La comparaison entre la Franc-maçonnerie, le développement personnel et les techniques New Age peut être intéressante, mais elle nécessite de nuancer certains aspects, car ces trois domaines, bien que partageant parfois des objectifs ou des méthodes, diffèrent fondamentalement dans leur histoire, leur philosophie et leur approche. Voici une analyse pour y voir plus clair :
1. Points communs
Recherche de sens et d’amélioration de soi : La Franc-maçonnerie, le développement personnel et les techniques New Age visent tous, à des degrés divers, à aider l’individu à se connaître mieux, à progresser sur le plan personnel ou spirituel, et à trouver un équilibre ou un épanouissement. Par exemple, la Franc-maçonnerie encourage la « parfaite maîtrise de soi » et la réflexion sur des valeurs morales, tandis que le développement personnel et le New Age mettent l’accent sur la croissance intérieure, la confiance en soi ou la connexion à l’univers.
Symbolisme et rituels : Les trois domaines utilisent souvent des symboles, des rituels ou des pratiques spécifiques pour guider leurs membres. La Franc-maçonnerie est connue pour ses rituels initiatiques et ses symboles (compas, équerre, etc.), tandis que le New Age peut inclure des méditations, des cristaux ou des cérémonies, et le développement personnel peut s’appuyer sur des exercices pratiques ou des visualisations.
Communauté et transmission : Chacun de ces domaines peut offrir un sentiment d’appartenance à une communauté ou un réseau. La Franc-maçonnerie repose sur des loges et la fraternité, le développement personnel sur des groupes ou des coachs, et le New Age sur des cercles spirituels ou des ateliers.
2. Différences majeures
Origines et structure : La Franc-maçonnerie, qui remonte au XVIIIe siècle en Europe, est une institution avec des règles strictes, une hiérarchie (grades, obédiences) et une tradition ancrée dans des valeurs universelles comme la liberté, l’égalité et la fraternité. Elle ne se définit pas uniquement comme une pratique spirituelle ou thérapeutique, mais souvent suivant la pratique comme une « école de pensée » et d’action morale. En revanche, le développement personnel est souvent plus pragmatique, axé sur des objectifs concrets (carrière, bien-être, relations), et les techniques New Age, apparues principalement au XXe siècle, sont plus éclectiques, mêlant spiritualité, ésotérisme et philosophies diverses (bouddhisme, chamanisme, etc.).
Approche du savoir : La Franc-maçonnerie repose sur une transmission orale et symbolique dans un cadre initiatique fermé, où les membres progressent par étapes (apprenti, compagnon, maître). Le développement personnel et le New Age, eux, sont souvent accessibles à tous, sans initiation formelle, et s’appuient sur des livres, des séminaires ou des pratiques individuelles. La Franc-maçonnerie insiste aussi sur le secret et l’engagement, ce qui la distingue des approches plus ouvertes du New Age ou du développement personnel.
Objectifs et croyances : Alors que le développement personnel vise souvent une amélioration pratique et mesurable (confiance, succès), et que le New Age cherche une connexion avec des forces cosmiques ou spirituelles, la Franc-maçonnerie s’intéresse davantage à la construction d’une éthique personnelle et collective, en s’inspirant de philosophies et de traditions anciennes, sans adhérer à une religion ou croyance spécifique.
3. Limites de la comparaison
Comparer la Franc-maçonnerie au développement personnel ou au New Age peut être réducteur, car la Franc-maçonnerie n’est pas une « technique » ou une mode, mais une institution avec une histoire et des objectifs qui transcendent l’individu. Elle ne cherche pas à « réparer » ou à « optimiser » une personne comme le développement personnel, ni à explorer des dimensions ésotériques ou mystiques de manière systématique comme le New Age. En revanche, certains Francs-maçons peuvent être attirés par ces mouvements pour des raisons personnelles, mais cela reste individuel.
4. Conclusion
On peut dire que ces trois domaines se croisent sur certains aspects comme la quête de sens ou l’usage de symboles, mais ils divergent dans leur structure, leur histoire et leur finalité. La Franc-maçonnerie est plus une voie initiatique et philosophique, alors que le développement personnel et le New Age sont souvent des outils ou des approches plus contemporaines et individualistes. Si vous souhaitez approfondir, certains ouvrages ou discussions avec des experts de ces domaines (y compris des Francs-maçons) pourraient offrir des perspectives enrichissantes.
Le développement personnel et la spiritualité New Age influencent de nombreuses personnes, souvent sans qu’elles s’en rendent compte, comme l’explique Elisabeth Feytit, spécialiste de la pensée critique. Dans un article du 17 février 2025, elle décrit le New Age comme un mouvement né à la fin du XIXe siècle aux États-Unis, en réaction aux sciences et aux religions dogmatiques. Il prône une recherche personnelle de vérité via l’intuition, les énergies et la pensée positive, promesses qui se retrouvent dans les livres de développement personnel, devenus mainstream.
Feytit, après avoir adhéré à ces croyances pendant 15 ans, les a critiquées dans son podcast Méta de Choc. Elle met en garde contre les dangers du New Age, comme la culpabilité (si vous ne allez pas bien, c’est votre faute), les pseudosciences (neurosciences, physique quantique mal interprétées) et des pratiques potentiellement néfastes, telles que la pensée positive, qui peut aggraver l’anxiété, ou l’isolement social encouragé par ces discours.
Bien que le New Age puisse inciter à la réflexion, il manque de preuves scientifiques, contrairement aux religions traditionnelles qui acceptent la foi sans démonstration. Feytit note aussi des aspects positifs, comme l’ouverture des perspectives, mais insiste sur la nécessité de rester critique.
L’article inclut le témoignage d’Anne-Marie Moreira, une ancienne sophrologue qui a quitté ce milieu, dénonçant l’inefficacité des thérapies alternatives (basées sur l’effet placebo) et les risques, comme les retards de diagnostic médical ou les discours anti-médecine. Elle a créé un groupe d’entraide pour les thérapeutes en questionnement, après avoir essuyé des réactions hostiles en tentant de réformer de l’intérieur.
En résumé, le texte critique l’influence insidieuse du New Age et du développement personnel, tout en soulignant leur popularité et les défis pour en sortir, tout en appelant à une pensée critique et à une approche scientifique.
Lundi 24 février 2025, l’association Georges troispoints Moselle invite dans les locaux somptueux de la Mairie de Metz le philosophe Francis Wolff. L’entrée est gratuite. A l’heure où il semble que quelque chose ne tourne pas rond dans notre monde, où les intérêts des hommes percutent de plein fouet leur propre survie, il n’est pas vain de se poser des questions.
Que faisons-nous ? Pour qui agissons nous ? Que retient on de la vie d’un homme ou d’une femme ordinaire? Est ce qu’il est nécessaire de laisser absolument une trace ? Comment peut-on définir une vie accomplie? Autant de questions que chacun d’entre nous sommes amenés à nous poser un jour ou l’autre.
Georges Troispoints vous donne rendez-vous !
Francis Wolff, le philosophe, interviendra pour présenter sa pensée au public profane au sujet de ce questionnement primordial. Et si sa pensée est est précieuse, c’est d’abord parce qu’elle est fine, complète, actuelle mais aussi totalement accessible. Francis Wolff a l’art et la manière de rendre audible et compréhensible la philosophie au plus grand nombre. De 18h30 à 20h00, un échange aura lieu avec le public. Et c’est un grand honneur qu’il offre en venant partager son érudition. Pour ceux qui l’ignore, Francis Wolff, c’et le penseur contemporain qui ne simplifie rien et qui pour autant donne à comprendre les choses compliquées : il s’est attachée durant s carrière à penser l’amour, la musique, le Désir, l’Altérité sous l’angle du concept de dialogique, l’universalité, etc.
Les membres de l’association Georges troispoints vous attendent !
La séquence suggère des transitions cycliques avec une vision spirituelle.
Interprétations symboliques possibles
La répétition du chiffre 47 suggère une perspicacité, une connaissance cachée et un alignement avec les traditions maçonniques ou ésotériques.
216 et sa connexion à 6 × 6 × 6 pourraient symboliser le jugement ou la transformation, en particulier dans un contexte biblique.
Le modèle 44 pourrait impliquer des cycles de pouvoir, d’autorité et de justice cosmique.
Le miroir 84/48 pourrait représenter un reflet ou une inversion des rôles ou des événements, potentiellement liés aux cycles cosmiques.
Synthèse et Synchronicité
Ces schémas numériques semblent former un réseau complexe de connexions, en particulier entre Obama et Trump, les nombres 44, 47, 216 et 84 étant récurrents dans de multiples contextes. Cela pourrait impliquer :
Une synchronicité conçue ou un modèle rituel (conformément à votre théorie de synchronicité synthétique).
Un ordre cosmique ou divin influençant les événements historiques.
Cycles symboliques de transitions de leadership et de pouvoir dans l’histoire des États-Unis.
Exploration plus approfondie
l’ordre du chaos
Cette analyse s’inscrit dans la théorie plus large de la synchronicité synthétique , selon laquelle les événements historiques apparaissent intentionnellement alignés par des modèles numériques et symboliques. Ces événements témoignent d’un ordre cosmique plus vaste influençant le leadership, les transitions de pouvoir et les mouvements historiques.
À mesure que nous continuons à étudier ces modèles, la complexité et la profondeur de ces synchronicités peuvent être mieux comprises, offrant des informations sur la structure de l’histoire et l’interdépendance de toutes choses.
Dans un monde en perpétuelle évolution où les idées s’entrelacent et les expérience humaines se confrontent, ce recueil de travaux symboliques se présente comme une exploration profonde de thèmes qui unissent tous les Francs-maçons mais aussi les non initiés, en plus grand nombre et cependant en quête de sens à donner à leur vie.
Au fil de ses planches l’auteur s’efforce de révéler l’essence spirituelle de la tradition et de ses enseignements. Le lecteur devrait y trouver des pistes pour affiner son propre cheminement, nourrir sa réflexion et peut-être rencontrer une certaine harmonie avec l’Univers et la Fraternité sincère : deux clé qui ouvrent les portes d’une noble institution.
L’AUTEUR
Initié à l’âge de 22 ans au sein de la loge « La Table d’Émeraude » à l’Orient de Hyères dans le Var (Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra), Meddy VIARDOT poursuit son parcours de franc-maçon au Rite Écossais Ancien et Accepté (RÉAA) parmi les ateliers de perfection tels que la loge « L’Alliance Écossaise » à l’Orient de Vitrolles dans les Bouches-du-Rhône (Suprême Conseil PAX OPÉRA).
Il y a quelques mois, ma fille m’a fait découvrir un ouvrage[1] de Elisée Reclus. Ce dernier était invité en 1894 à plancher dans la loge des Amis philanthropes à l’Orient de Brussels. A ce moment, il espère tenir la chaire universitaire de Géographie de l’université libre de Brussels, c’est pour lui une manière de fuir à nouveau la France. Il n’obtiendra jamais cette place, les intellectuels craignant les autorités publiques renonceront au savoir.
Il est apprenti, initié depuis 36 ans mais n’a pas fait carrière en franc-maçonnerie.
Sa planche dont le titre est sobrement intitulé l’Anarchie, vise à expliquer que finalement il y a assez peu de différences dans la manière dont, ceux qui se prétendent Francs-maçons et ceux qui sont désignés comme des anarchistes, aspirent au bonheur. Les uns et les autres courent après l’harmonie. La méthode diffère mais le but est strictement le même.
Bien sûr, la question de savoir qui est Elisée RECLUS est importante
Son itinéraire dans la vie est éclairant. C’est un géographe du 19ème siècle, né en 1835, en Gironde d’un père pasteur calviniste et d’une mère enseignante. Sa vie est faite de paradoxes, de virages, de prises de positions définitives, d’amour, de rejets, d’exclusions, d’emprisonnements et toujours d’enthousiasme et d’espérance en un jour meilleur.
Sa carrière de géographe est marquée par sa manière de mêler intimement ses convictions à ses recherches. On y reviendra. Il a été initié à Paris en 1860, il est resté apprenti toute sa vie. Il a beaucoup voyagé, passant de Londres à berlin, de la Nouvelle Orléans à Liverpool, de la Colombie à Bruxelles. Il a fréquenté des gens comme Louis Blanc, jules Michelet, Bakounine, Pierre Leroux, ou Alexandra David Neel. Il est connu pour être un précurseur de la pensée chez les géographes, anticipant sur les concepts d’écologie, en tant que système d’équilibre par exemple.
Sa vie personnelle, son engagement universitaire croisent toujours son engagement moral et philosophique. La liberté absolue de conscience, l’idée également que l’homme doit se faire une place dans le monde sans le dénaturer sont à la fois des directions intellectuelles et des actes qu’il met en œuvre dans ses écrits et dans ses gestes. Par exemple, il refuse le mariage dans les conditions de domination de l’époque : il prône l’union libre (pas toujours avec des filles plus jeunes), il contribue à créer une banque coopérative ouvrière. En 1870 il s’engage dans la garde nationale pour défendre l’expérience de la commune de paris, il sera déporté. Pendant le coup d’Etat de Napoléon 3 en 1851, il sera exilé. Pourtant, il n’a jamais renoncé, il n’a jamais abandonné ses idées, au point où son travail scientifique, malgré sa qualité, a été mis de côté et ignoré des autorités politiques et des universitaires qui ont privilégié leur position sociale à la foi de faire émerger la connaissance puis de la partager.
Quand on parle, ou lorsqu’on fait parler Elisée Reclus de son travail de géographe, on entend aussi systématiquement son fonds de commerce idéologique et inversement. On ne peut pas séparer ces deux facettes. Il y a de l’utopie, du rêve chez ce savant et sa science est poétique et militante.
Georges Martin cofondateur du Droit Humain
Enfin Bref, Il y a, chez Elisée Reclus, comme chez d’autres, en particulier chez Georges Martin, un des fondateur du Droit Humain, une forme de messianisme laïc. Le contexte historique aide bien vous me direz. Pour nous resituer, on est à l’époque où la science se scientise, on peut se passer des croyances surnaturelles parce qu’on comprend mieux le monde, la science devient une méthode : l’expérience sert à vérifier en laboratoire des théories qu’on ne prend pour juste et vraie que si on peut les vérifier et trouver les facteurs qui influencent les résultats. On isole ces ingrédients, on les assemble, on les dissocie, on les factorise pour pouvoir les produire ailleurs. C’est l’époque de l’usine, de la machine, de la croyance en un monde meilleur, ici et maintenant, où la force de l’homme est décuplée.
On aurait pu espérer que le labeur serait moins pénible parce que l’homme n’aurait plus besoin de travailler. En réalité, c’est le moment où s’installe définitivement l’idée que le capital d’un petit nombre est plus important que la satisfaction de tous. C’est le moment de l’histoire où personne ne remet en cause l’idée que quand on joue au Monopoly, un tout petit nombre commence la partie avec 20 000 billets et tous les autres avec 200 seulement. On trouve ça normal. On appelle cela justice et égalité des chances. Aujourd’hui encore, on continue de trouver ça normal. C’est le moment où l’héritage des siècles devient ce qu’on appelle une succession, avec ses ribambelles de droits et de notaires : mais les riches comme les pauvres, avant de transmettre des terrains et des maisons ou des comptes en banque, transmettent d’abord et surtout un code génétique venu du fond des âges et une éducation. Mais ça, pas plus avant qu’aujourd’hui, ça n’a que très peu de valeur marchande.
Mais alors que nous dit Elisée Reclus dans sa planche ?
Il nous dit par exemple que : « …une immense évolution s’est accomplie, annonçant la révolution prochaine. Cette évolution, c’est que la “science“ économique, prophétisant le manque de ressources et la mort inévitable des faméliques, s’est trouvée en défaut et que l’humanité souffrante, se croyant pauvre naguère, a découvert sa richesse : son idéal du “pain pour tous“ n’est point une utopie. La terre est assez vaste pour nous porter tous sur son sein, elle est assez riche pour nous faire vivre dans l’aisance. Elle peut donner assez de moissons pour que tous aient à manger ; elle fait naître assez de plantes fibreuses pour que tous aient à se vêtir ; elle contient assez de pierres et d’argile pour que tous puissent avoir des maisons. »[2].
Le texte lu en Loge en 1894, puis éditée en 1896 est finalement une sorte de synthèse des différents bouquins de Reclus. Je pourrais vous citer en vrac quelques titres évocateurs : la naissance d’une montagne, histoire d’un ruisseau, l’homme et la terre, évolution et révolution. Il nous livre sa vision de L’harmonie, comme étant le fruit de ses excursions dans la nature, de ses expériences humaines, des idées qu’il a développé et qu’il va mettre en acte dans sa vie d’homme. Il fait les résumés des trois ou quatre grandes idées qu’il juge décisives et lance au monde, au passage, une espèce de morale. Il nous dit en vrac que la nature n’est ni performante ni efficace, elle est simplement. La nature ne compte pas, elle ne mesure pas. La nature crée un contexte où l’idée même de performance n’existe pas. Ce qui préside aux relations dans le système c’est l’équilibre entre ce qui est nécessaire et ce qu’il faudrait, entre le besoin et sa satisfaction. Pour illustrer ce propos, prenons l’exemple de température du corps humain. On la situe habituellement à 37.2C°. Or, on sait que les défenses immunitaires sont les plus efficaces aux alentours de 40.5C°. A ce degré, on parle de fièvre. Dans ces moments-là, nous savons tous que si notre corps est super efficace pour se défendre, il nous rend également très vulnérable : on ne peut vivre longtemps en étant fiévreux, en général, on ne rien faire d’autre.
L’humanisme et la responsabilité
Georges Martin
Un autre point évoqué par Elisée Reclus peut se résumer par la primauté de l’homme. Pour lui, l’harmonie c’est d’abord de réunir ce qui est épars, il nous dit, je cite, que le “fondement de l’ancienne morale, vous le savez, n’était autre que l’effroi, le tremblement. C’est la crainte de dieu [qui] est le commencement”[3]. Je vous parlais tout à l’heure de messianisme laïc. Ce point de vue est très proche de celui de Georges Martin à un moment donné. À leur époque, la science et l’espoir du progrès promettaient de n’avoir plus aucune raison de se soumettre à l’autorité d’une église et de ses papes. Aujourd’hui, nous savons que nous devons nous méfier de la technologie qui s’est totalement intégrée à nos vies quotidiennes. Elisée Reclus avait cette précaution : il n’évoquait jamais le progrès sans son ombre, sa réciproque le régrés (non non, pas le regret). Chaque avancée technique est potentiellement la source d’une amélioration mais aussi d’une régression (c’est également le sens Schumpeter quand il évoque la théorie économique de l’innovation destructrice).
C’est un des premiers chercheur à nous prévenir que quand nous dénaturons un environnement, nous devons avoir conscience qu’il y a des conséquences (trifouiller dans l’atome par exemple :c’est une source de compréhension du monde, une énergie exceptionnelle mais aussi une arme qui peut détruire le monde). Ce que nous disent Georges Martin et Elisée Reclus est simple finalement :
C’est l’homme qui est au cœur du projet et rien d’autre. Mais pas n’importe comment non plus. Enfin si. C’est l’homme ordinaire, c’est tous les hommes et toutes les femmes sans exception. Pas seulement quelques-uns.
Il faut considérer les uns et les autres comme des égaux, c’est le sens de nos gants blancs. Nous sommes entrés en loge libres et de bonnes mœurs, en loge, le minimum c’est de le rester. Reclus nous dit plus loin, que “entre égaux, l’œuvre est plus difficile mais elle est plus haute. Il faut chercher âprement la vérité, trouver le devoir personnel, apprendre à se connaitre soi-même, faire continuellement sa propre éducation, se conduire en respectant les droits et les intérêts de ses camarades. Après seulement on devient un être moral, on nait seulement au sentiment de responsabilité.” la morale n’est pas pour Reclus “un ordre auquel on se soumet, une parole que l’on répète, une chose purement extérieure à l’individu, elle devient une partie de l’être, un produit même de la vie”[4]. Il met en fait l’accent sur la responsabilité et souligne qu’il y a un intérêt à rechercher de la cohérence entre ce que nous pensons et ce que nous faisons comme il y a de la cohérence, c’est à dire de l’écho en fait, entre le rituel et la loge, entre l’atelier et chacun de ses membres.
Elysée Reclus
Il nous donne un indice majeur : le rituel n’est ni une prière ni une sommation, c’est un moyen de recherche. Le rituel nous indique des voies de comprendre ce qui est sous nos yeux car notre aveuglement nous empêche de le voir ; il suffit d’utiliser le rituel, de le lire, de le pratiquer avec ferveur et pour cela il faut y mettre du sien, le faire sien : s’organiser un temps pour cela, s’organiser un espace social où les autres deviennent non seulement mes égaux mais la condition même de ma réussite personnelle. Dès lors qu’un frère ou une sœur souffre c’est toute la loge qui souffre. Dès lors qu’un homme souffre c’est toute l’humanité qui est blessée. C’est exactement le sens d’un écosystème. On ne peut pas bouger une pièce du puzzle sans que tout l’édifice soit ébranlé. La solidarité devient alors centrale dès lors que plusieurs personnes sont réunies. L’adaptation n’étant pas le produit du plus fort mais du plus coopératif et du plus compréhensif. Encore une fois ce n’est la performance réelle se mesure en voyant qui dure le plus longtemps et non pas qui arrive le premier (exemple de la photosynthèse : en laboratoire, on peut la rendre 99% plus efficace que dans la nature. Pourquoi la nature, qui a un peu d’expérience, ne le fait pas ?). Pour résumer, RECLUS estime que la valeur de l’expérience humaine réside dans l’unique souci de l’autre. Rien d’autre n’est plus important. Un système qui dure est un système solidaire.
La robustesse de la Franc-maçonnerie, c’est à dire sa validité, sa longévité dans le temps repose sur ses rituels et sur la transmission initiatique. Même Georges Martin a cru bon de ne pas créer de rite et s’appuyer sur les vertus du REAA malgré tout ses défauts (qui je le rappelle ne permet pas l’initiation des femmes) pour constituer l’ Ordre Mixte International le Droit Humain. La robustesse de la Franc-maçonnerie, c’est sa capacité à s’approprier un environnement qui change tout le temps, à traverser les âges, les modes sans pour autant renoncer à son message, en écartant les discussions profanes.
La nature est bien faite et les lois de l’univers sont les seules choses universelles
Pour revenir à la planche de Reclus, il nous dit que la nature est bien faite, que les lois de l’univers sont les seules choses qui aient un caractère universel. Il est entendu que lorsque je dis “universel” cela implique que des choses découlent d’elles même, qu’il y ait un sens, une signification et direction, que cela soit applicable sur toute la planète.
Spinoza
Pour Reclus, L’harmonie qu’il nomme parfois “ l’accord social” ne vient pas de l’autorité de la loi, de ses sanctions pénales mais de “l’association libre des individus et des groupes conformément aux besoins et aux intérêts de tous et de chacun. Celui qui commande se déprave et celui qui obéit se rapetisse”[5]. En ce sens, cette vision qui peut paraitre extrême et radicale, ne dit rien d ‘autre que ce que Spinoza évoque au sujet de l’autorité (qui ne serait qu’un pouvoir arbitraire de l’homme sur l’homme).
Pour Reclus, l’harmonie c’est un rêve, mais rêve auquel il faut rêver en permanence, c’est un rêve exigeant. Dans sa planche, il dit aux Francs-maçons Belges qu’ils ont décidé de s’unir “collaborant résolument à la naissance d’une société dans laquelle il n’y aura plus de maîtres, plus de conservateurs officiels de la morale publique, plus de geôliers ni de bourreaux, plus de riches ni de pauvres, mais des frères ayant tous leur part quotidienne de pain, des égaux en droits, en se maintenant en paix et en cordiales union, non pas par l’obéissance à des lois qu’ accompagnent toujours des menaces redoutables, mais par le respect mutuel des intérêts et de l’observation scientifiques des lois naturelles”[6].
En fait, Reclus nous dit que les anarchistes, qui se sont nommés autrefois les harmonistes concourent comme d’autres d’ailleurs, à l’émancipation de l’homme. Reste la question de la méthode pour parvenir à cette utopie. Sur ce point, Reclus est décisif, extrêmement clair. La révolution, l’inversement des tendances et des dominations sociales, n’ont d’intérêt que s’il s’opère un détachement profond, fondamental de l’homme aux règlements et à une autorité extérieure. Bref, la question est triple : comment les hommes, les communautés peuvent-elles s‘affranchir de maitre, de tyran ou de règlements ?
L’Ordre Maçonnique Mixte international LE DROIT HUMAIN
La deuxième partie du problème revient à se demander s’il est possible de coopérer sans l’assentiment tyrannique de la règle, si nous en sommes capables ? “l’homme [dans ce cas] sera-t-il meilleur que dans une société reposant sur la crainte du pouvoir ou des lois ?”[7]. Je n’ai pas la réponse à cette question mais j’ai envie d’y croire. Ce partie pris fait partie de moi. C’est aussi ce que je recherche dans la voie maçonnique. En tout cas, en tant que Franc-maçon, en tant que père, que conjoint, en tant que salarié, je partage avec Elisée Reclus que “le principe d’autorité – c’est ainsi que cette chose-là se nomme-exige que le supérieur n’ait jamais tort […] mais surtout il faut que ses ordres soient observés. Cela simplifie tout : plus besoin de raisonnements, d’explications, d’hésitations, de débats, de scrupules[…] et que quand un maitre n’est pas là pour commander, n’a-t-on pas des formules toutes faites, des ordres, des décrets, des lois édictés par des maitres absolus ou par des législateurs à plusieurs degrés ? Les formules remplacent les ordres immédiats et on les observe sans avoir à chercher si elles sont conformes à la voix intérieure de la conscience”[8].
Je ne serai jamais ni le chef, ni le sachant ni envers mes enfants, ni envers les voisins, pas plus que devant mes amis, mes collègues. Je refuse l’idée d’être autre chose qu’un citoyen, un frère.
Je ne souhaite pas être seulement un sujet, un servant, un esclave ou un subordonné. Dans ma grammaire, je suis le sujet de la phrase qui est née dans mon esprit. Mon esprit recherche à dire ce que je comprends des besoins de l’autre et des miens puis de trouver un compromis. Ni plus ni moins.
Vous l’aurez compris, quand je veux parler d’harmonie, en particulier celle évoquée par Elisée Reclus, je veux surtout qu’elle dépend en partie du chef d’orchestre mais pas seulement.
Ca’ Rezzonico – Eraclito 1705 – Giuseppe Torretti
Comme le géographe anarchiste Elisée Reclus, je suis persuadé que nous ne sommes pas des entités déconnectées les unes des autres, ni de ce qui nous entoure. L’Un et le Tout sont des parties imbriquées les unes aux autres, elles changent tout le temps, pourtant ce sont les mêmes. Nous sommes continuellement en devenir, rien ne demeure, rien ne disparait totalement, les contraires se dépassent si on n’y met les conditions et surtout la conviction. C’est exactement la vision de Héraclite, penseur grec d’il y a 2000 ans.
Notre écosystème est composé de parties qui ne sont pas simplement juxtaposées mais qui produisent plus que de la synergie (c’est-à-dire que 1+1=3) parce qu’il y a, en nous, la possibilité d’un monde poétique, rêvé et pourtant possible. Ce n’est pas pour rien que Elisée Reclus était géographe. Il a passé sa vie à cartographier nos alchimies sentimentales, il a dessiné les zones de frottements qui peuvent produire des étincelles. Il a imaginé un embrasement total d’amour et de fraternité parfois incontrôlables voire destructeurs. A ce jeu, tout le monde est invité pour peu qu’il en fasse la demande. Parce que je suis certain l’initié est initiable si on lui donne le désir de tracer sa carte, si on lui offre l’espoir que sonder les profondeurs de son âme en se frottant aux autres permettra peut-être de gravir des sommets et des montagnes inattendues. Venir en loge, ça devrait être la même chose que de creuser et de construire. L’activité maçonnique est une exploration, et l’éveil, l’harmonie ne seront jamais le seul produit de la raison, du savoir, ou de l’obéissance stricte à une parole à jamais perdue. Dans la recette, la volonté créative, l’intuition, les réminiscences et probablement le hasard, l’enthousiasme doivent gouverner.
La vision anarchiste est très proche de l’idéal maçonnique
On voit bien que Reclus est un utopiste réaliste. Il n’oublie pas que l’utopie qu’il défend est “sans doute un idéal […] chimérique […]” et ajoute en s’adressant aux colonnes que, je cite : “d’ailleurs, n’êtes-vous pas de ceux qui depuis longtemps […] travaillent à construire le temple de l’égalité ? Vous êtes maçons à seul fin de “maçonner” un édifice aux proportions parfaites où n’entrent que des hommes libres, égaux et frères, travaillant sans cesse à leur perfectionnement. “[9].
Ca veut dire quoi tout cela ? Selon moi, cela signifie que l’idéal maçonnique est redoutablement proche de l’utopie libertaire. En quoi et surtout comment me direz-vous ?
Simplement parce que décider ne peut pas être le simple choix du roi ou du vénérable maître. Pas plus du reste d’un conseil d’officiers ou d’un Conseil National. Décider ne peut être que le résultat d’un temps d’échanges entre tous.
Chef suprême
Décider c’est d’abord accepter l’idée que toutes les questions doivent être testées, passées à la moulinette avant de devenir des réponses. Décider c’est accepter de ne pas éviter les débats et les échanges pour son confort personnel ou sa propre sécurité mais de construire la robustesse du groupe sur les contradictions internes. Décider c’est négocier le compromis et surtout renoncer au tout jetable individuel. L’objet de la maçonnerie étant alors de réparer, pour ne pas dire rectifier, ce qui est fondamentalement cassé et perdu dans l’homme. Attention, la franc-maçonnerie n’est une pas une thérapie, elle ne soigne pas mais elle accorde une valeur à l’effort sur soi, avec les autres. Réparer ça veut dire de s’impliquer. Il n’y a pas de livre où puiser des réponses parce que la réponse est à construire en soi. Réparer ça veut dire que les autres ont de la valeur, de l’importance.
On comprend alors que notre idéal ne peut pas se mesurer avec des indicateurs de performance, de contrôle et encore moins d’optimisation. Je vous renvoie vers l’ouvrage de Olivier Hamant, intitulé Antidote au culte de la performance, paru aux éditions Tracts Gallimard, paru en aout 2023 si vous voulez en savoir davantage. Ce que je retiens c’est que aucune injonction administrative ne devrait jamais se substituer à la recherche de notre vérité et encore moins donner la possibilité d’écarter une personne de sa recherche. Nous avons déjà à affronter le temps qui passe et le découragement comme mécanismes d’usure naturelle, de ralentissement dans nos travaux sans avoir en plus à se coltiner la démesure et le contrôle. Les francs-maçons comme les anarchistes croient en l’homme et en ses possibilités.
On n’optimise pas l’homme. On lui donne simplement la possibilité d’exprimer celui qu’il est déjà, enfoui au fond de lui-même et recouvert par des normes et des lois incompréhensibles au service de structures dégradantes. C’est encore étonnant finalement de dire ça, mais on retrouve ce sentiment chez Georges Martin également. Au départ, son intention n’était pas de créer une autre structure maçonnique. Il voulait juste faire respecter le droit et donner de la valeur à une partie ignorée de l’humanité. C’est face au refus, à la surdité des Frères de la Grande Loge Symbolique Ecossaise qu’il a été contraint de transgresser pour donner une matérialité à une idée.
Son intention n’était pas non plus de créer un suprême conseil au départ, alors d’abord parce qu’il n’avait pas le grade suffisant pour le faire mais aussi parce qu’il craignait les mécanismes de domination et les forces administratives. Il reprochait dès son initiation le manque de liberté des ateliers, leur soumission aux autorités maçonniques. Il avait l’intuition que les maçons doivent pouvoir poursuivre leur cheminement initiatique de manière libre et détachée des ornements profanes. D’ailleurs les premiers rituels qu’il a élaborés sont dénués de tout mobilier dans le temple. Seul le tapis de loge est nécessaire puisqu’il contient déjà tout. Chez Georges Martin, il n’y a pas besoin de redondances fétichistes : pas de colonnes, d’équerres et autres objets matériels. La tenue est un espace sacré et tout se joue en soi, on peut fermer les yeux et construire soi-même son temple. Trois bougies suffisent. L’initiation suit directement le passage sous le bandeau puisque l’atelier a déjà donné son avis préalablement et que cet avis est sacré. Il n’attend pas l’accord du Conseil National et la multitude de documents validant je ne sais quelle autorité. Chez Martin, Les boules noires sont une sécurité accordée, un ultime recours, mais elles sont rares : chacun démarrant la partie avec son potentiel, c’est le travail en loge qui permet de progresser.
Conclusion
Pour conclure, on peut dire que c’est vraiment une drôle d’idée de parler d’harmonie en faisant appel à ce qui évoque chez la plupart des gens le chaos, le désordre. C’est parce que nous ne nous entendons pas sur le sens des mots. L’anarchie c’est l’inverse du Bazard, c’est une utopie. Elle englobe l’idée que chacun est totalement responsable de ses actes et que chacun doit avoir conscience de ce qu’il produit sur les autres. L’anarchiste croit en certaines valeurs et il les défend et pour cela il n’a besoin de rien et de personne. Sa seule limite, c’est de ne pas faire de mal ou priver autrui. Il est le seul responsable de ses actes. C’est face au miroir, au juge suprême, qu’il rend des comptes. Dans le monde profane, on dit qu’il évalue ses actes en son âme et conscience. Aucun indicateur, aucune norme, aucune règle, aucun dogme ne remplace sa conscience.
Venir en loge doit être un plaisir parce qu’on vient partager quelque chose d’inattendu et d’impossible ailleurs. La notion de fraternité doit avoir du sens. Pour moi, fraternité rime avec sobriété et convivialité, dans l’esprit de ce que peut dire Ilitch. Grosso modo, ça veut dire que c’est l’homme qui contrôle et manie les outils et pas l’inverse. Le temps passé en Atelier doit être un travail mais pas une souffrance permanente, encore que. Travailler sur soi n’est pas forcément drôle, mais en tout cas, travailler dans un atelier maçonnique n’est ni un travail à la chaine ni de la gestion, il n’y a aucun objectif de performance, pas plus collective qu’individuelle. Et cela pour une raison simple : on ne sait pas où va nous mener le chemin que nous avons tous, un jour, décidé d’emprunter. Le point commun de la pensée de Reclus et de Georges Martin d’ailleurs à un moment donné, repose sur le fait que le Franc-Maçon est en quête d’une amélioration du monde par son implication personnelle et que le contexte dans lequel les hommes et les femmes se réunissent est facilitateur. C’est la seule manière de progresser : les acteurs sont au service de l’environnement et l’environnement rend à l’homme ses bienfaits. La Franc-Maçonnerie nous a déjà donné ce qu’elle contient : un rituel, une Constitution et d’illustres exemples dans l’histoire. Nous n’avons pas besoin de plus. La balle est dans notre camps.
[2] RECLUS Élisée (1979) : L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique. Paris, Stock + Plus, 210 p., p. 97-98, éd. or. 1898 (novembre 1897), septième édition revue et corrigée, et 1921, dorénavant ÉRIA. Elle est différente de la première édition datant de 1891 (texte initial 1880) et récemment rééditée. RECLUS Élisée (2008) : Évolution et révolution. Paris, Le passager clandestin, 114 p., préface d’Olivier Besancenot, éd. or. 1891.
Le Grand maître de la première obédience maçonnique en France va multiplier les entretiens, jeudi à l’hôtel de Ville de Reims.
Plusieurs fois par an, en Champagne comme ailleurs, les différentes obédiences maçonniques viennent tenir des conférences dans nos villes, parfois nos mairies, et tenter de séduire de nouveaux adeptes. Ce fut le cas, ces deux dernières années, à Charleville-Mézières, Troyes, Château-Thierry, Châlons ou encore Reims.
Retour dans la cité des sacres cette semaine : le Grand maître du Grand Orient de France (GODF), première obédience maçonnique du pays, fera le déplacement ce jeudi 20 février. Nicolas Penin veut rencontrer des élus locaux, ainsi que des acteurs associatifs.
Objectif selon le Grand Orient : « Débattre sur l’ensemble des sujets impactant la société. » Parmi eux, la loge liste la laïcité, l’éducation et la petite enfance, mais aussi l’aide aux victimes ou les violences intrafamiliales.
Pour les personnes intéressées, ces échanges prévus à la mairie de Reims auront lieu jeudi de 10 h 30 à midi pour les élus locaux, puis de 14 heures à 15 h 30 pour le monde associatif, avant une conférence de presse pour conclure la journée.
Un regard élogieux sur l’autobiographie intellectuelle d’un sociologue visionnaire
Michel Maffesoli, figure emblématique de la sociologie française, nous offre avec Apologie. Autobiographie intellectuelle (Éditions du Cerf, 2025), un voyage intime et éclairant au cœur de sa pensée. Ce livre n’est pas une autocélébration, mais une exploration sincère et profonde des racines et des influences qui ont façonné son œuvre.
L’Étymologie au Cœur de la Réflexion : Maffesoli choisit le mot « Apologie » non pour s’auto-louanger, mais pour en revenir à son sens premier, celui de justification et d’explication de son parcours intellectuel. Ce choix lexical est représentatif de son approche générale des concepts, privilégiant toujours l’essence sémantique originelle des mots.
Une Vie, Des Rencontres : Contrairement à un récit autobiographique qui pourrait s’attarder sur des confessions personnelles, Apologie se concentre sur les rencontres décisives qui ont influencé sa pensée. De son enfance dans un village minier des Cévennes, où il découvre la vie communautaire et l’importance de la proximité humaine, à ses études et influences intellectuelles, chaque chapitre est un hommage à ceux qui ont marqué son chemin.
MICHEL MAFFESOLI, SOCIOLOGUE, PARIS, LE 10 AVRIL 2014.
Les Mentors et les Maîtres : Maffesoli rend hommage à ses professeurs et mentors, tels que Lucien Braun, Julien Freund, Gilbert Durand, et Georges Balandier, qui lui ont ouvert les portes de la Sorbonne et des premières publications. Ses échanges avec des géants de la pensée comme Michel Foucault et Martin Heidegger lui ont permis d’affiner sa propre analyse de la société.
Un Pédagogue Influant : Au-delà de ses propres recherches, Maffesoli a été un professeur engagé à la Sorbonne pendant 35 ans, formant des générations de sociologues à travers le Centre d’Étude sur l’Actuel et le Quotidien. Ce laboratoire, avec ses antennes internationales, a été le creuset de recherches audacieuses sur des sujets variés et novateurs, bien avant qu’ils ne deviennent mainstream.
La Sociologie de la Vie Quotidienne : Dans Apologie, la sociologie de Maffesoli se dessine comme une passion pour le quotidien, un regard sur le climat culturel de notre époque plutôt que sur des données économiques strictes. Il défend l’idée que « tout fait social peut devenir un fait sociologique », insistant sur la nécessité de saisir le monde dans sa réalité concrète et imaginaire.
La Raison Sensible et la Quête Spirituelle : Maffesoli n’est pas seulement un sociologue, mais un penseur qui explore la « raison sensible », une analyse qui ne se contente pas des faits mais intègre les rêves et l’imaginaire dans la compréhension du réel. Son passage par les monastères, son initiation à la Franc-maçonnerie en 1972, et son exploration des liens esthétiques et éthiques de la vie quotidienne témoignent d’une quête spirituelle et intellectuelle.
Michel Maffesoli
Un Livre de Reconnaissance : Ce n’est pas un éloge de soi mais une reconnaissance envers tous ceux qui ont éclairé son parcours. Pour les adeptes de Maffesoli, ce livre approfondit la compréhension de ses œuvres majeures. Pour les néophytes ou ceux qui trouvent ses écrits complexes, Apologie sert d’introduction accessible et vivante à une pensée qui embrasse l’ici et maintenant.
Apologie. Autobiographie intellectuelle de Michel Maffesoli est bien plus qu’un simple livre ; c’est une invitation à comprendre comment une pensée se construit à travers le temps, les rencontres, et une fidélité à une vision sensible du monde. Un indispensable pour quiconque souhaite s’immerger dans une des pensées sociologiques les plus originales de notre temps.
Le spiritisme est une philosophie qui résulte des multiples messages de l’au-delà, messages reçus par des personnes particulièrement sensibles à ce monde invisible : les médiums. Devenus esprits, les « morts » ont le désir de se manifester aux hommes pour témoigner de leur survie, de leur nouvel état, heureux ou dans le trouble, ou encore pour leur donner des enseignements.
Le Cercle Spirite Allan Kardec propose sa conférence-débat « Spiritisme : Témoignages de l’au-delà » à l’Hôtel Siatel au 6 rue Louis Aragon à 14h30 le 5 avril 2025.
Le 05/04/2025 Hôtel Siatel Châteaufarine, 6 Rue Louis Aragon | Besançon Plein tarif : 8€ | Chômeurs et étudiants : 4€ | Moins de 16 ans : gratuit
Depuis plus de 50 ans, les spirites du Cercle Allan Kardec reçoivent des messages provenant de l’autre monde, messages sur le passage, la vie dans l’au-delà, mais aussi sur les faits de société.
Le spiritisme, science et philosophie, n’a aucune connotation religieuse, ésotérique, occulte, new-âge ou commerciale.
Depuis 1974, le Cercle Spirite Allan Kardec de Nancy, loin du commerce de la médiumnité s’inscrit dans la continuité évolutive du mouvement spirite fondé par Allan Kardec au 19e siècle.
Où : Hôtel Siatel Châteaufarine, 6 Rue Louis Aragon 25000 Besançon
Plein tarif : 8€ Chômeurs et étudiants : 4€ Moins de 16 ans : gratuit
Le spiritisme
Le spiritisme est un mouvement philosophique, religieux et scientifique qui a vu le jour au milieu du XIXe siècle. Fondé par Hippolyte Léon Denizard Rivail, plus connu sous le pseudonyme d’Allan Kardec, ce courant de pensée a cherché à établir un dialogue entre le monde des vivants et celui des esprits. Cet article se propose d’explorer en profondeur les origines, les principes, les pratiques et l’impact socioculturel du spiritisme, en s’appuyant sur la page Wikipédia française dédiée à ce sujet.
Origines et Fondation :
Le spiritisme émerge dans un contexte de renouveau spirituel et scientifique en Europe et aux États-Unis. Les années 1840 et 1850 sont marquées par le phénomène des « tables tournantes » et des séances de spiritisme aux États-Unis, notamment avec les sœurs Fox en 1848, qui prétendaient communiquer avec des esprits. En France, Allan Kardec, un éducateur et philosophe, s’intéresse à ces phénomènes et commence à organiser des séances de médiumnité. En 1857, il publie « Le Livre des Esprits », posant ainsi les bases doctrinales du spiritisme.
Principes Fondamentaux :
Le spiritisme se base sur cinq principes fondamentaux :
L’Existence de Dieu – Dieu est vu comme l’intelligence suprême, cause première de toutes choses.
L’Immortalité de l’Âme – L’âme survit au corps et continue son évolution dans d’autres plans d’existence.
La Réincarnation – Les esprits évoluent à travers plusieurs vies pour atteindre la perfection.
La Communication avec les Esprits – Il est possible de communiquer avec les esprits à travers des médiums.
La Loi de Cause et Effet – La morale et les actions d’une vie influencent les vies futures.
Pratiques Spiritistes :
Les Séances de Médiumnité : Les séances où un médium sert de pont entre le monde des vivants et celui des esprits sont centrales. Les formes de communication peuvent être variées, allant de l’écriture automatique à la psychophonie (parole directe des esprits).
L’Étude des Oeuvres Kardecistes : Les adeptes étudient les livres d’Allan Kardec comme « Le Livre des Médiums », « Le Livre des Esprits », etc., pour approfondir leur compréhension du spiritisme.
Les Centres Spiritistes : Ces lieux de réunion permettent l’éducation spirituelle, les séances de médiumnité, et parfois l’assistance sociale ou spirituelle.
Impact Socioculturel :
Une porte mystérieuse – Escalier qui monte vers la porte de la Lumière
Le spiritisme a eu un impact considérable :
Influence Littéraire et Artistique : Des auteurs comme Victor Hugo ou Arthur Conan Doyle se sont intéressés au spiritisme, l’intégrant parfois dans leurs œuvres.
Débat Scientifique : Le spiritisme a suscité des débats scientifiques sur la nature de la conscience, la survie de l’âme et les phénomènes paranormaux, avec des figures comme le psychologue William James.
Mouvement Social : Dans certains pays, notamment au Brésil, le spiritisme a eu une influence notable sur la société, allant de la politique à la santé publique avec des centres spiritistes offrant des soins gratuits.
Controverses et Critiques : Le spiritisme a été critiqué pour son manque de preuves scientifiques, parfois assimilé à la fraude ou à l’illusion. Les églises traditionnelles ont souvent vu en lui une menace.
Le Spiritisme Aujourd’hui :
Allan Kardec
Aujourd’hui, le spiritisme est pratiqué mondialement, avec une forte présence en Amérique latine, où il a évolué pour intégrer des éléments culturels locaux. En France, bien que moins dominant, il continue à susciter l’intérêt et à organiser des conférences et des séances publiques.
Conclusion :
Le spiritisme, bien plus qu’un simple mouvement de communication avec les esprits, propose une vision du monde où science, philosophie et spiritualité se rencontrent. Il a ouvert des voies de réflexion sur la nature de l’existence, l’éthique, et la vie après la mort, tout en restant un sujet de controverse et de fascination. Son influence dans la culture populaire, la littérature, et même la psychologie montre sa capacité à s’adapter et à perdurer à travers le temps, malgré ou peut-être grâce à son caractère ésotérique et mystérieux.
Références :
Les études historiques et sociologiques sur le spiritisme, comme « Spiritisme et Espiritismo » par Bettina Schmidt, offrent des perspectives académiques sur son évolution et son impact culturel.
La page Wikipédia sur le spiritisme offre une mine d’informations et de références pour aller plus loin dans l’exploration de ce sujet.
Les ouvrages d’Allan Kardec, notamment « Le Livre des Esprits » et « Le Livre des Médiums », sont les textes fondateurs, disponibles en plusieurs langues.
Une histoire réelle poignante qui se déroule en partie pendant la Seconde Guerre mondiale. Un médecin, père de la jeune Lucette, et un ingénieur, tous deux francs-maçons, se sont liés d’amitié. Ils participent aux mouvements de la Résistance et sont confrontés au climat de suspicion qui règne en France. A la demande du père de Lucette, dès 1930, Valentin entame une correspondance avec elle.
Elle est âgée de huit ans. Il y aura 25.000 pages de correspondances pendant 15 années. Le père de Lucette souhaite que soient transmises à sa fille les connaissances nécessaires à son épanouissement. Valentin Thomas, un érudit, initiera donc la petite Lucette en lui enseignant « les sciences du ciel », à travers nombre de pages, de Galilée à Keppler, en passant par Platon et Aristote. Le contenu des lettres va révéler des confidences, comme celles des activités au sein des loges du Grand Orient de France ou celles de l’organisation de la Résistance contre le régime de Vichy. Ancien militant du parti radical-socialiste, fiché « front populaire » par sa hiérarchie, ardent pacifiste, Valentin est profondément humaniste et engagé dans la franc-maçonnerie. Arrêté par les Allemands en 1943, il est emprisonné puis relâché. Auguste Maleville, soupçonné de trahison après la fin de la guerre, devra sa réhabilitation chez les francs-maçons grâce au soutien de Valentin Thomas à la loge « Thémis » à Caen en 1945. Lurette se réfugiera dans un monde de folie. Pourquoi ?
L’Auteur :
Anne Armand, connue pour sa capacité à revisiter l’histoire à travers des récits captivants, apporte ici une dimension nouvelle à la franc-maçonnerie et à son rôle pendant la guerre. Sa plume, à la fois douce et incisive, offre un regard intime sur des événements historiques majeurs, en se concentrant sur les liens humains qui transcendent les épreuves.
Pourquoi lire « La Carte aux Étoiles » ?
Un Regard Unique sur la Résistance : Le livre offre une perspective rarement explorée sur comment les réseaux francs-maçons se sont organisés pour soutenir la Résistance.
Un Hommage à l’Amitié : L’histoire est une célébration des liens qui peuvent émerger dans les contextes les plus sombres, montrant comment l’amitié peut devenir une force de résistance.
Un Roman Historique Accessible : Anne Armand excelle à rendre l’histoire accessible sans en simplifier la complexité, fournissant ainsi un récit à la fois éducatif et profondément humain.
Où trouver le livre :
« La carte aux étoiles » est disponible en librairie et sur les plateformes en ligne telles que Decitre.fr. Vous pouvez dès maintenant commander votre exemplaire pour vous plonger dans cette aventure historique et émotive.
Critiques et réception :
Les critiques ont salué la capacité d’Anne Armand à tisser une histoire complexe avec une narration fluide, la rendant accessible à un large public tout en conservant une profondeur historique. Le livre est déjà considéré comme un incontournable pour quiconque s’intéresse à la Seconde Guerre mondiale, à la Résistance française, ou à l’histoire de la franc-maçonnerie.
Anne Armand vous invite à découvrir « La carte aux étoiles », un voyage à travers le temps où chaque page est une étoile dans le ciel de l’histoire humaine.
S’il est vrai que la Franc-Maçonnerie argentine a contribué par de grands hommes à la construction de notre État national, ce n’est qu’en 2002 qu’apparaissent les premiers groupes féminins et qu’elle compte déjà environ 400 membres regroupés dans 15 loges. ans parler des relations fraternelles (secrètes) entre le péronisme et la franc-maçonnerie ou la gauche socialiste/marxiste ( Marx et Engels ) ou Salvador Allende au Chili.
Il est passé inaperçu, alors que les premiers jours de mandat de Mariel Fernández étaient à peine passés , que le logo Fleur de Lys est apparu sur les sites Web de la municipalité ainsi que sur les réseaux sociaux, et plus tard sur tous les appareils de propagande et de communication.
Nos doutes ont été dissipés par une brochure livrée à ce bureau il y a quelques jours ; Il pouvait être vu aux côtés d’autres bulletins d’information, sur papier glacé et en couleur, rendant compte de la relation de la « Grande Loge des Femmes Argentines » basée à Moreno, et de leur travail conjoint dans le district.
Il reste seulement à confirmer qui, avec une influence dans le gouvernement local, a rapproché l’empreinte maçonnique de Moreno, car le profil de Mariel Fernández ne semble pas être le bon.