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Style Émulation – Apprenti, Compagnon, Jeune Maître

Hervé H. Lecoq – Independently Published, 2021, 232 pages, 20 €

Présentation de l’éditeur :

Parce qu’il vous accompagnera plusieurs années.

Pourquoi les Apprentis doivent-ils monter la Loge ? Pourquoi les Compagnons doivent-ils « voyager » ? Quels sont ces petits détails qui ne vous seront jamais expliqués alors que vous venez de devenir Maître ? Vous prenant par la main, comme au premier jour, ce livre vous accompagnera, tout au long de votre progression jusqu’au grade de Maître, à trouver, voire construire, votre place dans la Loge. Un livre à lire après chaque cérémonie que vous allez vivre.

Parce qu’il s’adapte à toutes les obédiences.

Conçu à l’origine comme 3 guides distincts, depuis 2018, cet ouvrage compilé et enrichi, a réussi à accompagner au début de chaque grade de nombreux « masonic students » en leur apportant des réponses à toutes ces questions qu’ils n’auraient jamais osé formuler sur l’Histoire et les origines de certains éléments mystérieux. Conçu de manière universaliste, il peut être utilisé par des frères, mais aussi des soeurs, de n’importe quelle obédience qui souhaitent débuter leur compréhension du rite Anglais style Émulation.

Parce qu’il répond aux questions que vous n’aviez jamais osées poser, ou qui n’avaient pas trouvé de réponses.

« Tu verras ça plus tard… ». Grâce à cet ouvrage, « plus tard » c’est « maintenant ». Vous le verrez dans l’extrait gratuit, quasiment tous les questionnements que vous vous posez, et qui ne trouvent généralement jamais de réponse directe, sont ici abordés. Vous verrez même certaines réponses à des questions non encore posées. L’auteur vous présente ses excuses par avance.

Parce qu’il apporte des réponses documentées à la pratique d’Émulation.

99 % des livres maçonniques écrits en français ne concernent absolument pas le Rite Anglais Style Émulation. Ce livre a été conçu principalement pour réparer cette perte. Vous y verrez ainsi des réponses à des questions comme : Comment se déroule l’Instruction ? Comment mémoriser « par coeur » un rituel ? Comment appliquer les Outils dans la vie morale ?

Pour lire la table des matières et le préambule https://bit.ly/2YZ5mEq

(Source site de l’auteur)

Biographie de l’auteur :

Hervé H. Lecoq (P.M., M.M.M., M.C., M.R., S.E.M., E.M., C.A.R.), né en 1982, travaille comme responsable dans le domaine de la vente en ligne. Membre de l’Académie de Vaucluse et de diverses associations historiques, ayant reçu la Lumière en 2009, depuis 2010, il a administré différents sites internet ayant trait à la franc-maçonnerie.

Auteur d’articles en langue française mais aussi anglaise dans des revues, des magazines ou sur des sites d’information, il est l’auteur du roman de science-fiction maçonnique L’Apprenti Perdu (éditions ECE-D, 2021) et de Mes premières questions sur la franc-maçonnerie (Independently Published, 2021). Il administre la chaîne YouTube accessible au grand public, mais aussi aux Frères et aux Sœurs qui, comme lui, veulent faire de nouveaux progrès en franc-maçonnerie French Freemason.

[NDLR : À noter, l’illustration de la première de couverture est une aquarelle de l’auteur représentant Freemasons’Hall de la Grande Loge Unie d’Angleterre, Great Queen Street à Londres, Royaume-Uni. Le Rite Émulation, parfois appelé Emulation Working ou encore Rite Anglais Style Émulation, arrive en France à l’aube du XXe siècle. Au Rite Émulation, nous trouvons toujours les Trois Grandes Lumières que sont la Bible, l’Équerre et le Compas, toujours assemblés. Ce rite est l’héritier des plus anciens devoirs des bâtisseurs. Hervé H. Lecoq aborde tous les aspects du rite, à commencer par l’organisation de la franc-Maçonnerie symbolique ou « bleue »]

INDONESIE : Kemal Atatürk, la laïcité, l’islam et la franc-maçonnerie

De notre confrère indonésien indonesiainside.id

Lorsque l’auteur lit, à propos de Kemal Ataturk, « The Face of Western Civilization » (2005) du Dr. Adian Husaini, il y a pas mal de données qui parlent de manière critique de Kemal Atatürk, de la laïcité et de l’islam.

En Indonésie, depuis les années 1970, lorsque la pensée laïque était l’hégémonie, les enseignements laïcs étaient enseignés, par exemple, à travers des cours d’histoire aux collégiens.

La figure de Kemal Atatürk est décrite comme un héros turc, dont les services sont si grands et presque innocents. À cette époque, des articles tels que la rubrique From Heart to Heart dans le magazine Panjimas de Buya Hamka sont devenus de nouvelles munitions pour le Dr. Jeune Adian pour critiquer Atatürk et la laïcité.

Depuis la lutte pour l’indépendance de l’Indonésie, certains l’ont même loué et fait de lui un exemple idéal pour le peuple indonésien. L’un d’eux est Bung Karno. Au point qu’en 1940, Soekarno en grand admirateur de Kemal écrivit un article dans le magazine Pandji Islam numéro 12 et 13 intitulé « Young Islam ». Dans cet article, les pas de Kemal vers la sécularisation sont loués par Bung Karno. Cet article a ensuite reçu de vives critiques de la part de M. Natsir et A. Hassan. On peut le lire dans le livre « Islam et Nationalité » de A. Hassan.

Mustafa Kemal Ataturk est né en 1881 dans la région de Salonique. Le nom de son père est Ali Riza, un alcoolique qui travaille comme employé de bureau dans la ville de Salonique. Sa mère s’appelait Zubaidah, une femme qui était religieuse et portait toujours le purdah. 

Selon les récits de certains écrivains occidentaux, Kemal était membre du mouvement de la franc-maçonnerie, une organisation juive secrète fondée à Londres en 1717.

Atatürk, selon les archives de Maryam Jameelah, ne se cachait pas en tant qu’athée. Il n’est pas surprenant qu’à son arrivée au pouvoir, de nombreux enseignements islamiques aient été modifiés et même hostiles aux oulémas. Kemal Atatürk est décédé le 10 novembre 1938 à l’âge de 57 ans.

Kemal Atatürk a historiquement rejoint le mouvement Jeune-Turc qui avait été infiltré ou influencé par les idées du mouvement sioniste. L’une des preuves que l’infiltration et l’influence étaient réelles est que les Jeunes Turcs n’ont pas considéré la question de la vue séparant la Palestine de la Turquie que le sultan Abdul Hamid II a défendue avec tant de persévérance.

Dans un discours prononcé le 2 février 1923 devant les Juifs, Kemal a qualifié les Juifs de nation fidèle à la Turquie. Ils vivront confortablement et prospèreront dans l’avenir.

Kemal Atatürk n’était pas d’accord avec l’idée d’un califat, mais préférait la laïcité et l’occidentalisation. Ce n’est qu’alors, a déclaré Kemal, que le pays serait à l’abri de son ralentissement. En 1925, il prononça un discours à Ankara déclarant que la révolution turque était un changement majeur pour remplacer l’ancienne unité politique obsolète. Si vous voulez survivre et exister, vous devez accepter la civilisation occidentale à l’époque contemporaine.

Enfin quoi ? La civilisation occidentale a été retracée dans divers aspects de la vie. Surtout après la chute du califat ottoman en 1923. L’hypothèse est qu’en imitant l’Occident et en quittant l’Islam, la Turquie deviendra un pays fort et grand. L’utilisation de ce système à l’occidentale est allée trop loin en interdisant l’appel à la prière en arabe, en interdisant le foulard, en dissolvant les tribunaux religieux; l’islam n’est plus la religion officielle, les vêtements sont changés à l’occidentale, etc. l’Islam est loin de la liberté. Ce qui ressemble à un régime autoritaire.

Le processus de sécularisation existe depuis la proclamation de l’État turc le 29 octobre 1923, au cours de laquelle Kemal Atatürk a été élu président. La réforme religieuse a été menée à grande échelle; non seulement l’appel à la prière, mais la lecture des prières au nom du nationalisme étaient sur le point d’être changés en turc.

Un autre impact de la politique de Kemal fut que la Faculté de théologie, ou Ushuluddin, fut fermée en janvier 1935 et transformée en Institut de recherche islamique. Plus que cela, le jour férié qui était habituellement le vendredi a été remplacé par le dimanche. Les dirigeants des mouvements laïques de Turquie déclarent souvent que leurs réformes ne sont pas seulement contre l’islam mais aussi contre le règne du clergé. En fait, l’islam est considéré comme responsable du déclin et du retard de la nation turque.

Peu importe à quel point Kemal Atatürk a essayé de séparer la religion de l’État, en particulier de l’islam, ses efforts n’ont pas été entièrement couronnés de succès. En 1950, le Parti démocrate dirigé par Adnan Mandaris l’emporte sur le Parti républicain formé par Kemal Atatürk.

Au cours de ses 10 années au pouvoir, Adnan Mandaris a tenté de placer l’islam dans la société turque de manière très subtile. À son époque, l’appel à la prière a de nouveau fait écho en arabe, les mosquées détruites ont été rénovées, les facultés de théologie ont été rouvertes et même l’institution coranique tahfizul a réapparu. Les Mandaris se sont heurtés à l’opposition des laïcs et ont finalement été renversés en 1960, le président du Parlement Bulatuqan et le ministre des Affaires étrangères Fatin Zaurli ont été exécutés.

En lisant les luttes de Kemal pour la socialisation de la sécularisation, la séparation entre la religion et l’État et son attitude dure envers l’islam et les oulémas, les lecteurs auront au moins matière à être plus critiques à l’égard de la figure qui sera désormais le nom d’une rue de Jakarta. (MBS)

Chiromancie : passé, futur, caractère… Ce que vos mains révèlent de vous

De notre confrère Planète

INTERVIEW. Depuis des millénaires, l’ésotérisme passionne les foules. Vous aimez jouer les détectives ou souhaitez en savoir plus sur vous ? Une simple lecture des lignes de vos mains ou de celles de votre entourage pourrait déterminer les grandes étapes de vos vies respectives et de vos tempéraments. Roberta Vernon, autrice du livre Lignes de la main (Ed. Albin Michel) nous dévoile les mystères de cet art divinatoire.

Lignes de vie, du cœur, du destin, empreintes digitales… Avez-vous déjà tenté de savoir ce que désignent les lignes de vos mains ? Si, comme le rapporte Femme Actuelle, le chercheur Jean de Bony a créé la Biotypologie pour étudier les mains afin d’offrir une connaissance de soi à tout un chacun via les multiples signes et caractéristiques d’origine génétique, il assure que cela n’a rien à voir avec la divination. Pourtant, de nombreux éléments observés dans cette science empirique sont aussi étudiés dans la chiromancie, vieille de milliers d’années.

Afin de vous faire votre propre idée sur la question, nous avons interviewé Roberta Vernon, chiromancienne et autrice du livre « Les lignes de la main », faisant partie de la collection Les 4 clés de l’ésotérisme (Ed. Albin Michel). Amour, relations humaines, carrière, enfants, santé, aptitudes et talents, réussites et échecs… Tout serait gravé dans nos mains. Voici, plus en détails, comment en apprendre plus sur vous-même et sur votre entourage.

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Avant toute chose, l’experte tient à rappeler que « les éléments donnés dans cet article doivent être considérés comme des généralités et ne peuvent être considérées comme des faits absolus. Vous devez vous faire votre propre opinion sur le contenu. Gardez aussi en tête qu’il peut y avoir des exceptions ».

Chiromancie : depuis quand cet art divinatoire existe-t-il ?

Planet. Pouvez-vous nous définir ce qu’est la chiromancie ? Depuis combien de temps cette pratique divinatoire existe-t-elle?

Roberta Vernon. « La chiromancie ou la lecture des lignes de la main est l’art de lire tout ce que vous pouvez voir sur une main pour déterminer le caractère, le destin, la santé, les talents, les relations et plus encore d’une personne.

Les premiers textes de cet art ésotérique ont été découverts dans le nord de l’Inde il y a plus de 5 000 ans, et je soupçonne qu’il était déjà très ancien à l’époque. Il existe cependant une autre forme de chiromancie en Chine qui pourrait être tout aussi ancienne. Après avoir été démodée pendant des siècles, la chiromancie a commencé à revenir en France au 19e siècle, puis elle a traversé la Manche vers le Royaume-Uni et s’est répandue dans le monde entier. Je ne serais pas étonnée si cela avait quelque chose à voir avec Napoléon Bonaparte, car il aimait particulièrement tout ce qui a trait à la divination. »

Que révèle alors la forme de nos mains de notre passé et de notre futur ?

Chiromancie : que révèle la forme de vos mains ?

Planet. Les lignes de la main peuvent-elles évoluer au fil du temps ? Grandes, petites, carrées, longues, rondes… Que révèlent ces caractéristiques ?

Roberta Vernon. « Tout à fait. Elles changent en réponse à nos choix et à l’évolution de nos modes de vie.' »

Les petites mains appartiennent à des personnes qui agissent rapidement, mais qui sont meilleures pour élaborer un grand plan que pour s’occuper des détails.

Les mains carrées suggèrent une personne pratique qui pourrait être un bon constructeur (maçon par exemple) ou agriculteur, mais qui n’est pas particulièrement spirituel ou poétique.

Les mains longues appartiennent à un type de personne sensible, poétique et artistique.Les gens aux mains rondes sont sociables, amicaux, pleins d’humour et quelque peu paresseux. »

Planet. Que révèlent également la longueur, la forme de l’extrémité des doigts et des ongles ?

Roberta Vernon. « Les doigts longs indiquent un type de personne artistique, qui peut aussi être quelque peu nerveux. On peut trouver des doigts longs et fins sur quelqu’un qui aime faire des remarques critiques.

Les doigts courts appartiennent à une personne occupée qui fait beaucoup de choses rapidement. Ces personnes peuvent être étonnamment musicales ou douées pour cuisiner (et manger).

Les doigts lisses désignent également quelqu’un qui peut agir rapidement, tandis que les doigts « noués » appartiennent à quelqu’un qui aime réfléchir lentement et agir lentement.

Les gros doigts peuvent indiquer une personnalité plus lente et plus paresseuse, mais cette personne peut être matérialiste et intelligente pour trouver et garder de l’argent ou des biens ou en hériter, surtout si les coussinets des phalanges inférieures sont pleins.

Les bouts des doigts arrondis et les ongles arrondis appartiennent à un type de personne sociable et amical.

Le bout des doigts carrés suggère la praticité et l’intelligence avec le travail de la figure et l’argent. Regardez également la base du petit doigt, car un certain nombre de petites lignes suggèrent ici un bon mathématicien ou analyste.

Les doigts pointés peuvent être artistiques, mais ils peuvent aussi faire allusion à une personne dont la santé n’est jamais bonne, ou qui est nerveuse et anxieuse.

Les phalanges supérieures qui ont une formation de gouttelettes se trouvent sur les mains des créateurs de vêtements, des bijoutiers, des fabricants de sacs à main et de toute autre personne qui utilise ses mains pour un travail détaillé et beau.

Le pouce est intéressant, car s’il est épais, la personne est susceptible de bousculer les autres pour obtenir ce qu’elle veut. S’il est mince avec une « taille », la personne est un penseur avec un esprit logique.

Un pouce long montre de l’intelligence, mais peut-être un manque de sens pratique, tandis qu’un pouce court montre un manque de « cerveau » ou un manque de bon sens. Un pouce court et épais pourrait désigner un tyran.

Le pouce est souvent tourné vers les mains des acteurs, des interprètes, des artistes, des orateurs, des politiciens et de ceux qui veulent être aimés et admirés. Le président Trump et le président Biden ont tous deux ce genre de pouces. Ces gens ont du charme, et ils sont superficiellement populaires, mais ceux qui travaillent pour eux ou vivent avec eux ne les trouvent pas du tout charmants, car ils sont durs et égoïstes.

Les ongles suivent la même logique :

  • Carré : pratique.
  • Arrondi : sociable, amical.
  • Long : un penseur.
  • Court : quelqu’un qui agit rapidement.
  • En forme d’éventail : ne s’intéresse pas aux opinions des autres.
  • Grand : bon pour les travaux détaillés, surtout si le doigt supérieur est assez plein.
  • Petit : colérique, vif d’esprit, mais pas doué pour les aspects pratiques.
  • Large : facile à vivre.
  • Étroit : nerveux et anxieux. »

Quid des taches sur les mains ?

Chiromancie : que révèlent les taches ou les verrues ?

Planet. Qu’en est-il des signes, des taches, verrues ou encore des empreintes sur la peau des mains ?

Roberta Vernon. Des taches rouges sur le devant ou le dos de la main indiquent toujours un problème actuel, mais une tache rouge au bas de la main, ainsi que de nombreuses petites lignes brisées peuvent indiquer une grossesse ou un problème avec les organes reproducteurs. Une tache rouge sur le côté de la main sous l’index montre que le frère ou la sœur du sujet traverse une période difficile.

Les taches grises sont rares, mais elles sont un mauvais signe, indiquant une maladie. Vous devez savoir quelle partie de la main se rapporte à quelle partie du corps pour travailler celle-ci.

Les grilles sont également assez rares, et elles indiquent un problème de santé. Une grille commune signifie le diabète, et elle devient plus importante si la personne ne prend pas soin de sa glycémie.

Les verrues suggèrent le stress, le malheur, l’inquiétude et la peur. Ils peuvent disparaître après un divorce ou après avoir quitté un mauvais travail ou après s’être éloigné de mauvais voisins, etc. Vous devez regarder le doigt ou la partie de la main sur laquelle ils se trouvent et noter s’ils sont sur le dos ou le devant de la main pour comprendre leur signification.

Les empreintes sur la main, telles que les empreintes digitales, sont en fait appelées motifs de crêtes cutanées. Il est intéressant de noter que la police et les médecins légistes utilisent la même terminologie que nous, mais nous avons été les premiers à imaginer ces termes et ils nous ont pris les noms !

Les empreintes digitales peuvent former des lignes droites le long du bout des doigts, des arcs, des arcs en tente, des boucles, des verticilles et des yeux de paon. Certaines de ces marques sont courantes, tandis que d’autres sont inhabituelles. Chacun a sa propre signification. La plus courante étant la boucle qui arrive du côté du cubitus, qui montre une personne coopérative, amicale et compétente qui veut une vie normale.

La main est couverte de lignes, ce qui devrait être agréable et clair. Si ce n’est pas le cas, en particulier sur la partie inférieure du cubitus de la main, pensez à l’alcoolisme ou à la toxicomanie.

Certaines empreintes palmaires forment des boucles, et selon l’endroit où elles se trouvent, elles peuvent suggérer de l’humour, un amour des animaux de compagnie, du style, un amour de la campagne, une bonne mémoire, une tendance au surmenage et du sang royal.

J’ai lu une fois les mains de deux frères lors d’un festival psychique, et ils avaient tous les deux des boucles raja sur les deux mains. Je leur ai demandé s’ils étaient liés à la royauté, et ils ont été étonnés de l’exactitude de la question – et m’ont dit qu’ils étaient Bragance, dont la famille avait autrefois gouverné le Portugal ! »

La tradition martinésiste – Théosophie et théurgie des Élus Coëns

Serge Caillet – Le Mercure Dauphinois, 2021, 246 pages, 19,50 €

Présentation de l’éditeur :

La Tradition martinésiste apparaît en France, au XVIIIe siècle, portée par l’homme qui lui a donné son nom : Martines de Pasqually (1710 – 1774), fondateur et premier grand souverain de l’Ordre des chevaliers maçons élus coëns de l’Univers. Elle a été transmise à sa suite par Louis-Claude de Saint-Martin, le Philosophe inconnu, dans son œuvre, et par Jean-Baptiste Willermoz, dans les grades et les instructions du Rite écossais rectifié.
Cette tradition à part entière s’apparente à certaines formes de la kabbale, sans être pour autant de nature kabbalistique. Mais elle se rattache surtout, par des relais qui restent encore mystérieux, à certains courants du judéo-christianisme des premiers siècles de notre ère. La Tradition martinésiste comprend une doctrine théosophique d’une richesse inouïe. On y enseigne la nature de Dieu, l’émanation des esprits ou des anges, et de l’homme, leur prévarication et leur chute dans les formes célestes et terrestres, les rapports entre les êtres, la nature des corps et des âmes, sous l’angle de l’arithmosophie, c’est-à-dire de la sagesse des nombres, comme expression de ces réalités supérieures.
Mais la Tradition martinésiste enseigne aussi une pratique théurgique complexe, spécifique à l’Ordre des élus coëns : le culte primitif transmis par les grands élus, depuis Adam jusqu’au Christ, et confié par Martines de Pasqually aux élus coëns. Après avoir décrypté et commenté les rituels de réception des élus coëns ( » Les Sept sceaux des élus coëns « , Le Mercure Dauphinois, 2011), Serge Caillet nous livre aujourd’hui une explication, point par point, des grands thèmes de la Tradition martinésiste, basée sur l’étude des textes et de nombreuses figures explicatives du XVIIIe siècle.
Avec cette synthèse sans pareille, Serge Caillet éclaire d’un jour nouveau la Tradition martinésiste, en donnant à tous les amateurs de choses cachées les clefs de la théosophie et de la théurgie des élus coëns.

Biographie de l’auteur :

Après avoir été marqué dans son adolescence par l’œuvre de Jacques Bergier (il a fondé avec Claudine Brelet la première association des Amis de Jacques Bergier, en 1983), il a été l’élève et le collaborateur de Robert Amadou.

Auteur de nombreux ouvrages, depuis 1983, il a consacré l’essentiel de ses travaux aux rites occultistes ou illuministes de la franc-maçonnerie, notamment à la franc-maçonnerie égyptienne dont il a retracé l’histoire et publié des rituels, et plus récemment, à la franc-maçonnerie swedenborgienne. Il a étudié l’histoire, la doctrine et les rites de l’Ordre des chevaliers maçons élus coëns de l’Univers et du martinisme, de la Belle Époque jusqu’aujourd’hui. On lui doit aussi une étude des mouvements néo-templiers (notamment l’Ordre rénové du Temple) et des courants rosicruciens présents au sein de la Fédération universelle des ordres et sociétés initiatiques (FUDOSI). Il a également mis en lumière quelques grandes figures de l’ésotérisme comme Martinès de Pasqually (1710 ? – 1774), Antoine-Joseph Pernety (1716 – 1796), Fernand Rozier (1839-1922), et Nizier Philippe (1849-1905). Depuis 2007, il tient sur Internet le bloc-notes d’un historien de l’occultisme, essentiellement consacré à l’actualité de l’histoire de l’occultisme. Il a été élu Sociétaire des Gens de Lettres, en 1995.

Parmi ces ouvrages le plus connus, citons La Franc-maçonnerie égyptienne de Memphis-Misraïm, préface de Robert Amadou, Paris, Cariscript, 1988 ; nouv. éd. revue, corrigée et augmentée, Paris, Dervy, 2003) ; traduit en russe (Moscou, 2011), Arcanes et rituels de la maçonnerie égyptienne, Paris, Guy Trédaniel, 1994, L’Ordre rénové du Temple. Aux racines du Temple solaire, préface de Jean-François Mayer, Paris, Dervy, 1997, Monsieur Philippe, l’Ami de Dieu, Paris, Dervy, 2000 ; nouv. éd. revue, corrigée et augmentée, Paris, Dervy, 2013, recension à retrouver sur https://www.glnf.fr/article.php?id=118, Les sept sceaux des élus coëns, Grenoble, Le Mercure Dauphinois, 2011, Les hommes de désir. Entretiens sur le martinisme (en coll. avec Xavier Cuvelier-Roy), Grenoble, Le Mercure Dauphinois, 2012, La franc-maçonnerie swedenborgienne, Marseille, Éditions de la Tarente, 2015, recension à retrouver sur https://www.glnf.fr/article.php?id=1698

Il est aussi l’auteur de très nombreux articles dans les revues Le Fil d’Ariane, Le Monde inconnu, L’Autre Monde, L’Initiation, Bulletin martiniste, L’esprit des choses, L’Originel, Fragments, Renaissance Traditionnelle, Historia Occultae, Les Cahiers de l’Ailleurs, Aletheia.

LA MARSEILLAISE, au musée de Strasbourg

Du 5 novembre 2021 au 20 février 2022

D’abord conçue comme chant de guerre pour l’Armée du Rhin à Strasbourg en 1792 avant de devenir l’hymne national français en 1879, La Marseillaise est un chant révolutionnaire qui a connu plusieurs postérités. Cette exposition qui lui est consacrée, présentée successivement à Marseille, Vizille et Strasbourg, explore le sujet dans une dimension élargie et pluridisciplinaire, croisant les registres de l’histoire, de la musicologie et des arts visuels depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours.

Coproduite par le Musée d’histoire de Marseille, le Musée de la Révolution française à Vizille et le Musée Historique de la Ville de Strasbourg, cette exposition interroge les multiples rôles de ce chant qui résonne lorsque la patrie ou les droits de l’homme sont en danger. Le parcours de l’exposition s’organise autour de trois axes majeurs : l’année de la composition de La Marseillaise (1792), sa diffusion comme chant de guerre, refrain révolutionnaire et hymne national, ainsi que son rôle patrimonial en France et à l’étranger.

Lorsque le maire de Strasbourg commande en 1792 le chant de guerre à Rouget de Lisle, la guerre vient d’être déclarée aux ennemis de la Révolution française susceptibles de vouloir restaurer la monarchie. Paroles et musique sont destinées aux troupes de l’Armée du Rhin. Parvenu à Marseille, il accompagne la montée des fédérés sur Paris. Dès lors ce chant de guerre, devenu « L’air des Marseillois », retentit lors des conflits menés par la France.

Plus qu’un hymne guerrier, La Marseillaise devient le chant révolutionnaire lors des fêtes civiques et retentit désormais à chaque révolution. Elle conquiert le monde et est de toutes les rébellions : dès 1793 en Amérique du Sud, en 1794 en Pologne, au XIXe siècle elle accompagne les opposants au tsar, après 1850 elle est revendiquée par les Espagnols républicains. Au XXe siècle on la chante lors de la révolution russe de 1917, elle accompagne la longue Marche de Mao. En 1989 on l’entend sur la place Tienanmen et lors de la chute du mur de Berlin.

La Marseillaise sera consacrée hymne national français en 1879/80. Au XXème siècle, elle est instrumentalisée mais n’en demeure pas moins l’expression de la démocratie française. Entre les deux guerres, elle est revendiquée par le Front populaire et utilisée contre le parti communiste. Pétain tentera de la réduire au silence. Elle rassemble les résistants en France, en Espagne mais aussi dans les camps de concentration. Après-guerre, tous les partis s’en réclament.

Au cinéma, elle inspire affiches et cinéastes français et internationaux. Chahutée parce que déclinée en reggae par Gainsbourg, elle le sera par certains footballeurs en 2002. Symbole qui dérange, mais aussi chant qui rassemble, lors des attentats de Charlie Hebdo et quelques mois plus tard au Bataclan. Ses paroles heurtent et suscitent maintes réécritures.

Pour compléter le parcours de l’exposition, une programmation culturelle est proposée aux visiteurs (films, concerts et créations musicales…). Chaque étape de l’exposition verra son format varié en fonction du site.

Au Musée de la Révolution française à Vizille, du 25 juin au 4 octobre 2021

Au MAMCS (Strasbourg), du 5 novembre 2021 au 20 février 2022

Au Musée d’histoire de Marseille, du 18 mars au 3 juillet 2022

Sous le haut patronage de Monsieur Emmanuel Macron Président de la République

Pour mémoire, sur le site de la BnF :

Officier d’artillerie et poète à ses heures, Claude Joseph Rouget de l’Isle (1760-1836) appartint au début des années 1780 à la loge Les Frères discrets de Charleville. C’est par la franc-maçonnerie qu’il connut Philippe-Frédéric de Dietrich, le maire de Strasbourg. À la demande de celui-ci, il compose plusieurs chants patriotiques dont Le Chant de guerre pour l’armée du Rhin, le 25 avril 1792, chanté par Philippe-Frédéric de Dietrich lui-même pour la première fois en public dans son salon. Celui-ci connaît un certain succès. Quand l’Assemblée déclare la « patrie en danger », ce sont des fédérés marseillais gagnant le front qui entonnent et répandent sur leur chemin le chant de Rouget de l’Isle – qui devient donc La Marseillaise.

Pour aller plus loin, le site du misée https://www.musees.strasbourg.eu/la-marseillaise

Biographie de Claude Joseph Rouget de Lisle et historique de la Marseillaise http://www.aidenet.eu/chants01a.htm

Les 7 couplets et le refrain http://www.aidenet.eu/chants01.htm

Illustration : Rouget de Lisle chantant la Marseillaise pour la première fois, Isidore Pils, 1849, dépôt du Musée du Louvre/Musées de Strasbourg/M. Bertola

Infos pratiques :

Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg

1, place Hans-Jean Arp, Strasbourg – Ouvert tous les jours de 10h à 18h – sauf le lundi

Tél. +33 (0)3 68 98 50 00

Accès et services PMR : Prêt de fauteuils roulants et tabourets pliants/Ascenseur

Pour les visiteurs malentendants appareillés, la caisse du musée est équipée d’un amplificateur de boucle d’induction magnétique.

Pour plus d’information concernant l’accès aux personnes handicapées, consultez la rubrique Personne en situation de handicap.

Suite aux décisions gouvernementales, il est désormais nécessaire de présenter un pass sanitaire à l’entrée des Musées de la Ville de Strasbourg.

ANTIMAÇONNISME : Un secret intouchable : celui de la franc-maçonnerie, par M. l’abbé Gabin HACHETTE

De notre confrère medias-presse.info

Précision de la rédaction :

Certains lecteurs se sont inquiétés sur les réseaux de voir apparaitre sur 450.fm des articles à vocation antimaçonnique, tel que celui-ci. Est-il utile de rappeler qu’une Rubrique « Revue de Presse » ne constitue en aucune manière une caution avec des propos rapportés sur la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et autres groupes d’extrême droite ?

Sommes-nous arrivés à une époque ou l’humour et l’information doivent-être assortis de didascalies destinées au lecteur trop idiot pour en comprendre le sens, qu’il s’agisse de propagande ou d’information ? Il semblerait qu’il en soit désormais de même avec les revues de presse des opposants à la cause maçonnique. Nous devrons pour les prochaines années compléter nos articles avec des mentions du style :

  • Ce n’est pas bien, il ne faut pas le faire !
  • Nous ne sommes pas d’accord avec de qui est dit
  • Ces personnes ne sont pas gentilles…
    …à l’instar des fabricants de four à micro ondes qui doivent désormais mettre en garde les propriétaires d’animaux domestiques contre l’utilisation du four pour les
    sécher lorsqu’ils rentrent de leur promenade les jours de pluie

Si nous devions en arriver là, il nous semblerait que nous devions changer de métier, car le journaliste n’est en aucune manière un Maître à penser. Il ne faut pas confondre journal d’information et instrument de propagande. Si certains de nos lecteurs ont la fâcheuse tendance à endosser le rôle de Second Surveillant dès qu’il s’agit de Franc-maçonnerie, notre journal quant à lui a pris comme sous-titre : « La Franc-maçonnerie sous tous ses angles« . Nous ne sommes pas des instructeurs, des guides de la pensée et encore moins des censeurs. Ainsi, chacun se fera une idée de ce qui est écrit ci-dessous.

Le secret maçonnique est-il « plus fort que la loi de la République » ?

Une polémique au sujet du secret de confession vient de faire ces dernières semaines les choux gras des médias. Qu’a-t-on reproché à Mgr de Moulin-Beaufort[1] ? D’avoir affirmé sur le plateau de France info que

« le secret de confession était plus fort que les lois de la République »[2]

ce qui est une évidence si l’on a l’humilité et le bon sens de reconnaître que la République française n’est pas Dieu et que ce régime gouvernant la France, apparu il y a un peu plus de deux siècles dans les circonstances que l’on sait, doit comme toute œuvre humaine respecter et prendre en compte des lois divines qui la dépassent [3]. Tel n’est pourtant pas l’avis du gouvernement, puisque par la bouche de son porte-parole M. Gabriel Attal, celui-ci a enfoncé le clou en affirmant qu’

« il n’y a rien de plus fort que les lois de la République. » [4]

Rien de plus fort, vraiment ? On peut en douter tant il est vrai que l’on n’a jamais vu la République oser s’attaquer à un certain type de secret : celui de la franc-maçonnerie. Cette secte tant de fois condamnée par les papes paraît pourtant être l’une des plus pernicieuses au bien de la société toute entière…

Rien à cacher ?

Il est courant de voir dans des journaux, illustrés et émissions de toutes sortes des mises en scène fort avantageuses des diverses obédiences maçonniques. Telle, par exemple, celle parue le samedi 16 octobre 2021 dans le quotidien régional Presse-Océan qui relate une réunion de « l’Association fraternelle d’études sociales », un regroupement de 26 loges maçonniques. Son président nous apprend qu’« au total nous sommes environ 2000 francs-maçons en Loire-Atlantique » et la pratique, si l’on peut dire, est active puisque l’association vient d’inaugurer dans la périphérie de Nantes un nouveau temple de 5000 m2. Pas moins de cinq grand-maîtres furent présents à cet évènement [5]. Le président en profite pour nous assurer « qu’il n’y a rien de secret dans la franc-maçonnerie », que nous avons affaire là à des rites qui « partagent le même idéal d’universalisme et d’humanisme ». Circulez, il n’y a rien à voir. Trop honnête, le journaliste ne peut s’empêcher de noter tout de même : « mais difficile de leur faire dire ce qui se passe lors des réunions ».

Des articles comme celui-ci ne manquent pas, toujours on y met en exergue la philanthropie des francs-maçons, toujours on prend soin d’éloigner les soupçons de secte en présentant la franc-maçonnerie comme une respectable école de pensée. La main sur le cœur, Catherine Lyautey, grande maîtresse de la Grande Loge féminine de France, se veut rassurante, « nous ne sommes pas une société secrète mais discrète. La preuve : régulièrement nous ouvrons les portes de nos temples, nous publions nos travaux, nous nous exprimons. Le secret c’est de l’initiation, il n’est pas communicable, c’est de l’ordre de l’intime. » Les loges de son obédience travaillent, dit-elle, « sur la défense des droits des femmes, du principe de laïcité, et sur les questions d’éthique et de bioéthique. Les parlementaires sont parfois amenés à nous interroger… »[6]

N’en croyez rien ! 

Tel est le cri d’alarme lancé par l’Eglise, avant évidemment que n’arrive le funeste concile Vatican II. Loin d’être naïve, voici ce qu’elle nous dit par le pape Léon XIII[7] au sujet des loges et de leur secret : « Bien qu’à présent elles aient l’apparence de ne pas aimer à demeurer cachées, bien qu’elles tiennent des réunions en plein jour et sous les yeux de tous, bien qu’elles publient leurs journaux, toutefois, si l’on va au fond des choses, on peut voir qu’elles appartiennent à la famille des sociétés clandestines et qu’elles en gardent les allures. Il y a, en effet, chez elles, des espèces de mystères que leur constitution interdit avec le plus grand soin de divulguer, non seulement aux personnes du dehors, mais même à bon nombre de leurs adeptes. A cette catégorie, appartiennent les conseils intimes et suprêmes, les noms des chefs principaux, certaines réunions plus occultes et intérieures ainsi que les décisions prises, avec les moyens et les agents d’exécution. A cette loi du secret concourent merveilleusement : la division faite entre les associés des droits, des offices et des charges, la distinction hiérarchique savamment organisée des ordres et des degrés et la discipline sévère à laquelle tous sont soumis. La plupart du temps, ceux qui sollicitent l’initiation doivent promettre, bien plus, ils doivent faire le serment solennel de ne jamais révéler à personne, à aucun moment, d’aucune manière, les noms des associés, les notes caractéristiques et les doctrines de la Société. C’est ainsi que, sous les apparences mensongères et en faisant de la dissimulation, une règle constante de conduite, comme autrefois les manichéens, les francs-maçons n’épargnent aucun effort pour se cacher et n’avoir d’autres témoins que leurs complices. »

Le but de ce secret est de cacher ce qu’est véritablement la franc-maçonnerie. Un paravent de respectabilité vient couvrir des objectifs connus par les seuls initiés : « Leur grand intérêt étant de ne pas paraître ce qu’ils sont, ils jouent le personnage d’amis des lettres ou de philosophes réunis ensemble pour cultiver les sciences. Ils ne parlent que de leur zèle pour les progrès de la civilisation, de leur amour pour le pauvre peuple. A les en croire, leur seul but est d’améliorer le sort de la multitude et d’étendre à un plus grand nombre d’hommes les avantages de la société civile. Mais à supposer que ces intentions fussent sincères, elles seraient loin d’épuiser tous leurs desseins. En effet, ceux qui sont affiliés doivent promettre d’obéir aveuglément et sans discussion aux injonctions des chefs, de se tenir toujours prêts sur la moindre notification, sur le plus léger signe, à exécuter les ordres donnés, se vouant d’avance, en cas contraire, aux traitements les plus rigoureux et même à la mort. […] Or, vivre dans la dissimulation et vouloir être enveloppé de ténèbres ; enchaîner à soi par les liens les plus étroits et sans leur avoir préalablement fait connaître à quoi ils s’engagent, des hommes réduits ainsi à l’état d’esclaves ; employer à toutes sortes d’attentats ces instruments passifs d’une volonté étrangère ; armer pour le meurtre des mains à l’aide desquelles on s’assure l’impunité du crime, ce sont là de monstrueuses pratiques condamnées par la nature elle-même. La raison et la vérité suffisent donc à prouver que la Société dont Nous parlons est en opposition formelle avec la justice et la moralité naturelles. »

Ce secret a une finalité ultime bien définie :

« Il s’agit pour les francs-maçons, et tous leurs efforts tendent à ce but, il s’agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale qui est née des institutions chrétiennes et de lui en substituer une nouvelle façonnée à leurs idées et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntées au naturalisme. »

Trop occupé à remettre en cause la loi divine du secret de confession, le gouvernement semble ignorer totalement le danger ô combien plus réel pour la société que représente le secret maçonnique. Cela s’expliquerait-il par quelques collusions en haut lieu ? Une question qui assurément dérange…

Abbé Gabin Hachette, prêtre de la FSSPX

Source : La Porte Latine du 21 octobre 2021

Notes de bas de page

  1. Président de la Conférence des Evêques de France.
  2. Intervention sur Franceinfo le mercredi 6 octobre 2021.
  3. « Selon eux, les lois divines doivent régler la vie et la conduite des particuliers, mais non celle des Etats ; il est permis dans les choses publiques de s’écarter des ordres de Dieu et de légiférer sans en tenir aucun compte ; d’où naît cette conséquence pernicieuse de la séparation de l’Église et de l’État. Mais l’absurdité de ces opinions se comprend sans peine. Il faut, la nature même le crie, il faut que la société donne aux citoyens les moyens et les facilités de passer leur vie selon l’honnêteté, c’est-à-dire selon les lois de Dieu, puisque Dieu est le principe de toute honnêteté et de toute justice ; il répugnerait donc absolument que l’État pût se désintéresser de ces mêmes lois ou même aller contre elles en quoi que ce soit. » Léon XIII, Lettre Encyclique Libertas Praestantissimum du 20 juin 1888.
  4. Jeudi 7 octobre, conférence de presse d’après-Conseil des ministres.
  5. Grand Orient de France, Grande Loge de France, Droit Humain, Grande loge féminine de France, Grande loge traditionnelle et symbolique Opéra
  6. Quotidien Presse-Océan du samedi 16 octobre 2021.
  7. Léon XIII, Lettre Encyclique Humanum Genus du 20 avril 1884.

La belle histoire des Cathédrales

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L’OUVRAGE

Depuis la nuit des temps, l’homme n’a cessé de se rapprocher du ciel en édifiant sur la terre des monuments pour l’éternité. Par l’ambition de leurs commanditaires et les prouesses de leurs meilleurs bâtisseurs, les cathédrales sont devenues des modèles de complexité, d’équilibre mais aussi de fragilité. De la modeste église épiscopale romane aux projets contemporains les plus fous, de la pierre de taille au béton précontraint, des charpentes de génie aux dentelles d’acier, partez à la découverte des plus belles cathédrales françaises et étrangères, symboles de spiritualité, sources non taries d’inspiration pour tous les grands artistes

L’AUTEUR

Alain Billard, architecte, enseignant à l’ENSAP bordeaux (où il a fondé le diplôme : Architecture &  risques majeurs ) et à l’ENSA Belleville.  Il est aussi docteur en archéologie. Il a exercé un rôle d’expert ou de chargé de mission pour le compte du ministère de la Culture et celui de l’Environnement.

Les francs-maçonnes sortent de l’ombre

De notre confrère le Magazine Elle – Par Ava Djamshidi

Longtemps fermées aux femmes, certaines loges souhaitent désormais les attirer dans leurs rangs. Rencontre avec ces initiées d’un nouveau genre. 

Le magazine Elle consacre cette semaine un article pour ses lecteurs abonnés à la Franc-maçonnerie féminine. Nous vous invitons à découvrir les premières lignes de ce reportage…

Comment imaginer que derrière ces larges portes vitrées, si lumineuses et transparentes, se cache l’une des sociétés les plus discrètes – sinon secrètes – du pays ? C’est pourtant là, dans le 9e arrondissement de Paris, que se trouve le siège du Grand Orient de France (GODF), l’une des principales obédiences de la franc-maçonnerie tricolore, la plus ancienne, née en 1773. Au troisième étage, dans le grand temple Arthur Groussier, quatre femmes, âgées de 40 à 66 ans, sorte de pionnières de ces instances encore majoritairement masculines, racontent leur parcours maçonnique. Elles sont installées dans cet étrange amphithéâtre où trône une Marianne colossale. Sur la voûte, la devise de la République lui offre une auréole de vertus : liberté, égalité, fraternité. La sororité, elle, s’inscrit en filigrane.                                                                                             

Malgré une décennie d’ouverture à la mixité, elles ne sont que 5 000 « sœurs » sur les 55 000 membres du Grand Orient de France. Sur 1 338 loges actives, 671 comptent des femmes dans leurs rangs. Le GODF entend pourtant se féminiser. Y compris dans ses sujets d’étude. Ainsi, au début du mois, avec une réfugiée afghane et l’écrivaine Rachel Khan, des variations autour de la « condition de la femme ». Un colloque rare – ouvert au public – dans cette enceinte où se tiennent d’ordinaire les rituels francs-maçons.

La condition de la femme : un déterminant majeur de notre futur, Samedi 2 octobre 2021 – YouTube

Une loge dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes vient également de voir le jour.

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Tiers-lieux et Tiers-Etat

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La crise sanitaire et les règles de couvre-feu en vigueur le premier semestre de l’année 2021 ont amené chacun à limiter son existence entre son domicile et son lieu d’emploi (si tant est que celui-ci n’ait pas été fermé). La vie s’est donc limitée à métro, boulot (pour ceux qui pouvaient encore l’exercer ou qui en avaient un) et dodo. Ce mode de vie très appauvri a mis à mal les tiers-lieux.

J’étais au Salon Masonica de Lille dimanche dernier, une occasion de rencontrer mes lecteurs. Une occasion aussi de bouger, ce qui est assez compliqué en ce moment. Et j’en garde un très bon souvenir: un lieu très accueillant, et l’occasion de faire de belles rencontres.

Il est toujours intéressant de changer de lieu de temps en temps. Faire ce qu’on fait d’habitude en un autre lieu permet de sortir de ses automatismes et d’enrichir son expérience. J’ai deux exemples qui me viennent à l’esprit. A l’occasion du stage d’été de mon dojo, nous nous sommes transportés dans un petit village de Saône et Loire, où nous avons pratiqué dans le gymnase municipal (dans le strict respect des gestes barrières, il faut le dire). Autre lieu, donc, et pratique différente. Le tapis n’était pas le même et donc procurait une nouvelle expérience de contact avec le sol. Le fait de loger à quelques minutes à pied donnait une temporalité différente. Et les nouveaux repères que nous avons pris ont permis un petit enrichissement personnel.

Deuxième exemple, maçonnique celui-ci. J’ai eu la joie d’être invité à participer aux travaux d’une Loge qui, à titre exceptionnel, se réunissait dans un autre lieu que son temple (en l’occurrence, au sous-sol d’un petit musée). Et là, les paroles prononcées à l’ouverture (Quel est le premier devoir d’un surveillant en Loge ? C’est de s’assurer que la loge est dûment couverte et leurs déclinaisons de ce type ) prennent tout leur sens.

Dans le même ordre d’idée, avec les règles de couvre-feu et la fermeture des temples l’an dernier et cette année, les Loges se sont retrouvées où elles pouvaient, parfois sans le matériel nécessaire, avec les rituels lisibles sur tablette ou smartphone. Ce pouvait être dans un local d’entreprise, un atelier, une maison etc.

Malgré le manque de matériel et les lieux inadaptés, ces loges ont pu travailler, grâce aux bonnes volontés certes, mais aussi et surtout grâce au pouvoir de l’imagination, le même pouvoir que les comédiens utilisent sur scène (j’emprunte cette idée à la sœur enseignante qui m’a confié l’anecdote). De ces anecdotes, donc, on en déduit que se rendre ailleurs que dans ses endroits habituels, c’est changer de point de vue, et mieux comprendre ses propres comportements… et se débarrasser de ses automatismes.

A propos de couvre-feu et de crise sanitaire, par l’expérience carcérale et la privation de libertés qu’elle a engendrées, la crise sanitaire et les confinements de 2020 et 2021 ont mis à mal un élément important de sociabilité, les tiers-lieux.

Mais qu’est-ce qu’un tiers-lieu, me demanderez-vous ? Hé bien, c’est un lieu intermédiaire entre le lieu d’emploi et le domicile, M. de La Palisse n’eût pas dit mieux.

Dans mon cas, rentrent dans cette définition mon dojo et ma Loge (qui sont à côté, j’aime bien m’entraîner un peu avant d’aller travailler, car ça me permet d’avaler plus facilement les couleuvres maçonniques que j’entends parfois…)

Plus sérieusement, il en existe une définition donnée par les sociologues (notamment le sociologue Ray Oldenburg) : il s’agit d’un « espace physique prévu pour accueillir une communauté afin de permettre à celle-ci de partager librement ressources, compétences et savoirs, en répondant à une liste de critères prédéfinis ».

Dans la culture populaire, surtout celle mettant en scène des jeunes urbains, les personnages tendent à fréquenter des tiers-lieux : je pense notamment au Bronze dans Buffy contre les Vampires, au bar dans Ally Mac Beal et bien sûr au Central Perk de Friends. Soit dit en passant, c’est à partir de ces représentations de tiers-lieux (qui n’en sont pas réellement) qu’un certain nombre d’entre nous affectionne les cafés de la marque à la sirène scandinave. Je suppose qu’il y a aussi l’identification aux personnages de Friends… Je ne dirai rien, je fais pareil quand je me rends dans ma librairie de comics et que je me prends pour Sheldon ou Leonard.

Pour entrer dans le cadre des tiers-lieux, l’endroit désigné doit respecter un certain nombre de critères, rappelés sur le site tiers-lieux.be. L’étude du tiers-lieu étant un fait de sciences humaines, donc vivant, les critères peuvent évoluer selon qui les emploie. Toutefois, il y a un certain nombre de constantes, que je me propose de vous exposer.

Selon le site tiers-lieux.be et Ray Oldenburg, le tiers-lieu doit :

  • Etre discret : on n’y est pas pour faire du tapage. Donc basses à fond proscrites.
  • Promouvoir la démocratie : Offrir un endroit où chacun est libre de s’exprimer, en respectant l’éthique de la conversation telle que définie par Jürgen Habermas.
  • Encourager la cohésion sociale : Créer de la cohésion sociale afin que des personnes sans liens entre elles puissent se rencontrer (et si ce sont des voisins, c’est mieux). La réunion de ceux qui ne se seraient jamais connus autrement doit aider à sortir de sa bulle et permettre d’apprendre à vivre ensemble.
  • Permettre la création de multiples amitiés : En effet, se sentir bien dans un lieu permet de créer l’amitié avec les autres personnes qui s’y sentent bien.
  • Permettre l’évolution spirituelleet culturelle: La multiplicité des profils s’y sentant bien permet de faire évoluer la mentalité des gens s’y trouvant.
  • Etre un lieu de secours : Selon le site, en cas de problème majeur ne pouvant être résolu par les pouvoirs publics, les tiers-lieux seront des lieux où la communauté prendra le devant sur les pouvoirs publics.
  • Contribuer à la création d’un capital social : Encourager la rencontre de gens éloignés par la vie, les faire découvrir et échanger leurs centres d’intérêts et apprendre à se faire confiance. Le capital social doit potentiellement aider (dans la mesure du possible) à s’intégrer dans différents autres secteurs, tel que celui de l’emploi.
  • Encourager l’économie solidaire: Chacun pourra apporter son aide, soit par des connaissances, soit par du matériel, soit par l’intégration sociale à celui en ayant besoin.
  • Encourager la discussion et le débat de forum intellectuel : Il faut pouvoir discuter de tous les sujets en basant son argumentation sur la réflexion.

Ah ben, mince alors ! Ca me rappelle des choses, ça ! Un peu comme les endroits où je vais au moins trois fois par mois !

Au fond, la définition des tiers-lieux ressemble un peu aux textes fondateurs de l’Ordre maçonnique: rassembler des personnes qui ne se seraient jamais connues autrement, apprendre la tolérance et la concorde, progresser ensemble grâce au travail personnel, promouvoir le secours et la solidarité, le tout dans la plus grande discrétion. Vous l’aurez compris, la Loge, si elle est bien animée, est une forme de tiers-lieu.

Et si nous regardons bien autour de nous, un certain nombre d’endroits font office de tiers-lieux. Sans être des bars ou des cafés particuliers, ce peut être aussi des librairies (j’en ai connu une comme ça, qui malheureusement a fermé ses portes il y a quelques années), des jardins partagés en ville, des salles de jeux de société, des auberges à thème etc. Ce type de structure est, si on regarde bien, assez ancien. Ainsi, au XVIIIe siècle, le café le Procope de Paris (qui existe toujours, mais qui n’est plus désormais qu’un restaurant) était un tiers-lieu au sens donné par Oldenburg. Il s’agissait en effet du rendez-vous des philosophes, entrepreneurs, politiciens, journalistes et autres personnalités voulant changer la société.

Le tiers-lieu n’est pas l’apanage de la cité ou de la mégapole. De tels endroits existent un peu partout à la campagne, où se créent réellement les liens et peuvent se développer différentes formes de solidarité. Ce peut être un café associatif ou collaboratif, une ferme animée par une association ou un lieu de création ou d’expression, un atelier d’artistes. En fait, à partir des critères d’Oldenburg, on peut se rendre compte que nous disposons tous d’au moins un lieu s’approchant de la définition.

Alors, en ces temps de crise où l’on doit montrer patte blanche et QR-Code, en ces temps où la solidarité est plus que jamais nécessaire pour vivre dignement, protégeons nos précieux tiers-lieux et n’oublions pas nos valeurs les plus importantes, notamment la solidarité !

Je vous embrasse.