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Les quatre fondamentaux de la Rose-Croix : Lumière sur un texte mystique

Dans un texte fascinant et empreint de mystérieux symboles, « Les Quatre Fondamentaux de la Rose-Croix » nous transporte dans l’univers riche et complexe de cette fraternité mystique. Le document explore des idées profondes, mêlant érudition, spiritualité et philosophie. Cet article décrypte les axes majeurs de ce texte singulier et révèle ses enjeux philosophiques et spirituels.

(Vous pouvez télécharger en PDF et GRATUITEMENT l’ouvrage de 143 pages sur ce lien)

Une Fraternité Aux Racines Mystiques

Le texte ouvre sur une déclaration évocatrice des Frères de la Rose-Croix, qui affirment leur mission d’illuminer l’humanité. Enracinée dans la mystique chrétienne et inspirée par des influences variées allant de la kabbale à l’alchimie, cette fraternité se présente comme un ordre appelé à réunir science, théologie et philosophie pour transcender les limites humaines. Le personnage central, Christian Rosenkreutz, est dépeint comme un initié et voyageur, ayant accumulé une sagesse universelle à travers ses périples. Il symbolise l’homme éclairé capable de relier les mondes spirituel et matériel.

Quatre Fondements Universels

Le texte développe quatre axes majeurs autour desquels gravitent les enseignements de l’ordre :

Nequaquam Vacuum (Le vide n’existe pas) : Une affirmation selon laquelle la création divine remplit l’univers tout entier. Cette idée s’oppose aux théories nihilistes et pose un cadre théologique où chaque élément de la création est doté de sens.

Legis Jugum (Le joug de la loi) : Ce principe présente la loi divine comme un guide suprême. Les membres de la fraternité se soumettent à une discipline stricte, rappelant l’idéal de l’ordre et de la vertu morale.

Libertas Evangelii (La liberté de l’évangile) : Une liberté spirituelle accordée par la compréhension éclairée des Écritures. Elle incarne l’émancipation par la vérité, un état d’âme libéré des dogmes figés.

Dei Gloria Intacta (La gloire de Dieu est intacte) : Cette dévise souligne la transcendance et la perfection divine, insistant sur le respect et la vénération envers l’œuvre de Dieu.

Entre Mystères et Réformes

Les Frères de la Rose-Croix se positionnent comme les dépositaires d’un savoir universel et intemporel. Le manifeste appelle à une réforme à la fois spirituelle et scientifique. À travers des récits mystiques et des révélations symboliques, le texte dénonce la corruption morale et intellectuelle de l’époque et propose une renaissance basée sur l’équilibre entre foi et raison.

Un Langage Codé et Initiatique

Le style du texte est volontairement cryptique, réservé à ceux jugés dignes de découvrir ses secrets. Les références à des règles occultes et à une écriture magique suggèrent que la compréhension véritable repose sur un cheminement personnel et une purification de l’âme. Ce processus initiatique évoque un voyage à la fois spirituel et intellectuel.

Une Invitation au Discernement

En filigrane, « Les Quatre Fondamentaux » appellent à une lecture critique et à une introspection. Les auteurs insistent sur le danger des faux savants et des théories erronées, plaçant la vérité divine au-dessus des constructions humaines. La véritable sagesse est présentée comme étant accessible seulement à travers la foi, la vertu et une quête sincère.

Une Philosophie Transcendantale

« Les Quatre Fondamentaux de la Rose-Croix » ne se contentent pas d’être un texte mystique, mais se présentent comme un appel à réévaluer les fondements de la connaissance et de la spiritualité. En mêlant symbolisme, érudition et foi, ils invitent le lecteur à embrasser une vision unifiée de l’univers où science et théologie s’harmonisent. Une lecture fascinante pour quiconque cherche à sonder les mystères de l’existence et à comprendre les aspirations profondes de l’âme humaine.

Le lien entre les enseignements de la Rose-Croix et la franc-maçonnerie en 7 points, repose sur plusieurs similitudes, bien que les deux mouvements soient distincts. Voici les principaux rapprochements que l’on peut établir :

  1. Origines et Inspiration Mystique : La Rose-Croix et la franc-maçonnerie partagent une origine commune dans le contexte de la Renaissance et des courants ésotériques européens. Toutes deux s’inspirent de traditions mystiques comme l’alchimie, la kabbale et l’hermétisme. Ces courants visent à explorer les mystères de l’univers et les liens entre l’homme et le divin.
  2. Symbolisme et Rituel : Les deux ordres font un usage abondant de symboles et de rituels initiatiques. La Rose-Croix met en avant des concepts comme les quatre fondements (vide, loi, liberté, gloire), tandis que la franc-maçonnerie travaille autour d’outils symboliques comme l’équerre, le compas et la pierre brute, qui évoquent la transformation personnelle et la quête de perfection.
  3. Recherche de la Vérité : La quête de la vérité universelle est au cœur des deux philosophies. La Rose-Croix met l’accent sur la fusion de la science et de la foi pour atteindre une compréhension complète du cosmos, un idéal partagé par la franc-maçonnerie dans sa recherche d’une vérité transcendantale.
  4. Structure Hiérarchique et Initiatique : Les deux mouvements reposent sur une progression initiatique. Les membres avancent à travers des degrés ou des niveaux de compréhension. Pour la Rose-Croix, cette progression implique une purification spirituelle et intellectuelle, tandis que la franc-maçonnerie propose une évolution morale et philosophique.
  5. Rôle de la Réforme : Les Rose-Croix, dans leur manifeste, appellent à une réforme générale du savoir et des institutions, visant un équilibre entre foi et raison. De manière similaire, la franc-maçonnerie cherche à améliorer l’individu et, par extension, la société.
  6. Secret et Élites Spirituelles : Les deux groupes insistent sur la confidentialité et l’exclusivité de leurs enseignements. La Rose-Croix revendique une mission divine de transmettre un savoir réservé aux âmes pures, tout comme la franc-maçonnerie se destine à ceux qui sont jugés dignes d’accéder à ses mystères.
  7. Influence sur la Culture Occidentale : Les idéaux de la Rose-Croix ont influencé la franc-maçonnerie, notamment par le biais de courants comme le rosicrucianisme, une forme syncrétique qui a marqué le développement des loges maçonniques au XVIIe siècle.

Différences Notables

Malgré ces similarités, des différences fondamentales demeurent. La Rose-Croix met davantage l’accent sur la quête mystique et spirituelle, tandis que la franc-maçonnerie adopte une approche philosophique et éthique, davantage axée sur le collectif et la société.

En résumé, bien que distincts dans leurs structures et objectifs, les Rose-Croix et la franc-maçonnerie partagent un terrain commun dans leur quête de la sagesse universelle et de la transformation humaine.

Le Droit Humain et la GLCS ont signé un accord de double appartenance

Le 9 janvier 2025, la Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International le DROIT HUMAIN (DH) et la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité (GLCS) ont signé un accord de double appartenance, marquant une nouvelle étape dans la coopération maçonnique en France.

Cette signature vient approfondir le traité d’amitié initialement signé en 2013 entre ces deux obédiences, symbolisant une volonté commune de renforcer les liens fraternels et de partager une vision inclusive de la franc-maçonnerie.

La cérémonie de signature s’est tenue dans une ambiance chaleureuse et fraternelle, reflétant l’esprit de tolérance et de fraternité qui caractérise les loges maçonniques. La réunion s’est déroulée au siège de la Fédération Française du DROIT HUMAIN à Paris, en présence de dignitaires des deux organisations, ainsi que de nombreux membres engagés.

L’accord de double appartenance permet désormais aux membres de ces deux obédiences de s’affilier à l’autre sans avoir à renoncer à leur loge d’origine. Cette initiative est perçue comme un pas significatif vers une plus grande ouverture et une meilleure compréhension mutuelle entre les différentes branches de la franc-maçonnerie.

Parmi les projets envisagés, figurent plusieurs initiatives communes :

Sylvain Zeghni – Grand Maître du DH

Des conférences inter-loges : Ces événements seront l’occasion de débats et d’échanges sur des thèmes philosophiques, culturels et spirituels, visant à enrichir la pensée maçonnique à travers des perspectives variées.
Des séminaires de formation : Ces séminaires offriront aux Frères et aux Sœurs des deux obédiences l’opportunité d’approfondir leurs connaissances sur les pratiques et les rituels de l’autre, favorisant ainsi une intégration harmonieuse et respectueuse des traditions de chacun.

Pierre Lacagne – Grand Maître de la GLCS

Cette collaboration est également vue comme un moyen de renouer les liens de la grande famille écossaise, traditionnellement associée à une franc-maçonnerie plus ouverte et moins cloisonnée par les dogmes. Le DROIT HUMAIN, connu pour son engagement en faveur de la mixité depuis sa fondation en 1893, et la GLCS, qui se distingue par son accent sur la spiritualité et la diversité culturelle, apportent chacun leur richesse historique et philosophique à cette union.

Les implications de cet accord vont au-delà de la simple coopération institutionnelle. Il symbolise un mouvement plus large vers une franc-maçonnerie mondiale plus unie, où l’appartenance multiple peut servir de pont entre différentes visions de la spiritualité et de l’humanisme.

La signature de cet accord ouvre de nouvelles perspectives pour les membres des deux obédiences, promettant d’enrichir la vie maçonnique de tous ceux qui souhaitent s’engager dans cette voie de partage et de connaissance mutuelle.

Les « Frères » africains se donnent rendez-vous en février à Oyo au Rehfram

Le fief du président congolais Denis Sassou Nguesso accueillera, du 5 au 8 février prochain, les Rencontres humanistes et fraternelles d’Afrique francophone et de Madagascar (Rehfram). Les Rencontres humanistes et fraternelles d’Afrique francophone et de Madagascar (Rehfram) se préparent à tenir leur édition 2025 dans la petite ville d’Oyo, située à 400 km au nord de Brazzaville, en République du Congo.

Ce rassemblement maçonnique annuel, qui attire des francs-maçons d’Afrique, de Madagascar, et d’Europe, est un événement majeur pour la communauté maçonnique africaine. La ville d’Oyo, notable pour être le berceau du président congolais Denis Sassou Nguesso, servira de cadre pour ces rencontres, mettant en lumière les relations complexes entre la franc-maçonnerie et le pouvoir politique en Afrique.

Historique et Importance des Rehfram

Les Rehfram, créées en 1992, sont un rassemblement organisé par la Conférence des Puissances Maçonniques Africaines et Malgaches (CPMAM), visant à promouvoir l’échange sur des valeurs humanistes et philosophiques parmi les francs-maçons francophones d’Afrique et de Madagascar. Elles se tiennent annuellement dans une capitale différente, symbolisant l’universalité et la fraternité maçonnique. L’édition de 2023 à Oyo avait déjà suscité des débats autour de la neutralité de la franc-maçonnerie face aux régimes politiques en place, notamment avec la proximité géographique et symbolique avec Denis Sassou Nguesso, connu pour être le doyen des Grands Maîtres des loges d’obédiences régulières d’Afrique francophone.

Programme et Thèmes de l’Édition 2025

Pour cette nouvelle édition, les Rehfram promettent une série de conférences, ateliers et échanges, centrés sur des thèmes d’actualité tels que la démocratie, la justice sociale et le développement durable en Afrique. Les débats se feront dans un cadre à la fois philosophique et pratique, visant à influencer positivement les politiques publiques et les dynamiques sociales sur le continent. La proximité avec le pouvoir en place à Oyo pourrait offrir une plateforme unique pour discuter de la franc-maçonnerie comme force de changement ou de soutien aux régimes établis.

Controverses et Critiques

L’organisation des Rehfram à Oyo n’est pas sans susciter des controverses. Certains critiques, y compris des collectifs comme le Collectif des Orphelins Congolais (COC), ont dénoncé une possible trahison des idéaux maçonniques par les francs-maçons congolais, accusés de fraterniser avec un régime autoritaire. La question de l’indépendance de la franc-maçonnerie face aux dynamiques de pouvoir politique est au cœur de ces critiques, notamment avec des figures comme Jean Dominique Okemba, un sécurocrate du régime, qui joue un rôle clé dans la franc-maçonnerie congolaise.

Impact Culturel et Politique

Les Rehfram représentent plus qu’un simple rassemblement ; elles sont un reflet de la manière dont la franc-maçonnerie navigue entre tradition, modernité et les complexités politiques africaines. Le choix d’Oyo, dans le contexte actuel du Congo, soulève des interrogations sur le rôle des francs-maçons dans la société civile africaine. Les rencontres pourraient soit renforcer l’image de la franc-maçonnerie comme une force pour le progrès et la moralité publique, soit renforcer les perceptions de collusion avec les pouvoirs en place.

Conclusion

Pour conclure, les Rehfram 2025 à Oyo sont un événement à surveiller de près, non seulement pour les échanges intellectuels qu’elles promettent mais aussi pour ce qu’elles révèlent des dynamiques entre la franc-maçonnerie et le leadership politique en Afrique. Alors que les francs-maçons se rassemblent pour discuter de l’avenir du continent, le monde observera comment ces discussions se traduiront en actions concrètes pour l’amélioration de la gouvernance et du bien-être social en Afrique francophone.

Sources :

  • Africa Intelligence: « CONGO : Francs-maçons : la prochaine grand-messe des Rehfram se tiendra à Oyo »
  • Jeune Afrique: « Franc-maçonnerie : les « frères » africains se donnent rendez-vous en février à Oyo »
  • Journal de la Franc-maçonnerie 450.fm: « Les REHFRAM d’Oyo : trahison de l’idéal maçonnique ? »
  • Wikipédia: « Rencontres humanistes et fraternelles d’Afrique francophone et de Madagascar »

Le Songe de la Pierre : un voyage dans le temps à travers les chapiteaux de Vézelay

Dans la charmante Vallée de la Cure, en Bourgogne, se dresse la majestueuse basilique de Vézelay, un vestige architectural du Moyen-âge qui continue de fasciner par ses mystères et son art. Le reportage intitulé « Le Songe de la Pierre » nous invite à explorer cette dimension temporelle et artistique à travers les chapiteaux sculptés de la basilique, offrant un regard sur une époque où l’art et la spiritualité étaient profondément entrelacés.

Un Temps de Turbulences et de Création

Il y a 1000 ans, l’Europe médiévale traversait des périodes de bouleversements politiques, sociaux et religieux. C’est dans ce contexte troublé que des artisans, dotés d’une imagination et d’une foi sans bornes, ont transformé la pierre en une forme d’expression artistique et spirituelle. « Le Songe de la Pierre » nous ramène à ces temps où le sculpteur n’était pas seulement un artisan, mais un rêveur, un conteur de l’âme humaine et des mystères divins.

Les Chapiteaux de Vézelay : Un Langage Figé dans la Pierre

Les chapiteaux de Vézelay, ces colonnes de soutien surmontées de sculptures, sont les gardiens silencieux d’histoires et de symboles. Gravés avec un soin minutieux, ils dépeignent des scènes bibliques, des créatures mythologiques, et des motifs floraux, chaque détail étant porteur d’un message. Ces sculptures ne sont pas simplement décoratives; elles sont un moyen d’enseigner, de rappeler aux fidèles les enseignements de la foi chrétienne et de refléter la cosmologie médiévale.

L’Interprétation du Rêve du Sculpteur

Le reportage propose une interprétation libre de ces œuvres d’art. Chaque chapiteau, avec ses formes et ses figures, peut être vu comme une partie d’un rêve, un songe où l’homme médiéval dialogue avec l’au-delà. Ces images sculptées, bien que fixes, semblent bouger avec le temps, parlant à chaque génération d’une manière nouvelle. « Le Songe de la Pierre » explore comment ces messages universels, gravés dans la pierre, continuent d’interpeller ceux qui s’attardent à les lire, offrant une réflexion sur l’éternité de l’art et de la foi.

« Le Songe de la Pierre » n’est pas seulement un regard sur l’art roman de Vézelay; c’est une invitation à méditer sur notre propre rapport au temps, à l’histoire et à la spiritualité. En visionnant ce reportage, disponible sur YouTube, vous embarquez pour un voyage où la pierre raconte des histoires, où chaque sculpture est une fenêtre ouverte sur l’âme humaine et son aspiration à l’éternel. Vézelay, avec ses chapiteaux, reste un lieu où le rêve de l’artiste se mêle à la réalité du pèlerin, créant un dialogue intemporel entre le passé et le présent.

MEXIQUE : La Franc-maçonnerie a joué un rôle fondamental dans les processus de changement

De notre confrère mimorelia.com – Par Josimar Lara

« L’existence de l’institution maçonnique a été fondamentale dans les processus de changement sur tout le territoire national . Sans cela, le débat et l’argumentation qui ont donné naissance aux paradigmes du progrès national auraient été stériles », a déclaré le porte-parole officiel, Román Rosales Santos, lors de la cérémonie commémorative de la « Journée nationale de la franc-maçonnerie », qui a eu lieu à Place Benito Juárez, à Morelia.

La Grande Loge du Michoacana commémore la Journée nationale de la franc-maçonnerie (Crédit photo grupomarmor.com.mx)

Lors de son discours à l’événement organisé par la Grande Loge du Michoacana « Lázaro Cárdenas », l’orateur a souligné que la vision politique massifiée et polarisante, qui imprègne aujourd’hui, appelle la fraternité maçonnique à rester en marge institutionnelle pour garantir sa place en tant que espace où se rassemblent les meilleures propositions et où se posent les bases de l’avenir.

Il a déclaré que la franc-maçonnerie est favorable à l’autodétermination des peuples à travers des gouvernements légalement constitués, mais qu’elle rejette la déconstruction des institutions de l’État mexicain basée sur « des idéologies particulières ou fantaisistes » , sans dialogue préalable avec les parties qui composent le la société entière.

La Grande Loge du Michoacana commémore la Journée nationale de la franc-maçonnerie (Crédit photo grupomarmor.com.mx)

Il a souligné qu’ils sont favorables à la culture de la paix et de l’harmonie sociale , c’est pourquoi ils rejettent l’environnement de violence, qui semble être « une réalité normalisée ».

La Grande Loge du Michoacana commémore la Journée nationale de la franc-maçonnerie (Crédit photo grupomarmor.com.mx)

« Parce qu’aujourd’hui plus que jamais, nous ne pouvons nous rallier au dogme, à l’obscurantisme intellectuel ou à l’infodémie. Pour cette raison, nous sommes prêts à utiliser nos meilleurs outils et tabliers pour construire de grandes cathédrales qui abritent la pensée rationnelle, des ponts qui ouvrent la voie du dialogue entre les parties, pour minimiser l’existence de l’un ou de l’autre, et de beaux monuments qui commémorent les constructions réalisées par la société ».

La Grande Loge du Michoacana commémore la Journée nationale de la franc-maçonnerie (Crédit photo grupomarmor.com.mx)

Il a insisté sur le fait que c’est la conjonction des convictions et des volontés qui maintient vivantes la tradition et l’institution de la franc-maçonnerie.

La Grande Loge du Michoacana commémore la Journée nationale de la franc-maçonnerie (Crédit photo grupomarmor.com.mx)

Les ascensions sociales spectaculaires au Moyen Âge (Par Laurent Ridel)

De notre confrère decoder-eglises-chateaux.fr

La société médiévale n’est pas si figée qu’on le croit. Armés de talent, de courage et de savoir, certains individus ont pu atteindre les sommets.

« L’ascenseur social est en panne. », déplore-t-on parfois aujourd’hui. 

Qu’en était-il au Moyen Âge ? La culture chrétienne de l’époque laissait peu d’espoir d’élévation. « Le devoir de l’homme médiéval était de rester là où Dieu l’avait placé. S’élever était signe d’orgueil, s’abaisser péché honteux. Il fallait respecter l’organisation de la société voulue par Dieu », explique l’historien Jacques Le Goff. Bref, chacun devait rester à sa place.

Pourtant, la société médiévale laissait filtrer quelques cas de mobilité sociale. À travers les armes, le savoir ou l’enrichissement, certains hommes — exceptionnellement des femmes — ont réussi à transcender leur condition, à passer d’une classe à l’autre. Voici quelques exemples de ces transclasses.

Raoul de Presles présentant son livre à Charles V
Raoul de Presles, agenouillé, offre la Cité de Dieu, le livre de saint Augustin, à Charles V de France. Soucieux de se cultiver pour gouverner sagement, le roi avait commandé à son juriste et maître des requêtes Raoul de Presles de traduire l’œuvre. Autour de Charles V, fut promue une aristocratie du savoir. Enluminure extraite de La Cité de Dieu, vers 1470-1480, Français 17, Gallica/Bibliothèque Nationale de France.

Ascension par les armes : La gloire au bout de l’épée

Les sociétés du Moyen Âge sont guerrières. Savoir manier les armes ouvrait donc des perspectives d’ascension.

Les compagnons de Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, ne diront pas le contraire. Quand, en 1066, ils débarquent en Angleterre, leur objectif est ambitieux : expulser du trône le roi anglo-saxon Harold et mettre la main sur l’île. L’affaire réussit au-delà des espérances. À la bataille d’Hastings, Harold est tué, ainsi que de nombreux nobles. Victoire écrasante, nouveau destin.

Tapisserie de Bayeux
Les Normands viennent de débarquer en Angleterre. Détail de la Tapisserie de Bayeux (XIe siècle). Ville de Bayeux, DRAC Normandie, Université de Caen Normandie, CNRS, ENSICAEN.

Guillaume le Bâtard monte sur le trône vide et devient pour la postérité Guillaume le Conquérant. On aurait pu aussi l’appeler Guillaume le Prodigue. Car, par la conquête, il récupère les domaines royaux, mais aussi ceux des seigneurs tués ou rebelles. Une manne avec laquelle il récompense très généreusement ses compagnons d’aventure. Le demi-frère du nouveau roi reçoit près de 300 seigneuries ! Même les plus petits chevaliers sont abondamment pourvus de terres. Si bien qu’ils deviennent parfois plus riches et puissants que leurs frères ou leurs pères restés tranquillement en Normandie.

À peu près à la même époque, d’autres Normands combattent comme mercenaires en Italie du sud. Redoutables combattants à cheval, ils se taillent des États dans ces territoires disputés. Parmi ces Normands, les frères de Hauteville, un modeste lignage noble. Leur descendant, Roger II, réussit à réunir toutes les conquêtes et à recevoir du pape le titre de roi de Sicile.

Ah, les Normands, ils sont forts, audacieux, opportunistes ! Ils sont extraordinaires (oui, je suis Normand ).

Mais les destins exceptionnels n’étaient pas toujours forgés par les armes ; certains traçaient leur voie plus pacifiquement.

Ascension par l’éducation : Le pouvoir des savoirs

Cette voie peut étonner, car au Moyen Âge reste attachée une image d’inculture. Mais il y a bien des écoles de haut niveau, tenues par l’Église, notamment auprès des cathédrales. Ce réseau scolaire s’enrichit au XIIIe siècle par la création des premières universités (parmi lesquelles Paris et Oxford dont la réputation s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui).

Pourquoi a-t-on besoin d’étudiants ? Déjà pour avoir des lettrés. Malgré la domination de l’oralité, l’Église, les rois et les seigneurs ont besoin de gens capables de lire et d’écrire. Au niveau supérieur, les puissants recherchent ceux qui maîtrisent :

  • le droit. Car ils ont besoin de juristes capables de défendre leur pouvoir et leurs possessions;
  • l’administration. Car ils ont besoin de conseillers et d’officiers pour gérer les domaines et les finances;
  • la théologie ou science de la religion. Car l’Église a besoin de savants capables de défendre et clarifier la foi chrétienne, notamment face aux hérésies et aux questions intellectuelles de l’époque.

Dans l’ombre d’un prince, d’un évêque ou d’un pape, certains écoliers doués pouvaient donc accéder à des carrières brillantes.

La famille Jouvenel des Ursins
Une famille qui a réussi : les Jouvenel, panneau peint, vers 1445-1449, musée du Moyen Âge (Jastrom/ Wikimedia Commons)

Ce panneau conservé au musée du Moyen Âge met en valeur la famille Jouvenel. En tête se trouve Jean Jouvenel, fils d’un drapier troyen. Fort de son titre de docteur en droit civil, il a intégré l’administration du roi Charles VII au temps de Jeanne d’Arc. Ses services et sa fidélité lui valent l’anoblissement. D’où son vêtement de chevalier et les éperons — démesurés — à ses pieds.

éperons

Dans son sillage, Jean Jouvenel a favorisé le reste de sa famille, figuré derrière lui et sa femme. On reconnaît deux évêques.

Ascension par l’enrichissement : la puissance de l’argent

Pas plus qu’il n’est associé au savoir, le Moyen Âge ne renvoie pas l’image d’un monde qui favorise la fortune. Peu capitaliste, le système féodal ne produit pas d’Elon Musk. Certains marchands ont tout de même réussi à intégrer l’aristocratie.

Un exemple célèbre est celui des Médicis. Famille de marchands et de banquiers florentins, leur ascension ne se fit pas en une génération, mais s’étala sur plusieurs siècles. Grâce à une gestion habile de leurs affaires, ils passèrent de la bourgeoisie à la gouvernance de Florence.

Laurent de Médicis
Laurent de Médicis, dit Laurent le Magnifique. Sur cette peinture murale, il indique une statue sculptée par Michel-Ange, l’artiste à droite. Chef de la République florentine, Laurent de Médicis fit de Florence une capitale culturelle de l’Europe au XVIe siècle. Palais Pitti à Florence, XVIIe siècle

Au XVIe siècle, l’influence de la famille culmina avec des mariages royaux (rappelez-vous Catherine de Médicis puis Marie de Médicis en France). Trois d’entre eux deviennent papes, mais me voilà en train de déborder de la période médiévale.

Revenons-y avec un homme riche qui fascina ses contemporains : Jacques Cœur. C’était un pelletier, autrement dit un marchand de peaux de luxe. Son habileté commerciale et sa clientèle princière favorisèrent son enrichissement. Grâce à sa fortune et à son réseau, il put prêter de l’argent au roi Charles VII. Sans lui, Jeanne d’Arc n’aurait pu monter son expédition d’Orléans. Charles VII en fit son argentier. À ce titre, Jacques Cœur le fournissait en vêtements, orfèvrerie et autres objets d’apparat. En 1441, il fut anobli. Ce qui ne le protégea pas contre l’hostilité de ses nouveaux camarades de classe (« classe » au sens de catégorie sociale) : les nobles méprisaient les nouveaux entrants.

Et les femmes ?

Pour elles, j’avoue être rentré presque bredouille de mes recherches. Quel que soit leur niveau social, les femmes restent souvent dans l’ombre des hommes. Elles ne bénéficient pas des voies d’ascensions par les armes, par l’éducation ou par l’activité économique (sauf quelques veuves). Pire, dans l’aristocratie, on les soumet souvent à des mariages hypogamiques (aucun rapport avec les hippopotames). Autrement dit, leurs parents les marient couramment à des hommes de rang inférieur. 

Ce qui ne fut pas le cas de Bathilde. Née vers 630, cette Anglo-Saxonne est capturée enfant et vendue comme esclave. Servante dans une cour aristocratique mérovingienne, elle est poussée dans les bras du roi Clovis II qui l’épouse. Il a 14 ans ; elle en a 23. Comme quoi Bathilde bouscule doublement les traditions : elle contracte un mariage hypergamique (l’inverse d’hypogamique) qui plus est avec un époux plus jeune. Mais cette jeunesse n’empêcha pas le roi de mourir le premier. Bathilde sut assurer la régence pour le compte de son fils enfant, Clotaire III.

sainte bathilde
Bathilde, reine des Francs et sainte. Ce portrait très stylisé ne rend assurément pas compte de son charme. Elle est figurée en moniale, car elle se retira dans son monastère de Chelles à la fin de sa vie. Legendarium, XIe siècle, Latin 18100, Gallica/Bibliothèque Nationale de France.

Des dangers de l’ascension sociale

Monter les échelons dans la société médiévale n’était pas sans risque. Les parvenus, souvent méprisés par les élites traditionnelles, suscitaient jalousie et hostilité. Leur réussite, perçue comme une remise en question de l’ordre établi, les exposait à de nombreuses attaques.

Les ennemis de Jacques Cœur arrivèrent à convaincre le roi Charles VII de le mettre en accusation. Pour trouver un motif, il ne fallait pas chercher bien loin. Comme tout financier proche du pouvoir, il avait profité de sa position pour multiplier les malversations. Jacques Coeur fut envoyé en prison. De sa déchéance, le marchand s’en tira au moins vivant. À la différence d’Enguerrand de Marigny

Ce chevalier normand (encore un) était devenu principal conseiller de Philippe le Bel (1285-1314). Il avait accumulé pouvoir et richesses en dirigeant notamment les finances royales.

Mais la mort du roi en 1314 laissa Marigny sans protecteur. Il ne tint même pas six mois sous le règne suivant. Ses ennemis orchestrèrent sa chute. Accusé de détournement de fonds et même de sorcellerie (on raconte qu’il envoûta Philippe le Bel), il fut mis en jugement. Et dans le rôle de l’accusateur public principal, qui trouve-t-on ? Jean de Marigny, le frère cadet d’Enguerrand ! On imagine l’ambiance lors des fêtes de famille. Enguerrand, qui refusa d’apparaître au procès, fut déclaré coupable et fut pendu en 1315 au gibet de Montfaucon, au grand plaisir du peuple et des nobles. Des cordons de la bourse, le malheureux passait à la corde du pendu.

Pendaison d'Enguerrand de Marigny
Pendaison d’Enguerrand de Marigny, sous les yeux de Louis X le Hutin, roi de France. Grandes Chroniques de France, Français 2606, fin XIVe siècle, Gallica/Bibliothèque Nationale de France.

D’une certaine manière, ces chutes rassuraient : la roue de la Fortune tournait pour ramener les destins exceptionnels dans le néant. L’ordre divin était préservé.

Roue de la Fortune
La roue de la Fortune. Au Moyen Âge, ce n’est pas un jeu télévisé mais un motif iconographique qui avertit les spectateurs des coups du sort. On peut s’élever puis chuter. Bocacce, De Casibus, XVe siècle, Français 226, Gallica/Bibliothèque Nationale de France.

L’AUTEUR

Laurent Ridel

Ancien guide et historien, je vous aide à travers ce blog à décoder les églises, les châteaux forts et le Moyen Âge.

Ma recette : de la pédagogie, beaucoup d’illustrations et un brin d’humour.

Addiction au Divertissement : Cause du déclin intellectuel et culturel qui impacte aussi la Franc-maçonnerie

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Dans l’ère contemporaine, la question de la qualité du discours public et de l’engagement intellectuel est plus que jamais d’actualité. Neil Postman, dans son livre Se distraire à en mourir, publié en 1985, propose une analyse critique de l’impact de la télévision sur la culture, l’éducation, la politique et la religion. Postman soutient que cette omniprésence du divertissement menace de réduire la profondeur intellectuelle de la société à un niveau sans précédent. Cet article explore les thèmes centraux de Postman, en élargissant la discussion à l’ère numérique contemporaine, et examine un aspect moins discuté : l’impact de cette culture du divertissement sur des institutions traditionnelles telles que la Franc-maçonnerie.

L’Analyse de Neil Postman

Neil Postman

Neil Postman commence son essai avec une distinction entre deux visions dystopiques : celle d’Orwell dans 1984, où l’information est contrôlée et la culture est supprimée par un pouvoir totalitaire, et celle d’Huxley dans Le Meilleur des Mondes, où la culture est submergée par un déluge de divertissements inoffensifs et insignifiants. Postman argue que c’est la seconde vision qui a prévalu.

Politique comme Spectacle : La politique, selon Postman, est devenu un domaine où la substance est souvent éclipsée par le spectacle. Les débats télévisés, les campagnes électorales sont conçus pour divertir plutôt que pour informer, ce qui diminue la capacité du public à engager un débat critique.

Éducation et Divertissement : L’éducation est également affectée par cette culture du divertissement. Les programmes éducatifs s’adaptent pour capturer l’attention des étudiants avec des méthodes de plus en plus ludiques, ce qui peut diluer la rigueur académique nécessaire au développement de l’esprit critique.

Religion et Show Business : La religion n’est pas épargnée; les services religieux se transforment en spectacles, avec des télévangélistes qui captivent plus par leur charisme que par la profondeur théologique de leur message.

Postman met en garde contre une société où le divertissement devient l’idéologie dominante, conduisant à une apathie intellectuelle généralisée où la réflexion critique est remplacée par une consommation passive d’informations de surface.

L’Ère Numérique et le Divertissement

Avec l’avènement d’Internet et des réseaux sociaux, les prédictions de Postman ont pris une résonance encore plus forte. Les algorithmes conçus pour maximiser l’engagement utilisent le même principe que la télévision : captiver l’attention avec des contenus légers, rapides et souvent éphémères. Cette saturation d’informations insignifiantes rend la tâche de réfléchir de manière approfondie encore plus ardue.

La Franc-maçonnerie et le Déclin par le Divertissement

Les défis de la modernisation

La Franc-maçonnerie, avec sa structure hiérarchique, ses rituels et ses enseignements, a toujours eu pour but de promouvoir la croissance personnelle, la moralité et l’entraide parmi ses membres. Cependant, la modernisation et l’adaptation aux tendances culturelles actuelles présentent des défis spécifiques :

Rites et Symboles Simplifiés : Les cérémonies maçonniques, autrefois complexes et lourdes de sens, sont parfois simplifiées pour attirer de nouveaux membres dans une société où l’attention est limitée. Ce faisant, elles risquent de perdre en profondeur et en mystique, deux piliers de la tradition maçonnique.

Déclin de la Réflexion Philosophique : La maçonnerie a toujours encouragé l’étude, la pensée critique et le débat philosophique. Mais avec le besoin de rester pertinente dans une culture de l’instantanéité, on observe un glissement vers des activités plus sociales et moins intellectuelles. Les loges pourraient organiser plus d’événements de divertissement que de séminaires ou de discussions sérieuses.

Présence en Ligne : La Franc-maçonnerie, comme beaucoup d’institutions, a cherché à se moderniser en utilisant les plateformes numériques pour attirer et engager ses membres. Cependant, cela expose la maçonnerie à la même fragmentation de l’attention et à la superficialité que Postman dénonçait. Les discussions en ligne, bien que pratiques, manquent souvent de la profondeur et de la solennité des échanges en loge.

Impact sur le Recrutement : La génération actuelle, habituée à un contenu court et divertissant, pourrait ne pas être attirée par les longs discours ou les études approfondies, poussant la Franc-maçonnerie à adapter son approche, parfois au détriment de ses principes fondamentaux d’éducation et de développement personnel.

L’analyse de Neil Postman sur l’impact du divertissement sur la culture reste pertinente et même amplifiée dans notre monde numérique. Ce qui est peut-être plus surprenant, c’est comment même des institutions comme la Franc-maçonnerie, avec son histoire et ses traditions, doivent naviguer dans ce paysage culturel transformé. La question qui se pose alors est : comment préserver la profondeur intellectuelle et culturelle dans un monde où le divertissement est roi ? La réponse pourrait bien résider dans un retour conscient à des pratiques qui valorisent le temps, la réflexion et l’éducation, malgré la pression constante pour se conformer à la culture de l’instantanéité et du spectacle.

Conflit entre Tradition et Innovation : L’équilibre entre maintenir des traditions séculaires et s’adapter à une société où le divertissement est omniprésent est délicat. La maçonnerie doit décider jusqu’à quel point elle peut moderniser ses pratiques sans perdre son identité et son objectif éducatif. L’introduction de technologies dans les loges, comme les vidéoconférences pour les réunions, peut rendre le contenu accessible mais aussi moins sacré, moins engageant sur un plan spirituel ou intellectuel.

Formation et Éducation des Membres : Traditionnellement, la maçonnerie a mis l’accent sur l’éducation à travers l’étude, la lecture et le débat. Avec le déclin de la patience pour la lecture longue et la réflexion profonde, la maçonnerie doit trouver de nouvelles façons d’éduquer ses membres sans compromettre son héritage. Cela pourrait inclure des formats plus digestibles, mais il y a un risque que l’éducation soit diluée si elle est trop simplifiée pour s’aligner avec les habitudes de consommation modernes.

Le Rôle de la Maçonnerie dans une Culture du divertissement

e-commerce, internet, achat en ligne
Achat virtuel

Préservation de l’Espace de Réflexion : La Franc-maçonnerie a l’opportunité unique de servir de refuge contre la culture de l’hyper-divertissement. En maintenant des espaces et des moments dédiés à la contemplation, à l’étude et au dialogue philosophique, elle peut offrir une alternative à la superficialité ambiante. Cela implique de cultiver un environnement où le silence, la réflexion et l’échange profond sont valorisés.

Réinvention des Rituels : Les rituels maçonniques, riches en symboles et en significations, pourraient être réinventés pour captiver l’attention moderne tout en conservant leur profondeur. Cela ne signifie pas de les rendre plus légers ou divertissants, mais plutôt de les rendre plus accessibles tout en préservant leur essence. Par exemple, l’utilisation de la narration ou de la dramaturgie pour illustrer des principes philosophiques peut engager les membres sur un niveau émotionnel et intellectuel.

Engagement avec les Jeunes Générations : Attirer et maintenir l’intérêt des jeunes générations est crucial pour la survie de la Franc-maçonnerie. Cela nécessite non seulement de parler leur langage numérique mais aussi de montrer comment les enseignements maçonniques sont pertinents dans un monde dominé par le divertissement. Des initiatives comme des groupes de lecture, des hackathons maçonniques sur des sujets philosophiques, ou des projets de service communautaire basés sur les valeurs maçonniques pourraient être des moyens de connecter.

La Maçonnerie comme Critique et Acteur Culturel

technologies connéctées dans le monde
main tenant un globe représentant la terre

Critique de la Société du Spectacle : En tant qu’institution qui a survécu à de nombreux changements sociétaux, la Franc-maçonnerie peut se positionner comme une critique de la culture du divertissement. Elle peut rappeler l’importance de la profondeur dans un monde où la surface est souvent privilégiée, agissant ainsi non seulement comme une institution de préservation mais aussi comme un moteur de réflexion critique sur la culture contemporaine.

Le Rôle de la Maçonnerie dans la Société : Au-delà de la critique, la Franc-maçonnerie a l’opportunité d’agir en tant que conservatrice et promoteur de l’intellectualisme et de la culture. Par l’organisation d’événements culturels, conférences, publications, elle peut continuer à jouer un rôle actif dans l’éducation et l’engagement civique, se positionnant comme un contrepoids à la dégradation intellectuelle perçue par Postman.

L’addiction au divertissement présente des défis uniques pour la Franc-maçonnerie, tout comme pour d’autres institutions culturelles. Cependant, ce défi peut aussi être vu comme une opportunité pour la maçonnerie de réaffirmer son rôle dans la société. En adaptant certaines pratiques tout en restant fidèle à ses principes fondamentaux, la Franc-maçonnerie peut non seulement survivre mais aussi prospérer, offrant une voie vers une culture où le divertissement n’est pas l’idéologie dominante mais plutôt un élément parmi d’autres dans une vie enrichie par la réflexion, l’éducation et la communauté.

GLDF – Divers aspects de la pensée contemporaine : « L’humain, le vivant et la planète »

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De notre confrère radiofrance.fr

Dans un monde en quête de sens, il devient essentiel de réinventer notre manière d’habiter la Terre, non seulement par nos actions, mais aussi à travers une conscience qui unit l’esprit, le cœur et la vie qui nous entoure. Avec :

  • David Djaïz* Essayiste et enseignant à Sciences Po

Cette démarche ne se limite pas à préserver ou à protéger, elle invite à vivre en harmonie avec le vivant en cultivant une connexion plus profonde à soi, à l’autre et à la terre. Avec David Djaïz, essayiste, nous interrogeons cette prochaine « révolution obligée ».

Une réflexion sur l’humanité et la nature : vers un nouvel équilibre

Au cœur de cet échange, s’élève la voix de Michel Serres, philosophe du « Contrat Naturel », qui, il y a déjà plus de trois décennies, lançait une alerte : « L’histoire globale entre dans la nature, la nature globale entre dans l’histoire. Voilà de l’inédit en philosophie. » Ces mots, gravés dans une époque où l’optimisme de la mondialisation semblait promettre une humanité réconciliée, résonnent aujourd’hui avec une intensité troublante.

Michel Serres avait perçu ce qui échappait encore à beaucoup : une guerre subtile, insidieuse, que l’humanité livre à la nature. Non pas seulement par l’extraction brutale de ses ressources, mais par cette fusion inédite où la distinction entre l’homme et son environnement s’efface. La nature, autrefois observée comme un théâtre extérieur, est désormais irrémédiablement mêlée à l’histoire humaine. En cela, il préfigurait l’ère de l’Anthropocène, ce moment où la main de l’homme façonne la planète autant qu’elle se façonne elle-même.

La stagnation d’un monde fossilisé

Dans ce contexte, la transformation écologique, tant annoncée, demeure un mirage. Malgré les promesses et les discours, « nous sommes toujours autant drogués aux énergies fossiles qu’il y a 40 ans » nous rappelle David Djaïz. Les chiffres sont implacables : 82 % de l’énergie consommée aujourd’hui provient encore du charbon, du pétrole et du gaz, un héritage stagnant d’une ère passée.

Face à cette dépendance, la nécessité d’une révolution énergétique se fait pressante, mais il ne s’agit pas seulement de technologies ou d’investissements. C’est une révolution industrielle à part entière qu’il nous faut imaginer, un bouleversement profond des façons de produire, de consommer, et même de penser le monde. Comme autrefois le charbon avait imposé son règne au XIXᵉ siècle, une nouvelle matrice énergétique doit émerger, soutenue par des innovations audacieuses et une réinvention collective.

Vers un contrat entre l’humanité et la nature

Mais cette révolution ne peut se limiter aux infrastructures. Elle appelle une refondation de nos rapports avec la Terre elle-même. David Djaïz évoque ce contrat naturel, un pacte élargi qui reconnaît enfin l’interdépendance entre les sociétés humaines et les écosystèmes qui les soutiennent. « Nous faisons corps avec les écosystèmes, et c’est un élargissement de la focale qui nous est demandé. » précise t il.

Ce contrat s’appuie sur une philosophie de la solidarité, une reconnaissance que nous ne sommes pas seulement des individus isolés dans un monde fragmenté, mais des héritiers d’un patrimoine commun. Il nous invite à penser une justice nouvelle, où les efforts et les sacrifices imposés par la

transition écologique sont équitablement répartis, pour éviter que les plus précaires ne portent à eux seuls le poids d’un avenir à bâtir.

L’urgence d’un éveil spirituel

Au-delà des chiffres et des solutions techniques, cette transformation porte en elle une dimension spirituelle. Comme le rappelait Jacques Chirac : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. » Mais précise David Djaïz : « On ne peut pas regarder ailleurs quand la maison brûle, car nous sommes dans la maison. »

Alors, il y a une urgence plus vaste : celle d’une écologie de l’attention. Dans un monde saturé par les écrans, il devient impératif de retrouver le lien avec le vivant, de prêter attention à ce qui nous entoure, aux cycles de la nature, et aux liens invisibles qui nous unissent. Ce n’est pas seulement un enjeu écologique, mais une quête de « réenchantement du monde ».

Un horizon de renaissance

David Djaïz offre une note d’espoir et de défi. La transformation écologique n’est pas uniquement un projet technique ou politique, c’est une « gigantesque machine à redistribuer les cartes », un bouleversement qui redéfinit les positions sociales, économiques et symboliques. Comme chaque révolution industrielle qui l’a précédée, celle-ci devra s’accompagner d’un nouveau contrat social et naturel.

Dans cette quête, il ne s’agit pas seulement de préserver, mais de réinventer. Réinventer notre place dans le monde, notre manière d’y habiter, et la façon dont nous construisons une alliance avec la Terre et ses cycles fragiles. La route est ardue, mais comme le dit si justement Michel Serres : « Ce qui nous attache et nous relie tous universellement, notre Terre et notre espèce, est la somme intégrale de nos cordes et alliances. »

Et David Djaïz de conclure : « Nous sommes à l’heure de l’Alliance universelle, les hommes sont tous reliés les uns aux autres, encordés en quelque sorte par la technologie, mais nous sommes aussi reliés aux vivants et à la nature. Il faut que les hommes et les institutions permettent de faire vivre cette alliance et d’éviter qu’elle ne se transforme en un champ de ruines fumantes ».

  • * David Djaïz naît en 1990 à Agen. Il grandit entre le Sud-Ouest et le Maroc, où il passe six ans entre 1999 et 2005. Ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (première place au concours d’admission en 2010), et de l’École nationale d’administration (ENA), promotion George-Orwell (2015-2016), David Djaïz est aussi titulaire d’un master de philosophie politique de la Sorbonne, où il a conduit des recherches sur la genèse de la théorie politique moderne. normalien, haut fonctionnaire et essayiste. Auteur de nombreux ouvrages et notamment avec Xavier Desjardin de « La Révolution obligée » chez Allary Editions. Il est aussi président des Rencontres philosophiques Michel Serres à Agen

Pourquoi les Compagnons du devoir attirent toujours autant de jeunes ?

« C’est un peu ma deuxième famille »

De notre confrère france3 – Écrit par Laura Perrusson

Les siècles passent et le compagnonnage attire toujours autant les jeunes. Au centre de formation des Compagnons du devoir de Strasbourg, plus de 700 apprentis sont inscrits sur l’année scolaire 2024/2025. Du CAP au master, des jeunes dès 15 ans font le choix d’une formation exigeante et de la vie en communauté pour apprendre un métier.

La plupart ont rejoint les Compagnons à l’âge de 15 ans. Originaires des quatre coins de la France, ils ont quitté leur famille pour s’installer dans leur nouvelle “maison”, le nom des centres d’hébergement des Compagnons. Si aujourd’hui les cours suivent le cahier des charges de l’Enseignement supérieur, les Compagnons du devoir ne se départissent pas de leurs spécificités : vie en communauté, transmission des savoirs par des échanges informels et voyages en France et à l’étranger… 

Et ces formations uniques en leur genre attirent. À Strasbourg, ils étaient 705 à être inscrits pour la rentrée de septembre 2024. Soit en formation initiale post-brevet ou post-bac, soit dans le cadre de leur “Tour de France”, cette période de formation itinérante qui s’étend sur plusieurs années après l’obtention du diplôme.

Les garçons restent majoritaires dans ces formations aux métiers manuels, explique Benoît Angheben, prévôt au centre de formation de Strasbourg. « Au niveau national, il n’y a que 17% de filles. Chez nous, on les voit surtout dans les métiers du goût ou des matériaux souples. »

La transmission inter-générationnelle est une des valeurs portées par le compagnonnage.
La transmission inter-générationnelle est une des valeurs portées par le compagnonnage. • © Les Compagnons du Devoir Grand-Est

À Strasbourg, 80% des effectifs se forment aux métiers du bâtiment, toujours peu féminisés. Les plus populaires : menuiserie ou charpente, mais aussi, de plus en plus, pâtisserie. « Le nombre de charpentiers a explosé depuis l’incendie de Notre-Dame-de-Paris » constate Florian Guehl, prévôt de la maison de Strasbourg. « Et avec les émissions TV, le métier de pâtissier aussi. »

Des jeunes motivés par le compagnonnage

Les jeunes qui candidatent en post-brevet auprès des Compagnons du devoir ont souvent un projet professionnel bien précis. « À cet âge-là, on ne peut peut-être pas encore parler de passion, mais ils viennent avec un vrai intérêt pour le métier, » précise Benoît Angheben.

Mais dans les candidatures, c’est surtout l’attrait pour le compagnonnage qui ressort chez les jeunes, ajoute le prévôt : « Les jeunes ne candidatent pas par défaut. Ou sinon, ceux qui viennent en voie de garage, on va les réorienter. En général, ils viennent parce qu’ils ont un oncle menuisier ou alors, ils ont fait leur stage de troisième chez un Compagnon. Il y en a très peu qui n’ont aucun lien avec les Compagnons avant de candidater. »

Pour Axelle Charles, en avant-dernière année de Tour de France suite à un CAP Pâtisserie, ce sont les valeurs des Compagnons du devoir qui lui plaisent le plus : « Ce qui m’attirait au départ, c’était vraiment l’apprentissage par le voyage, mais en plus, j’ai trouvé un vrai esprit de famille, d’entraide, de partage… On ne trouve pas ça ailleurs. Les Compagnons, c’est un peu ma deuxième famille. »

Le compagnonnage implique des temps de partage et d'échange dans les "maisons".
Le compagnonnage implique des temps de partage et d’échange dans les « maisons ». • © Les Compagnons du Devoir Grand-Est

Car pour ce mouvement, la transmission ne s’arrête pas aux salles de classe. Les soirs après les cours ou les samedis, les jeunes sont encouragés à échanger avec leurs aînés, demander conseil et perfectionner leur métier. La vie en communauté dans les « maisons » facilite ces échanges.

Une formation sur le long cours

Un investissement en temps important qui peut parfois en démotiver certains. « En dix ans, on a doublé le chiffre des effectifs de formation initiale, mais le nombre de jeunes qui deviennent Compagnons est resté le même, voire a baissé, » regrette Benoît Angheben. « Les jeunes d’aujourd’hui sont toujours curieux de vivre l’expérience du compagnonnage, mais les garder intéressés sur toutes leurs années de formation, c’est de plus en plus dur, j’ai l’impression. »

Les garder intéressés toutes ces années, c’est de plus en plus dur

Benoît Angheben, prévôt du centre de formation de Strasbourg

En cause, des études plus longues que les formations classiques. Aux deux ans pour l’obtention d’un diplôme post-brevet, s’ajoutent trois à cinq ans de voyage dans les ateliers d’autres Compagnons, en France et à l’étranger.

Pour empêcher cette démotivation, les Compagnons du devoir sont obligés de se réinventer. Donner plus de lisibilité aux jeunes sur leur parcours de formation, les laisser choisir leur branche de spécialité et personnaliser les parcours de formation… « Maintenant, à leur arrivée, on leur dit : dans cinq ans, tu seras Compagnon, » déclare Benoît Angheben.

Pour découvrir l’apprentissage par le compagnonnage, rendez-vous aux portes ouvertes du centre de formation de Strasbourg les 25 et 26 janvier 2025.

La pierre de songe par Jean-Bohémond et Jean-Luc Leguay

Du site officiel de la GLNF

Nous explorons aujourd’hui « La pierre de songe », un article saisissant de la Grande Loge Nationale Française (GLNF) qui plonge dans la profondeur spirituelle et symbolique de la Franc-maçonnerie. Publié sur leur site, ce texte nous invite à réfléchir sur le voyage initiatique et la quête de connaissance intérieure à travers les symboles maçonniques.

La Franc-maçonnerie : chemin de perfectionnement

La Franc-maçonnerie, société initiatique, propose un cadre pour le développement personnel, moral et spirituel de ses membres. Elle utilise une riche symbolique architecturale, où chaque maçon est encouragé à « construire » son propre temple intérieur par le travail, la réflexion et la fraternité. La GLNF, en tant que gardienne de la tradition maçonnique en France, met l’accent sur la régularité et le parcours initiatique vers la lumière.

La Pierre de Songe : symbole de connaissance et de transformation

Le concept de « pierre de songe » dans l’article de la GLNF symbolise la transformation personnelle et l’accès à une connaissance profonde. Dans le contexte maçonnique, cette pierre représente le passage de l’état brut à un état poli, symbolisant le travail de l’individu sur lui-même. Le film mentionné dans l’article, où un apprenti découvre une loge déserte, illustre ce voyage dans un monde symbolique où la matière, l’esprit et le divin se rencontrent.

Symbolisme et initiation

  • Le Symbolisme de la Pierre : La pierre, en Franc-maçonnerie, est un symbole central de transformation. De la pierre brute à la pierre taillée, elle illustre le processus de perfectionnement moral et spirituel. La « pierre de songe » ajoute une dimension onirique, suggérant l’accès à des vérités et des expériences spirituelles par la méditation et la contemplation.
  • Le Voyage Initiatique : La Franc-maçonnerie propose un parcours initiatique où chaque degré parcouru représente un pas vers une compréhension plus profonde de soi et de l’univers. Ce voyage est à la fois individuel et collectif, mené dans le cadre de la loge, un espace sacré de croissance et de fraternité.

Quête de lumière

« La pierre de songe » nous rappelle que la Franc-maçonnerie n’est pas seulement une série de rituels et de symboles, mais une voie vers l’amélioration personnelle et la recherche de la vérité. Ce voyage symbolique à travers les trois mondes – matériel, spirituel et divin – reflète la quête constante de l’humanité pour la connaissance et la sagesse.

Pour ceux qui empruntent cette voie, la Franc-maçonnerie offre un ensemble de pratiques et de réflexions qui enrichissent la vie quotidienne, incitant à une quête de soi et à un engagement éthique envers la société.

Aperçu du travail. Si vous souhaitez voir l’intégralité : rendez-vous le site officiel

Sources :

  • Articles et discussions académiques sur la philosophie et la pratique maçonnique.
  • « La pierre de songe » – GLNF
  • Ouvrages sur la franc-maçonnerie, incluant des explorations sur le symbolisme et l’initiation.

En 2023 leur autre création…

En 2023 Jean-Bohémond et Jean-Luc Leguay avait déjà proposé leur création avec un film « enluminé » de 17 minutes sur les Constitutions d’Anderson dont on célèbre en 2023, le tricentenaire. Il a été réalisé par Jean-Luc Leguay et Jean Bohémond. Un Chemin de Lumière a exigé un an et demi de travail.