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La loge historique des francs-maçons brûle à Columbiana. Images du ravage impressionnantes

De notre confrère USA en Alabama shelbycountyreporter.com – Par Noah Wortham

La Loge South Shelby Lodge # 140 a récemment brûlé à Columbiana, et sa riche histoire avec elle. La majeure partie de l’historique South Shelby Lodge # 140 à Columbiana est ravagé après qu’un incendie s’est déclaré et l’a consumé tôt samedi matin.

« Toute notre histoire a disparu », a déclaré John King, secrétaire de la loge. Des agents du département de police de Columbiana effectuaient une patrouille de routine lorsqu’ils ont repéré un incendie vers 2 h 30 le 15 juillet au South Shelby Lodge à Columbiana. « Quand ils sont arrivés, ils ont trouvé l’extrémité sud du bâtiment qui était à peu près impliquée », a déclaré le chef des pompiers de Columbiana, Johnny Howard. « A ce moment-là, nous avons été envoyés pour essayer de l’éteindre, mais il brûlait déjà depuis assez longtemps pour qu’ils le repèrent, donc il brûlait dans le sol et le grenier. »

Le service d’incendie a trouvé des problèmes en essayant de ventiler l’incendie en raison de l’âge du bâtiment et de son plan d’étage. Le CFD a utilisé trois compagnies de moteurs et une compagnie d’échelles pour gérer l’incendie. « Nous nous sommes retrouvés avec quatre appareils là-bas », a déclaré Howard. « C’était une perte totale à la fin. » Le service d’incendie de Columbiana a passé 36 heures au total à gérer l’incendie et a été accompagné par l’aide du service d’incendie volontaire de Wilsonville et du service d’incendie volontaire de Fourmile ainsi que par des équipes d’ambulance du sud-est de Shelby County Rescue.

« C’était très long », a déclaré Howard. «Nous nous sommes retrouvés avec un peu plus de 36 heures à la fin, nous étions en fait là-bas jusqu’à hier soir (dimanche) parfois. Tout s’est bien passé en ce qui concerne ce avec quoi nous devions travailler. King a exprimé sa gratitude pour le travail accompli par le département pendant l’incendie.

« Le service d’incendie de Columbiana devrait être félicité pour le travail acharné qu’il a accompli, car il a travaillé dur pour essayer de le sauver », a-t-il déclaré. Le service d’incendie de Columbiana ne soupçonne pas actuellement d’acte criminel, et King a déclaré qu’il soupçonnait que l’incendie avait été déclenché par la foudre lors des orages de la nuit précédente.

La loge est une perte totale, la cheminée étant la seule partie du bâtiment historique encore debout. « Tout ce que nous avions est soit détruit, soit gravement endommagé », a émis King. King a déclaré qu’il pensait que le bâtiment avait été construit vers les années 1940 et avait été acheté par la loge dans les années 1980. Selon Howard, le bâtiment était à l’origine un dépôt de train pour la Standard Oil Company, ce qui a également contribué à la propagation de l’incendie en raison de l’huile qui s’était enfoncée dans le sol pendant ces années d’utilisation. « C’est une mauvaise situation », a proclamé Howard. « Vous détestez perdre un morceau d’histoire dans votre ville. » De nombreux objets ont été perdus dans la loge, y compris des photographies historiques des membres de la loge. « Mon grand-père, mon père, mon frère, le mien et bien d’autres datant des années 1800 ont été brûlés », a confirmé King.

King a partagé qu’ils avaient récupéré des photos grâce à des photographies que diverses personnes avaient prises des photos des membres de leur famille. « Nous rassemblerons ce que nous pouvons obtenir, mais cela tombe dans la catégorie irremplaçable », a avoué King. La Bible de la loge maçonnique est peut-être la pièce la plus importante de l’histoire de la loge et elle a finalement été récupérée du bâtiment après de multiples tentatives par les pompiers. « Nous avons réussi à récupérer notre Bible hier (dimanche) des cendres », a affirmé King. « C’est peut-être irréparable. »

La Bible a une grande valeur sentimentale pour King car elle sert de document sur lequel les membres prêtent serment. « Nous ne sommes pas une église, mais si vous ne croyez pas en Dieu sous une forme ou une autre, l’obligation n’est pas contraignante pour vous », a reconnu King qui a poursuivi que les membres de la loge de South Shelby continueront de se réunir aux heures régulières au Calera Lodge #445. « Nos membres doivent réfléchir à ce que nos membres veulent faire et il y a beaucoup d’options que nous devons parcourir », a déclaré King.

Lieu symbolique : Saint-Bertrand-de-Comminges et sa cathédrale Notre-Dame (Haute-Garonne)

En région Occitanie, dans le département de la Haute-Garonne, à une trentaine de kilomètres de Bagnères-de-Luchon*, également nommée Luchon et qui mérite amplement son surnom de « Reine des Pyrénées » – donné par le pyrénéiste Vincent de Chausenque (1781-1868) en 1834 dans son ouvrage Les Pyrénées ou voyages pédestres –, Saint-Bertrand-de-Comminges est une ancienne cité romaine devenue haut lieu de pèlerinage sur le chemin vers Compostelle.

Le monument à enceinte circulaire maintint, quand le centre de la ville fut profondément transformé par les aménagements du début de notre ère, le souvenir du carrefour primitive sur lequel il avait été édifié. Photo YG.
Photo YG

De Lugdunum à Saint-Bertrand-de-Comminges

Saint-Bertrand-de-Comminges – ou plutôt « Lugdunum » -, est née en 72 avant l’ère chrétienne dans la plaine de Valcabrère qui accueillit en son temps les légionnaires de Pompée dit « le Grand » (106 av. J.-C.-48 av. J.-C.). La florissante cité romaine se développe encore au Ve siècle autour d’une basilique paléochrétienne. Des remparts sont alors construits au sommet du site et la population se répartit entre la ville basse et la ville haute.

LIBRE, CETTE FEMME ARCHÉOLOGUE N’EST PAS VICTIME DE PROPOS SEXISTES AUX ABORDS DE SON CHANTIER DE FOUILLES !!!
Photo YG.
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Aujourd’hui, le village a non seulement conservé cette double structure mais aussi de nombreux vestiges du site antique de Lugdunum : thermes du nord, forum, théâtre, grand marché couvert, camp militairedes recherches archéologiques sont menées depuis 2016 par William Van Andringa et ses équipes, l’objectif étant, cette année, de comprendre l’implantation du camp militaire de Tranquistan construit en pierres.


Photo YG.

La cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges, également appelée cathédrale Sainte-Marie, l’autre « merveille »

Cathédrale catholique, elle était la cathédrale du diocèse de Comminges jusqu’au 29 novembre 1801, date à laquelle le pape Pie VII a établi la bulle Qui Christi Domini répartissant le territoire du diocèse de Comminges entre l’archidiocèse de Toulouse et le diocèse de Bayonne.


Photo YG.

À 515 mètres d’altitude, Saint-Bertrand-de-Comminges est en position de voir le pic de Cagire, le pic du Gar, le mont Sacon, et contemple le bassin de la Garonne. Plus généralement, la ville commande les accès vers l’Espagne, Toulouse et Tarbes, desservis par un réseau routier issu d’anciennes voies romaines.

Musée de Comminges – Fouilles Romaines – Vue aérienne – Édition B. Sapène. Coll. Privée.

La cathédrale est située sur l’acropole d’un oppidum celte qui a donné naissance à la cité romaine de Lugdunum Convenarum dont les ruines s’étendent dans la plaine.

La construction de la cathédrale

Elle est entreprise à la fin du Xe siècle, à l’initiative de l’évêque Bertrand de l’Isle qui meurt en 1123. La cité épiscopale, prenant le nom de son évêque canonisé en 1222, devient Saint-Bertrand-de-Comminges et attire les premiers pèlerins.

Statue de saint Bertrand au cloître.

Le village devient un haut lieu de pèlerinage sous l’impulsion de l’évêque Bertrand de Got, futur pape Clément V, qui décide de transformer la cathédrale et d’y installer les reliques de son prédécesseur dans un reliquaire bien en vue afin de faciliter la vénération des fidèles. L’établissement, au XVIe siècle, de la confrérie de Saint-Bertrand au sein de la cathédrale, assure le rayonnement de la cité épiscopale jusqu’à la suppression du diocèse de Comminges en 1793.

Au cœur des Pyrénées centrales, une étape du pèlerinage vers Compostelle

Depuis son classement parmi Les Plus Beaux Villages de France (1982) et l’inscription, par l’UNESCO, d’une grande partie de son patrimoine religieux au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle (1998), Saint-Bertrand-de-Comminges a retrouvé un second souffle.


Photo YG.

Touristes et pèlerins viennent en nombre chaque année et se croisent dans la ville haute. Cernée de remparts et percée de trois portes, elle rappelle, par ses constructions médiévales, ses nobles demeures et ses maisons à colombages des XVIIe et XVIIIe siècles, quelle cité prospère elle fut jusqu’à la Révolution. Joyau de l’art romano-gothique, l’imposante cathédrale Sainte-Marie de Saint-Bertrand-de-Comminges est bien sûr le point fort de la visite.

Les stalles, détail.

Ensemble du cœur de la cathédrale – Phototype Labouche Frères, Toulouse. Coll. privée.

On y admire notamment le chœur avec ses 66 stalles sculptées dans le chêne ou l’exceptionnel orgue d’angle qui attire chaque été les meilleurs organistes du monde lors du Festival du Comminges.

Réalisé entre 1525 et 1535, à la demande de l’évêque Jean de Mauléon, ce cœur de stalle était destiné à isoler les chanoines du flux des pèlerins. Construit en chêne, il est donc composé de 66 sièges et d’un siège épiscopal. La richesse de cet ensemble sculpté réside dans la variété et la profusion des détails du décor.

Speranza (Espoir) – Photo YG.

À voir, l’arbre de Jessé – motif fréquent dans l’art chrétien entre le XIIe et le XVe siècle,

Arbre de Jessé, CPA.

schématisant la généalogie de Jésus de Nazareth à partir de Jessé, père du roi David qui, en hébreu signifie le « Bien-aimé », tel qu’apparaissant dans les Écritures – et le décor de marqueterie de la stalle de l’évêque. L’accès est payant. Sur le parvis de la cathédrale, un ancien couvent abrite « Les Olivétains », centre culturel et touristique départemental. Il est doté d’une librairie et offre régulièrement des expositions temporaires. Speranza la suite… (Espoir) par le collectif mardis-gras est proposé jusqu’au 24 septembre prochain.

La basilique Saint-Just-de-Valcabrère. Photo YG.

À 2 km en contrebas, la basilique Saint-Just-de-Valcabrère (XIIe siècle), en partie constituée des vestiges de la ville antique, offre un magnifique point de vue sur la cathédrale, le village et les Pyrénées en arrière-plan… À juste titre, l’ensemble du site Saint-Bertrand-de-Comminges Valcabrère compte parmi les Grands Sites d’Occitanie.

Le cloître

Jouxtant le vaisseau de pierre, un cloître, essentiellement roman, ouvert sur la montagne, invite à la méditation. Il est tout simplement remarquable. Les cloîtres sont généralement des endroits clos. La singularité de celui de Saint-Bertrand-de-Comminges ? Ses ouvertures sur la nature environnante pratiquées tardivement, au début du XXe siècle !

Taillé dans une colonne antique provenant d’un site romain voisin, ce pilier représente les quatre Évangélistes.

Ce cloître était un lieu de prières et de méditation pour les chanoines, ainsi qu’un espace funéraire. Construit au XIIIe siècle, il prit sa forme actuelle sous l’influence du pape Clément V. Laissez-vous porter par son atmosphère si paisible et au gré de vos déambulations, admirez le pilier des Évangélistes, les chapiteaux à décor ornemental, les tombeaux des chanoines, ou encore les élégants mais puissants contreforts de la cathédrale. Quatre galeries évoluent autour d’une « cour ». Trois de ces galeries sont romanes. La quatrième, appelée galerie des tombeaux, relève d’un gothique plus austère que flamboyant.

Grand orgue – 3 claviers et 41 registres – reconstruit par Jean-Pierre Swiderski (1975 à 1981).

Un des plus beaux orgues classiques d’Europe

La cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges dispose probablement de l’un des plus beaux orgues classiques d’Europe. Commandé par Jean de Mauléon qui fut évêque de Saint-Bertrand-de-Comminges au XVI e siècle (1523-1551), il fut réalisé après l’achèvement des stalles du chœur en 1551 et serait l’œuvre de Nicolas Bachelier, architecte et sculpteur français (1487-1556). Classé Monument Historique depuis 1840 il constitue un exemple rare d’orgue de tribune dont le buffet culminant à près de 16 mètres, épouse l’angle du mur sur lequel il s’appuie.

Le mystérieux crocodile, un monstre légendaire ?

En entrant à droite, sur le mur de pierre de la cathédrale est accroché le célèbre crocodile. Les habitants de Saint-Bertrand-de-Comminges sont convaincus que cette créature démoniaque hante la forêt environnante. Elle imite les cris des bébés pour attirer les enfants les plus innocents dans son antre et les dévore…

Jusqu’au jour où le saint homme Bertrand, évêque déjà célèbre, décide de chasser la bête ! Le terrifiant reptile approche son museau de son visage, prêt à le croquer… mais Bertrand le touche du bout de son crosier, le bâton pastoral d’un évêque. Et le monstre hideux devint docile comme un agneau. D’ailleurs, il suivit le saint jusque sur le parvis de la cathédrale, où il tomba raide mort !

Une autre légende nous conte les aventures d’un croisé qui, des déserts brûlants d’Orient, aurait juré de ramener la Bête s’il sortait vivant de son duel… Et de ramener le croco à la cathédrale de son pays !

*Bagnères-de-Luchon avait accueilli les 17 & 18 juillet 2021, dans le cadre prestigieux de son théâtre à l’italienne, les Estivales Maçonniques en Pays de Luchon (EMPL). « La franc-maçonnerie à découvert », tel était le thème de ce premier grand évènement maçonnique de l’année 2021.

Vitrail de la chapelle Saint-Bertrand, Notre-Dame-de-l’Assomption de Luchon, détail.

Notons aussi que le vitrail de la chapelle Saint-Bertrand – réalisé en 1850 par le miniaturiste et peintre-verrier Ernest Lami de Nozan (1795-1881), mais aussi libraire-éditeur de livres d’art à Paris – de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Luchon – inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis 2003 – retrace la vie de saint Bertrand. Il est représenté faisant construire la cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges.

Sources : Wikimédia Commons ; https://www.st-bertrand.com/ ; crédit photos Yonnel Ghernaouti, YG ; https://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/ ; Festival du Comminges ; monumentum.fr ; Plaquette Conseil départemental Haute-Garonne-Agir avec vous !

Photo YG.
Photo YG.
Le cloître ouvert sur les Pyrénées, les plus belles montagnes du monde, sans chauvinisme aucun… Photo YG.
Plan actuel.
Trésor de la cathédrale, coffret du XIVe siècle.
Stalles : Espérance, Justice, Force…
Vitrail représentant l’Annonciation.


La tour primitive a été exhaussée et convertie en donjon avec hourdage. Elle fait 33 mètres de hauteur – Photo YG.

Les francs-maçons dénoncent les « violences anti-républicaines »

De notre confrère ouest-france.fr

La chose est assez rare pour être soulignée. Les francs-maçons et franc-maçonnes de la loge l’Harmonie, du Grand Orient de France à l’Orient de Nantes sortent de leur habituelle réserve et appellent à un sursaut républicain pour lutter contre les violences.

 « Ne nous méprenons pas, la République est en danger. La lutte pour la liberté contre le totalitarisme est encore devant nous. » Dans un communiqué, les francs-maçons et franc-maçonnes de la loge l’Harmonie, du Grand Orient de France de l’Orient de Nantes, sortent de leur habituelle réserve pour appeler à un sursaut pour faire barrage  aux violences anti-républicaines.

« Des actes de violence inqualifiables, de nature politique, sont commis »

Combat de police contre les gilets jaunes
Combat de police contre les gilets jaunes

 Depuis de trop nombreux mois, des actes de violence inqualifiables, de nature politique, sont commis », dénoncent-ils. Et de citer les attaques contre les journalistes, les élus, les locaux associatifs ou militants. « Ces attaques d’une extrême violence (attentats, sabotages, tabassages, etc.) ont culminé avec l’attentat terroriste ayant frappé Yannick Morez, le maire de Saint-Brevin-les-Pins, après qu’il a porté le projet du préfet d’étendre le centre d’accueil de demandeurs d’asile de la commune », insistent-ils. « L’audition de M. Morez au Sénat a mis en évidence le retard, voire l’absence de réactions et de soutien de la part des forces de l’ordre, des représentants de l’État et du Gouvernement. Il en est de même pour les attaques ayant visé des locaux associatifs à Nantes ces dernières semaines, des appels au meurtre dimanche 25 juin à Nantes ou encore des attaques contre un centre associatif dimanche 2 juillet à Angers , constatent-ils.

« Situation extrêmement grave »

Face à ce qu’ils qualifient de  situation extrêmement grave , ils dénoncent le manque de réaction des institutions qui  n’apportent pas une réponse ferme et déterminée et ne montrent pas un soutien sans faille au respect de la démocratie et à la libre expression des opinions.

Ils appellent   toutes les associations qui partagent notre combat commun pour la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité et qui défendent, soutiennent et chérissent la République à se dresser contre ces violences. C’est rassemblés que nous résisterons aux adversaires de la République. À nous de les affronter, sans haine mais résolument, adossés à nos principes, nos valeurs, sans recul, concession ni accommodement, nos adversaires n’en font jamais », concluent-ils.

« Vendée Journal » a rencontré les francs-maçons des Sables-d’Olonne

De notre confrère actu.fr – Par Quentin Duval

Les Sables-d’Olonne compte cinq loges de la franc-maçonnerie. Parmi elles, l’Émancipation sablaise. Nous sommes allés à la rencontre de son Vénérable maître.

À l’extérieur de cette maison des Sables-d’Olonne, rien n’indique la présence de francs-maçons. Sur le mur de l’entrée, une plaque fait simplement référence à un groupe de réflexion.

Pourtant, cette maison héberge cinq loges maçonniques.

« La discrétion s’impose car il y a toujours des zigotos qui nous prennent à partie et déversent leur haine. Il y a quelques années, l’atelier de Nantes a été incendié volontairement », justifie le Vénérable maître, le nom donné au président de la loge « Émancipation sablaise ».

Pas question de dévoiler son nom, chez les francs-maçons, l’anonymat est de mise.

Les murs du temple sont recouverts de symboles

À l’intérieur, après avoir traversé une cuisine et un bar, un lieu emblématique de la franc-maçonnerie se dévoile : le temple.

La pièce d’une quinzaine de mètres de long est encerclée par d’anciens sièges d’avions, disposés en U.

Les murs sont recouverts de symboles tels que des épées, des formes géométriques et des tableaux. Pour les néophytes, impossible de décrypter ces références.

Loge Franc-maçon Franc-maçonnerie Les Sables-d'Olonne Emancipation sablaise
Dans le temple, les sièges sont disposés en forme de U. Aux Sables-d’Olonne, ce sont les anciens fauteuils d’un avion. ©Le Journal des Sables

« Toutes les loges ont la même disposition, explique le Vénérable maître. Il y a 350 ans, c’était déjà comme cela. C’est très symbolique. » 

De quoi alimenter les nombreuses spéculations complotistes qui entourent la franc-maçonnerie.

« Comme nous ne sommes pas visibles, les gens fantasment. Alors que nous sommes un cercle de réflexion. » 

Une longue histoire avec Les Sables-d’Olonne

Depuis 1775, Les Sables-d’Olonne compte sur son territoire la présence d’une loge maçonnique. « C’est un des lieux historique en France, avance le président de la loge Emancipation sablaise. Le développement a été assez rapide. » Mais l’histoire de la Franc-maçonnerie dans la ville a connu des soubresauts. « Il y a eu des mises en sommeil et des résurgences. » Les Sables-d’Olonne est une anomalie en Vendée. Historiquement, le département dispose de peu de loges maçonniques. 

« Faire progresser l’homme et la société »

Deux fois par mois, la trentaine de membres se réunit pour travailler sur divers sujets, encadrés par des valeurs communes.

« Comme la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité, embraye le franc-maçon. Nous sommes d’ardents défenseurs de la République et de la démocratie. Notre mantra, c’est faire progresser l’homme et la société, avec notre méthode. »  

Loge Franc-maçon Franc-maçonnerie Les Sables-d'Olonne Emancipation sablaise
Parmi les nombreux symboles, des épées sont accrochées aux murs. ©Le Journal des Sables

Chaque membre travaille sur des thématiques basées sur trois axes : la société, le symbolisme et la philosophie.

« Nos ancêtres ont été très actifs sur la loi de 1905 au sujet de la séparation de l’Église et de l’État ou sur la légalisation de l’avortement », affirme-t-il.

Jamais d’actualité chaude, toujours du temps long.

Une parole triangulée

« Ce n’est pas du Wikipédia ou un exposé. Ce sont vraiment des travaux personnels. L’idée est de pouvoir s’exprimer en toute liberté et intimité, ce qui n’est pas possible dans le monde profane. » C’est-à-dire le monde extérieur pour les francs-maçons.

L’autre particularité de ce « cercle de réflexion » réside dans la méthode de travail : personne ne se répond directement, la parole est triangulée.

« Nous incitons à l’échange et à la réflexion. On n’échange pas pour avoir tort ou raison. » 

Pour pouvoir participer à ces échanges, il faut intégrer une loge maçonnique. Et le chemin est long.

« Contrairement aux sectes, chez nous, il est difficile de rentrer, mais facile de sortir »

Avant toute intégration, trois membres de la loge enquêtent sur le prétendant. Puis, une fois accepté, le nouveau frère (ou la nouvelle sœur) débute par une cérémonie d’initiation.

Un rituel secret permettant de « quitter le monde profane pour rentrer dans celui maçonnique ».

Loge Franc-maçon Franc-maçonnerie Les Sables-d'Olonne Emancipation sablaise
Le Vénérable maître de la loge Émancipation sablaise est habillé avec une tenue bien spécifique. © Le Journal des Sables

Un rituel fort en émotions

« C’est très impactant émotionnellement, car plein de choses sont vécues. On travaille sur les sens, avec de la musique notamment. »

Les nouveaux arrivants doivent ensuite attendre 12 à 18 mois pour avoir le droit de parler dans le temple.

La loge Émancipation sablaise cherche à s’ouvrir pour « rencontrer de nouvelles personnes ». Hommes et femmes sont les bienvenus.

« N’importe qui peut postuler », conclut le Vénérable maître. 

Contact par email à emancipationsablaise85@gmail.com

RL « Justice et Liberté » n°5 rappelle l’initiation de l’ancien Grand Maître Alfredo Melossi Hutchinson

De notre confrère chilien granlogia.cl

Après 19h00 le mardi 20 juillet 1897, à l’âge de 24 ans et alors que le Vénérable Maître de la Respectable Loge « Justice et Liberté » n° 5, Luis Leliva von Gilsa, dirigeait les travaux, dans le temple de la fameuse galerie San Carlos, le profane Alfredo Melossi Hutchinson frappait désordonné à ses portes.

Issu d’une famille de parents italiens et écossais vivant à Valparaíso -dédiée à l’activité commerciale- et avec une personnalité simple, modeste, sensible, industrieuse et sans ostentation, il s’est rapidement fait connaître parmi ses Frères et a rapidement commencé à occuper divers postes dans les officiers de la première Loge fondée dans la capitale de la République.

Il fut Vénérable Maître de sa Loge Mère dans la période 1910 et 1912. Il rejoignit les respectables Loges « Devoir et Constance » n° 7 et « Vérité » n° 10, y atteignant également de hautes responsabilités.

Intellectuellement agité, doté d’une sensibilité particulière pour la peinture et d’une forte vocation sociale, il participe à des cercles éminents d’intellectuels, d’artistes et de la société civile. Il s’est distingué en tant que peintre de la soi-disant génération de 1913, avec d’autres, il a fondé la dixième compagnie d’incendie de Santiago et a été membre de nombreuses organisations de refuge et de charité.

Le 28 août 1922, il est élu Grand Maître Serein pour la période 1922 à 1924. Parmi ses nombreuses contributions en tant que Grand Maître, l’organisation et le fonctionnement du nouveau bâtiment de la Grande Loge du Chili situé à La Alameda, la fondation de la Masonic Magazine se démarque et dans un contexte de profondes mutations de la société chilienne, ses efforts pour éloigner la politique contingente des temples et développer adéquatement la vie initiatique.

C’était un homme et un libre penseur aux convictions solides et à l’énergie inépuisable pour se consacrer au travail d’organisation et à la diffusion des diverses activités auxquelles il participait ; en gardant toujours un profil bas et en se concentrant davantage sur les objectifs à atteindre que sur ceux qui les atteignent. 

Le Vénérable Maître de la Respectable Loge « Justice et Liberté » n° 5, Patricio Bustos Pizarro a déclaré à cet égard : « Après 126 ans depuis l’initiation du QH :. Alfredo Melossi Hutchinson, sa personnalité, son caractère, ses lumières et son héritage restent intacts. Un exemple pour les nouvelles générations de francs-maçons et un tournant nécessaire pour les actuels ».

Les gratte-ciel maçonniques et le cas de Boston

De notre confrère espagnol nuevatribuna.es – Par Edouard Montagut

Dans un travail bien documenté sur le site  francmasoneria.org  , la relation entre les temples maçonniques et les gratte-ciel aux États-Unis est évoquée. De plus, l’article s’intitule « Les anciens gratte-ciel maçonniques » , car les principaux temples des grandes villes nord-américaines ont émergé en tant que gratte-ciel entre le 19e et le 20e siècle. Nous voulons en parler dans cet article et dans le cas de Boston.

Dans l’article précité il est expliqué que l’ essor de la franc-maçonnerie fut tel dès le dernier quart du 19e siècle aux États-Unis qu’il amènera les centaines de milliers de francs-maçons existants à s’organiser pour élever, au moment de l’essor de la ce type de constructions, véritables gratte-ciel qui abritaient les temples et autres dépendances liées à la franc-maçonnerie. L’idée était qu’ils devaient être des centres qui s’autofinançaient et qui généraient des bénéfices pour faire de la charité ou du travail caritatif, une caractéristique très authentique de la franc-maçonnerie nord-américaine ., et en lien clair avec l’esprit capitaliste du pays. L’autofinancement et la génération de bénéfices consistaient à construire des gratte-ciel, à en louer une partie pour des logements, des locaux commerciaux ou de loisirs, et à laisser une autre partie pour des temples et des dépendances strictement maçonniques.

Dans ce contexte, le temple de Boston a été construit en 1875, sur un site où se dressait auparavant le temple à un étage. En 1900, il a dû être reconstruit à cause d’un incendie, et il existe toujours aujourd’hui.

L’hebdomadaire espagnol  Las Dominicales del Libre Pensamiento  a inclus la nouvelle de la reconstruction et de l’inauguration en 1900 du temple de Boston, et qu’elle avait été consultée dans  La Revista Masónica  de Buenos Aires. C’est un matériau très suggestif de savoir à quoi ressemblait un temple de ces caractéristiques.

La publication maçonnique argentine a loué la beauté du bâtiment, qui se démarquerait dans la « capitale savante du Massachusetts » et l’a classé au premier rang des temples maçonniques nord-américains, bien que, logiquement, il s’agisse d’une appréciation privée. L’extérieur serait simple, mais élégant.

Le large vestibule faisait face à Boylaton Street et aurait des niches de chaque côté, dans lesquelles se trouvaient des colonnes de marbre à rangées de ballons. Les murs de la salle étaient recouverts de mosaïques. Le hall d’entrée était d’environ vingt pieds carrés avec un sol en mosaïque, tandis que les murs étaient tapissés de marbre poli. Au centre de l’étage se trouverait le dessin du sceau de la Grande Loge du Massachusetts . Puis il y avait un escalier monumental, sur un palier duquel se dressait une statue du général Warren , membre célèbre de la franc-maçonnerie de Nouvelle-Angleterre.. En ce sens, il faut rappeler que Joseph Warren (1741-1775) était médecin, et qu’il s’est distingué dans les premiers instants de la Révolution américaine à Boston, en devenant un héros et un martyr de celle-ci. Au deuxième étage se trouvait la salle fraternelle (Fraternal Parlour), joliment décorée et utilisée par les maçons pour fumer et discuter.

Plus haut se trouvait la salle corinthienne, appelée ainsi en raison du style dans lequel elle était construite, et dont les couleurs étaient l’ivoire, l’or et l’argent. Apparemment, le tapis et les meubles ont été spécialement conçus pour cette pièce. Du côté nord était placé un grand orgue dont le buffet était en ivoire et en or. Dans les coins, il y avait des statues de Foi, d’Espérance, de Charité et de Sagesse. Au-dessus du premier était placé un portrait de Washington . Des portraits de Franklin , de Lafayette et d’une quarantaine de grands maîtres ont également été disposés . Dans cette salle se tenaient les sessions de la Grande Loge de l’État , c’est-à-dire que nous parlerions d’un temple, en réalité, bien que dans le magazine argentin, cela s’appelât une salle.

Au septième étage se trouvait la salle gothique, c’est-à-dire un autre temple, avec un dallage en noyer, et elle avait été aménagée pour les « drames » des divers degrés des différents rites et des Templiers. Les murs du temple étaient décorés de dessins gothiques authentiques, avec des insignes héraldiques aux couleurs brillantes, or et argent, et il y avait aussi un orgue et un chœur.

Nous avons travaillé avec le numéro du 21 juin 1900 de The Sundays of Free Thought , et avec la page  Freemasonry.org , où, en plus, on peut voir des photographies extérieures du temple de Boston, lors de son inauguration et aujourd’hui.

Entre chien et loup

(Une nouvelle de Gilbert Garibal – Partie 1/3)

Je ne l’ai pas vu tout de suite.

En m’affalant sur les coussins du canapé de tweed orange et noir, fatigués comme moi, mes yeux ont d’abord parcouru le petit salon d’attente. Réflexe habituel de la familière des lieux qui vient chez son analyste depuis deux ans, deux fois par semaine. Mardi 19 heures, vendredi 14 heures, indique sans fin mon agenda…

A gauche, le spot halogène qui domine la plante verte, auréole un coin de plafond, et rivalise avec une lampe de céramique jaune, en veilleuse, sur la table basse. Devant moi, deux aquarelles marines, dont une à l’air penché, encadre la porte en verre dépoli. A droite, derrière son panneau de tergal, la fenêtre sur cour reflète un carré de ciel et donne aux murs blancs, la couleur de la météo. Décor fonctionnel, reposant, au fil des jours.

J’aime ce temps suspendu avant ma séance, protégé des rumeurs de Montparnasse. J’ai besoin de ces quelques minutes de quiétude dans ce sas, mon refuge. A la fois mien et partagé avec des patients et des patientes invisibles, qui me précèdent ou me suivent. Que je cherche à deviner. C’est la cigarette au bout filtre, qui m’a alerté. Près d’un mégot de même marque, une « Gitane » à peine consumée, tordue, nerveusement vissée dans le cendrier de terre cuite, sous l’abat-jour. Qui est cet homme, ce nouveau venu qui dérange mon univers feutré de codes et de rituels ? Brun, blond, grand, petit ? Une senteur d’eau de toilette, un curieux mélange de citron et de caramel, picote mes narines, puis m’enveloppe. Il a dû s’asseoir à ma place, côté table basse. Je l’imagine, racontant sa vie, allongé sur le divan, mon divan, là tout près, derrière la cloison. Un sentiment enfantin de jalousie, de curiosité aussi, m’envahit.

Intuition, télépathie, pourquoi je regarde le sol ? Parce qu’un scintillement me taquine la rétine depuis un moment. Et je l’aperçois devant mes escarpins, encastrée dans une rainure du parquet. Une longue épinglette prolongée par une équerre et un compas entrelacés, en métal doré. Que déjà mes doigts soudain nerveux ont extirpée, au risque de me casser un ongle, et présentent à la lumière de la lampe. J’en suis sûr, cet insigne perdu appartient au fumeur de Gitanes !

Brusquement, trop tôt, la porte s’ouvre devant le maître des lieux, le sourire interrogateur, main tendue. Comme chaque fois, à cet instant, j’ai en me levant, l’impression fugace de l’inutilité de la séance. Avec notre bonjour, convenu mais si intense, nos inconscients n’ont-ils pas déjà échangé l’essentiel ?! Je crois même voir monter dans le miroir de son œil bleu, ma soudaine bouffée de culpabilité, juste avant de m’étendre sur le divan. Je ne parle pas à mon psy de ma découverte. D’instinct, ma main gauche s’est refermée sur l’épinglette. Et bien sûr, je me pique le pouce ! …

1er et 3ème mercredis, 20heures. « Olympe ». C’est le nom de ma loge maçonnique, où je me rends deux fois par mois. Avec deux séances d’analyse par semaine en plus, mon agenda m’indique des soirées bien remplies ! Chauffeur de taxi à mon compte – on ne dit pas encore « une chauffeur » ou une « chauffeuse de taxi » ! – à Paris et banlieue, j’ai dû jongler pour répartir mes activités. Entre Boulogne-Billancourt où j’habite, mes « courses » quotidiennes, mon analyse et ma loge, c’est une question permanente d’organisation. J’y arrive ! Avec mon mari, artisan-taxi, comme moi, nous apprécions le dimanche, dans notre appartement, au bord de la Seine. Et encore davantage le week-end complet, lorsque nous nous pouvons en prendre un ! Direction Honfleur ou le Mont Saint-Michel. Chartres ou Reims, selon le coup de coeur ou la saison. Jean-Charles aime la mer, Sylviane les cathédrales. Et je me laisse conduire !

J’appartiens depuis trois mois à la Grande Loge Féminine de France et mes « tenues » ont lieu, dans un temple du siège, à la Cité du Couvent, au coeur du Faubourg Saint Antoine. J’ai mis quelque temps à choisir entre une loge mixte, le Droit Humain, et cette loge féminine. J’ai finalement opté pour la réflexion sur les Droits de la Femme et leur défense qu’on y pratique, plutôt que pour le social en général. J’aurais pu aussi me diriger spécifiquement vers le symbolisme, la spiritualité, l’ésotérisme ou encore la bienfaisance, pratiqués par d’autres obédiences. J’apprécie cette diversité de pensée, mais au vrai, on retrouve plus ou moins les composantes ci-dessus, dans chacune des obédiences maçonniques, convergeant vers le but humaniste qui les unit toutes en France. A travers la trilogie républicaine : Liberté, Egalité, Fraternité.

C’est mon père qui m’a suggéré, il y a trois ans, de reprendre sa licence de taxi. Et ma mère qui m’a récemment donné envie, comme elle, d’entrer en maçonnerie. Aujourd’hui retraités en pays de Loire, mes parents sont bien contents d’avoir fui la capitale. Mon père marche, jardine et pêche, une façon de communier avec la nature. Ma mère, artiste-peintre à ses heures, poursuit sa recherche spirituelle dans une loge du beau temple de Tours. Et moi, au chômage après deux décennies passées à la comptabilité d’un grand magasin parisien qui vient de fermer ses portes, je suis tout heureuse d’avoir retrouvé, à quarante ans, une forme de liberté en « faisant le taxi ». Tout en faisant aussi le deuil de ces années de salariat, par le biais de la psychanalyse. Les chefs d’entreprise comprennent rarement qu’on n’efface pas un vécu professionnel, avec un chèque de licenciement, même confortable. Sauf, peut-être, quand ils éprouvent un jour, à leur tour, la même douleur morale.

Pour me libérer de ce type d’attachement, le meilleur médecin a été pour moi, avec la verbalisation en analyse, le temps. Il est dans la nature humaine de s’adapter aux circonstances et le jour est venu où j’ai vraiment accepté ce deuxième métier. J’ai étonné mon père et mon mari en affirmant lors d’un déjeuner familial, que je savourais des journées de détente sur le siège de ma voiture ! De fait, en passant d’un écran d’ordinateur à un pare-brise devant les yeux, j’ai élargi ma vue, et progressivement, ma vie ! Crispée au début dans les embouteillages, volontiers agressive avec l’injure facile à l’adresse des automobilistes sans scrupules, je me suis bien calmée, au fil des jours. Fermer son répertoire argotique et garder le sourire, décider de rester « zen » pendant sept heures, jusqu’à devenir indifférente au milieu des fous furieux motorisés…n’est-ce pas le commencement de la sagesse ?! C’est en tout cas indispensable pour conserver sa santé ! Physique et psychique.

En stationnement, j’ai découvert la lecture, je dévore souvent deux livres par semaine. Entre autres, les ouvrages sur la franc-maçonnerie que m’a recommandés ma mère. De ces attentes aux bornes de taxis, est né mon intérêt pour les bâtisseurs du Moyen-Âge ! J’ai du mal à sortir du rêve pour revenir au réel, quand, brusquement, la portière s’ouvre derrière moi. Quelques secondes entre le présent et un futur inconnu. Où veut m’emmener cette dame en manteau de cuir qui s’assoit sur la banquette avec son petit chien sur les genoux : aux Champs-Elysées, avenue Mozart, rue Saint-Honoré ? Quel aéroport, quelle gare va m’annoncer ce jeune cadre décontracté, avec son ordinateur portable et sa sacoche en bandoulière : Orly, Roissy, TGV Gare de Lyon, Montparnasse ? Lorsque je dois ouvrir le coffre, selon l’heure, la forme des objets emballés ou la taille des valises – que les clients prévenants, devant « le sexe faible », chargent eux-mêmes ! – il m’arrive de deviner ma destination d’intermédiaire : Paris ou banlieue, train ou avion. En revanche, je n’ai rien vu venir, sauf des gens anxieux, la semaine où je me suis retrouvé l’accélérateur au plancher, un lundi matin sur l’autoroute de Lille et un vendredi après- midi sur celui de Bordeaux. Pour cause de train et d’avion ratés ! Deux belles courses, certes, même avec des retours à vide : les aléas du métier !

Je ne regrette pas la démarche philosophique dans laquelle m’a entraînée ma mère. Je ne suis pas dupe non plus sur son intention : permettre à l’affective que je suis, de retisser des liens sociaux dans une nouvelle fraternité, en l’occurrence chargée d’une glorieuse histoire. Bien sûr, la maçonnerie contemporaine ne rejoint celle des constructeurs de cathédrales que sur un plan très symbolique ! Hier, ces forçats de la truelle élevaient leurs pierres toujours plus haut dans le ciel, les francs-maçons d’aujourd’hui, eux, essaient d’élever leur esprit, leur âme disent certains, au-dessus des contingences quotidiennes. Il y avait des femmes sur les chantiers d’antan, non seulement au sol, dans les baraques, pour préparer les repas, mais sur les périlleux échafaudages de planches encordées, pour servir les auges de ciment aux compagnons. Il y en a aussi dans les ateliers « spéculatifs » d’aujourd’hui, même si elles ont dû s’acharner pour y accéder, au début du XXème siècle. Machisme oblige !

Longue robe de toile noire, baudrier bleu ciel, rectangle de peau blanche bordé de rouge et ceinturé sur l’abdomen pour tablier, gants de coton blancs : toutes les sœurs sont ainsi parées dans notre loge. L’effet esthétique de ces « décors », ajoutant à la solennité, est indéniable. La robe symbolise l’égalité, le baudrier rappelle le porte-épée du XVIIIème siècle, le tablier signifie le travail et les gants blancs la pureté. Nouvellement assises sur le banc des apprenties, nous sommes quatre habillées de même, sans baudrier toutefois et avec un tablier entièrement blanc, à bavette relevée, en signe de protection plus étendue de l’abdomen. A l’image des jeunes ouvriers protégés par de larges tabliers de cuir sur les chantiers médiévaux, inexpérience commande précaution !

Quatre novices astreintes au silence, pendant au moins une année, selon la règle. Voilà déjà une différence entre la psychanalyse et la méthode maçonnique, parfois comparées. J’en porte témoignage. Sur le divan, je parle, ici je me tais ! Et ma communication avec notre groupe d’une trentaine de « sœurs », seulement par le regard et l’écoute, me fait beaucoup de bien. Après une journée passée à parler voiture, politique et pouvoir d’achat avec les clients, puis à répondre à toutes leurs questions sur la profession, par rétroviseur interposé, cette attitude « taiseuse » imposée en loge aux apprenties, me relaxe merveilleusement !

Je dois avouer que la pratique du rituel, avec les longues séquences « debout-assis », comme à la messe, m’a plutôt dérangée au départ. Je trouvais rigide et compliqué, pour tout dire inutile et ennuyeux, le cérémonial d’ouverture et de fermeture des travaux ! L’allumage et extinction des bougies me semblaient d’un autre âge, les questions-réponses de la Présidente et de son collège, d’un ridicule achevé, sans parler de la déambulation des « sœurs officiers » qui m’évoquaient du mauvais théâtre ! Bref, avec un brin de colère, je me suis demandée ce que je faisais là, dans quoi ma mère m’avait fourrée ? ! Puis, je dois en convenir, tenue après tenue, solennité aidant sans doute, je me suis laissé apprivoiser, j’ai doucement lâché prise en cessant mes comparaisons avec l’extérieur, en dominant mes préjugés-réflexe, en cherchant à comprendre sans critiquer. J’ai de la sorte mieux écouté, observé, réfléchi, j’ai ainsi donné du sens aux paroles échangées entre les maîtresses et les compagnonnes. Petit à petit, j’ai vécu et intériorisé mes gestes au lieu de les mécaniser. J’ai ressenti un réel apaisement.

 Alors, dans ce cadre de boiseries foncées, bancs, lutrin, chaire, pour moi à forte évocation cultuelle, où évoluent et s’expriment les sœurs m’est apparu – non une divinité – mais une évidence. La répétition, paroles et gestuelles, caractérisant l’exercice des rituels maçonniques, relève d’une pratique que j’ai eu l’occasion de lire, et même d’utiliser seule : la méthode Coué ! En effet, celle-ci, raillée parce que méconnue en France, consiste à faire passer des messages de « réassurance » par leur redite litanique, du conscient à l’inconscient. (Tous les jours, à tous points de vue, je vais de mieux en mieux). Contrairement à la psychanalyse qui elle s’attache, par le questionnement du « meneur de jeu », à faire revenir à la conscience de l’analysant, des souvenirs heureux ou douloureux, enfouis dans son inconscient. Une seconde différence donc, importante, avec la psychologie des profondeurs, chère à Freud. Ainsi je pense, s’installent dans l’inconscient du franc-maçon, de la franc-maçonne, les valeurs humaines verbalisées, puis mémorisées, à même d’être restituées par l’action, dans la Cité.

Giboulée de mars, violente. 11heures du matin, un mercredi. Il fait presque nuit. Je suis au volant de mon taxi, sur le périphérique sud, emporté dans la procession de voitures luisantes, sous l’averse. Les lanternes s’allument, une chenille de phares blancs illumine la voie opposée, un sillage de feux rouges embrase ma file. « Porte de Saint-Cloud ! », m’a ordonné mon passager, monté à Ivry. Le ciel est pommelé de nuages lourds et bas aux reflets d’étain, qui se vident, comme des outres. Les aiguilles d’eau crépitent sur le pare-brise, par rafales, puis explosent en myriades de bulles éblouissantes. Des colliers de perles s’entremêlent et escaladent les vitres embuées. Je devine au loin le haut bâtiment gris cylindrique de TFI, qui vient vers nous. Le pare-brise dégoulinant le déforme, il ondule et coule, comme de la glycérine sur le verre. Les essuie-glaces crient, grincent, s’affolent, le va-et-vient de leurs deux longs doigts de caoutchouc, semble dire un non têtu aux giclées d’argent. Journée liquide. Je sors du périh’ au moment où la pluie déroule un dernier voile de tulle, dans la timide trouée de soleil. Je ralentis, avance doucement, à l’écoute de mon client.

– Arrêtez-moi, devant Le Cardinal, la brasserie, là, à droite…

– Bien, Monsieur !

En plein tournant, à cinq mètres devant mon capot, le ballon jaune jaillit du trottoir, rebondit dans le caniveau, roule sur la chaussée ruisselante, le petit garçon en ciré rouge lui court après les bras tendus, veut le rattraper, mon pied écrase le frein, la voiture se cabre sur le pavé…Le choc ! Inévitable. Une fraction de seconde, je vois le visage effrayé d’un ange blond tout bouclé qui passe devant le phare droit, sa petite main touche le capot puis disparaît…Frein à main. Je sors d’un trait, me précipite, l’enfant est là, allongé sur le sol, maculé de boue, les yeux fermés, devant le pneu près du trottoir. Une plaie sur le front, il saigne. Cris déchirants de la maman, elle saisit son fils dans ses bras, l’emporte dans la brasserie, regard affolé de mon client sorti près de moi, attroupement devant la voiture portes ouvertes. Reproches, injures, me tombent dessus, je me sens mal, mes jambes se dérobent, je vais m’évanouir, le client me soutient jusqu’à mon siège…

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(Tiré de l’ouvrage : Au cœur de la Franc-maçonnerie « Huit récits contemporains » Éditions Numérilivre)

Le rapport annuel de la « Grande Loge Unie d’Angleterre » vient de paraître

Généralement, pour une entreprise, un rapport annuel comprend divers documents nécessaires aux actionnaires afin de mettre en place leurs décisions stratégiques. Il s’agit bien là d’un document d’importance stratégique pour les actionnaires. Il influencera leurs décisions pour le futur de l’entreprise…

Qu’en est-il alors pour une obédience maçonnique ?

En publiant leur rapport annuel 2022-2023, la Grande Loge Unie d’Angleterre (GLUA) joue la transparence totale. Alors qu’en France, la franc-maçonnerie reste encore pour beaucoup auréolée de mystères…

Pour mémoire, la GLUA reste toutefois, malgré la perte importante de ses effectifs…

« en 40 ans, elle passe d’un million cent mille à 171 763 membres en Grande Bretagne et au-delà des mers en 2023 »  

…la principale obédience maçonnique d’Angleterre. Elle est l’héritière directe de la « Grande Loge de Londres et de Westminster » de 1717 et fêtera, cette année, ce dont le « annual report » se fait l’écho dans « The 1723 Constitutions : Inventing the Future ».

Page 17, son article « Forger un avenir prospère : La Stratégie pour la Franc-Maçonnerie en 2022 et Au-delà » est des plus intéressant.

En termes de prospective, nous verrons bien le résultat. Déjà l’an dernier le rapport annuel 2021 de la GLUA relevait « … une augmentation du nombre de demandes d’adhésion de 12 000 en 2020 à 18 000 en 2021, reflétant son engagement en faveur de la modernisation et de la transparence. […] En 2021, l’UGLE a lancé sa première campagne nationale de marketing numérique (NDMC). La campagne visait à moderniser les canaux de communication avec le public et à envoyer un message clair sur le monde de la franc-maçonnerie et sur ce que le fait d’être membre peut offrir.

Les résultats de la campagne ont déjà commencé à se faire sentir. Actuellement, l’UGLE dispose d’une liste d’attente de 6 000 personnes souhaitant devenir membres, tandis que plus de 8 800 demandes d’adhésion ont été reçues en moins de trois mois (78 % de plus que l’objectif initial). Une étude récente a également montré qu’une personne sur quatre envisagerait de rejoindre les francs-maçons aujourd’hui, contre seulement une sur dix lorsque la même enquête a été menée en 2018… » Nous avons vu le résultat…

Très tôt à Perpignan on ouvre des loges et des cafés philo 

De notre confrère lasemaineduroussillon.com – Par BECKER Philippe

Voilà un an que Céline Sala-Pons, docteure en histoire, a pris la direction du Mémorial du Camp de Rivesaltes. Un poste qui poursuit un parcours conséquent dans l’enseignement et la recherche avec pour fil conducteur la question de l’enjeu mémoriel, celui qui épargne la répétition du passé.

Céline Sala-Pons : transmettre pour faire société

Céline Sala-Pons est une enfant du pays, née à Arles-sur-Tech avant d’entamer des études d’histoire à Perpignan. « J’aimais beaucoup le contact à l’archive ». Le souci des faits, le roman national la passionnent. « Le procès Papon m’a beaucoup interpellée ». Après une maîtrise en histoire moderne à Perpignan puis un DEA à Montpellier, Céline Sala-Pons bifurque vers l’enseignement en école primaire en passant le concours de professeur des écoles. Très vite, elle devient formatrice des futurs professeurs, à l’IUFM. « J’ai adoré la pédagogie. Pourquoi et comment apprendre ? Construire une société commence à travers ces futurs citoyens. »

« Très tôt à Perpignan on ouvre des loges et des cafés philo » 

Les études supérieures la rattrapent néanmoins car Céline Sala-Pons préparera en même temps une thèse de doctorat en histoire moderne. Le tout à l’université de Nice car c’est là que se trouve le spécialiste de l’Europe des Lumières. Son sujet n’est pas ordinaire : la franc-maçonnerie en Roussillon. « Toutes les archives sur la maçonnerie sont à la BNF. Je vivais à Perpignan, la thèse était à Nice et j’allais à Paris pour mes recherches. Dans les documents d’archive on peut trouver une vérité. Il s’y trouve beaucoup de sens. » Elle soulève l’importance méconnue des francs-maçons au XVIIIe sur notre territoire. « Je voulais montrer que la frontière est virtuelle et je voulais savoir si au XVIIIe il y avait cet élan. On a toujours été record dans le nombre de francs-maçons, avec une offre plurielle, en marge du royaume de France. Très tôt à Perpignan on ouvre des loges et des cafés philo. Nous étions prêts à la Révolution car nous expérimentions la fraternité depuis déjà trente ou quarante ans. Le Maréchal de Mailly a contribué à entretenir des jeunes filles pour qu’elles puissent étudier, il a participé à la rénovation de l’université de Perpignan et y a fait construire la première bibliothèque ouverte aux non-étudiants. » Au fil de l’entretien, il s’avère que Céline Sala-Pons n’est pas seulement passionnée, mais aussi passionnante. On éprouve en l’écoutant l’envie d’explorer à son tour le monde archives pour creuser un passé local qu’on imaginait moins riche. Sa thèse ne fera pas moins de 1 200 pages, au point que l’éditeur n’en gardera que 800. Elle publiera par la suite plusieurs articles et ouvrages sur la franc-maçonnerie. Mais ses publications vont bien au-delà puisqu’elle multiplie également des livres sur le thème de l’éducation et notamment sur l’enseignement civique et moral à l’école, à destination des futurs professeurs. On pourra deviner les prémices de son poste actuel lorsqu’elle se rend à Jérusalem et Paris, en 2011 et 2012, pour suivre des formations sur l’enseignement de la Shoah et la question des enjeux mémoriels et des lieux d’histoire. « Je voulais construire une société commune à travers les futurs citoyens, puis les futurs enseignants. C’est ce qui m’a motivée à postuler pour diriger le mémorial, pour poursuivre cet engagement sous d’autres formes. » Céline Sala-Pons sera choisie parmi plus d’une trentaine de candidats. « Il faut ressouder le corps social. Les gens se sentent éloignés les uns des autres. Le Mémorial est un lieu où on peut installer du dialogue entre des groupes sociaux qu’on veut parfois opposer, alors qu’on oublie les questions sociales qui les traversent. »

« Installer du dialogue entre des groupes sociaux qu’on veut parfois opposer »

Céline Sala-Pons s’efforce d’avancer de nouvelles formes d’interactions pour élargir les publics, avec par exemple des cafés philo. « Grâce à Carole Delga nous avons la gratuité des trains Toulouse-Perpignan pour aller au Mémorial, et nous avons aussi sur la ville un contrat de navette depuis l’université de Perpignan. Je vois des publics différents qui ne venaient pas avant. D’un lieu fermé on peut faire un lieu ouvert et accessible, d’un lieu de mort on peut faire un lieu de vie. » La directrice tente d’amener à l’histoire par l’art, avec une programmation artistique et culturelle. « Je travaille 80 heures par semaine, c’est presque militant. » Elle travaille sur l’idée d’une salle d’interprétation pour la jeunesse, avec des médiateurs conteurs pour les enfants, afin qu’ils repartent avec une expérience. « Pap Ndiaye a demandé un plan ministériel pour que tout enfant passe par un lieu de mémoire avant 18 ans. Durant la visite on découvre que toutes les confessions ont souffert, puis il y a des ateliers pour accompagner les enfants, sur le racisme. Il y a un atelier « valise » où l’on découvre une valise de républicain, de harki, un sac à dos de migrant… On voit des enfants qui rechignent à venir puis qui à la sortie ont du mal à partir et sont en retard pour prendre le bus ! » Très vite, ses réflexes d’enseignante l’amènent à mettre en place une frise chronologique pour accompagner les visites. « Aujourd’hui on ne lit plus, les jeunes vont sur une information rapide et surtout ne vérifient pas leurs sources, on est sur de l’instantané. Même les futurs enseignants lisent peu. Aucun étudiant de Licence 1 n’emprunte de livre à la bibliothèque universitaire, on a été obligé de se fâcher. Par contre ils lisent sur Google… On a eu le XXe siècle des connaissances. Au XXIe, on doit apprendre à trier l’information. » Céline Sala-Pons tente de ramener du factuel face à la vague d’intox actuelle. « 67 % des Français croyaient au grand remplacement ! Il y a un enjeu fort d’éducation à la citoyenneté. Zemmour disait que le régime de Vichy protégeait les Juifs français… J’ai fait venir un historien qui a montré les suppliques de Juifs internés à Rivesaltes, qui écrivaient au Maréchal, avant d’être malgré tout déportés à Auschwitz. On a déporté des milliers de personnes sans que ce soit le fait d’un seul Allemand, juste le zèle de l’Etat français. L’histoire du camp ce sont des faits. 2 289 hommes, femmes et enfants juifs ont été déportés depuis Rivesaltes. »

« L’Etat regroupe sur les marges les indésirables »

Mais tout le travail de transmission est aussi de rappeler que, malgré certaines idées reçues encore tenaces, il y a eu bien plus qu’une seule communauté qui a été internée à Rivesaltes. « Plus de cent nationalités, des mémoires différentes se sont succédé. C’est la force de l’exposition actuelle, autour du mot « indésirable ». A Rivesaltes il y a eu des Nord-Vietnamiens, ce n’est pas du tout connu ! Le camp est né sur la frontière, ce n’est pas pour rien qu’il est là. L’Etat regroupe sur les marges les indésirables. Je pense qu’on n’est pas assez informé historiquement de ce qui s’est passé, le camp de Rivesaltes est un funeste catalyseur de destins, notre rôle est d’organiser la rencontre entre l’Histoire et le public. Quand on arrive on ne voit que le camp. Le Mémorial a une architecture qui s’efface, mais pour mieux s’imposer quand on est dedans. » Céline Sala-Pons assure vouloir prolonger ou parfaire la vocation de laboratoire du site, mais aussi à travailler hors les murs, avec par exemple des interventions durant la semaine de lutte contre les discriminations. « Il y a l’idée de diffuser sur le territoire, de devenir une interface. » Un difficile mais beau chemin qu’il s’agira de suivre dans les années à venir. Et si ce n’est pas déjà fait, il est plus que temps d’aller voir les expositions permanentes et temporaires du Mémorial !

Les autorités égyptiennes poursuivent Travis Scott, citant des pratiques « sataniques »

De notre confrère vibe.com

Le Syndicat égyptien des musiciens tente également d’annuler l’événement « Utopia » du rappeur à Gizeh.

Le Syndicat égyptien des professions musicales poursuit Travis  ScottÉvénement Utopia  Giza, dans l’espoir d’obtenir le lancement en conserve. 

Dimanche 16 juillet, l’avocat égyptien Amr Abdelsalam est apparu sur  Memri TV  pour parler de leur décision de poursuivre Travis en justice avant son événement très attendu , citant des pratiques « sataniques ». Alors qu’il continuait, il a également affirmé que Scott avait un « dossier noir », la superstar croyant en la diffusion de la « franc-maçonnerie » mondiale et en la réécriture de l’histoire égyptienne. De plus, il a allégué que l’émission de Travis avait été annulée le lundi 17 juillet.

«Ce chanteur a un disque noir; il est connu pour être un fervent partisan de la franc-maçonnerie mondiale et de l’organisation afrocentrique qui s’oppose à l’identité et au patrimoine égyptiens. Nous avons pris toutes les mesures légales pour empêcher ce spectacle », a déclaré l’avocat.

« Dans ses spectacles, le rappeur américain accomplit toute la gamme des rites sataniques… le bien-être des citoyens égyptiens est plus important pour nous que d’organiser un tel spectacle et de le justifier en disant que nous devons dynamiser le tourisme. »

Il a poursuivi: «Ce rappeur [a été] interdit de chanter et d’organiser des émissions aux États-Unis depuis 2021. Dans sa dernière émission, des dizaines de personnes ont été tuées et des centaines ont été blessées. Des témoins oculaires ont documenté que le type de musique qu’il jouait dégageait une énergie négative et que des choses bizarres arrivaient aux personnes qui assistaient au spectacle.

Cependant, alors que le clip commençait à faire le tour des médias sociaux, l’équipe de Travis a dissipé la « rumeur », déclarant que l’émission se poursuivait comme prévu. Selon  Hypebeast , les représentants de Travis Scott ont carrément démenti ces informations et affirmations faites par Memri TV . 

Dimanche 9 juillet, Scott, 32 ans, a annoncé que son   événement de lancement Utopia à guichets fermés   aurait lieu  en direct à Gizeh .  » L’utopie  est où que vous soyez », lit-on dans son message avant de laisser tomber les coordonnées de l’événement. « Diffusion en direct transmise depuis l’Egypte – les Pyramides. 28 juillet. 

En plus de la révélation de l’emplacement, Scott a également déposé trois bandes-annonces d’accompagnement pour le LP. Chaque poste comprenait des villes importantes pour lui, dont Malibu, en Californie ; Miraval, France; et sa ville natale, Houston, Texas. De plus, les clips montrent Scott jouant l’album pour Rick Rubin, des images d’archives de l’artiste dans son enfance et le rappeur vendeur de platine dans un studio monotone blanc.