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Cette nouvelle rubrique se propose d’ouvrir des pistes de réflexion qui sortent des sentiers battus. Il n’est nul besoin d’être franc-maçon pour s’y intéresser, mais une chose est certaine : au titre de notre appartenance, nous ne pouvons pas en faire l’économie. Le premier thème abordé concerne le recyclage du CO₂ qui sature notre atmosphère. Pouvons-nous l’exploiter commercialement ? Si c’est au nom de l’économie qu’il s’est répandu dans l’espace, c’est pour la même raison que nous devrons envisager son « nettoyage ».

Derrière cette question apparemment technique se profile un enjeu plus large : comment transformer un déchet planétaire en ressource, sans tomber dans l’illusion d’une solution miracle ? Le CO₂ n’est pas seulement un polluant ; c’est aussi un carbone disponible, potentiellement valorisable dans des processus industriels, énergétiques ou agricoles. Mais cette valorisation ne saurait dispenser d’une réflexion plus profonde sur nos modes de production, de consommation et de croissance. En tant que francs-maçons, nous sommes invités à interroger les systèmes de valeurs qui sous-tendent ces choix. Quel sens donnons-nous au progrès ? Quelle place accordons-nous à la responsabilité collective face aux biens communs ? Et surtout : comment articuler innovation économique et éthique environnementale ?
Cette rubrique se veut donc un espace de questionnement, où les données scientifiques, les enjeux économiques et les dimensions symboliques pourront se rencontrer. Car si le CO₂ sature l’air que nous respirons, il sature aussi, en un sens, nos certitudes. Le recycler, c’est peut-être aussi apprendre à recycler nos propres manières de penser.
Est-il réellement monétisable ?
on peut tout à fait monétiser le CO2 et en faire le cœur d’une vraie industrie de la dépollution. Le principe est simple : transformer le CO2 d’un déchet coûteux en une matière première valorisable (Carbon Capture & Utilization – CCU) ou en un service payant (stockage + crédits carbone).1. Les principaux modèles économiques pour monétiser le CO2
| Modèle | Comment ça marche | Niveau de maturité 2026 | Potentiel de revenus |
|---|---|---|---|
| Crédits carbone / Carbon Removal Credits | Capturer le CO2 → le stocker durablement → vendre des certificats de suppression | Très fort (DAC, BECCS, biochar…) | Très élevé (prix 100–600 €/t selon la qualité) |
| Utilisation dans les matériaux de construction | Minéralisation du CO2 dans le béton, agrégats, ciments | Déjà commercial | Fort volume, marge moyenne |
| Carburants de synthèse (e-fuels) | CO2 + H₂ vert → e-méthanol, e-kérosène (SAF), e-diesel | En forte croissance | Très fort (aviation, maritime) |
| Chimie et polymères | CO2 → méthanol, acide formique, polycarbonates, polyols, protéines… | Mature sur certains produits | Bonnes marges |
| Agriculture / Serres | CO2 pur pour booster la croissance des plantes | Mature | Volumes moyens |
| Enhanced Oil Recovery (EOR) | Injection dans les puits de pétrole | Très mature | En déclin relatif |
| Services de captage « as a service » | Capturer le CO2 des industriels (ciment, acier, chimie…) contre rémunération | En expansion | Fort |
2. Les débouchés les plus prometteurs pour le futur (2026-2040)
A. Les plus importants en volume :
- Béton et matériaux de construction (le plus gros potentiel de volume)
- Carburants d’aviation durables (SAF) et e-méthanol pour le maritime
- Produits chimiques de base (méthanol, éthylène, etc.)
B. Les plus rentables / à forte valeur ajoutée :
- Crédits de suppression permanente (Direct Air Capture + stockage géologique)
- Polymères et matériaux techniques à base de CO2
- Protéines et produits alimentaires issus de fermentation du CO2
C. Les services :
- Captage de CO2 pour le compte d’industriels « hard-to-abate » (ciment, acier, chimie)
- Transport et stockage de CO2 (nouveaux « pipelines carbone »)
- Certification et traçabilité des crédits carbone (plateformes, MRV)
3. Comment structurer une industrie de la dépollution autour du CO2

- Captage (point source ou Direct Air Capture)
- Purification / liquéfaction
- Valorisation (utilisation) ou Stockage permanent
- Monétisation :
- Vente du produit fabriqué
- Vente de crédits carbone
- Subventions / crédits d’impôt (ex. 45Q aux USA, aides européennes)
- Contrats d’offtake long terme avec les grands groupes (Microsoft, Google, compagnies aériennes, etc.)
4. Chiffres clés du marché (2025-2036)
- Marché CCUS mondial en très forte croissance (CAGR souvent > 15-20 % selon les études).
- Capacité de captage attendue : plusieurs centaines de millions de tonnes par an d’ici 2035-2040.
- Le segment « utilisation émergente » (hors EOR) est celui qui progresse le plus vite.
En résumé : On ne parle plus seulement de « dépolluer », mais de créer une économie circulaire du carbone. Les entreprises qui réussiront seront celles qui sauront combiner :
- une technologie de captage compétitive,
- des débouchés produits à forte valeur,
- et l’accès aux marchés de crédits carbone de haute qualité.

la franc-maçonnerie , la vraie , n’a que faire de ces questions qui sont profanes et doivent être traitées dans des instances prévues pour cela
a force de traiter de sujets qui concernent les partis politiques ou les syndicats le côté initiatique disparaît
Ces gens la sont des groupes de réflexion ou groupes de pression mais devrait arrêter d’utiliser l’appellation franc maçonnerie ..