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« Franc-maçon, ça aide à trouver du boulot ? » : Alain Bauer répond à la question

Dans l’émission « On revient vers vous » diffusée sur Cadremploi.fr en mars 2010, David Abiker rencontrait une personnalité qui lui confiait ses souvenirs d’entretiens d’embauche. Alain Bauer, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, dévoilait la méthode de la franc-maçonnerie pour recruter. L’expert en sécurité révèlait aussi comment il avait été embauché par Nicolas Sarkozy, en moins de trois minutes pour prendre la tête d’une autorité indépendante.

Présentation d’Alain Bauer

Alain Bauer est un professeur de criminologie français, né le 8 mai 1962 dans le 13e arrondissement de Paris.

Professeur de criminologie appliquée au Conservatoire national des arts et métiers, à New York et Shanghai, auteur d’une trentaine d’ouvrages sur la franc-maçonnerie et d’une quarantaine sur la criminalité, il a été conseiller de Michel Rocard et était consulté par le président de la République française Nicolas Sarkozy et par Manuel Valls sur les questions de sécurité et de terrorisme, après avoir été dans la même situation auprès du ministre de l’Intérieur (et de ses prédécesseurs depuis Jean-Pierre Chevènement). Certains sociologues et juristes ont critiqué ses travaux sur le sujet, contestant leur validité scientifique.

Il a également été Grand Maître du Grand Orient de France de 2000 à 2003.

Fils de Georges Bauer et de Monique Ejzenberg, Alain Bauer est un descendant de familles juives ayant fui les pogroms d’Europe de l’Est. Il passe sa jeunesse à Paris. À l’âge de 15 ans, il rejoint le parti socialiste.

Il obtient son baccalauréat en suivant les cours des lycées Simone Weil et Arago, devenant aussi par ailleurs franc-maçon du Grand Orient de France à cette même période.

En 1980, il se lie d’amitié avec Manuel Valls (Il est le parrain de son deuxième fils), et Stéphane Fouks qu’il rencontre à Tolbiac et partage avec eux un engagement politique en faveur de Michel Rocard.

Après une formation de science politique (DESS de politique publique et gestion des organisations), Alain Bauer est enseignant vacataire à l’Institut d’Études Politiques de Paris puis à l’Institut de Criminologie. Il enseigne auprès des universités de Paris I, et Paris V. Il dispense également des cours à l’étranger (John Jay College of Criminal Justice de New York, université de la police de Pékin, Institut International de l’anti-terrorisme à Herzliya en Israël) et a été membre du conseil d’administration de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) jusqu’à fin 2009.

Alain Bauer est, depuis 2013, membre du comité scientifique de la Revue française de criminologie et de droit pénal. Il est également éditeur de l’International Journal of Criminology depuis 2014.

En mars 2009, à la suite d’un décret du président Nicolas Sarkozy créant la première chaire de criminologie appliquée en France, il en devient le premier professeur titulaire après élection par ses pairs au Conservatoire National des Arts et Métiers. La nomination d’Alain Bauer à la chaire de criminologie du Conservatoire National des Arts et Métiers suscite des critiques émanant de personnels du CNAM, de plusieurs universitaires français et de médias.

Sur le même thème, à la suite de cette nomination, une tribune publiée dans Le Monde remet fondamentalement en question le travail d’Alain Bauer dans le domaine de la criminologie. Michel Lallement, sociologue du travail au CNAM, Christine Lazerges, juriste à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Philip Milburn, sociologue à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines affirment ainsi : « Les publications signées par M. Bauer sont contestées par tous les spécialistes reconnus, psychiatres, psychologues, juristes et sociologues de la déviance et des questions pénales. La liste des critiques est saisissante. » Ils étayent leur affirmation en établissant une liste d’erreurs méthodologiques.

Alain Bauer répond le même jour dans ce journal et sur son site web13 que ces attaques personnelles sont pour lui basées sur des motifs « plus militants et politiques que scientifiques ».

Il soutient sa thèse de doctorat en droit : Crime et criminologie : une archéologie juridique, politique et sociale, sous la direction de Christian Vallar, le 14 décembre 2016 à l’université Côte d’Azur.

Missions officielles
Il a été membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme entre 2000 et 2003, et de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (la Halde), de 2005 à 2007. Il a été nommé en 2003 président du conseil d’orientation de l’Observatoire national de la délinquance par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et, depuis 2007, de la Commission nationale de la vidéo-surveillance.

Conseiller de la police de New York, de la Sûreté du Québec et du Los Angeles Sheriff Department, il a également été cité en qualité d’expert étranger par la commission chargée d’une étude sur le terrorisme interne aux États-Unis en août 2007.

Nommé président de la commission sur le contrôle des fichiers de police, il a publié deux rapports sur le sujet en 2006 et 2008. Il a également été rapporteur du groupe de travail sur la police de sécurité quotidienne, proposant une organisation plus cohérente des services sur le territoire national.

Le président de la République Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon lui ont demandé de diriger une mission pour le rapprochement des instituts de formation, de recherche et d’analyse des questions de sécurité et stratégiques en août 2007. En cette qualité, il a prôné, avec Michel Rocard, la présidentialisation des questions de sécurité en soutenant la création d’un Conseil national de sécurité, sur un modèle différent de celui des États-Unis. Par ailleurs, il a dirigé le groupe de pilotage chargé de la fusion IHEDN/CHEAR et INHES/IERSE25 et de la création d’un Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégiques le 17 novembre 2009, chargé de mutualiser les crédits de recherche et de les réorienter sur l’université (et non plus sur les organismes privés tels que l’IFRI). Il préside le CSFRS depuis janvier 2010. Il est chargé en avril 2011 avec le Préfet de Police Michel Gaudin, de la rédaction du Livre Blanc de la Sécurité Publique.

Alain Bauer est membre laïc du conseil de direction de l’Institut européen en sciences des religions.

Il est nommé, par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, membre du collège du Conseil national des activités privées de sécurité, organisme public placé sous la tutelle du ministre de l’Intérieur, dont il est élu président en janvier 2012. Il est réélu en 2015. son mandat expire fin 2017, peu avant la publication par la Cour des comptes d’un rapport sévère avec le CNAPS. La Cour s’inquiète que plus de neuf demandes sur dix d’exercer soient satisfaites, doute de la fiabilité des enquêtes administratives préalables et déplore la faible assiduité de certains de ses dirigeants et plusieurs cas de conflits d’intérêts. Elle regrette que moins du tiers des sanctions financières infligées entre 2012 et 2016 aient été recouvrées et que les signalements au parquet demeurent quasi nuls même pour des faits graves, ce qui laisse le secteur de la sécurité dans une situation anarchique.

Il démissionne de la présidence du conseil d’orientation de l’ONDRP et du groupe de contrôle des fichiers de police et de gendarmerie en 2012.

Ouvriers d’Hiram Abiff. Pythagore et la franc-maçonnerie (V)

De notre confrère du Venezuela elnacional.com

Pour conclure ce cycle d’articles sur Pythagore et son merveilleux héritage, en particulier son application dans l’Institution maçonnique d’Auguste, du point de vue symbolique, il est important de préciser au monde « profane », que toute connaissance maçonnique vient de ses symboles et non des livres. Les livres sur la franc-maçonnerie et même les thèmes initiatiques sont écrits par des maçons et des non-maçons, avec beaucoup de compréhension dans l’initiatique, cela ne sert que de lignes directrices, pour enquêter et méditer, et dans ce dernier, c’est là que la vraie connaissance et la sagesse.

Sage est celui qui connaît et maîtrise de nombreux sujets de toute nature. La « sagesse » est la compréhension d’une connaissance profonde, en quelques mots c’est la « conscience ouverte« . Sur le chemin initiatique, ce n’est pas celui qui sait le plus, c’est celui qui comprend le plus, lorsque vous comprenez une connaissance pure.

Il est impressionnant de voir comment les pythagoriciens, suivant les traces de leur maître, ont sacralisé les mathématiques et la géométrie, car à cette époque les mathématiques n’étaient pas étudiées comme aujourd’hui : où, un plus un font deux et deux plus un font trois et trois plus un font quatre, etc. Les nombres et les figures géométriques étaient liés au Créateur et à l’Univers. L’être humain n’a pas inventé les mathématiques, il les a seulement découvertes et a compris les secrets de la Création. 

Pythagore était un grand philosophe, mathématicien et initié. Les mathématiques d’un point de vue spirituel avaient une signification générique dans la Création du Cosmos, et la même dans la musique. Pythagore disait : « Tout s’est fait selon le nombre ». Platon a également fait référence à ce point: « Tout a été fait selon le nombre, le poids et la mesure. » Derrière le nombre, il y a beaucoup de connaissances ésotériques et philosophiques. 

Le un nous sert à compter les unités d’objets, pour Pythagore le un est le commencement de tout, donc il représente le « Un« , la « Monade« , l’Unité Absolue, Le Créateur. Du « Un » surgit le « Deux« , la Dyade, la « Dualité » (le bon – le mauvais, le beau – le laid etc.), surgit aussi le « Trois« , l’équilibre, la « Triade« , ils relient le Père avec le Fils et l’Esprit, le trois est un nombre sacré; en franc-maçonnerie, il est représenté par Trois Points. C’est le nombre parfait, le nombre céleste : il représente la continuité et la perfection du fini. Le « Quatre« , est la manifestation du « Un« , représente la matière dans ses quatre éléments qui composent l’Univers, un autre nombre sacré pour les écoles pythagoriciennes et initiatiques. Le « tetraktys« , figure triangulaire qui contient les quatre nombres : un plus deux, plus trois et plus quatre, est égal à « Dix« , et Un plus Zéro, est égal à : « Un », la Monade. C’est le nombre parfait, il symbolise la Création et la clé de toute doctrine. La lettre « Yod » en hébreu, dixième lettre de l’alphabet, la valeur est dix, première lettre du nom de Dieu, avant qu’il soit interdit aux ivrognes de la prononcer : c’est le début de tout qui contient tout. L’Univers grâce au nombre et l’Univers, vu du point de vue ésotérique, de notre intérieur.

L’ésotérisme cherche à comprendre l’être humain et l’univers à travers leurs causes internes, tandis que l’ésotérisme cherche les causes et les effets à l’extérieur, et pour comprendre ce point dans l' »ésotérisme« , il faut être Initié sur le chemin Initiatique, pour le voir profondément. Le Tout a créé l’Univers par la forme et le nombre, et la géométrie nous fait comprendre comment l’énergie s’organise pour donner forme à tout. Le Tout est la plus haute vibration d’énergie, et il l’a déployée autour d’elle-même en mouvement, et la « Sphère » s’est formée, c’est la première action créatrice du « Tout ». L’énergie expansive et masculine qui lui permet de se projeter, elle requiert l’énergie féminine réceptive pour donner forme à l’espace qui peut engendrer la vie. Dans la Création, le Tout formait jusqu’à sept sphères, six jours de Création : dans la sixième sphère, il symbolise les six jours de Création. La septième sphère, symbolise le septième jour, donne naissance à la soi-disant « graine de vie« , où résident l’essence et la totalité, sept symbolise la perfection divine. Sept est considéré comme un nombre magique, il est composé de trois (la perfection) et de quatre (la terre et ses quatre éléments), il représente l’univers en mouvement comme le Microcosme. 

Après le cycle des sept sphères, l’Esprit Universel se dilate avec plus de sphères qui partent de l’intersection de chacune et forment ainsi « l’Œuf de Vie« , à partir duquel les deux premiers solides platoniques sont formés : le Tétraèdre et l’Exaèdre. 

« Écoute, et tu seras sage. Le commencement de la Sagesse est le silence » (Pythagore).

17/09/22 : Conférence maçonnique dans les Balkans à Sofia

HUMANISME : « L’humain, au centre du cercle de la pensée maçonnique », une conférence.

Pour la première fois à Sofia (Bulgarie) une conférence exceptionnelle au Grand Hôtel Sofia sera organisée le samedi 17 septembre 2022, à 14h00. Elle sera suivie d’une soirée de Gala à 20h00.

Cet évènement est organisé par Stéphane Bañuls, Vice-Président Trésorier du CLIPSAS.

Les invités sont :

François Padovani et Stéphane Banuls
  • François PADOVANI – Past Président du CLIPSAS,
  • Renato GIURCA – Past Grand Maitre de la GLISRU, la Grande Loge Universelle de Bulgarie,
  • La Grande Loge Féminine de Bulgarie,
  • Et bien d’autres…

Le 17 septembre à 14h00 : Prise de parole par l’organisateur Stéphane BAÑULS, effectuant le préambule de cette manifestation, suivi par François PADOVANI, qui nous exposera sa planche d’introduction :

« Être Franc-Maçonne, être Franc-Maçon au XXIè siècle »

Ensuite les conférenciers liront leurs planches sur le thème de l’évènement :

« L’humain, au centre de la pensée maçonnique »

Pour rappel, Stéphane BAÑULS est Vice-Président Trésorier du CLIPSAS, Très Puissant Souverain Grand Commandeur du REEA, Past Grand Maître de la GLISRU.

Au programme de cette première conférence

Les récents événements tant sanitaires ont mobilisé toute l’énergie des organisateurs pour re-lancer la maçonnerie dans cette partie du monde que sont les Balkans. Stéphane BAÑULS a proposé la thématique « L’humain, au centre du cercle de la pensée maçonnique » pour ce premier évènement public à Sofia. Les principaux intervenants sont des frères et des sœurs reconnues en Franc-maçonnerie.

– Exposé d’ouverture par Stéphane BAÑULS

– Planche d’introduction par François PADOVANI

– Intervenants : Renato GIURCA, Lubov PANAYOTOVA, Ivailo GUROV, …

– GLMF, GLISRU, GLFB, GLUB, CLIPSAS, CHLOE INTERNATIONAL, …

En clôture de cet évènement, une soirée de Gala, et un peu de musique.

Rendez-vous est donné le samedi 17 septembre 2022

Inscription obligatoire (pour raison de sécurité) : http://sofia.clhoe.org

La conférence se tient au sein du Grand Hôtel Sofia, au cœur du centre-ville de Sofia (Bulgarie).

Infos pratiques : Pour réserver votre chambre https://bookings.grandhotelsofia.bg/97316?groupID=3541397#/guestsandrooms

La Franc-Maçonnerie à voix haute

Morceaux d’Architecture du Grand Orateur – Allocutions du Grand Maître

Jean-Pierre Servel

Scribe, 2018, 142 pages, 14 € :

Un ouvrage qui étanchera notre soif de lecture estivale en offrant des thèmes immémoriaux chers au cœur du Maçon.

Jean-Pierre Servel – image de la vidéo réalisée à l’occasion de l’exposition « La Franc-Maçonnerie » à la BnF du 12 avril au 24 juillet 2016

Jean-Pierre Servel a été Grand Maitre de la Grande Loge Nationale Française de 2013 à 2018. Grand Maître d’Honneur, éminent avocat pénaliste et ancien bâtonnier de Toulon, il est désormais président délégué du Hyères Football Club.

Dans cet ouvrage, il nous offre ces Morceaux d’Architectures prononcés, tout d’abord, en qualité de Grand Orateur, puis ces Allocutions, cette fois-ci en qualité de Chef de l’Ordre Maçonnique en France.

La préface de l’Assistant Grand Maître d’alors, le Frère Jean-François Variot, réalisée avec tout l’amour, la tendresse et la sagacité que nous lui connaissons, nous parle d’une rencontre. Non pas d’une rencontre fortuite mais d’une de ces rencontres qui marquent les hommes et les esprits.

Une rencontre avec un Frère qui sera « The right man at the right place ». Il s’agit d’une belle rencontre, avec une belle personne. D’une rencontre exceptionnelle !

Jean-Pierre Servel nous livre donc huit Morceaux d’Architecture en qualité de Grand Orateur. Des discours sur les vertus et les valeurs maçonniques (Fidélité, Honneur, Loi d’Amour, Liberté, Impératif d’Humanité, Installation, Ordre Initiatique et Loyauté) dont le contenu moral ne peut que fortifier les Frères dans leurs démarches. En décembre 2002, le Grand Orateur aborde « La Fidélité » et en 2009 « La Loyauté », en quelque sorte l’alpha et l’oméga des devoirs du Maçon.

Bijou Ancien Grand Maître – source SCRIBE

Puis vint le temps des « Allocutions du Grand Maître ». Si allocution signifie harangue, exhortation d’un chef à ses troupes, gardons en mémoire que l’acception religieuse du terme sont des propos doux et tendres.

Tel un chef d’orchestre, Jean-Pierre Servel a su fabriquer l’harmonie. Son premier Travail nous présente son « projet pour la Grande Loge ». Avec le retour de la paix et de la sérénité, « construire ensemble » est un objectif naturel. Des discours marquent intelligemment le Maçon avec des sujets riches qui traitent des trois piliers « Beauté, Force, Sagesse », du « Bonheur », de la « Confiance ». Après « L’Unité de la Grande Loge », c’est le thème de « L’Idéal de la Fraternité » qui achève le cycle des six discours. Si l’idéal n’a qu’une existence intellectuelle, Jean-Pierre Servel a su cependant nous en faire (com)prendre toute la mesure et la portée, de la création spontanée du lien de fraternel à la réalisation de l’idéal de fraternité. Une fraternité que notre Grand Maître souhaite « intacte et bien vivante ».

Paul Marc Joseph Chenavard (1807-1895). Allégorie du « Bonheur ». Plume et lavis sur papier. 1807-1895. Paris, musée Carnavalet, Histoire de Paris. Notons l’emploi des termes ordre, travail, famille

La lecture est un moyen de s’introduire dans un monde magique rempli de possibilités. Avec cet ouvrage, vous aurez la possibilité et le désir non seulement de vous enrichir, de réfléchir, de méditer même, mais surtout d’échanger avec votre Frère, votre voisin, vos amis car, comme Franc-Maçon, vous avez promis de porter parmi les autres hommes, les vertus dont vous avez juré de donner l’exemple.

Prenez du plaisir et lisez avec joie ce recueil de Travaux. Qu’il soit votre compagnon de route et qu’il éclaire vos pensées. Comme un guide. De vos paroles et de vos actions.

La fabuleuse histoire de l’épopée de Gilgamesh

Et dire que l’épopée de Gilgamesh aurait pu tomber dans l’oubli, recluse à jamais dans les archives du British Muséum! C’était sans compter sur l’audace, la pugnacité d’un homme qui comme le héros d’Uruk surpassa sa condition sociale et sa condition humaine. Récit de la mise en lumière du premier récit de l’humanité par George Smith. Et d’une Epopée qui continue son périple, comme si son caractère romanesque devait veiller sur le sommeil des hommes pour que jamais ils n’oublient leur premier berceau.

Comment l’épopée de Gilgamesh a bien failli ne jamais être traduite.

Londres 1840

Le jeune George Smith, issu de la classe moyenne de l’Angleterre victorienne est un doux rêveur. Mais rêver est presque anachronique en ce siècle austère gorgé d’ennui et les hivers londoniens s’étirent lentement dans la brume mêlée aux fumées des usines. Le Mythe de Sisyphe s’abat partout en Europe, la vie est rude. Et les cadences infernales lourdes comme l’enclume sabordent les plus grands rêves des idéalistes. Le travail à l’usine est le lot commun et la norme pour toutes les familles peu fortunées. George Smith est un élève brillant, pourtant il ne fera jamais d’études supérieures. Sa famille n’en n’a guère les moyens. La réalité souffre toujours du contingent de la nécessité. Le jeune George ne se plaint pas et s’estime heureux lorsqu’il trouve à quatorze ans une place comme apprenti imprimeur dans un atelier de gravure sur billets. C’est toujours mieux qu’une usine de biens manufacturés ou pire une usine d’armement! George est patient, minutieux et il a le soucis du détail, le sens de l’observation. Son patron est content de lui.

Il a surtout cette chance de travailler face au British Muséum. Pendant que ses collègues traquent le repos après le déjeuner dans la poussière de l’atelier, le jeune Smith caresse des yeux l’éternité dans les allées du musée et ses splendors veritatas. Son goût se porte sur la civilisation assyrienne. Le conservateur du musée le prend en amitié et lui fait part des dernières découvertes archéologiques. Et vante surtout celles des français dont la très célèbre expédition d’Egypte de Bonaparte. Le monde a les yeux tournés vers l’Egypte. Mais George préfère de loin les écritures cunéiformes et les tablettes exhumées par les britanniques en 1840, au cœur d’une cité encore mystérieuse aux abords de Mossoul en Irak. Sans le savoir, l’Angleterre dispose du premier récit de l’humanité au fond de ses archives. Et face à l’enthousiasme et l’insistance du jeune Smith, les instances du musée ne vont pas tarder à lui confier la traduction de l’épopée de Gilgamesh.

George Smith. Traducteur de la tablette XI de Gilgamesh

Le réveil de Gilgamesh après 4500 ans de sommeil dans la poussière

Comme pour les hiéroglyphes égyptiens, l’assyrien demande de partir de zéro et toutes les bonnes volontés sont à l’époque bienvenues. Pendant quelques années John Smith se forme à l’écriture cunéiforme. Devenu père de famille et tout en continuant son travail à l’imprimerie, il étudie, compare les jeux d’écriture souvent tard le soir. Un historien de renom, Henry Rawlinson le prend sous sa coupe. En 1866, Smith parvient à préciser une pièce fondamentale qui permet un pas de géant dans la connaissance de ces énigmatiques signes: la date de l’hommage rendu à Salmanazar II par le roi Jéhu du Royaume d’Israël. A compter de cette date, le destin de George Smith semble lié à l’archéologie et sa condition sociale s’en trouve amplement dépassée.

1872: Traduction de la tablette XI de l’épopée de Gilgamesh

Gilgamesh TABLETTE XI

En décembre 1872 peu de jours avant Noël , George Smith donne enfin lecture de sa traduction de la tablette XI de l’épopée de Gilgamesh. Le cœur battant, il présente ses années de labeur au premier ministre britannique et devant un parterre de personnalités publiques ébahies par la nature du texte:

Ils (les Dieux) ont établi la vie et la mort, mais le jour de la mort ils ne la révèlent pas

tablette XI de l’épopée de Gilgamesh signée par le grand scribe Sin-Leqi-Unninni

Smith enchaine sa traduction par le récit d’un déluge qui a des traits communs avec le déluge biblique. L’assemblée comprend que ce moment a le parfum exquis de la postérité historique. Et surtout, que l’histoire de l’humanité est consignée dans cette petite tablette d’argile. Dès lors, Smith est nommé assistant au département d’assyriologie et quitte définitivement la poussière de l’imprimerie au profit de la poussière des siècles du sol irakien et syrien. En 1876 il décédera de dysenterie lors d’une campagne de fouilles à Alep. Ses travaux ont marqué l’histoire de l’archéologie et tracé la voie à d’autres assyriologues .

Un grand récit se devait d’avoir sa Grande Histoire !

La folle histoire d’une tablette XI vieille de 3500 ans

En 1991, l’Irak ploie sous le tumulte et le chaos de la première guerre du golfe. Une tablette d’argile du premier récit de l’humanité s’offre alors une seconde épopée inattendue dans la clandestinité. Il s’agit d’une version assyrienne de la tablette XI que Smith a traduite dans le passé. La tablette est subtilisée dans le chaos de la guerre et quitte l’Irak par le biais de trafiquants d’œuvres d’art. Elle aurait été vendue à une mystérieux collectionneur britannique qui l’aurait à son tour revendue avec de faux papiers à un collectionneur américain en 2004 pour la modique somme de 50.000 euros.

Comment la tablette se retrouve au musée de la Bible à Washington

Dès 2005 la tablette volée de l’épopée de Gilgamesh se retrouve exposée au musée de la Bible de Washington. Peu d’informations circulent quant à son acquisition par le musée américain qui restera soucieux de préserver le mystère. Pour que la tablette retourne en Irak, le ministre des affaires étrangères saisit l’Unesco. Mais les pourparlers s’enlisent durant dix longues années. La tablette a été restituée à l’Irak il y’a quelques mois. Un moment historique pour la culture irakienne qui n’en finit pas de voir son territoire violé et son patrimoine pillé, quand il n’est pas tout simplement détruit par des barbares.

A lire, l’indispensable traduction de Jean Bottero de l’épopée de Gilgamesh

C’est l’âme de l’archaïque population de nos plus vieux parents discernables au loin, qui nous est, de la sorte, entrouverte par la lecture de ce chef-d’œuvre immortel, ruine superbe et opulente.

l’épopée de Gilgamesh. Jean Bottero

Il y a 80 ans, la rafle du Vel d’Hiv’ – Yvonne Hagnauer parmi les Justes

Il y a tout juste 80 ans, la rafle du Vel d’Hiv était organisée par René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, par 4500 policiers et gendarmes français qui ont arrêté plus de 13 152 personnes de confession juive, dont 4115 enfants, à Paris et en région parisienne les 16 et 17 juillet 1942. Moins de 100 adultes survivront à la déportation et aucun enfant déporté ne survivra.

80 ans, c’est une vie humaine, ce sont des mémoires qui longtemps se sont tues et pourtant la nécessité de transmettre. Transmettre la mémoire des crimes des autorités de Vichy à l’heure où certains cherchent à atténuer le rôle de Philippe Pétain, où le négationnisme et l’antisémitisme fleurissent sur les réseaux sociaux.

Au regard de ce passé vichyssois qui ne passe pas, sachons aussi rendre hommage aux hommes et aux femmes qui par diverses actions résistèrent aux nazis et aux autorités de Vichy. Résister, c’est sans doute combattre, mais c’est aussi faire plus : c’est se refuser d’avance à accepter la loi de la défaite.

En cette « Journée Nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État Français et d’hommage aux Justes parmi les Nations », sachons aussi garder le souvenir de celles et de ceux qui protégèrent au péril de leur vie, les juifs persécutés.

Parmi les 3000 justes français, figure notre Sœur Yvonne Hagnauer du DROIT HUMAIN, qui au sein de la Maison d’enfants de Sèvres, sauva plusieurs dizaines d’enfants juifs de la déportation.

Comme elle, sachons mettre nos principes humanistes en œuvre, ne soyons pas des témoins passifs du monde tel qu’il va.

L’acacia, symbole maçonnique de la résilience !

Popularisée en France par Boris Cyrulnik à partir de son utilisation dans les ouvrages anglo-saxons de sciences humaines, la résilience peut se définir comme la capacité physiologique de surmonter les conséquences psychologiques d’un stress important pour reprendre le cours de la vie.

Sa découverte est relativement récente (20ème siècle) ; on sait aujourd’hui que ce phénomène est lié en particulier au système immunitaire, à l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, au Système Nerveux Autonome (et les neuromodulateurs associés), ainsi qu’aux systèmes endocannabinoïde et endorphine (dopamine, sérotonine et ocytocine). Les chercheurs n’ont pas entièrement reconstitué le déroulement des problèmes pathologiques liés à la résilience.

Si le terme est récent, le phénomène lui existait comme un mode de réactivité de l’être vivant à l’agression subie.

Les sages taoïstes en parlent (sans bien sûr utiliser le mot) lorsqu’ils décrivent la spécificité de l’énergie Taë Yang.  D’un point de vue schématique, on pourrait dire que c’est l’énergie qui permet à la vie de perdurer dans des conditions extrêmes ; on cite souvent comme exemple le stade végétatif de la graine qui survit dans des conditions climatiques difficiles en attendant que les conditions reviennent pour lui permettre de donner naissance à une pousse.

Dans d’autres cultures, il a été décrit des procédés thérapeutiques pour permettre à un rétablissement plus rapide après un affaiblissement de l’organisme entraînant une certaine incapacité ; ainsi en est-il de la technique japonaise du Kintsugi.

Ce qui est sûr c’est que la résilience se définit comme un mécanisme psychologique indispensable pour dépasser le sentiment d’impuissance qui peut apparaître après des chocs psychologiques et/ou physiques remettant en cause nos motivations de vivre.

Je pense avoir été parmi les premiers auteurs à avoir fait le lien entre la résilience et le symbolisme de l’acacia.

Cette relation apparaît naturelle si on se réfère à l’importance du meurtre d’Hiram pour les membres de la communauté maçonnique qui le vénéraient.

Face à la disparition du Hiram, que s’est-il passé : il a fallu le rechercher, s’apercevoir qu’il avait été tué, découvrir le lieu de son sépulcre et faire lien avec la branche d’acacia et enfin procéder au rituel d’élévation du corps qui permet la transmission de l’énergie vitale encore présente dans le corps du défunt pour que le nouveau maître reprenne force et vigueur !

L’acacia, dans son contenu symbolique, nous renvoie à tout ce processus !

On voit bien l’originalité du message de cette légende d’Hiram qui nous permet de continuer d’exister, génération après génération, sans interruption de cette chaîne de la vie initiatique.

La tradition maçonnique nous invite à nous concentrer sur l’essentiel : comme l’acacia qui est capable de résister aux pires conditions environnementales, nous pouvons trouver dans notre for intérieur l’énergie nécessaire pour, malgré les épreuves consécutives à la lâcheté, à l’intérêt personnel, à l’hypocrisie ou au simulacre, persévérer dans l’engagement maçonnique sincère et authentique.

Que ce soit dans notre vie profane, ou dans notre vie maçonnique, nombreuses sont les situations où nous pouvons rencontrer le découragement consécutif aux échecs vécus.

Nombreux sont les frères et les sœurs qui après avoir fait une démarche d’adhésion à une loge maçonnique se disent déçus d’y trouver des comportements qu’ils jugent indignes des hautes valeurs morales qu’ils pensaient trouver.

Cette déception peut être tellement douloureuse qu’elle puisse entrainer un éloignement et une démission.

Pour surmonter cette épreuve, qui se rencontre aussi dans d’autres circonstances de la vie professionnelle ou de la vie personnelle, l’espoir thérapeutique doit faire intervenir le processus de la résilience.

Il ne sert à rien de se révolter ou de vouloir qu’une condamnation collective isole les brebis galeuses.

La résilience pour être réussie doit s’accompagner d’une acceptation d’un constat : oui, tout n’est pas propre dans le vécu des loges, dans le vécu des obédiences et dans l’histoire de notre ordre : des petites mesquineries du quotidien aux faits historiques dans lesquels des maçons se sont trouvés impliqués es qualités dans des horreurs de l’expérience humaine, ce constat de notre imperfection collective doit être regardé avec objectivité et c’est le rôle des vrais historiens de décortiquer les conditions qui ont favorisé la survenue de tels faits.

Accepter n’est pas résignation mais ce peut être le départ d’un renforcement de nos convictions éthiques.

C’’est la marque de la maturité des grandes organisations sociétales que d’être capable d’affronter l’épreuve du miroir pour y voir toutes les imperfections dont nous sommes capables.

Sachant méditer sur ce beau symbole, tellement vrai, sachons puiser en lui cette force capable de nous aider à surmonter un « passage à vide », un doute, une remise en question !


Voir aussi :

Les mystères de L’HISTOIRE ou le coup de gueule de l’été !

Les mystères de L’HISTOIRE – Les scandaleuses – numéro 15

Les femmes en franc-maçonnerie – En 2022, toutes pour une, une pour toute.

Vivamédia Groupe, juillet/septembre 2022, 146 pages, 12,90 €

La mission d’un chroniqueur littéraire n’est-elle pas de valoriser le travail des auteurs et des éditeurs en rédigeant des chroniques claires et argumentées. J’aime aussi à me déclarer « chronicœur ».

Mais parfois, il me prend l’envie d’être critique littéraire, c’est-à-dire non pas en faire une étude circonstanciée et présenter un compte rendu, mais, au sens littéral du terme, de critiquer. Donc d’examiner un ouvrage par la critique – celle-ci étant l’émission d’un jugement négatif – pour en faire ressortir les qualités et les défauts.

Exercer son intelligence à démêler le vrai du faux, le bon du mauvais, le juste de l’injuste en vue d’estimer la valeur d’une revue n’est cependant aps chose facile.

Et pourtant, au-delà du prix de ce numéro, que pouvons-nous retenir ?

Une première de couverture trompeuse pour ne dire mensongère. Il est inscrit clairement, en haut à droite, « 200 pages – numéro double ». Que nenni, puisqu’il n’en contient que 146 !

Ensuite le titre « Les scandaleuses »

Quelle en est la définition selon le Centre national de ressources textuelles et lexicales (CNRTL) ; SCANDALE : Ce qui paraît incompréhensible et qui, par conséquent, pose problème à la conscience, déroute la raison ou trouble la foi.

Voici les synonymes de scandaleuse : Abjecte ; éhontée ; ahurissante ; épouvantable ; avilissante ; criante ; dégradante ; déplorable ; déshonorante honteuse ; incroyable ; indigne ; infamante ; infâme ; injurieux ; inqualifiable méprisable obscène ; révoltante (source http://www.synonymo.fr/)

Nous ne pouvons donc que nous étonner – pour ne pas dire plus – de ce qualificatif concernant la gent féminine en général et nos Bien-Aimées Sœurs en particulier.

En quoi des femmes pionnières dans la défense de l’égalité de droits est-ce scandaleux ?

En quoi des femmes, des Sœurs, engagées dans l’histoire d’hier, d’aujourd’hui et bien sûr de demain, est-ce scandaleux ?

En quoi le féminisme est-ce scandaleux ?

Et puis le terme de « scandaleuse » peut être compris dans un sens péjoratif. Ne renverrait-il pas à ceux de « pétroleuse » ou « tricoteuse ». Rappelons que le mythe de la pétroleuse naît au début de l’été 1871, et alors que les femmes impliquées dans la Commune sont traduites devant les conseils de guerre, elles viennent fournir à l’opinion publique des représentations efficaces de ces allégories noires ou négatives de la Commune comme règne du chaos et de la destruction.

Quant à la tricoteuse, femme du peuple qui, pendant la Révolution française de 1789, assistait aux séances de la Convention nationale, des clubs populaires et du tribunal révolutionnaire tout en tricotant, elle eut pour surnom ceux d’« enragées » ou de « furies de la guillotine ».

Quant à l’ours, donnant la liste des collaborateurs dudit numéro, nous ne rentrerons pas dans les réelles compétences à écrire sur l’Art Royal…

Heureusement, en page 3 (la 1re et la 2e de couverture étant paginées respectivement 1 et 2), nous sommes informés par la mention « une revue de presse réalisée à partir d’archives ». Ouf !!! Le magazine a donc puisé aux meilleures sources. Du moins, le croit-on !

En réalité, beaucoup de copier-coller de sites obédientiels. Ou de références sourcées sur des sites Net, par exemple comme en page 98 – fm.fr.org, cairn.info, gldf.org, mondedesgarndesecoles.fr, glnf.fr, droithumain-france.org, lamaconne.over-blog.com, gpdg.org, , etc.

Sinon, aucune bibliographie !

À la lecture du sommaire – 3 grandes parties « De la légende à l’histoire » ; « Dans le secret des rites » ; « Une influence jusque dans le plus hautes sphères du pouvoir » –, nous constatons finalement que le « dossier » annoncé sur la couverture est seulement traité dans le chapitre consacrée à la Grande Loge Féminine de France et intitulé « La Grande Loge Féminine de France et la place des femmes en franc-maçonnerie », de la page 65 à 68, soit à peine 4 pages. Cela fait cher payer (12,90 €) pour cela ! Numéro double ? Prix double ?

Voici pour mon coup de gueule de l’été ! Gardez vos sous !

Sinon, souvenons-nous qu’en journalisme, un marronnier est un magazine (ou article ou un reportage d’information) de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Ici la Franc-Maçonnerie et les femmes, nos Sœurs !

Rappelons aussi que les sujets abordés dans un marronnier sont souvent simplistes, parfois mièvres… Dixit Wikipédia !

Les Amphis VDR : Sacré programme !

VDR, comme Vallée du Rhône. Là où le savoir coule à flots !

Le 22 novembre avec pour thématique le soufisme, ne manquez pas Faouzi Skali, né en 1953 à Fès (Maroc), docteur en anthropologie, ethnologie et sciences de religions. Écrivain francophone, il se situe entre l’Orient et l’Occident et œuvre pour le dialogue des hommes et des cultures.

Et en cette prochaine année 2023, anniversaire du tricentenaire des Constitutions d‘Anderson, la traditionnelle réunion interobédientielle, le mercredi 25 janvier, sur… les Constitutions d’Anderson !

Intitulées très précisément Constitution, Histoire, Lois, Obligations, Ordonnances, Règlements et Usages de la Très Respectable Confrérie des Francs-maçons acceptés, elles sont considérées comme l’un des textes fondateurs de la Franc-Maçonnerie moderne.

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À propos

Vous venez d’une Loge de Saint Jean.

Les Amphis VDR – Groupe privé est un espace privilégié où règne la paix, l’harmonie et la concorde.

Le respect des règles, cher à la Franc-Maçonnerie, est scrupuleusement observé.

Les Amphis VDR est un lieu de recherche artistique, spirituelle, intellectuelle, respectant les croyances de chacun et excluant tout débat d’ordre politique.

Nous offrons ici une vitrine spirituelle dans le respect des anciens Landmarks, us et coutumes.

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Basilique Notre-Dame de Fourvière – Lyon, la « Capitale des Gaules » peut se targuer aussi du titre de capitale de l’ésotérisme

Mythe, Légende, Symbole et les autres…

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13 septembre 490 avant Jésus-Christ, 40 kilomètres au nord-est d’Athènes.

Un soleil de plomb en fusion embrase le vaste cirque de Marathonas. Quelques 20.000 envahisseurs perses, soldats de Darius 1er, alignés derrière leurs boucliers, lances en main, attendent le signal de la charge. En face, sur l’autre versant, l’armée athénienne, forte seulement de 10 000 guerriers Hoplites, conduites par Miltiade, se déploie astucieusement en arc de cercle. Dans les deux camps, écrasés de chaleur et d’angoisse, l’attente est lourde, interminable.

Et soudain, déchirant le silence, une double clameur monte de la plaine. Les deux troupes, enfin libérées, telles deux vagues d’acier, déferlent l’une contre l’autre sur 2 kilomètres d’une course sauvage. Un choc effroyable de fer et de chair !

La horde perse, supérieure en nombre, enfonce vite les lignes grecques en leur centre, volontairement étiré au profit des ailes. Le fin stratège Miltiade les referme alors en tenaille sur son ennemi, pris au piège. La bataille, monstrueux et sanglant corps à corps, s’achève après plusieurs heures, par le massacre de plus de 6000 perses, contre moins de 200 grecs tués.

Acheminer rapidement à Athènes, la nouvelle du triomphe des grecs sur les perses, dans ce combat inégal, est l’idée subite et généreuse d’un guerrier hoplite, Philippides. Ce soldat, jusque-là ignoré, enjambant les cadavres ennemis sur le sol fumant, s’élance en courant vers la capitale, distante de quelques 42 kms.

Partant du village de Marathonas, « l’hémérodrome » – appellation des estafettes de l’époque – en armes, souillé de poussière et de sang, traverse toute la province de l’Attique par Vrana, escalade la colline d’Agios, culminant à 400 mètres, pour descendre enfin sur Athènes, dont il devine au loin les faubourgs. Alors que le ciel s’enflamme au soleil couchant, les athéniens prévenus par la rumeur, se massent pour voir passer et applaudir le vaillant coursier. Haletant, titubant, les yeux hagards, seulement porté par l’enthousiasme et le désir d’annoncer le premier la grande nouvelle aux Anciens de la Cité, il arrive enfin pour s’effondrer devant les Sages, réunis dans le Grand Temple.

« Réjouissez-vous, nous les avons vaincus ! », murmure-t-il à leurs pieds, dans un souffle, avant d’expirer, le visage radieux, au centre de l’enceinte.

Philippidès le héros, est entré à jamais, dans l’histoire de l’humanité…

Ainsi naît le mythe (du grec muthos, discours, parole inventée). De cette péripétie historique que fut la célèbre bataille de Marathonas, a surgi le récit – qui traverse le temps depuis vingt cinq siècles – d’une fabuleuse course à pied d’endurance devenue précisément mythique, jusqu’à prendre le nom du lieu. Il importe peu que l’évènement soit authentique, ce qui compte, c’est sa représentation et le sens qu’il produit : l’image de l’effort extrême, du courage hors du commun d’un homme qui a repoussé les limites de l’impossible !

Si les mots évoquant des évènements réels ou des fictions extraordinaires ont des significations voisines jusqu’à être interchangeables, il ne faut pourtant pas les confondre. Ainsi le synonyme de mythe n’est pas légende. Le mythe positionne le cadre et décrit la bataille de Marathonas. La légende raconte l’aventure du guerrier héroïque, à l’intérieur du mythe.

A noter que la création mythique, à la différence du conte ou du roman, comporte une « fin ouverte » qui permet sans cesse des ajouts par la réitération, caractéristique humaine. En cela, il est dit que le mythe est « interminable » et « qu’il reste toujours quelque chose à accomplir ». Preuve en est les Jeux Olympiques modernes qui, tous les quatre ans, depuis la fin du dix-neuvième siècle, ont repris la tradition du marathon, devenue épreuve reine.

Pourquoi le mythe ?

Puisque nous sommes des êtres de répétition, dès lors le besoin de croire qui nous anime en entraîne un autre, particulier : celui d’entendre puis de réentendre, comme autant de nutriments continuels de l’esprit, des histoires fondatrices. Nous aimons que l’on nous raconte, et raconter à notre tour. Rappelons-nous notre enfance et cette propension à nous faire répéter des contes de fée avant le sommeil, tel le Petit Chaperon rouge, le Chat botté ou le Petit Poucet. Ces récits insolites ont permis à chacun de nous, identifié à un héros provisoire, de se créer une mythologie personnelle. « Dis-moi quel est ton conte de fée préféré et je te dirai qui tu es » affirme le psychologue Bruno Bettelheim. Qui dit mythe, dit passé. Nous rejoignons ici un grand fantasme de l’homme : s’attribuer une rétrospective et revendiquer une origine toujours plus lointaine ! A preuve, le succès grandissant de la généalogie familiale !

Or, lorsque l’imagerie nous ramène à Adam, au hasard des pages illustrées d’un catéchisme, que découvre-t-on en regardant bien ? L’homme premier n’a pas de nombril, il ne s’est pas créé lui-même ! De la sorte, depuis la genèse, les populations se perpétuent mais ne cessent de s’interroger sur leur créateur initial ! Pour surmonter ce mystère, elles ont d’abord inventé des divinités génitrices, puis du polythéisme sont passées au polythéisme, avec les religions du Livre. Autant de symboles « compensateurs » afin d’apaiser leur angoisse existentielle. L’homo modernus, subit la même et il continue d’éprouver une identique obsession lancinante, frustrante : celle d’un début à connaître, d’un point de départ de l’univers, et partant, de sa propre histoire.

Tous les groupes humains se sont ainsi construits à partir de récits mythiques fondateurs. Sous cet angle, le mythe joue un rôle d’intégrateur social, en ce qu’il maintient la cohésion des ensembles en cause. Les anthropologues affirment que le mythe est une réalité qui détermine la vie du présent, les activités et les destinées de l’humanité.

Nous pouvons citer, au fil de l’histoire occidentale, les mythes édifiés, par exemple, à partir d’Abraham, Moïse, Salomon, Jésus-Christ, Napoléon, de Gaulle, Kennedy, Che Guevara. Ces personnages ont donné lieu ensuite, à des légendes « post-mythiques » qui continuent d’illustrer leur vie, et partant, de les faire exister ! En France, l’histoire, la littérature, le théâtre, le cinéma, la chanson, ont également créé des mythes, à travers leurs « monstres sacrés ». De Vercingétorix à Jeanne d’Arc ; d’Œdipe à Don Juan ; d’Arthur Rimbaud à Victor Hugo ; de Greta Garbo à Gérard Philipe, d’Edith Piaf à Claude François. Sachant qu’il existe aussi dans le domaine artistique des mythes vivants, tel Johnny Hallyday ! Mais c’est un fait, la mort embellit le mythe et magnifie mieux encore la légende ! Il n’est qu’à prononcer le nom d’Elvis Presley…

A l’image des sociétés primitives qui vénéraient des dieux ou glorifiaient des objets de la nature, la franc-maçonnerie spéculative s’est inventée elle-même une mythologie en s’instituant société initiatique. Ses fondateurs, Jean-Théophile Désaguliers et James Anderson, évoquent Hiram Abi, l’architecte du Temple de Salomon, dès la première édition des Constitutions maçonniques (1723). Ils le citent encore dans la seconde édition (1738) en évoquant le deuil profond qui suivit sa mort. En fait, les deux pasteurs ont repris le passage de la bible, où Hiram est présenté, selon les éditions, comme un dessinateur, à la fois métallier, bronzier, fondeur et tisserand.

Ce personnage d’Hiram apparaît, promu architecte, dans la dramaturgie maçonnique du 18è siècle, au sein de plusieurs loges anglaises lorsqu’est crée le premier rituel sur le thème des bâtisseurs. L’articulation du mythe en légende aurait – sans certitude aucune – une origine rosicrucienne, nombre de rose-croix étant alors francs-maçons.

Qui dit « société initiatique » dit mythe correspondant à l’objet de cette société. Sur la forme, la franc-maçonnerie est liée par nature à la symbolique de la pierre et de la construction : le mythe d’Hiram décrivant son assassinat par trois mauvais compagnons dans le Temple même, est donc en parfaite adéquation. Sur le fond, ce mythe valorisant le cycle figuratif mort/renaissance des êtres et des choses, s’inscrit tout à fait dans la structure universelle de l’imaginaire humain.

Preuve de sa puissance fédératrice, il a été retenu par toutes les obédiences maçonniques mondiales. Et partant, il leur a donné une unité de pensée, avec une représentation spectaculaire du vice et de la vertu puis de la morale qui en découle. De la sorte, par le biais du mythe d’Hiram, on peut dire que maçonner, c’est tout autant apprendre à vivre qu’à mourir. Et c’est bien par cet apprentissage initiatique que commence le néophyte, quand il est accueilli en loge. Il sait que celle-ci symbolise le temple de Salomon, lieu de travail auquel il doit se familiariser, entre autres, avec l’usage des outils symboliques, avant d’appréhender et d’analyser plus tard, la fin tragique de son architecte.

Le symbole, c’est quoi ?

Nouveau regard vers Athènes, au temps de la légende.

Sur la colline caillouteuse d’Agios surplombant la grande Cité hellénique et la mer Egée au loin, un paysan est assis sur un tronc d’arbre. Indifférent aux clameurs de victoire des Grecs sur les Perses, qui montent jusqu’à lui. Peu lui importe l’exploit de Philippidès : Il surveille ses moutons et ses chèvres, égayés dans les maigres buissons en contre bas. Alors que le jour décline, il peine maintenant à distinguer chaque tête. Comme d’habitude à cette heure, le maître siffle entre ses dents et le chien à ses pieds, bondit, puis en zigzaguant, rassemble le troupeau. Plus ou moins dociles aux aboiements, les bêtes regrimpent la pente, et finissent par pénétrer, l’une derrière l’autre, dans leur abri de pierres pour la nuit.

Mais comment savoir que tout son bétail est bien rentré, alors qu’il ne sait pas compter ? N’a-t-il déjà perdu plusieurs cabris indisciplinés et récupérés par son voisin ? C’est en voyant la multitude de cailloux répandus sur le sol aride alentour, que le berger a une idée, appliquée dès le lendemain. Il en rassemble des petits, autant qu’il possède d’animaux : un tas de blancs pour les moutons, un tas de bruns pour les chèvres. Et chaque soir, il lui suffit de déplacer un caillou par mouton et par chèvre, qui rentre dans la bergerie sous son contrôle visuel : tous les cailloux formant à la fin deux nouveaux tas, il s’assure ainsi, que chaque bête a bien regagné l’étable ! Eureka !

A son insu, ce grec antique est l’un des « inventeurs » du système de signes qu’on appelle aujourd’hui « symbole ». Ses cailloux, ancêtres du calcul, figurent astucieusement moutons et chèvres : de la sorte, il a découvert qu’un objet peut en représenter un autre !

 Le bassin méditerranéen, s’il est le creuset de notre socioculture gréco-judéo-chrétienne n’est pas le nombril du monde et n’a pas, bien entendu, l’exclusivité du symbolisme ! Le phénomène symbolique, au vrai universel, perdure du fait de la pensée abstraite et analogique, toujours caractéristique du cerveau humain des années 2000.

Pour ce qui nous concerne, le symbole s’impose, si je puis dire, comme « le moteur maçonnique », au sens où il est la locomotive d’un train composé de mythes, légendes, allégories, attributs, métaphores, etc. Autant de « wagons-bibliothèques », à même de donner de l’amplitude à la réflexion des francs-maçons. Il n’est donc pas inutile d’approcher le mécanisme de cette force motrice qui constitue, précisément, la « méthode symbolique ». Et d’en chercher les racines.

Comment ça marche ?

Nous vivons au milieu de signes figuratifs et de signes-objets indiquant le rôle représentatif du symbole – dont l’étymologie grecque première, « sumbollein » puis « symbolon », renvoie à unir, assembler. Son évolution latine en « symbolum » désigne, avec la même idée d’union une chose coupée en deux constituant un signe de reconnaissance pour les porteurs de deux fragments à rapprocher. Dans l’antiquité, les deux morceaux juxtaposables d’une pierre, d’une poterie (dite « tessère d’hospitalité » attestant une bonne entente entre deux hôtes), d’un os cassé, pouvaient ainsi correspondre chacun à la moitié d’un terrain, d’un bois, d’un bâtiment, donné en héritage par un père à ses deux enfants. La preuve de cette propriété étant fournie à la demande par les deux héritiers, en accolant les deux parties du même objet, pierre, poterie, os !

Si le signifié du symbole équivaut apparemment à un « non-formulé », un non-dit (en soi, l’équivalent d’un contrat liant les deux bénéficiaires) tous les mots descriptifs composant l’histoire en cause – donc le signifiant également – existent bel et bien : ils sont en l’occurrence stockés et disponibles dans la pensée des deux frères, en fonction du vocabulaire qu’ils ont reçu ou acquis et « engrangé » dans leur vie. De la même manière, chacun de nous est pétri de mots. Notre chair, notre intellect sont mots. En cela, venant des autres, nous sommes à la fois nous-mêmes…et ces autres !

Parce que, précisément devenus des êtres de langage, des « parlêtres », nous avons appris, depuis notre naissance et au sein de notre culture, d’abord à entendre les noms des choses, puis à les répéter, pour nommer ces choses nous-mêmes, et classer lesdits noms dans les rayons de notre bibliothèque mémorielle. Choisis, prononcés, transportés par notre souffle, au gré de nos besoins d’expression, les vocables se métamorphosent ensuite en autant de phrases, d’idées, de concepts, produisant à la fois du son et du sens. Puisque tout est d’abord « mot » en nous, dès qu’il désigne une chose, le mot devient symbole, cet outil virtuel qui permet de représenter, donc de penser le monde. En quelque sorte, le symbole est au mot ce que la doublure est au vêtement !

Le constructeur d’automobiles André Citroën était franc-maçon. Ce n’est pas un hasard si ses voitures arboraient et arborent toujours deux chevrons…en forme d’équerres stylisées sur le capot de ses modèles. Ce n’est toujours pas un hasard si le nom de Citroën a été affiché sur trois côtés de la Tour Eiffel, à l’occasion de son inauguration. Surtout si l’on sait que la construction de cette tour fut proposée à l’industriel Gustave Eiffel par deux de ses ingénieurs francs-maçons, pour fêter, en 1889, le centenaire de la Révolution française ! Et ce n’est certainement pas un hasard non plus, si les trois niveaux de cette tour sont réputés symboliser, le premier l’apprenti, le second le compagnon, le troisième le maître-maçon !

Aller plus loin

Pour que les mythes et les légendes vivent et continuent d’être transposés dans la cité, il faut sans cesse les relire, les raconter, bref, les réinventer. Filons la métaphore avec un ultime retour à Marathonas.

Le 29 mars 1896, le coup de pistolet du starter y lâche les premiers marathoniens olympiques modernes, sur la route et les traces de l’illustre ancêtre, parti 2380 ans avant eux. Coïncidence étonnante, c’est un berger grec, Spiridon Louys, qui, en 2heures 58 minutes 50 secondes, parcourt les mythiques 42 kms et franchit le premier la ligne d’arrivée. Une immense vague, grondante de vivats et d’applaudissements des 70 000 spectateurs debout, explose dans le stade. Elle honore à la fois les deux exploits mêlés, l’antique et le contemporain.

Ne peut-on voir dans l’exploit de Philippidès, de Louys et de tous leurs suivants, comme autant de maillons de la grande chaîne ininterrompue de l’effort ? L’image par excellence de la condition humaine, destinée au surpassement !

« Réjouissez-vous, nous les avons vaincus ! » Ne peut-on entendre aussi, dans cette exclamation guerrière, en filigrane sonore, qu’ont été vaincus par le sport, symboliquement, les forces négatives en nous ?

Le franc-maçon, pour sa part, héritier du culte de l’effort des bâtisseurs, et par définition coureur de fond, croit à « l’utopie pédagogique », sans cesse à remettre en chantier. Il continue et continuera de penser, avec l’enthousiasme du messager de la bonne nouvelle, que les êtres humains sont perfectibles et sont à même, s’ils le veulent bien, de « vivre ensemble » en harmonie. Parce qu’il a cette vision d’un monde de paix, parce qu’il croit au bonheur possible sur terre, l’homme à l’équerre et au compas, vise en permanence à travers la mire paisible du symbole, la juste mesure des choses. Son marathon à lui est moins ciblé sur l’atteinte du but que sur le parcours. Il cherche moins la victoire personnelle jusqu’à en mourir, que, en chemin et sur la durée, la proximité fraternelle et conviviale, pour persuader l’autre de partager une existence, en frères aimants et aimés. Il s’agit pour lui de s’identifier au groupe, plutôt que de s’en détacher.

Liberté de l’espace, égalité dans l’épreuve, fraternité dans l’effort. Le marathon maçonnique est bien porteur des représentations de nos valeurs républicaines ! Au vrai, toute société ne progresse que dans l’application d’une suite de symboles humanistes.

Ainsi, maçons de notre état, sans vouloir coûte que coûte être meilleurs qu’autrui, nous assignons-nous dans notre élan, d’« aller un peu plus loin » au quotidien. C’est-à-dire de mettre mythes, légendes et symboles effectivement en actes ! 42km195, est la distance exacte du marathon : elle a été initiée aux Jeux Olympiques de Londres en 1908, au stade de White City. Les 195 mètres ont été ajoutés pour que le marathon s’achève devant la Loge royale. Imaginons qu’ils correspondent mentalement à ces quelques foulées supplémentaires, ces quelques mètres que nous pouvons même dépasser la ligne franchie, pour remporter vraiment le seul succès de prestige qui vaille : la victoire sur nous-mêmes ! La franc-maçonnerie ne se nomme t- elle pas aussi l’Art Royal ? !

« L’essentiel n’est pas de gagner, mais de participer ! » a dit le baron Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux Olympiques.