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Appel aux conseillers du North Yorkshire pour qu’ils déclarent s’ils sont francs-maçons

De notre confrère anglais thestrayferret.co.uk – par Thomas Barrett Journaliste de la démocratie locale

Toute personne élue au Conseil du North Yorkshire devrait déclarer si elle est membre d’organisations franc-maçonnes secrètes, a affirmé un conseiller. Les loges maçonniques fonctionnent depuis des siècles et donnent chaque année des millions à des œuvres caritatives. Cependant, ils sont depuis longtemps accusés de népotisme dans des domaines tels que les affaires et le droit.

Tous les conseillers doivent déclarer, dans un registre d’intérêts, s’ils font partie d’organisations telles que des partis politiques ou des œuvres caritatives.

Mais selon le code de conduite du conseil, les conseillers ne doivent se déclarer francs-maçons que s’ils font partie de la branche caritative d’une loge.

Monika Slater, conseillère libérale démocrate de Bilton Grange & New Park, a déclaré que le code de conduite était « erroné » car elle pense que les francs-maçons prêtent allégeance à l’organisation dans laquelle ils se trouvent « par-dessus tout ».

Elle a ajouté que les membres du personnel travaillant pour le conseil doivent déclarer toutes les appartenances liées aux francs-maçons, contrairement aux conseillers.

Cllr Slater a dit :

« C’est sûrement intéressant pour les résidents s’ils sont membres d’une loge. Si les officiers doivent le déclarer, pourquoi les membres ne le font-ils pas aussi ? Ça ne se sent pas bien.

Le directeur général adjoint du North Yorkshire Council, Barry Khan, a répondu à la demande de Cllr Slater lors d’une réunion à Northallerton la semaine dernière.

Il a promis que les officiers produiront un rapport qui examinera si les conseillers doivent déclarer s’ils sont francs-maçons.

M. Khan a dit :

«La position sous le code précédent en ce qui concerne les loges maçonniques était que si un membre était impliqué dans la branche caritative, il était alors membre d’un organisme de bienfaisance et cela serait enregistré. S’il ne s’agissait pas d’une branche caritative, le conseil était qu’elle n’avait pas besoin d’être enregistrée.

« C’est la position qui a continué [dans le nouveau conseil].

« Cependant, je pense que les membres craignent que ce processus soit ouvert et transparent et que toutes les adhésions soient déclarées. Nous apporterons un rapport qui traite de ces questions et une autre recommandation sera soumise au conseil plénier.

Les Compagnons du Tour de France installent un vélo géant en bois à Arbois

De notre confrère leprogres.fr – Par Christine Château 

Mardi matin 4 juillet, les Compagnons du Tour de France de Mouchard (département du Jura, région Bourgogne-Franche-Comté) ont installé un vélo en bois géant à l’entrée de la promenade Pasteur.

C’est une magnifique réalisation de l’Institut Européen de Formation des Compagnons du Tour de France de Mouchard qui vient de prendre place à l’entrée de la promenade Pasteur au cœur de la ville. Il sera en bonne place pour le passage de la 19étape du Tour de France le 21 juillet à Arbois et devrait rester pour la fête du Biou et pourquoi pas jusqu’à la Percée du Vin jaune les 3 et 4 février 2024.

L’histoire de ce vélo est née ce printemps. « On a proposé de faire un vélo à grande échelle pour le salon VIPros d’Arc-et-Senans qui servirait aussi à l’occasion du Tour de France, explique Jean-Charles Berlini, formateur en menuiserie. Tout le monde était enthousiaste et avec toutes les équipes on a lancé le projet et proposé le plan ».

Un mois de travail assez complexe

Une vingtaine d’étudiants ont participé à la fabrication et ce en dehors des heures de cours.

La réalisation a demandé un bon mois de travail poursuit Stéphane Rouge enseignant. Le projet lancé en avril a mobilisé à peu près toutes les sections de menuiserie, autant les CAP que les Bac pro ou les titres pro qui ont travaillé les uns sur la selle, les autres sur le guidon, les roues, la chaîne ou encore le cadre. Il y a des complexités partout dans ce travail avec par exemple le lamellé-collé de la fourche, mais à l’école on prend le temps de faire. La chaîne est la seule pièce dont les maillons ont été découpée avec des machines à commande numérique. Les dimensions du deux-roues sont importantes avec une longueur totale de six mètres, une hauteur de trois mètres et des roues avec un diamètre de deux mètres. Il est réalisé avec deux essences, le chêne et le pin sylvestre. En regardant plus précisément on voit bien en guise de rayons la carte de France dans la première roue et le C des Compagnons dans la deuxième.

Attirer de nouveaux Compagnons

Arbois a été retenu pour accueillir cette œuvre du fait de son emplacement sur le Tour et pour le dynamisme de la ville. D’autres projets de partenariat pourraient d’ailleurs suivre. Pour les Compagnons du Tour de France l’idée forte est qu’on parle d’eux, de leur travail pour recruter des jeunes qui viennent se former au Centre de formation de Mouchard et deviennent s’ils le souhaitent des Compagnons en effectuant leur Tour de France. Actuellement le Centre compte environ 500 apprenants toutes sections confondues.

« Une véritable œuvre d’art qui a certainement beaucoup motivé les apprenants », commente un Arboisien qui observait l’installation.

« Lumières », Franc-maçonnerie et Révolution française

De notre confrère russe rusidea.org – Par M.V. Nazarov

Textes préparatoires pour le livre prévu « Russes et Allemands dans le drame de l’histoire ». Un résumé préliminaire des chapitres est publié pour discussion en vue de leur affinement ultérieur. L’auteur sera reconnaissant de signaler les erreurs et de donner des conseils.


Ainsi, la « Renaissance » et les « Lumières » en Europe ont préparé la base « intellectuelle » du remplacement humaniste de Dieu par « l’humanisme » comme mesure de tout, et avec la Réforme ont contribué à limiter l’ancienne influence de l’Église catholique et masquant la puissance anti-chrétienne de l’histoire sous la religion raisonnable de « la tolérance, l’égalité universelle et l’amour pour toute l’humanité » (Lessing).

L’étape suivante a été la lutte organisationnelle pour l’égalité politique de l’État de cette force anti-chrétienne, qui a nécessité l’écrasement des monarchies chrétiennes restantes – la préparation de la soi-disant révolutions « bourgeoises » (dans la terminologie marxiste, cela signifie la transition forcée d’un État féodal-monarchiste vers un système capitaliste), qui établiraient le pouvoir des démocraties parlementaires, facilement manipulables par le pouvoir monétaire. Il est à noter que des « révolutions bourgeoises » ont commencé dans les pays touchés par la Réforme (Pays-Bas, Angleterre, mais les Allemands y ont montré leur conservatisme même après la Réforme).

En Angleterre, une telle révolution « bourgeoise » a été organisée en 1639-1660, qui a d’abord conduit à l’exécution du roi Charles Ier en 1649, à l’établissement de la dictature militaire de Cromwell, et après sa mort s’est terminée avec la participation des royalistes sous l’apparence de « restauration de la monarchie » en 1660 . Cependant, cette monarchie de Charles II est privée de ses anciens pouvoirs : le parlement devient le pouvoir principal, et le roi dépend des subsides que lui allouent annuellement les parlementaires. Le roi n’avait plus la possibilité d’introduire de nouveaux impôts sans le consentement du parlement, il ne pouvait même pas ordonner l’arrestation de qui que ce soit selon sa volonté royale. À l’avenir, les pouvoirs du roi ont été constamment réduits, ce qui a en fait transformé la monarchie en une couverture décorative pour un nouveau système politique.

De plus, cette révolution « bourgeoise » anglaise, comme la révolution hollandaise qui l’a précédée dans la seconde moitié du XVIe siècle (qui a commencé comme une guerre de libération nationale avec l’Espagne), a coïncidé avec le développement rapide de l’activité économique, qui, à son tour, est expliqué par le mouvement massif des juifs vers ces centres comme porteur d’un nouveau mode de vie capitaliste – ce que soulignait W. Sombart dans sa célèbre étude « Les juifs et la vie économique » (chapitre II). En particulier, après l’expulsion d’Angleterre sous le règne d’Edouard Ier (en 1290), les Juifs ont commencé à y revenir en masse précisément sous le protestant Cromwell dans les années 1650. Le lien de leurs intérêts avec le protestantisme et le parlementarisme est indéniable, ces intérêts s’étendant également aux colonies américaines (là la révolution d’indépendance anti-monarchiste s’est terminée en 1776) et, bien sûr, à l’Europe continentale. Dans les États monarchiques d’Europe, cependant, il n’y avait pas de libération nationale ou de causes anticoloniales, pas de dictatures de type Cromwell, il a fallu un travail différent et minutieux dans la lignée des « Lumières » – une organisation secrète de la franc-maçonnerie pour re- recruter les couches sociales supérieures sous les slogans séduisants des libertés démocratiques (en France la triade est devenue célèbre, qui est devenue un symbole de toutes les révolutions anti-monarchistes : « Liberté, égalité, fraternité »).

Wikipédia rapporte que « la maçonnerie (franc-maçonnerie, franc-maçonnerie française, franc-maçonnerie anglaise) provient de sources peu connues à la fin du XVIe et au début du XVIIe siècle. La version principale de l’origine de la franc-maçonnerie est considérée comme la version de l’origine des guildes de construction médiévales de maçons, cependant, il existe des théories sur l’origine plus ancienne de la franc-maçonnerie, dont le début est dérivé des Templiers ou, dans d’autres versions, de l’Ordre Rose-Croix. [A mon avis, ces versions sont apparues plus tard et pas dans toutes les « obédiences » maçonniques, elles masquent plutôt le vrai sens et les initiateurs de la franc-maçonnerie justement à l’époque des « révolutions bourgeoises » du New Age. ‒ M.N. ] Comme Wikipedia l’admet également, même en relation avec les corporations de maçons qui étaient à certains égards des institutions philanthropiques, et, lui ayant insufflé une nouvelle vie, de créer une nouvelle cause d’amour universel. (Le difficile métier de maçon ouvrier est tout à fait atypique pour l’appartenance à la franc-maçonnerie, car il s’adressait aux couches supérieures de la société.)

La philanthropie et l’amour « tout-humain » étaient aussi une couverture pour les objectifs et en même temps l’attrait de nouveaux membres. Tout d’abord, cet « amour » s’appliquait aux juifs pour obtenir leur égalité. Dans les conditions de la démocratie laïque, des Juifs égaux transforment leur pouvoir monétaire en inégalité pour tous les autres, subordonnant progressivement la société à leur contrôle. Rappelons-nous l’énoncé de cette évidence par notre judaïsant V. Soloviev : « Le judaïsme jouit non seulement de la tolérance, mais a également réussi à occuper une position dominante dans les nations les plus avancées » , où « les finances et la plupart de la presse périodique sont dans le mains des Juifs (directement ou indirectement) »(« La juiverie et la question chrétienne », 1884). Bien sûr, la communauté juive essaie de ne pas annoncer son pouvoir, car le « mystère de l’anarchie » ne peut pas se tenir devant la Vérité dans une confrontation claire, d’où le nom « monde des coulisses » (introduit au XXe siècle par le philosophe I.A. Ilyin) est très approprié pour cela. Par conséquent, la franc-maçonnerie, dont il sera question plus tard, a d’abord été déguisée en « chrétienne ».

Franc-maçonnerie : « notre but est la destruction de tous les dogmes et de toutes les Églises »

Je rappellerai brièvement les informations que j’ai recueillies plus tôt dans le livre « Mission de l’émigration russe » (chapitre 5 – sur les activités politiques des loges maçonniques).

La franc-maçonnerie est apparue comme une organisation secrète – non pas dans le sens où elle cachait le fait de son existence, mais dans le sens où elle cachait ses véritables objectifs. En tout cas, il n’était pas nécessaire de cacher le proclamé « amélioration matérielle et morale de l’humanité », et prêter le serment maçonnique avec la menace de vengeance pour sa violation faisait supposer l’existence d’objectifs ou de méthodes que l’environnement n’approuverait pas. .

L’Encyclopédie maçonnique déclare qu’au début la franc-maçonnerie avait des caractéristiques chrétiennes, et ce n’est que plus tard qu’Anderson, auteur du Livre des Constitutions de 1723, « a changé l’ancien caractère chrétien en faveur d’une ‘religion qui unit tous les hommes' » [3] – c’est-à-dire , en faveur des principes de l’ Ancien Testament. L’historien juif J. Hessen (se référant aux opinions similaires d’autres auteurs) écrit que ce changement, comme la mention des lois de Noé dans le Livre des Constitutions en 1738, « avait un but particulier – ouvrir l’accès à l’union pour les Juifs », parce que : « Pour la réconciliation en franc-maçonnerie des divers enseignements chrétiens n’a pas eu besoin de recourir aux lois de Noé ; le commandement du Christ serait plus approprié dans ce cas » [4].

En conséquence, la formation de la franc-maçonnerie moderne en Angleterre s’est déroulée sous l’influence juive. Comme le souligne Hessen, «les Juifs commencent immédiatement à participer à la franc-maçonnerie… Le peuple juif à cette époque jouissait d’une sympathie particulière de la part de nombreux Anglais éclairés, et parmi les puritains il y avait même des admirateurs excessivement enthousiastes du «peuple de Dieu»; le mouvement de réforme appelait à accorder une attention particulière à l’Ancien Testament au détriment du Nouveau ; La franc-maçonnerie anglaise a également favorisé la première » [5]. Ainsi, « la maçonnerie est devenue une sorte d’église laïque à laquelle les juifs pouvaient participer librement » [6], note l’Encyclopaedia Judaica. Et le rabbin G. Solomon considérait même « la franc-maçonnerie comme un mouvement plus juif que chrétien… et déduit sa généalogie du judaïsme plutôt que du christianisme » [7].

Il faut dire qu’à cette époque, dans un but d’auto-préservation, la juiverie s’enfermait dans un ghetto volontaire, dont le départ était associé à une malédiction et à l’excommunication de la juiverie (comme ils l’ont fait avec Spinoza), si peu osaient partir. Et dans le milieu chrétien, il n’y avait pas de place pour les juifs non baptisés : ils n’avaient encore nulle part l’égalité civile. Ce n’est que dans les loges maçonniques qu’ils pouvaient se sentir libres, sans rompre avec la communauté juive : les loges devinrent le premier « territoire » sur lequel disparurent les partitions de classes et religieuses ; dans les loges, les juifs acquièrent « des contacts dans les cercles [supérieurs] qu’ils n’auraient pas pu atteindre autrement », note J. Katz, chercheur en franc-maçonnerie. Cette fonction sociale des loges contribua à leur propagation rapide et au fort désir des juifs vers la franc-maçonnerie dans tous les pays développés.

Cependant, en Allemagne, cela a été difficile pendant longtemps – car les francs-maçons allemands se sont obstinément attachés aux symboles chrétiens extérieurs, qui n’étaient pas acceptables pour les Juifs, plus obstinément que d’autres. Mais même en Allemagne (dans des loges liées à des pays étrangers), au début du XIXe siècle, les Juifs de la franc-maçonnerie « étaient largement représentés par de vieilles familles nobles : Adlers, Speyers, Reiss et Sichels. Même les familles de Francfort les plus riches et les plus influentes étaient incluses ici : Allisons, Hanau, Goldschmidt et Rothschild. Au début du XIXe siècle, dans la communauté juive de Francfort la plus solide, les maçons constituaient « la grande majorité de ses dirigeants » [8].

Certes, les juifs strictement orthodoxes ne voulaient pas se mêler aux non-juifs et ne créaient que des loges purement juives (les plus célèbres, purement nationalistes et seulement superficiellement similaires à la franc-maçonnerie – « B’nai B’rith »). Mais c’est un sujet distinct de l’influence déjà agressive des Juifs dans leur pays de résidence (y compris dans le but de la soi-disant « lutte contre l’antisémitisme »).

Au XIXe siècle, « la maçonnerie acquiert un statut confiant et reconnu dans un groupe qui forme le pilier central de toute la société. C’est la clé pour comprendre pourquoi les juifs en masse aspiraient si passionnément à la franc-maçonnerie au 19e siècle … Les loges maçonniques étant devenues un symbole de l’élite sociale, l’interdiction d’admettre des juifs dans ces organisations revenait à leur refuser le privilège qu’eux-mêmes s’estimaient en droit de recevoir… D’où l’indignation et les cris de colère avec lesquels les juifs menaient leur bataille pour l’entrée dans les loges « [9] en Allemagne », écrit J. Katz.

La lutte pour une entrée aussi désirable dans la franc-maçonnerie était perçue par les Juifs comme faisant partie intégrante de la « bataille sociale » générale pour leur émancipation. Cela a coïncidé avec la désintégration du ghetto : un nouveau type de juif est apparu, « même pas dégoûté par le contenu chrétien des rituels maçonniques », poursuit Katz. Ces juifs « essayaient d’apporter de la lumière dans l’atmosphère oppressante de leur judaïsme et d’adoucir le sentiment d’isolement qui s’emparait d’eux dès que l’aversion pour un contact étroit avec l’environnement chrétien commençait à s’atténuer… Cependant, ce type commun de juif n’était pas le seul qui regardait la franc-maçonnerie. D’autre part, des juifs sont apparus, fidèles à leur religion, qui espéraient que les loges arriveraient à une conclusion purement logique de leurs principes reconnus et excluraient le contenu et le symbolisme chrétiens de l’ordre. » [dix]. Et ils ont finalement réussi.

Ainsi, en Allemagne, la lutte des juifs pour l’entrée dans la franc-maçonnerie s’inscrivait dans la lutte au sein de la franc-maçonnerie elle-même, « où il y avait deux flancs : chrétien et humaniste, … et la position du nombre croissant de juifs en intra-maçonnique les désaccords étaient du côté des humanistes » [11] . Cette lutte démontre l’essence de l’influence des Juifs sur la franc-maçonnerie qu’ils ont créée dans son ensemble, ce qui dans d’autres pays s’est produit sans grande résistance.

Peu à peu, les loges sont devenues pour les Juifs non seulement un « exutoire » à l’intérieur des murs du ghetto, donnant une bouffée d’air frais (comme l’écrit Katz), mais aussi – conformément aux objectifs réformistes de la franc-maçonnerie – un instrument de lutte politique pour obtenir l’égalité à l’échelle nationale. Sans surprise, en Europe, les Juifs y sont parvenus pour la première fois en 1791, à la suite de la Révolution française, qui a été fortement influencée par les francs-maçons.

Dans les cercles de droite, la franc-maçonnerie est encore souvent identifiée au révolutionnaire secret allemand « Ordre des Illuminati » (en allemand :  Illuminatenorden , du latin  illuminatus, éclairé, éclairé), fondée dans la Bavière Ingolstadt le 1er mai 1776 par le professeur Adam Weishaupt. L’objectif officiel des Illuminati a été déclaré être l’ennoblissement de l’humanité en « construisant une nouvelle Jérusalem », mais l’ordre se distinguait par la discipline la plus stricte avec une promiscuité morale non déguisée des moyens. Les documents découverts ont exposé son objectif – les révolutions anti-chrétiennes anti-monarchistes en Europe. L’ordre a été interdit par l’électeur bavarois en 1785 et a été persécuté jusqu’à la peine de mort, ses membres ont été accusés des crimes les plus terribles. Le pape Pie VI a également condamné les Illuminati. Puisqu’il s’agissait de la première exposition documentaire impressionnante de l’organisation secrète des « Lumières », le nom de l’ordre a ensuite été appliqué à toute la franc-maçonnerie et plus encore en Allemagne, bien qu’il ne soit pas du tout typique de la franc-maçonnerie allemande moins agressive. (Il suffit de souligner que Kaisers Wilhelm I et Frederick III étaient membres des loges; plutôt, les Illuminati étaient plus proches des Jacobins. En général, les figures des Lumières mentionnées étaient des francs-maçons allemands typiques: Lessing, Goethe, Schiller, Herder, Schlegel .)

Bien que l’ordre ait, en effet, impliqué une partie des maçons dans ses activités (Weishaupt lui-même a rejoint la loge maçonnique de Munich en 1777), les francs-maçons officiellement « réguliers » se désolidarisent de lui (voir Internationales Freimaurer-Lexikon). En général, de nombreuses branches différentes sont apparues dans la franc-maçonnerie, appelées « obédiences » – du pseudo-chrétien à l’occulte et à l’athée, elle doit donc être considérée comme différenciée.

Les courants mystiques de la franc-maçonnerie étaient un mélange d’occultisme, d’astrologie, d’alchimie, de kabbale, complétés par le pathos de l’illumination consistant à maîtriser tous les secrets de l’univers en dehors des « dogmes ecclésiastiques ». « La liberté de pensée pour la plupart des francs-maçons depuis la fin du 19ème siècle a signifié la libération de toute croyance religieuse, et une minorité décidée de francs-maçons n’a jamais caché leur désir de simplement détruire les religions traditionnelles » [12] – pour « le bien-être de l’humanité. ” Cette minorité décisive a déterminé l’apparence extérieure de la franc-maçonnerie, créant en son sein un détachement puissant pour la destruction des ordres conservateurs : contre les monarchies avec leur structure étatique et contre l’Église – pour la démocratie toute humaine.

La lutte pour cette nouvelle image du monde a uni toutes les variétés de la franc-maçonnerie, de la mystique à l’athée ; seuls les moyens étaient différents, plus ou moins radicaux. Les francs-maçons étaient des figures célèbres des « Lumières » et des révolutions bourgeoises, des libéraux et des réformateurs de premier plan, des dirigeants juifs. Et le point n’est pas combien de Juifs étaient dans les loges maçonniques, mais que les objectifs de la franc-maçonnerie et de la juiverie coïncidaient.

Pour l’avenir, rappelons-nous l’affaire Dreyfus à la fin du XIXe siècle. – un exemple clair de la force avec laquelle cette union maçonnique-juive s’est manifestée dans la pratique [13]. La victoire des « Dreyfusards » et nombre de scandales bruyants liés aux actions illégales des francs-maçons pour renforcer leur pouvoir en France (par exemple, en 1901-1904 : le système d’espionnage maçonnique et un classeur pour contrôler les officiers de l’armée et la police) – tout cela a fortement effrayé les cercles de droite en Europe. De plus, les maçons eux-mêmes ne cachaient plus particulièrement leurs objectifs.

En 1902, l’un des chefs maçonniques en France déclarait : « Tout le sens de l’existence de la franc-maçonnerie… est dans la lutte contre la société tyrannique du passé… Pour cela, les francs-maçons se battent en première ligne, pour ce, plus de 250 Francs-Maçons, investis de la confiance du Parti Républicain, siègent au Sénat et à la Chambre des Députés… Car la Franc-Maçonnerie n’est qu’une faction organisée du Parti Républicain, luttant contre l’Église Catholique – une faction organisée de le parti de l’Ordre ancien … « [14]. Et en 1904, le chef du Conseil de l’Ordre, L. Lafer, annonce : « Nous ne sommes pas seulement des anticléricaux, nous sommes des adversaires de tous les dogmes et de toutes les religions… Le véritable but que nous poursuivons est l’effondrement de tous les dogmes et toutes les Églises » [15].

Politiquement la plus active était précisément la franc-maçonnerie anti-chrétienne, qui a atteint en Europe (où elle prévalait également numériquement) une énorme influence politique. L’historien de la franc-maçonnerie P. Chevalier admet que les thèses d’O. Cochin, « qui considérait la franc-maçonnerie comme l’un des principaux responsables de la révolution de 1789 », « contiennent beaucoup de vérité » ; et qu’en 1871 « la majorité des communards étaient des francs-maçons et tous avaient une tendance socialiste » [17].
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[3] Lennhoff  E., Posner  Internationales Freimaurerlexikon. Vienne-Munich, 1932 (Nachdruck, 1980). S. 790–791.
[4]  Gessen Yu.  Juifs dans la franc-maçonnerie. SPb., 1903. S. 6–7.
[5] Idem. p. 4, 7–8.
[6] Encyclopédie Judaica. Jérusalem, 1971. Vol. 7. P. 123.
[7]  Katz J.  Juifs et francs-maçons en Europe 1723–1939. Université de Harvard, Cambridge, 1970. P. 221.
[8] Ibid. R. 60, 92.
[9] Ibid. R. 211-212.
[10] Idem. R. 202-203.
[11] Idem. R. 122–123.
[12  ] Chevallier  R. Histoire de la franc-maçonnerie française, 1877-1944. Paris, 1975. P. 58, 56.
[13] Voir le chapitre correspondant dans :  Chevallier P . Ou. cit.
[14]  Hiram . La Franc-Maçonnerie // L’Acacia. 1902. H. R. 8. – Cité. Citation de :  Borovoy A.  La franc-maçonnerie moderne en Occident // La franc-maçonnerie dans son passé et son présent. M., 1923. S. 18.
[15] Chevallier  R. _ Ou. cit. R. 61.
[17]  Chevallier   Ou. cit. R. 339, 411, 136.

Eugène Delacroix.  Liberté guidant le peuple.  1830

Eugène Delacroix. Liberté guidant le peuple. 1830

« La révolution française »

« Grande Révolution française » – le plus grand soi-disant. révolution violente « bourgeoise » en Europe occidentale. Contrairement aux révolutions bourgeoises qui l’ont précédée en Angleterre et aux Pays-Bas, où le pouvoir du monarque était simplement subordonné au parlement, la Révolution française, dans son radicalisme antichrétien et sa cruauté, est devenue un tournant symbolique dans l’histoire de la chrétienté occidentale. Elle conduisit non seulement à la destruction de la monarchie absolue et de l’Ordre ancien dans la France catholique, mais aussi à la proclamation de nouveaux principes d’État impies : la Première République française (septembre 1792).

La Révolution française a traversé plusieurs étapes dans son développement, de la monarchie constitutionnelle à la monarchie terroriste, que l’on peut trouver dans n’importe quelle encyclopédie. Voici comment l’historien juif G. Graetz l’évalue dans son livre en 12 volumes (« Histoire des Juifs », ch. V : La Révolution française et l’émancipation des Juifs ; cité en orthographe moderne avec les lieux les plus importants mis en évidence dans italique):

« Il est remarquable que les deux États européens, d’où les Juifs ont d’abord été expulsés, l’Angleterre et la France, aient été les premiers à leur accorder les droits de l’homme. Ce que Mendelssohn considérait comme possible seulement dans un avenir lointain, ce que les défenseurs des Juifs, Dom et Diez, présentaient comme un vœu pieux, tout cela s’est réalisé en France, pour ainsi dire, avec une rapidité magique.

Cependant, la liberté n’est pas allée aux Juifs français comme un fruit tout prêt qui mûrissait de lui-même ; au contraire, ils s’efforçaient eux-mêmes de secouer le joug pesant; mais en France les succès de ces efforts furent plus favorables et plus rapides qu’en Allemagne » (« Histoire des Juifs », vol. 12, ch. V, pp. 162-163).

Graetz décrit plus en détail ces efforts en la personne d’admirateurs et de partisans de Mendelssohn comme le révolutionnaire franc-maçon comte Mirabeau (1749-1791). « Il expose leurs vertus [ juives], mais il blâme les défauts pour les traitements cruels qu’ils ont endurés pendant si longtemps. du Messie, et, par conséquent, ce prétexte pour les exclure de la société chrétienne est sans fondement … En général, Mirabeau profite de toutes les occasions pour intercéder en faveur des Juifs. Il était résolument amoureux d’eux et de leur littérature biblique… » (pp. 166-167).

« Les nuages ​​menaçants de la révolution se sont déjà rassemblés, ce qui devait apporter la destruction et le renouveau sur le globe. Les chaînes du double esclavage, politique et ecclésiastique, sous lesquelles croupissaient les peuples européens, devaient enfin se briser dans au moins un pays… Comme d’un coup de baguette magique, la France s’est transformée en mer de feu , qui engloutit tous les instruments de l’esclavage, et renaît de ses cendres le peuple français, rajeuni, appelé à la grandeur, premier apôtre de la liberté de religion, luttant pour elle avec passion et enthousiasme… C’était à prévoir. Parmi les membres de l’assemblée nationale [parlement révolutionnaire] convoquée,qui, en véritables représentants du peuple, lui rendaient les droits que lui avaient enlevés l’État et l’Église, étaient les deux plus zélés défenseurs du peuple juif : Mirabeau, l’un des pères de la révolution, et le prêtre Grégoire, qui dut son élection à l’essai qu’il écrivit pour la défense des Juifs » ( avec .173).

Certains juifs rejoignirent la garde révolutionnaire, devinrent députés de municipalités et dans ce statut réclamèrent une loi sur l’égalité des juifs : « Pas un seul citoyen ne s’est montré plus zélé que les juifs pour conquérir la liberté » (p. 183).

Enfin, malgré les protestations « antisémites » des provinces allemandes de France et des députés de Paris, « l’Assemblée nationale accepta la proposition de [le conseiller au Parlement] Duport (27 septembre 1791), qui appartenait au club des Jacobins , et le jour suivant a passé une loi par laquelle toutes les résolutions exceptionnelles ont détruit, et les Juifs ont été appelés au serment civil. Deux jours plus tard, l’assemblée nationale se dispersa pour faire place à une assemblée révolutionnaire plus dynamique. Peu de temps après, Louis XVI approuve l’égalité des Juifs de France (13 novembre 1791). Concernant la religion, les Juifs n’avaient pas à céder un iota… » (p. 189).

Bien sûr, Graetz n’accorde une attention bienveillante qu’à son peuple et ne mentionne qu’avec désinvolture que « La Révolution a coûté du sang et a commencé à imposer son jugement aux oppresseurs. Dans de nombreuses régions du pays, comme par accord, des châteaux ont été incendiés, des monastères ont été détruits, des nobles ont été tués ou traités avec cruauté » (p. 175). Les Juifs n’étaient pas du tout touchés.

Seuls quelques juifs souffriront plus tard de la terreur des Jacobins : « la tempête de la révolution balaya les juifs sans conséquences néfastes… La persécution de la religion… (novembre 1793 – mai 1794) n’affecta pas directement les juifs. L’irritation profonde et la méchanceté contre la religion et la divinité n’étaient dirigées que contre le catholicisme … Le décret de la convention se lisait donc ainsi: « le culte catholique est aboli et remplacé par le culte de la raison ». Ce n’était pas seulement l’invention des extrémistes, des Cordeliers ou des Jacobins, mais la volonté du peuple français de se révolter contre l’Église et ses ministres, car ils les voyaient comme des ennemis de la liberté.Ainsi, vingt jours après le décret de la convention, environ 2 300 églises dans tout le pays furent converties en temples de la raison. La loi ne disait rien des juifs et des protestants… Car l’égalité reconnue aux juifs français par la suite, avec tous les changements de gouvernement, n’a pas été contestée par eux. La nouvelle constitution de l’an troisième de la République ou constitution directoriale (automne 1795) reconnaît également les adeptes du judaïsme comme égaux en droits sans autre considération… » (p. 193‒194)

« Partout, en Allemagne et en Italie, où de courageux soldats français sont entrés, les Juifs sont devenus libres… Bientôt les princes et les peuples allemands, qui obstinément, comme le Pharaon et les Egyptiens, n’ont pas voulu libérer les Juifs des chaînes de l’esclavage , subirent un châtiment encore pire : ils devinrent eux-mêmes les laquais de la République française et durent payer la capitation… Napoléon s’adressa aux juifs asiatiques et africains par un appel dans lequel il les invitait à se tenir sous sa bannière et leur promettait la Terre Sainte et la reprise du Temple de Jérusalem dans toute sa splendeur … Plus tard, lorsqu’il se revêtit de la couronne impériale… Les poètes juifs le chantaient de toutes les manières en français, italien, allemand et hébreu » (pp. 200‒202, 204‒206).

Plus tard, « Bonaparte… a de nouveau remplacé les vertus civiles par le pouvoir et la popularité. Cependant, aucune personne sensée ne nie aujourd’hui que Bonaparte, avec son arrogance et son ambition, était une nécessité historique. Il a laissé et renforcé une acquisition de la révolution, l’égalité, qui était particulièrement favorable aux Juifs » (pp. 203-204).

La proclamation de l’égalité des droits pour les Juifs devint plus tard un trait commun à tous les soi-disant. révolutions « bourgeoises », transférant le pouvoir du monarque au capital.

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Rappelons que, selon le Dictionnaire maçonnique encyclopédique, « dans les États généraux [devinrent plus tard l’Assemblée nationale. ‒ M.N.] Les francs-maçons ont numériquement prévalu en termes de nombre de sièges et de voix. Ce n’est pas surprenant, étant donné que les penseurs, les réformateurs, les citoyens les plus populaires et les plus respectés appartenaient à des loges … Au moment de la Révolution française, il y avait 629 loges en France, dont 65 à Paris »(Lennhoff E., Posner O. Internationales Freimaurerlexikon . Wien-München, 1932, pp. 503-504).

Dans la lignée de la lutte contre l’Église en 1792, les révolutionnaires ont introduit un nouveau calendrier, dans lequel 1789 a été appelée la première année de la liberté et tous les noms traditionnels des mois ont été modifiés. Le 13 août 1792, Louis XVI, avec sa famille, est déposé et envoyé en prison, et le 21 janvier 1793, il est exécuté ; le 16 octobre, la reine Marie-Antoinette est également exécutée.

Exécution de Louis XVI

Exécution de Louis XVI

Le 7 mai 1794, le décret sur le nouveau culte fut publié avec la vénération de « l’Être suprême ». Les églises chrétiennes ont été fermées (massivement depuis novembre 1793), pillées, déclarées « Temples de la Raison », elles ont célébré des fêtes en l’honneur de la « Déesse de la Raison », que les actrices incarnaient lors de représentations théâtrales. A Paris, sur l’autel de la cathédrale Notre-Dame, la « Déesse de la Raison » était interprétée par une comédienne de l’Opéra. Le 12 juin 1794, le décret sur la simplification des poursuites judiciaires est adopté avec la suppression de l’interrogatoire préliminaire, la suppression de la défense dans les affaires du tribunal révolutionnaire. Ce jour a été le début de la soi-disant Grande Terreur, qui a coûté la vie à environ 35 à 40 000 personnes pendant la dictature jacobine en France.

La Révolution française a commencé à répandre ses métastases dans toute l’Europe. Il convient de noter que la Russie était alors pleinement consciente de l’essence et du danger de cette nouvelle tendance. L’impératrice Catherine II, effrayée par cette révolution, en 1792 persécute et interdit la franc-maçonnerie. L’empereur Paul Ier en 1798 entra dans une coalition des puissances européennes contre la France révolutionnaire : « Allez sauver les rois ! » – il a réprimandé Souvorov pour sa célèbre campagne en Europe en 1799. Paul Ier a également permis à de nombreux réfugiés de la Révolution française anti-monarchiste de rester en Russie.

Napoléon Bonaparte

De nombreux historiens considèrent la fin de la révolution non comme le « coup thermidorien », mais le 9 novembre 1799 (coup d’Etat du 18 brumaire), qui porta au pouvoir le général Napoléon Bonaparte, qui devint le « premier consul ». Au cours des années suivantes, il réalisa un certain nombre de réformes politiques et atteignit progressivement le pouvoir dictatorial. Le 18 mai 1804, il fut proclamé « empereur ». Néanmoins, l’héritage spirituel anti-chrétien de la Révolution française n’a pas disparu.

Le dictionnaire maçonnique mentionné rapporte que Napoléon était un franc-maçon (comme son père et ses quatre frères : parmi ceux-ci, Joseph est devenu « roi d’Espagne » et grand maître du « Grand Orient » français athée ; Louis – « roi de Hollande » et grand maître de la « Grande Loge » du Rite Écossais, puis « Grand Orient » ; Jérôme – « Roi de Westphalie »). Les maçons étaient aussi tous ses confidents et maréchaux. C’est Napoléon qui a le premier transformé la franc-maçonnerie de la société secrète qu’elle était en la nouvelle religion officielle d’État, unissant toutes les loges autour du « Grand Orient ». Il a érigé un obélisque avec une étoile rouge à cinq branches (le principal symbole de la franc-maçonnerie) sur le lieu d’exécution du monarque français Louis XVI., élimine son héritier légitime et se fait couronner « empereur » de tout l’Occident dans la cathédrale Notre-Dame en présence du grand rabbin et du pape.

S’exaltant, « l’empereur » a remplacé la fête chrétienne de l’Assomption de la Mère de Dieu par la fête nationale de « Saint Napoléon ». (Ce n’est qu’après que «l’empereur» a enlevé ses biens à l’Église catholique, il a été excommunié par le pape en 1809; pour cela, le pape a été arrêté et emprisonné.) Une telle soif de pouvoir audacieuse de Napoléon, bien sûr, avait des signes d’orgueil démoniaque anti-chrétien, et ses victoires et sa chance militaire exceptionnelle, qui surprirent toute l’Europe, s’expliquaient apparemment non seulement par le talent militaire, mais aussi par l’aide des forces spirituelles correspondantes vers lesquelles il se tournait. Chez Napoléon, les signes évidents du futur Antéchrist se reflétaient de manière représentative et assez visible.

Ainsi, « l’Encyclopédie juive » écrit que Napoléon « a commencé à jouer le rôle du Messie juif et a déclaré qu’il était arrivé en Palestine pour restaurer Jérusalem et … le temple de Jérusalem dans toute sa splendeur ». Il « dessine devant eux [les Juifs] la perspective du royaume de Jérusalem et, avec la grandeur de son geste, acquiert une popularité extraordinaire parmi les Juifs de tous les pays… ses troupes victorieuses ont partout jeté les fers du peuple juif. , et Napoléon Bonaparte apporta l’égalité et la liberté aux Juifs… Il existe en juif, allemand, français et italien, de nombreux hymnes composés par des rabbins et des laïcs en l’honneur de Napoléon Bonaparte » (Encyclopédie juive. T. XI. C. 513 -516).

Une évaluation pénétrante de ces aspirations de Napoléon a été donnée par le Synode de l’Église russe dans un appel spécial, lorsque l’usurpateur du pouvoir impérial a établi « un nouveau grand Sanhédrin juif, ce Conseil des plus impies », condamnant le Sauveur afin d’unir les Juifs du monde entier et « avec l’aide de ceux qui haïssent le nom chrétien … volent le nom sacré du Messie.

Dans ce contexte, il ne fait aucun doute que la tentative de Napoléon de conquérir la Russie (tenant la Troisième Rome) était d’une grande signification spirituelle pour lui et pour les Juifs qui le soutenaient financièrement, même si tous n’en étaient pas pleinement conscients. Napoléon a décidé de capturer non pas la capitale administrative de la Russie, Saint-Pétersbourg, mais la capitale spirituelle – Moscou, dans l’intention d’y être couronné comme « l’empereur de l’univers ». Pour cela, les assistants de ce cérémonial, musiciens, chœur, ornements décoratifs, robes et tous les symboles «impériaux» nécessaires, y compris la statue de Napoléon, ont été amenés à Moscou, et le pape de Rome a été amené à Paris, qui a été gardé prêt à être envoyé à Moscou (Ratchinski André. Napoléon et Alexandre I. La guerre des idées, Paris, 2002). (Malgré l’excommunication, Napoléon avait besoin de la « consécration ecclésiastique » de cette action. ) L’esprit anti-orthodoxe de ce plan s’est exprimé dans la profanation des sanctuaires de Moscou par les « français culturels » (développement des écuries dans les églises). Le célèbre incendie de Moscou a été une réponse spirituelle impressionnante du peuple russe et sa victoire sur ce plan satanique.

Rappelons aussi comment Alexandre Ier termina symboliquement cette guerre à Paris : sur la place de la Concorde, sur le lieu même de l’exécution du roi de France, là où « l’empereur » Napoléon installa le pentagramme maçonnique lors de son sacre, l’empereur de Russie ordonna la fête de Pâques Liturgie célébrée avec un grand chœur orthodoxe, en présence des troupes russes et de la foule française, sur laquelle retentit solennellement : « Le Christ est ressuscité ! ». Alexandre Ier l’appelait une prière purificatrice et le triomphe spirituel de la Russie au cœur de la France.

Il n’est pas surprenant que la Révolution française, avec sa terreur, la destruction du clergé et l’exécution du roi, ait été un modèle pour Lénine, qui s’y référait souvent dans ses ouvrages et considérait les Jacobins comme ses prédécesseurs. En URSS, il existe de nombreuses rues, noms de colonies, bateaux à vapeur, etc. a reçu les noms des Jacobins français (et le reste à ce jour).

L’essence spirituelle de la franc-maçonnerie est le satanisme

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Ainsi, à l’époque moderne, la juiverie est devenue le principal moteur du processus juif d’apostasie (départ de Dieu), encourageant ce processus partout dans le monde à travers les mains des chrétiens eux-mêmes (maçonnerie) sous couvert de « démocratisation ».

Politiquement, la franc-maçonnerie cherche à atomiser la société, à la priver de valeurs spirituelles absolues, car ce n’est que dans une telle société que l’argent devient la valeur la plus élevée et que la seule « vérité » devient la volonté des producteurs et propriétaires d’argent.

En termes de vision du monde, c’était une « religion de la raison » athée éclairée, s’efforçant de construire un « Temple majestueux » du Nouvel Ordre Mondial (c’est aussi une allégorie à l’image des bâtisseurs-maçons).

En termes religieux, la franc-maçonnerie peut être définie comme un « uniatisme » secret de l’élite de l’Occident « chrétien » (réformiste) avec le judaïsme afin d’obtenir l’égalité des droits pour les juifs en renversant les monarchies chrétiennes.

Selon le Dictionnaire maçonnique encyclopédique français, « il n’y a jamais eu d’incompatibilité profonde entre le protestantisme sous ses diverses formes et la franc-maçonnerie… Dans les pays à prédominance protestante, la franc-maçonnerie est forte et ne s’oppose nulle part à l’Église », et le clergé « rejoint loge et s’y sent belle » (Dictionnaire universel de la franc-maconnerie. Paris. 1974. P. 1056). Cependant, le chef de l’Église catholique, le pape Clément XII, a interdit en 1738 aux chrétiens de rejoindre la franc-maçonnerie sous la menace d’excommunication.

En proclamant la « communion avec Dieu » sans l’Église, le protestantisme a immédiatement exposé ses adeptes au danger de la communion avec quelqu’un d’autre au lieu de Dieu. Dès lors, le protestantisme s’est avéré être un terrain favorable à la franc-maçonnerie, qui vénère à la place de la Trinité divine un certain « Être suprême », dont la vénération a été introduite dans la France révolutionnaire en 1794 par un décret sur le « nouveau culte de la raison ».

De manière caractéristique, les francs-maçons évitent de spécifier quel « Être suprême » ils vénèrent, l’appelant également le « Grand Bâtisseur (ou Architecte) de l’Univers ». Cette circonstance, ainsi que le rejet de la compréhension trinitaire de Dieu, facilite la possibilité de Sa substitution (consciente ou cachée) par un autre « être », car c’est précisément le rôle de « l’Architecte de l’Univers » que Satan revendique, l’intention de rivaliser avec Dieu dans cette affaire.

Il existe de nombreuses possibilités pour une telle substitution de Dieu par le diable dans la symbolique de la franc-maçonnerie. Le fait que l’obédience maçonnique dite « religieuse » (du rite écossais) ait la Bible sur ses « autels » ne veut rien dire, car « si un frère, en entrant dans la loge, assumant une obligation, pose la main sur la Bible, alors cela ne l’oblige nullement par rapport au contenu de la Bible », écrit l’idéologue maçonnique Endres ; ainsi « de nombreuses loges remplacent la Bible par un livre aux pages blanches » (Endres FC Die Symbole des Freimaurers. Hambourg. 1977. S. 41-42).

Pendant ce temps, les francs-maçons dans leur cercle d’élus ne cachent pas quel « Être suprême » ils vénèrent. En 1924, le franc-maçon de la première émigration N.P. Waqar a écrit à son patron :

« Le 23 janvier… dans le temple de la rue Puteau eut lieu une réunion consacrée à la ‘glorification de Satan’… Ce n’était vraiment ni un acathiste satanique, ni un sermon missionnaire d’un sataniste. Le discours était ainsi construit, non seulement de l’intérieur, mais aussi de l’extérieur (chaque paragraphe se terminait par une ritournelle chantante « Oh, Satan, Frère des hommes » !) [« Oh, Satan, Frère du peuple ! »].

… le rapport comprenait à la fois une partie historique et une partie philosophique. L’orateur a déclaré que « Satan… le champion des droits de l’homme contre le despotisme divin », « la véritable source de lumière », etc. Soulignant que pour le soi-disant « amour divin », il est naturel qu’une personne paie à Dieu avec haine et méchanceté, disant que « Satan est l’humanité », le prédicateur terminait par un hymne à Satan, adaptant pour cela les vers bien connus de Baudelaire. Il ne pouvait y avoir qu’une seule conclusion du sermon pour les auditeurs : VENEZ, ADOREZ ET GLORIFIEZ…

Dans ses remarques de clôture, le Vénérable Maître de la Loge a remercié Frère Humary pour le « message intéressant et passionnant » et… a souligné aux frères actuels et nouvellement initiés « le caractère vraiment maçonnique du rapport entendu… »… »

(Cité d’une collection de documents des archives Hoover, compilée par Y. Felshtinsky : B. Nikolaevsky. Russian Freemasons and Revolution. Moscou, maison d’édition « Terra ». 1990. S. 186-189.)

A noter que ce « temple » maçonnique de la rue Puteau à Paris appartient aux soi-disant. Franc-Maçonnerie « Religieux Régulier » de Rite Ecossais. Et comme vous pouvez le voir, la différence entre la maçonnerie athée et « religieuse » est seulement que la première déclare directement son refus du monde spirituel et des valeurs chrétiennes ; le second a aussi un programme « positif », choisissant un objet de culte différent dans le monde spirituel et affirmant sa « compatibilité » avec le christianisme. Parfois, cela est fait par des athées sous cette forme : « Nous sommes des libres penseurs, vous êtes des croyants… Possédés par l’esprit de recherche, nous sommes des serviteurs de Satan. Vous êtes les gardiens de la vérité, vous êtes les serviteurs de Dieu. Ces deux professeurs se complètent. Ils ont besoin l’un de l’autre. », – a écrit l’éminente figure maçonnique A. Lantoine dans sa « Lettre au Pape »… (Lantoine A. Lettre au Souverain Pontife. Paris. 1937. P. 53, 169-170.)

J’ai examiné plus en détail l’essence satanique de la franc-maçonnerie dans l’article : « Missionnaires de la rue Puteaux… » (« Bulletin du diocèse allemand du ROCOR. Munich. 1992. Nos. 2-3).

À notre époque, à la suite de deux guerres mondiales (en fait, c’était et continue d’être une guerre mondiale permanente du « mystère de l’anarchie » contre Dieu), l’idéologie maçonnique est devenue généralement acceptée et « seulement vraie » dans le  » monde civilisé » sous la forme du soi-disant. la « démocratie », dont le but était ces guerres mondiales du XXe siècle et les actuelles « guerres humanitaires pour nettoyer les États et les peuples récalcitrants ». Ces guerres sont menées par la principale superpuissance mondiale, les États-Unis.

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Migration des tribus germaniques vers la Grande-Bretagne au milieu du Ve siècle.

anglo-saxons

Aujourd’hui, de nombreux théoriciens du complot (par exemple, Coleman, largement cité dans le livre « Le Comité des 300 »), y compris dans le journalisme patriotique russe, identifient le principal système du mal mondial avec les anglo-saxons notoires (États-Unis et Grande-Bretagne), sous la forme de leur aristocratie et de la couche dirigeante supérieure. Ce concept est un clair analphabétisme, qui, d’une part, est sournoisement propagé pour masquer la véritable source du mal satanique du monde, et d’autre part, est perçu inconsidérément et régulièrement par ces « théoriciens du complot » sous la forme d’un évident « chiffon rouge », qui est utilisé dans la tauromachie.

Les Anglo-Saxons sont les anciennes tribus germaniques des Angles et des Saxons qui vivaient entre l’Elbe et le Rhin, d’où, au milieu du Ve siècle, à la suite de l’assaut des Huns de l’est, ils ont commencé à déménager en Grande-Bretagne, qu’ils ont conquise des tribus celtiques locales, grâce à leurs capacités d’organisation, ils sont devenus un peuple formant un État et ont fait de la Grande-Bretagne un pouvoir puissant. Sous l’influence juive de la Réforme, ils ont abandonné les restrictions morales chrétiennes sur l’activité économique, ce qui a conduit à la recherche d’argent facile sur les peuples primitifs – au colonialisme.

Permettez-moi de vous rappeler une fois de plus les conclusions de l’éminent économiste et sociologue universitaire W. Sombart : « Et dans ce mouvement colonial, les Juifs ont joué un rôle éminent, pour ne pas dire décisif » (W. Sombart, « Les Juifs et la vie économique » , ch. VI), dont la religion raciste s’est manifestée le plus clairement dans l’assaut contre les tribus moins développées : le financement des conquêtes et des expéditions prédatrices, la destruction des indigènes, la traite intercontinentale des esclaves à l’échelle de dizaines de millions de personnes au 16e -18e siècles, le monopole du commerce des biens coloniaux les plus importants – tout cela a donné d’énormes profits, qui ont été le moteur de la colonisation occidentale, « effaçant les peuples barbares de la surface de la terre » (Toynbee A. « Compréhension de l’histoire ») .

« En Afrique du Sud et en Australie… tout le développement économique doit leur être attribué presque exclusivement », et « l’Amérique dans toutes ses parties est une terre de Juifs », déclare Sombart : « Les Juifs sont liés à la découverte de l’Amérique dans le façon la plus intime et la plus étrange. On a l’impression que le Nouveau Monde n’était ouvert qu’à eux seuls… Des masses de Juifs ont été forcées d’émigrer… vers des régions prometteuses du Nouveau Monde. »

« Les États-Unis d’Amérique ont reçu leur formation économique principalement sous l’influence d’éléments juifs… [Sombart cite des déclarations similaires de présidents américains.] Les États-Unis en général doivent leur existence aux Juifs… c’est uniquement grâce aux présence de l’élément juif qu’ils sont tels que nous les connaissons… Car ce que nous appelons l’américanisme n’est, dans ses traits principaux, rien d’autre que l’esprit juif cristallisé. « J’ai prouvé en toute clarté que la vie économique de notre temps est de plus en plus soumise à l’influence juive… sans eux nous n’aurions jamais atteint le point culminant de la culture humaine : le capitalisme moderne… » (« Les juifs et la vie économique »). Saint-Pétersbourg. , 1912).

Et comme l’a écrit à ce sujet l’émigrant L. Lyubimov, qui a quitté la franc-maçonnerie, mais qui lui a conservé une certaine loyauté: seule suprématie politique, mais aussi culturelle … La franc-maçonnerie anglaise en général fait partie de ce magnifique bâtiment qui s’appelle le British Empire »( Lyubimov L.  Sur la franc-maçonnerie et ses opposants // Renaissance. Paris, 30.09.1934).

L’État américain, initialement créé par les francs-maçons en tant que colonie britannique, est une entité unique : moulé à partir des fragments dénationalisés de nombreux peuples sur le sang de dizaines de millions d’habitants locaux détruits, reconstruit avec le travail de millions d’esclaves amenés d’Afrique, décoré de symboles d’État maçonniques et vénérant le « veau d’or » capitaliste sous contrôle juif… C’est-à-dire que face aux États-Unis, le « mystère de l’anarchie » a créé son propre empire universel – un prototype de l’empire mondial de Antéchrist – sur l’idéologie très matérialiste avec laquelle le diable a tenté le Christ dans le désert.

En 1932, parmi les maçons, le dictionnaire maçonnique indique 11 présidents et 13 vice-présidents des États-Unis, « la grande majorité des gouverneurs d’État et des membres du Congrès appartiennent à la franc-maçonnerie » ; « aux États-Unis … la franc-maçonnerie la plus forte du monde », mais « la Grande Loge la plus forte de New York » (Lennhoff E., Posner O. Internationales Freimaurerlexikon. Wien–Mü. S. 1127–1129, 1125).

Comment l'économie transforme la société en le meilleur nouvel ordre mondial

Le billet d’un dollar américain représente une pyramide de pouvoir maçonnique à 13 niveaux, dont le sommet avec un « œil qui voit tout » représente « l’architecte suprême de l’univers » (un être spirituel qui rivalise avec Dieu pour le pouvoir sur le monde) . La légende en dessous se lit comme suit : « Un nouvel ordre pour les âges » (Novus ordo seclorum). Sur le côté droit du billet, l’aigle emblématique américain tient dans son bec un ruban avec l’inscription « Out of many – one » (E pluribus unum) – dans le but d’unir tous les peuples du monde en un seul. L’aigle a un bouclier avec 13 bandes sur sa poitrine, une branche avec 13 feuilles dans une patte et 13 flèches dans l’autre. Une étoile juive à six branches, composée de 13 étoiles à cinq branches, plane solennellement au-dessus de la tête de l’aigle. La répétition du nombre 13, connu par de nombreuses nations comme la « douzaine du diable », s’explique officiellement par le nombre des premiers États qui ont formé les États-Unis, mais,

L’émission du dollar depuis 1913 n’est pas le monopole de l’État américain, mais des banques privées juives, unies dans le système de réserve fédérale. Au cours de deux guerres mondiales, le dollar est devenu une monnaie mondiale – la base du Nouvel Ordre Mondial.

Tel a été le principal fruit de la Réforme, des « Lumières », des révolutions « bourgeoises » et des guerres mondiales – c’est-à-dire le succès du « mystère de l’anarchie » à l’époque moderne et contemporaine. Et les anglo-saxons énergiques dans ce processus se sont avérés les plus trompés par la méthode bien connue: « vous serez comme des dieux » …

Ainsi, les Anglo-Saxons, par la diffusion de la civilisation maçonnique, ont démontré leur phénomène géopolitique sur la carte, mais à l’opposé de celui des orthodoxes russes – comme instrument d’une autre force construisant le royaume de l’Antéchrist, dans lequel les Anglo-Saxons qui remplir leur rôle se révélera être les mêmes goyim-sous-hommes, comme tous les autres peuples à détruire. Déjà en 2020, le monde des coulisses commençait à supprimer le rôle prépondérant des Anglo-Saxons en Amérique, encourageant la « révolution culturelle » de la population noire (BLM) sous la forme d’une revanche sur les Blancs pour l’esclavage passé – pour affaiblir le forces conservatrices blanches restantes qui résistent au Nouvel Ordre Mondial. (Voir : « Cultural Revolution » aux États-Unis : l’Amérique des esclaves paie les factures passées .) Sans oublier, comment le monde dans les coulisses a fermé la patrie des Anglo-Saxons – l’Allemagne …

L’affrontement de ces deux phénomènes géopolitiques a commencé sur le territoire de l’Amérique russe au XIXe siècle et touche maintenant à sa fin…

En conclusion de ce sujet, nous notons également la participation d’Allemands pas si anciens à la colonisation de l’Amérique, qui déjà à l’époque moderne ont rejoint les rangs des « Anglo-Saxons ».

Colonisation allemande des États-Unis

Wikipédia rapporte que les protestants allemands étaient principalement attirés par la liberté religieuse dans les colonies, ils ont donc été impliqués dans la colonisation de l’Amérique du Nord dès le début, et jusqu’au XXe siècle, ils ont même constitué le plus grand groupe d’immigrants – encore plus nombreux que les Britanniques, Irlandais, Italiens et Juifs. La plupart des colons allemands y sont arrivés au XIXe siècle, la plus grande vague de colonisation s’est produite entre 1850 et 1889, lorsque 3,9 millions d’Allemands sont venus en Amérique, environ 250 000 ont déménagé rien qu’en 1882. Les immigrants allemands ont eu une grande influence sur la vie des États-Unis et étaient l’un des groupes nationaux les plus organisés, beaucoup ont poursuivi de grandes carrières économiques et politiques. Une vague notable de migrants a suivi après la Première Guerre mondiale. Cependant, ils ont rapidement assimilé

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Première église presbytérienne de Germantown

La colonisation allemande de l’Amérique a commencé avec l’État de Pennsylvanie. En 1683, la première colonie d’immigrants d’Allemagne est née ici – Germantown (plus tard, les colonies allemandes portant ce nom ont atteint une douzaine dans différents États). Tout au long du XVIIIe siècle, les colonies anglaises d’Amérique du Nord attirent des immigrants des principautés allemandes et de Suisse. Cela a été facilité par l’union dynastique de la Grande-Bretagne avec Hanovre, conclue en 1714.

À Philadelphie, en Pennsylvanie, les Allemands sont devenus célèbres en tant qu’artisans – cordonniers, ébénistes, métallurgistes. Ce sont des artisans allemands qui ont fabriqué les « fusils de Pennsylvanie » – l’arme principale de la guerre d’indépendance. Pour réprimer le soulèvement dans les colonies, la couronne britannique a attiré 30 000 mercenaires de Hesse. Cependant, les révolutionnaires américains ont réussi à attirer partiellement les Hessois à leurs côtés en leur promettant des terres. L’un des héros les plus célèbres de la guerre d’indépendance fut le général prussien Friedrich Wilhelm von Steuben, qui rédigea la première charte de l’armée américaine.

Dans le Wisconsin et le Dakota du Sud, les descendants d’immigrants d’Allemagne représentent encore plus de la moitié de la population, dans d’autres États du Midwest – plus de 30 %. La toponymie de ces lieux regorge de noms allemands. De nombreux États du Nord sont encore dominés par des Allemands (Allemands-Américains), qui ont perdu leur langue et leur identité nationale. Outre les États du nord, il existe une communauté allemande, par exemple au Texas, où un dialecte texan-allemand s’est développé.

Malgré le fait que la réinstallation massive a fait des Allemands le plus grand groupe d’Américains blancs, ce sont les Allemands qui ont été les plus assimilés. Contrairement aux colons d’Europe de l’Est, qui ont gardé leur propre langue, en Amérique, les Allemands se sont rapidement mis à parler anglais. Compte tenu de la parenté de l’allemand et de l’anglais, les colons allemands pouvaient apprendre l’anglais « commun » plus facilement que les immigrants des peuples romans et slaves. Cela a également été délibérément facilité par la politique des autorités anglophones et des autorités idologiques « formatrices de pouvoir » basées sur la franc-maçonnerie anglaise (noté par W. Sombart). Dans l’État de Virginie en 1794, des immigrants d’Allemagne ont déposé une pétition pour une traduction obligatoire des lois en allemand. Cependant, selon la légende, La Chambre des représentants a rejeté la proposition à la majorité d’une voix. Le président de la Chambre, Friedrich Muhlenberg, qui était lui-même un Allemand de souche, a déclaré: « Plus tôt les Allemands deviendront Américains, mieux ce sera. » L’un des pères fondateurs des États-Unis, Benjamin Franklin, était un ardent opposant à la « germanisation » de l’Amérique.

Certes, les Allemands ont enrichi la version américaine de l’anglais avec leur vocabulaire. Même le nom de la monnaie américaine – le dollar – remonte au thaler allemand. Les Allemands ont également influencé la culture quotidienne des États-Unis – ce sont eux qui ont appris aux Américains à décorer le sapin de Noël.

Les guerres du XXe siècle ont porté le coup le plus dur à la diaspora allemande aux États-Unis. Avant la Première Guerre mondiale, l’allemand était utilisé dans le système éducatif américain et revendiquait même le statut de langue régionale dans un certain nombre d’États et de districts. Pendant la guerre, des émeutes anti-allemandes éclatent. La foule a brisé les imprimeries qui imprimaient des publications en allemand. De nombreux Allemands ont été emprisonnés parce qu’ils étaient soupçonnés d’espionnage pour l’Allemagne. Beaucoup au cours de ces années ont changé leurs noms de famille en anglais.

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Affiche américaine des années 1940 exhortant à ne pas utiliser « l’ennemi » allemand, japonais et italien.

Dans l’entre-deux-guerres, l’Union germano-américaine était toujours active aux États-Unis et, avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, certains Deutsche Americaners retournèrent en Europe et rejoignirent les troupes de la Wehrmacht. Cependant, la plupart de leurs compatriotes aux États-Unis ont en même temps choisi de se dissocier définitivement de l’Allemagne. Un exemple typique de ce genre est la biographie du général Dwight Eisenhower. Son grand-père Hans Nicholas, qui appartenait à la communauté mennonite persécutée, émigra en Amérique en 1841. Dwight lui-même ne voulait pas entendre parler de son origine allemande. « Dieu, je déteste les Allemands », écrivait le général dans une lettre privée en 1944.

En 1980, 22,3% des participants au recensement américain se sont identifiés comme allemands – 49,2 millions de personnes. Lors du recensement de 2015, ils ont diminué de 6 %. En réalité, les descendants des Allemands aux États-Unis sont jusqu’à 58 millions de personnes (à titre de comparaison, il y a environ 35 millions « d’Anglais » dans le pays). Environ un million de personnes aux États-Unis utilisaient l’allemand comme langue parlée en 2015.

La diaspora allemande a également été assimilée sous l’influence de la culture populaire. Dans les films hollywoodiens, les Américains d’origine allemande sont extrêmement rarement mentionnés, contrairement aux Irlandais, aux Italiens, aux Juifs, aux Polonais. La raison en est que le thème allemand de la culture est supprimé par la mémoire du nazisme. Bien que cela n’empêche pas les Allemands aux États-Unis à ce jour d’atteindre les sommets du pouvoir économique et politique: par exemple, le 45e président des États-Unis Donald Trump, dont l’ancêtre Frederick Trump est venu en Amérique depuis l’allemand Kallstadt en 1885.

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Ainsi, malgré les craintes médiévales généralisées de la fin du monde en 1492 (sept mille ans se sont écoulés depuis la création du monde), Dieu a, pour ainsi dire, prolongé l’histoire, libérant de l’Europe, comme la vapeur d’un chaudron, le  » mystère de l’anarchie » qui avait mûri là-bas sur un nouveau continent. Où elle a commencé à mettre en place ses propres structures de pouvoir, en les construisant avec l’aide de la franc-maçonnerie non saxonne conformément à son esprit et à son objectif mondial.

La Russie orthodoxe s’est longtemps tenue à l’écart des enseignements et des processus « progressistes » européens, elle les a rejetés et n’a commencé que plus tard à adopter par imitation déjà à l’époque de Pétersbourg, et dans son maximalisme, elle a amené cette apostasie occidentale à une répétition du royaume de l’Antéchrist sur le sol russe.

(Progressivement, des précisions et des ajouts seront apportés, par conséquent, lors de l’emprunt d’un test, il convient de le prendre à «l’idée russe». À suivre: 6. La fenêtre de Pierre sur l’Europe, l’âge féminin des «Lumières» et la franc-maçonnerie en Russie )

De Jérusalem à Athènes

La Légende revisitée d’ATHENA

Athènes. An 432 avant Jésus-Christ. Le majestueux Temple de marbre blanc (70 mètres de long, 30 de large, 15 de haut) au 46 colonnes construit par Périclès et dédié à la déesse ATHENA semble un diamant géant posé sur le plateau rocheux du Parthénon qui domine la ville. Ce soir au couchant, l’édifice brille de mille feux sur un fond de ciel rougeoyant. Comme une bague étincelante au doigt de Zeus !

Place à la magie !

Soudain à l’intérieur du Temple s’anime la colossale statue haute de dix mètres de la déesse, façonnée d’or et d’ivoire, culminant au Naos, plein ouest. Elle prend vie, forme et taille humaine. La souriante déesse, de son vrai nom, ATHENA PARTHENOS (Temple de la Vierge), toute de voile blanc vêtue, détaille d’un regard circulaire le vaste édifice puis se dirige vers la façade sud. Pour sortir, lever la tête et examiner la toiture, qui n’est achevée qu’aux trois quarts. Mais surgit un athlétique et aimable hoplite athénien (soldat) sous le casque duquel elle reconnaît le dieu EROS. Il l’empêche d’avancer d’un geste presque « enveloppant », limite familier. De garde dans le Temple et en retrait prudent au pied d’une colonne, Il prétexte le danger permanent de recevoir sur la tête une tuile de marbre de 50 kg !

Insensible au brin de cour – appuyé – que vient de lui faire le bel EROS, ATHENA est tout de même quelque peu contrariée par ce barrage. Têtue, elle se dirige résolument vers la façade nord avec la même intention d’inspection de la toiture. Même irruption d’un gentil hoplite caché derrière une colonne, même refus de passage, en raison dit-il, de la chute possible d’une lourde tuile. Elle reconnaît malgré son casque et son ample tunique verte à ceinture rouge, le Dieu PHILIA, dont la voix douce et posée indique un être chaleureux, calme et protecteur. Il offre à la déesse un bouquet de mimosa fraîchement cueilli mais ne la laisse pas passer pour autant ! Fâchée, malgré la respectueuse marque d’attention de PHILIA, la déesse ATHENA s’obstine et se dirige à pas lents vers la façade nord du Temple.

Elle est magnifique dans sa robe immaculée à volants et ses cheveux noirs qui tombent en cascades sur ses épaules, se dit le dieu AGAPE. Le dos appuyé contre sa colonne, il la voit s’avancer d’une démarche féline sur les grandes dalles de marbre blanc véinées de bleu. Il s’émeut. Va-t-il à son tour lui refuser la sortie ? Eh bien oui, mais en même temps, d’un doigt pointé vers le haut plafond, il lui montre les dernières dalles décorées de têtes de lions posées sur les linteaux et que les ouvriers rapprochent lentement vu leur poids, pour terminer la couverture. Une simple question de quelques jours, l’assure-t-il. ATHENA retrouve le sourire !

Et surprise, AGAPE s’avance de quelques pas avec elle et ouvre la porte en ivoire qui donne sur la salle des plaisirs de bouche. En son centre une immense table rectangulaire nappée de blanc elle aussi, présente une abondance de mets les plus raffinés de la Grèce. De la « maza », gâteau d’orge, assorti d’olives et de miel d’acacia, aux bols en argent de fromages de chèvre caillés. Des galettes fourrées de filets de poissons de rivière aux tranches de rôtis de sangliers. Les légumes, choux, épinards, oignons, laitues, radis, lentilles, fèves et pois chiche forment un collier coloré autour de la table. Et la zythogale, la bière mousseuse de froment, est déjà versée dans les petites amphores de table en terre cuite (coupes peintes à l’effigie d’Athéna). Celle-ci est invitée à s’asseoir sur le trône royal par le dieu AGAPE, entouré de chanteuses, qui entonnent un chant rythmique… Que la fête des papilles commence ! Mais soudain….

 …Un grondement de tonnerre, une sonnerie de trompette déchire l’air. La voix de Périclès retentit : elle rappelle que ce jour est celui du jeûne sur toute la Grèce, en vue de préparer les corps aux prochains Jeux olympiques ! Interdiction formelle de passer à table et de s’adonner à ses plaisirs ! Même la déesse et les dieux doivent demeurer abstinents pendant ces Olympiades ! Un grand silence s’abat sur le Temple.

La déesse ATHENA s’évapore alors et reprend forme à sa place, figée au Naos du Temple, en statue géante. Comme si rien ne s’était passé ! Elle est plus impressionnante que jamais dans sa tunique à quatre volants et son casque orné d’un sphinx. Sa main gauche tient la lance sur le bouclier où figure le combat des Grecs et des Amazones. Derrière elle, se dresse le serpent Erichthonios, sculpté dans la pierre. Plus vrai que nature, il paraît ramper, il s’avance, les yeux exorbités, tous crochets dehors, il va la piquer…

…je me réveille en sursaut, le visage en sueur. Je sors d’un rêve qui m’a transporté de Jérusalem à Athènes. Du roi Salomon, l’architecte Hiram, du politicien Périclès, la voluptueuse Athéna ! Un Temple, une déesse, trois bons Compagnons…. Pour exister, les légendes ont besoin d’être racontées. Et même réinventées ! Ainsi, selon l’imaginaire fantaisiste de l’auteur, en passant du mont Moriah en Judée au plateau du Parthénon en Grèce, elles peuvent même être métamorphosées ! Pas de drame ici : De la mort, la vie !

Maçons célèbres : Georges Martin

Georges Martin, né le 19 mai 1844 à Paris et mort le 1er octobre 1916 dans la même ville, est un homme politique, médecin et franc-maçon français. Très engagé dans la promotion des valeurs républicaines et laïques, il est l’un des grands acteurs des progrès sociétaux de la fin du xixe siècle en France, tels l’émancipation des femmes, l’assistance aux enfants et la réouverture des bureaux de bienfaisance de Paris. Il joue également un rôle notoire dans l’histoire de la maçonnerie française en tant que membre fondateur, en 1880, de la Grande Loge symbolique écossaise et, avec Maria Deraismes, le précurseur du Droit Humain international, première obédience mixte.

Éducation et études

Georges Martin, est né le 19 mai 1844 à Paris au 101 rue Mouffetard d’un père pharmacien, Marie Hippolyte Joseph Martin, originaire de Sologne et d’Anne Françoise Caroline Faffe. Son père le fera instruire chez les jésuites de la rue Lhomond.

Lauréat d’un baccalauréat littéraire en 1861 puis d’un baccalauréat scientifique en 1863, il entreprend des études de médecine à la faculté de Paris. Il interrompt celles-ci trois ans plus tard afin de s’engager dans les troupes de Garibaldi. Georges Martin reprendra ses études à Montpellier, qu’il achève avec succès en 1870 – par l’obtention du titre de docteur en médecine.

L’engagement politique

Georges Martin s’engage très vite pour les idées et activités républicaines et prend part aux dernières luttes de l’opposition républicaine contre l’Empire. En 1866, il part à la conquête de la Vénétie avec les troupes de Giuseppe Garibaldi ; au quartier Latin, il est au nombre des dirigeants de l’action démocratique. En septembre 1870, au lendemain de Sedan, lorsque l’armée de Châlons, commandée par le maréchal de Mac Mahon, y fut encerclée et vaincue, il se met au service de la République et reçoit une affectation d’aide major à l’ambulance du fort d’Issy. Après la capitulation, il se retire dans sa propriété familiale de Lafarge, en Sologne. S’il est déjà médecin à Sceaux, ce n’est qu’après mai 1871, lors de la fin de la Commune de Paris, qu’il installe son cabinet de médecin, rue Mouffetard à Paris. Le dévouement et le désintéressement qu’il montre dans l’exercice de son métier le rendent aussitôt populaire[réf. nécessaire].

En 1874, il est élu au Conseil municipal de Paris comme conseiller du quartier de la Gare, et sera réélu à trois reprises, en 1878, 1881 et 1884. Il rend les plus grands services au conseil dans les questions d’assistance publique (assistance aux enfants, aux infirmes, aux personnages âgées). Il se déclare partisan de l’autonomie communale et participe à la fondation du groupe qui porta ce nom.

En 1876, il propose au conseil municipal le vote d’une loi sur les accidents de travail. Élu au Conseil de surveillance de l’Assistance publique, il prépare la réorganisation des bureaux de bienfaisance de Paris, et souligne la nécessité de laïciser les services hospitaliers.

En 1880, il renonce à ses activités de médecin afin de se consacrer pleinement à la vie de la cité. En 1884, il est élu président du Conseil général de la Seine et doit en démissionner un an plus tard, en 1885, pour honorer son élection comme sénateur de ce même département et en sus, le plus jeune de cette assemblée. Il s’efforce durant son mandat de de faire réaliser les réformes qu’il a préconisées au niveau départemental et au niveau municipal. Il siège à l’extrême gauche, et reste constamment associé aux votes soutenus par cette minorité.

Battu aux élections de 1891, il s’installe dans le Loir-et-Cher et se présente août 1897 au conseil général dans le canton de Lamotte-Beuvron où il sera réélu jusqu’à la fin de sa vie. À quatre reprises, sa candidature aux élections législatives lui permet d’exposer au cours de la campagne les idées républicaines et laïques.

Parcours maçonnique

Georges Martin légua sa demeure sise au 5, rue Jules-Breton, Paris 13e à l’Ordre maçonnique mixte international « Le Droit Humain ». Aujourd’hui le bâtiment en est le siège.

Défendant des idéaux progressistes et républicains tels que la laïcisation de l’éducation et l’émancipation des femmes, Georges Martin est amené à fréquenter les francs-maçons et notamment les amis de Léon Richer et de Maria Deraismes. Il est initié le 21 mars 1879 à la loge Union et Bienfaisance, travaillant au Rite Écossais Ancien et Accepté et située au siège de la Grande Loge de France.

Il participe à la lutte des loges bleues contre le « pouvoir absolu » qu’il reproche au Suprême Conseil de France et fait partie des membres dissidents qui fonderont, en 1880, la Grande Loge symbolique écossaise. Cette « loge-mère » deviendra la base du futur Droit Humain.

Le 14 janvier 1882, Georges Martin assiste à l’initiation d’Irma Marie Eugénie Laîné à la loge Les Libres Penseurs du Pecq, avec qui il se mariera sept ans plus tard, en 1889. Cette union le renforce dans sa détermination d’obtenir que les loges, jusque-là uniquement masculines, accordent aux femmes l’initiation maçonnique. La création de loges mixtes lui parait la meilleure façon de procéder afin de réaliser ce dessein.

L’investissement de Georges Martin en l’Ordre mixte du Droit Humain fut notoire.

Le 13 juin 1890, la loge Jérusalem Écossaise effectue un appel global aux obédiences françaises dans le but que l’une d’entre elles prête un local à la loge mixte Le Droit des Femmes, qu’elle a l’intention de fonder. Ces tentatives aboutirent en fin de compte à la création – révolutionnaire – d’une nouvelle obédience maçonnique, l’Ordre maçonnique mixte international « le Droit Humain ». La fondatrice Maria Deraismes, aidée et soutenue par Georges Martin, meurt un an après la création du Droit Humain. À partir de ce décès, il investit temps et argent dans la nouvelle obédience mixte.

Georges Martin prévoit l’extension de la maçonnerie mixte dans le monde entier, c’est pourquoi il crée en 1901 le Suprême Conseil universel mixte Le Droit Humain afin que les femmes puissent accéder aux hauts grades.

Sa femme, Marie-Georges Martin (née Irma Eugénie Marie Lainé), meurt peu après la déclaration de guerre en 1914. Ce double événement frappe l’homme politique français dont la santé se détériore. Il meurt le 1er octobre 1916 dans sa demeure du 5 rue Jules-Breton qu’il avait fait édifier pour Le Droit Humain. Il est enterré à La Ferté-Saint-Aubin.

Ainsi, par l’organisation de l’obédience à l’aide de structures stables et internationales ainsi que par l’acquisition d’un important siège, il a totalement assumé, de 1893 à 1916, la charge léguée par Maria Deraismes.

Hommage

La loge no 1892 du Droit Humain international, située au Paraguay, porte le nom de Georges Martin en son hommage et porte le numéro 1892 en référence à l’année où il soutenu la création du Droit Humain.

Passage à l’Orient Éternel de l’Illustre Frère Alexandre Adler de la GLCS

Le journaliste international bien connu du monde des médias et plus particulièrement de la géopolitique est passé à l’Orient Éternel ce mardi 18 juillet 2023, à l’âge de 72 ans, à l’Hôpital européen Georges-Pompidou (Paris), des suites d’une longue maladie.

Il a été initié en 1996 au sein de la Loge « La Lyre et Éléazar » de la GLNF, puis après un bref passage à la GLDF, il avait rejoint, en 2015, la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité. Très investi dans cette Obédience, il était 33° du Rite Écossais Ancien et Accepté. Apprécié par toutes et tous pour son empathie, ses talents exceptionnels et connaissances qui mettaient sous le charme ses Sœurs et Frères.

La rédaction ne possède pas encore les informations utiles concernant la cérémonie d’Adieu. Nous ne manquerons pas de compléter cet article dès que possible.

Biographie

Alexandre Adler, né le 23 septembre 1950 à Paris et mort le 18 juillet 2023 dans la même ville, est un journaliste français, spécialiste des relations internationales.

Sa famille maternelle, les Bauer, a des origines juive allemande et russe. Elle réside en Turquie depuis le début du XXe siècle et échappe ainsi aux persécutions nazies. En revanche tous les membres de sa famille paternelle, à l’exception de son père Émeric, sont morts en déportation. Sa filiation paternelle est une filiation de Cohen et de rabbins. Son père, décédé en 2003 à l’âge de 95 ans, était un ingénieur constructeur de voies ferrées dans l’Empire ottoman, originaire de Bohême, l’actuelle République tchèque, parlait couramment sept langues étrangères et s’était installé en France dans le courant des années 1930. Il avait servi dans la Légion étrangère entre 1939 et 1945.

La langue maternelle d’Alexandre Adler est l’allemand. De parents laïques et socialistes, il ne reçoit aucune éducation religieuse, aucune transmission de judéité « sauf l’humour » dit-il, mais il étudie en profondeur le judaïsme à l’âge adulte.

Il est cousin de l’ancien Premier ministre roumain Petre Roman.

Alexandre Adler est marié à Blandine Kriegel, philosophe et historienne, fille du résistant puis dirigeant communiste Maurice Kriegel-Valrimont, et de Paulette Lesouëf-Brévillier.

L’art funéraire dans les églises : de la dalle gravée au splendide tombeau

Du site decoder-eglises-chateaux.fr – De Laurent Ridel

En plus d’être des lieux de culte, les églises ont longtemps été des lieux d’inhumation. Malgré des moyens différents, chaque dalle gravée, chaque gisant, chaque tombeau sert un même dessein : gagner l’immortalité. 

Les sculpteurs des églises ne se sont pas contentés de ciseler des statues de saints ou des chapiteaux de piliers. Ils ont également travaillé à immortaliser les morts au travers de leurs tombeaux. Jusqu’à la Révolution, quelques clercs et laïcs, fortunés ou particulièrement pieux, ont en effet eu le privilège d’être enterrés au sein de l’enceinte sacrée. Il est facile d’imaginer les statues de saints, rougissant de jalousie face à certaines magnifiques œuvres d’art funéraire.

Des tombes dans les églises : une exception

Avant de vous ériger en spécialiste des tombeaux, il convient de noter que l’Église a longtemps rechigné à l’idée d’inhumer les corps à l’intérieur de l’église ; la règle était de les envoyer six pieds sous terre dans un cimetière. Mais dans les faits, les dérogations étaient nombreuses. Dans les monastères, on accordait par exemple une place pour un abbé remarquable ou pour le seigneur fondateur. Les laïcs pressaient l’Église pour un assouplissement de la règle d’inhumation dans les églises. De la même façon que certaines discothèques huppées, tout le monde mourrait d’envie d’y entrer. Quand le roi de France Philippe 1er demanda l’autorisation d’être enterré dans l’abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, comment les moines pouvaient-ils lui dire non ? C’était leur souverain tout de même !

Inhumation dans la nef d'une église
Inhumation dans la nef d’une église, enluminure du manuscrit Roman de Girart de Roussillon en prose par Jean Wauquelin, 1448-1460, fol. 374, Bibliothèque nationale d’Autriche

Et puis, l’Église plia d’autant que les enterrements intra-muros étaient une bonne affaire pour les églises paroissiales, les collégiales, les abbayes et les couvents mendiants. Selon l’historien de l’art Xavier Dectot, il s’agissait d’une « activité lucrative pour les établissements religieux qui les accueillaient ». En effet, les testaments ne les oubliaient pas. Résultat, au cours du Moyen Âge, le sous-sol de l’église s’ouvrit de plus en plus pour les dépouilles des clercs, des nobles et même des bourgeois.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, dans certaines régions, on en arriva à un point où seuls les défunts les plus misérables n’eurent pas leur place dans l’église, mais au cimetière. Les enterrements intra-muros étaient si nombreux que les fosses se recoupaient : il fallait pousser les os du précédent locataire…   

Le choix du lieu d’inhumation

Cet élargissement social ne satisfaisait pas les plus puissants et les plus riches. Dans une société pointilleuse sur les hiérarchies, cette élite souhaitait se différencier du commun des mortels. La localisation au sein de l’église devient alors une grande affaire. Et là, c’était comme au spectacle : les places les plus recherchées étaient devant. À savoir dans le chœur, au pied de l’autel. Le mort bénéficiait ainsi des offices religieux et éventuellement de la proximité de reliques, des avantages pour son salut.

  • Lire aussi : Les reliques, trésors sacrés des églises.

À vrai dire, à moins d’être clerc, roi ou fondateur de l’église, il y avait très peu de chances d’occuper ce secteur particulièrement sacré. La plupart des tombes devaient se contenter d’une place dans la nef. À moins d’être suffisamment riche pour bâtir sur le flanc de l’église une chapelle funéraire.

Outre la localisation de la sépulture, l’élite sociale cherchait à se distinguer par la forme qu’elle donne à sa tombe.

Les tombes basiques

En général, au Moyen Âge, aucun signe n’indiquait la tombe dans l’église. Seule une poignée de défunts matérialisait leur sépulture. À vous, dans vos prochaines visites, d’en différencier les différentes formes. Commençons par deux types simples : la plaque et la dalle funéraires.

Pierre tombale de Nicolas Flamel
Plaque funéraire ou pierre tombale de Nicolas Flamel et son épitaphe (XVe siècle), musée du Moyen Âge, Paris.

La plaque funéraire est un bloc de pierre insérée dans la maçonnerie. Dessus, on peut lire une épitaphe et/ou un bas-relief. L’épitaphe, souvent en latin, rappelle le nom du défunt, ses vertus et parfois ses dispositions testamentaires (par exemple le nombre de prières et de messes dont il bénéficiera). Parfois, le texte appelle aussi les vivants à la prière.

« Ici gist, Agnès de Viry, abbesse de Morienval

Qui que tu sois, passes,

Arrête-toi.

Là pleure, je suis ce que tu seras ;

J’ai été ce que tu es,

Prie pour moi, je t’en supplie »Pierre tombale d’Agnès de Viry (morte en 1203), dans l’église de Morienval (Oise), épitaphe traduite du latin.

À partir du XIIe siècle, ce type de discours se répand avec la croyance dans le purgatoire. Au sein de cet espace intermédiaire entre paradis et enfer, les âmes, ni totalement mauvaises, ni parfaites seraient coincées. Pour en sortir, le mort doit compter sur les messes que l’on célèbre pour lui, mais aussi sur les prières des passants. D’où l’importance des épitaphes.

À la différence de la plaque, la dalle funéraire ou plate-tombe recouvre le sol d’une église. Y est gravée assez souvent l’effigie du défunt en attitude de prière. Des dalles se contentent d’une grande croix sculptée en bas-relief. Là encore une épitaphe faisant la périphérie de la dalle peut inviter à la prière.

Dalle funéraire de Julianne Charbonnel Orbec
Dalle funéraire de Julianne Charbonnel, dans l’église d’Orbec (XIVe siècle). Notez les mains jointes en prière, les armoiries, le cadre architectural et l’épitaphe.

Mais, dans vos visites, vous avez sûrement été attiré par une forme funéraire plus sculptée.

Comment regarder un gisant ?

Dans la société médiévale, les plus puissants bénéficient d’un tombeau en élévation. Le gisant en est la forme la plus courante. Le défunt est représenté couché. Parce que oui, la mort, c’est épuisant.

Cette grille d’analyse devrait vous aider à mieux saisir les particularités de chaque œuvre :

Localisation du gisantDans le chœur, dans la nef, dans une chapelle funéraire, dans la crypte. Attention, le tombeau a pu être déplacé pour un remploi ou pour une meilleure mise en valeur.
ArchitectureÀ l’intérieur d’un enfeu (niche dans le mur) ou isolé
MatériauxCalcaire, marbre, albâtre, parfois en bois ou en métal
FormeGisant sur dalle, sur cuve (épais soubassement), dans un édicule (structure architecturée)
Portrait du défuntRessemblant, idéalisé (dans la fleur de l’âge), transi (marqué par l’âge et/ou en voie de décomposition).
Position de l’effigieGénéralement, le défunt est allongé sur le dos, les mains jointes, la tête sur un coussin. Notez les variantes comme la main sur le cœur. Parfois le gisant laisse place au priant (le défunt est agenouillé en prière)
Habits et attributsNudité, en chevalier (armure, casque…), en roi (sceptre, couronne), en homme ou femme humble (vêtements simples), en clerc (crosse, mitre…)
Éléments accompagnant le défuntAnges, livre, armoiries, animaux (lion, chien…), pleurants, saints, allégories…
Gisant Saint-Paul-de-Léon
Gisant de René de Rieux, évêque de Saint-Pol-de-Léon (Finistère). Remarquez le monstre terrassé par la crosse. La cuve est ornée de deux anges portant les armoiries du défunt.

Les tombeaux monumentaux des princes

À regarder l’importance de certains tombeaux, on comprend qu’il ne s’agit pas seulement de commémorer le défunt, mais de le glorifier. Aux XVe et XVIe siècles, cet objectif de célébration produit des chefs-d’œuvre à la hauteur du prestige et du statut social de leurs commanditaires.

Au XVIe siècle, le roi de France François 1er commande un magnifique tombeau pour ses prédécesseurs, Louis XII et sa femme Anne de Bretagne. Ce monument, à étages, est installé dans la basilique Saint-Denis, nécropole des Capétiens. Au 1er niveau, on aperçoit à travers une structure architecturée les gisants des deux souverains nus et saisis au moment de leur dernier râle. Autour d’eux, les 12 apôtres et 4 allégories forment un cortège funéraire de pierre. Au sommet du monument, trônent les effigies intemporelles du couple royal en prière. Comme si les défunts avaient triomphé de la mort. Un tel tombeau les élève au-dessus des autres sépultures et célèbre le pouvoir royal.

Tombeau de Louis XII et d'Anne de Bretagne
Tombeau de Louis XII et d’Anne de Bretagne (XVIe siècle) dans la basilique Saint-Denis. Ma photo cache malheureusement presque la reine à cause l’angle de profil.

Ces œuvres d’art sont de petites architectures qui nécessitent beaucoup de travail. Le tombeau commandé en 1381 par le duc de Bourgogne Philippe le Hardi est terminé presque 30 ans plus tard. Entre temps, trois sculpteurs se sont succédé, les deux premiers fauchés par la mort avant d’avoir achevé l’œuvre.  

Encore plus grand : le mausolée

Mais il semble que ces tombeaux n’étaient pas encore assez grands pour leur commanditaire.

Pour les rehausser, on les recouvre par exemple d’un dais architecturé.

Au XVIIIe siècle, quelques monuments adoptent la formule grandiose du mausolée. Le mort est représenté dans une scène abondamment sculptée et architecturée.

Mausolée Maréchal de Saxe
L’impressionnant mausolée du maréchal de Saxe dans l’église Saint-Thomas de Strasbourg.

Œuvre du sculpteur Pigalle, le mausolée du maréchal Maurice de Saxe dans l’église Saint-Thomas de Strasbourg est une scène dramatiquement théâtrale. Il montre le maréchal en pleine forme, retenu par l’allégorie de la France. Des drapeaux brisés, un aigle, un lion, et un léopard évoquent les pays vaincus par ce militaire. La Mort est représentée sous les traits d’un squelette qui attend en bas que le maréchal daigne bien descendre dans sa tombe.  

L’art funéraire se déplace dans les cimetières

En résumé, du XIe siècle à la fin du XVIIIe siècle, on assiste à une monumentalisation des tombes à l’intérieur des églises. Alors que les plus modestes formes consistent en une dalle ou une plaque funéraire, les plus riches commanditaires s’orientent vers le gisant ou des tombeaux comparables à de petites constructions architecturales. De nos jours, la majorité de ces œuvres d’art ont disparu. D’un côté, les dalles, foulées au pied, se sont effacées ; de l’autre les tombeaux monumentaux ont souvent été brisés lors des guerres de Religion et de la Révolution.

Mais, depuis 1776, l’art funéraire a dû prendre l’air. Pour des raisons de salubrité publique, il était désormais interdit de se faire enterrer sous le pavé. Tout le monde ou presque était rejeté au-dehors. La concurrence entre tombeaux se transféra dans le cimetière. Et ça, il faudra bien aussi que je vous en parle…

Les Francs-maçons accordent 15 000 £ à un groupe de soutien aux transports locaux

De notre confrère anglais okehampton-today.co.uk – Par Amy Hetherington

L’ Okehampton District and Community Transport Group (ODCTG) a récemment reçu un chèque de 15 000 £ des francs-maçons pour poursuivre ses services dans la région d’Okehampton.

Nicholas Ball, chef des francs-maçons du Devonshire et son collègue Anthony Eldred ont remis à Sue Wonnacott, directrice de l’ODCTG, le chèque au nom de la Masonic Charitable Foundation (MCF) et des francs-maçons du Devonshire.

M. Ball a déclaré: « Les services communautaires locaux tels que le vôtre sont inestimables, en particulier dans les régions rurales, le besoin est probablement plus important dans le Westcountry que dans la plupart des autres régions du pays, cela me fait donc le plus grand plaisir de pouvoir soutenir l’Okehampton & District Community Transport Group avec cette subvention de 15 000 £ et souhaite vous remercier, vous et votre équipe, pour le dévouement dont vous faites preuve envers le service que vous fournissez.

Sue Wonnacott a déclaré que le don permettrait à l’organisme de bienfaisance de poursuivre son travail comme il l’a fait au cours des 33 dernières années.

Elle a ajouté: «Les gens ne réalisent pas le coût de fonctionnement des véhicules que nous utilisons, ils doivent être entretenus toutes les dix semaines et le coût de l’entretien à lui seul s’élève à plus de 26 000 £ par an. Cette subvention des francs-maçons du Devon et de la Masonic Charitable Foundation nous donnera la possibilité de poursuivre les services que nous apportons à la communauté des personnes âgées de Winkleigh dans le nord du comté jusqu’à Chagford dans le futur.

Le groupe de transport communautaire d’Okehampton & District répond aux besoins de la communauté depuis presque exactement trente-trois ans, après avoir commencé en mai 1990 avec un bus et quelques bénévoles. Ils ont maintenant deux bus de quinze places, deux bus accessibles en fauteuil roulant avec trois chauffeurs, une quarantaine de chauffeurs bénévoles avec leurs propres voitures.Ils sont une petite organisation caritative locale offrant des transports accessibles pour les soins de santé et les déplacements sociaux couvrant une zone extrêmement rurale de l’ouest du Devon de 274 milles carrés. Les bénéficiaires sont pour la plupart des personnes âgées, fragiles, handicapées et isolées en milieu rural qui n’ont pas accès aux transports en commun mais qui ont besoin d’un service porte à porte.

Venez vivre une journée au Moyen Âge : un trajet Paris-Guédelon !

Du site officiel du site guedelon.fr

Une journée au départ de Paris pour découvrir Guédelon, trajet en car grand tourisme avec notre partenaire Cresson Voyages.

Cet été, les maçons poursuivent l’élévation de l’imposante porte entre deux tours. Les tailleurs de pierre attaquent un beau programme de taille : marches d’escalier, linteaux d’archères, fenêtres à coussièges et cheminée. Dans la forêt, les tavaillonneurs fendent les 8 000 tuiles en chêne pour couvrir la tour du pigeonnier ; les menuisiers et les peintres réalisent la fenêtre en toile peinte de la chapelle. Les charpentiers vont démarrer l’équarrissage et la taille de la herse.

Au cœur de la forêt, partagez l’aventure de Guédelon

C’est une journée hors du temps que nous vous proposons de vivre avec nous, en observant les savoir-faire et en échangeant avec les forgerons, les charretiers, les vannières, les meuniers, le cordier, la teinturière, le charron, l’herboriste, les jardiniers…

Nos chroniqueurs et nos œuvriers vous accueillent tout au long de la journée pour vous expliquer notre aventure !

Un trajet Paris-Guédelon

Nous vous proposons une journée au départ de Paris-Bercy en car grand tourisme pour découvrir Guédelon : dimanche 16 juillet, dimanche 23 juillet, dimanche 6 août, dimanche 13 août, mercredi 16 août 2023.

69 € aller-retour + visite de Guédelon pour une journée au Moyen Âge !

Date : le dimanche 16 juillet 2023 – le dimanche 23 juillet 2023 – le dimanche 6 août 2023 – le dimanche 13 août 2023 – le mercredi 16 août 2023

Lieu : Paris – Gare routière de Paris-Bercy

Embarquement aux quais à côté du bureau d’accueil (entre le quai 70 et 80)

Horaires :

Heure de départ : 08h00 de Paris – arrivée à Guédelon prévue à 11h30

Heure de retour : 17h30 de Guédelon – arrivée prévue à Paris – Bercy : 21h00

Embarquement possible à partir de 07h30

Prix : trajet + billet Guédelon

Adulte : 69 €

Enfant de 5 à 17 ans : 62 €

Enfant de 3 ans à 4 ans : 21 €

Enfant de moins de 3 ans voyageant sur les genoux des parents : gratuit

Modalités de réservation :

Uniquement sur la billetterie en ligne Guédelon

Paiement CB uniquement

Réservation 24h au plus tard avant la date de visite

Billet non remboursable – non échangeable

Informations pratiques :

  • Le prix affiché comprend le billet d’entrée pour la visite de Guédelon + le trajet aller-retour en car grand tourisme Paris/Guédelon
  • Le placement est libre dans le car; pas de places numérotées réservées
  • Les animaux de compagnie ne sont pas acceptés dans le bus (sauf les chiens d’assistance)
  • Les enfants de moins de 3 ans avec un billet gratuit voyagent sur les genoux des parents. Si vous souhaitez que votre enfant de moins de 3 ans bénéficie d’un siège dédié, il faut vous acquitter d’un billet enfant de 3 à 4 ans à 45 €
  • Vous avez la possibilité d’apporter votre rehausseur pour les jeunes enfants
  • Seules les personnes majeures peuvent utiliser le bus Guédelon
  • Pour toute personne en fauteuil roulant, merci de nous prévenir 4 jours à l’avance afin de prévoir un véhicule adapté
  • Les billets comprenant le trajet Paris-Guédelon aller-retour, ne sont ni repris, ni échangés, ni remboursés
  • Les réservations pour cette journée à Guédelon se font uniquement sur la billetterie en ligne – pas de réservation par téléphone.

Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter sur guedelon@guedelon.fr ou au 03 86 45 66 66

La femme dans les mythes du patriarcat

L’identité sexuée a toujours été un objet problématique, aussi bien dans notre environnement maçonnique bipolaire que dans la réalité sociale ou que dans les discours mythiques ou encore et surtout religieux, imposant très vite la prévalence des hommes sur les femmes. Cherchons à illustrer cette domination du masculin sur le féminin en évoquant ce que nous appellerons les syndromes du mâle ;  alors observons quelques-uns de ces symptômes à mots couverts.

Dans la Bible le marquage sexuel de la différence va de soi.

On naît garçon ou fille, le destin est scellé et la position sociale est déterminée. La Bible reflète la mentalité des Hébreux de l’Antiquité, où la domination masculine implique qu’une différenciation stricte entre les sexes fasse l’objet d’un souci constant et appliqué.  C’est sur la base d’une identité sexuelle que se fondent le statut et la reconnaissance des êtres dans la communauté dont ils sont membres.

Lorsque les Hébreux voulurent se compter dans le désert, ils demandèrent que les hommes apportent un sicle d’argent (monnaie mésopotamienne, un sicle d’argent, 16,82 g, vaut le prix d’un porc ou de deux moutons) pour chaque homme et un demi -sicle pour chaque femme et chaque enfant. Les bases qui supporteront les quatre colonnes dorées délimitant le Saint des Saints du temple portatif, lors de l’exode dans le désert, furent fabriquées avec une partie de la masse du métal. C’était inscrire visiblement un rapport de moitié entre hommes et femmes, face à leur dieu.

Le corpus rabbinique élargit et aggrave la portée des règles concernant la distinction entre les sexes. Pour assurer constamment la domination masculine, les normes différenciatrices s’institutionnalisent. Ainsi  le philosophe juif Flavius Josèphe, en 37, résume la conception traditionnelle qui s’imposait aux époux dans la législation rabbinique qui remonte à l’Antiquité. « La femme, dit la Loi, est inférieure à l’homme en toutes choses, aussi doit-elle obéir, non pour s’humilier, mais pour être dirigée, car c’est à l’homme que Dieu a donné la puissance. » C’est, d’ailleurs, aux seuls hommes qu’étaient adressées les 10 paroles des tables de Loi de Moïse.

Le Talmud va jusqu’à esquisser une théorie de la présence universelle du masculin et du féminin en toutes choses, ce qui tend à les ériger en puissances cosmogoniques. Cette différence perdure dans la sexualisation hiérarchique du  ciel et la terre.

L’identité sexuelle détermine également une série de comportements, d’inclinations, d’attitudes physiques ou mentales et d’aptitudes rigoureusement répertoriées et distribuées différentiellement entre les sexes. Le destin des femmes appartient au père, puis au mari auprès duquel elle est juridiquement traitée comme sa fille, selon l’expression juridique loco filiae. C’est un schéma que l’on retrouve presque partout depuis la plus haute Antiquité jusqu’à nos jours.

Dans l’Antiquité le marquage sexuel de la différence va également de soi.

Le fait d’être une femme suppose un état d’infériorité, de dépendance, de soumission, qui revêt même parfois une signification infâmante. Dans les fragments retrouvés du Satiricon de Pétrone, on y lit : « les femmes sont des vautours ou des pots de chambre. L’amour qui dure est considéré comme un chancre, cancer en latin. »

À Athènes, par leur vote, les femmes choisissent l’olivier de la déesse Athéna plutôt que le cheval noir de guerre de Poséidon, faisant de la déesse la protectrice de la ville. Furieux, Poséidon submerge la ville et les hommes en punissent les femmes : elles n’auront plus le droit de vote, les enfants ne prendront plus le nom de leur mère et perdront le droit de citoyenneté.

Bien avant les quatre évangiles qui reprennent sa doctrine et ses enseignements, Paul, le véritable forgeron de l’église catholique, écrivait dans son épître aux Corinthiens : « Que les femmes se taisent dans les assemblées, il ne leur est pas permis de prendre la parole ».  Pas  étonnant parce qu’à cette époque, pour les romains, tout ce qui est actif, tout ce qui fait lever le fascinus, est hautement noble. Le mot phallus n’est jamais employé en latin.

Les Romains appelaient fascinus ce que les Grecs nommaient phallos. Du sexe masculin dressé, c’est-à-dire du fascinus, dérive le mot de fascination, c’est-à-dire la pétrification qui s’empare des animaux et des hommes devant une angoisse insoutenable. Les fascia désignent le bandeau qui entourait les seins des femmes. Les fascies sont les faisceaux de soldats qui précédaient les Triomphes des imperator. De là découle également le mot fascisme, qui traduit cette esthétique de la fascination.

Ainsi, à Rome, dans les rapports sexuels, tout ce qui est passif pour un homme peut être puni de mort. Le renoncement à la passivité fut la marque qui imposa sa loi au peuple dont le totem est la louve. À ce titre, l’homosexualité masculine, en tant que confusion des identités sexuelles qu’elle est censée entraîner, n’était pas condamnée à condition que le dominus, le maître, ne tienne pas le rôle de la femme sous peine de mort. Constantin II édictera  en 342: « Lorsqu’un homme se comporte au lit à la manière d’une femme, «nous ordonnons que la loi se dresse, une épée à la main, et frappe l’infâme qui s’est rendu coupable d’un tel crime, et que cet homme soit soumis à un châtiment atroce et raffiné« . Quant à laisser apparaître ses sentiments amoureux, cela peut conduire à la relégation sur une île, à partir d’Auguste (vers -18), à la mort sous l’empereur Constantin le Grand. Ainsi, Pompée, en tombant amoureux de sa femme Julia (la fille de César) devint un sujet de moqueries et cet amour déclaré fut une des raisons qui lui fit perdre le pouvoir. (Pascal Quignard, Le sexe et l’effroi, Gallimard, 1994. Faites vous une délectation intellectuelle en le lisant)

La distinction des sexes dans les différents récits du péché originel

À l’extrême horizon de l’Histoire, apparaît une île des commencements de la pensée, la Mésopotamie avec Sumer, Babylone et Ninive. C’est à cette source que l’Israël de la Bible et la Grèce antique se sont alimentées pour tenter, chacune à leur manière, d’explorer la civilisation et la conscience humaine. De là va surgir un personnage incarnant l’opprobre jetée sur la femme par ces civilisations et dont l’histoire mythique va recouvrir les aspects énoncés du féminin : Lilith. (לִּילִית). S’intéresser à l’existence oubliée de Lilith c’est tenter de comprendre le schème de la reproduction et de la distinction des sexes dans les différents récits du péché originel. Quant à ses dérivés mythologiques, dont l’origine supposée serait suméro-babylonienne, ils ne sont pas sans rapport, aussi, avec le thème de la consommation du sang ; consommation à l’origine des nombreuses prohibitions alimentaires et interdits sexuels que la chrétienté occidentale édictera durant de nombreux siècles.

Lilith : il s’agit peut-être du plus ancien mythe féminin, il a au moins quatre mille ans.

Probablement à l’origine ce fut un démon femelle sumérien (Lilitû) qui signifie «démon femelle» ou «esprit du vent». C’est une vierge inassouvie, ravisseuse nocturne, qui attaque les hommes mariés et leur foyer. Lilith apparaît  sous la forme de «Lilake» dans des tablettes sumériennes d’Ur de 2000 ans avant notre ère, dont la fameuse tablette de l’épopée de Gilgamesh. Lilith est présente, bien sûr, dans les écrits rabbiniques, dans le Talmud de Babylone (commentaires du Texte, VIe s.), dans le Zohar (exégèse cabalistique de la Bible). Dans différentes versions de la Bible (Bible TOB, Bible de Jérusalem, Bible Darby et celle d’André Chouraqui) elle est apparaît sous le terme utilisé pour désigner un «être nocturne».

L’étymologie hébraïque populaire fait dériver Lilith du mot «layil», la nuit. C’est pourquoi elle apparaît souvent sous les traits d’un monstre de la nuit. Le nom même de Lilith représenterait les ténèbres, l’obscurité ; Leila ou Lavlah c’est la nuit, en conséquence le noir, pareillement à ces nombreuses Vierges Noires, parentes de Lilith, telles Isis, Kali, Sarah la noire, Marie l’Égyptienne, dont les lieux de cultes étaient souvent établis sur l’emplacement d’anciens sites initiatiques. Nous retrouvons là le lien qui unit les anciennes déesses de vie, de mort, de fécondité aux forces telluriques, bien antérieures au christianisme.

Selon les diverses sources disponibles, Lilith serait la première femme d’Adam, précédant Ève et créée à partir de la même terre qu’Adam au sixième jour de la Création. Dans l’esprit du judaïsme, c’est Lilith qui fut d’abord donnée à Adam pour combler sa solitude. Différents recueils de Midrashim la présentent comme fabriquée d’immondices et de boue, d’autres la proposent comme tirée du limon de la terre. Ces deux visions de la création présentent invariablement la Femme comme créée indépendamment d’Adam et donc comme nullement tirée de la chair de cet homme primordial. Adam n’aurait, ainsi, nullement «enfanté «la première Ève. Mais Lilith et Adam ne s’entendirent sur les manières de faire l’amour ni même sur le partage des plaisirs liés aux pratiques sexuelles. Lilith refusa de servir Adam comme Dieu l’avait destinée à le faire. Les textes nous disent qu’Adam voulait que Lilith soit placée sous lui durant l’acte d’amour mais un jour celle-ci refusa : «pourquoi devrai-je être sous toi ?» demanda-t-elle, «j’ai été créée de la même poussière, et suis par conséquent ton égale». Adam essaya de la soumettre avec violence et Lilith, en rage, prononça le Nom magique de Dieu et s’échappa.

Lilith s’offusquait-elle de toujours devoir être «sous» et soumise à Adam lors de leurs rapports érotiques. Le fait que, suivant certaines versions, Lilith ait été tirée d’immondices et non de terre frappait d’illégitimité sa querelle concernant la préséance des sexes. Son combat était perdu ! Lilith fut expulsée du paradis vers la Géhenne, et trouva échange équitable avec Sammaël, figure de Satan. Pourtant, Dieu envoya trois anges  à sa recherche, pour lui proposer un marché : si elle refusait de revenir au jardin d’Éden et de se soumettre à Adam, chaque jour que Dieu ferait, un des «enfants-démons» né de sa liaison avec Sammaël mourrait. Lilith resta dans la Mer Rouge (réputée être le lieu des démons) et sacrifia ses nouveaux- nés. Mais par vengeance elle se voua au meurtre des enfants sitôt après leur mise au monde, si ce n’est dans le ventre de leur mère.

Je vous suggère de compléter cette approche par la lecture du texte de Spartakus Freemann Lilith au sein du-mysticisme juif

Lilith est venue des temps où la place de la femme était bien différente, où la femme était vénérée pour sa capacité à donner la vie. Mais aussi d’un temps où le pouvoir de l’homme n’avait pas encore opprimé la liberté de son égale, la femme. C’est Lilith  qui se présenterait déguisée devant le trône de Salomon au cours du fameux jugement ou encore, selon la légende, Salomon a même suspecté la Reine de Sabah d’être Lilith sur le fait qu’elle avait des jambes poilues. Comme on peut le comprendre, la Genèse n’est pas claire quant à la création de la première femme. C’est cette ambigüité qui a donné corps à la présomption de création d’une première femme antérieure à Ève. On peut supposer que l’origine provient d’une influence du culte de la déesse cananéenne Anat, culte féminin qui autorisait les femmes à avoir des rapports sexuels avant le mariage. Lilith est souvent représentée sous la forme d’une dévoreuse d’hommes. On lui prête une sulfureuse réputation, tentatrice absolue à la sexualité débridée, dévoreuse de nouveaux nés, castratrice…

Mais au fond qui est-elle ? Au travers de l’image misogyne habituelle, on découvre en fait une femme libre, indépendante, refusant l’ordre établi par les hommes et par Dieu, une révélatrice de nos pulsions les plus enfouies. Elle est celle qui ose renverser l’ordre des choses illustré par l’épisode de la dispute conjugale quant à la place à prendre durant l’amour  et le fait qu’elle prononce le nom de Dieu imprononçable, et cela est bien plus significatif qu’il n’y paraît.  Elle refuse toute morale imposée en choisissant une liberté alimentée par son caractère de femme non mère, sans responsabilité familiale. Ainsi, elle n’hésite pas à encourir le courroux de Dieu dans son refus de la soumission. Dans ce rôle de femme anti-maternelle, elle fait peur aux hommes qui la désirent toutefois secrètement. Lilith a été rejetée, niée, démonisée afin d’exorciser cette attraction-répulsion qu’éprouve l’homme à son encontre. On l’a associée à la Lune Noire, l’anti-Lune afin de lui faire remplir le rôle de la femme à exiler, à détruire et on retrouve cette négation de la féminité libre jusque dans les bûchers consumant les sorcières en Europe et aux Amériques aux XVIe et XVIIe siècle.

Le refus de Lilith de revenir aurait ainsi causé sa destitution au profit d’une Ève plus soumise et servile. Ainsi Ève, tirée de la côte d’Adam, deviendra aussi un archétype de la domination du mâle.

La version de l’épisode de la côte s’avère la plus ancienne, et cela bien qu’elle apparaisse dans beaucoup d’interprétations rabbiniques en troisième phase des récits de la création d’Ève. En effet, pour Adam, de nouveau seul, Dieu façonna sous ses yeux une femme faite d’os, de tissus et de sécrétions animales. Comble, la créature suscita chez Adam du dégoût ! La seconde tentative fut donc un échec. C’est alors que selon la tradition hébraïque l’Ève tirée de la côte d’Adam vit le jour dans un état de parfait achèvement 

La préséance d’une telle version fut, semble-t-il, favorisée par la présentation d’un Adam possédant originellement deux faces (homme et femme à la fois), un argument sur lequel les rabbins insistèrent, particulièrement soucieux de résoudre la contradiction entre le livre I au verset 27 et le livre II au verset 22 de la Genèse.

« Et Dieu créa l’homme à son image. Il l’a créé à l’image de Dieu. Il les a créés mâle et femelle. Et de la côte qu’il avait prise de l’homme, l’Éternel Dieu forma une femme, et il l’amena vers l’homme. »

Cette difficulté exégétique fut, ainsi, résolue par l’interprétation philosophique d’un Adam à deux faces, à la fois mâle et femelle puis séparé en homme et femme.

Beaucoup de sources font état d’un premier humain créé androgyne qui fut par la suite séparé selon des variantes d’interprétations dont on peut retenir.

– En Grèce, dans le Banquet, Platon au IVe siècle av. J.-C., par le discours d’Aristophane, décrit l’homme primitif comme un être fantastique réparti en trois genres, masculin, féminin et  androgyne, mais tous à forme sphérique. La forme de chacun de ces êtres était un dos tout rond et des flancs circulaires. Ils avaient quatre  mains et des jambes en nombre égal aux mains ; puis deux visages au-dessus d’un cou d’une rondeur parfaite et tout à l’avenant, d’une force et d’une vigueur prodigieuse, se déplaçant à grande vitesse. Mais ces êtres voulurent, dans leur orgueil, s’en prendre aux dieux. Zeus, pour les affaiblir, les coupa en deux, «comme on coupe les cormes», selon l’expression de Platon, pour qu’ils ne marchent que sur deux jambes, menaçant de les couper encore en deux, pour qu’ils marchassent  à cloche-pied. Ce fut Apollon qui servit de chirurgien esthétique pour donner forme humaine à ces corps mutilés. Il leur laissa le nombril comme trace de leur état antérieur.

– Autre exemple, plusieurs midrashim (compilation de documents, entre autres, légendaires) pressentaient Adam comme ayant été androgyne. Selon le Bereshit Rabba du Ve siècle, «Adam et Ève étaient faits dos à dos, attachés par les épaules : alors Dieu les sépara d’un coup de hache en les coupant en deux. D’autres sont d’un autre avis : le premier homme (Adam) était homme du côté droit et femme du côté gauche ; mais Dieu l’a fendu en deux moitiés».

– Nous trouvons, aussi, dans la Genèse Rabba l’image d’une Ève qui serait non pas tirée de la côte d’Adam mais issue d’une prétendue queue terminée par un dard qui avait à l’origine fait partie d’Adam. Dieu coupa cette «excroissance» dont nous avons encore aujourd’hui la trace (le coccyx) et en tira Ève.

– Le Traité du Talmud de Babylone, vers le VIe siècle, quant à lui,  laisse supposer qu’à l’origine, Dieu pensa créer deux êtres humains, l’un mâle et l’autre femelle, mais qu’il préféra en composer un seul avec deux visages, l’un mâle, regardant en avant et l’autre femelle regardant en arrière . Après cette nouvelle tentative, il changea de nouveau d’idée et supprima le visage femelle en faisant de lui un corps de femme.

–  Le Coran propose une version similaire. Dieu créa ensuite Ève à l’image d’Adam, en prenant à celui-ci pour la former une de ses côtes du côté gauche. Lorsque Adam ouvrit les yeux, il vit Ève sur le lit qu’il occupait; comme il est dit dans le Coran : «Nous avons dit : Ô Adam, habite le paradis, toi et ton épouse.» (Sur. II, vers. 35.). «Lorsque Adam regarda Ève, il fut étonné, et il lui dit : Qui es-tu? Elle lui répondit Je suis ton épouse; Dieu m’a créée de toi et pour toi, afin que ton cœur trouve le repos. Les anges dirent à Adam : Quelle chose est cela, quel nom a-t-elle, et pourquoi Dieu l’a-t-il créée? Adam répondit : C’est Ève».

Jetons un rapide coup d’œil sur les implications symboliques et conceptuelles de ces choix de l’histoire de la scène primitive. Il découle de ce schéma que la femme, parce qu’elle apparaît en second, est un être de la secondarité. À travers l’histoire, on a pu déduire de cette secondarité l’idée de son infériorité : seconde et donc «supplémentaire», la femme serait d’une moindre valeur. Et tout ça parce qu’une des influences qui a le plus fait de mal est celui du judaïsme helléniste, dont Philon d’Alexandrie (début de l’ère chrétienne) fut la figure la plus éminente. Il avait développé une véritable peur et aversion de la femme et de la sexualité dont probablement le christianisme héritera en partie.

Pourtant, tentons de comprendre ce qu’implique le mot «côté». «Côté» enseigne qu’il faut prendre l’extirpation de cette côte comme une limitation et délimitation du champ d’investigation humain en corps et en esprit. La femme serait ainsi frontière, limite, horizon et «aide en face de l’homme» comme il est écrit en Genèse (2,18), «Il n’est pas bon que Adam soit seul, je lui ferais une aide en face de lui»,  l’ezer kenegdo , traduit aussi par «aide face à l’homme»  qui est en fait le premier nom accordé à Ève. Cette créature tirée de l’homme est l’élément qui se présente «à lui devant comme identique» ; telle l’advenue d’un possible monde réflexif du sujet. La femme devient reflet de ce que réfléchit l’adâm mâle, elle devient son «ob-jet», ce qui donne consistance à sa forme. Avant de procéder à la création d’Ève, Dieu présente à l’homme des animaux qui s’accouplent. Au «il n’est pas bon que l’homme soit seul» succède donc ce défilé animal qui se finira par l’advenue de l’alter ego féminin.

C’est la nomination des animaux qui fournit l’occasion de la séparation des genres. L’expérience de la nomination des êtres vivants équivaut à une sorte de structuration de la spécificité de l’humanité par rapport à l’animalité… Un processus d’hominisation de l’homme y est à l’œuvre. C’est dans le cadre de cette nomination du monde, du langage donc, que l’Adam entreprend de se séparer de lui-même pour faire place à deux êtres. Et c’est dans le langage qu’Ève, la femme, se manifeste alors. En effet, au bout de la nomination, par laquelle il s’approprie le monde naturel, l’adam ne trouve pas sa femme car il ne recherche en elle que sa «femelle» (la tradition midrashique nous dit en effet qu’il avait nourri un lien sexuel avec toutes les femelles animales sans trouver son vis à vis) et il ne la trouvera pas ainsi puisqu’ il est, dès lors, à jamais sorti de l’animalité… Incomplet, «seul», au bout du langage, il manque de mots et ne peut nommer le féminin qui est autre que la « fémellité ». La femelle n’est pas un partenaire dialogal pour lui. En effet, la femme est en relation asymétrique par rapport à lui, un être au bout de la puissance du langage, de la nomination-appropriation, hors la référence au même. Il est intéressant de noter à ce propos quand Ève jouit d’un nom propre Haoua (חַוָּה c’est-à-dire : « la vivante ». Dans la Septante, elle est appelée Zoé, qui est la traduction grecque de « la vie ») et non plus la femme, Adam prend aussi un nom propre : Aadam (et non plus générique avec le vocable adam qui désignait l’être au double visage). Genèse 3, 20 et 22.

« En fait, la source scripturaire de la bible qui alimente la radicalité patriarcale est sans aucun doute la réforme et la réécriture des textes sacrés du Tanakh, à l’époque du retour de Babylone. » C’est vers 620 av. J.-C. que le roi Josias a aboli le culte de toute déesse mère (2Rois, 23,7).

Dans la plupart des langues, l’homme et la femme sont désignés par des racines différentes ; ce qui renforce la représentation des sexes comme distincts de nature. En fait l’opinion commune associe, en les confondant, le fait d’être homme ou femme et les notions de masculin et de féminin. Si l’on en croit Pierre Bourdieu, la série d’oppositions, que ces notions entraînent dans leur sillage, est universelle et les correspondances admises reprennent et corroborent la domination masculine. Ainsi on retrouvera du côté masculin Actif et du côté féminin Passif, et les opposés Dominant/ Dominé, Dur/Tendre, Puissant/Faible, Devant/Derrière, Supérieur/Inférieur, Haut/Bas. Cependant la pensée ésotérique va nuancer ces couples d’oppositions et l’on trouvera des appréciations qui fonctionnent plutôt comme des articulations fondamentales de la pensée avec au masculin Miséricorde et en opposé au féminin Jugement, Quiétude/ Activité, Épanchement/ Réceptivité, Intériorité/ Extériorité, Cause/ Effet, Déploiement/ Limitation, Forme/ Matière, Richesse/ Pauvreté, Lumière/ Obscurité, Droite/ Gauche. D’autres paires d’opposés dans la pensée grecque, comme celles qu’Aristote attribue à un philosophe pythagoricien, mettent en parallèle certaines ressemblances avec cette liste. On trouve ainsi Limité/ Illimité, Impair/ Pair, Un/ Multiple, Droite/ Gauche, Mâle/ Femelle, Repos/ Mouvement, Rectiligne/ Courbe, Lumière/ Obscurité, Bon/ Mauvais, Carré/ Oblong.

Pour trop de religieux incapables d’aller au-delà de la lettre, seul l’homme est à l’image de Dieu tandis que la femme est à la gloire de l’homme. L’homme qui donna un nom aux animaux et qui prêta alors aux choses les vertus de l’agir et du penser voudra désormais y inclure la femme. Cette faculté propre à Adam de donner un nom aux choses sera  un des fondements sur lequel se développeront le Droit, la Morale et les relations des hommes et des femmes  tout au long de l’Histoire. Ce sera la loi des hommes qui s’imposera aux femmes, pourtant ni Lilith, ni Ève, ni putes, ni soumises. « Il est évident que la sensibilité moderne aux enjeux anthropologiques de l’amour et de la sexualité, ou aux questions posées par les féministes, a récemment orienté les lectures » du Texte. Alors faut-il une relecture queer de la Bible ?

Que dire des Constitutions dites d’Anderson de 1723 interdisant en Franc-maçonnerie, la présence des femmes ainsi que celle des infâmes, auxquels elles semblaient être assimilées ? En effet,  il est prescrit dans un de ses articles que les membres «doivent être hommes de bien et loyaux, nés libres et d’âge mûr et discrets, ni serfs ni femmes ni hommes immoraux et scandaleux, mais de bonne réputation». Cela exclut le prétexte que les femmes n’avaient pas, alors, les mêmes droits civils que les hommes ! Cette réflexion ne veut pas dire que je considère qu’il faille faire de l’entrisme féministe dans toutes les Obédiences. Du moment qu’il existe des possibilités aux femmes d’être initiées en Franc-maçonnerie, les choix des Obédiences doivent être respectés. Il convient en effet de bien séparer ce qui relève de l’idéologie de la maçonnerie libérale, très progressive, et du « parcours maçonnique » en lui-même, plus intime et moins redevable des règles sociales. Force est de constater que, dans ce cadre polymorphe, beaucoup de nouveaux maçons cherchent justement une enceinte purement masculine ou purement féminine pour cette quête intérieure. De nombreuses maçonnes revendiquent d’ailleurs elles-mêmes cet entre-soi permettant dans les loges exclusivement féminines, « d’aborder l’Universel à partir de la singularité féminine » pour reprendre les mots de plusieurs d’entre elles. La mixité ne peut être inéluctable, elle ne peut être, au sein de chaque atelier, qu’un consensus unanime, clairement annoncé pour que celui qui vient vers la Franc-maçonnerie puisse avoir le choix de son engagement sans lequel le mot liberté ne serait plus qu’un leurre.

En France, rappelons que pour être en conformité avec le code civil, la répudiation des femmes juives n’a été rejetée par le grand sanhédrin qu’en 1807, sous Napoléon. Mais n’oublions pas l’article 324 du code pénal de cette époque, (1810), qui absolvait, excusait le meurtre de l’épouse (ainsi que sur le complice) par son mari dans le cas d’adultère à l’instant où il les surprend en flagrant délit dans la maison conjugale. Plus récemment et jusqu’à la loi du 11 juillet 1975, l’adultère de l’épouse était sanctionné pénalement plus sévèrement que celui du mari puisque l’épouse encourait une peine d’emprisonnement pouvant aller de 3 mois à 2 ans, selon l’article 337 de l’ancien Code pénal, alors que le mari infidèle n’encourait qu’une peine d’amende pouvant aller de 360 à 7.200 Francs et ce uniquement dans l’hypothèse où il avait entretenu sa concubine au domicile conjugal.

Et pour sourire, en Brumaire An IX (1801) il est ordonné : «Toute femme, désirant s’habiller en homme, doit se présenter à la préfecture de police pour en obtenir l’autorisation». Eh bien, cette ordonnance est demeurée en vigueur jusqu’en mars 2013 (bien qu’elle fût tombée en désuétude).

Les hommes se sont-ils mal conduits avec les femmes durant toutes les époques ?

Sommes toujours dans une société patriarcale ? Pour tenter de répondre, Alain Finkielkraut s’entretient avec Frédéric Beigbeder et Ivan Jablonka : <radiofrance.fr/franceculture/podcasts/repliques/etre-un-homme-aujourd-hui-1662774>

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