TOUT UN FESTIVAL DE CANNES : Comme chaque année, nous avons tous retenu notre souffle, lors de la remise du prix de la Canne d’Or 2026. La tension était palpable. Les spéculations allaient bon train – ou bon train-train – dans les couloirs du Palais des Festivals… enfin, ça can-canait sec (sec ? dans le meilleur des cas), surtout dans la galerie conduisant aux lavabos, parce qu’à nos âges, la prostate a tendance à nous taquiner davantage qu’on ne taquine l’humour.
Comme chacun le sait, ce prix est de plus en plus disputé. Il y a trente ans, la moyenne d’âge en Loge se contenait déjà dans la cinquantaine (c’est toujours bon de se contenir…). Aujourd’hui, elle a allègrement pris une quinzaine d’années de plus, à tel point que, dans certains ateliers, on ne déclame plus le rituel, on le chevrote. Résultat : les cannes sont devenues l’accessoire à la mode. Ce n’est plus l’apanage du seul maître des cérémonies. Bref, on ne devrait quasiment plus parler de bipèdes, au sujet des « frères », mais plutôt de tripodes… Dieu me tripode ! soit dit en hommage à Pierre Desproges.
Le palmarès 2026

Après un concours d’élégance où il fallait plutôt fixer l’objet que le bonhomme, le jury a dévoilé son palmarès :
- La Canne d’Or 2026 est attribuée au Frère René, 89 ans, pour sa canne en ébène massif (dont le commerce est, désormais, prohibé : tout fout le camp) avec son pommeau en argent avantageusement gravé aux initiales de sa Loge. Un modèle de haute tradition et de solidité. Mention spéciale pour la belle sonorité de sa frappe s’accordant parfaitement avec les coups de maillet du Vénérable.
- La Canne d’Argent revient à la Sœur Jacqueline, 82 ans, qui a fait sensation avec sa canne télescopique à leds multicolores. « C’est pour mieux voir les marches de l’Orient quand je monte y lire ma planche », a-t‑elle déclaré sous des vivats admiratifs et enthousiastes.
- La Canne du Jury (catégorie innovation) a été décernée au Frère Michel, qui a customisé sa canne avec un pose-cucul, un petit repose‑fesses qui se déplie en laissant même apparaître un porte‑gobelet. « Pour nous rappeler qu’on doit boire, à un certain âge, mais on n’est pas obligé d’aimer l’eau », a-t‑il ajouté, de sa voix rauque de buveur, avec ses sourcils touffus, son nez bourgeonnant et ses pommettes couperosées, affectueusement entouré de l’approbation d’une audience devenue rêveuse.
Une évolution inéluctable

Autrefois, le bois renvoyait à la planche et la planche à l’éloquence. Aujourd’hui, le bois concerne un bâton d’appui qui sert aussi de tige de résonance, en complément des perceptions que filtrent des prothèses auditives pas toujours bien réglées. Alors, la planche ? Ça va, ça vient… D’ailleurs, la canne prend de plus en plus d’importance et elle est justement célébrée. En effet, les Loges doivent s’adapter : rampes d’accès pour les plus invalides, chaises ergonomiques, sans compter les places de parking réservées aux « frères et sœurs à mobilité réduite ».
Certains grincheux regrettent le temps où l’on grimpait à l’Orient sans avoir besoin d’un monte personne. Soyons honnêtes : passé 75 ou 80 ans, sauter ces trois marches peut se comparer à une épreuve d’athlétisme, à un cent mètres haies ou à je ne sais quoi d’autre et, d’une certaine manière, la canne ressemble à l’attribut du perchiste.
Alors, oui, la Franc‑Maçonnerie est de moins en moins assurée sur ses guiboles. Mais quelle allure quand la canne est fièrement maniée par un frère ou une soeur qui a précautionneusement pris ses anti‑inflammatoires !
Prochain rendez‑vous dans un an, pour la Canne d’Or 2027. Les pronostics courent déjà. Le favori ? Le Frère Gaston, 92 ans, qui travaille actuellement sur un prototype de canne avec un mouvement aidé électriquement.
En attendant, que Dieu (ou le Grand Architecte) protège les articulations, les dos et les bassins !
Note de la rédaction : Toute ressemblance avec des Sœurs ou des Frères vivants ou ayant existé serait purement fortuite. Cette drôlerie ne vise évidemment aucun individu en particulier ni, plus généralement, les personnes éprouvant des difficultés ambulatoires. C’est le dommage collatéral d’une manifestation culturelle mondialement connue, cet aimable prétexte, sur fond de statistiques maçonniques, n’en faisant pas moins le produit d’une imagination plus sulfureuse qu’angélique. Qu’il nous soit grandement pardonné !

Excellent….je vais commencer a tailler ma …. branche
Il faut plus d’humour aujourd’hui que demain !
Dans ce monde de folles mais surtout de fous , c’est une arme légale contre la bêtise ,l’ignorance , la haine recuite , le racisme , l’anti sémitisme , l’homophobie , et surtout pour, une l’humanité meilleure et plus éclairée .
Un grand coup de maillet , sur la tête de la bête immonde est vital , l’habit ne fait pas le « moine», la cravate en soie ne masque pas l’ennemi de la concorde universelle,Le notre mes BASS et BAFFS.
C’est notre combat pour bientôt , et pour demain .
Tout jeune maçon de 84 ans, je peaufine pour l’an prochain, une canne secrète ! … Confectionnée à partir de noyaux de pêches, artistement décorée de nos cinq bols, ( à camomille ) je la nommerai tout naturellement, ma » canne à pêche » ! …
c’est un pêcheur qui trempe sa ligne sans bouchon
un promeneur lui demande: « vous pêchez à quoi? »
« à la cerise »
ah oui. et comment savez vous que ça mord?
« quand j’entends craquer le noyau »
autre version: « vous en prenez beaucoup? »
« vous êtes le 3e depuis ce matin
J’apprécie cet humour. Pour les ans à venir ,une canne conçue par l’IA sera très intéressante à observer.
passer un certain stade ( de Gerland ou d’ailleurs ) il est temps de décaniller – expression lyonnaise qui signifie partir, précision à l’adresse des non – lyonnais car comme le dit la plaisante sagesse de chez nous « tout le monde peut pas être de Lyon il en faut ben d’ailleurs ».
et bravo à l’auteur de cet article
un vieux frangin de + de 80 et + de 3 sur les colonnes
lire + 36 sur les colonnes ( mon pavé pas mosaïque mais numérique ) refuse d’écrire le 6
Je n’ai qu’une canne agréé par la sécurité sociale donc pas à même de concourir.