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Campagne de financement participatif pour le Center for Fraternal Collections & Research de l’Université d’Indiana

De notre confrère freemasonsfordummies animé par Christopher Hodapp

En août 2021, l’Université de l’Indiana à Bloomington, a annoncé l’ouverture du nouveau Center for Fraternal Collections & Research (CFCR) , dirigé par le Dr Heather Calloway. Ce mercredi 20 avril se déroulera une journée de collecte à l’Université de l’Indiana  et le Centre tentera de récolter 5 000 $ dans le cadre d’une campagne de financement participatif pour constituer un fonds .


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La mission du CFCR est de collecter, conserver et protéger les objets et autres éléments des groupes fraternels et religieux permettant l’étude et la recherche, grâce à une collection permanente et accessible à tous. 

Pendant « l’âge d’or du fraternalisme », de la fin de la guerre civile américaine jusqu’à la Grande Dépression, plus d’un millier de sociétés fraternelles, rituelles ou « secrètes » se sont formées aux États-Unis. Pendant trop longtemps, le fraternalisme américain n’a pas été considéré comme assez important pour que des historiens respectables l’étudient. Pourtant, le mouvement fraternel avec ces soi-disant « sociétés secrètes » était essentiel à la construction et au renforcement des communautés américaines, et tout aussi important que les églises, les clubs et partis politiques, les groupes d’activistes sociaux et d’autres institutions locales. Les maçons, les élans, les individus bizarres, les chevaliers de Pythie, les hommes rouges, les bûcherons ceux-ci étaient les plus connus. Mais il y en avait des centaines et des centaines d’autres. 

Outre la camaraderie, les groupes fournissaient souvent des prestations d’assurance, une aide mutuelle, des fonds funéraires et plus encore. Ces groupes n’étaient pas réservés aux hommes blancs de la classe moyenne ou aux étudiants – il y avait des sociétés qui soutenaient les communautés d’immigrants et ethniques, les confessions religieuses, les femmes, les enfants, même certaines professions ou activités, comme les vendeurs ambulants (National Travelers) ou les travailleurs forestiers (Ordre concaténé de Hoo Hoo).

Les générations actuelles ont peu ou pas de connaissance de l’existence même et de l’importance de ces organisations, et trop de leurs publications, œuvres d’art, artefacts et bijoux disparaissent à la poubelle ou sont fondus pour leurs métaux précieux. Le CFCR est maintenant  un dépôt bienvenu et sécurisé pour les objets en voie de disparition rapide de l’histoire fraternelle américaine. 

Le CFCR est situé dans le nouveau centre de collections, d’enseignement, de recherche et d’exposition de l’université, situé dans le bâtiment historique McCalla sur le campus de Bloomington. Suite à une rénovation de 6 millions de dollars de cet ancien bâtiment d’école primaire, le Centre permet désormais une installation sécurisée et climatisée pour les collections, ainsi que sept galeries d’exposition, des zones de réunion et un département de numérisation et de préservation des médias à la pointe de la technologie, le tout sous un même toit.

23/04/22 : Conférence-débat sur l’accueil des migrants au GODF

De notre confrère nrpyrenees.fr

La Grand Orient organise une conférence-débat sur l’accueil des migrants, ce samedi 23 avril, à 16 heures, au centre Albert-Camus de Séméac.

Du camp de Gurs aux camps de migrants : exil, asile, hospitalité, voilà le thème de la conférence-débat organisée par la Loge « La propagation de la vraie lumière » appartenant au Grand Orient de France, ce samedi 23 avril, à 16 heures, au centre Albert-Camus de Séméac.

Le thème de la conférence, d’actualité avec le conflit russo-ukrainien – était choisi depuis longtemps car « la problématique des migrants ne date pas de l’accueil des réfugiés ukrainiens. .. C’est un thème universel qui permet de s’interroger sur la notion d’asile, d’hospitalité, au-delà des vicissitudes d’une guerre. Ce thème est d’actualité mais intemporel et il interroge notre humanité », explique le président de la loge. Il ajoute que le Grand Orient de France ne travaille pas sur l’actualité immédiate.

Parmi les intervenants participant à la conférence, deux historiens locaux. José Cubéro évoquera les vagues de migrants successives depuis un siècle et demi. Thomas Ferrer, qui vient de publier, sur le même sujet, « Un long siècle d’exils » parlera, pour sa part, du changement de la politique d’asile en France à partir des années 80.

Il y aura également des témoignages d’acteurs de migrants et des demandeurs d’asile. Parmi eux, Jean-Luc Planet, président de la CIMADE 65, traitera de la question de la rétention. Un membre du PRADHA présentera comment l’accueil des demandeurs d’asile s’effectue à Séméac dans un ancien hôtel. Un autre intervenant parlera du centre d’accueil des demandeurs d’asile de Lannemezan.

Dominique Baloup, grand maître adjoint du Grand Orient de France conclura les débats qui seront animés par Alexis Lacroix, journaliste à France-Culture.

29/04/22 : Conférence publique à Sarlat du Grand Maître National Amande PICHEGRU

Ce vendredi 29 avril 2022 à 19h30, à l’occasion des 50 ans de la loge “Uranie” de Sarlat dans la Périgord, Amande PICHEGRU, Grand Maître National de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN tiendra une conférence publique sur le thème “La franc-maçonnerie du DROIT HUMAIN – Voyages en mixitéS”

Entrée libre et gratuite

30/04/22 : Rencontres de l’Académie Maçonnique Provence – Alchimie et Hermétisme

Saint Jean d’Écosse est heureuse de vous inviter au château Saint-Antoine à Marseille.

S’agissant d’une conférence à caractère maçonnique, elle est réservée aux Frères et aux Sœurs de toutes Obédiences, à condition de posséder le grade de Maître.

Le samedi 30 avril 2022, de 9h30 à 17h, les VIIes rencontres de l’Académie Maçonnique Provence dont le thème sera « Alchimie et Hermétisme ». Les conférences sont ouvertes aux Frères et Sœurs Maîtres de toutes Obédiences.

Les conférenciers sont :

Françoise Bonardel, Agrégée de Philosophie, Docteur d’État ès Lettres et Sciences, Professeur de philosophie des religions à la Sorbonne de 1990 à 2010 : « Un trépied fondateur : Hermétisme, Gnose et Alchimie » ;

André Ughetto, GLDF, ancien Professeur agrégé de lettres modernes, poète, réalisateur de cinéma : projection de son court métrage (55′) réalisé en 1984 et échanges « Mutus Liber, Tableaux pour Nicolas Flamel » ;

Jean-François Blondel, GLNF, Historien, spécialiste du Compagnonnage, auteur : « Alchimie des Cathédrales » ;

Alain Mucchielli, GODF, Ancien médecin spécialiste, Docteur d’État ès Sciences (Chimie-Biologie), expert du Rite Français, auteur : « Parcours maçonnique, parcours alchimique ».

Réservation : plus de renseignements https://bit.ly/3JOGa4H

Adhésion annuelle et inscription aux VIIes Rencontres du samedi 30 avril 2022 ; Réservation du repas ; Inscription aux VIIes Rencontres sans adhésion à l’Académie Maçonnique Provence ; Participation aux frais divers, etc.

Infos pratiques

Le château Saint-Antoine https://chateausaintantoine.fr/ – 10 Bd Jules Sebastianelli, 13011 Marseille/L’Académie Maçonnique Provence  https://collegemaconnique.fr/academie-provence/

Crée en 1792 le château Saint-Antoine est une grande bastide du 11e arrondissement de Marseille inspirée des palais italiens. La demeure, évoquée dans « Le Château de ma mère » de Marcel Pagnol est la mémoire de l’héroïque commandant de Robien, l’un des propriétaires en 1907.

Les Francs-Maçons sauveurs du château Saint-Antoine

Quasiment à l’abandon et en ruines le château de Saint-Antoine doit son renouveau aux Francs-Maçons de la GLDF. À l’étroit dans leur temple boulevard Rabatau, a proposé un projet de temple maçonnique sur les 2000 m² du bâtiment sur un domaine de 13 000 m² permettant d’accueillir 8 temples, soit 80 Loges. En novembre 2016 la première pierre de ce projet de 7 millions d’euros a été posée annonçant le renouveau de Saint-Antoine https://bit.ly/3uP4jDP

Source : Newsletter des Rencontres de l’Académie Maçonnique Provence du 17 avril 2022

23/05/22 : Le dîner-débat de D&DF sur « Complotisme : défi contre la Démocratie »

Le lundi 23 mai 2022 à 19h30, au Restaurant du Sénat Dialogue et Démocratie Française (D&DF) vous invite à entendre M. Christophe Bourseiller, historien, journaliste et Président de L’Observatoire des extrémismes et des signes émergents.

Christophe Bourseiller

À partir de son dernier ouvrage : « Le complotisme-Anatomie d’une religion » (Les éditions du Cerf, 2022), il nous rappellera la généalogie, les grands acteurs, et comment se développe la théorie du complot. Quels sont ses mécanismes et hélas ses succès.

Dialogue et Démocratie Française (D&DF) est une association française essentiellement constituée de francs-maçons, frères et sœurs de toutes obédiences et de tous grades (ce qui la différencie des fraternelles). Se réunissant dans le monde profane, cette association n’est pas une obédience de plus.

Elle est une sorte de carrefour fraternel entre toutes les obédiences françaises, a priori sans exception, et de quelques profanes dont l’engagement humaniste les porte à côtoyer des francs-maçons dans le cadre de leur engagement dans la cité.

Infos pratiques : Restaurant du Sénat, 15 ter rue de Vaugirard – 75006 Paris

Se munir obligatoirement d’une pièce d’identité – L’accueil ne sera plus autorisé après 19h15

La santé au cœur du processus initiatique !

Si l’initiation a un sens, c’est de proposer, à un-e profane, une voie et une méthode pour donner un sens à sa vie.

La loge maçonnique est le lieu idéal pour permettre cette rencontre.

Nous n’avons rien à exiger du ou de la profane ; la seule question concerne notre capacité à accompagner cette rencontre.

Dans une approche maçonnique classique, il est question de rassembler « les hautes valeurs morales qui sans elle se seraient ignorées » ; l’expérience montre que les profanes sont des êtres humains de toutes origines, qu’ils ne sont pas forcément Bac+10, et que pour autant, leur démarche nous honore !

De la même manière, un ou une profane n’est pas forcément un héros ou  une super woman même si il ou elle peut le devenir !

Dans une approche maçonnique classique, c’est tout juste si on n’exige pas un certificat de bonne santé ; les handicapés ont été très longtemps éloignés des loges.

Notre approche c’est de vanter la recherche de la perfection et de considérer que pour cela l’égalité prévaut.

Qu’importent les bourgeois, les aristos, les professions libérales ou les professeurs d’Université ! La franc-maçonnerie s’adresse à tout le monde et l’important c’est de désirer la rencontrer.

Chacun sait que les titres sont surtout honorifiques et créent des barrières sociales ; la vie en loge pourrait être destinée à lever ces cloisonnements pour permettre de vraies rencontres en fraternité.

Permettre au peuple d’adhérer à la franc-maçonnerie sera une belle nouveauté. Nous sommes persuadés que cela sera possible pour peu que l’on respecte une méthode maçonnique rénovée.

Autant le regard philosophique sur la médecine et la santé a donné lieu à de nombreuses réflexions, autant l’inverse semble un champ en jachère.

Que cela soit en Philosophie, dans les réflexions ésotériques ou en Franc-Maçonnerie, le regard médical semble dans le meilleur des cas au second plan et bien souvent absent.

Et pourtant, le regard médical a l’originalité de partir des réalités et non pas d’une « je ne sais quelle » hypothétique proclamation.

Dans une démarche maçonnique classique, c’est tout juste si on n’exige pas des profanes d’avoir toutes les qualités maçonniques. Le résultat, c’est la création de clans dans les loges.

Dans ces conditions l’apprentissage, la formation, la progression perdent leur justification ; dans le meilleur des cas, il s’agit pour le ou la profane d’acquérir des codes qui lui permettra de singer les « anciens ».

Accepter avec humilité une candidature profane à l’état de « pierre brute » est un nécessaire préalable pour envisager une réelle progressivité dans l’acquisition du « savoir être » de l’initié-e !

Cela sous-entend que le collège des officier-e-s ait une cohérence et partage la volonté d’être capable d’assumer ce que l’on pourrait appeler la « voie de la libération » !

De la même manière que l’on peut aider un patient addict à se libérer de sa funeste addiction, de la même on peut aider un profane à se débarrasser de toutes les contraintes qui entravent son épanouissement personnel.

Tout cela pour quoi ?

Pour permettre à l’initié de partager la création qu’il peut faire dans le domaine du Beau, du Juste et du Bon.

Ces trois valeurs platoniciennes nous semblent encore d’actualité pour une franc-maçonnerie du XXIème siècle.

Se libérer pour faire du partage du Bon, du Beau et du Juste une réalité n’est-ce pas une authentique demande qu’exprime le ou la profane ?

N’est-ce pas aussi l’espoir que partage la majorité des francs-maçon-ne-s ?

Malheureusement aujourd’hui, tout cela semble impossible du fait des cloisonnements qui interdisent les échanges authentiques.

C’est aussi grâce à l’approche médicale de la franc-maçonnerie que l’on se rend compte de l’absurdité de certains aphorismes qui circulent dans les loges :

  • « Il y aurait un corps et un esprit » : Corps et esprit ne font qu’un ; séparer l’esprit du corps est une aberration sémantique.
  • « L’être humain est fort à condition qu’il le veuille » :  par essence les êtres humains sont fragiles et vulnérables ; leur premier besoin c’est d’apprendre à se protéger.
  • « Vivre c’est se faire plaisir en fraternité » :  « On boit, on fume et on mange, et surtout venez pas nous gonfler avec votre moralité de quatre sous ! » et puis un jour on se retrouve précocement dans un fauteuil roulant !

L’initiation est une exigence ; cela suppose une rigueur dans la réflexion cognitive !

Le déni du corps et la croyance dans un esprit ayant une toute puissance autonome, dans ce XXIème siècle où on pourrait penser que la connaissance est une préoccupation des francs-maçons, s’explique par l’incapacité que nous avons à sortir de lieux communs concernant la démarche initiatique.

Sous prétexte de fidélité à des rituels écrits au XVIIIème siècle, on en est resté à une pensée réductrice.

Neuf symboles qui ont dans leurs contenus une référence à la santé, mériteraient d’être valorisés :

  • Le crâne symbole d’une renaissance possible,
  • La canne ou le bâton qu’on retrouve dans le caducée nous renvoie vers Hermès,
  • Les gants, symboles de protection et de purification,
  • Le delta lumineux, qui renvoie à l’œil d’Horus symbole de bonne santé,
  • Le soleil, symbole de plénitude dont les effets bénéfiques pour la santé ne manquent pas,
  • La lune, symbole ambivalent qui évoque la fécondité,
  • La main qui guérit,
  • La corde qui évoque le serpent également présent dans le caducée.

Vers un nouveau paradigme maçonnique

Dans une approche classique de la franc-maçonnerie, les objectifs affichés sont divers :

  • Acquérir une certaine sagesse,
  • Changer le monde en promouvant la laïcité,
  • Redécouvrir le mysticisme,
  • Faire la charité.
  • Obtenir une réussite sociale grâce à un réseau d’ami-e-s.
  • Retrouver une grandeur passée.

Cette variété de contenus témoigne d’une certaine insatisfaction.

Ne pourrait-on pas comprendre qu’un autre paradigme puisse exister ?

Faire de la démarche maçonnique une voie vers la Libération !

Alors que la plupart des mouvements de pensée ont tendance à embrigader leurs membres, la loge maçonnique moderne pourrait être, avec un rituel reformulé, un outil de libération individuelle accessible à tous.

Que ce soit pour des hommes ou pour des femmes, le concept de libération renvoie à toutes ces entraves qui empêchent une pensée libre dans une société libre, capable de susciter le Bon, le Juste et le Beau.

Les livres et le sens de notre travail

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Mes Très Chères Sœurs, Mes Très Chers Frères,

Je n’ai jamais eu l’intention de consacrer cet édito – qui tombe à l’entre-deux tours de la présidentielle – à la nécessité de défendre une conception libérale de nos institutions, en rappelant que chaque initié(e) s’est engagé(e) à respecter  l’autre à l’égal de soi-même. À quoi bon faire la leçon à celle ou à celui que sa passion aveugle et qui n’est pas en mesure, selon le mot de Disraeli, de « voter comme un gentleman » (à son époque, les ladies ne votaient pas), c’est-à-dire non plus pour ses convictions mais dans l’intérêt supérieur du pays ?

Non, je m’en tiendrai aujourd’hui au franc-maçon que je fus toujours, cherchant des paroles vivantes qui s’enracinent dans mon cœur et qui m’enrichissent et ce, jusque dans des livres éclairants. Irène Mainguy, dans la conférence qu’elle a donnée à l’Académie maçonnique, ce 16 avril, sur le thème : « Les Francs-Maçons et leur rapport à l’écrit », a cité Marcel Proust, qui n’était évidemment pas Maçon, pour ses propos puissamment évocateurs :

«  La lecture est au seuil de la vie spirituelle ; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas »

ET, DANS LA MÊME VEINE :

« Tant que la lecture est pour nous l’incitatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire. Il devient dangereux au contraire quand, au lieu de nous éveiller à la vie personnelle de l’esprit, la lecture tend à se substituer à elle, quand la vérité ne nous apparaît plus comme un idéal que nous ne pouvons réaliser que par le progrès intime de notre pensée et par l’effort de notre cœur, mais comme une chose matérielle, déposée entre les feuillets des livres comme un miel tout préparé par les autres et que nous n’avons qu’à prendre la peine d’atteindre sur les rayons des bibliothèques et de déguster ensuite passivement dans un parfait repos de corps et d’esprit[1]. »

La littérature ne vaut que si nous y frottons notre être. Tout le monde le ferait si c’était sans effort. Loin de toute facilité, quand nous rédigeons nos planches, ayons conscience que c’est dans le creuset de la pensée que se forgent vaillamment notre liberté et le sens de notre travail !


[1] Préface trop oubliée de Marcel Proust à la traduction qu’il a donnée, au Mercure de France, en 1906, de Sésame et les Lys de l’écrivain, poète, peintre et critique d’art britannique John Ruskin (Sesame and Lilies, 1865). Ce texte qui, plus que de présenter l’ouvrage, développe des idées générales, a paru isolément sous le titre : Sur la lecture, et plusieurs éditions en sont disponibles sous forme imprimée ou numérique. On se doit ici de signaler qu’en fait, le « petit jaunet », comme l’appelait sa mère dans son enfance, qui l’affublait aussi, dans sa correspondance, du surnom de « pauvre loup », bénéficia grandement, lui qui était médiocre angliciste, du concours précieux de celle-ci, née Jeanne Weil, issue d’une famille juive venue d’Allemagne, fine polyglotte qui tenait sa fortune de son propre père, agent de change.

L’illustration de cet article rappelle que Marcel Proust avait accompli sa scolarité au lycée Condorcet, de sa classe de cinquième à celle de philosophie, c.-à-d. de 1882 à 1889, soit un peu plus d’une décennie seulement avant l’époque du tableau. Il existe, d’ailleurs, une photo de classe qui le représente parmi ses camarades de seconde, en 1886-1887 (http://expositions.bnf.fr/proust/grand/36.htm), classe qu’il aura redoublée en raison de ses longues crises d’asthme. Un autre cliché le montre en classe de rhétorique avec son professeur Alphonse Darlu, qui l’aura fortement marqué par sa méthode socratique, libérale et active, une nouveauté révolutionnaire en ce temps-là (https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Proust_Condorcet_1888-1889.jpg). Plus largement, on se reportera avec profit à la page de l’épisode des Nuits de France Culture, en date du samedi 21 novembre 2015, consacré à « Proust écolier », pour accéder, en baladodiffusion (podcasting), à l’émission considérée de Philippe Garbit : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-nuits-de-france-culture/marcel-proust-ecolier-dans-l-emission-heure-de-culture-francaise-du-temps-qu-ils-etaient-ecoliers-1962-2150530.  

22/04/22 : Ethique et guerre cognitive (monde augmenté, manipulation augmentée)

Tenue Blanche Fermée le 22 avril 2022 à 20h Temple Groussier rue Cadet – Paris

Thème : Ethique et guerre cognitive : monde augmenté, manipulation augmentée

Loge organisatrice : R∴L∴ Le Cèdre à l’Or∴ de Beyrouth

Intervenant : Général Patrick BEZOMBES
– Ingénieur Général de l’Armement (2S) à la retraite
– Président de la commission de normalisation IA AFNOR
– Vice-président du comité de normalisation européen (JTC 21) sur l’IA
– Co-président de l’atelier de travail Européen sur la souveraineté numérique
– Coordinateur national sur la normalisation de l’IA

Patrick Bezombes a été de 2016 à 2019 directeur adjoint du centre de doctrine des Armées (CICDE) auprès de l’Etat-Major des Armées. Il a notamment rédigé la doctrine des Armées en matière d’IA et de robotisation dans les armées et notamment les armes dites « autonomes ». C’est dans ce cadre qu’il est intervenu à l’ONU en tant qu’expert français à la commission de désarmement et qu’il a investi le
champ de l’éthique où il a accompagné l’organisation d’une réflexion éthique de niveau ministériel sur les nouvelles technologies. Il est à l’origine de la création du comité d’éthique de défense.

Patrick Bezombes est depuis 2019 impliqué au niveau national, européen et international, sur le thème de l’intelligence artificielle. Ce sujet génère des débats sociétaux majeurs qu’il convient d’accompagner avec une réflexion de niveau stratégique.

Il est président du Comité de Normalisation en Intelligence Artificielle (AFNOR) qui définit la position de la France en la matière dans les instances européennes et internationales Il est également vice-président du JTC 21 qui est le comité de normalisation européen en charge de l’IA. A ce titre, il travaille avec la commission européenne pour développer une régulation européenne sur l’Intelligence Artificielle.

Patrick Bezombes est également à l’origine de nombreuses initiatives normatives, notamment sur la souveraineté numérique et sur la manipulation subliminale dans le cyberespace

Côte d’Ivoire : Investiture du Grand Maître Sylvère Koyo, successeur d’Hamed Bakayoko

De notre confrère ivoirien ivoiresoir.net – Par Tristan Sahi

Le 23 avril prochain, à Abidjan, l’avocat franco-ivoirien succédera à Hamed Bakayoko à la tête de la Grande Loge de Côte d’Ivoire, mettant ainsi fin à une bataille fratricide ouverte après le décès de l’ancien Premier ministre.

Successeur par intérim de Hamed Bakayoko, le Grand Maître de la Grande Loge de Côte d’Ivoire (GLCI), décédé le 10 mars 2021, l’avocat franco-ivoirien Sylvère Koyo s’apprête à prendre officiellement les rênes de la GLCI, Institution maçonnique la plus influente de Côte d’Ivoire.

Cette discrète cérémonie de prestation de serment se tiendra en présence du Très Respectable Frère Jean-Pierre Rollet, Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française (GLNF), « Loge Mère » de plusieurs obédiences africaines. Des délégations venues du Togo, du Congo, du Bénin et de Guinée sont également attendues.

Une cérémonie qui se tiendra dans le temple de la GLCI, située dans le quartier résidentiel de Zone 4, à Marcory, dans le sud d’Abidjan. Dans la soirée, les Frères de lumière dîneront au Sofitel Ivoire d’Abidjan, avec leurs épouses.

Ancien Grand maître de la Province du sud-est, il avait été promu en 2017 Député Grand Maître (soit le numéro deux de la GLCI), après le décès de Pomelie Coffie, feu époux de la ministre de la Santé d’alors Mme Raymonde Goudou Coffie, en novembre 2016. Il s’est ainsi tissé un important réseau, sur lequel il s’appuie dans le cadre de ses nouvelles fonctions.

 La GLCI, fondée à la fin des années 80 par des commerçants et des hommes d’affaires, compte pas moins de quarante loges et est désormais l’Institution maçonnique la plus importante du pays. Parmi ses 2000 membres, nous trouvons des ministres influents, des magistrats, des hommes d’affaires ou encore des officiers généraux, comme des anonymes.

20/04/22 : « L’Art des Bâtisseurs », art sacré en Occitanie…

La Respectable Loge « Les Bâtisseurs Occitans » N° 1070, Loge Provinciale de Recherche de notre Province d’Occitanie,

vous convie à sa 83e conférence le mercredi 20 avril 2022, à compter de 19h45 en son Grand Temple sis à Toulouse, 32/34, rue Gabriel Péri.

L’humaniste André Hirtz, guide conférencier, vous parlera de « L’Art des Bâtisseurs » et vous présentera les différentes étapes dans la construction d’une cathédrale.

André Hirtz

L’équerre, le compas et la corde à nœuds sont les principaux instruments pour tracer le plan et pour reporter les justes proportions comme le faisaient les bâtisseurs d’antan. Vous ne regarderez plus jamais une église comme avant !

Cette conférence portera sur la basilique Saint-Sernin qui est le plus important édifice religieux catholique de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Basilique Saint-Sernin de Toulouse

Ce joyau architectural est inscrit au patrimoine par l’Unesco et accueille depuis des siècles les pèlerins en route pour Saint-Jacques de Compostelle.

L’un des symboles de Toulouse, cette basilique de brique et de pierre en impose. Majestueuse, lumineuse, elle a été élevée entre le XIe et le XIVe siècle en l’honneur de saint Saturnin (ou Sernin), premier évêque de la ville. Étape importante du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle invite au recueillement et ses vastes proportions sont propices à la déambulation parmi les nombreux reliquaires.

la nef

Une nef de 21 mètres de haut dont la voûte en berceau repose sur des chapiteaux richement sculptés mène vers le chœur et son baldaquin de bois doré et de marbre. Dans les transepts richement décorés, on découvre des fresques médiévales émouvantes.

On peut également accéder aux cryptes où il est notamment possible d’admirer le reliquaire émaillé de la Vraie-Croix, en forme de sarcophage (Source : https://bit.ly/3vnJLkZ).

Par ailleurs, nous pouvons y admirer le reliquaire de la Sainte Épine. La basilique possédant depuis 1251 une épine prélevée sur la Sainte Couronne grâce au don d’Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis. Elle est conservée dans un reliquaire en bois puis placée au XVIe siècle dans un tube en cristal. Cette ampoule en or et en cristal est conservée depuis 1818 dans un reliquaire de la Sainte Épine en argent (petit temple, encadré par deux anges adolescents portant la lance et l’éponge, réalisé par l’orfèvrerie toulousain Samson en 1765) enfermé lui-même dans un second reliquaire octogonal en cuivre doré, travail de l’atelier d’orfèvre de Placide Poussielgue-Rusand en 1880.

Blason de l’Occitanie