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Précis de Maçonnerie de la Marque – Sources, histoire, rituels et symboles

Suivi d’une annexe sur le grade de Nautonier/Mariner de l’Arche Royale

Rocher Dachez – Les Éditions de la Tarente, 2021, 152 pages, 22 €

Présentation de l’éditeur :

Dotée d’une longue histoire et empruntant à des sources multiples, la Marque occupe dans la franc-maçonnerie de souche britannique une place essentielle, et sa connaissance conditionne la compréhension de plusieurs autres grades. L’objet de ce Précis est de fournir aux Maîtres Maçons de la Marque – et à tous ceux que le sujet intéresse – quelques connaissances fondamentales, à la fois historiques et symboliques, leur permettant d’accéder à une meilleure compréhension de ce grade. La littérature en langue française, sur ce sujet, est réduite à presque rien. Cet ouvrage de synthèse accessible et apportant des informations originales et sûres vient combler ce vide. Toutes les sources anglaises disponibles sur la maçonnerie de la Marque, tous les livres publiés en Grande-Bretagne depuis environ 150 ans en ce domaine, ont été exploités pour proposer un exposé documenté et assez complet mais aussi intéressant, instructif et attrayant pour le lecteur. Le but est que le présent essai permette à tous ceux qui ont déjà accédé au grade de la Marque d’en prendre la pleine mesure, et suscite chez les autres le désir de le rejoindre. Une annexe est également consacrée au  » grade complémentaire  » de Nautonier/Marinier de l’Arche Royale – bien que son lien avec la Marque ne soit que purement administratif et résulte de circonstances historiques particulières qui seront retracées. Mais ce grade réserve également quelques surprises.

Biographie de l’auteur :

Roger Dachez est chargé d’enseignement à l’Université Paris Diderot, Paris 7, et président de l’Institut Alfred Fournier à Paris. Il est médecin, historien et Franc-Maçon. Président de l’Institut Maçonnique de France, il est aussi membre du Comité scientifique du Musée de la Franc-Maçonnerie à Paris et Contributing Member de la Scottish Rite Research Society (Washington). Parallèlement, il dirige depuis 1992 la revue d’études maçonniques Renaissance Traditionnelle. Considéré comme un historien majeur de la Franc-Maçonnerie, il est l’héritier de la méthode historique appliquée à l’étude de la Franc-Maçonnerie par son maître et père spirituel René Guilly (René Désaguliers). Depuis plus de vingt ans, il a présenté de nombreuses conférences en France et en Grande-Bretagne et il est l’auteur de nombreux articles de recherche sur les origines historiques et les sources traditionnelles de la Franc-Maçonnerie, publiés dans des revues françaises ou étrangères. Nous lui devons Franc-maçonnerie : Régularité et reconnaissance, histoire et postures (Conform, 2015), Le Rite Écossais Rectifié, avec Jean-Marc Pétillot (PUF, coll. Que sais-je ?, 2010), L’Invention de la franc-maçonnerie (Véga, 2008), Les 100 mots de la franc-maçonnerie, écrit avec Alain Bauer (PUF, coll. Que sais-je ?, 2007), Les Plus Belles Pages de la Franc-Maçonnerie (Dervy, 2003), Histoire de la franc-maçonnerie française (PUF, coll. Que sais-je ?, 2003), Les Francs-maçons de la légende à l’histoire (Tallandier, 2003), Les Francs-Maçons en 100 questions (Tallandier, 2021) présentation à retrouver ici-même https://450.fm/2021/05/21/les-francs-macons-en-100-questions/ et Au cœur des loges – Le Livre de la franc-maçonnerie II, coécrit avec Alain Bauer https://450.fm/2021/05/15/au-coeur-des-loges/

Oui, notre cerveau est farci de biais. Pour notre libre arbitre, contournons-les !

Notre cerveau est à ce point piloté par les biais cognitifs, le plus célèbre étant le biais de confirmation, qu’on peut se demander si le libre arbitre existe. Individuellement nous avons peu de chances de nous corriger, mais collectivement la raison peut reprendre le dessus . Voici comment et pourquoi.

Les philosophes et écrivains avaient depuis belle lurette repéré que nous les humains n’en faisons qu’à notre désir secret, appelé inconscient par Freud, mais les descriptions se font de plus en plus implacables depuis Kahneman et Tversky, et de plus la liste des biais cognitifs, faiblesses de notre cerveau, s’allonge désespérément.

Les optimistes ont beau dire que connaître leur existence, et se connaître comme on nous l’enjoint en loge, permettent d’avancer, les progrès que l’individu peut espérer sont hasardeux. Tout le fonctionnement du cerveau se fait de manière automatique, et seule une infime partie des processus émerge à la conscience .

Sachant que l’émergence d’une décision à la conscience est précédée de plusieurs secondes  par les préparatifs à l’action initiés en automatique par le cerveau, on peut se demander si la  conscience n’est pas qu’un artefact permettant de se rassurer par le sentiment qu’on est maître dans sa boutique, alors qu’en fait on en est loin…

Alors nous voilà devant nos biais. Voyons le plus célèbre d’entre eux : le biais de confirmation. Nous avons une tendance naturelle à ne retenir, dans le flot d’informations qui nous arrive, que ce qui va dans le sens de nos croyances et préjugés. Si quelqu’un questionne nos affirmations, notre premier réflexe, pour la grosse majorité d’entre nous, est de produire une justification, par un exemple dans lequel notre affirmation est vraie ( exemple « positif » ). Or, ce n’est pas parce que l’affirmation est vraie dans 100 exemples qu’elle est universellement correcte. Par contre, un seul contre-exemple peut suffire à invalider l’affirmation . Mais si nous avons choisi un exemple positif, c’est parce qu’il nous est impensable d’avoir tort. C’est cela le biais de confirmation ; c’est un aveuglement, et il est difficile pour l’aveuglé d’imaginer ce qu’il faut voir.

C’est évidemment d’autant plus vrai qu’on est entouré d’autres aveuglés, comme c’est le cas lorsqu’on se retrouve entre gens pensant pareil sur les réseaux sociaux.

La théorie argumentative du raisonnement, développée par Hugo Mercier (2009) permet d’expliquer ces comportements, ainsi que bien d’autres, comme la persévérance dans les croyances (causes de tant de ruptures d’amitiés) ou la polarisation des débats. Elle est frappante en ce sens qu’elle remet en cause la séparation « système 1 » ( intuitif ) / système 2 ( raisonnement ) de Kahneman : même le raisonnement est sous l’emprise des croyances puisqu’on observe, chez le plus rationnel des scientifiques, que dans un débat il peut se mettre à défendre ses thèses avec une mauvaise foi digne des pires leaders populistes.

Il est temps de retrouver un rayon des Lumières dans ce déterminisme inconscient sur lequel, semble-t-il, nous n’avons en fait aucune prise.

Qu’observons-nous dans nos sociétés démocratiques ? Certes nos parlements versent parfois dans l’hystérie des foules décrite par Gustave Le Bon : invectives, affirmations clamées et répétées à l’envi sans arguments, postures d’intimidation, images, émotions et court-termisme omniprésents, bref on dirait un cerveau, mais sans cortex. 

Mais, il arrive plus fréquemment un déroulement comme suit : présentation d’un projet de loi par un groupe, avec un argumentaire, puis l’opposition aligne une liste exhaustive des faiblesses du projet, dont certaines ont été anticipées par le groupe auteur du projet et dont les arguments sont immédiatement disponibles, etc.

Des phénomènes comparables sont aussi observables dans un jury de cour d’assises.

Que pouvons-nous en déduire ?

Qu’un individu, dominé par ses envies intimes et ses biais, propose des projets faiblement armés contre l’adversité. Mais, il peut déjà améliorer sérieusement la résilience de son projet, s’il se glisse au préalable dans la peau de ses opposants.

Étonnant cerveau humain : quand il se met en posture de critiquer, il trouve les points faibles avec une déconcertante facilité. Lors des « peer reviews » d’articles scientifiques, il n’est pas rare de voir surgir une montagne de critiques méthodologiques sur l’étude présentée…

Lorsqu’on fait passer des tests de biais de confirmation à des individus, seuls 10% arrivent à comprendre qu’il faut tester la solidité de l’affirmation en cherchant des exemples qui l’invalident plutôt qu’en aligner qui la valident.

Lorsque ces mêmes problèmes sont traités par des groupes, 80% arrivent à trouver la bonne méthodologie de validation/invalidation. La voilà donc, la bonne idée pour contourner nos biais :  l’intelligence collective, ça existe !

Accéder à la conviction que l’intelligence collective exige une baisse de sa garde, de la formation, de l‘expérimentation, de l’apprentissage, et une estime suffisante de soi-même. L’axiome : l’autre va m’apporter sans me mettre en péril est une étape nécessaire à une acceptation d’une expérience de prise de décision par un collectif.

Être en position de leadership invite naturellement au déploiement de son ego et suscite de fait, plaisir et récompense immédiate (posture dominante, ton péremptoire, choix de son interlocuteur…etc.) ; y renoncer est impossible spontanément pour celui qui tient toutes les cartes à un instant T.

Accepter de sortir de sa zone de confort du leadership dominant sans concertation, suppose de regarder autrui, entendre autrui, sans crainte, c’est-à-dire en ayant surmonté ses pulsions reptiliennes, sa peur de l’autre.

Intégrer que l’intelligence collective permettra d’accéder à un niveau supérieur de prise de décision en concertation, du suivi efficace de la décision prise est un pas à franchir plutôt rare, et in fine quasi inexistant…seules des formations de management s’y aventurent pour les dirigeants qui acceptent de mettre en péril leur ego au bénéfice d’un tout, structure, entreprise, groupe, (loge) etc…ou parfois en situation d’urgence quand le bateau coule et que le leader qui a mené son petit monde à la catastrophe accepte enfin de faire profil bas…il est alors souvent trop tard …

Bref, l’intelligence collective ne se décrète pas, elle s’apprend.

Non seulement on peut ensemble trouver le chemin vers la solution, mais tous repartent en ayant accompli un progrès. Bien entendu, la connaissance des biais permet de les repérer rapidement … chez les autres bien sûr, mais en groupe solidaire on ne prend pas les choses personnellement. 

Et voilà pourquoi nos planches donnent parfois de si sublimes échanges dont nous sortons tous enrichis !

Bonne tenue à toutezétous.

Patrick ( + épouse ! )

ISIS : clef des métamorphoses au Rite de Memphis Misraïm

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L’OUVRAGE

L’ancienne Égypte fascine par bien des aspects. Elle accueille une mythologie des plus brillantes avec ses divinités créatrices et organisatrices du cosmos. À travers les mystères d’Isis et d’Osiris, elle pose la question existentielle d’une vie en éternité dans l’au-delà céleste. Le rite de Memphis-Misraïm introduit en son sein des figures tutélaires féminines, particulièrement celle d’Isis, détentrice des arcanes arcanorum, qui permet l’enchantement de l’âme glorieuse D’Horus. Nous sommes là au cœur de l’initiation féminine. Pour la première fois celle-ci, est examinée dans cet ouvrage remarquable en toute sa richesse et profondeur. Bernadette Capello y porte témoignage des correspondances entre le rite de Memphis Misraim et les textes les plus sacrés de l’ancienne Egypte

L’AUTEURE:

Érudite en égyptologie, en théologie, ainsi qu’ en hébreu biblique, initiée au degré le plus élevé du rite, Bernadette Cappello a été grand maître de la Grande loge féminine de Memphis-Misraïm

L’affaire de la boucle de ceinture de l’infirmière de la Reine… qui sort de l’hôpital

Notre confrère Europe 1 titrait hier

Royaume-Uni : coup de frayeur après l’hospitalisation de la reine Elizabeth II.

La radio complétait par cette information : Après avoir été mise au repos par ses médecins, la reine Elizabeth II, âgée de 95 ans, a passé la nuit de mercredi à jeudi à l’hôpital pour y subir des examens présentés comme « préliminaires » par le palais de Buckingham. Alors qu’elle doit fêter en 2022 ses 70 ans sur le trône, la souveraine continue d’afficher une bonne forme et ses hospitalisations rendues publiques sont rarissimes. 

Pour notre part, 450.fm aimerait revenir sur ce qu’on nomme :

L’affaire de la boucle de ceinture de l’infirmière de la Reine

En mars 2013, vous aurez peut-être vu ou entendu parler de l’hospitalisation de la reine Elisabeth II d’Angleterre. Une photo d’Elisabeth II à sa sortie de l’« Hôpital Royal Edouard VII » suscita beaucoup de commentaires. En effet, son infirmière arborait à sa taille une ceinture comportant une boucle avec des symboles maçonniques : une équerre/compas et une étoile à 5 branches, le pentagramme.

L’explication est toute simple : les infirmières d’élite gardent cette boucle malgré la fermeture, en 1992, du « Royal Masonic Hospital ». Celles qui y travaillent toujours (et les plus méritantes) ont été autorisées à continuer à la porter, par tradition.

L’hôpital fut créé en 1911 et destiné initialement à soigner surtout les Francs-maçons. C’est à partir de 1977 qu’il accueillit des patients « profanes ». Il fut revendu à un trust hospitalier en 2002.

Mais voilà que dans les forums, sites et blogs conspirationnistes on y voit la main de la Franc-Maçonnerie sur la famille royale !

C’est méconnaître les liens historiques entre la dynastie britannique de Hanovre et la franc-maçonnerie.

Nous souhaitons à la Reine un prompt rétablissement et adressons nos respectueuses salutations et meilleurs vœux au duc de Kent, son cousin, petit-fils du roi George V.

S.A.R. le prince Edward, duc de Kent, Grand Maître de la Grande Loge Unie d’Angleterre.

« Nous sommes fiers d’avoir maintenu une tradition de patronage royal, qui a commencé avec le roi Edouard VII. Aujourd’hui, la Patronne de l’Hôpital est Sa Majesté la Reine, et notre Président est SAR le Duc de Kent, qui assiste à notre réception annuelle des Amis. »

Sources

Autres sources :

articles publiés

∴ 3 POINTS C’EST TOUT ∴ – Vendredi 22 OCTOBRE

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RABELAIS https://450.fm/2021/09/01/etonnant-maitre-rabelais/

LABYRINTHE https://www.youtube.com/watch?v=0NmD7itLR8M

OCCULTISME https://450.fm/2021/10/07/ff-russie-magiciens-francs-macons-et-gourou-personnel-de-staline-pourquoi-le-kgb-a-t-il-cree-un-departement-occulte/

Le rendez-vous quotidien des lecteurs de https://450.fm

Le journal de la FM sous tous ses Angles

Présentation Hadrien Berthaut

Réalisation Laurent Sirguy

Directeur de la Publication Franck Fouqueray

« Savoirs cachés : regards scientifiques sur l’ésotérisme »

Le colloque « Savoirs cachés : regards scientifiques sur l’ésotérisme » se tiendra les 15 et 16 novembre 2021 en Sorbonne dans le cadre de l’année thématique Ésotérisme 2021 de la bibliothèque.

Organisé par un comité scientifique présidé par Jean-Pierre Brach directeur d’études à l’EPHE et en collaboration avec le LEM, le Cellf et l’université d’Oslo, cette manifestation réunira des chercheurs français et étrangers qui évoqueront les fondements de ces savoirs et quelques grands thèmes comme le rosicrucianisme, les théosophes ou l’ésotérisme et l’art, tout en mettant en avant les collections de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Colloque organisé avec le concours de l’EPHE – PSL

Dates : 15 et 16 novembre 2021

Lieu : Amphithéâtre Durkheim, Sorbonne Université, 14 rue Cujas – 75005 Paris

Conditions d’accès – Inscription obligatoire dans la limite des places disponibles : https://forms.gle/wh6XcWHKXGSWdt5m8 : Présentation du pass sanitaire à l’entrée

Programme prévisionnel

LUNDI 15 NOVEMBRE 2021

9h Accueil

9h20 Mots de bienvenue

9h30 Introduction : l’ésotérisme dans les collections de la bibliothèque Sainte-Geneviève, Anne Vergne (BSG)

9h50 Table ronde – Les savoirs de l’ésotérisme

Modérateur : Jean-Pierre Brach (LEM-EPHE)

Alchimie : Lawrence Principe (Université John Hopkins)

Magie : Jean-Patrice Boudet (Université d’Orléans)

Astrologie : Isabelle Pantin (ENS)

Magnétisme : Anne Jeanson (LEM-EPHE), Roberto Poma (UPEC)

Rosicrucianisme et franc-maçonnerie : Pierre Mollier (Bibliothèque du GODF)

11h15 Pause

11h30 Session 1 – Les piliers : Alchimie, Magie, Astrologie

Modérateur : Marco Pasi (Université d’Amsterdam)

« L’alchimie : une science secrète ? », par Lawrence Principe (Université John Hopkins)

« La magie en français au XVIIIe siècle : l’exemple du manuscrit Paris, BSG 3163 », par Jean-Patrice Boudet (Université d’Orléans)

« L’astrologie aux XVIe et XVIIe siècles: un âge d’or menacé », par Isabelle Pantin (ENS)

13h Déjeuner

14h30 Session 2 – Magnétisme et déclinaisons populaires de l’ésotérisme

Modérateur : Giuliano D’Amico (Université d’Oslo)

Magnétisme scientifico-médical thérapeutique : Roberto Poma (UPEC)

« Le magnétisme spiritualiste. De Lyon à Paris, de la Société de la Concorde à Alphonse-Louis Cahagnet (1784-1885) », par Anne Jeanson (LEM-EPHE)

« Les origines des almanachs ésotériques en France du XVIe siècle au XXe siècle », par Judith Daguer Tessema (étudiante EPHE)

16h Départ pour la visite de l’exposition à la bibliothèque Sainte-Geneviève (sur inscription)

MARDI 16 NOVEMBRE 2021

9h Accueil

9h20 Table ronde – Les théosophes

Modérateur : Anne Jeanson (LEM-EPHE)

Jean-Pierre Brach (LEM-EPHE)

Didier Kahn (Cellf -SU -CNRS)

David König (Enseignant)

10h50 Pause

11h Session 3 – Le rosicrucianisme

Modérateur : Anne Vergne (BSG)

« Le Rosicruciasnime comme mouvement initial de réforme des savoirs », par Didier Kahn (Cellf-SU- CNRS)

Le Rosicruciasnime alchimique (XVIIIe siècle), par Reinhard Markner

« Une réinvention du « collège rosicrucien » dans la franc-maçonnerie française (deuxième partie du XVIIIe et début du XIXe siècle) », par Thierry Zarcone (CNRS)

 12h30 Déjeuner

14h Session 4 – Ésotérisme et arts

Modérateur : Roberto Poma (UPEC)

« Pour une histoire de l’ésotérisme en littérature », par Giuliano D’Amico (Université d’Oslo)

« Les sons de l’ésotérisme (The Sounds of Esotericism) », par Anna Gawboy (Université de l’Ohio)

« L’ésotérisme dans l’art contemporain : le cas de la théosophie », par Marco Pasi (Université d’Amsterdam)

15h30 Fin

Le Très Respectable Ancien Grand Maître Jean Verdun est passé à l’Orient Éternel

La Grande Loge de France a la tristesse de nous informer du passage à l’Orient Éternel du Très Respectable Ancien Grand Maître Jean Verdun (1931-2021) – Grand Maître de 1985 à 1988 -, et par ailleurs prix spécial du jury, pour l’ensemble de son œuvre, des prix littéraires de l’Institut Maçonnique de France en 2014.

« Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle »

Cette phrase attribuée à Amadou Hampâté Bâ (c. 1900-1991) écrivain, ethnologue et défenseur de la tradition orale – il s’agit en réalité de la reformulation d’une partie de son discours prononcé en 1960 à l’UNESCO – reflète bien ce qu’était notre Frère Jean dont la sagesse était légendaire.

En ce triste jour où notre bien-aimé Frère Jean Verdun, l’homme, le Maçon, l’écrivain, est passé à l’Orient Éternel, nous vous invitons à (re)lire l’article « Jean Verdun, un descendant d’Aristote », des propos recueillis par Jean Moreau, dans le numéro 290 de la revue Humanisme 2010/4 (N° 290), pages 86 à 94. Jean a été membre du GODF en 1998 avant de rejoindre, en 2019, l’Obédience qui l’a vu naître. https://www.cairn.info/revue-humanisme-2010-4-page-86.htm

Le silence initiatique

Qui dit secret dit silence, interdiction d’une révélation à ceux qui ne le partagent pas.

Les choses saintes des anciens mystères qui n’étaient connues que par les initiés et qui n’avaient pas été révélées aux profanes, s’appelaient aporrheta.

Du temps d’Abraham, vivait en Égypte Hermès ou Idris II ; il fut surnommé trimégiste, parce qu’il était prophète, roi et philosophe. Il enseigna l’art des métaux, l’alchymie, l’astrologie, la magie, la science des esprits… Pythagore, Bentecle (Empédocle), Archélaüs le Prêtre, Socrate, Platon et Aristote puisèrent leur science dans les écrits d’Hermès. Eusèbe déclare expressément qu’Her­mès fut l’instituteur des Hiéroglyphes ; qu’il les dévoila aux prêtres et que Manéthon, Grand Prêtre des idoles, les expli­qua en langue grecque à Ptolomée Philadelphe. Ces hiéroglyphes étaient regardés comme sacrés et souvent appelés « Les mots de Dieu ». On les tenait cachés dans les lieux les plus secrets des temples. Le grand secret qu’observèrent les prêtres sur leurs savoirs opératifs, les hautes sciences qu’ils professaient, les firent considérer et respecter de toute l’Égypte. La destruction de plusieurs villes, la ruine de presque toute l’Égypte par Cambyse, Roi de Perse, les dispersa dans les pays voisins et dans la Grèce. Ils y portèrent leurs sciences, mais ils continuèrent sans doute à les enseigner à la manière usitée par eux, c’est-à-dire, mystérieusement. Ne voulant pas les pro­diguer à tout le monde, ils les enveloppèrent encore dans les ténèbres des fables et des hié­roglyphes, afin que le commun en voyant, ne vît rien, en entendant, ne comprît rien. L’expansion du christianisme fait disparaître les derniers prêtres maîtrisant le secret des hiéroglyphes à la fin du IVe siècle.

Les grecs avaient un dieu du silence, Harpocrate. Ovide dit de lui : «Quique premit vocem digitoque silentia suadet ; celui qui contrôle la voix et persuade le silence avec son doigt.» « Il est vrai que dans tous les monuments où il est représenté, son attitude est de porter le doigt sur la bouche, pour marquer, dit Plutarque, que les hommes qui connaissaient les Dieux, dans les temples desquels Harpocrate était placé, ne devaient pas en parler témérairement ».[1] « La statue d’Harpocrate était chez les anciens sages l’emblème du secret, qui se fortifie par le silence, s’affaiblit & s’évanouit par paraboles. »[1]

Il était cependant une divinité de la mythologie égyptienne. Son vrai nom étant, selon Bunsen et Lepsius, Har-pi-krati, c’est-à-dire Horus l’enfant ;  il est censé avoir été le fils d’Osiris et d’Isis. Il est représenté par une figure nue, assis parfois sur une fleur de lotus, soit tête nue avec la natte de l’enfance sur le côté, ou couvert par une couronne Hemhem, mais toujours avec son doigt pressé sur ses lèvres. « Harpocrate n’est point un dieu imparfait dans un état d’enfance, ni aucun des légumes qui commencent à fleurir. Il faut plutôt le regarder comme celui qui dirige et rectifie les opinions faibles, imparfaites et inexactes que les hommes ont des dieux. Aussi tient-il le doigt posé sur sa bouche : attitude qui est le symbole du silence et de la discrétion. Dans le dernier mois de l’année égyptienne, en juillet, on offrait  à ce dieu des légumes, en disant : «langue, fortune ; langue, génie». De toutes les plantes qui croissent en Égypte, le perséa est celle qu’on offre de préférence à ce dieu, parce que son fruit à la forme d’un cœur, et sa feuille celle d’une langue»[2].

Les Romains avaient une déesse du silence nommée Angerona, représentée comme Harpocrate, un doigt sur la bouche en signe de secret.

Il est une légende talmudique du doigt de l’ange : lorsque l’Ange de la Nuit se penche sur le bébé en train de naître qui reçoit en lui la Neshama, il pose son doigt sur les lèvres du tout-petit pour imposer à la Neshama[3] le secret sur toute sa connaissance des liens entre l’en-haut et l’en-bas, et le sillon que nous avons tous au milieu de notre lèvre supérieure n’est que la trace de ce doigt de l’ange, le sceau du secret :

Le roi Salomon, dans Proverbes 1,6 reconnaît comme objet digne de l’étude d’un homme sage ces secrets : «On saisira mieux paraboles et sentences, les paroles des sages et leurs piquants aphorismes.»

«C’est au moyen d’une méthode herméneutique d’inspiration endogène, c’est-à-dire en s’inspirant du contexte de narration et de représentation du monde des concepteurs de ces récits, qu’il devient possible d’accéder au sens profond et caché de ces textes. Le code serait en effet intégré dans le texte et dans le contexte de narration, et il s’agit, malgré les difficultés évidentes que cela représente, de le discerner.»

La notion de secret, dès les premiers Anciens Devoirs (le Régius, le Cooke) apparaît comme une injonction pour protéger l’artifex, les savoirs faire des corps de métiers transmis sur les chantiers.

Pour Laurence Dermott, l’une des principales qualités qui fait la sagesse d’un homme est sa force ou sa capacité à conserver et cacher intelligemment les secrets honnêtes qu’on lui confie, de même que ses propres affaires [4].

Ainsi, sur le plan de la loge de l’apprenti-compagnon du  Nouveau Catéchisme des Francs-maçons de Louis Travenol on voit une des portes du Temple de Salomon sur le sommet de laquelle d’un côté il y a Harpocrate, et de l’autre la Vérité, ayant un Miroir à la main[5].

Le secret, qui se justifiait pour la Franc-Maçonnerie opérative par la nécessité de protéger l’art ou les secrets de fabrication propres à chaque corporation de métier, semble perdre toute légitimité dans le cas de la Franc-Maçonnerie spéculative qui ne travaille plus sur des matériaux mais sur des idées. En 1723, à Londres, est publié dans un Journal The Flying Post un texte dénommé depuis Examen d’un maçon qui nous renseigne sur les mots, signes, attouchements des francs-maçons et la cérémonie de réception d’un profane. Puis en 1730, Samuel Prichard, un franc-maçon, membre en exercice ou démissionnaire de la loge La Tête d’Henry VIII à Londres, publie, sous le titre La maçonnerie disséquée un rituel pratiqué au sein de la Grande Loge de Londres qui comporte pour chacun des grades la description de la cérémonie d’initiation. De toute façon, ce qui y est présenté et exposé ne pourra être compris que par l’expérience d’un vécu dans les conditions des rites initiatiques, non pas pour faire ou acquérir, mais pour devenir. Le voyage initiatique ne vise pas à vérifier le déjà révélé, mais à exercer l’intelligence du caché. Ce passage se déclinera en de multiples secrets dits conventionnels qui vont naturellement du mot de passe, au geste signifiant l’état intérieur de progression, aux signes de reconnaissance, etc. Tous ces dérivatifs du secret initiatique sont hautement symboliques, mais ne sont pas le secret lui-même, ils n’en sont qu’un reflet.

Léopold Vanderhaegen : Les secrets d’Hiram. Les sources bibliques de la franc-maçonnerie démarrer à 1:00:18 : https://youtu.be/2ApK4AXjNys

Qui dit silence dit espace d’écoute

«Le silence du zen n’est évidemment pas pour apprendre à se taire, se murer sur soi-même dans un mutisme, mais au contraire pour apprendre à écouter et à voir. On recherche le silence pour entendre les autres et cesser de s’écouter soi-même.»

Le silence de l’Apprenti dans les rites continentaux est son cinquième voyage initiatique (après le cabinet de réflexion + les trois voyages de la cérémonie d’initiation) ; il s’accomplit dans l’écoute, mais consiste, aussi, en ce qui ne lui est pas encore accordé et qui lui sera donné, progressivement, pour avoir la plénitude des droits du Maître (droit de parole, de vote, d’occuper un office…). Se taire, faire silence, écouter est indispensable pour entendre le monde subtil, et, par ces espaces que libère le silence fait irruption en nous tout un univers de forces insoupçonnées. Le chemin de l’apprentissage mène de la pensée silencieuse vers la parole retrouvée pour donner du sens au silence ; le substantif « mot », lui-même, sous sa forme latinisée motus, signifiant le silence, comme le fait remarquer Lacan [7]. Le silence joue le même rôle que l’obscurité d’où naît la Lumière. Le silence, par le recueillement et la concentration qu’il procure, permet l’écoute de l’autre et de l’invisible.

Qui dit silence dit secret, parce qu’il y a impossibilité de dire

La connaissance que le franc-maçon vient quérir dans la loge, ne peut être placée sur le même niveau que l’ensemble du savoir auquel il peut accéder dans les institutions du monde profane. Dans ses Mémoires, Casanova écrit : «Le secret de la maçonnerie est inviolable par sa propre nature puisque le maçon, qui le sait, ne l’a appris de personne ; il l’a découvert à force d’aller en loge, d’observer, de raisonner et de déduire.» Il y a un silence du maître.

Les mystères, que les francs-maçons nomment aussi les secrets de la Franc-Maçonnerie, ne se manifestent qu’à l’intérieur de chacun ; ils sont constitutifs de l’invitation permanente faite au maçon de se connaître soi-même. Il s’agit d’un secret dont la nature profonde prend ses racines dans l’expérience individuelle qui souligne le passage du moi au soi, de surcroît dans le cadre collectif d’une loge maçonnique qui minore le «je» au profit d’une altérité charitable et dans l’exercice d’un rituel ancestral resituant l’homme dans l’archétype du mouvement cosmogonique. Selon, Mircea Eliade, le secret n’est pas seulement un stade de l’histoire de la conscience humaine, mais est un élément constitutif de la structure de cette conscience.

Le secret est notre rapport personnel, au plus intime de nous, avec le Tout qui nous entoure. »

Si le secret est ce que l’autre connaît et que l’on ne connaît pas, le mystère est ce que tout le monde ne connaît pas, il est dans le silence, et nous sommes des porteurs de la sagesse immémoriale de ce silence.

À consulter avec intérêt :ecossaisdesaintjean.org/2015/02/le-secret-initiatique-de-la-divulgation-a-la-revelation-notion-de-reliance.html

Illustration : Angerona par Johann Christian Wilhem Beyer


[1] Don Pernety, Les fables égyptiennes et grecques T. 1, 1786, p. 324 et 129 : gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k840802/f341.item.r et gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k840802/f146.item.r

[2]Plutarque, Isis et Osiris, § 68  : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/isisetosiris1a.htm.

[3] La théorie ésotérique juive du Gilgul, le cycle, imagine qu’après la mort la Neshama, un des trois aspects de l’âme, remonte dans la demeure du paradis d’en-haut, et retrouve sa radiance, c’est-à-dire l’unité du haut et du bas, pour un jour revenir dans un autre corps.

[4] Ahiram Rezon, 1756, à partir de la p. 16 : gpsdf.org/documents/Ahiman%20Rezon.pdf

[5]Louis Travenol , Nouveau Catéchisme des francs-maçons contenant tous les Mystères de la Maçonnerie, …, p.40,41 sur :  gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k130898h/f44.item.

[6]J.M. Bazy, conférence du 28 septembre 2013 sur le zen pratique de silence : dogensangha.fr/index/le-zen/ecrits/extrait-de-la-conference-du-28-septembre-2013-sur-le-zen-pratique-de-silence-par-jean-marc-bazy

[7]«Effet “motus” qui ouvre comme un temps logique de lecture, définissant un entour de la lettre en termes de silence», J. Lacan, Le Séminaire, livre VII : L’Éthique de la psychanalyse.

Les Vietnamiens Francs-maçons

Présenté par Chau NGUYEN NGOC

Il convient de noter qu’on compte parmi les francs-maçons des personnalités les plus diverses : quinze des quarante-cinq présidents des USA jusqu’en 2020 (dont George Washington, Franklin D. Roosevelt, Lyndon B. Johnson et Gerald Ford), Charles X, Édouard VI, Édouard VII, les Ducs de Kent d’Angleterre, Guillaume Ier d’Allemagne, Lafayette, Winston Churchill, Benjamin Franklin, Auguste Bartholdi, Abd-el-Kader, Rudyard Kipling, Voltaire, Mozart, Salvador Allende, John. H. Glenn, Edwin Aldrin, Prince Philip (mari de la reine Elisabeth II, etc.

La Franc-maçonnerie n’est pas une organisation internationale monolithe, mais est constituée de sociétés initiatiques indépendantes, des Grandes Loges composées de Loges, qui se reconnaissent par l’adhésion à un certain nombre de “points de repère ˮ (« landmarks ») qui les définissent et qui ont pour objectif l’amélioration morale et spirituelle de leurs membres.

Sauf dans quelques très rares Grandes Loges qui font bande à part en réfléchissant sur des sujets sur la société, les discussions sur la politique et la religion, facteurs de division, y sont interdites. La Grande Loge Unie d’Angleterre, la première Grande Loge créée au monde, déclare sur son site internet que

« ses racines viennent de la tradition des tailleurs de pierre médiévaux qui ont construit les cathédrales et les châteaux »

et que pour les francs-maçons , « quatre valeurs importantes aident à définir leur chemin dans la vie: l’Intégrité [Construire de bonnes personnes], la Fraternité [Construire ensemble], le Respect [Construire l’unité] et la Charité [Construire la compassion]…». 

Il était donc normal qu’un certain nombre de Vietnamiens profitât d’un séjour en France pour se faire initier franc-maçon, avec le parrainage de leurs amis français. Ils pensaient probablement que certaines personnalités politiques françaises qui étaient Francs-maçons pouvaient éventuellement leur apporter leur soutien dans leur lutte pour l’indépendance de leur pays. L’impossibilité, pour les Francs-maçons vietnamiens, d’obtenir un quelconque appui de la part de leurs frères français dans leur combat, montrait que leur fraternité restait bien limitée.

Certains Francs-maçons français étaient même hostiles à la création, au Việt Nam, de Loges dominées par des Vietnamiens, celles-ci risquant, d’après eux, de se transformer en «  foyers de combat contre la domination française ».

Les Vietnamiens dans la Franc-maçonnerie coloniale, un article de la Revue Française de l’Histoire d’Outre-Mer de Jacques Dalloz ; et Chroniques secrètes d’Indochine (1928-1946), Tome 1 Le Gabaon, de Gilbert David, aux éditions de l’Harmattan. 5 Jean Lan, de La Fraternité tonkinoise, Paquin, de L’Étoile du Tonkin, et Bouault, du Réveil de l’Orient sont cités dans Les Vietnamiens dans la franc-maçonnerie coloniale, un article de la Revue Française de l’Histoire d’Outre-Mer écrit par Jacques Dalloz.

Chau NGUYEN NGOC

Ecrire à l’auteur

Temple maçonnique à Hà Nội, qui s’est écroulé le 22 septembre 2015.

Éthique et Athéisme – Construction d’une morale sans dieux

Josselin Morand – Préface d’Emmanuel Pierrat – Éditions Numérilivre, 2021, 156 pages, 20 €

Présentation de l’éditeur :

Croire. Au vrai, personne n’échappe à cette singularité de la condition humaine. Toutes nos actions sont basées sur ce verbe, de la croyance en soi et aux autres, aux croyances religieuses à un « au-dessus de soi ».

Du théisme à l’athéisme, Josselin Morand nous entraîne dans l’exploration des formes de ce « croire », de l’antiquité à nos jours. Avec un remarquable esprit de synthèse, il réussit à présenter dans ce livre un panorama complet du champ cultuel, des trois monothéismes au communautarisme et transhumanisme, de la question de Dieu remis en cause par les génocides du XXe siècle au fanatisme et à l’idolâtrie. Sans omettre les particularismes des religions orientales.

C’est cette riche approche du phénomène de « reliance », qui lui permet d’aborder objectivement la spiritualité, cette vie de l’esprit avec ou sans Dieu. Et de définir son expression en termes maçonniques.

Dans ce contexte où certains groupes pseudo-religieux affichent aujourd’hui une volonté « d’appropriation de l’invisible » par la violence, la franc-maçonnerie « à la française » est plus que jamais une chance avec le triple choix qu’elle propose. A savoir, la laïcité, expression de la liberté de penser, dans le respect des cultes ; la possibilité pour qui la rejoint, d’interpréter symboliquement un Principe créateur ; l’athéisme, lequel se passe de l’hypothèse déiste.

Cette paisible trilogie constitue l’une des spécificités de l’Art royal. C’est l’éthique individuelle qui, par l’exercice des valeurs républicaines, crée la morale collective. Autrement dit, la raison bienveillante positionne le franc-maçon. Ni athée stupide, ni libertin irréligieux, il est au « juste milieu », définition même de la vertu, selon Aristote. Celle-ci conduit vers une vie bonne, dans une société bonne, pour y bien agir.

Ainsi, cette conscience éclairée par l’initiation apprend à mieux vivre, à mieux communiquer et à accepter sa finitude. L’empathie est la condition indispensable de toute éthique, nous dit l’auteur. Une généreuse façon de semer, essaimer et s’aimer.

Biographie de l’auteur :

Josselin Morand est ingénieur de formation et titulaire d’un diplôme de 3e cycle en sciences physiques, disciplines auxquelles il a contribué par des publications académiques. Il est également pratiquant avancé d’arts martiaux. Après une reprise d’études en 2016-2017, il obtient le diplôme d’éthique d’une université parisienne. Dans la vie profane, il occupe une place de fonctionnaire dans une collectivité territoriale. Très impliqué dans les initiatives à vocations culturelle et sociale, il a participé à différentes actions (think tank, universités populaires) et contribué à différents médias maçonniques. Il est l’auteur d’un essai : L’éthique en Franc-maçonnerie (Numérilivre-Editions des Bords de Seine).

[NDLR : Nous devons donc déjà à Josselin Morand, en 2020, L’éthique en franc-maçonnerie, toujours chez Numérilivre https://numerilivre.fr/fr/ J’aime cet éditeur qui n’hésite pas à afficher sur ledit site une belle liste d’ouvrages dits « populaires »… Il nous faut comprendre par populaire soit qui émane du peuple, comme la volonté populaire, soit propre au peuple, comme les traditions populaires… Gageons que Numérilivre y gagne en popularité qui est le fait d’être connu et aimé du plus grand nombre !

Par ailleurs, notre Frère Josselin pour 450.fm https://450.fm/ est l’auteur de 144 articles et de 5 commentaires…

Dans le présent livre, après le Manifeste du Convent de Lausanne, en date du 6 septembre 1875 du Rite Écossais Ancien et Accepté réunissant les représentants de onze « Suprêmes Conseils » et dont les travaux présentaient la rédaction d’une « déclaration de principes » qui fut par la suite à l’origine de nombreuses controverses – « La Franc-maçonnerie proclame, comme elle a toujours proclamé, l’existence d’un Principe Créateur, sous le nom de Grand Architecte de l’Univers » -, l’auteur nous conduit à travers des thématiques fortes pour le Maçon, voire essentielles pour certains, – « Religions, morales et politique », « La spiritualité », « La laïcité », l’athéisme » à mieux comprendre le rôle, si ce n’est la mission, de la Franc-Maçonnerie dans cette société postmoderne et surtout de savoir à quoi elle sert aujourd’hui encore]