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Le Dessin de Jissey : « On finit tous dans l’urne, mes Frères »

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Chers Frères et Sœurs, accrochez vos tabliers et ajustez vos équerres, car comme le clame notre dessinateur préféré, Jissey, dans son dernier coup de crayon : « On finira tous dans l’urne, c’est plus sûr qu’un rituel de clôture sous la pluie ! » Que vous soyez Apprenti fraîchement initié, Maître bedonnant ou Grand Maître avec plus de médailles qu’un général soviétique, la Faucheuse ne se fait pas attendre. Alors, en ce lundi 19 mai 2025, prenons une grande inspiration (tant qu’on peut encore) et rigolons un peu de notre destin commun, avec une touche d’humour bien cynique et un zeste de philosophie maçonnique, à la manière de Jissey.

Le Triomphe Romain : Même César Prenait des Rappels !

Remontons à la Rome antique, où les généraux victorieux paradaient comme des rockstars sur leurs chars dorés, acclamés par une foule en délire. Mais attention, pas question de se la jouer trop diva ! Un esclave, planqué derrière le héros du jour, lui glissait à l’oreille : « Respice post te, hominem te esse memento » – en français dans le texte :

« Mate un peu derrière toi, mec, t’es pas Jupiter, juste un gars qui va clamser un jour ! »

Pas exactement memento mori, mais l’idée est là : même au top, t’es qu’un mortel, mon pote. Jissey, lui, aurait croqué ce général avec un esclave tenant un sablier géant et un Post-it marqué « RDV avec la Faucheuse : ASAP ».

Cynique, dites-vous ? Imaginez le pauvre général, tout bronzé après sa campagne en Gaule, qui se pavane en toge VIP, et là, un type lui souffle :

« Profite, champion, parce que la Faucheuse ne checke pas ton CV maçonnique avant de t’ajouter à son tableau de chasse. »

Que tu sois Vénérable, Grand Secrétaire ou simple Frère balayeur de temple, la mort ne fait pas de tri sélectif. Comme dirait Jissey : « L’urne, c’est l’égaliseur ultime – pas de passe-droit, même pour ceux qui connaissent le mot de semestre par cœur ! »

Le 3e Degré : Pas une Répét’ pour l’Orient Éternel, Désolé !

Parlons maintenant d’une légende urbaine qui circule plus vite en loge qu’un plateau de petits fours après trois heures de Tenue : le 3e degré, celui de Maître Maçon, serait une sorte de répétition générale pour le grand voyage vers la Loge d’en Haut, l’Orient Éternel, là où les tabliers sont toujours propres et les agapes éternelles. Que nenni, mes Frères ! Rangez vos billets pour l’au-delà, ce n’est pas The Voice version céleste.

Non, le 3e degré, avec son rituel où l’on joue les macchabées dans un décor digne d’un film de Tim Burton, n’est pas là pour vous faire répéter votre discours d’adieu. C’est une piqûre de rappel, un peu comme un coach de vie avec une faux :

« Plus tu acceptes de mourir à chaque instant, plus tu fais briller ton étincelle de vie. »

Oubliez la crise de la quarantaine ou les régimes detox, la vraie cure de jouvence, c’est de se dire : « Aujourd’hui, je lâche mes vieilles rancunes, mes vieilles chaussettes, et mon ego gros comme un obélisque. » Résultat ? Tu glorifies l’essence de la vie, rien que ça !

Jissey, lui, aurait dessiné un Maître Maçon en train de « mourir symboliquement » dans le rituel, avec une bulle : « Pfiou, mourir à soi-même, c’est plus dur que d’écouter une planche sur l’alchimie à 22h ! » Et à côté, la Faucheuse, en tablier noir et blanc, qui soupire : « Relaxe, c’est juste une métaphore, pas besoin de réserver l’urne tout de suite ! » Cynique ? Oh que oui.

Parce que, soyons honnêtes, on passe tous notre temps à polir notre pierre brute, mais au final, la seule chose bien lisse, c’est le marbre de la tombe !

Memento Mori : La Vanité, C’est Surfait

Revenons à ce bon vieux memento mori, cette maxime qui nous colle aux basques depuis les Romains et qui a trouvé un nid douillet dans nos loges. Dans le cabinet de réflexion, quand tu fixes un crâne en te demandant si c’est du vrai ou du plastique, et que tu lis « Memento Mori » gravé dans le mur, c’est pas pour te filer le bourdon. C’est pour te secouer :

« Hé, Frère, t’es pas éternel, alors arrête de râler parce que le café de l’agape est tiède et mets-toi au boulot pour laisser un monde un poil moins bancal ! »

Jissey, avec son coup de crayon acéré, nous croquerait tous en toge romaine, paradant fièrement avec nos grades, nos cordons, et nos titres ronflants – Grand Inspecteur, Chevalier du Zodiaque, ou Roi du PowerPoint en tenue. Mais derrière, un squelette hilare, tenant un panneau : « Memento Mori, les gars ! Vos médailles, ça fond pas dans l’urne ! » Le message ? La vanité, c’est comme un tablier mal repassé : ça se voit de loin, et ça sert à rien. Alors, vivons, aimons, et rions – parce que, comme dirait Jissey,

« la mort, c’est juste le Grand Architecte qui te convoque pour une tenue sans ordre du jour ! »

Riez, Frères, Car l’Urne Attend !

Alors, mes très chers Frères et Sœurs, que retenir de ce memento mori à la Jissey ? Que la mort, c’est la seule deadline qu’on ne peut pas repousser, même avec une dérogation du Grand Maître. Que le 3e degré, c’est pas une bande-annonce pour l’Orient Éternel, mais un coup de pied au derrière pour vivre mieux, ici et maintenant. Et que la Franc-maçonnerie, avec son humour subtil et ses symboles qui piquent, nous rappelle qu’on est tous dans le même bateau – ou plutôt, dans la même urne.

Alors, à la santé de Jissey, qui nous dessine la vie avec un rictus cynique et un cœur gros comme un temple, levons nos verres (tant qu’on peut encore) ! Et la prochaine fois que vous polissez votre pierre brute, pensez à ce vieux général romain, à ce crâne dans le cabinet, et à la Faucheuse qui, quelque part, aiguise sa faux en fredonnant :

« Memento Mori, les maçons, et passez-moi les petits fours ! »

La Franc-maçonnerie est-elle à l’origine du Festival de Cannes ?

La « Palme d'or » du Festival de Cannes

Dans l’effervescence culturelle de la France des années 1930, alors que l’ombre du fascisme s’étendait sur l’Europe, un projet audacieux naquit dans l’esprit d’un homme d’État visionnaire, Jean Zay, ministre du Front populaire et franc-maçon convaincu. Le Festival de Cannes, aujourd’hui symbole mondial du cinéma, fut conçu comme un rempart de liberté et de créativité face à la propagande totalitaire. Si la franc-maçonnerie ne fut pas l’unique architecte de cet événement, son empreinte idéologique, portée par Zay et ses idéaux de fraternité, d’égalité et de progrès, joua un rôle déterminant dans sa genèse.

Cet article retrace, sous un angle historique et narratif, l’histoire fascinante de la création du festival, tout en explorant la légende tenace qui lie la Palme d’or à la branche d’acacia maçonnique, symbole de pureté et d’immortalité.

Les Années 1930 : Une France en quête de lumière

Jean Zay

En 1936, la France vit un moment de bouleversement politique et social. Le Front populaire, coalition de gauche menée par Léon Blum, accède au pouvoir, porté par un élan de réformes progressistes. Jean Zay, jeune ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts, incarne cette aspiration à une société plus juste et cultivée. À seulement 32 ans, cet avocat orléanais, initié en 1926 dans la loge Étienne Dolet du Grand Orient de France (GODF), est déjà une figure montante. Son père, Léon Zay, maçon lui-même, lui a transmis les valeurs républicaines et laïques qui guideront son action. Membre également de la loge L’Éducation Civique de la Grande Loge de France (GLDF), Jean Zay puise dans la franc-maçonnerie une vision humaniste, où l’éducation et la culture sont des leviers d’émancipation.

C’est dans ce contexte qu’émerge l’idée d’un festival de cinéma international. À l’époque, la Mostra de Venise, créée en 1932 sous l’égide de l’Italie fasciste de Mussolini, domine la scène cinématographique européenne. Mais la Mostra est gangrénée par la propagande. En 1938, des films nazis et fascistes, soutenus par des figures comme Joseph Goebbels, ministre de la Propagande du Reich, y triomphent, au détriment de la liberté artistique. Les États-Unis et le Royaume-Uni, indignés par cette politisation, boycottent l’événement et cherchent une alternative. C’est alors que Émile Vuillermoz, critique musical, et René Jeanne, historien du cinéma, proposent à Zay un projet ambitieux : faire de la France le berceau d’un « festival du monde libre ».

Cannes : Un rêve forgé dans l’idéal maçonnique

Jean Zay, passionné par le cinéma et convaincu de son pouvoir éducatif, embrasse l’idée avec ferveur. Pour lui, le cinéma n’est pas seulement un art, mais un outil de résistance intellectuelle face aux totalitarismes. Ses idéaux maçonniques – liberté, égalité, fraternité – résonnent dans ce projet. La Franc-maçonnerie, avec son attachement à la culture comme vecteur de progrès, inspire sa volonté de créer un espace où les artistes du monde entier pourraient s’exprimer sans censure. Comme il l’écrit dans ses mémoires (Souvenirs et solitude, 1945)

« la culture est le rempart de l’esprit libre contre la barbarie ».

Cannes, perle de la Côte d’Azur, est choisie pour accueillir ce festival. Son climat ensoleillé, ses palaces, et son prestige en font un écrin idéal. Mais le choix de Cannes n’est pas anodin : la ville, avec ses armoiries ornées d’une palme, évoque la victoire et la pureté, des valeurs qui font écho aux symboles maçonniques chers à Zay. En 1939, tout est prêt : Louis Lumière, pionnier du cinéma et figure universellement respectée, accepte de présider l’événement, prévu du 1er au 20 septembre. Des délégations américaines et britanniques affluent, et une sélection de films internationaux, célébrant la créativité et la diversité, est annoncée.

Mais le destin en décide autrement. Le 1er septembre 1939, l’Allemagne nazie envahit la Pologne, déclenchant la Seconde Guerre mondiale. La France déclare la guerre deux jours plus tard, et le festival est annulé. Le rêve de Zay s’effondre, balayé par la tourmente. Sous l’Occupation, le projet, associé à un ministre juif et républicain, est enterré. Zay lui-même, arrêté par le régime de Vichy, est emprisonné, puis assassiné par la Milice en 1944. Pourtant, son idée survit.

La Renaissance de Cannes : Un héritage retrouvé

Après la Libération, la France renaît, et avec elle, le projet de Cannes. En 1946, le Festival de Cannes voit enfin le jour, sous la direction de nouvelles figures comme Philippe Erlanger et Robert Favre Le Bret. Bien que Zay ne soit plus là pour en être témoin, son empreinte perdure. Le festival devient un symbole de liberté artistique, attirant les plus grands cinéastes, de Roberto Rossellini à Akira Kurosawa. Il s’impose rapidement comme une vitrine mondiale du cinéma, fidèle à la vision initiale de Zay : un espace où l’intelligence et la créativité triomphent des idéologies oppressives.

C’est en 1955 que naît la Palme d’or, récompense suprême du festival. Conçue par la joaillière Lucienne Lazon, elle remplace le Grand Prix du Festival international du film, un diplôme accompagné d’un trophée variable. La palme, posée sur un socle en terre cuite sculpté par Sébastien, tire son inspiration des armoiries de Cannes, elles-mêmes liées à la légende de saint Honorat. Selon la tradition, ce saint, en grimpant sur un palmier, aurait chassé les serpents des îles de Lérins, un symbole de purification repris dans l’héraldique locale. La première Palme d’or est décernée à Marty de Delbert Mann, marquant le début d’une icône cinématographique.

La Palme d’or et l’Acacia : Une Légende Maçonnique

Dès les premières éditions, une rumeur circule dans les cercles maçonniques : et si la Palme d’or était plus qu’un simple symbole local ? Pour certains frères et sœurs, sa forme évoque la branche d’acacia, emblème sacré du grade de Maître maçon. Dans la franc-maçonnerie, l’acacia, associé au mythe d’Hiram, architecte du temple de Salomon, symbolise l’immortalité de l’âme et la fidélité. Sa verdure persistante représente la vie qui triomphe de la mort, une idée qui résonne avec la victoire artistique célébrée à Cannes.

Cette légende trouve un écho dans l’implication de Jean Zay, dont l’appartenance maçonnique est bien connue. Pour les tenants de cette théorie, la palme ne serait pas seulement un hommage à Cannes, mais un clin d’œil discret aux idéaux du GODF, incarnés par Zay. Dans les années 1960, alors que le festival gagne en prestige, des maçons murmurent que la palme est une « acacia déguisée », un symbole caché de l’influence maçonnique sur la culture française.

Pourtant, l’histoire est plus prosaïque. Les archives du festival, consultées dans Histoire du Festival de Cannes (Éditions du Festival, 1996), confirment que la palme est directement inspirée du blason de Cannes, sans référence à l’acacia. La légende de saint Honorat, ancrée dans la tradition chrétienne, prédomine, et les organisateurs, comme Favre Le Bret, n’ont jamais mentionné de lien maçonnique. La ressemblance entre la palme et l’acacia est une coïncidence, amplifiée par l’imaginaire maçonnique et la présence de Zay à l’origine du projet. Comme le note Roger Dachez dans Les Mythes de la franc-maçonnerie (2016), « les symboles maçonniques suscitent des interprétations, car ils parlent à l’inconscient collectif, même sans intention délibérée ».

Jean Zay : Un Héros Maçonnique et Républicain

L’histoire du Festival de Cannes ne peut être dissociée de celle de Jean Zay, dont la vie incarne les idéaux de la franc-maçonnerie. Né en 1904 d’un père juif et d’une mère protestante, Zay grandit à Orléans dans un milieu républicain. Initié à 22 ans, il gravit les échelons du GODF tout en s’engageant en politique. Sous le Front populaire, il révolutionne l’éducation et la culture, posant les bases du CNRS, du Palais de la Découverte, et de l’ENA. Son amour du cinéma le pousse à soutenir des initiatives comme le Centre national du cinéma (CNC), créé en 1946, et bien sûr, le Festival de Cannes.

Mais son engagement lui vaut des ennemis. Sous Vichy, Zay est calomnié comme juif, maçon, et républicain. Emprisonné, il rédige ses mémoires, un témoignage de résilience. En 1944, il est exécuté par la Milice, à l’âge de 40 ans. Son sacrifice devient un symbole de la Résistance. En 2015, ses cendres entrent au Panthéon, aux côtés de Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, et Germaine Tillion, comme l’annonça François Hollande en 2014. Cet hommage consacre Zay comme un héros de la République, dont l’héritage culturel perdure à Cannes et au-delà.

Un ouvrage récent, Jeunesse de la République (2024), édité par Pierre Allorant et Olivier Loubes, avec une préface de Pascal Ory, retrace son parcours. Rassemblant ses journaux, discours, et écrits inédits, il révèle un Zay humaniste, dont la vision maçonnique – faire de l’école et de la culture des piliers de la démocratie – continue d’inspirer.

Un Héritage Vivant

Quentin Tarantino

Le Festival de Cannes, né d’un rêve brisé par la guerre, est aujourd’hui une institution mondiale, où des cinéastes comme Quentin Tarantino, Jane Campion, ou Bong Joon-ho ont été couronnés. Chaque année, la Palme d’or, brandie sous les projecteurs du Palais des Festivals, rappelle la vision de Jean Zay : un cinéma libre, universel, et audacieux. Si la légende de l’acacia persiste dans les loges maçonniques, elle ajoute une touche de mystère à cette épopée culturelle, sans en altérer la vérité historique.

La franc-maçonnerie, à travers Zay, a insufflé au festival un esprit de résistance et d’humanisme. Comme l’écrit Antoine Prost dans Jean Zay, ministre de la République (2003), « Zay a fait de la culture un acte de foi républicaine, un combat pour la liberté ». À Cannes, cet héritage brille encore, dans chaque film projeté, dans chaque palme décernée.

Références

  • Archives du ministère de la Culture, 1938-1946.
  • Zay, J., Souvenirs et solitude, 1945.
  • Allorant, P., & Loubes, O., Jeunesse de la République, Bouquins, 2024.
  • Prost, A., Jean Zay, ministre de la République, Tallandier, 2003.
  • Dachez, R., Les Mythes de la franc-maçonnerie, Armand Colin, 2016.
  • Chevallier, P., Les Francs-maçons et la République, Fayard, 1972.
  • Histoire du Festival de Cannes, Éditions du Festival, 1996.

Par notre confrère France Info :

« Un acte de résistance » contre le fascisme : « Affaires sensibles » retrace un scénario méconnu, celui de la naissance du Festival de Cannes

Emission Affaires Sensibles de France Info

« On oublie cette histoire-là, pourtant fondamentale », regrette la fille de Jean Zay, ministre du Front populaire qui fut aussi le père… du Festival de Cannes. « Affaires sensibles » retrace un scénario méconnu : comment un rendez-vous devenu le plus prestigieux du cinéma mondial a été imaginé pour faire concurrence à une Mostra de Venise sous domination fasciste.

2 septembre 1938 : scandale parmi les nations démocratiques, lorsque la 6e Mostra de Venise couronne deux films de la propagande fasciste. Benito Mussolini, qui gouverne l’Italie depuis quinze ans, a été convaincu par Adolf Hitler, son allié allemand de l’axe Rome-Berlin, de mettre au pas le jury de la seule compétition internationale dédiée au septième art. 

Ex æquo en tête du palmarès : Luciano Serra, pilote, supervisé par le propre fils du Duce, et Les Dieux du stade, réalisé par Leni Riefenstahl, la cinéaste attitrée de l’Allemagne nazie. 

Un « festival du monde libre » imaginé dans un wagon-lit

Comment réagir à ce coup de force contre la culture ? Les grandes choses ayant souvent « des commencements modestes », selon les mots de Philippe Erlanger, représentant la France au jury de la Mostra, c’est dans un wagon-lit que va germer le projet d’« un autre festival, un festival du monde libre ». L’idée lui en est venue dans le train qui ramène le haut fonctionnaire à Paris le soir même.

De retour dans la capitale, Philippe Erlanger va trouver un allié décisif au sein du gouvernement du Front populaire : Jean Zay, le jeune ministre de l’Education nationale et des Beaux-Arts. A 34 ans, il s’est imposé comme une figure de la gauche. Et il va immédiatement faire de ce projet un combat personnel. 

Une figure du Front populaire cinéphile 

Cinéphile, Jean Zay est surtout convaincu, témoigne sa fille cadette Hélène dans « Affaires sensibles » que « c’est un acte de résistance, culturelle cette fois-ci, contre ce régime totalitaire. Et qu’il faut que ce soit la France, le pays des droits de l’homme, qui soit aux avant-postes pour ça ».

Mais avec le gouvernement Daladier, qui succède à Léon Blum, la fermeté face aux dictatures n’est pas de mise au sommet de l’Etat… Il faudra attendre qu’Hitler envahisse ce qu’il reste de la Tchécoslovaquie, six mois après les accords de Munich, pour que sa politique de l' »apaisement » ne tienne plus. Après des mois de travail acharné et de tractations, l’inauguration du festival de Cannes est fixée au 1er septembre 1939. Et c’est ce même jour qu’Hitler envahit la Pologne, une semaine après la signature du pacte germano-soviétique…

Annulé pour cause de Seconde Guerre mondiale 

Arrêté, jugé pour désertion, jeté en prison, Jean Zay (qui a aussitôt démissionné pour s’engager dans l’armée française) sera assassiné par la Milice en juin 1944. Depuis 2015, il repose au Panthéon. Ministre du Front populaire, juif et franc-maçon, il est « l’une des premières victimes politiques du régime de Vichy », rappelle sa fille Hélène devant le mémorial qui lui est consacré à Orléans. C’est une table de banquet républicain dressée dans la ville d’origine de son père, où elle réside toujours, qui mentionne le Festival de Cannes parmi ses contributions.

« La création de ce festival, pour Hélène Mouchard-Zay, c’est un acte de résistance. Avant l’heure, parce qu’il est bien de résister avant que la catastrophe ne soit là. Et c’est ce que mon père a fait. On oublie cette histoire-là, qui est pourtant fondamentale, parce que je trouve que c’est une idée qui reste très présente, que le cinéma peut être un instrument de combat dans le combat démocratique, dans le combat pour la liberté. C’est une grande idée, pour laquelle il a combattu, et qui a duré. »

Jean Zay n’aura pas connu le festival, mais le projet lui survivra – relancé par le même Philippe Erlanger qui en avait eu l’idée, à la Libération. Et le 20 septembre 1946, un an après la fin de la guerre, la ville inaugure pour de bon son premier festival international du film…

Extrait de « Naissance du Festival de Cannes : le combat du monde libre », à voir dans « Affaires sensibles(Nouvelle fenêtre) » le 18 mai 2025.

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Dupond-Moretti et la Franc-maçonnerie : une critique acérée dans une vidéo

Après Philippe de Villiers mercredi et François Asselineau samedi, c’est au tour d’Éric Dupond-Moretti de se justifier à propos de la franc-maçonnerie. On pourrait croire que le discours du président Macron les a stimulés sur ce thème. Dans une vidéo publiée sur YouTube le 7 mai 2025, Éric Dupond-Moretti, ancien ministre de la Justice, s’exprime sans complaisance sur la Franc-maçonnerie.

Cette intervention, qui a rapidement attiré l’attention sur les réseaux sociaux, révèle une position critique vis-à-vis de l’Art Royal, mettant en lumière des tensions entre les valeurs républicaines et les pratiques perçues comme opaques de certaines Obédiences maçonniques. Cet article propose de décrypter les propos de l’ex ministre devenu comédien, d’analyser le contexte de cette prise de parole et d’explorer les réactions qu’elle a suscitées.

Les propos de Dupond-Moretti : une attaque frontale

Dans cette vidéo de plus d’une heure, Éric Dupond-Moretti, connu pour son franc-parler, ne mâche pas ses mots. Il commence par rappeler son attachement indéfectible à la laïcité, un pilier de la République française, avant d’aborder à la seizième minute le sujet de la Franc-maçonnerie. Selon lui, certaines loges maçonniques, sous couvert de principes philosophiques et humanistes, exerceraient une influence discrète mais problématique sur les sphères du pouvoir, notamment dans la justice et la politique.

L’ex ministre dénonce ce qu’il appelle des « réseaux d’influence souterrains des Frères La gratouille » qui, selon lui, nuisent à la transparence et à l’égalité devant la loi. Il cite des exemples où des magistrats ou des fonctionnaires, membres de loges maçonniques, auraient favorisé des « frères » dans des décisions judiciaires ou des nominations administratives, au détriment du mérite et de l’impartialité. « Je ne peux pas tolérer que des cercles privés, quels qu’ils soient, viennent interférer dans le fonctionnement de la justice« , assène-t-il, martelant que la République doit rester « aveugle aux appartenances et aux affiliations« .

Dupond-Moretti va plus loin en critiquant le secret qui entoure les activités maçonniques. Il évoque les serments d’allégeance prêtés par les membres, qu’il juge incompatibles avec les devoirs des fonctionnaires publics, notamment dans le cadre de la justice. « Quand on prête serment à la République, on ne peut pas prêter serment ailleurs« , déclare-t-il, suggérant que cette dualité d’engagement pourrait créer des conflits d’intérêts.

Contexte : une justice sous tension

Eric Dupond-Moretti

Cette sortie intervient dans un contexte où la justice française est sous le feu des critiques. Depuis son arrivée au ministère de la Justice en 2020, Dupond-Moretti a dû faire face à de nombreuses polémiques, notamment sur son propre passé d’avocat et sur des accusations de conflits d’intérêts dans certaines affaires. En 2025, alors que la France prépare des échéances électorales majeures, l’ex ministre semble vouloir réaffirmer son autorité et son engagement pour une justice indépendante.

La Franc-maçonnerie, présente en France depuis le XVIIIe siècle, a toujours été un sujet sensible. Avec environ 160 000 membres répartis dans diverses obédiences (comme la Grande Loge de France, le Grand Orient de France ou encore la Grande Loge Nationale Française), elle est souvent perçue comme un réseau d’influence, notamment dans les hautes sphères de l’État. Des affaires passées, comme les scandales impliquant des réseaux maçonniques dans les années 1980 et 1990, ont alimenté les soupçons d’une collusion entre certaines loges et des responsables publics. Les propos de Dupond-Moretti s’inscrivent donc dans une longue tradition de méfiance à l’égard de cette organisation.

Une critique à nuancer

Théâtre Marigny depuis le 1er février 2025.

Si les accusations de l’ex ministre devenu comédien sont graves, elles méritent d’être nuancées. D’une part, la Franc-maçonnerie n’est pas un monolithe : les différentes obédiences ont des orientations idéologiques variées, allant de la défense de la laïcité à des positions plus conservatrices. De nombreux francs-maçons revendiquent un engagement sincère pour des valeurs humanistes et républicaines, et rejettent toute idée d’influence indue.

D’autre part, les preuves concrètes d’une influence systématique de la Franc-maçonnerie sur la justice restent rares. Si des cas isolés de favoritisme ont été documentés par le passé, ils ne permettent pas de généraliser à l’ensemble de l’organisation. Dupond-Moretti lui-même n’apporte pas d’exemples précis dans cette vidéo, ce qui pourrait affaiblir la portée de ses accusations. Certains observateurs y voient une stratégie politique : en s’attaquant à une organisation souvent perçue comme mystérieuse, le ministre pourrait chercher à détourner l’attention de ses propres difficultés et à se poser en défenseur intransigeant de la République lorsqu’il était ministre.

Réactions et polémiques

Les réactions à cette vidéo n’ont pas tardé. Du côté des obédiences maçonniques, le ton est à l’indignation. Le Grand Orient de France a publié un communiqué dénonçant une « attaque injustifiée » et rappelant que la Franc-maçonnerie promeut des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, en parfaite adéquation avec les idéaux républicains. « Nous ne sommes pas un contre-pouvoir, mais un espace de réflexion« , affirme le communiqué, qui appelle Dupond-Moretti à « faire preuve de plus de discernement« .

Sur les réseaux sociaux, les avis sont partagés. Certains internautes saluent le courage du ministre pour avoir abordé un sujet tabou, estimant qu’il est temps de faire la lumière sur les réseaux d’influence dans les institutions. D’autres, en revanche, accusent Dupond-Moretti de populisme, voire de relayer des théories complotistes sur la Franc-maçonnerie. Des voix critiques soulignent également l’ironie de la situation : Dupond-Moretti, lui-même accusé par le passé de conflits d’intérêts, serait mal placé pour donner des leçons de transparence.

Vers une réforme ou une polémique stérile ?

Dans d’autres supports, Dupond-Moretti annonçait son intention lorsqu’il était aux affaires de renforcer les mécanismes de contrôle pour garantir l’indépendance des magistrats et des fonctionnaires. Il évoquait notamment la possibilité d’imposer une déclaration obligatoire d’appartenance à des organisations comme la Franc-maçonnerie pour certains postes sensibles, une mesure qui, si elle était mise en œuvre, risquerait de provoquer un tollé.

En 2025, alors que la France est confrontée à des défis majeurs – crise sociale, défiance envers les institutions, montée des extrêmes –, ces sorties de Dupond-Moretti pourraient n’être qu’une diversion. Si elles ont le mérite de poser la question de la transparence dans les institutions, elles risquent aussi de raviver des clichés sur la Franc-maçonnerie sans apporter de solutions concrètes.

En conclusion, les déclarations d’Éric Dupond-Moretti dans cette vidéo du 7 mai 2025 témoignent d’une volonté de s’attaquer aux zones d’ombre de la République, mais elles soulèvent autant de questions qu’elles n’apportent de réponses. Entre défense de la laïcité et risque de stigmatisation, le débat sur la Franc-maçonnerie reste plus que jamais d’actualité.

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28/05/25 à 19h30 à la GLDF : Conférence théâtralisée : « Intelligence Artificielle, éthique et morale » avec Laurence Devillers

La Grande Loge de France se donne tous les ans un thème de questions à l’étude de ses Loges qui le souhaitent. Le fil directeur de la période se terminant est « l’intelligence artificielle« . Lui a succédé « l’humain, le vivant, la planète« .

Dominique Losay

Nous clôturons la séquence des conférences publiques destinées à éclairer la réflexion sur le thème de l’intelligence artificielle avec cette conférence théâtralisée, ouverte à tout public, maçons ou non maçons, tout à fait exceptionnelle intégrant de larges extraits de la pièce « Qui a hacké Garoutzia ? » :

Clément Ledoux

Introduction : Dominique Losay, 1er Grand Maître adjoint de la Grande Loge de France
Modération : Clément Ledoux, Vénérable maître de la Loge « La Justice« 

PREMIERE PARTIE

Animation théâtrale :

Lecture de textes tirés d’extraits de la pièce de théâtre sur l’Intelligence Artificielle : « Qui a hacké Garoutzia ? » et d’autres textes de la compagnie Atropos spécialisée en Art et Sciences.

Ils seront interprétés par les comédiens de cette Compagnie.

Metteuse en scène : Lisa Bretzner, Autrice, comédienne

DEUXIEME PARTIE

Laurence DEVILLERS

Débat avec les éminents spécialistes :

Laurence DEVILLERS, professeure en IA à Sorbonne Université, chercheur au CNRS, présidente de la Fondation Blaise Pascal, co-autrice de « Qui a hacké Garoutzia ? » et autrice du livre « IA, Ange ou Démon ? » Ed. Du Cerf,

Serge ABITEBOUL, chercheur à Inria et ENS, Paris, membre de l’Académie des Sciences, co-auteur de « Qui a hacké Garoutzia ? »

Mercredi 28 mai 2025 à 19 h 30

Hôtel de la GLDF – Grand Temple Pierre Brossolette
8, rue Louis Puteaux
75017 PARIS
(Métro Rome)

Inscrivez-vous !

GOI : 16 mai 1925, discours de Gramsci à la Chambre contre la loi interdisant la Franc-maçonnerie

Du site officiel du Grand Orient d’Italie

C’est en mai, il y a cent ans, que le fascisme obtenait l’approbation parlementaire du projet de loi contre la franc-maçonnerie. Une loi qui entrera en vigueur le 26 novembre 1925 et qui marquera le début de la fin de toutes les libertés civiles.

Le texte de la loi, déjà élaboré en janvier, était parmi les priorités absolues du gouvernement et du parti fasciste, qui avait envoyé le 14 avril une circulaire à toutes ses fédérations, n° 4, qui dit : « La Franc-Maçonnerie constitue en Italie la seule organisation concrète de cette mentalité démocratique néfaste et irréductiblement hostile à notre parti et à notre idée de la Nation, qu’elle, et elle seule, permet aux différents partis, bourgeois et socialistes, de l’opposition parlementaire et aventin, de la résistance, de la cohérence et de l’unité d’action ».

GOI

Le débat sur le projet de loi à la Chambre a été fixé au 16 mai. Le rapporteur des propositions était Emilio Bodrero, l’un des opposants les plus virulents à la franc-maçonnerie au sein du PNF, partisan d’une campagne féroce qui avait culminé l’année précédente, en août 1924, avec l’engagement de l’anéantir. Cela avait déclenché la violence des squadristi qui avaient commencé à mettre le feu aux loges.

Portrait d’Antonio Gramsci, vers 30 ans, au début des années 1920.

Parmi les rares députés présents dans l’hémicycle le jour du débat, Antonio Gramsci a pris la parole pour attaquer cette loi. C’était aussi son premier et unique discours dans un parlement devenu alors complètement fasciste. Mais son discours, comme le prévient l’historien et Grand Maître honoraire du Grand Orient Santi Fedele, n’était pas un discours de défense des francs-maçons mais une dénonciation lucide contre la dérive liberticide actuellement en cours.

Le débat a été ouvert par Gioacchino Volpe, qui, dans son discours de soutien à la mesure fasciste, a également levé tout doute sur la référence de la loi à la franc-maçonnerie, à laquelle il a consacré tout son discours enflammé, l’accusant de « malentendu politique, de dégénérescence de la vie publique, de confusion des idées, de survivance des idéologies des Lumières et du XVIIIe siècle, de pacifisme râpé, d’internationalisme, de désorganisation de l’État, d’instrument d’intérêts étrangers au détriment du pays, de vieil anticléricalisme vide, et surtout d’intrigues et de Camorra ».

Siège du GOI

Une fois la discussion close, au moment du vote il n’y avait pas quorum, la séance fut donc ajournée et le projet de loi fut approuvé le 19 mai avec 289 voix contre 4. Le Sénat vota en sa faveur dans la séance du 22 novembre 1925. Le même jour, une balustrade Torrigiani dissout toutes les loges adhérant au Grand Orient d’Italie, mais pas le Grand Orient d’Italie, qui continue ses travaux.

Le Grand Orient d’Italie a édité la publication d’un volume intitulé « Gramsci et la Franc-Maçonnerie » avec la préface du Grand Maître Bisi dans laquelle le discours est rapporté.

En quête de spiritualité

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Notre siècle serait-il le nouveau siècle des lumières ?


Je suis tranquille de ce côté car les humoristes ou ceux qui essaient de pratiquer l’humour font rarement partie des gens sérieux qui croient détenir une certaine vérité. Ceci dit afin d’éviter toute ambiguïté éventuelle…

Cependant je voudrais pas qu’on dise que je ne suis pas une lumière pour autant, normal tout de même, un peu de fierté ! 

Je suis d’un naturel curieux, j’écoute, je lis et je m’intéresse à la presse écrite et audio-visuelle, à tout ce qui touche de près ou de loin aux références philosophiques, spirituelles et à mon “terreau maçonnique”. Force est de constater qu’il y a matière ! J’ai l’impression que

« aller chercher un peu de spiritualité rassure dans ce monde »

où la vitesse de croisière est bloquée sur l’accélération, elle même dépendante de la consommation et du calendrier des guerres internationales.

 Il faut se donner bonne conscience face aux dérèglements et aux aberrations de ce siècle emprunt de folie. L’humour et ses clignotants ne suffisent plus. La recette miracle comme nous propose l’intelligence artificielle à mon avis non plus.

La spiritualité semble répondre à cette quête, car ancrée dans le temps depuis des lustres.

« L’adn collectif est t-il chargÉ de spiritualitÉ? »

Toujours prêt à réagir comme un bras tendu pour nous sortir du gouffre dans lequel nous serions plongés.

Les philosophes reprennent du service, on les retrouve sur de nombreux plateaux télés et sur certaines chaînes de télévision, ils font fureur. C’est bien connu au pays des aveugles les borgnes sont rois, mais ne soyons pas médisant envers des initiatives qui conduisent à s’élever. Nous le savons, la critique est aisée et les initiatives innovatrices doivent se faire une place sur le marché de la connaissance.

Alors écouter parler de Platon, Sénèque , Spinoza et tant d’autres me plongent dans un bain de bonheur propice à découvrir la spiritualité, tout comme…

« une méditation face à la mer fait monter en moi une intensité spirituelle »

si j’ose dire.

Il faut bien commencer à se poser des questions avec les moyens qui sont à notre disposition et ne pas toujours rejeter les courants à la mode sous prétexte qu’ils émanent de décisions voire intéressées par souci commercial. L’actualité se soucie moins de ces impératifs intellectuels pour proposer de son côté un flot d’informations qu’il conviendrait d’analyser plus en profondeur avant sa diffusion.

Certes, c’est bien connu en presse écrite certains journaux sont aussi pratiques pour l’allumage des feux de cheminées et dans un autre registre tous les appareils, téléphone, tablettes, ordinateurs et télévisions possèdent tous un bouton marche et arrêt.

A bon entendeur salut, je vais, avant d’éteindre, rejoindre Le Grand René pour sa video ci-dessous :

L’énigme des Maîtres -19- La lettre cachée

Pour lire l’épisode précédent : ici

Hôtel de l’Académie

À l’abri des regards, installés dans la suite de sir Archibald, nos amis étalèrent les douze registres de compte aux couvertures cartonnées. Ils concernaient la gestion du château Lamothe.

On y apprend que le lendemain du 3 décembre 1600, la reine Marie de Médicis suivie des princesses et des seigneurs attachés à sa personne alla entendre la messe à La Motte et y déjeuna. On avait dressé une estrade sur laquelle elle pouvait entrer dans sa chambre qui occupait toute la façade du château entre les deux tours côté Lyon en direction du Rhône. Cette estrade assez vaste pour contenir toutes les personnes qui composaient son cortège, était couverte et parée de riches tentures et le trône s’élevait au milieu. Chaque dépense y était notée

La plus fastueuse dépense fut faite pour la visite de Louis XIII. La ville avait donné au nommé Hugues Crépier, l’ordre de bâtir et de construire un Palais et un Théâtre à l’entrée de l’enclos de la Motte, Le Roi et la Reine entrèrent dans la grande salle pour déjeuner et à la fin du repas, installés sur l’estrade ils virent défiler en bon ordre toute la milice bourgeoise, dont le nombre se montait à plus de 8 à 9000 hommes divisés en 36 pennonages, armés et vêtus avec beaucoup d’élégance et de richesse.  

Le roi donna aux valets de chambre tout le « théâtre du château de la Motte  où se firent les réceptions, tapisseries de Flandres et meubles compris. Sans doute, il ignora que ces richesses ont été apportées là et prêtées par les plus riches bourgeois de la ville qui ont vidé leur appartement luxueux pour lui faire honneur. Heureusement les valets de chambre sont gens accommodants. Ils consentent à « céder au bénéfice de la ville le don que sa majesté Louis XIII leur a fait  mais pour 300 livres. Puis c’est le capitaine des gardes, Mosny et son exempt Vaustin, à qui le Roi a donné les ornements du théâtre La Motte. L’exempt se contente de  la valeur d’un habit de satin, soit 60 livres, mais de Mosny en exige 600 et encore garde-t-il le dais de velours violet, les chaises, les chenets, les taffetas et les tapis de Turquie. Quand les visiteurs de marque sont partis en emportant leur butin, quand la ville a payé sa rançon et racheté ses meubles, restent les amis à satisfaire, et les services extraordinaires à récompenser. Hallincourt s’est signalé tout particulièrement par son zèle à faire aboutir les réclamations de la ville à son Roi. En reconnaissance, la ville distribue des étrennes à toute sa maison, à celle de son fils, le marquis de Villeroy et du lieutenant gouverneur conte de Bury. Pour lui même on réserve un cadeau royal, il touchera 3000 livres de rente annuelle. Les services extraordinaires des gros fonctionnaires de la ville coûtent 6357 livres, ceux des petits 860; les domestiques privés du Prévôt des marchands, du receveur de la ville et des autres, reçoivent leurs étrennes au frais de la même et inépuisable caisse qui ne peut payer ses créanciers. La visite royale coûte à la ville de Lyon à peu près le budget d’une année : 61000 livres.

Ces découvertes amusèrent les lecteurs et surtout Caris qui en riait.

En ouvrant le dernier registre concernant les préparatifs faits au château de la Motte en vue d’y recevoir le Roi Louis XIV, Alexander fit remarquer que la couverture était anormalement épaisse, quelque chose y était dissimulée entre le carton et la page de son dos.

Ils décidèrent d’entamer la reliure avec d’infinies précautions.  Y apparut un fac-similé plié et inséré d’une lettre de Léonard de Vinci à Charles Villeneuve, traduite en français.

À Charles de Villeneuve, Seigneur et Baron de Joux,

Noble Seigneur,

Pardonnez mon retard à vous écrire. Depuis mon arrivée salvatrice, il y a 3 ans auprès de notre Très Noble et Très Puissant roi François. Je suis devenu une curiosité que mon royal « père » est heureux de présenter à ses hôtes et je me dois d’y répondre.

C’est avec une profonde gratitude que je prends la plume, vous exprimant mes sincères remerciements tardifs pour l’hospitalité que vous m’avez accordée lors de mon séjour à votre charmant château de La Motte. Votre bienveillance et votre accueil chaleureux ont su embellir mon passage par cette région que j’ai tant admirée.

Je garde un souvenir des échanges intellectuels que nous avons partagés avec Jean Perréal qui m’avait conduit vers vous. Cet artiste émancipé de la tutelle de la commande ecclésiastique et pleinement partie prenante de la communauté humaniste de Lugdunum, m’a prodigieusement inspiré. Il est rare de croiser des esprits aussi éclairés que les vôtres, qui savent allier sagesse et curiosité, tout en se dédiant à l’essor des arts et des sciences. Votre passion pour l’érudition se manifeste à chaque recoin de votre pensée.

Les repas que vous m’avez offerts, parés des délices de votre table, homards, faisans rôtis, poissons d’eau douce, desserts à la cannelle demeureront gravés dans ma mémoire, tout comme les conversations où l’art et la science ont dansé ensemble sous le ciel étoilé de votre château. Soyez assuré que l’amitié que vous m’avez témoignée ne sera jamais oubliée et que je chérirai toujours les souvenirs de mon passage chez vous.

La  lumière du diamant dont je vous ai parlé est si pure qu’elle pourrait percer les ténèbres de l’âme humaine, révéler les secrets cachés par le Créateur. En regardant à travers ce diamant, on pourrait contempler ce qui précède le commencement… ou ce qui suit la fin. L’objet ne doit pas être mis entre n’importe quelles mains. Je crains que l’humanité ne soit prête pour ce qu’il révélerait. Je cherche à le protéger, pour empêcher qu’il ne suscite des convoitises qui pourraient plonger le monde dans les ténèbres, au lieu de le guider vers la lumière.

Comme le saint Graal aurait été apporté en Angleterre par Joseph d’Arimathie, j’ai confié le diamant à un preux chevalier anglais et à vous beau seigneur de quoi le retrouver s’il m’arrivait le pire. Je sais que vous le reconnaîtrez avec ceci.

Que votre nom brille à jamais parmi ceux des grands protecteurs des arts, et que votre château continue d’être un havre de paix et de sagesse.

Avec toute ma dévotion,

À Clos Lucé, en ce jour d’avril de l’an de grâce 1519.

En dépliant le parchemin, un morceau de tissu grisâtre lamé d’or terni tomba.

Une note de Villeneuve l’accompagnait  :

Renseignement pris, cela pourrait être  une indication de l’écu écartelé, les quartiers d’argent à dextre du chef et de la pointe senestre chargés de trois losanges conjoints de gueule (rouges) ;les deux autres quartiers d’or (jaune), chargés d’un griffon ailé de sinople (vert), à bec ouvert et aux griffes de gueule, tourné à dextre. Celui du comte de Salisbury, aïeul du jeune baron ?  Que celui qui trouvera ces messages retrouvera le diamant.

– Ces losanges ne sont-ils pas trois diamants ? Quelle coïncidence! Je sais où nous allons pouvoir retrouver trace du diamant, s’exclama Sir Archibald. Ce blason est intégré dans celui du Duc de Montagu en contre-écartelé aux sautoirs 1 et 4. C’est ce Duc que l’on trouve sur le frontispice des Constitutions maçonniques de 1723. Je suis sûr que le diamant a trouvé refuge auprès de la Grande Loge Unie d’Angleterre !

– Mais quand cela finira-t-il ? S’exclama à son tour Alexander.

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ACTUALITÉ : Lien entre l’euthanasie et la Franc-maçonnerie

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Le sujet du lien entre l’euthanasie et la Franc-maçonnerie est d’actualité, par ailleurs, il est sensible et souvent entouré de spéculations ou de polémiques.

Il nécessite une approche rigoureuse pour distinguer les faits historiques et sociétaux des accusations conspirationnistes. Des Francs-maçons, en particulier dans des pays comme la France et la Belgique, ont joué un rôle dans les débats sur l’euthanasie, notamment en promouvant l’idée d’un « droit à mourir dans la dignité ». Cet engagement s’inscrit dans leur défense des libertés individuelles, mais il doit être contextualisé pour éviter les simplifications. Voici une exploration détaillée, enrichie de citations et de références.

1. Contexte historique : des Francs-maçons et les réformes sociétales

Des Francs-maçons, depuis le XVIIIe siècle, ont souvent été associés à des mouvements progressistes en Europe, plaidant pour la laïcité, l’éducation universelle, l’égalité des genres et l’abolition de la peine de mort. Au XXe siècle, certaines obédiences, comme le Grand Orient de France (GODF), se sont tournées vers des questions éthiques contemporaines, dont l’euthanasie. Cette préoccupation s’aligne avec leur principe de « liberté absolue de conscience », qui inclut le droit de disposer de son corps et de sa vie (lire à a ce sujet le thème de l’Indisponibilité du corps humain de Wikipedia).

Henri Caillavet (Crédit photo : Jean-Laurent Turbet)
  • Henri Caillavet, sénateur radical-socialiste et membre influent du GODF, est une figure centrale. En 1978, il dépose une proposition de loi intitulée « relative au droit de vivre sa mort », qui, bien que rejetée par le Sénat, marque un jalon dans le débat français. Caillavet, dans une interview à L’Express en 1980, déclare : « La liberté de l’individu doit s’étendre jusqu’à la maîtrise de sa propre mort. » En 1980, il cofonde l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui devient un acteur majeur du militantisme pro-euthanasie. L’ADMD, bien que non exclusivement maçonnique, attire des membres partageant des valeurs humanistes proches de la Franc-maçonnerie, comme Jean-Luc Romero, président de l’ADMD de 2007 à 2022, qui a rencontré des dignitaires du GODF pour discuter de l’euthanasie.
Léon Schwarzenberg
  • Léon Schwarzenberg, oncologue et ministre de la Santé en 1988, également lié à des réseaux maçonniques, soutient publiquement l’idée d’une mort choisie. Dans son ouvrage Changer la mort (1977), il écrit : « La médecine doit respecter la volonté du patient, même lorsqu’il choisit de partir. »
Philippe Mahoux – médecin et homme politique belge wallon, membre du PS.
  • En Belgique, des Francs-maçons ont joué un rôle similaire. Le sénateur socialiste Philippe Mahoux, est le principal artisan de la loi de 2002 dépénalisant l’euthanasie. Lors d’une conférence au Temple Groussier à Paris en 2015, organisée par le GODF, Mahoux déclare : « L’euthanasie est un acte d’amour et de liberté, encadré par une éthique rigoureuse. » Cet événement, auquel participent des figures comme Jean-Louis Touraine (député LREM et membre de l’ADMD) et Agnès Buzyn (alors présidente de la Haute Autorité de santé), illustre l’engagement maçonnique dans les échanges transnationaux sur ce sujet.

Les obédiences maçonniques, comme le Grand Orient de France (GODF), la Grande Loge de France (GLDF), la Grande Loge Féminine de France (GLFF) et le Droit Humain (DH), intègrent régulièrement l’euthanasie dans leurs travaux. Chaque année, les loges étudient des « questions à l’étude des Loges », et des thèmes comme la fin de vie ou la dignité humaine sont récurrents. En 2010, le GODF consacre son convent annuel à l’euthanasie, publiant un communiqué affirmant : « La franc-maçonnerie défend le droit de chacun à décider de sa fin de vie dans des conditions dignes. » Ces réflexions, bien que confidentielles, influencent parfois les débats publics via des propositions transmises aux législateurs.

2. Engagement maçonnique dans le débat public

La Franc-maçonnerie française, s’est positionnée comme un acteur visible dans le débat sur l’euthanasie, plaidant pour un cadre légal autorisant l’euthanasie active et le suicide assisté. Cet engagement s’exprime à travers des conférences, des auditions publiques et des prises de position officielles.

José Gulino Grand Maître du GODF de septembre 2012 à septembre 2013. (Crédit photo : JL Turbet)
  • En 2013, le GODF organise une table ronde sur la fin de vie, réunissant des médecins, des juristes et des responsables de l’ADMD. Le grand maître de l’époque, José Gulino, déclare dans Humanisme (la revue du GODF) : « La question de l’euthanasie touche à l’essence de notre combat pour l’autonomie de l’individu face aux dogmes. »
  • En 2023, lors de la Convention citoyenne sur la fin de vie, initiée par le président Emmanuel Macron, quatre dignitaires maçonniques sont auditionnés, représentant le GODF, la GLDF, la GLFF et le DH. Ils plaident pour une légalisation de l’« aide active à mourir ». Cette forte représentation suscite des critiques, notamment de l’Alliance VITA, qui, dans un communiqué, déplore « une surreprésentation des voix maçonniques au détriment d’autres sensibilités, comme les associations de soins palliatifs. »
  • En avril 2024, lorsque le gouvernement français présente un projet de loi sur l’« aide à mourir », le GODF publie une déclaration saluant « une avancée humaniste majeure, en phase avec les valeurs de liberté et de dignité ». Cette prise de position reflète leur engagement de longue date, mais elle ravive les accusations d’influence excessive.

L’ADMD, bien que distincte des obédiences, sert de relais pour ces idées. En 2017, son président, Jean-Luc Romero, participe à une conférence maçonnique à Lille, où il affirme :

« Les francs-maçons ont été des pionniers dans ce combat, et leur réflexion éthique nous inspire. »

Des figures politiques comme Alain Claeys et Jean-Louis Touraine, auteurs de rapports parlementaires favorables à l’euthanasie, sont parfois associés à des réseaux maçonniques, bien que cela reste spéculatif faute de preuves formelles.

3. Perspectives maçonniques sur la mort et l’éthique

Cabinet de réflexion maçonnique
Cabinet de réflexion maçonnique

La Franc-maçonnerie, par sa symbolique et ses rituels, accorde une place particulière à la mort. Le mythe d’Hiram, central dans les rituels maçonniques, explore la mort et la renaissance symbolique, tandis que le cabinet de réflexion, utilisé lors de l’initiation, confronte le candidat à sa mortalité avec des symboles comme le crâne ou l’inscription memento mori. Cette approche philosophique influence très certainement la manière dont certains maçons abordent l’euthanasie.

En 2004, un document interne du GODF, cité par un auteur antimaçons dont nous éviterons la publicité, affirme : « L’euthanasie, lorsqu’elle est demandée librement, est une réponse éthique à la souffrance insupportable. » Ce texte, bien que non public, reflète une position partagée par certains maçons.

    Cependant, les obédiences ne sont pas unanimes. La GLDF, plus spiritualiste, met davantage l’accent sur les soins palliatifs. En 2019, un frère de la GLDF, anonyme, confie à La Croix : « Nous ne sommes pas tous d’accord. Certains frères estiment que l’euthanasie va trop loin, tandis que d’autres y voient une nécessité humaniste. »

    4. Critiques et controverses

    L’implication maçonnique dans le débat sur l’euthanasie suscite des critiques, notamment de la part de groupes religieux et conservateurs, qui dénoncent une influence disproportionnée ou une vision jugée « utilitariste » de la vie humaine.

    • Toujours cet ancien maçon converti par magie suite à un miracle au catholicisme, écrit : « La franc-maçonnerie, sous couvert d’humanisme, promeut une culture de mort, en contradiction avec la sacralité de la vie prônée par le christianisme. » Il cite ainsi des travaux maçonniques des années 2000 qui, selon lui, font l’apologie de l’euthanasie sans débat contradictoire.
    • L’Église catholique, via des publications comme celles de Famille Chrétienne, critique l’ADMD et ses soutiens maçonniques. En 2015, un article intitulé « L’euthanasie, un combat maçonnique ? » affirme : « Le GODF et l’ADMD partagent une vision laïque qui marginalise les objections religieuses. »
    • Sur les réseaux sociaux, des utilisateurs expriment des accusations plus radicales. Un post de 2023 sur X déclare : « La Franc-maçonnerie pousse l’euthanasie pour transformer la société, en éliminant les plus faibles. » Un autre, datant de 2024, qualifie l’engagement maçonnique de « programme caché pour déchristianiser la France. » Ces affirmations, bien que virulentes, manquent de preuves concrètes et relèvent souvent de la spéculation.

    D’autres critiques portent sur des cas médiatiques, comme celui de Vincent Lambert (2008-2019), où certains opposants à l’euthanasie, comme l’association Je soutiens Vincent, ont accusé des réseaux maçonniques d’avoir influencé les décisions judiciaires. Ces allégations, relayées sur X, n’ont jamais été corroborées par des faits.

    5. Une influence à relativiser

    Malgré cet engagement, réduire le débat sur l’euthanasie à une « cause maçonnique » serait erroné. Le mouvement pro-euthanasie inclut des acteurs divers : médecins (comme Bernard Devalois, spécialiste des soins palliatifs), philosophes (comme André Comte-Sponville, favorable à l’euthanasie) et autres citoyens de tous horizons. Les sondages, comme celui d’Ifop en 2018 (89 % des Français favorables à une légalisation), montrent que le soutien à l’euthanasie transcende les affiliations idéologiques.

    • Marie de Hennezel, psychologue et spécialiste des soins palliatifs, écrit dans Nous voulons tous mourir dans la dignité (2013) : « Le débat sur l’euthanasie ne peut être confisqué par un groupe, qu’il soit maçonnique ou religieux. C’est une question universelle. »
    • En Belgique, où l’euthanasie est légale depuis 2002, l’influence maçonnique est réelle mais limitée. Wim Distelmans, président de la commission de contrôle de l’euthanasie, n’est pas affilié à la Franc-maçonnerie et le débat belge a été porté par des partis politiques variés.

    6. Diversité des positions maçonniques

    La Franc-maçonnerie n’est pas un bloc monolithique. Les obédiences divergent sur des aspects précis de l’euthanasie, comme son application aux mineurs ou aux personnes atteintes de troubles psychiatriques.

    • Le Droit Humain, dans un communiqué de 2022, insiste sur « un équilibre entre l’euthanasie et le développement des soins palliatifs, pour éviter toute dérive. »
    • L’association Ultime Liberté, plus radicale, prône un accès large au suicide assisté, y compris pour les personnes non malades. Bien que soutenue par certains maçons, elle ne représente pas l’ensemble des obédiences.
    • En 2023, une loge du GODF à Lyon organise un débat interne où des frères expriment des réserves sur l’euthanasie pour les cas non terminaux, montrant la pluralité des opinions.

    7. Pour terminer…

    Faire le lien entre l’euthanasie et la Franc-maçonnerie repose sur un engagement historique et éthique, incarné par des figures comme Henri Caillavet, Philippe Mahoux et des obédiences comme le GODF. Leur défense de l’euthanasie s’inscrit dans une vision humaniste et laïque, centrée sur la liberté individuelle et la dignité. Cet engagement s’est traduit par des propositions de loi, des conférences, des auditions publiques et un soutien à des associations comme l’ADMD. Cependant, leur influence, bien que réelle, doit être nuancée : le débat sur l’euthanasie mobilise des acteurs variés, et l’opinion publique y adhère largement, indépendamment des réseaux maçonniques.

    Les critiques, souvent portées par des groupes religieux ou conservateurs, accusent la Franc-maçonnerie de promouvoir une « culture de mort » ou d’exercer une influence excessive, mais ces allégations manquent parfois de fondement. La Franc-maçonnerie, par sa diversité et ses débats internes, n’est pas un acteur uniforme, et ses positions reflètent des sensibilités plurielles.

    Pour approfondir, vous pourriez explorer les travaux de l’ADMD, les rapports parlementaires (comme celui de Claeys-Leonetti en 2015).

    Références supplémentaires

    • Posts sur X (2023-2024), analysés pour les critiques et spéculations.
    • Caillavet, H. (1980). Interview dans L’Express, « La mort choisie ».
    • Schwarzenberg, L. (1977). Changer la mort. Albin Michel.
    • Welinski, M. (2018). La Franc-maçonnerie expliquée. Dervy.
    • De Hennezel, M. (2013). Nous voulons tous mourir dans la dignité. Robert Laffont.
    • Humanisme (revue du GODF), n° 298, 2013, « La fin de vie en débat ».
    • La Croix, 2019, « Les francs-maçons et la fin de vie : un débat nuancé ».
    • Famille Chrétienne, 2015, « L’euthanasie, un combat maçonnique ? »
    • Communiqués du GODF (2010, 2024) et du Droit Humain (2022).

    Autres articles sur ce thème

    31/05/25 – Conférence Publique au GODF : « République Démocratique du Congo »

    La République Démocratique du Congo (RD CONGO) est le théâtre d’un conflit complexe aux ramifications multiples, mêlant luttes ethniques, ambitions géopolitiques et exploitation illégale des ressources naturelles.

    Cette conférence vise à :
    ✔ analyser les causes profondes du conflit : interférences étrangères, faiblesses institutionnelles, enjeux économiques ;
    ✔ comprendre les dynamiques sécuritaires : rôle des groupes armés, inefficacité des forces de stabilisation ;
    ✔ proposer des solutions concrètes : initiatives diplomatiques, réformes politiques, mobilisation des réseaux maçonniques.

    Cette conférence est organisée par un collectif de Loges maçonniques en partenariat avec leurs obédiences. Elle réunit des experts en géopolitique, des analystes sécuritaires…

    Thème :

    République Démocratique du Congo : Un conflit aux conséquences continentales et internationales

    Date et horaire : 31 MAI 2025 de 13h00 à 18h00
    Lieu : Hôtel du GODF 16, rue Cadet – 75009 Paris

    Inscription : Pour réserver, prière de cliquer sur le lien ci-dessous : https://forms.gle/kC2uMxR2TPTNyGAR9

    Exploration des enjeux cachés en RDC : ressources, conflits et influence ésotérique

    Bienvenue dans cet épisode engageant de Sous le Bandeau Express, où nous plongeons dans une analyse approfondie d’une conférence maçonnique publique en République Démocratique du Congo. À travers cette discussion, nous mettons en lumière les dynamiques complexes liées aux ressources naturelles, aux conflits locaux et aux influences occultes qui façonnent la région. Préparez-vous à une réflexion sur nos interconnexions globales et notre responsabilité collective dans un monde en constante évolution.


    Dans cet épisode, nous abordons les enjeux stratégiques et ésotériques derrière une initiative peu commune : une conférence maçonnique ouverte au public. Nous analysons les causes profondes des crises en RDC, le rôle potentiel des sociétés secrètes, et l’impact des ressources naturelles sur la stabilité locale. Ce voyage au cœur des sujets méconnus vous invitera à une compréhension plus nuancée des enjeux mondiaux interconnectés.

    Nous vous invitons à regarder cette vidéo pour une immersion complète dans le sujet, et à réfléchir sur les liens entre pouvoir, ressources et influence occulte dans la région. Ensemble, explorons ces voies moins fréquentées de notre monde interconnecté.


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    KENYA : Un Temple fermé pour cause de non paiement des taxes

    De notre confrère du Kenya kenyans.co.ke – Par Denis Mwangi

    Mercredi, le gouvernement du comté de Nairobi a fermé le Temple maçonnique de la Grande Loge d’Afrique de l’Est en raison d’arriérés de taxes foncières présumés s’élevant à 19 millions de shillings kenyans (Environ 135 000 €), suscitant un débat houleux sur ce qu’est la Franc-maçonnerie.

    La décision du comté a ouvert le débat autour de la Franc-maçonnerie, souvent perçue comme secrète, ce qui a conduit à des spéculations sur ses activités et son influence.

    Certains Kenyans la considèrent comme un groupe fraternel axé sur la charité et le développement personnel, tandis que d’autres l’associent au mystère, aux théories du complot entourant le culte de santan et les pratiques rituelles, ainsi qu’aux préoccupations religieuses.

    « J’ai l’impression que nous avons été très mal informés sur la Franc-maçonnerie. Tout comme nous avons été mal informés sur la nutrition, l’éducation, la médecine, la religion et la gouvernance. Tout ce qu’on nous a dit être mauvais ne l’est pas, comme nous l’avons constaté. On nous a toujours donné l’information contraire », a déclaré un Kényan à Maina Kageni jeudi.

    Temple des Francs-maçons de la Grande Loge d’Afrique de l’Est à Nairobi, le 14 mai 2025. Photo : Grande Loge de District d’Afrique de l’Est, Temple maçonnique, Nairobi – Kenya

    Dans cet article, nous examinons la Franc-Maçonnerie. Selon son site officiel, la Franc-Maçonnerie du Kenya est l’une des plus anciennes sociétés fraternelles laïques au monde, originaire d’Écosse. C’est une société d’hommes soucieux des valeurs morales et spirituelles. Ses préceptes sont enseignés à ses membres par une série de drames rituels. 

    La condition essentielle pour être admis et rester membre est la croyance en un Être suprême. L’adhésion est ouverte aux hommes de toute race ou religion, remplissant cette condition essentielle et jouissant d’une bonne réputation.

    L’organisation a toutefois précisé qu’elle n’est ni une organisation religieuse ni un substitut à une telle organisation.

    « La Franc-maçonnerie n’est ni une religion, ni un substitut à la religion. La seule condition essentielle est que la Franc-maçonnerie soit ouverte aux hommes de nombreuses religions, et qu’elle les encourage à persévérer dans leur foi. Il est interdit aux Francs-maçons de discuter de religion lors des réunions maçonniques », explique l’organisation sur son site officiel.

    L’organisation participe à plusieurs projets caritatifs. Parmi les bénéficiaires figurent des hôpitaux, des écoles, des centres communautaires, des personnes âgées, des malades en phase terminale et de nombreux autres membres de la société dans le besoin. 

    La confrérie est animée par trois valeurs majeures : l’amour fraternel, le soutien et la recherche de la vérité. Elle a une présence significative à travers l’Afrique, avec de nombreuses loges opérant sous différentes Grandes Loges, y compris la Grande Loge du District d’Afrique de l’Est, qui couvre le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie et les Seychelles.

    La Freemasons’ Hall de Johannesburg, en Afrique du Sud, est un centre clé des activités maçonniques. La Grande Loge Sharook Riviera de Zanzibar, en Tanzanie, fait partie de la Grande Loge d’Afrique.Cérémonie de pose de la pierre à Kampala, le 16 novembre 2024. 

    Cérémonie de pose de la pierre à Kampala, le 16 novembre 2024. (Photo  Grande Loge d’Afrique)

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