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Rassembler – La franc-maçonnerie : une voie vers soi et vers les autres

Laurent Kupferman ; Éditions Dervy, 2021, 128 pages, 16 €

Présentation de l’éditeur :

Après plus d’un quart de siècle de pratique maçonnique, quelques ouvrages publiés sur le sujet, l’auteur s’est finalement demandé : « Mais quelle est la singularité la plus marquante de la franc-maçonnerie ? En quoi est-elle unique ? ». Il ne connaît pas, loin de là, toutes les sociétés de pensée, philosophique, ésotérique, spirituelle ou religieuse, et c’est probablement pourquoi il n’a jamais rencontré une structure analogue à la franc-maçonnerie. Il ne sait d’ailleurs pas si d’autres institutions sont capables de faire travailler ensemble des hommes et des femmes, de toutes origines, de toutes opinions philosophiques, religieuses, athées ou agnostiques, de toutes orientations sexuelles, valides ou handicapées dans un même élan, chacun offrant sa singularité sans jamais la perdre, sauf à l’améliorer, et créer une harmonie tant personnelle que collective.
C’est cette capacité, au travers de rituels, à rassembler ce qui est épars qui est la force et peut-être la cause de ce qui la rend mystérieuse aux hommes, inquiétante aux institutions dans les premiers temps de son histoire moderne, et toujours, encore, aujourd’hui.

Le propos de ce livre n’est pas de refaire l’histoire de la maçonnerie, mais d’éclairer sur sa capacité à trouver cet équilibre subtil qui fait qu’une institution tricentenaire a pu émerger, traverser les époques et les régimes – hormis les ténébreuses années du national-socialisme, du fascisme, de la collaboration – pour travailler à la réalisation de son idéal : réunir les hommes et les femmes de bonne volonté qui désirent améliorer l’Homme et la société. Vaste projet ? Oui ! C’est ce qu’on appelle un idéal, une utopie sans lesquels l’action serait vaine, ou peu constructive.

Biographie de l’auteur :

Laurent Kupferman est essayiste et chroniqueur littéraire.

Il est le fils de l’historien Fred Kupferrman (1934-1988) et de l’auteure Sigrid Kupferman (1939).

Diplômé de l’Université Panthéon-Assas, il a eu un parcours professionnel très riche et résolument tourné vers la culture. Il est notamment l’un des fondateurs de l’Orchestre Symphonique d’Europe en 1988 ce après quoi il rejoindra le cabinet du ministre de la culture Philippe Douste-Blazy en tant que conseiller. En 2013, il rejoint l’Unesco où il assure la production d’un film destiné à la lutte contre le VIH au Nigéria, deuxième pays le plus touché au monde. Laurent Kupferman a également collaboré avec l’hebdomadaire Marianne et assuré des chroniques sur France Culture. Lui-même franc-maçon, Laurent Kupferman est l’auteur de plusieurs ouvrages remarqués sur la franc-maçonnerie, entre autres, en collaboration avec Emmanuel Pierrat, Les Grands Textes de la franc-maçonnerie décryptés (First, 2010), Ce que la France doit aux francs-maçons et ce qu’elle ne leur doit pas (First, 2012), Le Paris des francs-maçons (Cherche-Midi, 2013) et, coécrit avec Jacques Ravenne, Les Aventuriers de la République – Ces francs-maçons qui ont fait notre histoire (Fayard, 2015).

Laurent Kupferman est nommé Directeur des activités culturelles de l’agence de publicité Brand Station en mars 2018.

Il est à l’initiative de la pétition « Osez Joséphine au Panthéon ! »

https://bit.ly/3n1Pz0T

Pour suivre son actualité :

Twitter : https://twitter.com/l_kupferman?lang=fr

Facebook : https://www.facebook.com/laurent.kupferman

RUSSIE : (encore des fake news) Pour le cryptographe Shegalov : « Les mondialistes utilisent des codes de la  » sorcellerie  » dans l’espace médiatique

De notre confrère russe newizv.ru

L’écrivain, cryptographe, chercheur en symbolisme occulte et espace médiatique Vadim Shegalov a accordé une interview à la chaîne YouTube Rubezh. Il a expliqué comment les signes et symboles contenus dans les films, l’animation et la publicité « programment » les gens pour agir de la manière voulue par les mondialistes et comment ces manipulations peuvent être combattues.

« Ici, bien sûr, il est nécessaire de faire une distinction entre les « classiques » et les occultistes modernes qui poursuivent une sorte de ligne politique et ésotérique.

Naturellement, les classiques tels que Pouchkine, Dostoïevski ou Lermontov ont parsemé de symboles leurs œuvres, car ils croyaient sincèrement au bienfait de ce concept ésotérique.

A l’époque, tant en Occident que dans l’Empire russe, l’église était considérée comme une institution archaïque. L’Église catholique en France ou dans le sud de l’Allemagne et dans l’Empire austro-hongrois était considérée comme une institution archaïque. Dans l’Empire russe, de nombreuses personnes très progressistes du XVIIIe siècle – début du XIXe siècle, telles que Pouchkine et les décembristes (ou décabristes), croyaient que l’église avait déjà dépassé son rôle. C’est pourquoi tous les décembristes étaient membres de loges maçonniques. C’est un fait historique.

Les pères fondateurs des États-Unis aussi. Sur les 57 personnes qui ont signé la Déclaration d’indépendance, 56 étaient des francs-maçons. À cette époque, c’était une tendance progressiste.

Le même Wolfgang Amadeus Mozartz a écrit le célèbre opéra Die Zauberflöte, qui était un opéra maçonnique. Il s’appelait « L’opéra maçonnique de la flûte enchantée ». Ce n’est plus rappelé maintenant. Cependant, la franc-maçonnerie en tant que mouvement ésotérique figurait presque partout. En architecture, en musique, en littérature.

Et, je dois dire, tous ces auteurs, que nous connaissons et aimons, c’étaient des personnes de talents, de grands classiques, et ils y croyaient. Cependant, des gens qui maintenant – disons, depuis les 70 – 80 dernières années, utilisent tout ce symbolisme dans un tout autre sens.

Ils programment les individus et les « conditionnent » à accepter un certain concept ésotérique, qu’il serait tout simplement impossible de faire passer autrement.

Le même Disney entremêlait constamment des images nues. C’est-à-dire le sexe, la drogue – tout cela figurait dans la 25e image. Parfois explicitement, parfois assez voilées, et pas mal voilées, pour que seul un visionneur expérimenté puisse isoler ces images.

C’est-à-dire qu’il existe déjà un certain intérêt personnel pour préparer la société à la transformation ce qu’elle prépare en tant qu’avenir de la planète.

Ces personnes sont engagées dans l’ingénierie sociale.

Quant à Mozart, Pouchkine, Dostoïevski – oui, ces gens étaient membres de loges maçonniques. Mais il est difficile de croire que ces gens ont souhaité pour l’humanité la même chose que ce que les mondialistes d’aujourd’hui veulent, si on peut les appeler ainsi, de manière collective.

Par conséquent, je distingue absolument clairement ces personnes, malgré le fait qu’elles puissent être appelées membres de la même organisation secrète ésotérique.

Cependant, le sens des premiers pour notre vie est très probablement positif, tandis que le sens des suivants, des autres, des personnes et de leurs objectifs est négatif.

Surtout si l’on tient compte du fait que presque tous ces derniers s’accordent sur une chose : la réduction de la population de la planète, c’est-à-dire la sélection de la race dite supérieure.

Bien qu’il ne soit pas revêtu des mêmes formes verbales que dans l’Allemagne nazie, mais, dans le principe, ils poursuivent tous la même idéologie.

Ils ont adopté la théorie de l’économiste britannique Malthus, à la fin du XVIIIe siècle, qui a ensuite été poursuivie par Erasmus Darwin, le grand-père de Charles Darwin, un maçon au 33 degrés, dont la théorie, en fait, a été formulée par son petit-fils Charles lui-même sous la forme de la théorie de la sélection naturelle en 1859.

Et cette théorie est constamment adoptée et est au service de ces mêmes eugénismes, ces sociétés qui existaient avant la Seconde Guerre mondiale dans presque tous les États d’Europe occidentale de manière totalement ouverte.

Maintenant, ils ont tous été repeints, renommés, changé le signe.

Souvenons-nous du père de Bill Gates. William Gates était à la tête de l’organisation pour la parentalité planifiée, qui était engagée dans la même chose que son grand-père, Gates Sr., qui était membre du conseil d’administration de l’American Eugenic Society – c’est-à-dire élever une nouvelle race, élever uniquement des personnes intelligentes. Et tout le reste devrait être éliminé en tant que « mauvaises herbes humaines ». C’est en ces termes qu’ils s’exprimaient.

C’est, en fait, la différence entre les classiques, et ceux qui participent et sont les conducteurs de concepts occultes avec des plans économiques complètement sauvages, des transformations technocratiques de l’humanité, tout ce que nous voyons maintenant.

C’est difficile à croire, mais tous ces gens se considèrent comme les héritiers de ces occultistes et alchimistes très célèbres.

Je suis sûr que s’il y avait une opportunité de poser une question directement à tous ces gens qui tirent les ficelles derrière les gouvernements, les premiers ministres présidentiels et ainsi de suite, ils déclareraient très probablement fièrement qu’ils se considèrent comme les héritiers de John Dee, Athanasios Kirchner, Isaac Newton. Tous se considèrent comme des alchimistes et des chefs d’orchestre des réalisations progressives de la civilisation humaine. C’est ainsi qu’ils se voient et essaient donc de suivre une longue tradition.

Tout comme John Dee a conçu le soi-disant langage angélique, cryptographique, ces personnes essaient d’utiliser leurs propres codes de sorcellerie, pourrait-on dire, dans l’espace médiatique.

Je vous dirai, d’ailleurs, que le même Disney était un descendant du célèbre John Burroughs, qui fut exécuté comme sorcier, à la suite du procès des sorcières et sorciers de Salem, en 1697, lorsque plus d’une centaine de sorciers, sorcières lors du procès des sorcières ont été exécutées et jugées à Salem, en Virginie. Soit dit en passant, le nom de la ville est une abréviation pour Jérusalem – Salem. C’est-à-dire qu’il n’est pas caché que Walt Disney lui-même est un descendant de ce même Burroughs, vous pouvez le trouver directement sur Wikipedia. Il y a donc ici continuité. Les ancêtres de Disney ont apparemment transmis ce savoir ésotérique de génération en génération, amenant Disney au rôle qu’il jouera.

Pour ceux qui reçoivent de telles informations pour la première fois, cela semble sauvage comme « Ward No. 6 », mais en fait, une personne observatrice fera simplement attention à certains modèles numérologiques et symboliques et entraînera son œil littéralement pendant plusieurs jours et remarquera ce que j’évoque. Quelque chose qui, en principe, glisse au niveau de la 25 ième image.

Et cela, en fait, est calculé, ils ne comptent pas sur le fait que toutes ces informations encodées dans les films, les dessins animés et la musique seront perçues par votre cerveau, elles seront perçues par le sous-cortex. Mais les expériences qui ont été menées montrent que cela donne des résultats. Les commerçants manipulent cela régulièrement.

Si un signe contenu dans une image artistique n’est pas reconnu, il peut agir sur le subconscient, et s’il est reconnu, alors il sera traité par la conscience qui abordera de manière critique sa compréhension.

Par conséquent, ce que nous disons ici aujourd’hui n’est pas bien accueilli par les manipulateurs en coulisse. Ils ne détruisent pas directement ces vidéos, mais ils ne contribuent pas à leur diffusion. La divulgation de telles informations les empêche de manipuler les masses.

Si tous les films, tous les produits hollywoodiens, tous les produits cinématographiques russes modernes sont perçus avec précision, délibérément, avec un cerveau entraîné, un œil exercé, cela perdra de son efficacité. Les gens cesseront d’être programmables et manipulés. »

Salon maçonnique du livre de Paris : bye-bye 2021… Bonjour 2022 !

L’Institut Maçonnique de France, par la voix de son Président Roger Dachez, nous informe qu’après le report de l’édition 2020, le Salon maçonnique du livre de Paris 2021, prévu initialement le troisième weekend de novembre, est à nouveau reporté en 2022, pour raison de crise sanitaire.

Nous apprenons que l’édition 2022 se fera sous un nouveau format !

« Le handicap dans la cité », Remises des Prix de la Fondation du GODF

Conférence publique, dans le cadre des Colloques du samedi, à Paris.
Retransmission en direct sur la chaîne YouTube du Grand Orient de France.

NB : Nombre de places limité – inscription obligatoire uniquement pour assister à la conférence au siège du GODF, à Paris.

Télécharger l’invitation

Pour des raisons de sécurité et d’accueil, l’inscription est obligatoire à https://reservation.godf.org

En direct sur la chaîne Youtube du Grand Orient de France : www.youtube.com/GrandOrientdeFranceOfficiel
 

Pour assister à la conférence, vous devez présenter une pièce d’identité ainsi que votre Pass-Sanitaire
ou un test PCR négatif ou antigénique (moins de 72 heures)

AUTRICHE : Le pouvoir des francs-maçons

Certaine presse d’Outre Rhin (liée à l’extrème droite autrichienne) ressort ses marronniers de la rentrée. Voici un article du journal autrichien wochenblick.at

Du coup, toutes les crises sont mondiales – et les solutions préconisées par des acteurs puissants se jouent également au niveau mondial. Celles-ci sont alors toujours associées à un gain de pouvoir pour les petits cercles élitistes. Sur les sommets de Davos ou d’Alpbach, ils s’engagent ouvertement dans le projet de reconstruire radicalement le monde, le qualifiant de « Grande Réinitialisation » ou de « Grande Transformation ». Et pourtant, les citoyens curieux se demandent : existe-t-il d’autres cercles secrets cachés et puissants derrière les prétendus dirigeants du monde dont les idées guident vraiment le monde ?

Le même mois de l’année précédente lorsque Klaus Schwab a conçu sa « Grande Réinitialisation », l’ex-franc-maçon italien de haut rang et illumininati autoproclamé Giuliano di Bernardo a également écrit un livre dans lequel il fait ouvertement la promotion d’une dictature mondiale – avec le pandémie comme tremplin. Ce sont des fantasmes que les opposants répètent depuis longtemps sur les sociétés secrètes opérant à l’échelle mondiale.

Couverture de la vertu

Ce n’est sans doute pas sans raison : il y a notamment des représentants du « Lion’s Club », groupe élitiste fondé par un franc-maçon, à l’OMS et dans divers sous-organismes des Nations Unies (ONU). Les francs-maçons se considèrent comme les bons ; ses membres défendent la liberté, l’égalité, la fraternité, la tolérance et l’humanité. L’objectif est la connaissance de soi et le dépassement des barrières sociales, académiques et religieuses. Ils croient en un principe de création par le « tout-puissant maître architecte du monde ». Les membres sont obligés de garder le secret sur les activités, mais doivent faire connaître les idées maçonniques au public.

Selon le type d’enseignement, il y a jusqu’à 33 degrés, et l’ascension est souvent compliquée et coûteuse. Les discussions sur la religion, la nation ou la politique dans les loges sont officiellement taboues pour ne pas mettre en danger la concorde – et pourtant elles ont toujours été en contact avec les plus hautes sphères politiques et officielles. Les monarques du monde entier étaient également francs-maçons depuis plus de 200 ans – du Ghana à la Norvège et de l’Afghanistan à Hawaï. Au moins 14 des présidents américains étaient officiellement membres de l’une de leurs loges secrètes, et une relation étroite a été prouvée pour quatre autres.

La tradition a commencé avec le premier président, George Washington (1789-1797). Dès 1782, une pyramide inachevée avec un œil qui voit tout a mis son empreinte sur le Grand Sceau des États-Unis, et plus tard aussi sur ses billets de banque – aujourd’hui, « l’Œil de la Providence » est l’un des symboles maçonniques les plus importants. Benjamin Franklin, membre du comité constituant, était membre d’une loge. C’est beaucoup d’influence pour un groupe marginal présumé.

Kenya : Pierre par pierre : comment les francs-maçons ont construit la ville de Nairobi

De notre confrère kenyan standardmedia.co.ke

Nairobi manque d’architecture distincte. Peu de choses distinguent nos bâtiments, outre l’engouement actuel pour la hauteur, les bardages aluminium et les vitrages. En fait, la conception des bâtiments modernes est principalement d’importation européenne.

Mais on ne peut pas manquer l’unicité des bâtiments qui ont été érigés par les francs-maçons, structures comme la cathédrale de la Toussaint au tournant du siècle dernier.

Ils ont construit des églises ainsi que des institutions coloniales et ont largement incorporé des signes et des symboles de la franc-maçonnerie, même dans les églises anglicanes.

Cathédrale Toussaint.

En effet, ce sont les francs-maçons qui ont défini l’architecture primitive de Nairobi, en construisant certains des plus grands bâtiments du pays à ce jour. La plupart sont considérés comme des classiques. Certains sont des monuments nationaux ; donnant à la ville une atmosphère royale, qui rappelle le passé impérial du Kenya.

La planification de Nairobi a commencé dans les années 1920. L’architecte du gouvernement était alors JA Hoogterp, qui a ensuite déménagé et s’est installé à Johannesburg, en Afrique du Sud. C’est Sir Herbert Baker, un franc-maçon, qui a pris en charge plusieurs projets après le départ de Hoogterp. La disposition de la ville a été empruntée à Washington DC, Paris, Cape Town, Pretoria, Canberra (la capitale exécutive de l’Australie), New Delhi et La Plata, une ville en Argentine.

L’architecture de toutes ces villes était largement considérée comme maçonnique, avec des signes et des symboles. Il a également été observé que les principaux bâtiments du gouvernement municipal et central sont conçus pour former un Ankh (une croix ayant une boucle sur son bras vertical supérieur et servant surtout dans l’Égypte ancienne d’emblème de la vie).

Il y a une main maçonnique dans l’architecture des bâtiments clés, en particulier ceux représentant les pouvoirs politiques, économiques, éducatifs ou religieux de la ville. Pensez au Parlement, à la cathédrale All Saint, à la bibliothèque McMillan, au siège de Kenya Railways et à l’hôtel de ville, qui se distinguent tous par leur maçonnerie impeccable et sans couture.

Mairie.

Ces maçons étaient libres de travailler n’importe où. Ils sont venus au Kenya avec leur génie de la maçonnerie, de la sculpture sur pierre et de la construction méticuleuse, signes toujours évidents plus d’un siècle plus tard.

Voici quelques-uns des bâtiments historiques de la franc-maçonnerie qui définissent Nairobi.

1. Bâtiments du Parlement
2. Centre de conférences international Kenyatta (maintenant Centre de congrès)
3. La Cour suprême
4. Basilique de la Sainte-Famille
5. Hôtel de ville
6. Hôtel de comté (maintenant un poste de police)
7. Siège social des chemins de fer du Kenya
8. Bibliothèque McMillan Memorial
9. Cathédrale All Saints
10. PCEA de St. Andrew.

Bibliothèque Macmillan.

L’homme libre

1

« Un homme, une femme libre, dans une loge libre ».

Chaque maçon, chaque maçonne connaît ce bel adage d’Oswald Wirth.  La liberté, c’est  la promesse même de l’initiation à l’impétrant, à l’impétrante !

Dès lors, il s’agit de s’entendre sur les mots. Que veut dire « être libre » ? C’est d’abord et essentiellement pouvoir choisir. Or la vie nous permet bien peu de choix. Ni notre instant de naissance, notre sexe,  la couleur de nos yeux et de notre peau. Ni notre hérédité, notre  nom et notre religion. Issus des regards croisés, puis du désir de nos géniteurs, marqués par leur mode de vie, leur pensée, leur langage, nous osons, poussière d’étoiles et adultes devenus, parler de liberté !

Alors que chacune, chacun de nous est simplement un atome « agi » du cosmos, alors même que nous descendons au plus loin de l’explosion originelle et au plus près de notre vieux  compère le singe, nous prétendons être libres !

Impérativement soumis, depuis notre première couche-culotte, à nos pulsions conservatrices, alimentaires et sexuelles, qui fonctionnent à notre insu, nous crions aveuglément Liberté, en ajoutant  Egalité et Fraternité. Parler de liberté, constatons-le humblement, c’est surtout parler de son absence !

Que veut-on dire, en fait ? La liberté, c’est la possibilité de réaliser les actes qui nous gratifient, sans nous heurter au désir,  au projet de l’autre. Mais, pas de chance, l’acte gratifiant n’est pas un acte libre. L’action, généralement pulsée, est du domaine de l’inconscient, quand le discours, lui, qui se veut logique, est de l’ordre du conscient. C’est donc le discours, et lui seul, qui nous permet de croire au libre choix !

Le psychanalyste questionnera ici :  Comment un choix peut être libre, alors même que nous sommes inconscients des motifs de notre choix ?! En fait, la liberté, pour chacune, chacun de nous, c’est l’obéissance aux règles sociales. C’est à dire un apprentissage permanent.

Après le pourquoi, le comment. Comment être libre, quand on sait que tel un limonaire, ce que nous avons en mémoire, et que nous déroulons sans cesse, de la vie à la mort, ce sont les cartes perforées de nos relations aux autres. Nous sommes les autres, qui vivent en nous,  et leur résultat !

Comment être libre enfin, quant on sait qu’il n’est d’individu qu’en relation, et que, animal social, il ne peut vivre loin du troupeau. Curieuse destinée que celle de l’Homme, à la fois désireux de moutonner et de s’isoler ! A la fois indépendant par nature, et  dépendant par nécessité. A la fois fasciné et terrorisé par le groupe !

Cette liberté relative, pour ceux que l’on appelle les « gagnants », consistera seulement, à l’ombre de la vache collective, à être plus près de ses mamelles que de sa mâchoire !

Etre dépendant, c’est donc être soumis à une hiérarchie dominante – le principe même des obédiences et juridictions maçonniques ! – et tenter d’en obtenir la reconnaissance, dans le reflet trompeur du miroir social. Voir les dorures de son tablier dans l’œil de l’autre, on appelle çà la « cordonite » en maçonnerie ! C’est ce besoin d’être reconnu, et pourquoi ne pas le dire, cette nécessité viscérale d’être aimé, donc de flatter l’autre pour être gratifié, qui nous prive fondamentalement de liberté ! Par cette soumission, cette servitude volontaire, le dominé fabrique le dominant !

Nous sommes, dans notre programme génétique même, des êtres de soifs et de conquêtes. Partant, la liberté inaccessible devient heureusement l’idée qu’on s’en fait et se transforme en espoir, sans lequel la vie humaine serait intolérable. La liberté et son frère jumeau le bonheur, sont comme les Novotel la nuit sur l’autoroute. On voit une lumière bleue au loin et si, on loupe l’embranchement,  on ne parvient jamais à les atteindre ! Il arrive ainsi que la lumière, même maçonnique, nous éblouisse davantage qu’elle nous éclaire !

Au vrai, c’est notre sensibilité qui commande notre raisonnement  et non l’inverse. Nous croyons, prétentieux que nous sommes, que notre logique nous gouverne et pilote nos actions, alors que ce sont nos sentiments, et eux seuls qui sont aux commandes. Mais déduire que la liberté – et en l’occurrence notre libre-arbitre – n’existent pas, ne doit pas nous désespérer et  précipiter dans le fleuve le plus proche! Au contraire, ce constat nous fait accéder à un autre niveau, celui de la tolérance, et mieux même, à la bienveillance. Ne plus être obsédé par les chimères de la liberté,  c’est  d’un seul coup, accepter l’autre, cet autre « moi » !

S’il est facile, bien à l’aise  dans la loge douillette, de surfer sur la vague des mots – pour moi le premier d’ailleurs – la pratique extérieure des bons principes est un autre sport. Parce que entre les mots et la chose, il y a pour sûr un océan. Le mot « liberté » n’a jamais libéré personne et le mot « bonheur » ne rend pas spontanément heureux !

Combien de crimes quotidiens sont commis au nom de la liberté. Combien d’otages souffrent, pour que d’autres hommes se disent libres ?!

Alors comment, avec un inné qui nous constituent prisonniers  de nos gènes et les acquis et conditionnements souvent fâcheux de notre enfance, devenir un HOMME LIBRE, au vrai sens du mot. Autrement dit,  en jouant sur les mots, comment devenir un être singulier au présent, avec un passé pluriel ?!

Notre liberté physique est d’être seul dans notre peau, avec toutefois l’angoisse que cette unicité peut entraîner. Nous naissons seul, nous mourrons seul. Partant, pendant notre temps de vie, que faire, devant ces autres « moi », dont les mêmes désirs s’opposent aux nôtres et qui sont ainsi avec nous, les acteurs du rapport « dominant-dominé », caractéristique de tout groupe. Que faire, sinon fuir ! Certes, il y a diverses formes de fuite : l’alcool,  la drogue, la clochardisation, la folie, le suicide.  Ou bien le retrait dans les Causses ou sur une ile déserte. Ou encore la démission de son travail. Une mauvaise idée de liberté en ces temps de chômage !

L’autre liberté, psychique celle-là, le cadeau cosmique, ne serait-ce pas la fuite dans l’imaginaire ?! Soit, l’évasion dans les plaisirs de la pensée – de l’art à la philosophie, de la poésie à la créativité – pour résister à la pression sociale. A condition, bien sûr, de déboucher en toute sécurité, sur le « gouvernement » et la réalisation de soi.

Sublimer, c’est s’échapper certes. Les confréries initiatiques permettent cette aventure de l’esprit. A partir de sa riche mythologie, la franc-maçonnerie bien comprise – lorsque cordon n’est pas confondu avec galon – devient un magnifique moyen de gratification dudit imaginaire. Mais si l’exercice de ses rites est manipulé par une hiérarchie de dominance – avec des dissensions concurrentielles et les entraves qui en découlent – la loge est transformée en prison ! L’inhibition  d’action commande alors, à nouveau, la fuite salutaire.

Le médecin et philosophe Henri Laborit, qui a beaucoup travaillé sur les hiérarchies de dominance, nous rappelle que la culture du silex taillé reliait l’homme primitif au cosmos. Les pratiquants de l’Art Royal  que nous sommes, sont ainsi invités, en taillant notre pierre, à lever souvent les yeux vers la voûte céleste. Pour maintenir cette reliance, en nous enfuyant  dans les étoiles !

Au moment de conclure cette courte réflexion sur l’homme libre dans une loge libre, il me revient à l’esprit que celle-ci est encore dénommée « loge sauvage » par certaines instances obédientielles. Elle en dit long sur l’esprit hégémonique qui les habite ! Avec humour              ( en garder le sens est précieux !) l’imagination et l’univers de Jean de la Fontaine, nous pouvons transposer la situation, en mettant en scène deux lapins, l’un précisément « sauvage », l’autre « obédientiel ». Le premier en liberté se moquant de la dépendance du second ! Qu’il me soit permis d’oser ces quatrains malicieux, en forçant le trait, mais sans méchanceté aucune, à la manière du fabuliste. Pour transformer un instant deux francs-maçons en gentils lagomorphes. A chacun son vécu de la franc-maçonnerie !

Un lapin de garenne, heureux dans sa forêt, 

Téléphone au cousin, le lapin domestique

« Allo mon frèrami, t’es toujours aux arrêts,

Que deviens-tu blotti, dans ta cage monastique ? »

« Je prie le bon GADLU, j’attends ma récompense

Relié par le cordon à chacun sa marotte,

Ma quête est chaque jour, qu’on me garnisse la panse

Tu connais mon plaisir, je suis fan’ de carottes ! »

« Eh bien dit le garenne, moi je vis au soleil

Je déjeune d’herbes folles, je coure dans les buissons

J’ai reçu du GADLU, un suprême conseil

Ce n’est qu’au pied des mûres, que l’on voit le maçon ! »

Et c’est là où je loge, libre !

                                                    Gilbert GARIBAL

CHILI : 124 ANS DE FRANC-MAÇONNERIE À SAN FERNANDO

De notre confrère chilien diarioviregion.cl

Ce 27 août, le 124e anniversaire de la maçonnerie a été célébré dans la ville de San Fernando. Il reste dans l’histoire la publication, dans un journal local, des impressions en réponse à la création de la Respectable Loge « Arturo Prat » N°28, ancêtre de l’actuelle Respectable Loge « Colchagua » N°28, dans notre ville  » la présence désastreuse de cette organisation qui n’apporterait que des calamités à San Fernando.

Mais, cette organisation partagera avec les San Fernandinos les postulats de la Franc-Maçonnerie Universelle : « Liberté, Egalité, Fraternité ». En ce temps qui s’est écoulé depuis l’arrivée de la franc-maçonnerie à San Fernando, notre institution a montré que ces postulats ont été présents dans chaque action et dans les différentes institutions qu’elle a encouragées ou auxquelles elle a participé (qu’elles soient sociales, culturelles, sportives ou éducatives) et en quelques francs-maçons éminents de la ville des « camélias rouges »: École du soir pour adultes, Ligue des étudiants pauvres, Centre sportif de Colchagua, Ligue de la bonté, Centre culturel et de charité des dames, Croix-Rouge au Lycée pour hommes San Fernando, La Gota de Leche, Centre de Culture Féminine, Colonies Scolaires, Clinique Dentaire Scolaire, Centre Culturel « Urcisinio Peña », le journal « La Voz de Colchagua », la Home School for Men, l’Association San Fernando pour la protection des mineurs … entre autres, et actuellement le Colegio San Fernando College et son annexe Olegario Lazo, deux écoles reconnues pour leur niveau d’enseignement . Toutes ces institutions étaient, et sont, une contribution à notre ville à travers la Respectable Loge « Colchagua » n°28.

Le compas, l’équerre, le sol en mosaïque, entre autres symboles et les postulats de la maçonnerie universelle étaient présents dans ces œuvres et cela n’a été possible que grâce à l’engagement et à l’esprit maçonnique des hommes imprégnés du désir de servir les autres : on se souvient entre autres de Neandro Schilling C., Urcisinio Peña, Osvaldo Castillo P., Heriberto Soto S., Juan Danús R., Francisco Núñez O., Enrique Neiman B., Adán Henríquez S., Jorge Vuscovich, B. Gastón Marabolí V . , Mario Opazo A. et bien d’autres, certains anonymes.

Mais, l’œuvre maçonnique n’étant pas terminée, de nouveaux défis apparaissent à l’horizon proche, où sont en jeu les postulats de liberté, d’égalité et de fraternité. Actuellement, le souci est centré, d’une part pour continuer à sauver le sens humaniste de l’homme en ces temps où la déshumanisation est normale et même acceptée ; et d’autre part la crise climatique et ses terribles conséquences pour l’avenir qui se manifestent déjà ces derniers temps avec toutes les souffrances humaines qu’elle entraîne, où la pandémie de Covid-19 n’est pas étrangère à cette situation. Dans les deux cas, l’intérêt est et sera l’humanité comme le sens vers lequel sont dirigés les efforts de la Respectable Loge « Colchagua » N ° 28 de San Fernando, en préservant ce qui a mis en valeur dans la maçonnerie : tradition, sagesse, tolérance, liberté, diversité, éducation.

ANTIMAÇONNISME : Franc-maçonnerie et mafia, quatre règles pour éviter les pièges

De notre confrère italien editorialedomani.it Par JOHN DICKIE

Le Blog Mafia continue sur Domani, sur une idée d’Attilio Bolzoni, éditée par l’association Cosa tua. Vous pouvez le suivre sur cette page . Chaque mois un macro-thème, détaillé avec un nouveau contenu par jour en collaboration avec l’association Cosa tua. Cette série est consacrée à Trame , le festival du livre sur la mafia de Lamezia Terme, avec 15 articles sur les thèmes au centre des rencontres du Festival.

Il existe une affinité généalogique entre la franc-maçonnerie et la mafia. Les mafias, comme l’ont montré les historiens les plus autorisés sur le sujet, sont le résultat de cette combinaison de complot, de violence révolutionnaire et de sociétés secrètes para-maçonniques qui caractérisaient le Risorgimento dans le Royaume des Deux-Siciles. Les mafias et l’État italien naissent donc ensemble.

Plus récemment, c’est à partir des années 1970 qu’on a parlé de liens entre francs-maçons et membres de la mafia. Pensez à un superbe franc-maçon comme Stefano Bontate, qui faisait la navette entre les raffineries d’héroïne et les salons de l’élite palermitaine. Aujourd’hui l’accent est mis sur la Calabre où le processus de Gotha a révélé les pouvoirs occultes qui ont gouverné pendant des années les affaires de la région et dicté une ligne stratégique à la ‘Ndrangheta. Les francs-maçons-‘ndrangheta ont été arrêtés et condamnés ; certains d’entre eux ont collaboré avec la justice et ont été jugés crédibles.

Des cas comme celui-ci, ainsi que l’histoire inoubliable de P2, signifient que dans aucun pays au monde la franc-maçonnerie ne suscite plus d’inquiétude qu’en Italie.

Pourtant, bien que la franc-maçonnerie soit enveloppée dans l’ombre, il y a très peu de vérités confirmées devant les tribunaux. Autant que je sache, par exemple, il n’y a pas d’écoutes téléphoniques des réunions des Loges dans lesquelles, selon beaucoup, des alliances inavouables entre gangsters et membres de l’establishment seraient ourdies. Malgré l’extraordinaire efficacité des forces de police italiennes lorsqu’il s’agit de placer des bugs, sur Youtube il n’y a pas de vidéos de francs-maçons comparables à celles montrant les patrons siciliens occupés à reconstituer la Cosa Nostra Dome (Opération Perseo 2008), ou les patrons calabrais qui se rassemblent pour la fête de la Madonna di Polsi (Opération Crime 2009).

Pourquoi ne sommes-nous jamais capables de voir clairement ? Peut-être parce que la franc-maçonnerie est si intelligente et si puissante qu’elle défie toute enquête ? Je ne crois pas. Il me semble plutôt que la raison réside, ici plus qu’ailleurs, dans notre méconnaissance du phénomène franc-maçon.  

Mes recherches – j’ai passé cinq ans à enquêter sur l’histoire de la franc-maçonnerie à travers le monde – m’ont convaincu que le lien mafia-franc-maçonnerie (qui existe sans aucun doute) est une affaire extrêmement emmêlée, peut-être plus complexe que dans toutes les autres relations tissées par la mafia avec l’extérieur. Dans aucun autre secteur, nous ne courons le même risque de suivre de fausses pistes, de tomber dans des complots et de lancer des accusations infondées contre des personnes respectables (et il y a beaucoup de francs-maçons respectables en Italie). N’oublions pas que c’est Giovanni Falcone qui nous a mis en garde contre la recherche du mythique Grand Vieil Homme, le marionnettiste qui rassemble tous les fils entre ses mains. Rappelons-nous aussi que les mafias ont toujours su très bien détourner notre attention vers d’autres ennemis plus puissants, mais par coïncidence toujours insaisissable. Le populisme, quand il chasse le bouc émissaire, est toujours une mauvaise politique, et la mauvaise politique est alliée à la pègre. Pour toutes ces raisons il faut s’obstiner à distinguer, à comprendre où commence et où finit le pourri. Nous devons prêter attention aux preuves, en laissant de côté les hypothèses les plus imaginatives et les plus faciles. 

Pour cela, j’ai rassemblé quatre règles fondamentales pour lire l’actualité sur le binôme mafia-franc-maçonnerie avec prudence et intelligence.

1) Demandez toujours « Mais qu’est-ce que la franc-maçonnerie est exactement ? » 

La franc-maçonnerie, en tant que telle, n’existe pas. La franc-maçonnerie n’est pas une organisation unique, un réseau unique. C’est un monde confus et ingouvernable. Il existe différentes obédiences et traditions qui ne s’entendent pas bien les unes avec les autres. En effet, il s’agit souvent de relations empoisonnées. Il n’y a pas de marque maçonnique officielle et unitaire. Les rites et les règles de la vie maçonnique sont continuellement copiés pour inventer des loges de toutes sortes et à toutes fins possibles. Quiconque invoque la « franc-maçonnerie » sans autre précision ne fait que démontrer son ignorance.

2) Attention, car le mot ‘Franc-maçonnerie’ (comme le mot ‘mafia’) est aussi une métaphore.

Il représente la clientèle, les réseaux d’affaires louches, les lobbies cachés. Même la mafia utilise le terme dans ce sens métaphorique, qui a souvent peu ou rien à voir avec les francs-maçons en chair et en os.

3) Ne croyez pas ce que nous entendons très souvent sur les serments maçonniques.

L’idée la plus répandue est la suivante : la franc-maçonnerie est toujours un risque pour la société car, pour en faire partie, il faut prêter un serment terrifiant. Quiconque est lié par ce serment, dit-on, est obligé de toujours couvrir les épaules des frères francs-maçons, de protéger leurs secrets, sous peine d’une mort atroce. Mais ce n’est pas vrai. C’est dénaturer complètement le sens des serments, les sortir de leur contexte liturgique et symbolique. Le résultat est absurde, car ce serait dire que les catholiques mangent de la chair humaine et boivent du sang humain pendant la messe

Les rites maçonniques semblent étranges et macabres au profane. Mais c’est aussi le cas des traditions de toutes les religions que nous ne connaissons pas de l’intérieur. Il faut dire aussi que dans les grandes obédiences maçonniques les néophytes jurent aussi d’être d’honnêtes citoyens. Il ne faut pas supposer que les francs-maçons sont toujours des hommes d’affaires vulgaires.

4) Ne faites pas trop attention à ce que disent les dirigeants de la franc-maçonnerie. 

Dans son petit monde, chaque Grand Maître est un politicien. Et les accusations vagues et aveugles qui sont souvent lancées dans les journaux et autres forums contre la « franc-maçonnerie » jouent son jeu. Elles lui servent à se poser en protecteur de la fraternité contre les préjugés ignorants, à dénoncer une « chasse aux sorcières », et à se souvenir du régime fasciste qui, au nom de la lutte contre le crime, a interdit la franc-maçonnerie en 1925. Ainsi le Grand Maître renforce le consensus dont il jouit parmi ses frères, et n’a aucune incitation à entreprendre une tâche bien plus importante : celle de prendre au sérieux le danger des mafias, leur capacité à s’insinuer dans le monde maçonnique comme dans tout autre secteur de la société, des entreprises à l’Église, de l’administration publique aux associations anti-mafia. Un dialogue entre sourds,

John Dickie enseigne l’histoire italienne à l’University College de Londres. Il est l’auteur de « Francs-maçons. Histoire mondiale de la franc-maçonnerie », à paraître à Laterza. Il n’est pas franc-maçon.

ANGLETERRE : Le Temple maçonnique ouvre ses portes avec une nouvelle visite numérique »

«Nous voulons que tout le monde connaisse mieux sur notre histoire tout en donnant aux visiteurs l’occasion de profiter de l’architecture magnifique de notre siège ici à Londres.»

De notre confrère anglais inyourarea.co.uk

Les francs-maçons ouvrent les portes de leur célèbre siège social à Covent Garden à Londres ce samedi et dimanche dans le cadre de l' »Open House London ».

Cette année, les visiteurs pourront profiter gratuitement d’une version élargie spéciale de la nouvelle visite numérique de Freemasons’ Hall qui a été créée spécialement pour l’événement « Open House London ». Ils trouveront également de nombreuses nouvelles attractions à découvrir en famille ou entre amis.

Les visiteurs peuvent suivre un parcours pour enfants et identifier une belle architecture dans tout le bâtiment, y compris des images dans de superbes vitraux.

Les enfants ont également la possibilité de ramener à la maison des figurines en briques lumineuses d’un dragon, d’un trône et d’une licorne, ainsi qu’une maquette en papier à monter soi-même du Freemasons’ Hall.

Pendant le week-end, les visiteurs trouveront également des francs-maçons en tenue d’apparat dans le magnifique grand temple pour répondre aux questions du public sur la franc-maçonnerie et regarder un court métrage sur la franc-maçonnerie. La franc-maçonnerie féminine, l’une des Grandes Loges réservées aux femmes, sera également là pour parler aux visiteurs de la franc-maçonnerie féminine dans les vestibules.

En 2019, la salle des francs-maçons a accueilli près de 9 000 visiteurs, ce qui en fait la deuxième attraction la plus populaire duweek-end après le ministère des Affaires étrangères.

L’année dernière, il a préparé un événement Covid-safe avec 12 000 visionnement de la visite numérique et le bâtiment a reçu 1 300 personnes.

Le Dr David Staples, directeur général de l’UGLE, a déclaré : « Nous sommes heureux de participer à cet événement remarquable pour la troisième année consécutive. La salle des francs-maçons a été construite en tant que mémorial de la paix pour les 3 000 francs-maçons morts pendant la Première Guerre mondiale, et nous sommes ravis d’y accueillir des gens.

« Nous voulons que tout le monde connaisse mieux notre histoire tout en donnant aux visiteurs l’occasion d’admirer une partie de l’architecture époustouflante de notre siège social ici à Londres. »

Le musée de la franc-maçonnerie sera ouvert et présentera l’une des plus grandes collections au monde associées à la franc-maçonnerie, notamment le tablier de Winston Churchill et le grand trône « flatpack » conçu pour le futur roi George IV, qui fut grand maître de 1790 à 1813.

Pour ceux qui préfèrent rester à la maison, Freemasons’ Hall proposera des conférences en ligne à regarder et on pourra visionner un nouveau film de la visite et des images des coulisses des atelierds.

Freemasons’ Hall est reconnu comme l’un des plus beaux bâtiments Art déco de Londres et a été construit en hommage aux francs-maçons qui ont perdu la vie pendant la Première Guerre mondiale.