une fois que vous avez atteint le statut de Maître Maçon, vous pouvez alors exprimer votre intérêt à rejoindre les Shriners aux membres de l’organisation ou de votre Loge Maçonnique.

Cela signifie que pour devenir Shriner, vous devrez avoir une base solide de compréhension, de pratique et de maîtrise des trois premiers degrés de la franc-maçonnerie.

Après avoir manifesté votre intérêt, vous devrez soumettre une demande d’adhésion. Cette demande sera examinée par le temple concerné et vous pourrez être invité à participer à des activités organisées par les Shriners pour en savoir plus sur l’organisation et ses efforts caritatifs.

Tout au long de ce processus, vous aurez l’occasion de nouer des liens avec d’autres Shriners et d’en apprendre davantage sur leurs expériences au sein de l’organisation. Ce faisant, vous approfondirez votre compréhension de la valeur et de l’importance du travail que font les Shriners pour soutenir leur communauté et les hôpitaux Shriners pour enfants.

Au cours de votre parcours pour devenir Shriner, il est essentiel de maintenir un engagement fort envers les valeurs de l’organisation et les principes de la franc-maçonnerie. Ce faisant, vous contribuerez à l’impact positif que les Shriners ont sur la vie des enfants et des familles dans le besoin.

Le processus de pétition

Comme dans de nombreuses organisations, le processus de pétition est une étape cruciale pour devenir Shriner. Comme mentionné précédemment, il est essentiel que les candidats détiennent le titre de Maître Maçon en Franc-Maçonnerie. Une fois cette condition préalable remplie, vous pouvez passer à l’étape suivante du processus de pétition.

Pour commencer, vous devrez demander à un Shriner actuel de soutenir et de parrainer votre demande. Cette personne se portera non seulement garante de votre caractère, mais vous fournira également des informations et des conseils précieux tout au long du processus.

Si vous ne connaissez aucun Shriners personnellement, vous pouvez utiliser des ressources en ligne telles que le programme de mentorat virtuel pour entrer en contact avec quelqu’un qui peut vous aider à remplir la pétition.

Une fois que vous avez trouvé un parrain, l’étape suivante consiste à remplir la pétition électronique. Ce document nécessitera quelques informations de base sur vous-même ainsi que sur votre origine maçonnique. Visitez le site Web Shriner, cliquez sur « REJOINDRE » et suivez les instructions pour remplir la pétition électronique.

Une fois votre demande soumise, elle sera soumise à un processus d’examen. Pendant ce temps, l’organisation évaluera vos qualifications et la recommandation de votre parrain. Elle pourra également contacter votre loge maçonnique pour une vérification supplémentaire.

En attendant une réponse à votre pétition, nous vous recommandons de vous familiariser avec les valeurs, les traditions et les efforts philanthropiques des Shriners. Cette connaissance démontrera non seulement votre véritable intérêt à rejoindre l’organisation, mais vous aidera également à vous intégrer plus facilement une fois accepté.

Une fois votre demande approuvée, vous serez invité à rejoindre votre temple local et à participer à des cérémonies d’initiation. Ces événements vous permettront de mieux comprendre l’organisation Shriner et de rencontrer vos collègues membres.

Principes maçonniques

Nous sommes fiers de défendre les principes maçonniques fondamentaux qui incluent l’amour fraternel, le secours et la vérité. Ces principes directeurs servent de fondement à notre fraternité ; ils façonnent notre caractère et inspirent nos actions.

L’amour fraternel est au cœur de notre fraternité. Nous nous efforçons de favoriser un esprit de compréhension, de compassion et de soutien parmi nos membres. Nous travaillons activement ensemble pour créer un fort sentiment de camaraderie et nous croyons au maintien d’une véritable connexion les uns avec les autres, au-delà des amitiés ordinaires.

L’aide humanitaire est un autre aspect important de nos croyances maçonniques. Nous préconisons l’aide aux autres dans les moments difficiles, en particulier aux moins fortunés que nous. Cet engagement envers la philanthropie alimente notre passion pour le service, conduisant à des actions impactantes qui profitent à la communauté au sens large.

La vérité est une valeur essentielle qui nous lie en tant que francs-maçons. Nous aspirons à vivre notre vie avec intégrité, en agissant toujours de manière honnête et directe. Ce dévouement à la vérité renforce notre confiance mutuelle et constitue la base de nos relations durables au sein de la fraternité.

Notre lien avec la Franc-Maçonnerie souligne le fait que tous les Shriners sont des Francs-Maçons, ayant atteint le statut de Maître Maçon avant de rejoindre nos rangs. Cette expérience partagée nous unit dans notre quête permanente de croissance personnelle et de compréhension plus profonde.

Essentiellement, en tant que Shriners, nous défendons les principes maçonniques d’amour fraternel, de soulagement et de vérité tout en favorisant un environnement d’intégrité, de caractère et de compassion.

Grâce à ces valeurs directrices, nous continuons de grandir et de renforcer nos liens, œuvrant pour un avenir meilleur tant pour notre fraternité que pour les communautés que nous servons.

Shriners et famille

Les Shriners accordent une grande importance à la famille. Notre organisation reconnaît que la famille est une priorité absolue pour nos membres et nous nous efforçons de créer un environnement qui favorise des liens solides non seulement entre nos membres, mais aussi avec leurs conjoints, leurs enfants et leurs petits-enfants.

Nous croyons sincèrement que devenir un Shriner va au-delà de l’établissement d’amitiés ordinaires. Cela implique plutôt de construire des relations durables qui s’étendent à tous les aspects de notre vie.

Lorsque vous rejoignez les Shriners, vous faites partie d’un réseau de membres de la communauté solidaires et compatissants qui partagent un objectif commun : avoir un impact positif sur la vie de ceux qui nous entourent.

De nombreux événements et activités dans les sections locales du sanctuaire s’adressent à toute la famille, garantissant que les conjoints, les enfants et même les petits-enfants peuvent participer et se joindre au plaisir.

Nous sommes fiers d’offrir des expériences familiales, nous permettant de nous rapprocher non seulement en tant que membres, mais aussi en tant que familles et membres de la communauté au sens large.

Dans notre organisation, les liens entre les maris, les épouses et leurs frères et sœurs sont tout aussi importants que les amitiés que nous nouons entre nos collègues Shriners.

Nous encourageons tout le monde à s’impliquer et à amener leurs proches dans le voyage, car c’est grâce à ces connexions que nous pouvons véritablement maximiser l’impact de nos efforts et continuer à bâtir sur l’héritage positif de Shriners International.

Chapitres et clubs locaux

Rejoindre une section locale des Shriners est un excellent moyen pour les nouveaux membres de s’impliquer et d’entrer en contact avec d’autres personnes qui partagent leurs intérêts.

Les sections locales, également connues sous le nom de Shrine Clubs, sont des lieux où les Shriners se réunissent pour socialiser, participer à des événements et planifier des activités philanthropiques.

Chaque chapitre local offre aux membres diverses options pour explorer leurs passe-temps et établir des relations avec leurs collègues Shriners.

Nos clubs sanctuaires organisent souvent des événements tels que des dîners, des sorties et des collectes de fonds, qui offrent de grandes opportunités de camaraderie et de croissance personnelle.

En plus des Shrine Clubs, de nombreuses sections locales ont des unités dédiées à des intérêts ou des passe-temps spécifiques.

Les exemples de ces unités peuvent aller des fanfares et des troupes de clowns aux clubs de voitures classiques et aux groupes de motards.

Ces unités permettent aux membres partageant des passions communes de travailler ensemble pour soutenir la mission globale des Shriners tout en formant des amitiés étroites et des liens durables.

Faire partie d’une section locale nous aide non seulement à nous épanouir en tant qu’individus, mais renforce également notre organisation dans son ensemble. La participation active aux clubs et aux unités nous permet de mieux soutenir nos objectifs philanthropiques, en particulier ceux des Hôpitaux Shriners pour enfants.

De plus, cela encourage un sentiment d’unité et de camaraderie entre les membres, nous permettant de vraiment vivre notre devise : « S’amuser, aider les enfants ».

Vous êtes prêt à franchir la première étape pour rejoindre une section locale ? Vous pouvez trouver une section près de chez vous sur le site Web de Shriners International. Commencez votre parcours pour devenir un membre actif d’une communauté dédiée à la fraternité, au plaisir et à la philanthropie.

Les femmes dans la communauté des Shriners

Dans cette section, nous explorerons les précieuses contributions des femmes au sein de la communauté des Shriners et leur implication dans diverses organisations, en nous concentrant principalement sur les Filles du Nil, les Shrine Guilds of America et l’Ordre de l’Étoile de l’Est. Grâce à leur participation active et à leur dévouement à la communauté, les femmes ont considérablement enrichi la fraternité et joué un rôle essentiel dans ses fonctions.

Rôle des femmes au sein des Shriners

Les femmes, liées aux Shriners par la naissance, le mariage ou l’adoption, sont éligibles pour rejoindre certaines organisations féminines au sein de la communauté Shriners.

Ces organisations leur offrent l’opportunité de s’engager dans des activités sociales et philanthropiques, de nouer des relations et de soutenir les causes chères à la fraternité Shriners tout en favorisant la même camaraderie et le même objectif.

Les principales organisations féminines comprennent les Filles du Nille Ladies’ Oriental Shrine of North America (LOSNA) et les Shrine Guilds of America.

Guildes des Filles du Nil et des Sanctuaires d’Amérique

Daughters of the Nile est une organisation fraternelle internationale pour les femmes dont le but est de soutenir les hôpitaux Shriners pour enfants par le biais de collectes de fonds et de bénévolat. En tant que membres, les femmes participent à des événements sociaux, s’engagent dans des services communautaires et œuvrent à l’amélioration de la vie des enfants dans le besoin.

Shrine Guilds of America est une autre organisation à laquelle les femmes peuvent adhérer. Ses membres sont principalement des épouses ou des veuves de Shriners. Cette organisation soutient également la mission des Hôpitaux Shriners pour enfants et contribue au bien-être des enfants par le biais de diverses initiatives philanthropiques.

Ordre de l’Étoile de l’Est

L’ Ordre de l’Étoile de l’Est (OES) est une organisation internationale liée à la maçonnerie, ouverte aux hommes et aux femmes, axée sur l’implication familiale.

Les femmes éligibles pour rejoindre l’OES comprennent les épouses, les filles et les sœurs de maîtres maçons, ainsi que les membres d’autres organisations affiliées à la franc-maçonnerie.

L’OES met l’accent sur les valeurs de charité, de bonne volonté et de liens fraternels alors qu’elle s’efforce d’améliorer ses communautés et la vie de ses membres.

Grâce à ces organisations, les femmes de la communauté Shriners jouent un rôle important dans l’enrichissement de la fraternité et contribuent à ses efforts philanthropiques.

Leur implication renforce les liens entre les Shriners et leurs familles, soutenant la mission globale des Shriners d’aider ceux qui sont dans le besoin.

Hôpitaux Shriners pour enfants

Aux hôpitaux Shriners pour enfants, nous nous efforçons de fournir des soins pédiatriques spécialisés exceptionnels dans un environnement compatissant et solidaire.

Notre système de santé comprend plusieurs hôpitaux et établissements de soins ambulatoires partout en Amérique du Nord, garantissant des soins accessibles aux enfants dans le besoin.

Notre établissement de Tampa, en Floride, n’est qu’un des nombreux établissements dédiés à la guérison et à l’aide aux enfants dans divers domaines des soins de santé pédiatriques de sous-spécialité.

L’un des aspects clés de notre organisation est l’engagement envers l’excellence dont fait preuve notre équipe multidisciplinaire de professionnels de la santé.

Nos prestigieux médecins, infirmières, physiothérapeutes et enseignants travaillent en étroite collaboration pour créer une approche globale et personnalisée pour chaque enfant.

Nous reconnaissons l’importance de fournir non seulement une expertise médicale, mais également un soutien éducatif et émotionnel à nos patients et à leurs familles.

Shriners Children’s s’efforce de maintenir des installations et des équipements de pointe, ce qui nous permet de rester à la pointe des traitements et des thérapies innovants.

Nous nous efforçons d’améliorer continuellement nos soins aux patients et de contribuer à l’avancement de la médecine pédiatrique grâce à des recherches et à une collaboration continues.

Les événements de collecte de fonds jouent un rôle crucial dans notre capacité à fournir ces services exceptionnels.

Grâce à diverses initiatives et à la générosité de nos sympathisants, nous sommes en mesure de garantir que nos hôpitaux peuvent continuer à offrir des soins pédiatriques de classe mondiale.

Ces événements servent également à sensibiliser et à renforcer nos liens au sein des communautés que nous servons.

Devenir un leader dans la communauté Shriner

Alors que nous nous efforçons de devenir des leaders dans la communauté Shriner, il est important de comprendre le cheminement et les responsabilités qui l’accompagnent. Devenir un Shriner implique de suivre les lois de la fraternité, qui mettent l’accent sur l’amour fraternel, le soulagement, la vérité, le plaisir et la camaraderie. En tant que Shriners, nous continuons à défendre les principes maçonniques, mais bénéficions également d’avantages supplémentaires propres à notre organisation.

Pour commencer notre parcours en tant que leaders, nous devons d’abord devenir francs-maçons. Le sanctuaire fonctionne en parallèle avec la franc-maçonnerie, en s’alignant étroitement sur ses principes fondamentaux et en exigeant une adhésion à une loge maçonnique pour un bon fonctionnement. Une fois que nous avons obtenu le diplôme de maître maçon en franc-maçonnerie, nous sommes qualifiés et invités à rejoindre le sanctuaire.

Pour devenir un leader dans la communauté Shriner, nous devons nous efforcer d’être des amis, des pères, des mentors et des nobles du sanctuaire exceptionnels. En tant qu’amis et nobles, nous devons apporter soutien et encouragement à nos confrères, en favorisant un fort sentiment de camaraderie. En tant que pères, notre rôle s’étend à guider et à prendre soin de nos familles, en affichant les valeurs et les enseignements de la communauté Shriner.

Prendre l’initiative d’encadrer de nouveaux membres et de partager nos expériences et nos connaissances est un aspect crucial du leadership. Grâce au mentorat, nous pouvons contribuer à façonner l’avenir de la communauté Shriners et à sa croissance et à son succès.

De plus, rester actif dans notre sanctuaire local, participer à des réunions et à des événements et assumer des responsabilités au sein de l’organisation améliorera non seulement nos compétences en leadership, mais renforcera également le lien au sein de la communauté.

Événements sociaux et de collecte de fonds

Notre organisation est reconnue pour ses diverses activités sociales qui offrent aux membres l’occasion de nouer des liens et de créer des amitiés durables. Parmi ces activités, on compte des défilés, des tournois de golf et des épreuves de tir au pigeon d’argile.

Les défilés ont toujours été une façon classique pour les Shriners de montrer leur engagement envers le plaisir et la camaraderie. Nous participons fièrement à divers défilés tout au long de l’année, souvent dans nos petites voitures emblématiques et nos tenues distinctives. Ces événements divertissent non seulement la communauté, mais nous aident également à partager notre message de fraternité et de camaraderie.

Les sorties de golf sont une autre activité agréable que beaucoup de nos membres attendent avec impatience. Nous organisons et participons à de nombreux tournois de golf, ce qui donne aux Shriners l’occasion de se détendre sur le green tout en favorisant la camaraderie et la compétition amicale. Ces événements servent souvent de collecte de fonds pour nos efforts philanthropiques, ce qui nous permet de soutenir nos causes caritatives tout en passant du bon temps.

Le tir au pigeon d’argile est un autre passe-temps populaire parmi les Shriners. Nous organisons régulièrement des événements de tir au pigeon d’argile où les membres peuvent tester leurs compétences et participer à des compétitions amicales. Comme nos autres activités sociales, ces événements sont une excellente occasion pour nous de créer des liens et de nous soutenir les uns les autres dans une ambiance amusante et détendue.

En plus de ces activités de loisirs, nous consacrons également nos efforts à la collecte de fonds pour notre organisation et les causes que nous soutenons. Nos événements de collecte de fonds vont des grands galas et ventes aux enchères aux initiatives locales plus modestes. Ces événements nous donnent l’occasion non seulement de collecter des fonds pour nos divers projets philanthropiques, mais aussi de partager notre mission et nos valeurs avec la communauté au sens large.

Dans l’ensemble, nos événements sociaux et de collecte de fonds offrent aux Shriners une façon agréable de faire une différence tout en créant des liens solides au sein de notre confrérie. Grâce au plaisir et à la camaraderie, nous continuons à soutenir nos communautés et à avoir un impact significatif.

Informations Complémentaires

Les Shriners continuent de maintenir leur dévouement aux principes maçonniques tout en bénéficiant d’avantages uniques exclusifs à leur adhésion.

Avant de rejoindre les Shriners, il est essentiel de devenir d’abord un Maître Maçon en règle au sein de votre loge maçonnique. Ce statut, obtenu en complétant les degrés d’Apprenti Maçon, de Compagnon et de Maître Maçon, vous permet de demander à devenir membre des Shriners.

Shriners International est une organisation annexe, ce qui signifie qu’elle fonctionne aux côtés de la fraternité maçonnique générale, mais qu’elle a un objectif plus particulier, dans ce cas-ci, le soutien aux hôpitaux pour enfants Shriners. En tant que Shriner, vous aurez l’opportunité exclusive de servir dans divers rôles qui contribuent au soutien et à la croissance de cette initiative philanthropique vitale.

Pour rester informé des actualités et des événements liés aux Shriners, il est toujours judicieux de vous inscrire à la liste de diffusion de l’organisation. Cela vous permettra d’accéder à des ressources précieuses et de maintenir vos relations avec d’autres Shriners.

Bien que beaucoup pensent que les Shriners ont un lien avec l’Islam en raison du symbolisme que l’on retrouve sur le fez (le couvre-chef emblématique de l’organisation), il est important de comprendre qu’il n’existe aucune affiliation religieuse réelle entre les deux. L’organisation Shriners a toujours été un groupe inclusif, accueillant des membres de diverses confessions et systèmes de croyances.

Questions fréquemment posées

Combien de temps faut-il pour devenir Shriner ?

Le temps nécessaire pour devenir Shriner peut varier en fonction des circonstances individuelles et de l’implication dans la Franc-Maçonnerie. Une fois que vous êtes devenu Maître Maçon, le processus pour rejoindre les Shriners est relativement rapide. Cependant, le parcours pour devenir Maître Maçon peut prendre plusieurs mois ou plus, car il nécessite de progresser à travers différents degrés et de participer à des cérémonies.

Quel est le processus pour devenir Shriner?

Pour devenir Shriner, vous devez d’abord être un maître maçon en règle avec votre loge maçonnique. Une fois que vous avez atteint ce niveau, vous pouvez exprimer votre intérêt à rejoindre les Shriners à un membre actuel qui peut parrainer et soutenir votre candidature. Après avoir soumis une pétition et assisté à une séance d’orientation, vous pourrez être invité à rejoindre les Shriners et à participer à leurs activités et efforts philanthropiques. Vous trouverez plus d’informations sur le site Web de Shriners International.

Quels sont les coûts associés à l’adhésion aux Shriners?

L’adhésion aux Shriners entraîne des frais, notamment des frais d’initiation et des cotisations annuelles. Les montants exacts peuvent varier en fonction de votre temple Shrine local, il est donc préférable de vous renseigner directement auprès d’eux. En plus de ces frais, les membres peuvent également choisir de soutenir des efforts philanthropiques et divers événements tout au long de l’année.

Y a-t-il des conditions préalables pour devenir membre des Shriners ?

Oui, il y a des conditions préalables pour devenir membre des Shriners. La principale condition préalable est que vous devez d’abord être un maître maçon en règle avec votre loge maçonnique. L’organisation des Shriners est issue de la franc-maçonnerie et maintient donc un lien étroit avec ses racines.

Quels avantages peut-on attendre d’être Shriner ?

Devenir un Shriner offre de nombreux avantages, notamment la possibilité de s’engager dans des efforts philanthropiques, de réseauter, de développer son leadership et de s’épanouir personnellement. Les Shriners peuvent occuper un large éventail de rôles essentiels à la mission des hôpitaux Shriners pour enfants et de leurs services de soins pédiatriques de classe mondiale. De plus, les membres ont la possibilité d’assister à des événements locaux et internationaux, de nouer des liens avec des personnes partageant les mêmes idées et de participer à diverses activités sociales et récréatives aux côtés de leur famille.

Les femmes ont-elles la possibilité de devenir Shriners ?

Bien que les femmes ne puissent pas adhérer directement aux Shriners en tant que membres à part entière, de nombreux temples Shrine proposent des organisations affiliées spécifiquement destinées aux femmes, telles que le Ladies’ Oriental Shrine et Daughters of the Nile. Ces organisations offrent aux femmes la possibilité de soutenir les activités caritatives des Shriners, de participer à des événements sociaux et de contribuer à la communauté dans son ensemble.

Le rôle des initiés à l’époque contre-initiatique

De notre confrère expartibus.it – De Pietro Riccio

Nous vivons à une époque où la désintégration des valeurs est de plus en plus forte. Il s’agit d’un fait culturel qui concerne particulièrement le monde occidental. Cette dérive ne peut que se refléter dans toutes les sphères de la vie sociale. Il s’agit d’un phénomène systémique au sens le plus large du terme, non imputable à un secteur plutôt qu’à un autre. Institutions, politique, famille, école, sport : rien n’est épargné. Nous ne nous attarderons pas sur l’enquête sociologique, nous l’avons fait dans un précédent article auquel nous renvoyons toute personne souhaitant en savoir plus.

Cela n’échappe pas non plus aux domaines qui, de par leur nature même, devraient non seulement résister à la détérioration des fondements éthiques et moraux, mais être des forces constitutives.

Religions.

Mais aussi les ordres initiatiques, de plus en plus peuplés de contre-initiés et, par conséquent, en proie à des pressions contre-initiatiques. Nous avions en partie abordé le sujet dans un autre écrit, qui se terminait par une réflexion :

Une organisation qui tolère excessivement des attitudes contre-initiatrices pour s’imposer se trouve confrontée à deux scénarios possibles.

Le premier est la désintégration, avec la fuite des authentiques initiés et la perte des finalités traditionnelles initiales.

La seconde est de se transformer, pour reprendre la terminologie de Guénon, en une organisation contre-initiatique.
Pietro Riccio – Franc-maçonnerie, initiation et contre-initiation

La pensée est toujours une évolution. Le même article est obsolète dès l’instant où le dernier point est ajouté, avant même d’être publié. Le manque d’évolution est la stase. La stase pour un initié est la fin du chemin. La citation précédente remonte à un écrit de l’été 2020. Beaucoup de temps. De quoi prédire un troisième scénario. Les initiés ne s’enfuient pas. Mais ils restent. Il leur reste à se battre pour retrouver l’esprit traditionnel. Faire en sorte que ce qui avait été transformé en club de bowling redevienne une commande initiatique. Environ 3 ans se sont écoulés depuis cet article. Nous arrivons à l’été 2023, lorsque nous lançons une provocation. C’est exactement ce que nous avons filmé. On se pose la question : Ordre initiatique ou club de bowling ?

Le sous-titre précise encore l’intention qui nous avait animés : Des signaux de fumée pour la récupération de la tradition. La réflexion se déplace vers les caractéristiques que doit avoir la personne qui frappe. Que signifie libre et de bonnes mœurs ? Et est-ce suffisant ? Si Guénon parle d’attitudes, quelles sont-elles ? Et nous nous sommes encore demandé :

Mais est-il suffisant d’être une personne honnête pour devenir un initié ?

Est-ce juste l’attitude ?

Et encore, que faut-il évaluer pour l’augmentation de salaire, c’est-à-dire le changement de grade ?
Pietro Riccio – Ordre initiatique ou club de bowling ?

Des questions, encore des questions. Même impitoyable.

Si les séances se réduisent à lire un tableau, de plus en plus copié, à effectuer rapidement des tâches administratives, à s’évader dîner au plus vite, ne vaut-il pas mieux choisir un club de pétanque comme moment d’agrégation ?
Pietro Riccio – Ibidem

L’élévation passe peut-être par les bonnes questions, et non par les réponses. Et encore. Que doit faire un initié qui reste dans un ordre en proie aux pressions contre-initiatiques ? Dans un autre article , nous nous étions déjà interrogés dans ce sens.

Alors, que devrait faire le dge slong pha qui se rend compte qu’il existe dans son monastère des pressions qui remettent en question les fondements mêmes du bouddhisme, juste pour donner un exemple ?
Pietro Riccio – Initiés et devoirs

Et encore :

Êtes-vous véritablement initié si vous tolérez la dérive de vos principes dans votre Temple ?

[…]

L’initié peut-il renoncer à un peu de dignité par peur du pouvoir ?

[…]

Ou devons-nous nous battre seulement lorsqu’il y a un espoir de succès ?

[…]

N’est-ce pas peut-être la pire des défaites que de tolérer les mensonges, les compromis, les préjugés, les bêtises ?
Pietro Riccio – Ibidem

La citation était évidemment d’Edmond Rostand, plus précisément de Cyrano de Bergerac. Et, toujours à partir du même ouvrage, nous avons clôturé l’article avec l’une des phrases les plus poignantes.

N’importe: je me bats! je suis moi, des chauves-souris ! Je me bats!
Edmond Rostand – Cyrano de Bergerac

Dans un contexte informel, quelqu’un lisant l’article a repris cette pensée en répondant :

Nous nous battons ! Nous nous battons ! Nous nous battons !

La réponse d’un initié. Comme je l’ai écrit à d’autres occasions, les citations ne sont pas toujours l’héritage de tout le monde.

Certaines citations ne pourraient pas l’être du seul fait qu’elles n’ont jamais été écrites ; il n’est donc pas possible de signaler une maison d’édition, un magazine, encore moins un numéro de page. Ils ne sont pas « académiquement » acceptables. Mais, au terme d’un ouvrage qui, bien que court, a été difficile à écrire en raison des thèmes abordés, les lecteurs me pardonneront une exception à la règle. Il existe parfois des références qui, possédant ces caractéristiques, peuvent être saisies exclusivement par un petit groupe de personnes, celles qui partagent l’expérience, mais cela ne veut pas dire que les références elles-mêmes ont moins de valeur. Même si seulement deux personnes comprenaient les liens les plus cachés.
Pietro Riccio – La correspondance métaphysique infinie des contraires

Un initié a le devoir de lutter contre les pressions contre-initiatiques. Mais comment devriez-vous et pouvez-vous le faire ? Commençons par comment. Certainement pas en recourant à des moyens contre-initiateurs. Autrement, il cesse lui-même d’être initié.
Ce serait comme si la police recourait aux mêmes stratégies que celles utilisées par le crime organisé pour le combattre. Comme s’ils exerçaient des représailles contre les plus proches parents des fugitifs. Ou encore, ils mettraient des coups de genou aux criminels en guise d’avertissement. Ou bien ils ont accepté des pots-de-vin pour fermer les yeux. Pourtant, tout se réduirait à un affrontement entre deux méthodologies mafieuses. Les forces de police cesseraient de l’être. Si le Christ chasse les marchands du Temple, il ne peut pas le faire car il doit les remplacer par ses propres étals où il vend peut-être des produits contrefaits. Comment donc un initié doit-il se comporter ? Je pense à un écrit de Jorge Luis Borges, La Rose de Paracelse. Dans un incipit magistral , on croise Paracelse appelant un disciple.

Dans son laboratoire, qui comprenait les deux pièces du sous-sol, Paracelse demandait à son Dieu, son Dieu indéterminé, n’importe quel Dieu, de lui envoyer un disciple.
Jorge Luis Borges – La Rose de Paracelse

Ce Dieu indéterminé, qui pourrait tant nous rappeler le Grand Architecte de l’Univers, semble tenir sa promesse. Quelqu’un frappe à la porte du Maître. Mais ses débuts n’ont pas répondu aux attentes.

« J’ai marché trois jours et trois nuits pour entrer chez vous. Je veux devenir ton disciple. Je t’ai apporté tous mes biens. Il sortit un sac et le jeta sur la table. Les pièces de monnaie étaient nombreuses et en or. Il l’a fait avec sa main droite.
Jorge Luis Borges – Ibidem

La connaissance, la conscience, la maîtrise ne peuvent être achetées avec des métaux.
Ils n’aspirent pas aux métaux. La réponse de Paracelse est péremptoire.

Il se pencha, joignit le bout de ses doigts et dit : « Vous me croyez capable de transformer la pierre qui transmue les éléments en or et m’offrez de l’or. Ce n’est pas l’or que je cherche et si c’est l’or qui t’intéresse, tu ne seras jamais mon disciple. »
Jorge Luis Borges – Ibidem

Les efforts de l’aspirant pour rectifier sa demande sont contrecarrés par sa nouvelle déclaration. Avec lui, il a apporté une rose.

Le jeune homme leva la rose bien haut. « On prétend – dit-il – qu’on peut brûler une rose et la faire renaître de ses cendres, grâce à son art. Laissez-moi être témoin de ce miracle. Voici ce que je vous demande ; alors ma vie sera la tienne. »
Jorge Luis Borges – Ibidem

Paracelse commence à se sentir triste. Il n’est pas le disciple qu’il voulait.
La Rose est impérissable.

« Une rose peut brûler », dit le disciple avec défi. « Il y a encore du feu dans la cheminée », répondit Paracelse. « Si vous jetiez cette rose dans les braises, vous croiriez que les flammes l’ont consumée et que ce sont les cendres qui sont réelles. Je vous dis que la rose est éternelle et que seule son apparence peut changer. Un mot suffirait pour que tu la revois. »
Jorge Luis Borges-Ibidem

La Rose est éternelle.
Le Maître exhorte l’étranger.

Le maître éleva la voix et lui dit : « Et d’ailleurs, qui es-tu pour entrer dans la maison d’un maître et lui demander un miracle ? Qu’as-tu fait pour mériter un tel cadeau ?
Jorge Luis Borges – Ibidem

Lorsque l’aspirant lui arrache la Rose et la brûle dans la cheminée, Paracelse reste impassible.

Il dit avec une étrange simplicité : « Tous les médecins et tous les apothicaires de Bâle disent que je suis un mystificateur. Peut-être qu’ils ont raison. Ici repose la cendre qui était rose et qui ne le sera plus. »
Jorge Luis Borges – Ibidem

L’art ne peut pas être partagé avec le profane.
L’initié préfère passer pour un charlatan aux yeux du vulgaire, histoire de le défendre. Il n’a pas besoin d’approbation ou de gratification profane.
Il peut aller jusqu’à le nier, plutôt que de l’accorder à ceux qui n’en sont pas dignes.
Le heurtoir abandonne. Il récupère les métaux et quitte le laboratoire.

Paracelse est resté seul. Avant d’éteindre la lanterne et de s’asseoir dans le fauteuil usé, il ramassa la petite poignée de cendres au creux de sa main et prononça un mot à voix basse.
La rose s’est levée à nouveau.

Jorge Luis Borges – Ibidem

Un mot.
La Parole.
Une Parole du Maître suffit pour accomplir l’Œuvre.
La Resurrectio rose.
Parce que la Rose est éternelle, comme la Connaissance qui sert à la ressusciter.
L’initié ne peut pas combattre au niveau des grossièretés.
Dans ce cas, il ne serait pas un véritable initié.
L’initié combat à son niveau, celui qui n’appartient qu’à lui.
Il le fait en sauvegardant la Connaissance.
Ne le donner qu’à ceux qui en sont dignes.
Pourquoi

Les lèvres de la sagesse ne sont ouvertes qu’aux oreilles de l’entendement.
Le Kybalion

Même lorsque la lutte semble inégale, le Maître reste le gardien de la Tradition. Travaillez sans cesse pour que ceux qui ne sont pas dignes d’entrer dans le Temple restent hors des portes. Il a le souci de faire en sorte qu’il y ait de moins en moins de marchands, développant les anticorps de la Sagesse. Il prend par la main ceux qui étaient aptes au parcours mais qui se sont égarés, aveuglés par l’éclat des métaux. Il garde l’Art, en attendant des temps meilleurs, si nécessaire. Il connaît la Parole. Et il opère constamment, en lui-même, la Resurrectio rosae. Parce qu’il sait que la Rose est éternelle.

La Promesse de l’Horizon

La Promesse de l’Horizon

Dans l’ombre dense de l’incarnation,
Prisonnier d’une chair, d’une mission,
Mon âme, loin du Tout, en détention,
Ressent la tristesse de la séparation.

Un abîme profond, une lourde affliction,
Une distance insurmontable, une division,
Le cosmos tout proche, hors de ma portée,
Tel un mirage qui ne fait que miroité.

Le vide en moi gronde et résonne,
Telle une vaste plaine monotone.
Mais dans ce champ de désolation,
Je devine l’éclat d’une constellation.

La beauté m’appelle, douce chanson,
Une lueur au bout de l’horizon,
Chaque fleur, chaque éclat de rire,
Ravive la flamme, m’éveille le désir.

Car même séparé de l’infini,
L’espoir en moi reste toujours béni.
La vie, bien qu’avec des silences lourds,
Recèle en son sein les merveilles de l’amour.

Chaque jour je cherche, je scrute le ciel,
Dans l’art, la nature, un regard fraternel,
Des signes que le Tout n’est pas une illusion,
Que l’union est possible, au-delà de la raison.

Dans le miroir des eaux, dans le reflet des astres,
Dans le murmure du vent, entre les pilastres,
Je trouve espoir et foi, par la beauté révélée,
Et en elle, la promesse d’une âme consolée.

Yann Leray @ 2023

Au commencement était le Verbe

Verbe, Parole, Logos

Le prologue de l’Evangile de Jean est formé de dix-huit versets dans lesquels il est dit (au quatre premiers versets) :

  1. Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu.
  2. Le Verbe était au commencement avec Dieu.
  3. Toutes choses ont été faites par lui, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui.
  4. Dans le Verbe était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

Le mot prologue vient du grec pro logos. Pro signifie avant, et logos signifie discours, donc un pro logos est un discours introductif ou un préambule. C’est une « ouverture » en quelque sorte. Je souligne le fait qu’aucun des autres Evangiles, c’est-à-dire ceux de Matthieu, de Marc et de Luc (ces trois évangiles sont dits « synoptiques ») ne commence par un prologue qui énonce les mystères de la création. Celui de Jean est donc une exception. Les quatre premiers versets de l’Evangile de Jean que j’ai extrait du prologue sont fondamentaux parce qu’ils disent clairement que la réalité première qui est à l’origine de l’Univers, et de toute chose en ce monde, c’est le Verbe, c’est-à-dire la Parole ou le Logos.

Le Logos chrétien c’est la Parole vivante et créatrice de Yahvé (YHWH). Bien que le prologue soit sans ambiguïté sur l’origine de la création, il n’en reste pas moins qu’il n’est pas totalement explicite dans la mesure où la nature réelle du Verbe n’est pas expliquée en détail. Qu’est-ce que le Verbe ou le Logos ?

D’où vient-il ?
De quoi est-il fait ?
De quoi est-il porteur ?
Comment agit-il ?
Pouvons-nous le connaître ?

Il n’est pas aisé de répondre à toutes ces questions, mais Jean nous donne cependant quelques informations très importantes. Il affirme en effet que le Verbe était au commencement, c’est-à-dire qu’avant la naissance de l’Univers il n’y avait que le Verbe. L’Univers existait donc en germe (potentiellement) dans le Verbe. Le Verbe ou le Logos est donc comme la « matrice » de l’Univers, et ce dernier serait son déploiement, c’est à-dire son passage de la pure potentialité (nous dirions aujourd’hui « pure probabilité ») à l’existence effective et réelle. Jean dit aussi que le Logos n’est pas très différent de ce qu’on appelle Dieu. Ces deux termes sont quasiment équivalents pour lui. Au départ il semble pourtant y avoir une petite différence, et même une certaine contradiction, car il est dit que le Logos « était avec » Dieu, donc distinct de lui, puis ensuite qu’« il était » Dieu, ne formant alors avec lui qu’une seule et même entité. Nous pouvons pas être, en même temps : « avec » quelque chose, et être cette chose même. Sauf à supposer une sorte de « superposition d’état ». Entre, « était avec » et « il était », il se produit un changement qui n’est pas expliqué. Plus loin, Jean dit que dans le Verbe était la vie et que cette vie était la lumière des hommes. Cette affirmation permet de lier ensemble trois réalités : le Verbe ou Logos, la Vie et la Lumière. Ce verset est d’une grande importance pour comprendre la nature profonde de ce qu’on appelle le « Corps de Lumière ».

L’Evangile ésotérique de Jean.

Notons que l’Evangile de Jean est considéré comme étant porteur de connaissances ésotériques qui ne sont pas accessibles à tout le monde. Le texte peut être lu à plusieurs niveaux et il comporte plusieurs sens dont certains sont volontaires voilés. Jean l’évangéliste, frère cadet de Jacques, dit Jacques le Majeur, était fils de Zébédée et l’un des douze apôtres. Jacques et Jean sont tous deux des pêcheurs du lac de Tibériade. Jean fut celui que Jésus aimait, d’où son surnom de « préféré ». Jean fut aussi l’un des trois apôtres (avec Pierre et Jacques) qui suivit le Christ au mont Thabor où se déroula la mystérieuse scène de la Transfiguration (mot qui vient du grec metamorphosis qui signifie métamorphose). Lors de cet épisode très particulier, Jésus révéla à ses disciples sa vraie nature qui est lumineuse et spirituelle. Il montra aux trois apôtres que son corps physique n’était qu’une apparence extérieure qui « dissimulait », ou « voilait » en quelque sorte, son corps spirituel qui n’était que Lumière. L’évangile de Matthieu relate ainsi la scène : « Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière ». Plus loin, Jésus donna cet ordre à ses trois disciples : « Ne parlez à personne de cette vision, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité des morts ».

N’oublions pas que c’est Jean qui introduit la notion de Logos en rapport avec le Christ dans son Evangile. Dans la Grèce antique, le logos c’est la parole, le discours écrit ou parlé, la raison, et même la relation. C’est d’ailleurs un des mots les plus riches de sens en grec. Pour Platon, le logos est la raison organisatrice, c’est ce qui permet de comprendre le monde. Il est aussi porteur des idées éternelles et des archétypes. Dans le Logos se trouve le « modèle » de tout ce qui existe dans notre monde, et comme nous l’avons vu plus haut, ces « modèles » servent de « base informationnelle » pour multiplier les objets ou la nourriture. Dans la théologie chrétienne, le Logos s’est fait chair en devenant Jésus-Christ.

C’est ce que dit clairement Jean dans son Prologue au verset 14 et qu’il développe dans les versets suivants :

  1. Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire
    qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.
  2. Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « C’est de lui que j’ai dit : Celui qui
    vient derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était. »
  3. Tous nous avons eu part à sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce ;
  4. car la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
  5. Dieu, personne ne l’a jamais vu ; le Fils unique, lui qui est Dieu, lui qui est dans le sein
    du Père, c’est lui qui l’a fait connaître.

Le Christ est donc bien la manifestation visible du Logos (Verbe, Parole). A ce titre, l’épisode de la Transfiguration est décisif pour comprendre la vraie nature du Logos. Sur le mont Thabor, le Logos est visible et il montre qu’il est Amour, Lumière et Vie. J’écris Amour, Lumière et Vie avec des majuscules car ce dont il s’agit ici est beaucoup plus puissant et élevé que l’amour humain, la lumière photonique du monde physique, et la vie telle que nous croyons la connaître sur la terre.

Le Logos, Lumière vibrante et/ou vibration sonore Lumineuse.

Bien que très mystérieuse dans le fond, la notion de Logos comporte deux aspects qui sont étroitement imbriqués l’un à l’autre : un aspect lumineux et un aspect sonore. N’oublions pas en effet que le Logos est un « discours » et une Parole. Le Logos est à la fois Lumière (« onde lumineuse ») et son (« onde sonore »). Le Logos peut être défini comme une Lumière vibrante ou une vibration sonore Lumineuse. Le Logos est aussi le « son primordial » qui créé le monde. Dans son livre intitulé Aperçus sur l’initiation (Editions Traditionnelles, 1953), René Guénon fait la remarque suivante qui est très importante : « […] à signaler l’étroite connexion qui existe, d’un point de vue cosmogonique, entre le son et la lumière, et qui est exprimée très nettement par l’association et même l’identification établie, au début de l’évangile de saint Jean, entre les termes Verbum, Lux, et Vita ». Plus loin, et dans le même ouvrage, il utilise une image pour caractériser la condition de l’être humain : « L’être (humain) se sent lui-même comme une vague de l’Océan Primordial, sans qu’il soit possible de dire si cette vague est une vibration sonore ou une onde lumineuse ; elle est, en réalité, à la fois l’une et l’autre, indissolublement unies en principe, au delà de toute différenciation qui ne se produit qu’à un stade ultérieur dans le développement de la manifestation ». Guénon prend bien soin de préciser que les termes de « son » et de « lumière » considérés dans leur état subtil, ne sont pas équivalents au son et à la lumière que nous expérimentons quotidiennement dans le monde sensible.

Le Logos créateur d’ordre et de cohérence.

En réalité, le Logos est beaucoup plus qu’une lumière (« onde lumineuse ») et un son (« onde sonore »), c’est avant tout un principe organisateur qui est porteur d’une somme colossale d’informations. Il y a une sorte d’Intelligence dans le Logos. L’information portée par le Logos est capable d’agir directement sur la matière et de la modeler à sa guise. Le Logos a le pouvoir d’« informer », c’est-à-dire de donner les formes qu’il veut, à la matière. Il est aussi porteur de sens. Il créé du sens à travers son action. Il oriente ses créations dans une certaine direction voulue par Lui. Il possède le pouvoir de générer de l’ordre et de la cohérence. Il est à la source des forces qui vont dans le sens de la convergence, et en cela, il peut être rapprocher du « Point Oméga » de la création, concept créé par Pierre Teilhard de Chardin, qui désigne le point ultime de convergence de toutes les consciences de l’Univers. Le Point Oméga est « aboutissement » et « cause » de l’évolution de la complexité. D’un certain point de vue, le Logos est producteur de néguentropie, c’est-à-dire qu’il s’oppose à l’entropie ambiante. Il s’empare du chaos pour en faire quelque chose de structuré qui a du sens. Le Logos porte en lui un immense pouvoir, il est Intelligence et l’exercice de cette Intelligence dans la matière pour l’ordonner.

Du Fiat lux au Logos.

Au chapitre I du livre de la Genèse, il est dit que :

  1. Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.
  2. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de
    Dieu planait au-dessus des eaux.
  3. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut (Fiat lux et facta est lux).
  4. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres.

Si nous rapprochons les quatre premiers versets de la Genèse des quatre premiers versets de l’évangile de Jean, nous voyons immédiatement qu’à travers une formulation différente apparaît cependant ce que j’appelle une structure de sens identique. Si le chapitre I de la Genèse concerne plus particulièrement l’universel, le Cosmos dans son ensemble, le prologue de Jean s’adresse finalement à l’être humain et à sa situation spéciale et centrale dans le règne du vivant.

Evangile de Jean :

  1. Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu.
  2. Le Verbe était au commencement avec Dieu.
  3. Toutes choses ont été faites par lui, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui.
  4. Dans le Verbe était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
  5. La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’on pas arrêtée.
Jean 1:1, Les Grandes Heures d’Anne de Bretagne, XVIe siècle.

Au commencement était Dieu, le Logos/Verbe. Toutes choses ont été faites par lui : les cieux et la terre. Comme dans la Genèse, Jean évoque les ténèbres mais il précise que la lumière est capable de les traverser sans que ces ténèbres soient capables de l’arrêter et de lui résister. La lumière est donc toute puissante et « invincible ». C’est le Sol Invictus, le « Soleil invaincu », des écoles initiatiques de la Rome antique comme le culte de Mithra par exemple. Cette lumière a le pouvoir d’ordonner (instaurer de l’ordre) les ténèbres et en même temps d’ordonner, dans le sens de « donner un ordre » aux ténèbres. Les deux textes (Genèse et Evangile) évoquent la Lumière créée par le Logos : « Que la lumière soit. ». C’est le fameux Fiat Lux.

Cette Lumière qui est « bonne », se sépare ensuite des ténèbres qui sont le chaos fondamental sans forme et indifférencié et qui est pure potentialité. Ce chaos fondamental ressemble au « vide quantique » ou « énergie du vide » qui est le « vide » décrit par la physique quantique. L’« énergie du vide » quantique est l’état virtuel de la matière qui n’est pas encore manifestée dans ce que nous appelons le « monde réel ». Cette réalité sous-jacente au « réel » est pure potentialité. Dans la mécanique quantique le vide est rempli de particules virtuelles apparaissant pendant un temps très bref avant de disparaître.

Jean nous dit pour terminer, que le Logos est Vie et Lumière et que cette Lumière réside au centre de l’Homme. Du Logos sort la Lumière qui scinde la réalité en deux parties : une réalité d’ordre et de cohérence qui forme le cône des forces de convergence, et une réalité chaotique qui forme le cône des forces de divergence et de dissolution. La vibration sonore/Lumineuse originelle du Fiat Lux initie le bouleversement qui va changer le chaos en ordre. Elle introduit du sens dans la création.


Bibliographie :

Corps de Lumière – Le secret de la Pierre Philosophale (Daniel Robin, JMG éditions).

Nous sommes Lumière – Nous venons de la Lumière et nous retournons à la Lumière (Daniel Robin, JMG éditions).