(Les « éditos » de Christian Roblin paraissent le 1er et le 15 de chaque mois.)
Ces temps-ci, beaucoup de choses me troublent, m’indisposent voire m’inquiètent. Au cœur de cet envenimement, c’est la République qui vacille, qui chancèle, dont les principes risquent de s’effondrer, lors de grandes élections. Sur quoi repose-t-elle ? Sur des institutions, certes, mais que sont les institutions sans la confiance des citoyens, sans leur vigilance à les maintenir dans leur force et leur transparence ? Or c’est cela qui s’étiole, qui se délite, qui se dissout. Par toutes sortes de biais et d’intempérances – biais des puissants, intempérances de larges fractions du peuple qui, elles-mêmes, s’opposent.
Tout semble aller à vau-l’eau, parce qu’on ne s’attache plus à voir ce qui tient, ce qui tient encore, ce qui tient toujours et malgré tout, ce à quoi se dévouent, sur tous les plans et à tous les échelons, beaucoup d’hommes et de femmes, dans ce pays, car tout n’est pas perdu, tout n’est pas incohérent, tout ne tombe pas dans un cloaque ni a fortiori ne végète dans la boue.

Seulement, voilà, il n’y a plus d’horizon, il n’y a plus d’espoir, les peurs rôdent de toutes parts et s’exacerbent insidieusement dans les esprits. Nous consommions tranquillement, améliorant notre sort peu à peu, avec patience et certitude. Aujourd’hui, les écarts se creusent autant que la dette, les tensions montent, les désordres menacent de se propager, à tout instant. Tel est le ressenti de la population. On dit que la démocratie est exténuée, qu’elle ne peut relever le gant. D’ailleurs, ce n’est pas une paire qu’on doit ramasser par terre, mais tout un magasin. Chacun se sent abandonné, dans le pays au monde où la richesse est la plus redistribuée… c’est dire qu’on ne nous comprend pas au-delà de nos frontières, pas plus qu’en-deça, d’ailleurs, et pour des raisons inverses… mais qu’importe !

Ceux qui en profitent à plein, dans nos économies financières et technologiques mondialisées, n’en peuvent plus de ces États lents et gourds à diriger. Ils veulent respirer entre eux et vivre leurs luttes effrénées, sans avoir à subir les entraves de réglementations tatillonnes que des pouvoirs discrédités s’essoufflent à maintenir tant bien que mal. Multiples discordances dans l’administration des affaires humaines, que l’opinion ne s’épuise plus à corriger. Elle en vient à réclamer des hommes ou des femmes à poigne, qui prendront les affaires en main, qui n’auront même plus à s’excuser de piétiner des principes, à qui les électeurs confieront leurs destins parce qu’ils ne savent plus à quel saint se vouer. Démesure de ces fauves qui se révèleront d’autant plus ivres de leur pouvoir qu’ils ne sauront résoudre les contradictions inhérentes à des sociétés avachies dans leurs bien-être et mal-être mêlés. Les tyrans d’opérette ont leur chance. Ils seront chargés de balayer pour ceux qui détiennent les biens et les clés de leur avenir… ou, au contraire, de les combattre sans merci.
De telles évolutions, dans un sens comme dans l’autre, signeraient la fin d’un usage tempéré du pouvoir et l’abolition plus radicale encore du respect mutuel des forces en présence, déjà fortement mis à mal, car le droit de la minorité comme, plus largement, celui des minorités pose toujours la question des limites de la tolérance de l’autre, au fondement de toute vie démocratique accomplie. Bref, dans tous les cas, on sait historiquement que les choses ne se terminent pas bien, comme toutes les dérives d’un autoritarisme que rien ne semble contrarier dans sa course mais qui, en revanche, a tôt fait de contrarier même ceux qu’il ambitionnait de servir, à ceci près qu’il trouve le moyen de se maintenir déraisonnablement, au gré de circonstances qu’au besoin, il provoque.
À ce point, je vous entends me dire : « D’accord, mais, la franc-maçonnerie, dans tout cela ? » Bonne question…

Les réponses à la « Bonne question » tiennent toutes entières dans son développé. Nous nous nous nous complaisons dans la litanie d’un concept fantastique mais virtuel aujourd’hui car né à une autre époque, dans un autre contexte, dans une autre misère. » Liberté, Égalité, Fraternité » sont devenus des mots creux mais dont nous nous contentons. Remplaçons-les part « Équité, Probité, Responsabilité » en leurs sens premier. Il en faudra un quatrième : Honneur.
Et la vous verriez un changement radical dont nous pourrions, en France, en Maçonnerie, adoubé par le bon sens populaire, nourri par les gueux, ces » gens de rien » comme les a qualifié notre actuel président. La loi n’est pas la justice, mais force lui est ôtée, la démocratie bascule dans la dictature des minorités, les desamours éclosent puis les désespoirs, enfin les haines, expression incompressible de la nature humaine. L’esprit et le génie Maçonnique sont peut-être le seul moyen de restructurer une civilisation, chrétienne et issu de l’idée d’un « Dieu amour », ayant inventé le concept démocratique.
La question est posée…moi , le quasi novice, le tablier blanc à bavette relevée, qui ai encore une pensée très profane, je me demande, en loge, mais qu est ce que je fous là quand tout s’ écroule autour de moi ?
Mon Très Cher Frère Jean-Claude,
Il faut accepter, quand on s’est engagé dans un processus initiatique, d’entrer dans un temps autre, un temps suspendu, un temps non linéaire, qui révèlera son œuvre à la seule condition de s’y installer et de s’y consacrer, en faisant confiance au dévoilement intime, c’est-à-dire à la fois au lent dépouillement et à la révélation progressive que l’ouverture à soi et aux autres, « sans peur et sans reproche », provoque immanquablement, pour autant qu’en toute sincérité et en toute humilité, on parvienne à accepter de perdre ses réactions et ses résistances, puis qu’on y veille consciemment de plus en plus. Ce faisant, on s’arme pour affronter le monde. On s’arme, d’abord, pour le penser, pour s’y situer et pour y agir à bon escient. La patience et l’écoute offrent comme bénéfice de faire apparaître les choses en profondeur, de plus en plus vite. Mais ce « plus en plus vite » ne s’obtient pas rapidement…
C’est, au début, un conflit entre les temps « accéléré » et « immobile » que nous avons à vivre, pour le dire de façon un peu caricaturale, et cela devient peu à peu une torsade où ces brins de temps différents se fondent au présent dans l’être. Il y a peu de lieux où nous puissions faire ce chemin. C’est pourquoi tous mes vœux t’accompagnent, Mon Très Cher Frère Jean-Claude.
En toute fraternité,
Christian.
La loi fonctionne seulement lorsque l’individu se sent épanoui !!
La loi n’est pas l’ordre !!
L’ordre c’est l’harmonie !!
La FM spéculative a dénaturé et déshonoré le chevalier de RAMSEY !!
la CLÉ c’est la SPIRITUALITÉ !!
vous cachez le primordial et chercher pourquoi il ya décadence de tout bord !!
Je pense en ce fin de cycle beaucoup feront des cheveux blancs !!
Je pense que si vous êtes des frères votre place n’est pas ici messieurs !!
Vous savez pas lire ?!!
Nowak
François
L’ordre est déstabiliser par un groupe de félons qui se croient au dessus des lois !!
A ce moment même la république est caduque !!
Pourquoi ?
Parce que la république ne dirige plus !!
Disons qu’il faudrait arrêter d’inscrire des dodécaèdre partout dans les cercles !!
L’ordre reviendra certainement !!
Il en est ainsi de toutes les sociétés et civilisations. Du chaos provient l’ordre qui plus tard produira un autre chaos. C’est la respiration des peuples. Il n’y a pas de liberté sans loi disait je crois Lacordaire. Nous ne faisons plus respecter es lois et ceux qui en ont la charge. On paye aujourd’hui la facture
Je crois que nous sommes très nombreux à partager ton inquiétude. Hélas…