Cité du Couvent (Grande Loge féminine de France), Paris (Temple maçonnique)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Au fond d’une impasse ouverte à hauteur du 101, rue de Charonne, dans le 11e arrondissement de Paris, la cité du Couvent abrite depuis 1977 les temples de la Grande Loge féminine de France (GLFF), première obédience maçonnique exclusivement féminine du pays. Le bâtiment, dont la construction a commencé en 1646, appartenait à l’ancien couvent de Charonne. Ce lieu de travail des loges, où se réunissent aussi les congrès parisiens de l’obédience, s’ouvre régulièrement au public lors de conférences et des Journées du patrimoine.

Lieu : 4, cité du Couvent (à hauteur du 101, rue de Charonne), 75011 Paris, France
Construction : 1646 (début de la construction du couvent) ; occupé par la GLFF depuis 1977

Un ancien couvent du faubourg

Cité du Couvent (Grande Loge féminine de France), Paris
Source : Wikimedia Commons – Chabe01 – CC BY-SA 4.0

Le bâtiment occupé par la GLFF faisait partie du couvent de Charonne, dont la construction débute en 1646. Selon la présentation des Journées du patrimoine, il relevait du couvent du Bon-Secours, qui s’étendait alors sur une large partie du quartier ; les religieuses agrandissent leur domaine jusqu’en 1737. Les sources consultées ne décrivent pas l’architecture de l’édifice ni ses transformations ultérieures, et le bâtiment ne fait l’objet d’aucune protection au titre des monuments historiques.

La Grande Loge féminine de France acquiert le site et s’y installe en 1977. L’adresse de la cité du Couvent est depuis lors étroitement associée à l’obédience, même si son siège social est déclaré au 111-113, rue de Reuilly, dans le 12e arrondissement.

La Grande Loge féminine de France

L’obédience plonge ses racines dans les loges d’adoption du XVIIIe siècle, où les maçons admettaient leurs épouses et leurs proches. En 1936, huit loges féminines devenues autonomes tiennent un premier convent. Après la Seconde Guerre mondiale, le convent reconstitué se réunit en 1945 sous la présidence d’Anne-Marie Gentily ; l’« Union maçonnique féminine de France » est réorganisée en 1946, puis prend en 1952 le nom de Grande Loge féminine de France.

Ses loges, longtemps fidèles au Rite d’adoption, adoptent en 1959 le Rite écossais ancien et accepté, dont les hauts grades sont administrés depuis 1972 par un Suprême Conseil féminin de France. Le Rite français y est pratiqué depuis les années 1970 et le Rite écossais rectifié depuis 1974, date de l’ouverture d’une première loge féminine de ce rite à Lyon. La GLFF comptait environ 14 000 sœurs en 2009, réparties dans plus de 400 loges en France et à l’étranger, et a contribué au développement de la maçonnerie féminine en Europe et en Afrique francophone.

Des temples ouverts sur la ville

Cité du Couvent (Grande Loge féminine de France), Paris
Source : Wikimedia Commons – Leymonnerye, Léon (1803 – 1879), dessinateur – CC0

La cité du Couvent réunit plusieurs temples : lors de l’édition 2026 de l’opération « Temple ouvert », huit travaux de loge ont été présentés au public dans quatre temples, numérotés de 2 à 5. Ces après-midi ouverts, organisés par les sœurs des congrès de Paris et d’Île-de-France, sont attestés depuis au moins 2013 et permettent aux profanes d’assister à la présentation de planches sur des sujets symboliques, philosophiques ou sociétaux.

Le lieu participe aussi aux Journées européennes du patrimoine, avec des visites gratuites consacrées à l’histoire de l’obédience et de la maçonnerie féminine. Le reste de l’année, il accueille des conférences tout public annoncées par l’obédience ; pour les dates et modalités, il convient de consulter le site officiel de la GLFF.

Repères

  • Origine du bâtiment : ancien couvent de Charonne, construction commencée en 1646
  • Installation de la GLFF : 1977
  • Adresse : 4, cité du Couvent, à hauteur du 101, rue de Charonne, Paris 11e
  • Siège social de l’obédience : 111-113, rue de Reuilly, Paris 12e
  • Obédience : Grande Loge féminine de France (nom adopté en 1952)
  • Usage actuel : temples de loges, conférences publiques, Journées du patrimoine

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à ce bâtiment.

Voir aussi dans le glossaire : Loge d’Adoption, Rite d’adoption (Rite maçonnique).

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