Accueil Blog Page 217

Lien énigmatique entre la Franc-maçonnerie et « Siddhartha » de Hermann Hesse

Hermann Hesse

Le roman « Siddhartha » de Hermann Hesse, publié en 1922, présente une quête spirituelle qui, bien que profondément ancrée dans la philosophie bouddhiste, trouve des échos dans les idéaux et le symbolisme de la franc-maçonnerie.

Un voyage initiatique

« Siddhartha » suit le parcours d’un jeune homme du même nom, insatisfait par l’enseignement traditionnel des brahmanes, qui part en quête d’éveil spirituel. Ce voyage le conduit à travers diverses expériences : l’ascétisme avec les shramanas, la rencontre avec le Bouddha, la vie de plaisirs matériels et la découverte de l’amour. Finalement, c’est à travers l’écoute du fleuve, symbole de la vie et du temps, que Siddhartha trouve la sagesse et l’illumination. Ce parcours est intrinsèquement initiatique, où chaque étape représente une leçon, une perte ou une révélation, menant à une compréhension profonde de soi et du monde.

Parallèles avec la Franc-maçonnerie

La franc-maçonnerie, quant à elle, est une société initiatique qui offre à ses membres une progression vers la lumière et la connaissance à travers des degrés symboliques et des rituels. De la même manière, Siddhartha traverse des étapes de sa vie qui peuvent être vues comme des degrés initiatiques :

  • L’Ascétisme et la Connaissance de Soi : Comme les maçons qui doivent se détacher des illusions matérielles pour percevoir la vérité, Siddhartha commence par une vie d’ascèse, cherchant à dompter ses désirs et à atteindre une pureté spirituelle.
  • La Rencontre avec le Bouddha : Cette rencontre symbolise l’étape où un maçon peut être initié à des vérités plus profondes par un maître ou un mentor, une analogie avec le parcours maçonnique où le candidat est guidé par des symboles et des enseignements.
  • L’Expérience Matérielle : Le passage de Siddhartha par la richesse et les plaisirs terrestres rappelle la maçonnerie spéculative, qui enseigne que la vraie sagesse ne s’acquiert pas par l’accumulation de biens, mais par l’expérience de la vie et la réflexion sur celle-ci.
  • L’Écoute du Fleuve : Le fleuve représente le cycle de la vie et la sagesse qui vient de l’écoute intérieure, un principe clé dans la maçonnerie où les rituels et les symboles invitent à la méditation et à l’introspection pour percevoir la vérité cachée derrière les apparences.

Une quête universelle

Le roman de Hesse, bien que spécifiquement lié à la culture et à la spiritualité indiennes, touche à des thèmes universels de recherche de sens et de connaissance qui résonnent avec les objectifs de la franc-maçonnerie. Les francs-maçons cherchent à améliorer l’individu et la société par l’acquisition de la sagesse, l’amour fraternel et le perfectionnement moral. De même, Siddhartha, à travers ses expériences, apprend à voir au-delà des apparences pour embrasser une sagesse intérieure qui n’est pas imposée mais découverte par soi-même.

Symboles et rituels

La franc-maçonnerie est riche en symbolisme, et plusieurs éléments du roman de Hesse peuvent être interprétés à travers ce prisme :

  • Le Fleuve : Dans la franc-maçonnerie, l’eau symbolise la purification, le passage du profane au sacré. Le fleuve dans « Siddhartha » n’est pas seulement un lieu de contemplation mais aussi un symbole de transformation et de renouveau, analogue au passage des degrés maçonniques où le candidat est « purifié » à chaque étape.
  • L’Arbre : Le figuier banyan près duquel Siddhartha trouve l’illumination peut être comparé à l’acacia, un arbre sacré dans la maçonnerie symbolisant l’immortalité de l’âme et la régénération spirituelle.
  • Le Serpent : Présent dans le roman sous diverses formes, le serpent symbolise la sagesse, mais aussi le cycle de la vie et de la mort. En maçonnerie, le serpent peut représenter la guérison, la sagesse occulte et le renouveau.

Le concept de la lumière

La quête de la lumière est centrale dans « Siddhartha » tout comme dans la franc-maçonnerie. Siddhartha cherche à sortir de l’obscurité de l’ignorance pour atteindre une lumière intérieure, une métaphore de la connaissance et de la compréhension spirituelle. Dans la franc-maçonnerie, le passage de l’obscurité à la lumière est un leitmotiv des rituels d’initiation, symbolisant l’éveil spirituel et intellectuel.

L’Importance de l’expérience personnelle

Hesse met en avant que la véritable connaissance ne peut être enseignée mais doit être vécue. Cette idée résonne avec la maçonnerie où les enseignements sont souvent transmis par l’expérience et la réflexion personnelle sur les symboles et les rituels. Chaque franc-maçon doit interpréter et intégrer les leçons selon sa propre compréhension et son cheminement personnel, tout comme Siddhartha doit découvrir sa propre voie.

L’Universalité des thèmes

Si « Siddhartha » est ancré dans un contexte culturel et religieux spécifique, les thèmes qu’il explore – la dualité du bien et du mal, la nature de la souffrance, la recherche de la paix intérieure – sont universels. La franc-maçonnerie, avec ses membres de diverses origines culturelles et religieuses, encourage également cette recherche universelle de vérité et d’harmonie, illustrant ainsi que les quêtes de Hesse et des francs-maçons sont, à bien des égards, des expressions de la même aspiration humaine.

Le voyage initiatique de Christian Rose-Croix, image générée par IA
Le voyage initiatique de Christian Rose-Croix, image générée par IA

« Siddhartha » de Hermann Hesse, bien qu’il ne soit pas un texte maçonnique à proprement parler, offre une exploration narrative de ce que pourrait être un voyage initiatique, un parcours comparable à celui d’un franc-maçon cherchant à transcender les illusions du monde matériel pour atteindre une connaissance plus profonde. Ce livre peut être vu comme une invitation à la réflexion sur notre propre chemin vers la sagesse, mettant en lumière les similitudes entre les traditions spirituelles orientales et les pratiques esotériques occidentales. En ce sens, « Siddhartha » reste une œuvre d’une pertinence intemporelle, parlant à quiconque est en quête de sens et de vérité dans un monde complexe et parfois trompeur.

Eléphante avec son enfant en Afrique
Eléphante avec son enfant en Afrique

« Siddhartha » de Hermann Hesse peut être vu comme une métaphore du voyage maçonnique vers la lumière, une odyssée où chaque étape est une leçon de vie, chaque expérience une pierre à l’édifice de la sagesse personnelle. Bien que Hesse n’ait pas explicitement fait référence à la franc-maçonnerie dans son œuvre, les parallèles entre la quête de Siddhartha et les principes maçonniques sont frappants, illustrant une recherche commune de vérité et de connaissance à travers les épreuves de la vie.

Ainsi, « Siddhartha » offre non seulement une lecture enrichissante sur le plan spirituel mais aussi une réflexion sur les parcours initiatiques qu’ils soient littéraires ou rituels, mettant en lumière les similitudes entre une quête individuelle de sagesse et les idéaux de sociétés secrètes comme la franc-maçonnerie.

Le Parrain : Michel Fromont, est passé à l’Orient Éternel

De notre confrère lagazettedemontpellier.fr – Par Jacques Molénat

Le “parrain”, comme le surnommaient affectueusement ses amis, est mort samedi 28 décembre, à l’âge de 87 ans. Ses obsèques se dérouleront ce lundi 6 janvier à 10h au parc des expositions de Pérols, où plusieurs centaines de personnes sont attendues. Puis Michel Fromont sera inhumé, dans l’intimité, au cimetière de Pérols, commune où il résidait. À toute sa famille, nos plus sincères condoléances. Lire ci-dessous son portrait, que nous avons confié à Jacques Molénat, un journaliste qui l’a beaucoup fréquenté.

Aimé, consulté, redouté

Dans la classe dirigeante montpelliéraine Michel Fromont incarnait la figure du Parrain. Il avait occupé de hautes fonctions : président de la Fédération des travaux publics, président de la Chambre de commerce, président du Tribunal de commerce. Dans son ombre, se profilaient la franc-maçonnerie et ses fantasmes. Avec lui, disparaît l’homme de réseaux numéro un de la ville. Il était aimé, consulté, redouté.

Affable

Apprenti plombier à 15 ans, ce débrouillard n’avait pas eu besoin d’études pour comprendre comment le monde tourne et comment se frayer un chemin vers les sommets. Son arme ? La cordialité. Il fallait le voir en société. D’un pair à l’autre, tel Corleone, il embrassait, étreignait, ne laissant personne indifférent. Cette aimable disposition n’allait pas sans ruse. Il le savait d’expérience : la serviabilité désarme. “Et puis”, professait-il, “un service ça se renvoie.”

Il est arrivé à Montpellier en 1965. D’emblée, sa petite entreprise de plomberie s’engouffre dans l’essor de la ville : Antigone, Hôtel du Département, Maison des syndicats… En même temps, porté par son entregent et son naturel affable, le plombier se glisse dans toutes les instances de gestion à sa portée : l’aéroport, le MEDEF, la Banque de France, le CHU, la médecine du travail et même, une fierté pour ce pur autodidacte, l’université Montpellier I.

La franc-maçonnerie est au cœur de son pouvoir. Il passe sous le bandeau dans une loge du Grand-Orient, Ère Nouvelle. “J’ai été initié avec un jeune, un petit ouvrier qui travaillait à la piscine de Montpellier. Il était cégétiste et communiste. Nous sommes devenus très amis. Ça me servait bien. Dans les manifestations il disait à ses camarades : ‘Michel c’est mon ami, c’est un bon patron.’”

Le frère Fromont quitte rapidement cette “loge de gauchos”. Il lui préfère Fidélité et Travail, la loge huppée de la ville où se retrouve le gratin des affaires et de la politique. Il ne lambine pas au bas de l’échelle. Il vise les hauts grades et parvient au sommet, le 33e degré. Il entre au Club 50, “la fraternelle des puissants”, une nomenklatura locale qui réunit des dignitaires de la GLNF, de la Grande Loge de France et du Grand-Orient.

Cicéron

Avec les maîtres de la Ville, les relations sont au zénith. Il est membre de l’UMP mais vote Frêche, entraînant derrière lui une bonne partie du patronat. Il apprécie dans l’Imperator l’homme qui bouscule et développe sa ville. Il arrive à Fromont de faire la leçon à Frêche : “Vous vous méfiez de tout le monde. Moi je fais confiance. On ne peut pas vivre dans une société où l’on ne se fait pas confiance.” Le monarque surdiplômé salua cet éclair de sagesse : “Vous raisonnez comme Cicéron.”

Après avoir vendu son entreprise au groupe Vinci, le Parrain ne disparaît pas de la scène publique. Il a sous la main une petite société personnelle, MF Consulting.

Profanes

En 2009, avec son ami le cancérologue Bernard Serrou, l’actif retraité crée une nouvelle instance, le Cercle Mozart. Le but : réunir dans la convivialité les manitous du cru. La structure est hybride : les responsables sont francs-maçons, les adhérents se répartissent moitié-moitié entre initiés et profanes.

Neuf ans plus tard, le 29 octobre 2018, éclate l’affaire Zemmour. Ce soir-là, Michel Fromont et son successeur désigné, Jean-Marc Maillot, ont chaperonné une conférence d’Éric Zemmour. L’intellectuel médiatique de la droite dure, condamné pour “incitation à la haine religieuse”, se montre fidèle à ses hantises : “L’islam, c’est l’islamisme. Entre l’islam et la chrétienté, la lutte est millénaire.”

L’émoi est grand à Fidélité et Travail, la loge de Fromont, et dans les six autres loges montpelliéraines du Grand-Orient. Pour ces francs-maçons, les propos de Zemmour bafouent les valeurs affichées de leur obédience. Ils saisissent la Cour suprême de la justice maçonnique. Un mois plus tard, les juges font connaître leur décision : un jugement de Salomon. D’un côté, les frères Fromont et Maillot sont sanctionnés d’un blâme en raison du “malaise” que leur initiative a causé dans l’opinion locale. De l’autre, le Cercle Mozart est lavé de l’accusation d’avoir encouragé “la haine et la discrimination raciale”.

Michel Fromont, qui avait démissionné, ne fait pas appel. Il ne frappera pas non plus à la porte d’une autre obédience. Après un demi-siècle de franc-maçonnerie, il part, dit-il, “le cœur lourd mais l’esprit léger”.

Pour rappel lisez l’article de Jean-Marc Aubert pour l’actu.fr ci-dessous

Cliquez sur l’image pour vous rendre sur l’article

Dévoilez les mystères de la Franc-maçonnerie : conférence au Touquet pour forger sa propre opinion

De notre confrère lavoixdunord.fr – Par Cécile Legrand Steeland

Le samedi 11 janvier, l’association La Rose et le sable propose une conférence sur la franc-maçonnerie à la maison des associations du Touquet. L’occasion de découvrir l’un des courants de ce mouvement, de poser des questions et de se faire sa propre idée.

À moins d’être soi-même franc-maçon ou de connaître quelqu’un qui l’est, on peut facilement tomber dans les a priori. Le mieux, pour peu qu’on soit désireux d’en savoir plus, reste donc de se renseigner afin de se forger sa propre idée.

Si tel est votre cas, ça tombe bien, l’association La Rose et le sable propose le samedi 11 janvier de répondre à cette question :

« La franc-maçonnerie d’aujourd’hui, une fraternité trop discrète ? »

La conférence sera animée par Thomas Denicourt, grand maître général de l’OITAR, l’Ordre initiatique et traditionnel de l’art royal, qui est l’un des courants de la franc-maçonnerie.

Thomas Denicourt (Crédit Photo 450.fm)

Après une présentation du mouvement et de ses diverses obédiences et ordres, il expliquera ce qu’est la franc-maçonnerie et ce qu’elle n’est pas, qui elle accueille, comment et pourquoi on y entre… Le public est surtout invité à poser librement ses questions, quelles qu’elles soient, et à partager son point de vue, sans jugement.


À moins d’être soi-même franc-maçon ou de connaître quelqu’un qui l’est, on peut facilement tomber dans les a priori. Le mieux, pour peu qu’on soit désireux d’en savoir plus, reste donc de se renseigner afin de se forger sa propre idée.

Si tel est votre cas, ça tombe bien, l’association La Rose et le sable propose le samedi 11 janvier de répondre à cette question : « La franc-maçonnerie d’aujourd’hui, une fraternité trop discrète ? » La conférence sera animée par Thomas Denicourt, grand maître général de l’OITAR, l’Ordre initiatique et traditionnel de l’art royal, qui est l’un des courants de la franc-maçonnerie.

Après une présentation du mouvement et de ses diverses obédiences et ordres, il expliquera ce qu’est la franc-maçonnerie et ce qu’elle n’est pas, qui elle accueille, comment et pourquoi on y entre… Le public est surtout invité à poser librement ses questions, quelles qu’elles soient, et à partager son point de vue, sans jugement.

« Ce qui compte, c’est le chemin »

Ce sera aussi l’occasion d’en savoir plus sur l’Ordre initiatique et traditionnel de l’art royal, un ordre mixte dont les travaux portent essentiellement sur le symbolisme et dont chaque loge est autonome, à la différence d’autres obédiences. Selon l’un de ses membres, l’OITAR porte une volonté d’ouverture et défend des valeurs assez universelles : « Humanisme, fraternité, entraide, humilitéMais chacun vient y chercher quelque chose qui lui est propre (…) Il n’y a pas de but précis à atteindre, ce qui compte, c’est le chemin. » Lors des réunions, « on ne vient pas pour étaler sa science, mais pour exposer sa façon de voir les choses. » Puis un échange se crée. « C’est toujours enrichissant car avec le dialogue, on découvre des directions auxquelles on n’avait pas pensé. »

Conférence le samedi 11 janvier à 15 heures à la maison des associations, 17 avenue de Quentovic au Touquet. Entrée libre et gratuite. Contact : laroseetlesable@gmail.com

Le défunt Président Jimmy Carter et l’appartenance à la Franc-maçonnerie

De notre confrère freemasonsfordummies.blogspot – par Christopher Hodapp

L’ancien président américain Jimmy Carter est décédé le week-end dernier à l’âge incroyable de 100 ans. Presque immédiatement après l’annonce tôt dimanche matin de la mort de Carter, plusieurs publications sur les réseaux sociaux ont affirmé à tort qu’il avait été à la fois franc-maçon et membre des Shriners.  

Quelles que soient vos opinions politiques ou vos estimations historiques sur le président Carter, on ne peut nier son dévouement au service et à la philanthropie, et sa vie consacrée aux principes de sa foi. Son unique mandat à la Maison Blanche entre 1977 et 1981 n’a été que le début de quatre décennies et demie supplémentaires au service d’innombrables causes et missions, partout dans le monde.

Il a pris en charge l’une de ces causes en 2016. Cette année-là, les hôpitaux Shriners ont nommé Jimmy Carter Shriner honoraire et ambassadeur de leur programme qui gère 22 hôpitaux en Amérique du Nord pour le traitement des enfants handicapés.  Sur la photo ci-dessus, vous pouvez voir Carter portant le couvre-chef emblématique des Shriners, le fez rouge. Mais vous pouvez également voir que le gland normalement noir qui pend du fez du Shriner à sa droite diffère du gland jaune/doré de Carter, signifiant son poste d’ambassadeur honoraire.

La même année, il apparaît dans une publicité télévisée pour les hôpitaux Shriners et continue d’être un fervent partisan de l’organisme pour le reste de sa vie (le communiqué de presse peut être consulté ci-dessous). 

Mais l’association de Carter avec les Shriners ne l’a pas amené à être initié, élevé et promu au rang de franc-maçon, et il n’a jamais été nommé noble au sein du sanctuaire. Quelque part, quelqu’un a prétendu en ligne qu’il avait été membre de notre fraternité. Et puis les algorithmes d’IA l’ont immédiatement saisi et se sont mis au travail. 

Plusieurs messages générés par l’IA ont fait circuler la désinformation et sont même allés jusqu’à embellir l’histoire. « Poe », l’assistant IA sur le site Quora, a déclaré que  Carter était devenu membre de la « Tatum Lodge 333 à Plains, en Géorgie »  en 1946 ; que la franc-maçonnerie avait fait « partie de son image publique tout au long de sa présidence » ; et que « Carter est l’un des rares présidents américains connus pour avoir été franc-maçon ». (Voir l’image ci-dessous.)

Il y a une raison pour laquelle l’application Poe est gratuite. TOUTES ces affirmations sont fausses. 

Jimmy Carter n’était ni franc-maçon ni Shriner ; il n’existe pas de « Tatum Lodge 333 » dans l’État de Géorgie, ni ailleurs d’ailleurs* ; et il ne fait pas partie des 14 présidents américains connus pour avoir été membre de la fraternité maçonnique. Son père, James Earl Carter Sr., était franc-maçon de Géorgie, mais pas son fils Jimmy.

(Pour les non-maçons présents dans la foule, un homme doit d’abord être élu dans une loge maçonnique locale et compléter les trois degrés d’apprenti, de compagnon et de maître maçon avant de pouvoir rejoindre les Shriners. Il n’y a aucune trace connue que Carter ait fait quoi que ce soit de tout cela.)

Dimanche après-midi, de nombreux francs-maçons ont transmis cette histoire incorrecte sur les réseaux sociaux, et l’IA – étant un plagiaire sophistiqué et informatisé – a continué à la répéter, « vérifiant » l’histoire avec sa propre histoire générée par l’IA comme source.

Pour clarifier les choses, Jimmy Carter a rencontré des groupes de grandes loges d’État et des francs-maçons de Prince Hall pendant sa présidence, tout comme tous les présidents rencontrent officiellement ou officieusement des centaines de groupes tout au long de leur mandat dans le Bureau ovale. Mais aucun de ces groupes de francs-maçons ne l’a jamais revendiqué comme membre, et aucune grande loge n’a fait de lui un franc-maçon « à vue » (un raccourci controversé utilisé par certaines juridictions pour conférer les degrés de loge à des candidats – souvent des célébrités).

Tout cela ne porte pas atteinte aux accomplissements de Jimmy Carter au cours de sa vie. En tant que francs-maçons, nous devons à la fois respecter son dévouement envers ses semblables et honorer sa mémoire. Mais il est important de garder les choses au clair lorsqu’il s’agit de la véritable histoire de notre confrérie. Gerald R. Ford, le prédécesseur de Carter, est le dernier président américain à avoir été franc-maçon (et également Shriner). Ne vous fiez pas à l’intelligence artificielle pour rechercher des informations factuelles.

*Pour être aussi précis que possible, il existe une loge Tatum 1386 dans la ville de Tatum, au Texas, et non en Géorgie, et Jimmy Carter ne l’a jamais rejointe. La Géorgie possède une loge numérotée 333 — la Winder Lodge 333, située dans la ville du même nom. Il n’existe aucune trace non plus de l’adhésion de Carter.

MISE À JOUR

Malgré les tentatives de nombreux francs-maçons de corriger l’assistant IA Poe de Quora, celui-ci continue obstinément d’affirmer que Carter était un franc-maçon à ce jour, le 31 décembre à 17h00 EST, bien qu’il admette à contrecœur que les faits sont contestés. Personne ne semble le contester à part les robots IA.

Vous trouverez ci-dessous des extraits de deux longs messages publiés hier sur le site Web des Shriners. Le président Carter et son épouse, Rosalynn, étaient tous deux des partisans enthousiastes des hôpitaux Shriners et de leur mission de fournir des soins médicaux qui changent la vie des enfants handicapés. Les messages originaux peuvent être consultés ICI :

En 2016, les Carter sont apparus dans un message d’intérêt public sur le thème de la Saint-Valentin pour le système de santé, affirmant que notre plus grand héritage est « ce que nous pouvons faire pour aider la prochaine génération » et encourageant les téléspectateurs à orienter les enfants qui pourraient bénéficier des soins des Shriners pour enfants. Le président Carter a alors déclaré : « Nous suivons les efforts philanthropiques des hôpitaux Shriners depuis de nombreuses années et nous sommes impatients d’aider les gens à comprendre qu’ils sont une ressource disponible lorsqu’ils recherchent des soins médicaux pour leurs enfants. »
Gary Bergenske, ancien chef de la fraternité et ancien PDG des Shriners pour enfants, a rappelé que le président Carter avait créé ce message d’intérêt public en raison de sa foi passionnée dans la mission des Shriners pour enfants. « Il a donné de son temps et de son image pour faire cela pour les Shriners pour enfants par bonté de cœur », a déclaré Bergenske. « Il l’a fait parce qu’il voulait aider les enfants dont nous prenons soin. »
Plus tard la même année, des membres du Centre Carter ont voyagé avec une équipe médicale des Shriners pour enfants dans le cadre d’une clinique de proximité à l’hôpital Saint-Boniface en Haïti. Le Centre Carter a aidé à organiser la mission médicale, en travaillant directement avec le ministère de la Santé et le ministère des Personnes handicapées du gouvernement haïtien pour obtenir l’approbation.
Le président Carter a commencé à travailler avec les Shriners pour enfants pour élargir l’accès aux soins médicaux pour les enfants du monde entier, et il a été nommé ambassadeur honoraire des Shriners Hasan lors d’une cérémonie à Albany, en Géorgie, en 2014. Cet honneur était particulièrement significatif, a déclaré le président Carter, car son père (James Earl Carter, Sr.) était franc-maçon et Shriner.
En 2018, le président Carter et le Centre Carter ont aidé les Shriners pour enfants à transporter des enfants grièvement blessés lors d’une éruption volcanique au Guatemala, en aidant à organiser le transport militaire – l’avion C-17 Globemaster III de l’US Air Force – et les équipes médicales militaires pour aider à transférer les enfants à notre hôpital de Galveston.
Le système de santé et la fraternité ont tous deux honoré le président Carter en 2018. Les Shriners pour enfants lui ont décerné le prix humanitaire en reconnaissance de son service au nom de notre mission et de nos patients. Le prix a été remis par le potentat impérial de cette année-là, l’impérial Sir Bergenske, qui a également remis au président Carter l’un des honneurs les plus spéciaux de la fraternité, le médaillon du potentat impérial.
Le président Carter a dit un jour : « Je n’ai qu’une vie et une chance de la faire valoir… Ma foi exige que je fasse tout ce que je peux, où que je sois, quand je le peux, aussi longtemps que je le peux avec tout ce que j’ai pour essayer de faire une différence. »
Les Shriners pour enfants et Shriners International sont fiers d’avoir été distingués et soutenus par le président Carter, et apprécient profondément ses efforts pour aider les enfants du monde à avoir accès aux soins qui changent la vie que fournissent les Shriners pour enfants.

L’ancien potentat impérial partage de bons souvenirs des Carter L’
impérial Sir Gary Bergenske, qui a servi comme potentat impérial de 2017 à 2018, a eu le privilège de rencontrer et de travailler avec le président Jimmy Carter et sa femme, Rosalynn, une association qu’il chérit.
Bergenske a déclaré qu’il avait rencontré les Carter pour la première fois en 2014, lorsque l’ancien président a soutenu la philanthropie en faisant une annonce d’intérêt public sur le thème de la Saint-Valentin . Bergenske a déclaré qu’il avait été frappé par l’engagement du président Carter envers les Shriners pour enfants. « Il l’a fait par bonté de cœur, et il a dit que nous pouvions l’utiliser à tout moment », se souvient Bergenske.
Le président Carter a demandé ce qu’il pouvait faire pour les Shriners pour enfants, « et je lui ai donné toute une liste de souhaits », a déclaré Bergenske. La publicité n’était que le début de l’association entre l’ancien président et les organisations Shriners. Le président Carter a ensuite rempli presque tous les éléments de la liste de Bergenske, soutenant une clinique de sensibilisation en Haïti, aidant à organiser le transport militaire des victimes du volcan au Guatemala et plus encore.
La seule chose qu’il n’a jamais pu faire a été d’accepter une invitation à assister à la session impériale. Ainsi, en 2018, l’impérial Sir Bergenske s’est rendu chez les Carter à Plains, en Géorgie, pour lui remettre le médaillon du potentat impérial et le prix humanitaire de la philanthropie.
Bergenske et sa femme, Lady Anne, ont rendu visite aux Carter à plusieurs reprises. « Quelle expérience, de simplement s’asseoir et de dîner avec eux en tant qu’amis », a déclaré Bergenske. « C’est notre amour commun d’aider les autres qui nous a rapprochés. » Bergenske
a déclaré que bien que les deux hommes soient très différents, ils avaient un point commun important. « Il voulait aider les Shriners pour enfants, et nous voulions l’aider ainsi que le Carter Center également. Nous travaillions tous les deux ensemble pour aider les enfants. C’était une très bonne relation. »
Bergenske a déclaré qu’il considérait le président Carter comme un mentor et un exemple. « Il a placé la barre très haut, mais il était très humble dans ce qu’il faisait. »

Publié par Christopher Hodapp le lundi 30 décembre 2024

Les bonnes résolutions

0

Ça va l’faire

Notre vie de tous les jours se déroule elle aussi selon des rituels tout comme notre vie maçonnique. Le jour de l’An est sans doute l’un des rituels le plus répandu sur notre planète et il semble a priori dépouillé de tout ésotérisme. 

C’est une pause qui ponctue une année qui s’écoule et que nous avons fêté de façon dirons nous païenne.

« Nous avons vÉcu un moment unique de libération »

J’avoue que je n’ai toujours pas intégré toutes les notions, les tenants, les aboutissants et le symbolisme qui se cachent derrière cette cérémonie. Bien sûr, on peut trouver un lien et une correspondance avec le symbolisme de la terre et de l’eau. Nous avons durant plusieurs heures mangé et bu lors de ce passage à la nouvelle année et de sa mise en scène sous forme de compte à rebours.

Nous nous nourrissons de tout ce que la terre nous offre et nous sommes en osmose avec l’eau par les boissons que nous buvons lors de cette fête. J’admets : c’est un peu tiré par les cheveux !

Voilà dans un premier temps et de façon succincte une analyse de haute teneur sociologique pour cette grande fête annuelle, je vous l’avoue.

« feux d’artifices, embrassades sous haute surveillance »

On pourrait continuer ainsi plus longtemps dans le symbolisme et parler d’épreuves du feu avec ces feux d’artifices qui jaillissent d’un peu partout. Pour certains c’est plus simple et rattaché à la classique pétarade.

Enfin d’autres moins bien lotis se contentent de faire bruler quelques voitures et c’est dans ces moments que l’on peut parler du symbolisme de l’air qui est utile, accompagné du vent, souvent présent lors de la nuit de la Saint Sylvestre, pour activer le feu afin de réduire ces voitures en carcasses qui redeviendront poussière, traditions obligent…

Une autre chose est sûre, que nous serons tous inondés de belles intentions, de projets à venir qu’il nous faudra réaliser pour la nouvelle année. Il va nous falloir faire encore la course avec le train !

Cependant ces serments prêtés sous « la voute étoilée des coupes de champagne », font que ces bonnes résolutions pour le renouveau prennent une autre dimension.

Restons donc dans une pensée et une énergie positive, reprenons la route du travail et tournons nous vers les trois thèmes de réflexion des bonnes résolutions que sont la liberté, l’égalité et la fraternité.

Tiens c’est drôle, mais ça m’rapelle quelque chose…

J’ai dit, car il est l’heure

L’énigme des Maîtres. Prologue

Digne prix des labeurs du sage et du poète qui, des religions brisant les derniers nœuds, sur tant de nuit épanche un jour si lumineux ! Et qui nous blâmera si, par la poésie, tout ce que nous touchons est frotté d’ambroisie? Je suis le médecin qui présente à l’enfant quelque breuvage amer, qu’il faut boire pourtant. Les bords du vase enduits d’un miel qui les parfume à cet âge léger dérobent l’amertume: L’enfant est dupe et non victime: il boit sans peur, et dans le corps descend le suc réparateur emportant avec lui les douleurs et les fièvres. Le mensonge sauveur n’a trompé que les lèvres. Ainsi je fais passer l’austère vérité, baume suspect à ceux qui ne l’ont pas goûté. La foule, enfant qu’apaise une innocente ruse, cédant sans défiance au charme de la muse, sous le couvert du miel boira les sucs amers. Ainsi puissé-je, ami, grâce à l’attrait des vers, en toi de la Nature infuser la science et t’en faire sentir la salubre influence !

Lucrèce poète et philosophe latin du 1err siècle av. J.-C.

Prologue

 Sur une île quelque part

Le salon est immense.

C’est la pièce principale de cette belle résidence élevée sur un promontoire rocheux dominant l’océan.

L’air y est chargé d’un parfum de café torréfié, de cigare légèrement sucré et terreux avec des nuances de vanille, mêlé à une subtile odeur musquée du cuir des canapés noirs et des fauteuils assortis. Les riches tapis crème couvrant le sol de marbre en sont imprégnés.

Au centre, une grande table rectangulaire est couverte de documents épars, de plans détaillés, de cartes et de dossiers épais contenant des photos de tableaux. Des ordinateurs portables sont ouverts, affichant des schémas complexes et des communications cryptées. Des cagoules incongrues sont amassées en tas sur un de ses coins. Sous les sièges des torches prêtes à l’emploi.

Autour de la table, plusieurs personnes se sont réunies. Des hommes au visage dur, le regard tendu, à l’intensité et à la fixité inquiétante, scrutent constamment l’entrée de la pièce chuchotant entre eux, en attendant l’arrivée du maître de maison.

La porte s’ouvre. Ce n’est que le valet poussant une desserte roulante sur laquelle il a préparé un large choix de boissons ainsi qu’un service à café et des coffrets de cigares. Il la rapproche des hôtes pour qu’ils se servent eux-mêmes.

Puis il se dirige vers les lampes à abat-jour en pâte de verre posées sur les guéridons et les lampadaires tout autour de la pièce qu’il allume avant de tirer les lourds rideaux en velours bordeaux qui, maintenant empêchent toute lumière extérieure de pénétrer. L’élégance trompeuse de l’endroit, avec ses murs couverts de panneaux de bois sombre entièrement sculptées d’arabesques et des scènes historiques, est devenue oppressante, comme si la beauté même des lieux était corrompue par la pénombre.

Jetant un coup d’œil autour de lui pour voir si tout était bien rangé, le valet repéra sur un des rayons de la bibliothèque des ouvrages éparpillés semblant avoir été consultés récemment. Cela lui prit quelques instants pour réarranger les livres, juste par ordre alphabétique d’auteur, sans prêter attention à leur thème commun : des stratégies de manipulation de l’information, de contrôle totalitaire et de domination, souvent utilisées pour justifier des actions morales ou immorales et pour les nombreuses références stratégiques et philosophiques qu’ils contiennent.

– Mes fidèles, l’heure est venue.

Silvestro Buonvincini venait de faire son entrée. Il s’installa dans le fauteuil à haut dossier en bois de noyer sculpté de volutes et de colonnes feuillagées, surmonté d’angelots enlacés, placé en tête de la table. Car c’est bien lui le Maître.

Ayant pris place, en silence, il dévisagea chacun des présents puis s’adressant au valet le pressa.

– Vous débarrasserez les brûleurs d’encens qui sont sur le linteau de la cheminée avant de sortir.

Au milieu du plus grand mur, la cheminée en chêne massif atteint le plafond. De chaque côté de l’âtre, des colonnes ouvragées de feuilles d’acanthe soutiennent le manteau. Au-dessus du foyer, à s’y tromper, une magnifique reproduction grandeur nature du tableau L’adoration des mages de Botticelli en teinte monochrome sépia tel qu’il fut peint originellement avant d’être colorisé par un autre artiste. Juste à côté, contre le mur, un cadre retourné d’un tableau faisait une tache plus claire.

En fermant la porte derrière lui, le valet entendit Buonvincini dire :

– Nous allons agir. Nous allons nous emparer des autres tableaux. Et pour commencer la pomme de St Martin va tomber, voilà comment…

Le valet essaya de saisir la suite mais les sons avaient été étouffés par la lourde porte refermée.

La salle était maintenant plongée dans une obscurité oppressante, à peine éclairée.

L’odeur âcre de la cendre flottait lourdement dans l’air, se mêlant à celle, plus acide encore, de la peur et de la haine. Les murs gris résonnaient des murmures fébriles des silhouettes noires qui se pressaient dans la salle, leurs visages dissimulés sous les cagoules sombres que les hommes avaient enfilées, leurs yeux brillants d’une ferveur malsaine.

Un tribunal d’inquisition allait avoir lieu. Silvestro Buonvincini, le maître de cette mascarade macabre, trônait dans son fauteuil comme une ombre sinistre. Ses yeux bleus perçants brillaient d’une lueur froide et impitoyable, fixant tour à tour les membres de l’assemblée.

Après un coup porté par la paume de la main sur la table par le Maître, le silence se fit soudain, plus lourd et plus oppressant. Buonvincini se leva. D’une voix ténébreuse, il déclara :

– Aujourd’hui, nous jugeons l’hérétique John Toland, coupable d’avoir osé violer les mystères sacrés de la création, de vouloir pénétrer l’antichambre de la Nature pour atteindre son cabinet secret. Pour ce crime impardonnable, vous, les gardiens de la vraie foi, je vous demande de voter unanimement à sa mort par le feu purificateur.

Sous l’anonymat symbolique des cagoules qui effaçaient leur individualité, tous les membres levèrent la main en signe d’acquiescement.

– Alors, que ton nom soit en exécration pour l’éternité !  Prononça le Maître.

Un murmure de satisfaction parcourut l’assemblée. Un bûcher fut dressé avec un soin macabre dans la cheminée pour le sacrifice. Les  torches furent allumées, lumière accusatrice par ce feu approuvant cette sentence.

Le tableau de Philippin, born Sysangin, représentant John Toland, volé à la Royal Society deux mois plus tôt, fut alors retourné et brandi avec une solennité sinistre. Les acclamations fanatiques montèrent crescendo tandis que les flammes léchaient la toile, la dévorant lentement.  La Lumière de la liberté de penser qui brillait dans les yeux du pamphlétaire des religions s’éteignit à jamais dans un noir de suie.

L’auditoire cagoulé voyait dans cette destruction la purification de leur monde souillé. Dans le crépitement du feu et les expressions d’exaltation, le visage de Buonvincini restait impassible, froid et inhumain, savourant l’amertume d’une haine trop longtemps réprimée. Il ajouta :

– Nous ferons de même avec les autres tableaux. (Lire le prochain épisode ici)

Le calendrier maçonnique : une chronologie symbolique et initiatique

Le calendrier maçonnique représente une manière unique pour les francs-maçons de dater les années et les événements, ancrée dans une symbolique riche et une tradition initiatique qui remonte à plusieurs siècles. Il faudra attendre deux mois encore avant de se souhaiter une bonne année entre Sœurs et Frères.

Qu’est-ce que le calendrier maçonnique ?

Le calendrier maçonnique est un système de datation utilisé par les francs-maçons pour marquer les années et parfois les mois, distinct du calendrier grégorien couramment utilisé dans la vie quotidienne. L’année un du calendrier maçonnique, souvent appelée « Année de la Vraie Lumière » ou Anno Lucis en latin, est fixée à 4000 ans avant Jésus-Christ, suivant la chronologie établie par le pasteur James Anderson dans les Constitutions de la franc-maçonnerie de 1723. Cela signifie que pour obtenir une date maçonnique, on ajoute 4000 ans à l’année grégorienne en cours.

Les origines et le symbolisme

L’adoption de ce calendrier par les francs-maçons est basée sur les calculs de James Ussher, un prélat anglican, qui a estimé que la création du monde, selon la Genèse, aurait eu lieu en 4004 av. J.-C. Anderson a simplifié cette date à 4000 ans pour symboliser la naissance de la lumière, un concept central en maçonnerie où l’on cherche à passer de l’obscurité de l’ignorance à la lumière de la connaissance.

  • Anno Lucis (AL) : Signifie « Année de la Lumière » et est la base du calendrier maçonnique. Ainsi, l’année 2025 de l’ère vulgaire serait l’année 6025 AL.

Particularités et utilisation

  • Début de l’Année : L’année maçonnique commence le 1er mars, en référence au calendrier julien qui était en vigueur au moment de l’écriture des Constitutions d’Anderson. Les mois sont désignés par leur numéro ordinal plutôt que par leurs noms.
  • Fêtes Maçonniques : Deux fêtes majeures ponctuent l’année maçonnique : la Saint-Jean d’Été (24 juin, fête de Saint Jean Baptiste) et la Saint-Jean d’Hiver (27 décembre, fête de Saint Jean l’Évangéliste), coïncidant avec les solstices, symbolisant le retour de la lumière.
  • Ère Vulgaire : La date selon le calendrier grégorien est appelée « ère vulgaire » dans les écrits maçonniques pour la distinguer de l’ère maçonnique.

Variations et autres calendriers maçonniques

Bien que le système Anno Lucis soit le plus répandu, il existe d’autres calendriers utilisés dans différentes branches de la franc-maçonnerie, chaque rite ayant parfois son propre système de datation :

  • Anno Mundi (AM) : Utilisé par certains rites maçonniques, notamment le Rite Écossais Rectifié, où l’on ajoute 3760 ans à l’année grégorienne, basé sur le calendrier hébraïque.
  • Anno Inventionis (AI) : Pour le Royal Arch, où l’année de référence est la reconstruction du Second Temple de Jérusalem (530 av. J.-C.).
  • Anno Depositionis (AD) : Utilisé dans certains degrés du Rite d’York, datant de la dédicace du Temple de Salomon (1000 av. J.-C.).

Signification symbolique et utilisation actuelle

Le calendrier maçonnique n’est pas seulement un outil de datation mais aussi un rappel constant des principes et des objectifs de la franc-maçonnerie. Il met en avant la recherche de la lumière symbolique, l’universalité de la maçonnerie en transcendant les calendriers religieux et civils, et la notion de temps comme une dimension spirituelle plutôt que simplement matérielle. Dans la pratique contemporaine, les loges utilisent ce calendrier pour dater leurs documents officiels, rituels, et correspondances, renforçant ainsi le caractère initiatique et mystérieux de leur travail.

Le calendrier maçonnique, avec ses spécificités et ses multiples variantes, symbolise bien plus qu’une simple manière de compter les années ; il est un témoignage vivant de la quête maçonnique de la vérité et de la lumière, une invitation à une réflexion temporelle qui dépasse le quotidien pour embrasser une dimension plus large de l’existence humaine. En utilisant ce calendrier, les francs-maçons se rappellent chaque jour leur engagement à la sagesse, à la moralité et à la fraternité universelle.

Autre article sur ce thème

La mission Charles Thompson bénéficie de dons de jouets des Francs-maçons

De notre confrère anglais wirralglobe.co.uk – Par Jamie Bowman

Un DON de jouets à la mission Charles Thompson à Birkenhead a permis aux enfants locaux de recevoir des cadeaux ce Noël, alors qu’ils n’en auraient pas eu autrement. Le don faisait partie d’un appel à la collecte de jouets dans tout le Cheshire auprès des francs-maçons de tout le Cheshire, qui a permis de récolter plus de 15 200 £ et de fournir des jouets à plus de dix organismes de bienfaisance locaux.

À Birkenhead, l’appel a été lancé par le franc-maçon Paul Stevenson, qui, ce Noël, a fait tout son possible pour avoir un impact significatif sur la vie des enfants dans le besoin.

Malgré son rôle exigeant d’ambulancier, Paul a consacré son temps et son énergie à collecter des milliers de livres pour des jouets et des articles essentiels avec l’aide des francs-maçons de la région.

Leurs efforts ont abouti à une livraison réconfortante à la mission Charles Thompson à Birkenhead.

Depuis 1892, la Mission se consacre à fournir des soins et un soutien, de la nourriture et des vêtements, aux personnes vivant dans la pauvreté à travers le Wirral. En tant qu’organisme caritatif, elle dépend des dons des particuliers et des entreprises, ainsi que des efforts inlassables des bénévoles.

Mike Ross, franc-maçon senior, a déclaré : « Paul et la contribution des francs-maçons locaux ont non seulement égayé Noël pour ces enfants, mais ont également renforcé l’esprit de générosité et de compassion qui est au cœur de notre communauté.

« Leur dévouement est un exemple éclatant de l’impact positif que peuvent avoir les individus lorsqu’ils s’engagent à aider les autres. À l’approche des fêtes de fin d’année, nous avons célébré le pouvoir de la gentillesse et la différence que nous pouvons faire ensemble ».

Les gardiens de la porte du Temple maçonnique

De notre confrère universalfreemasonry.org

Le secret maçonnique se manifeste dans les bureaux des Gardiens d’une Loge, les Gardes Intérieurs et Extérieurs. Quels principes ces officiers doivent-ils respecter pour qu’ils deviennent réalité ?

Tout Maître Maçon découvre rapidement que sa Franc-Maçonnerie ne consiste pas uniquement à « Recevoir ». Il s’agit aussi de « Donner ». Un bon Maçon doit servir, autant qu’être servi.  

Lorsque la franc-maçonnerie est bien servie par ses frères, elle grandit, prospère. Lorsqu’elle est mal servie, une loge meurt de faim, perd de sa qualité, stagne et parfois meurt. Lorsque votre candidature fut reçue par la loge, le Maître désigna un comité de trois frères, dont le devoir était d’enquêter sur la véracité des déclarations que vous aviez faites, de découvrir quel genre d’homme vous étiez et de recommander à la loge les mesures à prendre. Après leur rapport, un vote fut organisé sur votre candidature. Vous étiez un homme bon ; votre comité s’est prononcé en faveur de votre candidature et vous avez été élu. Vous n’avez peut-être pas été au courant de leur enquête. Dans les petites villes, il n’est pas toujours nécessaire de voir le candidat directement. En général, il est connu d’un ou de plusieurs frères et sa réputation peut facilement être établie à partir d’autres sources. Dans les centres plus importants, un ou plusieurs membres du comité, en plus d’autres tâches, rechercheront le candidat pour un entretien personnel.

De l’exactitude du rapport des comités de pétitions et de la fidélité avec laquelle ils s’acquittent de leurs obligations dépendent la pureté de la loge et le caractère de son personnel.

Lorsque vous êtes nommé membre d’un comité d’enquête, vous pouvez considérer comme un honneur insigne que votre Maître ait confiance en votre bon sens, votre loyauté et votre absence de préjugés. Il croit que vous vous acquitterez fidèlement du devoir maçonnique le plus important qu’il puisse vous confier. Prenez-vous donc ce travail au sérieux et l’accomplissez-vous fidèlement ?

N’hésitez pas à rencontrer le candidat, à moins que vous ne soyez complètement convaincu, après avoir rencontré ses amis, ses ennemis, ses employeurs et ses associés, de la nature exacte de l’homme qu’il est. Un membre du comité doit bien sûr le voir ou le connaître ; tous les membres devraient le faire, si possible.
Ne vous contentez jamais du simple fait que vous ne trouvez rien contre un candidat. La franc-maçonnerie veut des vertus positives et non négatives. Il ne suffit pas qu’il n’ait pas encore été arrêté et emprisonné ; il faut qu’il soit du genre de personne que la loi ne veut pas ! Il ne suffit pas qu’il n’ait pas d’ennemis ; il doit avoir des amis, et beaucoup d’entre eux. Mais ce n’est pas nécessairement un argument contre un homme qu’il ait des ennemis ; c’est à vous de décider si une telle inimitié est justifiée par le caractère et les actions qui seraient préjudiciables à la loge si le candidat était admis.

Ce n’est pas seulement votre droit, mais votre devoir de vous interroger strictement sur les raisons qui poussent un candidat à désirer la franc-maçonnerie. Les raisons sont nombreuses, la plupart bonnes. Celles qui indiquent que le candidat ne ferait pas un bon franc-maçon viendront immédiatement à l’esprit de tout le monde. Le requérant qui désire devenir membre pour promouvoir son entreprise ne cherche quelque chose que pour des raisons sordides. L’homme qui désire simplement satisfaire sa curiosité n’est pas digne de la connaissance qu’il recherche. Le candidat qui espère, grâce à des amis influents acquis dans la loge, obtenir une place et un pouvoir prostituerait à des fins égoïstes l’institution dans laquelle il cherche à entrer.

clé sur porte

Beaucoup d’hommes ne sauront pas vraiment pourquoi ils veulent devenir francs-maçons. Beaucoup d’autres auront de nombreuses raisons, toutes combinées, et vous aurez du mal à les démêler. Assurez-vous de creuser suffisamment profondément pour comprendre les ressorts secrets qui animent un homme, car des raisons pour lesquelles il souhaite devenir membre de notre grand Ordre dépendra, dans une large mesure, le genre de franc-maçon qu’il sera.

Parmi les « bonnes » raisons de vouloir être franc-maçon, on trouve : un désir sincère d’aider les autres, un respect et une vénération pour une Fraternité qui a été aimée par tant de grands et bons hommes, un patriotisme qui suivrait les traces de Washington, un amour pour ses semblables, un désir d’être avec de nombreux amis dans des activités qu’ils apprécient, une soif de suivre là où un père, un oncle ou un frère de sang est allé ; et un désir d’assurer le bien-être moral et social de ses proches.

Mais ce n’est pas une bonne raison si un homme désire rejoindre une loge parce qu’il croit que sa famille est dans le besoin et qu’il espère que la loge l’aidera.

Plus un candidat est âgé, plus ses raisons doivent être examinées de près. Un homme de soixante ans qui veut devenir franc-maçon doit expliquer pourquoi, afin que tout le monde puisse comprendre ! En effet, il y a des hommes de plus de soixante-dix ans qui espèrent que la Fraternité les placera dans l’une de leurs maisons ou les soulagera de toute autre façon de leurs soucis personnels ! Une telle raison est bien sûr totalement indigne et aucun candidat de ce genre ne serait pris en considération par un comité intelligent. D’un autre côté, l’homme plus âgé qui a « attendu son fils » ou qui « n’a pu assouvir qu’à présent une ambition de longue date » ou qui « est arrivé à la conviction que c’est seulement dans la vraie Fraternité que l’on trouve le meilleur en matière d’amitié »… ceux-là doivent être admis, si tout va bien, sans égard à l’âge avancé, tant que les conditions statutaires sont remplies.

Faites votre enquête seul, sans aide, sans consulter les autres membres du comité. Faites votre recherche rapidement. Il n’est pas juste pour le candidat ou pour la loge de tergiverser. Si vous ne pouvez pas servir, dites-le. Si vous servez, servez bien, servez de tout cœur et rapidement.

Vous serez bien payé. Un « salaire de maître » vous attend lorsque vous aurez accompli votre travail. Il ne vous sera pas payé en monnaie de métal ou en quoi que ce soit de valeur matérielle, mais en monnaie plus précieuse, celle de la conscience d’un devoir honorable et responsable bien accompli, du bonheur intérieur qui vient lorsque vous pouvez vraiment vous dire : 
« Mon travail a aidé la franc-maçonnerie », la connaissance que votre loge est une meilleure loge parce que vous avez remboursé, au moins dans une petite mesure, l’intérêt et le travail que vos frères ont investis en vous. Le comité d’enquête, nommé dans le but de donner à la loge une connaissance directe et maçonnique du caractère, des capacités, des réalisations et de la réputation générale des candidats aux degrés, n’est pas le seul travail de comité qu’un franc-maçon puisse avoir à faire, bien qu’il soit le plus important.

Ensuite vient le travail du comité envoyé par la loge pour examiner un frère en visite. Seuls les francs-maçons parfaitement familiarisés avec le travail de la loge doivent être invités à faire partie des comités d’examen, dont le devoir est de vérifier si ceux qui viennent visiter votre loge sont des francs-maçons réguliers et en règle.

Un tel comité doit être composé d’au moins deux frères, et l’un d’entre eux est généralement responsable, l’autre n’étant qu’un simple témoin. Aucune loi ne régit ce point ; les deux peuvent poser des questions. En fait, les deux doivent être pleinement convaincus avant que le visiteur ne soit amené dans la loge.

En général, la première étape consiste à examiner les documents du visiteur. Autrefois, de nombreuses loges délivraient des certificats de Grande Loge qui étaient considérés comme une preuve prima facie que le possesseur avait été régulièrement initié, reçu et élevé. La possession d’un tel certificat était considérée comme essentielle avant de pouvoir procéder à un examen. Aujourd’hui, cependant, de nombreuses loges ne délivrent plus de tels certificats, se contentant d’un reçu de cotisation ou d’une carte de bonne conduite, ou des deux. Dans quelques juridictions, un franc-maçon se voit refuser l’admission dans une loge parce qu’il ne possède pas de certificat de Grande Loge. La carte de bonne conduite, cependant, est généralement considérée comme essentielle.

Il est toujours sage de demander au frère visiteur de signer son nom et de le comparer avec la signature inscrite sur la carte de bonne conduite. Après avoir déclaré que le visiteur est en règle avec sa loge, le comité se retire avec lui dans une salle privée pour l’examen. Vous ne devez pas être déconcerté si le visiteur exige de voir vos titres de compétences, ou même de demander à consulter la charte de votre loge. Il a le même droit d’être prudent que vous, le même droit de s’assurer qu’il s’agit bien d’une loge régulière, travaillant sous une charte, que vous avez de vous assurer qu’il est un franc-maçon régulier et non un imposteur.

Il est exigé non seulement qu’il prête serment sur le fait qu’il est franc-maçon et qu’il n’a aucune raison connue de ne pas rendre visite à ses frères, mais que vous, le comité, prêtiez le même serment. Et cela devrait vous donner la clé de la procédure d’examen ; il ne s’agit pas d’une inquisition dans laquelle le comité soumet le visiteur à une enquête ; il s’agit d’une conférence de frères dans laquelle deux groupes se convainquent mutuellement de leur fraternité mutuelle.

Après le serment du tuilier, le comité peut poser au frère visiteur toute question relative à la maçonnerie qui lui vient à l’esprit. Il a le même droit de poser des questions. Si les deux parties exerçaient pleinement leur droit, l’interrogatoire pourrait durer toute la soirée ! En règle générale, le visiteur ne pose pas de questions ; il s’est probablement assuré par d’autres moyens que ses interlocuteurs sont des maçons et que la loge qu’il va visiter est une loge régulière.

Un souffle du temps pour nourrir des rêves : je vous souhaite une belle et heureuse année

Juste une minute !

Que le temps passe vite… Le monde, à la fois splendide pour beaucoup et déréglé ou pollué pour d’autres, tourne toujours, n’en déplaise aux anciens réfugiés de Bugarach qui se proclamaient experts du calendrier Maya. Parce qu’en fait, c’est bien le calendrier grégorien qui prévaut, célébrant déjà le premier jour d’un cycle, il y a environ 2000 ans avant Jesus-Christ !

Justement… Parlons de ce fameux 31 décembre à minuit surtout. Minuit ! C’est le moment crucial et précis où, francs-maçons, nous ne devrions pas reprendre nos métaux au sortir du temple, et un instant presque magique dans notre nuit profane. Le « temps suspend son vol » chargé d’espoir pour un monde meilleur et coloré, surtout si on ajoute à la fête quelques feux d’artifice éclatants !

Peut-être ressentons-nous alors un élan de conscience, une volonté de nous éveiller et d’embrasser les véritables valeurs humaines du partage ? Des étreintes, des bulles de champagne et des effusions de joie… « Levons nos verres à ceux qui n’en ont pas… ».

Cette minute supplémentaire, qui glisse, en nous faisant basculer d’un cycle à l’autre, n’est pour autant, justement, qu’une minute de plus à l’horloge. Mais, c’est vrai… Quelle minute ! Inscrite dans une dimension universelle, elle fait converger en tissant un lien invisible, des millions d’énergies positives dans une même temporalité.

Et que dire de cette envie ou plutôt cette nécessité presque vitale de prendre de bonnes résolutions (angoissée de la résolution – que l’on sait – que l’on ne tiendra pas) en faisant, consciemment ou pas, le bilan du passé aux portes de la nouvelle année ? C’est comme si, en cet instant précis, nous nous arrêtions d’un coup, nous suspendions le temps, croyant pouvoir le maîtriser, et décomptions ensemble… 3… 2… 1… Bisous !
Comme si nous avions le pouvoir de façonner l’après…

Cette minute d’espoir est hautement symbolique. Serait-elle magique ? Ah, parce qu’en 1 minute tout va changer en mieux ?

Il suffit (peut-être) juste de le vouloir (vraiment), d’y œuvrer sincèrement (et avec acharnement) pour améliorer quelques petites choses, joliment… Parce que si les petits oiseaux font de grandes saletés, les petits ruisseaux font de grandes rivières ! Donc… Améliorer quelques petites choses joliment… À commencer par soi !

Alors, parce que c’est l’heure, parce que c’est le moment, même si cet état d’esprit devrait être constant, et parce que c’est le plus beau des chemins… Que la paix soit dans nos maisons et dans nos cœurs. Que l’amour rayonne et illumine nos vies. Que la Sagesse guide nos pas sur les chemins tumultueux. Que la Force nous accompagne et nous soutienne dans les moments les plus durs, pour tenir encore et toujours. Et peut-être, la Beauté sauvera le monde…

Je vous souhaite une très belle et heureuse année 2025 emplie de tous ces petits « rien » qui font tout !

La meilleure des résolutions de nouvelle année ? Pour moi, c’est de ne jamais en prendre !

😉