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(Vidéo) Film-Documentaire : Voyage au source du Vaudou

L’ancien royaume du Dahomey, au sud-ouest du Bénin, est le berceau de cette véritable religion africaine qu’est le vaudou. Ce culte de divinités pouvant s’incarner dans les plantes, les animaux, les ancêtres ou les forces de la nature a son propre panthéon très hiérarchisé. À Abomey, la capitale historique du royaume, Philippe est en compagnie de Franck Hounlelou et de Constant Glélé, tous deux initiés au vaudou. Ils nous font découvrir les rites étonnants et les croyances qui structurent ce culte très répandu dans le pays. Philippe participe à des séances de divinations, des chants, des sacrifices rituels et des danses, et va vivre une incroyable initiation au vaudou. C’est dans une véritable immersion au cœur de cette religion méconnue, et mal aimée, que Philippe nous guide.

ROUMANIE : Les francs-maçons pleurent leur frère Ivan Patzaichin, Champion Olympique : 33 regrets ! Exclusif

De notre confrère roumain fanatik.ro

Ivan Patzaichin faisait partie de la franc-maçonnerie roumaine et est regretté par tous ses « Frères » dans cette organisation vertueuse et mystérieuse.

Stelian Nistor, Souverain Grand Commandeur du Rite Ecossais Ancien et Accepté de Roumanie : « Aujourd’hui Ivan, avec sa pagaie cassée, comme aux JO de Munich, pagaie vers le Soleil »

Et Stelian Nistor, Souverain Grand Commandeur du Rite Écossais Ancien et Accepté en Roumanie, a publié une déclaration regrettant la disparition du grand athlète Ivan Patzaichin.

« Mon cher frère,

L’illustre Frère Ivan Patzaichin, grade 33°, membre du Suprême Conseil de Rite Ecossais en Roumanie, est passé à l’Orient Éternel.

Je crois que l’histoire d’un peuple est en fait son chemin à travers le temps pour donner au Monde des personnalités. Ivan Patzaichin est l’une de ces rares personnalités données au peuple roumain par Dieu, afin de pouvoir les transmettre au Monde.

Il a juré en tant qu’athlète, en tant que soldat et en tant que Frère, foi en son pays, la Roumanie. Il a défendu et honoré son nom , son peuple et son drapeau. Il nous a fait tellement de fois lever fièrement les yeux vers le plus haut mât, que, surtout aujourd’hui, chacun de nous se légitime avec les victoires du Champion.

Aujourd’hui, cependant, chaque Roumain a perdu.

Aujourd’hui Ivan, avec sa pagaie cassée, comme aux JO de Munich, pagaie vers le Soleil pour lui rendre l’or qu’il lui a arraché dans une vie d’homme, de travail acharné, d’amour, de grâce et tant de modestie…

Comme c’est dur pour moi d’écrire ça… C’est comme commenter sa dernière course, celle dans laquelle il s’est battu pour sa vie avec l’immortalité !

Il a mené cette course avec dignité, jusqu’au bout. Seule l’immortalité pouvait vaincre le Champion, même s’il pouvait encore l’attendre. « Et comme un sentiment, un cristal »…

Je lève les yeux en pleurant : le drapeau de la Roumanie, soulevé tant de fois par notre Frère, flotte encore là-haut, au-dessus de tout !

Allons-nous de l’avant, Ivan?

Trente-trois regrets… » , a écrit Stelian Nistor.

« Le monde de demain »… C’est pour aujourd’hui à Masonica Lille !

Alternativement avec MASONICA Bruxelles, MASONICA Lille, Salon du Livre et de la Culture de Lille – Lille-Ronchin vous propose les 15, 16 & 17 octobre 2021 le cycle de conférences et/ou tables rondes suivantes :

En savoir plus https://www.masonica-lille.com/

Rappelons que notre très cher frère Alain Noël Dubart, chirurgien orthopédique et traumatologie, ancien Grand Maître de la Grande Loge de France (2009-2012), préside aux destinées de Masonica Lille.

Visite commentée du Temple maçonnique de Versailles

De notre confrère unidivers.fr

Visite commentée de la Loge Maçonnique Temple maçonnique de Versailles, 18 septembre 2021 09:30, Versailles.

Journée du patrimoine 2021 Temple maçonnique de Versailles. Gratuit
18 et 19 septembre

Visite commentée de la Loge Maçonnique

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La présence de loges maçonniques dans la ville du Roi Soleil est attestée depuis 1744.

La Loge du 6 de la rue Bailly à Versailles abrite depuis 1892 des travaux maçonniques selon une méthode qui permet à chacun de s’exprimer librement selon les principes de tolérance mutuelle, du respect des autres et de soi-même, de la liberté absolue de conscience.

C’est une association qui est animée par deux grands principes: le respect d’une tradition, héritée des fondateurs de la franc-maçonnerie, et la recherche de progrès pour l’amélioration de l’Homme et de la Société.

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samedi 18 septembre – 09h30 à 12h30
samedi 18 septembre – 13h30 à 17h00
dimanche 19 septembre – 09h30 à 17h00
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Entrée libre

Temple maçonnique de Versailles 6 rue Bailly 78000 Versailles Versailles 78000 Yvelines : 06 09 02 30 – http://www.godf.org

Le temple maçonnique du Grand Orient de France à Versailles accueille les travaux des “Frères” et “Sœurs” du grand Orient et de la Grande Loge Féminine de France. Il est installé dans les anciennes écuries de l’Hôtel de Soubise situé dans le quartier du vieux Versailles, et abrite depuis 1892 les travaux des francs-maçons versaillais. Il montre une représentation symbolique du Temple de Salomon sous forme d’allégories telles que le soleil, la lune, la voûte étoilée, le pavé mosaïque, et un delta lumineux du XVIIIe siècle. La présence de loges maçonniques dans la ville du Roi Soleil est attestée depuis 1744 (en fait à l’époque de son arrière-petit-fils Louis XV). Mais la “maçonnerie”, au sens où des gentilshommes pouvaient s’assembler “librement” et étaient “acceptés” par des gens de métier, est plus ancienne. Des loges de maçons non-opératifs ont vu le jour en Écosse dès la fin du XVIe siècle. La maçonnerie s’est d’abord développée dans les milieux cosmopolites du commerce maritime, des sciences et de l’aristocratie.
Crédits : Ville de Versailles Gratuit

EDITO : Carte postale de rentrée

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Ça y est : les Frères et les Sœurs ont rangé leurs pelles et leurs seaux, ces outils de construction plus profanes que d’autres qui restent des symboles de l’été. La pelle et le seau pourraient aussi constituer, dans notre imagerie, des équipements propres à récupérer les cendres, celles du « vieil homme », l’expression étant ici entendue comme « embrassant » les femmes (au sens où, par exemple, notre caractère embrasse nos contradictions et non point comme s’il s’agissait de « donner des baisers », ce dernier emploi du verbe – permettez cette digression – étant rigoureusement condamné par notre Frère Littré, qui notait la sottise d’écrire qu’on embrasse une main, alors qu’on la baise : la « langue » a beaucoup perdu à ne pas suivre les recommandations des francs-maçons les plus avisés et j’ai ouï-dire, qu’en l’espèce, Émile ne manquait pas d’expérience).

Mais, revenons à la douceur estivale où l’abeille taquine la treille, pour le bienfait du raisin, à condition que celui-ci ne soit pas couvert de pesticides, car les constructeurs de châteaux de sable embellissent les plages avec leurs enfants, sous le regard des oiseaux de mer criant dans le vent. L’humanité en maillots de bain a peut-être alors plus conscience de l’univers fragile auquel elle appartient. Innocente et modeste, dorée par le soleil, elle accepte intuitivement sa condition naturelle car elle a oublié le rythme effréné de sa vie et toutes les peurs de son existence… Et, puis, n’est-ce pas également le cadre de rencontres idylliques ?

Ainsi, gardons le souvenir de l’été, comme celui des sources, des ruisseaux et des embouchures, que nous parcourons si peu, en temps ordinaire. Abordons l’automne avec sa profusion de pommes et le goût magique des champignons. Ceignons, dès à présent, nos tabliers !

Alors, pour bien commencer la saison, hâtons-nous de lire le joli livre que notre Frère Laurent Kupferman fait paraître, ce 9 septembre, chez Dervy, sous le titre : Rassembler et que notre Frère Yonnel Ghernaouti a déjà présenté hier dans sa rubrique. L’auteur trousse, en 128 pages fluides, denses et coruscantes, non seulement l’aventure mais le projet de la franc-maçonnerie. C’est un essai tout à la fois rassérénant et enthousiasmant que l’on doit s’offrir et offrir (16 euros, seulement !). Et, croyez-m’en, je suis assez avare de compliments. Je vais, cependant, pour finir, en adresser un autre.

Car notre Frère Jacques Carletto, alias Jissey, fête aujourd’hui un âge qu’il ne paraît pas et qui porte le chiffre d’un département de l’Ouest parisien, qui n’est tout de même pas celui des Hauts-de-Seine (quoique les hauts de scènes lui eussent convenu, plaisanterie que son humour débridé me pardonnera). Observant la lourdeur de sa charge de rédacteur en chef, il souhaite, désormais, sur le conseil de ses médecins, se limiter à ses activités de dessinateur de presse et d’interviewer où il s’est, de longue date, signalé. Que son esprit malicieux et indépendant continue encore longtemps à enrichir une compréhension exigeante de notre (petit) monde ! Tous nos vœux l’accompagnent. Comme ils vous accompagnent, toutes et tous, en cette rentrée !

Je vous embrasse fraternellement.

Défendre la dignité des migrants : une cause maçonnique !

L’actualité nous donne à voir de nombreuses images de la détresse humaine que vivent les migrants ; ce qui se passe en Afghanistan avec la prise de pouvoir des talibans et l’absolutisme qu’ils veulent instituer, avec le mépris qu’ils affichent pour tout ce qui touche les libertés des femmes, en est une dernière preuve.

Sources : https://www.migrationdataportal.org/fr/themes/population-de-migrants-internationau

I – Une réalité incontrôlable, témoin du désordre du Monde !

Les migrations humaines existent depuis les premiers temps de l’émergence de l’espèce humaine sur notre planète. L’origine exclusivement africaine des premiers ancêtres de l’espèce Homo explique que les premières migrations (que l’on date d’environ 1,8 millions d’années avant JC) ont participé au peuplement de la Terre.

Dès nos origines, les migrations apparaissent comme la mise en œuvre de pulsions existentielles : apporter plus de nourritures aux groupes humains, rechercher des ressources nouvelles pouvant être des monnaies d’échanges, investir des territoires plus protecteurs. Le caractère pulsionnel des migrations explique l’importante motivation qui pousse des personnes de toutes conditions à affronter les pires difficultés pour réussir leur projet.

La démographie mondiale galopante, la multiplication des conflits régionaux inter-ethniques, les conséquences du changement climatique en cours et la corruption endémique par le sous-développement qu’elle entraîne, sont les principales causes des migrations contemporaines.

Ces causes témoignent du désordre du Monde ; c’est un désordre durable, en espérant qu’il puisse être amendable, que les communautés humaines se doivent d’intégrer dans les projections qu’elles peuvent faire sur « le Monde d’Après» !

II – Une cause que l’on pourrait faire notre  !

La sectorisation des territoires en états et nations a indéniablement accentué les obstacles aux migrations d’une part en interdisant certains trajets, d’autre part en faisant apparaître des zones à moindre risque où les migrants pouvaient espérer soit faire une pause dans leurs pérégrinations soit en faire un but à atteindre.

L’Europe, zone de paix, est ainsi devenue une destination migratoire recherchée.

Bien que zone de Paix, l’Europe est aussi une région riche en nationalités et nationalismes où l’immigration n’est pas exempte de mouvements de rejet. Aujourd’hui encore, toute une frange de la population européenne est sensible à la diabolisation des migrants et à leur mise en cause dans les différentes problématiques des vécus des peuples de l’Europe.

Les partis politiques ne sont pas insensibles à cette thématique qu’ils instrumentalisent parfois.

Tout cela explique la permanence dans l’actualité d’images de détresse montrant combien ces populations sinistrées doivent supporter des sacrifices pour permettre aux plus chanceux ou aux plus résistant d’espérer un peu de tranquillité pour se reconstruire.

Les francs-maçons, imprégnés par leur vocation à plus de fraternité et à plus d’universalité, sont naturellement amenés à comprendre le drame que vivent les migrants ; ils sont naturellement habités par le devoir qu’ils ressentent à déconstruire les argumentations fallacieuses qui les condamnent.

Au Grand Orient de France, Mme Audrey DESPLANQUES, membre du conseil de l’ordre se préoccupe de ce sujet. Dans un rapport qu’elle a présenté, elle affirme :

« Les droits humains sont régulièrement violés, la solidarité ne s’exerce que trop peu. La politique migratoire européenne, notamment mise en œuvre par l’agence Frontex, les pratiques des pays européens, vont malheureusement dans ce sens, malgré les prises de positions de nombreuses associations dénonçant le non-respect des législations en vigueur. »

Sources : https://www.senat.fr/rap/r16-598/r16-59812.html

Elle évoque en particulier la situation spécifique des mineurs non accompagnés (MNA) :

« Concernant les MNA, j’ai déjà évoqué la proposition d’inciter les FF et SS qui le souhaitent à s’engager pour devenir administrateurs ad hoc, afin d’accompagner ces jeunes. »

Pourquoi ne pas imaginer, une mobilisation maçonnique européenne inter-obédientielle qui sensibiliserait l’opinion publique sur le devoir des gouvernants européens et de la commission européenne à assurer les migrants abordant l’Europe d’un accueil digne et fraternel ?

Pygmalion chez les francs-maçons

 Pygmalion représente le désir du créateur qui aspire à s’unir à sa création et à lui donner vie.

«Je te crée, constitue, et reçois F∴M∴»

par cette phrase des commencements, la Franc-Maçonnerie ne se voudrait-elle pas Pygmalion?

La fraternité est un idéal relationnel. À la question : «Êtes-vous franc-maçon ? La réponse est «mes frères me reconnaissent comme tel». Cela suppose que la fraternité soit chargée de contrôler l’appartenance à la Franc-Maçonnerie et d’en définir l’approbation, par un regard autre qui nous fonde, nous crée en quelque sorte, à laquelle il faut accéder. Le 1er miroir rencontré en Maçonnerie est le bandeau. En effet, le bandeau, tel un miroir, renvoie à l’image intérieure. Mais dans l’obscurité demeure le regard de l’autre, de ceux qui sont sur les colonnes, qu’il ne faut pas décevoir, miroir diffracté de l’impétrant qui est jaugé par boules blanches ou noires. Finalement, le miroir prend sens aussi en tant qu’il est vivant. N’y a-t-il pas alors, dans l’œil d’un F∴ ou d’une S∴, le reflet d’une attente d’une certaine façon d’être F∴M ∴? Un œil qui comprend ? Un œil qui connaît ? Un œil qui écoute avec son cœur ? Cet œil, ce miroir idéal et humaniste, ce troisième œil qui rayonne à l’Or∴ n’est-il pas un Pygmalion qui nous regarde avec confiance ?

L’homme a ceci d’étrange que sa personne se constitue sous l’incidence du regard de l’autre[1], de sa mère, pour commencer et la cérémonie d’initiation donne à l’apprenti une loge-mère. C’est un être «en miroir» dont il procède existentiellement. Dans cette aliénation constitutive de l’être, on ne peut que dire : lorsque je suis un autre, je deviens moi-même.

Il faut également retenir le sens de visée (venant de l’expression «point de mire»). Le miroir doit être l’instrument qui permet la visée… l’alignement. C’est pourquoi le miroir n’est pas, en fait, un objet d’auto contemplation, mais aussi l’instrument de la ligne de mire qui doit révéler l’angle secret de ce qui n’apparaît pas encore, mais qui est en gestation, le futur Maître. La personnalisation de notre perception est en fait fonction de l’angle que nous donne le miroir tenu par les FF∴ et SS∴, en particulier par les MM∴

Nous devons apprendre à contempler (con-templer), «être avec le temple», à trouver l’angle harmonique qui révèle et diffuse la lumière initiante.

Disposant de moyens spécifiques qu’autorisent la durée et la continuité, la répétition de l’exercice avec le rituel, la progressivité de l’acquisition, l’action pédagogique, par des effets-pygmalion, se différencie des actions d’influence ponctuelles ou sporadiques en ce qu’elle réussit à inculquer aux FF∴ et SS∴ un ensemble organisé de schèmes de perception, de pensée et d’action qui, même lorsque les connaissances transmises se sont effacées, continue à faire sentir ses effets dans les comportements sous la forme d’une disposition générale, durable et transposable à l’extérieur du temple.

L’influence du regard de l’autre dans la formation des apprentis, et donc des F∴M∴, pose dès lors le problème de la légitimité du pouvoir charismatique du Maître. Apparemment, il n’y a aucune différence entre le silence d’un maître du zen et le silence d’un idiot de village puisque, dans les deux cas, le contenu informatif du message est réduit à rien. Toute la différence, à quoi tient l’effet pédagogique de l’enseignement par le silence, réside dans les statuts respectifs du maître et du disciple, c’est-à-dire dans une relation sociale faite de respect préétabli. Qu’il s’agisse de la relation entre parents ou adultes et enfants, entre professeurs et élèves ou entre un maître de sagesse et ses disciples, la relation pédagogique suppose toujours une relation sociale dissymétrique, c’est-à-dire un rapport de forces plus ou moins implicite. La dissymétrie tenant, chez nous, dans une sorte de hiérarchie des fonctions des officiers. Les surveillants ne sont pas seulement désignés, dans les règlements généraux et les rituels, comme dirigeants les app∴ et les comp∴ mais aussi en tant que supérieurs hiérarchiques.  «Pourquoi êtes-vous placé ainsi ? Pour commander à la colonne du Nord (ou du Sud) et surveiller ceux qui entrent dans le temple».

Par l’alchimie de l’initiation, le disciple, à son tour, renvoie au M∴ une réflexion-réflectance. Le Maître doit aussi être à l’écoute de l’app∴, on ne peut dire qui enseigne l’autre. Et celui qui obéit à un maître devient une partie de ce maître. À bon chat, bon rat ! On voit dès lors la limite bénéfique de l’effet-pygmalion.

La F∴Maç∴ nous fait jouer une fiction, nous donne des rôles imposés auxquels nous consentons mais jusqu’à quel point le personnage attribué reste-t-il neutre psychologiquement ? Est-ce un transfert de personnalité, devient-on un avatar, vit-on en Franc-Maçonnerie une second vie ?

Et pourtant «être libre et de bonne mœurs» n’est-elle une injonction à refuser toute domination, et en particulier le regard de l’autre, pour échapper à sa force de prédiction créatrice ?

Imiter ou fuir un modèle, répéter, singer, copier, être homothétique ou reflet inversé, répondre à une attente extérieure n’est pas, à mon sens, une démarche d’homme libre. Nous ne sommes pas des clones psychiques; chaque histoire est unique. L’homme libéré n’a pas de modèle préexistant, parce qu’il n’existe que par une actualisation sans cesse renouvelée de son devenir sans laquelle il n’y a pas de quête possible. Ni modèle ni guide. «Ne demande pas ton chemin, tu risquerais de ne pouvoir te perdre», dit le cabaliste. Celui qui cherche sait qu’il doit parfois s’écarter de la voie mais pour n’explorer que ce qui est à sa mesure. C’est son identité qui fonde son parcours. Si, «à force d’être le rêve du vieil homme, on ne sait plus très bien si on existe», le maître initié a-t-il encore besoin de l’assentiment de l’autre ? «Si tu n’éprouves aucune peine à ignorer ce que l’on pense et ce que l’on dit de toi, courage ! Tu as déjà progressé sur la voie de l’absolu» selon Grillot de Givry. Le regard attentif du pygmalion F∴M∴ devrait, non pas déclencher une imitation servile, mais pousser chaque F∴ ou S∴ vers la création de lui-même, à partir de soi, pour une renaissance autonome en se dépouillant du vieil homme.

Parmi les habits du vieil homme, les idéaux moraux qui servent l’utilité sociale, intériorisés par des générations qui les ont transmis,  oppriment-ils  l’individu ?

La morale comme puissance extérieure s’imposant tyranniquement à la vie comme prédiction créatrice, Nietzsche  la repousse : «Toutes les questions de la politique, de l’ordre social, de l’éducation ont été foncièrement faussées par le fait qu’on a pris les hommes les plus nuisibles pour de grands hommes, qu’on a enseigné à mépriser les choses insignifiantes, entendez les conditions fondamentales de la vie même…». Peu de nos mesures de valeurs sont propres, plus nombreuses celles empruntées ou subies inconsciemment. Pourquoi donc les acceptons-nous ? Par crainte, par timidité, par faiblesse à l’égard de ceux qui nous ont formés où plutôt déformés? Contre nos convictions trop despotiques, Nietszche dit : «nous devons être traîtres avec délices et pratiquer l’infidélité d’un cœur léger. Soyons à cet effet des boules de neige pensantes sans cesse accrues et fondues tour à tour dans leur mouvement sur le terrain des idées». Et quand Nietzsche croit avoir enfin secoué le joug de l’idée, on sait le lyrisme enflammé de son chant de délivrance. 


Platon lui-même, à travers les personnages de ses dialogues (dont Calliclès, le Nietzsche  de l’Antiquité) qu’ils nomment les sophistes, soulève le problème du discours influent qui pervertit la vérité : «La tromperie est bel et bien possible puisque l’étranger a donné un statut à l’image fausse (puisque l’on peut mêler l’autre et le logos, donc tenir des discours faux donc introduire l’erreur, donc la tromperie, donc l’image, donc le simulacre)».

Contrairement à la théologie chrétienne qui incite au renoncement devant amener le dépouillement complet du vieil homme pour s’écrier avec l’apôtre Paul : «Ce n’est plus moi qui vis, mais Jésus qui vit en moi !», la liberté maçonnique nous conduit à pouvoir nous écrier : «ce n’est plus le vieil homme qui vit en moi, mais c’est moi !» 

Cette liberté demandée à l’impétrant, grâce à la relation fraternelle de l’un à l’autre libératoire et tolérante, par la magie de la quête de soi, devient chez l’initié le sens de son être, non par l’exigence du regard de l’autre mais par sa bienveillance fondamentale vis-à-vis de l’humain.

Ce droit à être, rend Pygmalion aveugle. Le regard de l’autre est alors attentif à l’autre dans la force de sa différence, et en même temps dans sa dimension de représentation, à lui seul, de toute l’humanité, dans son universalité. Levinas appelle cela la « merveille des merveilles ».

[1] « Nous percevons de multiples signaux émotionnels chez les autres, dans le monde qui nous entoure. Sans que nous en ayons conscience, nos pensées les plus abstraites sont empreintes de tonalités affectives positives ou négatives qui orientent notre faculté de juger, et déterminent nos choix. » Marc Jeannerod, Le Cerveau intime, Paris, Éditions Odile Jacob, 2002.

L’histoire du « nègre de la République ». 1er Maire noir de Paris… et franc-maçon

De notre confrère Jeune Afrique Par Nicolas Michel

Une bande dessinée d’Antoine Ozanam et Isabelle Dethan revient sur l’histoire méconnue de celui que l’on surnommait le « Nègre de la République », cité comme exemple par Obama dans son discours d’investiture.

Né à Matanzas (Cuba) le 8 novembre 1836, arrivé en France dix ans plus tard, Severiano de Heredia est fréquemment présenté comme « le premier maire noir de Paris ». L’expression est plutôt caricaturale et il faut reconnaître au scénariste Antoine Ozanam et à la dessinatrice Isabelle Dethan le mérite de repréciser bien des choses sur la carrière de ce « mulâtre » dans la France de la fin du XIXème siècle, avec leur bande dessinée Severiano de Heredia, élu de la République

« Qui est l’homme que Barack Obama cite dans son discours d’investiture et considère comme un exemple à suivre ? »

se sont demandé les auteurs. Leur réponse tient en 56 pages : ligne claire, approche chronologique et pédagogique, refus des simplifications.

L’ascension d’un coureur de jupons

L’on suit donc la trajectoire d’un homme de son temps, épris de modernité. Fils de Henri de Heredia et de Béatrice de Cardenas, « gens de couleur libre », filleul (ou fils selon certaines rumeurs…) de Ignacio Heredia Y Campuzano, Severiano de Heredia nait dans l’opulence – sa famille est propriétaire d’une plantation et possède des esclaves. Envoyé en France à l’âge de dix ans, Severiano y fait de brillantes études au Lycée Louis-le-Grand où il remporte, en 1855, le grand prix d’honneur.

Dethan et Ozanam racontent un jeune homme beau parleur, dilettante, coureur de jupons et dandy qui finit par se décider pour une carrière de journaliste.

Son talent comme son goût de l’intrigue et de la chose publique lui permettent de gravir rapidement les échelons, de rejoindre la loge « L’étoile polaire » du Grand Orient de France et de s’intégrer habilement dans les milieux politiques.

Marié à Henriette Hanaire en 1868, il obtient sa naturalisation française deux ans plus tard, en 1870, au prix de savants calculs stratégiques.

VOTRE SITUATION EST QUELQUE PEU FÂCHEUSE. VOTRE DOMAINE AUX ANTILLES EXPLOITE TOUJOURS DES ESCLAVES

Laïcité et bibliothèques municipales

En 1873, engagé sous les couleurs républicaines, tendance radicale, Severiano de Heredia est élu au conseil municipal de Paris pour le quartier des Ternes et devient, six ans plus tard, président du conseil municipal de Paris. Ce poste est en fait essentiellement honorifique et limité à un an. De Heredia n’a en aucun cas les mêmes pouvoirs qu’un maire de Paris actuel. Tout l’intérêt de la bande dessinée est d’aller au-delà de ce cliché de « premier maire noir » en s’intéressant au réformisme social de l’édile. Certes, il s’est tenu loin de Paris au moment de la Commune (mars à mai 1871), mais une fois au pouvoir, il multiplie les initiatives sociales, comme la création des coopératives ouvrières, la défense de la laïcité et surtout la mise en place des bibliothèques municipales.

En 1881, Severiano de Heredia est élu à la chambre des députés (Union républicaine) comme député de la Seine… et perd au même moment son fils de 12 ans, Henri. « Et maintenant… maintenant, tout ce que je veux, c’est qu’il puisse avoir un enterrement laïque, sans passer par l’église. C’est ma façon de rendre hommage à la prunelle de mes yeux autant qu’aux lois que vient de faire passer Jules Ferry », dit-il alors. Réélu sous l’étiquette Gauche radicale, il devient ministre des Travaux public sous le gouvernement de Maurice Rouvier (IIIème République), poste qu’il occupera de mai à décembre 1887.

Suite de l’article en Français sur le site source de jeuneafrique.com

Grand Orient de France, le convent 2021 à Montpellier

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C’est à l’Arena Montpellier que se tiendra l’Assemblée Générale du GODF, son convent. Du jeudi 28 octobre, à compter de 8h, au samedi 30 octobre 2021 jusqu’à 12h, l’Arena, première salle multifonction nouvelle génération de France, accueillera donc, en configuration « Convention », les 1700 participants attendus.

Comme tous les ans, le convent, constitué par les délégués de chaque loge, forme l’’assemblée législative du GODF. Le convent contrôle l’exercice du conseil de l’ordre et a seul la possibilité de modifier la Constitution et le règlement général selon des modalités précisément définies.

Il décide également de tout ce qui a trait à la gestion financière, il vote notamment le budget, à la solidarité, au patrimoine ainsi qu’aux questions à l’étude des loges.

Rappelons qu’en décembre 2020, le convent était dématérialisé.

BRESIL : La franc-maçonnerie est la cible d’intolérance religieuse et de fake news sur la côte de São Paulo

De notre confrère brésilien costanorte.com.br

Des milliers de commentaires haineux ont été dirigés contre des francs-maçons, utilisant de fausses informations pour répandre la terreur dans la ville. Explications

Une marque maçonnique a suscité la controverse et a donné lieu à plusieurs « fausses nouvelles » dans la ville de Guarujá. Le monument, situé près du viaduc Floriberto Mariano, a été inauguré le jeudi 26. Le montant investi a été financé par les loges maçonniques de la commune.

Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, un homme manifeste son indignation devant le monument installé : « Ils ont mis un symbole du diable ici et ont oublié de mettre ce qu’il en coûtait », a demandé l’individu. Cependant, le monument maçonnique a été financé par les membres et n’a rien coûté à la municipalité.

«eT qui va payer, c’est la population. Ils ont eu le culot de venir inaugurer cette pierre ici

commente le citoyen, tandis qu’une autre personne remarque les images et s’immisce dans la vidéo, avec de nouvelles informations :

« Ces types travaillent pour Satan, notre peuple est soumis aux ruses de Satan »

En réponse, un membre de la franc-maçonnerie de Guarujá, Pedro, a expliqué que

« la franc-maçonnerie n’est pas là POUR intervenir dans les gouvernements ni dans aucune action visant à nuire À la population». 

« C’est une entité mondiale qui rassemble des hommes de bonne volont » pour se retrouver, nous ne sommes pas une religion »

évacue-t-il. Pedro explique aussi que les Maçons s’indignent :

« Notre avis principal est l’indignation, car c’est une personne neutre sur le sujet qui devrait faire des recherches pour donner son avis. Tous les Maçons suivent cette fake news ».

À l’époque, le maire Válter Suman a participé à l’inauguration du monument qui, pour la franc-maçonnerie – également connue sous le nom d’organisation philanthropique, c’est-à-dire de solidarité et d’aide aux autres – est le point de départ de l’amélioration de la société.

La franc-maçonnerie n’est pas une religion, plusieurs membres du groupe ont leurs propres croyances et l’organisation se concentre sur des objectifs philanthropiques, éducatifs, philosophiques et progressistes. Au total, la commune compte six loges maçonniques.

Le monument installé comporte trois éléments : un compas, une équerre et la lettre G.

le compas désigne l’instrument utilisé par Dieu pour réaliser ses plans.

L’équerre représente le chemin que doivent suivre les membres, toujours en quête de moralité et de civilité. 

Le G signifie Dieu, c’est-à-dire Dieu en anglais.

ATTAQUES ET FAKE NEWS
Plusieurs internautes ont cru aux paroles de l’internaute et ont distillé des attaques haineuses dans les commentaires de la vidéo : « La Maçonnerie se répand en dominant le monde. Que Dieu ait pitié du peuple de Guaruja. Que le Seigneur Jésus nous délivre de cette mauvaise chose », a commenté une femme, à ce qu’une autre a complété : « C’est une religion totalement esclavagiste ».

SOUVENIRS
La réaction de la vidéo a provoqué la révolte dans de nombreuses personnes qui connaissent l’activité des loges maçonniques et se souviennent : « Quand il y a eu l’inondation à Guarujá, ils ont été les premiers à aider la population avec la nourriture. Je pense qu’il faut réfléchir avant de dire quelque chose et d’accuser », a dit un internaute.

La maçonnerie est totalement philanthropique et n’accepte aucun type d’intervention extérieure, en outre, pour être maçon est primordiale la croyance en Dieu », a rapporté un autre.

FRANC-MAÇONNERIE
La franc-maçonnerie est une organisation fraternelle secrète qui a eu des influences fortes à des moments historiques mondiaux, comme la révolution française et l’indépendance des États-Unis.

L’organisation impose à ses membres le respect des lois du pays dans lequel chaque franc-maçon vit et travaille. En tenant compte du fait que le progrès individuel conduira en quelque sorte au progrès de l’humanité.

POSITION DE LA MAIRIE
La Commune de Guarujá, par le biais d’un communiqué a regretté le manque total de connaissance et la désinformation mis en évidence dans la vidéo, qui mélange franc-maçonnerie, religion et encourage encore le négationnisme de la pandémie de covid-19.

La municipalité souligne que « la grande majorité des villes brésiliennes possède un monument maçonnique et c’est le premier installé à Guarujá, sans aucun investissement de fonds publics, puisque toutes les dépenses pour l’acquisition et l’installation du monument ont été assumées par la communauté maçonnique de la ville ».

POSITIONNEMENT DE LA FRANC-MAÇONNERIE
Pierre, maçon de la ville de Guarujá, a pris position sur les attaques de haine que l’organisation a subies.

« La maçonnerie n’est pas là pour intervenir dans les gouvernements ou toute action pour nuire à la population. Le pouvoir public n’a rien dépensé. Que ce soit clair, ce qui a été dépensé, c’est l’argent des franc-maçons. C’est une entité mondiale qui rassemble des hommes de bonnes moeurs pour se réunir, nous ne sommes pas une religion. Notre principale opinion est d’indignation, parce que c’est une personne profane sur le sujet, qui devrait faire des recherches pour donner son avis. Tous les francs-maçons suivent cette fake news ».