Accueil Blog Page 882

Bas-Rhin et Doubs : arrestations de six néonazis qui planifiaient un attentat contre une loge maçonnique

De notre confrère France 3 région – Publié le 07/05/2021 à 13h33  

Six personnes ont été interpellées mardi 4 mai dans le Bas-Rhin et dans le Doubs, elles sont soupçonnées d’avoir projeté un attentat contre une loge maçonnique. Elles font toutes partie d’un groupuscule néonazi. Trois d’entre elles sont présentées vendredi 7 mai à un juge d’instruction à Paris.

Les interpellations ont eu lieu mardi 4 mai, dans le Bas-Rhin et le Doubs, en tout six membres d’un groupuscule d’ultradroite ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu organiser un attentat contre une loge maçonnique en Moselle baptisé « projet Alsace ». Le projet ne semblait cependant pas imminent, selon une source proche du dossier citée par l’AFP.

Trois d’entre eux, deux hommes et une femme, âgés de 29 à 56 ans sont présentés vendredi 7 mai à un juge d’instruction à Paris, en vue d’une éventuelle mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Les deux hommes, âgés de 25 et 50 ans sont tous deux originaires du secteur d’Haguenau (Bas-Rhin). Ils ont été interpellés chez eux mardi 4 mai par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la sous-direction antiterroriste (SDAT) à la demande du parquet national antiterroriste (PNAT).

Après les premières constations et interrogatoires sur place, les équipes d’intervention sont reparties au siège du PNAT à Paris avec les gardés à vue, selon des sources syndicales policières.

Les trois autres ont été libérés sans poursuite. (Lire la suite sur le site de France 3)

Communiqué de Pierre-Marie ADAM

Grand Maître de la Grande Loge de France

Paris le 7 mai 2021

Attentat néo-nazi contre une Loge maçonnique déjoué en Moselle

« Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde »

Le Grand Maître de la Grande Loge de France, Pierre-Marie ADAM, vient d’apprendre avec stupéfaction qu’un attentat était préparé par un groupuscule néonazi contre une Loge maçonnique en Moselle. Le parquet national antiterroriste ouvre une information judiciaire pour « association de malfaiteurs terroristes ».

Cet attentat, heureusement, a été déjoué à temps.

Il tient à féliciter tous les services de Police concernés, placés sous l’autorité du préfet Laurent NUNEZ, coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, pour leur célérité et leur efficacité.

La Grande Loge de France fidèle à ses valeurs fondamentales et à sa devise « Liberté, Égalité, Fraternité », condamne avec la plus grande fermeté tous les actes de terrorisme, d’où qu’ils viennent.

Elle combat, comme elle l’a toujours fait tout au long de son Histoire, toutes les idéologies et les régimes totalitaires et tout ce qui porte atteinte aux Droits de l’Homme, à la dignité humaine et aux valeurs de la République.

L’idéologie d’extrême-droite, véhiculée par les réseaux sociaux et par des groupes extrémistes, complotistes et terroristes constitue un réel danger et il nous faut rester vigilant.

« Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde », comme le rappelait fort justement le dramaturge allemand Bertold Brecht.

Pierre-Marie ADAM

Grand Maître de la Grande Loge de France

DIEU EST MORT assassiné par les Francs-maçons

DIEU EST MORT assassiné par les Francs-maçons …et autres planches d’humeur maçonnique

Franck Fouqueray

EDITION L’OL, 2021, 122 pages, 17,50 €

Les 37 billets d’humeur – forme courte du journalisme, qui se veut informationnelle, humoristique et bien souvent satirique – s’inscrivent dans un esprit de liberté et d’impertinence. Retrouvez avec joie ce florilège qui n’engendre pas la mélancolie ! Une lecture à mourir… de rire. www.dieuestmort.com

Franck Fouqeray, créateur du premier Festival d’humour maçonnique de Paris et, depuis 2017, président de la Fraternelle des écrivains maçonniques nous offre ici son septième ouvrage.

La Terreur et les Honneurs

La Terreur et les Honneurs

Jean-Nicolas Bouilly artiste et Franc-Maçon (1763-1842)

Francçois Cavaignac et Jean-Philippe Marcovici

Cépaduès, Coll. de Midi, 2021, 262 pages, 22 €

Jean-Nicolas Bouilly (1763-1842) est un auteur dramaturge célèbre. Sa grande notoriété lui a permis approcher Marie-Antoinette, Barnave, Bonaparte, Joséphine, la duchesse de Berry et Louis XVIII. Il parvint aux responsabilités les plus hautes du Grand Orient de France où, durant six ans, il exerça la fonction recherchée de Représentant particulier du Grand Maître.

Ce livre, publié avec le soutien de l’Institut d’Études et de Recherches Maçonnique du GODF, est le fruit d’un travail minutieux de François Cavaignac et Jean-Philippe Marcovici.

Il était une fois un mythe, Hiram

Il était une fois un mythe, Hiram

Solange Sudarskis

Académie maçonnique Provence-Éditons Ubik, Coll. L’intégrale, 2021, 188 pages,

15 €

La collection L’intégrale prolonge les sessions semestrielles de l’Académie maçonnique de Provence. Ce volume s’inscrit dans la thématique Mythes, légendes et rites initiatiques. Un ouvragé indispensable pour mieux comprendre le mythe hiramique.

Solange Sudarkis a reçu le prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France 2017, catégorie « Essais et Symbolisme » en 2017 pour son « Dictionnaire vagabond de la pensée maçonnique » (Dervy, 2017).

12

12

Éric de L’ESTOILE

Éditions DETRAD AvS, Coll. ENQUÊTE Initiatique, 2021, 226 pages, 17 €

Ce roman est un triptyque, historique, initiatique, prophétique qui relate la quête d’absolu de différents personnages à travers le temps. Il s’ouvre, se découvre et se lit comme les trois faces d’un tableau, avec le très mystérieux nombre 12 pour fil conducteur.

Éric de L’ESTOILE signe ici son 7e roman dans lequel il plonge le lecteur dans une mystérieuse aventure à travers les siècles.

3 minutes pour comprendre les métiers, traditions et symboles des bâtisseurs de cathédrales

3 minutes pour comprendre les métiers, traditions et symboles des bâtisseurs de cathédrales

Jean-Michel Mathonière

Le Courier du Livre, 2020, 160 pages, 21,90 €

Connaître l’histoire de ces bâtisseurs, si souvent ignorée, c’est ce dont l’auteur nous offre en de multiples fragments permettant ainsi de mieux comprendre toute la richesse et la diversité de l’architecture de ces édifices de pierre qui résistent vaillamment à l’épreuve du temps et dont la France est semée.

Jean-Michel Mathonière, auteur de « Le plan secret d’Hiram » (Dervy, 2012), est un spécialiste connu et reconnu des compagnonnages et, tout particulièrement, des compagnons tailleurs de pierre et charpentiers. Il a été aussi commissaire, et rédacteur du catalogue, de l’exposition « La Règle et le Compas ou de quelques sources opératives de la tradition maçonnique », en 2013, au musée de la franc-maçonnerie.

Chez « Le Courier du Livre », une des marques éditoriales du groupe Guy Trédaniel Éditeurs, Jean-Michel Mathonière signe ici le soixante-et-unième volume de cette belle collection « 3 minutes pour comprendre » qui aborde tous les grands domaines de la connaissance (ésotérisme, franc-maçonnerie, histoire, légendes, mythes, philosophie, religions, sciences, etc.) et qui doit son succès au sérieux de ses auteurs et à l’esthétisme de ses publications.

Le principe est simple, efficace et d’une grande lisibilité pour le lecteur, suivant en cela le même « process ». Pour chaque chapitre un glossaire est proposé, expliquant ainsi les mots clés parfois mal connus. Ensuite, chaque théorie ou sujet s’affiche sur une double page :  une explication claire et concise sur celle de gauche avec « Un développement en 3 minutes », un « Résumé en 3 secondes », un « Focus en 30 secondes », des « Thèmes liés » revoyant toujours à des chapitres de l’ouvrage et un « Texte en 30 secondes ». Quant à celle de droite, elle s’enrichie de croquis, dessins ou photographies, toujours remarquablement bien légendés – l’auteur citant même Napoléon Bonaparte « un bon croquis vaut mieux qu’un long discours ». Le chapitre s’achevant avec une fiche descriptive, dénommée profil, d’un célèbre maître d’œuvre ou architecte, tels, par exemple, Viollet-le-Duc, l’abbé Suger, Villard de Honnecourt pour les plus connus.

Ici encore, apprentissage et clarté, pédagogie et vulgarisation intelligente, loin de tous contours nimbés de mystères. Un beau-livre destiné donc tant à l’initié qu’au profane, au sachant qu’au néophyte.

Connaître l’histoire de ces bâtisseurs, si souvent ignorée, c’est ce dont l’auteur nous offre en de multiples fragments permettant ainsi de mieux comprendre toute la richesse et la diversité de l’architecture de ces édifices de pierre qui résistent vaillamment à l’épreuve du temps et dont la France est semée.

Une introduction, sept chapitres et des annexes forment l’ossature du livre.

L’introduction, elle, débute avec le dramatique incendie du 15 avril 2019 qui a ravagé Notre-Dame de Paris, cathédrale inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, et qui soulève la question de savoir si nous serions, encore aujourd’hui, capable de reconstruire à l’identique.

Questionnement qui concerne tout autant l’histoire de la construction que celles des métiers. Domaines abordés avec rigueur par Jean-Michel Mathonière qui débute avec « Le temps des cathédrales », comprenant la transmission de savoirs antiques, des bâtisseurs tant religieux que laïcs, des pèlerinages, des matières premières, et le passage à l’An Mil. Ce dernier suscitant une grande peur apocalyptique mais révélant une « formidable frénésie architecturale ».

Chose étonnante et surtout fort méconnue, dans le second chapitre sur « Les acteurs de la commande et du chantier » où sont traités « L’architecture, art royal » ou encore « L’évêque et la cathédrale », c’est surtout le sujet sur « Les femmes sur le chantier » qui ne manquera pas d’interpeller le lecteur. Nous y apprenons qu’elles figurent, même si cela est marginal, « dans les comptes des fabriques des chantiers des cathédrales et d’autres édifices médiévaux en Europe ».

Ensuite, des chapitres « Les organisations professionnelles », « les métiers des bâtisseurs de cathédrales », « Les connaissances pratiques et théoriques », « La géométrie, cinquième art libéral », « Les mythes, légendes et symboles de bâtisseurs », quatre retiennent essentiellement, pour le maçon que nous sommes, notre attention. À savoir, les organisations, les métiers, l’art libéral et les symboles, comme l’Arche de Noé, la Tour de Babel, le Temple de Salomon ou encore les quatre saints couronnés. Jean-Michel Mathonière nous présente les organisations professionnelles et les métiers tel Le Livre des métiers, rédigé au temps de Saint Louis vers 1268 par Étienne Boileau, prévôt de Paris, est le premier grand recueil de règlements sur les métiers parisiens. Il y aborde tant les corporations qui sont dirigées par des maîtres, les compagnons assistant aux réunions et aux fêtes qu’elles organisent que les confréries de métier représentant l’aspect pieux de la corporation.

Les pages « La loge, cœur du chantier », « Aux origines du Compagnonnage et « Aux origines de la franc-maçonnerie » remettent, selon l’expression populaire, « l’église au milieu du village ». L’auteur nous rappelle les fondamentaux, du simple abri qu’est la loge à la franc-maçonnerie spéculative qui défend les valeurs les plus nobles chez l’être humain, en passant par le Compagnonnage, bien au-delà « des clichés romantiques hérités du XIXe siècle et de la littérature ».

« Les métiers des bâtisseurs de cathédrale » s’ouvrent sur le plus noble d’entre eux, celui d’architecte « qui est tout à la fois un artiste et un technicien ». Se succèdent ensuite tous les types de métiers À côté des tailleurs de pierre, maçons, manœuvres (manouvriers) et apprentis, on trouve d’autres corps de métiers : forgerons, charpentiers, tuileurs, verriers et vitriers, charpentiers…

Quant à la géométrie, ayant également pour objet les proportions, elle préside depuis l’Antiquité à la « construction du beau ». Elle fait partie du quadrivium qui se rapporte au « pouvoir des nombres » et devient la clé de la science des bâtisseurs. Il en découle donc un langage propre, chargé de symbolique.

Finalement, comme Victor Hugo (Notre-Dame de Paris, Livre V, Chapitre 2, 1832) qui écrivait « … le genre humain enfin n’a rien pensé d’important qu’il ne l’ait écrit en pierre… », nous retenons qu’il s’agit bien là de la belle ouvrage qui relate l’histoire de ces chefs-d’œuvre de structure et de beauté.

Le bandeau le disait « une formidable épopée ». Si nous en gardons le sens figuré, il s’agit bien d’une aventure fabuleuse que nous fait vivre Jean-Michel Mathonière. Au sens premier, son récit a su exalter en nous un grand et beau sentiment à travers les exploits et l’audace de ces œuvriers que sont les bâtisseuses de cathédrales, forçant encore et toujours notre respect. Et puisque les francs-maçons, aujourd’hui, ne taillent plus de pierres ni ne lèvent de charpentes, puisse ce livre nous aider à façonner notre cœur.

À l’abri d’Abraxas

On appelait abraxas des amulettes se rattachant aux gemmes apotropaïques (qui éloignent le mal), sur lesquelles figurait un dieu-serpent à tête d’épervier.

Elles étaient abondantes dans le bassin méditerranéen, en Égypte plus particulièrement[1]. Parce que divinité solaire, Abraxas fut aussi associé par les anciens à Yahweh, à Mithra, à Belenus et même à Yeshu (Jésus).

Basilide[2] pensait qu’à défaut du nom inconnaissable du Dieu suprême, on devait pouvoir lui trouver une désignation de substitution. Pour lui, le Dieu suprême réunissait le Logos et ses Perfections se reflétant dans des émanations, les unes dans les autres, jusqu’à 365 mondes ou Cieux, dieux secondaires qui présidaient aux  jours de l’année. Les gnostiques le désignaient par des périphrases comme «Celui dont le nombre est 365». De lui procédait le pouvoir magique des sept voyelles, des sept notes de la gamme, des sept planètes, des sept métaux[3], des quatre semaines du mois lunaire. Quel que fût le nom de l’ineffable, le gnostique était sûr que ce nom participait de deux nombres magiques 7 et 365. À cette fin, en combinant ces deux nombres, Basilide forgea le mot Abraxas (αβραχασ) qui a sept lettres et dont la valeur numérique en grec est 365 rejoignant ainsi le αγιον ονομα (agnion onoma, le Saint nom en grec) dont la valeur est également de 365.

Sur ce même dénombrement, Saint Jérôme, fait correspondre Abraxas au nom mystique et caché de Mithra – ou du Soleil –  mot dont la somme des lettres grecques (αβραξας) donne le nombre 365 correspondant aux jours d’une année solaire.

Dans le même ordre d’idée de Dieu caché, on peut voir sur les illustrations les voyelles IAO ou en grec  ΙΑω. Une explication en serait l’indication que l’abraxas est Jéhovah, une association entre les consonnes de YHVH et les voyelles d’Adonaï pour une prononciation de substitution permettant de vocaliser le tétragramme. Jehova signifie la présence du tétragramme, tout en rendant visible le Nom de Dieu qu’il ne faut pas essayer de prononcer[4].

Encore au Moyen âge, ces gemmes furent considérées comme des amulettes douées d’un pouvoir magique. Portées au cou, sur la poitrine, au bras ou montées en bague, elles étaient supposées guérir tous les maux. Ces remèdes trouvèrent crédit chez des auteurs comme Gerbert, Avicenne, Albert le Grand, et même chez Thomas d’Aquin qui s’intéressait aux propriétés curatives des gemmes. Ce genre spécial de glyptique a atteint son apogée aux IIe et IIIe siècles.

Cette créature apparaît sur l’un des sceaux de l’Ordre des Chevaliers du Temple.

Certains hauts dignitaires de l’Ordre utilisaient le sceau Abraxas pour leurs missives confidentielles, comme l’atteste l’inscription Secretum Templi qui l’accompagne. Le Temple utilisa les Abraxas dès la période d’Hugues de Payns, lequel en hérita de la famille des comtes de Champagne qui en réactiva l’usage.

L’emploi de l’Abraxas ne fut nullement l’apanage des seuls Templiers. Son utilisation fut constante durant tout le Moyen âge, répandue au sein des corporations, notamment celles des maîtres maçons et des tailleurs de pierres, de la bourgeoisie et de la noblesse[5].

Selon certains démonographes[6], l’abraxas apparaît sous la forme d’une chimère à tête de coq, des pieds de dragon et un fouet à la main. D’autres prétendent qu’il se montre avec une tête de roi portant une couronne et des serpents à la place des pieds.

Carl Gustav Jung énumère tant de ses caractéristiques cataphatiques que l’on  pourrait dire qu’abraxas est pour lui l’être et le non-être. Pour lui, l’Abraxas symbolise la totalité représentée par le Plérôme et sa manifestation efficiente :

«…Il est le Plein qui s’unit au vide. Il est l’accouplement sacré. Il est l’amour et son meurtre. Il est le sacré et son délateur. Il est la plus claire lumière du jour et la nuit la plus profonde de la folie. Le voir, c’est la cécité, Le connaître, c’est la maladie, L’adorer, c’est la mort, Le craindre c’est la sagesse, Ne pas lui résister, c’est la libération…[7]» .W. King, auteur de The Gnostics and their remains, considère le mot abraxas comme équivalant à l’hébreu Shem hamphorasch, le nom développé de Dieu.

Hermann Hesse exploite le sujet dans son œuvre Demian. Il le définit comme une divinité ayant la tache de concilier l’élément divin et l’élément démoniaque, à l’opposé du Dieu biblique qui, lui, ne reflète que la partie noble et lumineuse de la Vie : «So we had Abraxas the god who was both God and Devil»[8].

Plusieurs Loges maçonnique de divers pays ont choisi «Abraxas» comme nom distinctif.

On complètera ces propos avec l’article «Abraxas» : en.wikipedia.org/wiki/Abraxas


[1] Le Dieu-serpent protecteur du foyer était connu sous l’épithète d’Agathodémon (le bon génie). J. A. De Goulianof, Archéologie égyptienne ou recherche sur l’expression des signes hiéroglyphiques et sur les éléments de la langue sacrée, tome 2, à partir de la p.274 sur : google.fr/books?vid=HARVARD:HWTQCF&printsec=titlepage&redir_esc=y#v

[2] Le Pythagoricien d’Alexandrie, 90 av. J.-C.

[3] L’or, l’argent, l’étain, le cuivre, le fer, le plomb, le mercure

[4] La première utilisation de cette forme serait attribuée au moine catalan Raymundus Martini dans son Pugio Fidei.

[5]: histoire-templier.blogspot.com/2011/01/labraxas-panthee.html

[6] Jacques Collin de Plancy , Dictionnaire Infernal, 1863,  p. 4 : gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5754923d/f15  

[7] Les sept Sermons aux morts, sermons 2 et 3 : abrasax.alloforum.com/jung-sept-sermons-morts-t3887-1.html

[8] P. 103 passim : holybooks.com/wp-content/uploads/Demian-By-Hermann-Hesse.pdf

La vigne et le vin, sacrés symboles

La vigne et le vin, sacrés symboles

Jean-François Blondel

Oxus, 2020, 224 pages, 18 €

Pour le Maçon, le vin, synonyme de « poudre » dans les banquets, ne joue qu’un rôle secondaire dans le rituel. Et pourtant, depuis des temps immémoriaux, ce nectar des dieux accompagne civilisations, cultures, religions et sociétés à mystères… Serait-il donc porteur d’un message symbolique transcendant ainsi l’espace et le temps ?

S’il est une personne qui connait la vigne et le vin, c’est bien Jean-Jacques Hervy, Conservateur du musée du Vin à Paris. Il signe la préface du dernier opus de Jean-François Blondel, passionné par l’histoire et l’organisation des corporations ou confréries et les initiations de métier tel le Compagnonnage.

Le raisin apparaissant il y a quelque 65 millions d’années, et le vin probablement en 9000 avant J.-C., son histoire est donc intimement liée à celles de nombreuses civilisations. C’est pourquoi l’auteur aborde tout d’abord le vin au temps de la Perse ancienne et du « prophète » Zoroastre. Deux exemples illustrent cette période : l’Épopée de Gilgamesh, légende sumérienne et récit épique de l’ancienne Mésopotamie, œuvre littéraire les plus anciennes de l’humanité et, moins connue, celle de la Coupe de Jamshid, héros légendaire et mythologique, rappelant le Saint Graal car contenant le pouvoir de l’immortalité.

Jean-François Blondel passe ensuite en revue le vin dans les trois religions monothéistes. À commencer, dans le judaïsme, par les vignes du patriarche Noé. Selon la tradition judéo-chrétienne, il lui revient la paternité du divin breuvage. Puis, dans le christianisme, il étudie les Noces de Cana et la Cène, ainsi que la place du vin dans la symbolique chrétienne. Quant à l’islam, il n’hésite pas à décrire comment la dernière religion du livre est confrontée aux vertus thérapeutiques du breuvage.

Mais le vin est aussi associé aux dieux et aux mythes. Dans la mythologie grecque, Dionysos « le deux fois né », fils du dieu suprême Zeus et de la mortelle Sémélé, est le dieu de la vigne, du vin et de ses excès, de la folie et de la démesure. Bacchus est son équivalent romain. Mais les fêtes en son honneur deviennent des lieux d’ivresse, de luxure et de désordre social.

La seconde partie traite des grandes mutations du premier millénaire et des monastères où aujourd’hui encore ces derniers conservent une activité agricole tournée parfois vers le vin. Jouant ainsi un rôle important car cette boisson alcoolisée obtenue par fermentation du jus de raisin est la boisson chrétienne par excellence, nécessaire à la liturgie, à l’hospitalité et propre à réjouir le cœur de l’homme. Mais aussi nécessaire pour recevoir les pèlerins de passage et même pour soigner les malades D’ailleurs avant d’implanter une communauté religieuse, les moines ne coûtaient-ils pas la terre pour savoir si la culture de la vigne donnerait de beaux fruits ?

Notre intérêt portera surtout sur les chapitres consacrés au vin et à la tradition du banquet dans les sociétés traditionnelles de métier, chez les tailleurs de pierre et au sein du Compagnonnage. Le vin comme ciment de la fraternité !

Quant à la Franc-Maçonnerie, Jean-François Blondel aborde essentiellement les Loges militaires et le vin de la saint Jean, des chansons maçonniques et banquets, du pain et du vin lors de la consécration d’une Loge, du vin et du sacré des Chevaliers Rose-Croix.

L’auteur se consacre, dans sa troisième et dernière partie, à une analyse de la culture populaire contemporaine en passant des révoltes viticoles au début du XXe siècle au problème de l’alcoolisme en passant par les confréries bachiques au XXIe siècle, assemblées de professionnels et d’amateurs de vin, dont le but avoué est la promotion des vins de la région qu’elles représentent.

Sont annexés un recueil de proverbes, dictons, citations et un choix de chansons à boire. De cet ouvrage, puisions-nous au moins en retirer la part de anges…

À l’heure des francs-maçons

De notre confrère Le Point

PAR ARTHUR FRYDMANModifié le 06/05/2021 à 09:29 – Publié le 05/05/2021 à 10:00

ENCHÈRES. Vendredi, à Drouot, la maison Pestel-Debord plonge dans les secrets des objets de franc-maçonnerie et des montres d’initiés.

Mystérieuse et refusant les certitudes, la franc-maçonnerie cultive, de tout temps, des secrets bien gardés et fascine les profanes. Son symbolisme – puisé dans les mythes antiques, dans les fondements de la chrétienté et des Lumières, ou encore dans les traditions chevaleresques du Moyen Âge ou des bâtisseurs des cathédrales – et ses rites ancestraux, pratiqués dans les « ateliers » lors des « tenues » – des réunions entre frères à huis clos – alimentent les plus grandes théories. À commencer par le temple de Salomon à Jérusalem qui fait écho à la construction parfaite, aux trois points qui ponctuent les signatures maçonniques, aux triangles qui rappellent la Trinité ou au delta rayonnant et doté d’un œil divin, que l’on retrouve dans les églises, symbole de la conscience. « Les francs-maçons invitent à un voyage philosophique et spirituel à travers toutes les civilisations et les sagesses. Par des procédures secrètes, des savoirs, des connaissances et des pratiques intrigantes, la franc-maçonnerie fait partie d’un imaginaire fantasmagorique qui génère des fantasmes, des croyances et des passions », analyse Didier Gottardini, expert en montres de collection et en objets maçonniques, auteur de l’ouvrage De midi à minuit : les maîtres horlogers et spécialiste de la vente à venir.

Des objets d’initiés, rares sous le marteau

« Depuis la fin des années 1980, époque des dernières vacations fleuves faisant office de référence aux enchères pour des pièces de franc-maçonnerie, les objets d’initiés sont devenus rares sous le marteau. En effet, il est très difficile de rassembler ce type de lots. Ces derniers appartiennent souvent à des maçons réguliers qui ont 30 ou 40 ans de collection derrière eux et qui ne souhaitent pas s’en séparer », précise l’expert. (Suite de l’article sur Le Point)