Jean Mons (Grand Maître de la GLNF)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Résistant, haut fonctionnaire, résident général de France en Tunisie de 1947 à 1950 puis magistrat à la Cour des comptes, Jean Mons est grand maître de la Grande Loge nationale française de 1980 à sa mort, en 1989. Venu de la Grande Loge de France, il incarne une génération de serviteurs de l’État qui ont donné à la GLNF son assise dans les années 1980.

Du syndicalisme à la Résistance

Originaire d’Argentat, en Corrèze, Jean Mons est d’abord instituteur au milieu des années 1920, puis devient ingénieur des industries agricoles et contrôleur principal. Militant syndical, il accède au secrétariat général du Syndicat national des contributions directes.

En 1940, il rejoint le mouvement Libération-Nord et prend part, en 1944, aux combats de la libération de Paris. Il est titulaire de la croix de guerre et de la médaille de la Résistance avec rosette.

Un grand commis de l’État

À la Libération, il est secrétaire général de la préfecture de la Seine, puis dirige le cabinet de Léon Blum, fonction qu’il conserve auprès de Paul Ramadier. De 1947 à 1950, il est résident général de France en Tunisie : il y engage des réformes, nomme Mustapha Kaak grand vizir et supprime la censure de la presse, avant de devoir en abandonner une partie face aux résistances de l’administration coloniale.

Revenu à Paris, il dirige le secrétariat général de la Défense nationale. En 1954 éclate l’« affaire des fuites » : deux de ses collaborateurs ont transmis des informations confidentielles à la presse. Inculpé d’imprudence, Jean Mons est acquitté à l’issue du procès. Il poursuit sa carrière à la Cour des comptes, où il termine président de chambre. Il était commandeur de la Légion d’honneur et grand officier de l’ordre national du Mérite.

De la Grande Loge de France à la grande maîtrise

Initié en 1945 dans la loge « La République » de la Grande Loge de France, il rejoint la GLNF en 1965, l’année où un millier de frères font le même choix. Député grand maître, reconduit en 1974 et en 1977, il devient en 1978 vénérable de la loge de recherche Villard de Honnecourt n° 81.

Élu grand maître en 1980, réélu en 1983, il conduit l’obédience pendant près d’une décennie de croissance. Il meurt en fonction en 1989 ; André Roux lui succède.

Repères

  • Naissance : Argentat (Corrèze)
  • Décès : 1989, Le Chesnay (Yvelines)
  • Profession : haut fonctionnaire, résident général en Tunisie, président de chambre à la Cour des comptes
  • Obédience : Grande Loge de France, puis Grande Loge nationale française (GLNF)
  • Fonction : Député Grand Maître, puis Grand Maître
  • Mandat(s) : 1980-1989
  • Loge(s) : La République (GLDF) ; Villard de Honnecourt n° 81 (GLNF)
  • Distinctions : commandeur de la Légion d’honneur, grand officier de l’ordre national du Mérite, croix de guerre, médaille de la Résistance avec rosette

Voir aussi dans le glossaire : Grand Maître, Grand Maître Adjoint, Régularité, Grande Loge.

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