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GLDF à Villeurbanne : Ouverture et Rajeunissement

De notre confrère leprogres.fr – Par Olivier Philippe

Imaginez un lieu où le passé et l’avenir se croisent sous une voûte d’idées, où les murs anciens murmurent des secrets séculaires tandis que des visages jeunes apportent un souffle nouveau. À Villeurbanne, en cette fin d’été 2025, la Grande Loge de France (GLDF) écrit un chapitre inattendu de son histoire, mêlant tradition et modernité avec une audace qui défie les clichés. Sous la lueur tamisée d’une salle de réunion transformée en laboratoire d’idées, cette obédience maçonnique, ancrée dans une philosophie humaniste, se rajeunit et ouvre grand ses portes, invitant une génération curieuse à explorer ses mystères. Plongeons dans cette métamorphose fascinante, enrichie de détails historiques, sociaux et prospectifs.

Un rajeunissement spectaculaire dans l’ombre des symboles

À première vue, la franc-maçonnerie évoque souvent des images poussiéreuses : des hommes âgés en tabliers, enfermés dans des rituels obscurs. Pourtant, à Villeurbanne, la réalité est tout autre. La GLDF, qui revendique une filiation spirituelle remontant à 1894, a vu son âge moyen chuter drastiquement ces dernières années, passant de 60 à 40 ans dans certaines loges locales. Ce rajeunissement n’est pas un hasard : il résulte d’une stratégie délibérée pour attirer des esprits jeunes, avides de sens dans un monde saturé de superficialité. Lors d’une récente assemblée, des novices de 25 à 35 ans, ingénieurs, artistes et militants écologistes, ont rejoint les rangs, apportant une énergie nouvelle aux débats sur l’éthique, la justice sociale et l’écologie.

Cette transformation s’appuie sur une tradition riche. Fondée sur des principes de liberté absolue de conscience, la GLDF se distingue par sa qualité de travail sur le symbolisme maçonnique, s’interdisant les sujets politiques ou religieux, attirant ainsi des profils diversifiés. À Villeurbanne, cette ouverture se traduit par des ateliers publics où des néophytes explorent les symboles maçonniques – l’équerre, le compas, la pierre brute – sous la guidance de surveillants chevronnés. Ces sessions, mêlant méditation symbolique et discussions contemporaines, ont séduit une jeunesse en quête de spiritualité laïque, loin des dogmes rigides.

Une porte grande ouverte sur la société

L’un des tournants majeurs de cette renaissance est l’ouverture de la GLDF au-delà de ses murs traditionnels. Historiquement discrète, l’obédience a décidé de lever le voile sur ses activités, organisant des conférences et des journées portes ouvertes à Villeurbanne. Le 15 juillet 2025, par exemple, la loge locale a accueilli plus de 150 visiteurs, dont des étudiants et des professionnels, pour une exploration des rites et une discussion sur des thèmes brûlants comme l’intelligence artificielle et les inégalités. Cette transparence vise à démanteler les mythes – complots, pouvoir occulte – qui collent à la peau de la maçonnerie depuis des siècles.

Musée de la GLDF (musée de France) à Paris

Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large. En France, la laïcité, pilier de la République, évolue face à une société plurielle. La GLDF, avec ses 32 000 membres nationaux et ses 900 loges, dont une douzaine à Villeurbanne, cherche à incarner cette laïcité active, promouvant le dialogue interreligieux et interculturel. Des partenariats avec des associations locales, comme celles défendant les droits des femmes ou l’accès à l’éducation, renforcent cette ouverture, faisant de la loge un espace de convergence pour des causes modernes.

Des racines historiques revisitées

Musée de la GLDF (musée de France) à Paris

Pour comprendre cette évolution, un regard en arrière s’impose. La GLDF tire ses origines de la scission de 1894 avec le Grand Orient de France, marquée par un désaccord sur la question religieuse. Tandis que le Grand Orient adoptait une laïcité stricte excluant toute référence à un principe supérieur, la GLDF a choisi de préserver une spiritualité ouverte, exigeant de ses membres une croyance en un « Grand Architecte de l’Univers », interprété librement. À Villeurbanne, cette philosophie a attiré des protestants, des agnostiques et même des musulmans, créant un melting-pot idéologique unique.

Au fil du XXe siècle, la ville, connue pour son dynamisme ouvrier et son esprit progressiste, a vu ses loges devenir des foyers de résistance intellectuelle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, certains francs-maçons locaux ont joué un rôle discret dans la Résistance, utilisant leurs réseaux pour protéger des persécutés. Aujourd’hui, cette histoire inspire une nouvelle génération à s’engager, non plus dans l’ombre, mais au grand jour, avec des projets comme des forums citoyens sur le climat.

Une lumière nouvelle dans un monde incertain

À Villeurbanne, la Grande Loge de France ne se contente pas de survivre ; elle se réinvente. Sous les étoiles symboliques qui ornent ses temples, une jeunesse audacieuse redonne vie à une institution millénaire, la dépoussiérant avec des idées fraîches et un engagement citoyen. Cette renaissance, ancrée dans un passé de lutte et d’idéalisme, pourrait bien inspirer d’autres villes et d’autres pays. Dans un monde où les certitudes s’effritent, la maçonnerie locale offre une boussole : celle d’un humanisme vivant, ouvert à tous ceux qui osent chercher la lumière.

Les délires antimaçons : une spirale sans fond

La rédaction partage, lorsque l’occasion se présente, quelques exemples d’articles farfelus pour ne pas dire totalement dégeantés. C’est précisément le cas aujourd’hui avec le blog anagaminx.livejournal. com qui recueille quelques égarés complotistes. L’article du jour est particulièrement gratiné et vaut le détour. Les maçons sont accusés de luciférisme, grâce à la sodomie qui ouvre le « troisième œil » afin d’atteindre l’illumination luciférienne. Oui, vous avez bien lu. Nous touchons là au sommet de bétise humaine.

Le secret le plus secret de la franc-maçonnerie : des millions d’agents Illuminati opèrent de manière totalement autonome

En 1996, le rockeur sataniste Marilyn Manson vendait littéralement la sodomie aux adolescents .

Les francs-maçons croient que la sodomie ouvre le « troisième œil » et procure l’illumination luciférienne. Elle attaque un point de pression nerveux à la base de la colonne vertébrale, provoquant une paralysie neurologique temporaire et un changement de conscience. 

Imaginez maintenant que les écoles publiques et les médias endoctrinent les enfants en leur faisant croire que l’homosexualité est normale. Il existe des milliers de clubs « alliances gays-hétéros » dans les écoles primaires et les collèges occidentaux, où les enfants ont l’occasion de se rencontrer et d’expérimenter l’homosexualité. Le public est endoctriné dans une secte satanique sans en avoir conscience.

Billy Morgan.

Le secret le mieux gardé des degrés ésotériques de la Franc-Maçonnerie est la sodomie rituelle. On croit qu’elle ouvre le « troisième œil » à l’illumination luciférienne. Elle attaque un point de pression nerveux à la base de la colonne vertébrale, provoquant une paralysie neurologique temporaire et un changement de conscience.

Des survivants de MK-ULTRA ont témoigné que la sodomie provoque une « division » identitaire chez les enfants de moins de 5 ans ; c’était donc un procédé courant de programmation.

Pour créer un esclave mental, il faut idéalement la pratiquer entre deux et quatre ans. Le choc provoque des pertes de mémoire, de sorte que les victimes n’en gardent aucun souvenir jusqu’à ce que des changements physiologiques se produisent dans le cerveau entre 28 et 32 ans. Pratiquée à onze ans ou plus, elle ne provoque pas de division, mais initie la victime, ou le « néophyte », à la « fraternité » sadomasochiste.

L’initiation étant métaphysique, peu importe qu’elle soit pratiquée de manière formelle ou informelle, à la manière de Jerry Sandusky. Les Illuminati sont la classe de personnes qui possèdent cette « illumination », que l’auteur soit franc-maçon ou non. Quiconque a expérimenté la sodomie a été illuminé ou initié à l’initiation luciférienne, car « Lucifer » existe.

« Nul n’entrera dans le Nouvel Ordre Mondial sans faire vœu d’adorer Lucifer. Nul n’entrera dans le Nouvel Âge sans avoir suivi l’initiation luciférienne. » – David Spangler (figure emblématique du mouvement New Age des années 70 et 80, affilié aux Nations Unies, à la Fondation Findhorn et à l’Association Lindisfarne).

C’est pourquoi les lois sur la sodomie ont été abrogées presque partout dans le monde depuis 1970. En 1996, le rockeur sataniste Marilyn Manson vendait littéralement la sodomie à des adolescents et en riait tout le temps.

Voyez les paroles de l’hymne rock de Manson de 1996, « Cake and Sodomy », que des lycéens ont acheté dans des centres commerciaux avec l’argent de leurs parents :

Bible Belt autour des déchets anglo-saxons Mettre les pécheurs à leur place
Ouais, d’accord, d’accord, si tu es si doué, explique les taches de merde sur ton visage
Blanc trash Mets-toi à genoux C’est l’heure du gâteau et de la sodomie.
C’est l’heure du gâteau et de la sodomie
.

Avant sa mort, la célébrité sodomite William S. Burroughs a déclaré dans une interview que Manson avait volé la phrase « Je suis le dieu de la baise » d’une nouvelle que Burroughs avait écrite 50 ans plus tôt.

Les francs-maçons ont réussi à rester une organisation homosexuelle cachée pendant tout ce temps grâce à l’amnésie de la moitié des victimes et au déni psychologique de leur propre homosexualité par des escrocs de Bull Fruit comme Sandusky.

C’est un truc de Jekyll et Hyde. C’est pourquoi tant de politiciens ont été surpris en train de pratiquer le sexe oral/anal dans des toilettes publiques, comme le représentant de l’Indiana PaulHinkle et le sénateur américain Larry Craig, déclarant : « Je ne suis pas gay ».

Il est difficile d’expliquer aux gens qu’il existe des millions d’agents Illuminati opérant de manière totalement autonome. Je ne pense pas qu’il existe une organisation avec une adresse, des réunions, etc.

Les Illuminati sont des individus infectés par Satan. Cela ne nécessite pas ce que nous considérons comme des groupes secrets avec des réunions, etc. C’est parce qu’il existe une force surnaturelle, non humaine, en coulisses. Satan et les « Légions des Ténèbres » existent.

Je pense que c’est ce que Paul voulait dire lorsqu’il a parlé du « mystère de l’iniquité » dans Thessaloniciens 2:7 : « Car le mystère de l’iniquité est déjà à l’œuvre ; seulement celui qui donne maintenant permettra aussi, jusqu’à ce qu’il soit écarté du chemin. »

Cela ne signifie pas qu’il n’existe pas un réseau de satanistes conscients qui occupent des postes de pouvoir dans la plupart des organisations. Les « Illuminati » contrôlent donc toutes les organisations. Ils sont soupçonnés, mais jamais condamnés, même s’ils sont sur le banc des accusés.

Le réseau s’étend à la police, aux tribunaux, aux médias… Rien ne se passe donc, comme ce fut le cas à deux reprises lorsque le lieutenant-colonel Michael Aquino (à gauche), un sataniste déclaré, fut arrêté : une fois dans le scandale pédophile du Capitole à Franklin-Omaha, et une autre fois dans l’affaire du réseau pédophile du Presidio.

Homosexualité et possession démoniaque : un sataniste explique les rituels de sodomie
et les intentions homosexuelles cachées de la franc-maçonnerie.

Forcer les homosexuels à la sodomie consensuelle La clé du
contrôle mental La franc-maçonnerie et le chakra fessier Premier

commentaire de Phil :

L’article « Le secret le plus profond de la franc-maçonnerie : la sodomie rituelle » affirme que « les francs-maçons croient que la sodomie ouvre le « troisième œil » et procure l’illumination luciférienne. »

J’ai été surpris que cet article ne fasse aucune référence à l’œil (Horus) dans le triangle (clé de voûte) planant au-dessus de la pyramide égyptienne au dos du billet d’un dollar américain.

Cette pierre angulaire présente ce que certains décrivent comme des rayons de soleil venant de derrière, mais d’autres affirment qu’il s’agit en réalité d’une représentation d’un anus (sodomie). Il est plus que probable qu’elle représente à la fois les rayons du soleil (illumination) et l’anus (sodomie), embrassant ainsi les deux piliers de leur idéologie : l’illumination par la sodomie.

https://www.henrymakow.com/le-secret-le-mieux-gardé-de.html

Que pensent les protestants français de la Franc-maçonnerie ?

Du site officiel du museeprotestant.org

La relation entre les protestants français et la franc-maçonnerie constitue un chapitre fascinant de l’histoire religieuse et sociale de la France, marqué par des convergences idéologiques, des tensions historiques et une évolution au fil des siècles. Depuis l’émergence de la franc-maçonnerie au XVIIIe siècle, les protestants, en particulier ceux issus de l’Église réformée, ont joué un rôle significatif dans son développement, contribuant à façonner son caractère humaniste et ses valeurs de liberté.

Cet article explore les origines de cette connexion, les influences réciproques, les défis rencontrés et la situation actuelle de cette alliance spirituelle et philosophique.

Des racines communes dans les idéaux des lumières

L’histoire de la franc-maçonnerie en France prend forme à une époque où les idées des Lumières commencent à transformer la société européenne, au début du XVIIIe siècle. Cette période coïncide avec un regain d’intérêt pour la tolérance religieuse et la raison, des principes qui résonnent profondément avec les protestants français. Persécutés sous l’Ancien Régime après la révocation de l’Édit de Nantes en 1685, beaucoup d’entre eux avaient fui vers des pays comme la Suisse, les Pays-Bas ou l’Angleterre, où la franc-maçonnerie avait déjà pris racine. Ces exilés, souvent des intellectuels et des artisans, ont été parmi les premiers à intégrer les loges maçonniques, attirés par leur promesse d’un espace de réflexion libre, débarrassé des dogmes imposés par l’Église catholique dominante.

La franc-maçonnerie, avec ses rituels symboliques et sa quête de perfectionnement personnel, offrait un cadre qui s’alignait sur les valeurs protestantes d’interprétation personnelle des Écritures et de responsabilité individuelle. Dès les années 1730, des figures protestantes comme Jean-Théophile Desaguliers, un pasteur et scientifique d’origine française établi en Angleterre, ont contribué à structurer les premières loges. En France, malgré les persécutions, des protestants ont discrètement rejoint ces cercles, voyant dans la maçonnerie un refuge intellectuel et un lieu de fraternité au-delà des divisions confessionnelles.

Une influence mutuelle dans la lutte pour la liberté

Marquis A.F. de Jaucourt © S.H.P.F.

Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, la franc-maçonnerie et les protestants français ont partagé un combat commun pour la liberté religieuse et civile. Après la Révolution française de 1789, qui a aboli les discriminations contre les non-catholiques, les protestants ont vu leur situation s’améliorer, et beaucoup ont renforcé leur présence dans les loges. Ces dernières, souvent perçues comme des foyers de pensée libérale, ont accueilli des pasteurs, des médecins et des enseignants réformés qui y trouvaient un espace pour débattre des droits de l’homme, de l’éducation et de la laïcité.

Cette période a également vu des échanges intellectuels fructueux. Les loges maçonniques, avec leur accent sur la morale universelle et l’éthique, ont influencé les communautés protestantes en les encourageant à adopter une vision plus inclusive de la spiritualité. En retour, les protestants ont apporté à la maçonnerie une rigueur théologique et une sensibilité à la justice sociale, notamment dans les luttes contre l’esclavage et pour l’égalité des sexes, des causes qui ont trouvé un écho dans certaines loges progressistes.

Des tensions avec l’église catholique et des défis internes

Tablier de maçon © Collection Château de Coppet

Malgré ces affinités, la relation entre protestants et franc-maçonnerie n’a pas été exempte de tensions, en particulier en raison de l’hostilité de l’Église catholique. Cette dernière, qui dominait la sphère religieuse en France jusqu’au XXe siècle, a souvent dénoncé la maçonnerie comme une organisation anticléricale, une accusation qui a parfois éclaboussé les protestants membres des loges. Au XIXe siècle, le Vatican a publié des encycliques, comme Humanum Genus en 1884, condamnant la franc-maçonnerie et, par extension, ceux qui y étaient associés, y compris les protestants. Cette opposition a créé un climat de méfiance, obligeant les loges à rester discrètes et renforçant leur image de société secrète.

À l’intérieur même de la communauté protestante, des divergences sont apparues. Certains pasteurs et fidèles conservateurs voyaient d’un mauvais œil l’adhésion à la maçonnerie, la considérant comme une déviation spirituelle ou une concurrence avec la foi chrétienne. D’autres, plus libéraux, y voyaient au contraire une extension naturelle de leur quête de vérité et de fraternité. Ces débats internes ont parfois fracturé les Églises réformées, notamment au moment de la séparation de l’Église et de l’État en 1905, où la laïcité, soutenue par de nombreux francs-maçons protestants, a été un enjeu majeur.

Une présence contemporaine et un dialogue renouvelé

Jean Théophile Desaguliers © S.H.P.F.

Aujourd’hui, la franc-maçonnerie en France compte encore un nombre significatif de membres protestants, bien que leur proportion exacte reste difficile à établir en raison de la discrétion des loges. Les Églises réformées, réunies au sein de l’Église protestante unie de France depuis 2013, adoptent une attitude généralement ouverte envers la maçonnerie, reconnaissant sa contribution à la laïcité et aux droits humains. Des pasteurs continuent de participer à des loges, souvent celles d’obédiences comme le Grand Orient de France ou la Grande Loge de France, qui privilégient une approche philosophique plutôt que religieuse.

Cette coexistence s’accompagne d’un dialogue interconfessionnel enrichi. Des initiatives comme les rencontres entre loges et communautés religieuses cherchent à démystifier les préjugés et à promouvoir une compréhension mutuelle. Par exemple, des conférences organisées conjointement explorent des thèmes communs tels que la justice sociale, l’éthique environnementale et la liberté de conscience, montrant que les valeurs partagées peuvent transcender les différences doctrinales.

Une réflexion sur un héritage vivant

La connexion entre les protestants français et la franc-maçonnerie illustre une histoire d’adaptabilité et de résistance face aux défis imposés par une société souvent hostile. Elle reflète également une quête commune de sens dans un monde marqué par la diversité des croyances. Si les stéréotypes persistent – images de complots ou de rituels obscurs –, les témoignages comme ceux de Vilaseca en Bolivie ou les analyses historiques en France rappellent que la maçonnerie, du moins pour ses membres protestants, est avant tout un espace de réflexion et de fraternité.

Dans un contexte où la laïcité française continue d’évoluer, cette relation pourrait inspirer de nouvelles formes de dialogue entre spiritualité et sécularisme. Que cette alliance perdure comme un vestige historique ou qu’elle se réinvente pour répondre aux enjeux modernes, elle demeure un témoignage de la capacité de l’humanité à chercher la lumière, qu’elle soit religieuse, philosophique ou simplement humaine.

La Franc-maçonnerie argentine propose de supprimer la mention de l’église catholique dans la nouvelle constitution de Santa Fe

De notre confrère argentin diariolasamericas.com

À Santa Fe, en Argentine, un débat constitutionnel d’envergure est en cours, et la franc-maçonnerie s’est positionnée au cœur de la controverse. Selon les discussions récentes, cette organisation propose d’éliminer la référence explicite à l’Église catholique dans la nouvelle Constitution provinciale, un changement qui pourrait redéfinir les relations entre l’État et les institutions religieuses dans la région. Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de réforme constitutionnelle, où les questions de laïcité, de liberté religieuse et d’identité culturelle occupent une place centrale.

Un projet de réforme controversé

La Constitution actuelle de Santa Fe, datant de 1962, stipule dans son article 3 que la religion de la province est « catholique, apostolique et romaine », tout en garantissant la liberté religieuse pour ses habitants. Cette clause reflète un héritage historique où l’Église catholique a joué un rôle dominant dans la société argentine. Cependant, la franc-maçonnerie, connue pour son engagement en faveur de la laïcité et de la séparation entre l’État et les religions, milite pour une révision de ce texte. L’objectif serait de promouvoir un État neutre, reconnaissant la pluralité des croyances sans accorder de statut privilégié à une confession particulière.

Cette proposition intervient alors que d’autres acteurs, y compris l’Église catholique elle-même, se prononcent sur la réforme. Paradoxalement, certains représentants ecclésiastiques, comme l’archevêque Sergio Fenoy, ont récemment suggéré une approche intermédiaire, plaidant pour une « laïcité positive » qui reconnaît l’héritage historique de l’Église tout en évitant les privilèges confessionnels. Cette position contraste avec l’idée maçonnique d’une suppression totale de la mention catholique, ce qui alimente un débat animé sur l’équilibre entre tradition et modernité.

Des tensions entre héritage et modernité

Le projet maçonnique soulève des questions fondamentales sur l’identité de Santa Fe. Pour certains, l’Église catholique reste un pilier culturel et historique, ayant influencé la construction sociale et morale de la province pendant des siècles. Supprimer sa mention pourrait être perçu comme une rupture avec cet héritage, voire comme une tentative d’effacer une partie de l’histoire locale. D’un autre côté, les défenseurs de la proposition arguent que maintenir une référence confessionnelle dans un texte constitutionnel moderne est anachronique dans une société de plus en plus diverse, où les croyances évangéliques, les spiritualités alternatives et l’agnosticisme gagnent du terrain.

Cette tension reflète un dilemme plus large en Amérique latine, où l’influence de l’Église catholique décline face à la montée d’autres courants religieux et à une sécularisation croissante. Des études récentes montrent que dans plusieurs pays de la région, comme le Brésil ou le Chili, la population catholique représente désormais moins de la moitié des habitants, un phénomène qui pourrait encourager des réformes similaires ailleurs.

Une position maçonnique controversée

La franc-maçonnerie, souvent associée à des idéaux de rationalité et de liberté individuelle, a historiquement entretenu une relation tendue avec l’Église catholique, qui la considère comme incompatible avec la foi chrétienne. Cette proposition à Santa Fe renforce cette opposition, certains y voyant une tentative d’imposer une vision laïque au détriment des convictions religieuses majoritaires. Cependant, il est important de noter que la maçonnerie ne parle pas d’une seule voix, et ses loges locales pourraient avoir des priorités variées, allant de la défense de la laïcité stricte à une reconnaissance pluraliste des cultes.

On peut se demander si cette initiative reflète une véritable aspiration populaire ou si elle est portée par une minorité influente cherchant à marquer un point idéologique. Sans un large consensus, une telle réforme risque de polariser davantage la société santafesina, déjà divisée sur des questions comme l’avortement, l’éducation sexuelle ou les droits des minorités, où l’Église et la maçonnerie ont des positions souvent opposées.

Santé Fé (Argentine)

Vers un avenir incertain

À ce jour, la réforme constitutionnelle n’est pas encore finalisée, et la proposition maçonnique devra être débattue par la Convention constituante élue en avril 2025. Le résultat dépendra du rapport de forces entre les différents courants politiques et sociaux, ainsi que de la capacité des acteurs à trouver un compromis. Que la mention catholique soit supprimée, amendée ou maintenue, cette controverse illustre les défis d’adapter des textes fondateurs à une société en mutation, où les valeurs traditionnelles et les aspirations modernes s’entrecroisent.

Alors que le débat se poursuit, Santa Fe pourrait devenir un exemple pour d’autres régions d’Amérique latine confrontées à des questions similaires.

Reste à voir si cette réforme marquera une avancée vers une laïcité inclusive ou si elle exacerbera les divisions existantes.

le diable, aujourd’hui, parle anglais

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Notre monde contemporain est en difficulté, et il est peu probable que la situation s’améliore avec le temps. Cet ouvrage propose une réflexion sur l’influence de la suprématie anglo-saxonne dans ce contexte de crise globale. Il examine minutieusement les aspects essentiels de notre existence : langue et culture, mode de vie, environnement, économie, finance, technologie, politique, puissance militaire, histoire et influence géographique.

Diable, aujourd’hui parle anglais est un texte stimulant, bref et incisif. En s’appuyant sur l’histoire et l’analyse contemporaine, l’auteur soulève l’opposition entre deux philosophies : l’anglo-saxonne pragmatique, efficace, flexible, valorisant l’individu et celle européenne faite de tradition, de solidarité, de préservation des identités culturelles et environnementale avec une vision à plus long terme. En se plongeant dans l’histoire pour éclairer notre époque, l’auteur suggère des sratégies de résilience pour l’avenir. 

Auteur

Jacques Isnard est colonel , ancien militaire français. Il a allié, dans sa carrière , terrain et contact humain, puis stratégie et défense-diplomatie. Formé à la géopolitique, il a servi en qualité d’attaché militaire : au Brésil, au Cambodge, et a participé à une mission OTAN en Bosnie.Après un court passage en politique ( quatrième circonscription du Morbihan), il se consacre aujourd’hui à l’économie locale : Système d’Echange Local – Monnaie Locale Complémentaire du pays de Ploërmel = le GALAIS. Il participe au : Club d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale d’une Epargne Solidaire. (CIGALES)

Son prochain ouvrage sera titré : L’ISLAM VU PAR CANDIDE

Voyance et Franc-maçonnerie : Regards croisés sur deux quêtes de lumière

La voyance et la Franc-maçonnerie, bien qu’évoluant dans des champs distincts, ont depuis longtemps suscité interrogations et rapprochements, fascination et méfiance.

John Collier, Prêtresse de Delphes, 1891, musée national d'Australie-Méridionale (Adélaïde).
John Collier, Prêtresse de Delphes, 1891, musée national d’Australie-Méridionale (Adélaïde).

D’un côté, l’image de la Pythie antique, du médium contemporain ou du lecteur de cartes, dont les yeux paraissent lire dans les trames invisibles de la destinée. De l’autre, celle du Franc-Maçon, compas en main, arpentant avec gravité les degrés d’un Temple symbolique dont les colonnes ne s’élèvent qu’à la mesure de son effort intérieur. Deux figures, deux postures – mais peut-être, au fond, une même aspiration. Percer le voile du monde, chercher l’invisible derrière le visible, redonner au réel une épaisseur symbolique et spirituelle.

SITE EQUERRE COMPAS
Site Équerre Compas

La voyance s’ouvre dans l’instant. Elle surgit dans l’éclair de l’intuition, dans le bruissement subtil d’un message perçu, senti, plus que déduit. Elle se déploie dans un langage symbolique propre – celui du tarot, de l’astrologie, des runes, des lignes de la main, des rêves aussi. Elle s’adresse à l’immédiateté d’une question, à l’urgence d’une quête personnelle. C’est une parole adressée à l’individu dans sa singularité, un miroir tendu vers ses angoisses, ses désirs, ses incertitudes.

La Franc-Maçonnerie, quant à elle, se déploie dans la durée, dans l’espace sacré du rituel, dans le silence partagé d’une Loge. Elle ne répond pas ; elle questionne. Elle ne promet pas de révélation soudaine, mais une transformation lente et profonde, fruit du travail intérieur, de la discipline symbolique, du compagnonnage fraternel. Le Maçon n’attend pas un oracle : il œuvre sur lui-même, en lui-même, pour faire émerger ce qui dort encore dans l’ombre de sa conscience. Il ne consulte pas un voyant ; il s’engage dans une voie.

Cartes de tarot
Cartes de tarot

Et pourtant, les convergences ne manquent pas. Toutes deux, voyance et Franc-Maçonnerie, mobilisent un regard symbolique sur le monde. Toutes deux s’inscrivent dans une tradition ésotérique, c’est-à-dire une approche qui postule que la vérité ultime ne se donne pas d’emblée, mais se révèle à celui qui accepte d’en franchir les seuils, d’en interpréter les signes. L’univers devient alors un texte, un livre de symboles à décrypter. L’étoile filante, la Lune, la clef ou la balance ne sont plus seulement des objets célestes ou des figures : ils deviennent archétypes, messages, révélateurs de l’être.

Le Franc-maçon comme le voyant travaillent avec des symboles. Le Tarot pour l’un, le Tablier pour l’autre. L’un évoque les arcanes majeurs, l’Empereur ou la Papesse ; l’autre se souvient de la pierre brute, du maillet, de la perpendiculaire. Tous deux savent que le monde est plus vaste que ce que montrent les apparences, que derrière chaque forme dort une énergie, un sens à révéler.

Il y a dans les deux démarches une volonté de transformation. Le voyant, par ses visions, peut amener une prise de conscience, un dévoilement de ce qui était ignoré ou refoulé, ouvrant ainsi un chemin d’évolution. Le Franc-Maçon, lui, ne cherche pas la prédiction mais la rectification. Rectifier la pensée, le cœur, l’action, pour tendre vers l’harmonie intérieure et le progrès collectif. Dans les deux cas, on vise une élévation : non point forcément vers le ciel, mais vers la vérité de soi.

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Mais leurs voies divergent. La voyance procède souvent d’un don ou d’une disposition particulière, un canal ouvert vers l’invisible. Elle est spontanée, fluide, parfois imprévisible. La Franc-Maçonnerie, au contraire, trace une voie régulière, initiatique, balisée par des rituels anciens, des degrés, des outils, une méthode éprouvée. Là où la voyance dit « je vois », la Maçonnerie dit « je cherche ». Là où la première propose une lecture du destin, la seconde offre une lecture de soi. L’une est parole immédiate, l’autre est silence méditatif.

La Franc-Maçonnerie repose sur un cadre structurant, avec des Loges, des Obédiences, des règlements, une éthique rigoureuse. Elle est à la fois personnelle et collective. L’initiation est vécue dans la solitude de l’âme, mais aussi dans la fraternité de la Loge. Le travail du Maçon se fait dans la rencontre de l’autre, dans l’échange, dans le rituel partagé. La voyance, elle, reste souvent un face-à-face : le voyant et le consultant, dans l’intimité d’un moment, autour d’une question, d’une inquiétude, d’un espoir.

Atout non numéroté, le Fol, du jeu de Jean Dodal, début XVIIIe siècle.
Atout non numéroté, le Fol, du jeu de Jean Dodal, début XVIIIe siècle.

Et pourtant, il serait injuste d’opposer ces chemins comme s’ils s’excluaient. Car le monde intérieur est vaste, et chacun le parcourt avec ses clés. Certains Maçons, sensibles à la dimension symbolique du monde, peuvent s’intéresser à la voyance comme à une autre voie d’accès à l’invisible – à condition de ne pas y chercher de certitude mais un reflet, une stimulation de la pensée. Certains voyants, curieux d’un symbolisme plus structuré, peuvent être appelés par l’architecture initiatique de la Franc-Maçonnerie, son éthique, son enracinement dans la tradition.

Voyance - site théoriedudroit.net
Voyance – site théoriedudroit.net

Mais la prudence est de mise. Car si la Franc-Maçonnerie tolère et même encourage l’exploration intérieure, elle se défie des démarches non encadrées qui pourraient nourrir l’illusion ou flatter l’ego. Elle préfère la lente maturation à l’éblouissement passager, la recherche de la vérité à la séduction de la réponse facile. L’intuition, oui ; mais éclairée par la Raison, tempérée par la Fraternité, enracinée dans l’Humanisme.

Peut-on alors concevoir un dialogue ?

Peut-être. Mais un dialogue exige la reconnaissance des différences. La voyance, dans sa forme la plus noble, peut offrir des pistes, ouvrir des regards, poser des questions. La Franc-Maçonnerie, dans son exigence, construit des réponses à long terme, forge un homme libre et éclairé, non par ce qu’il croit voir, mais par ce qu’il est prêt à devenir.

Symboles maçonniques
Symboles maçonniques

En définitive, ces deux voies parlent à des besoins humains fondamentaux : comprendre le monde, se comprendre soi-même, inscrire son existence dans un horizon de sens. L’une offre des éclats de lumière, comme des éclairs dans la nuit. L’autre trace une route, balisée par les symboles, éclairée par la fraternité, exigeante et patiente. Chacune éclaire un visage de la quête humaine : l’immédiat et le lent, l’intuitif et le réfléchi, le solitaire et le collectif.

Et si elles empruntent des chemins différents, peut-être se rejoignent-elles un jour – non dans une synthèse illusoire, mais dans la reconnaissance mutuelle d’un même mystère, d’un même appel : celui de l’homme en quête de lui-même, tendu vers une lumière qu’il devine plus qu’il ne la possède, et qu’il n’atteindra jamais tout à fait… mais dont le rayonnement suffit, parfois, à éveiller une conscience.

Table de voyante avec 2 cartes de Tarot
Table de voyante avec 2 cartes de Tarot

Initiation par l’absurde : les complots au prisme du rire noir

Dans l’épaisseur grinçante de notre époque, où les certitudes s’effritent comme les statues de sel des antiques révélations, Nous Sachons de Dimitri Halby se lit comme un bréviaire de l’absurde moderne, un évangile moqueur dans l’ère des croyances éclatées. Sous ses apparences de farce, ce livre trace une véritable cartographie de l’imaginaire contemporain, où le grotesque rivalise avec le tragique et où l’ombre du complot remplace le Logos.

Nous Sachons
Nous Sachons

Ce n’est pas tant un recueil que nous découvrons qu’un miroir diffracté de la psyché collective, où chaque mème, chaque fausse publicité, chaque post grotesque révèle, par effet de contraste, une faille dans l’architecture mentale du monde.

Dimitri Halby, en artisan du rire noir, travaille comme un alchimiste inversé : il ne transmue pas le plomb en or, mais l’or supposé de la vérité officielle en la glaise friable de l’incertitude. Ce renversement, qu’il opère sans dogme et avec un sens vertigineux du contrepoint, fait de ce livre une véritable entreprise initiatique – par le rire, par la provocation, par l’outrage même.

Il serait trop facile d’y voir une simple moquerie des théories complotistes. Il ne s’agit pas ici d’un rationalisme triomphant, encore moins d’un fact-checking militant. Dimitri Halby opère dans un autre registre : celui du symbolisme retourné, du simulacre revendiqué, où la Vérité – avec un V majuscule – devient non pas une donnée, mais un outil comique, une illusion féconde. Nous ne sommes pas face à un traité de sociologie, mais à une parabole du monde désenchanté, où le rieur porte le masque du bouffon pour dévoiler, derrière les apparences, le vide laissé par les anciens récits.

Dimitri Halby - Babelio
Dimitri Halby – Babelio

L’auteur, Dimitri Halby, musicien (entre autres) mais surtout ingénieur en informatique installé en Normandie et originaire de la région de Bernay dans l’Eure, s’est d’abord imposé sur les réseaux sociaux avec sa page « Complots faciles pour briller en société ».

Complots faciles pour briller en société
Complots faciles pour briller en société

Ce titre, en soi, pose le décor : il s’agit moins de croire que de paraître croire, moins de dénoncer que d’exposer l’artifice. Fort de plus d’un million de suiveurs sur Facebook, Dimitri Halby a su capter l’humeur d’un temps qui se méfie de tout et rit de tout. Il puise dans cette houle numérique une matière première inépuisable, qu’il condense ici avec un sens du montage et du rythme d’une redoutable efficacité. Loin d’être un simple humoriste, il se révèle ici comme un écrivain du chaos doux, un chroniqueur de l’ère de la crédulité sceptique.

Dans cette entreprise, Nous Sachons épouse la forme du magazine pour mieux en détourner les codes. Édito grotesque, sommaire délirant, fausses rubriques, images détournées, tout concourt à créer un effet de décalage permanent. C’est un travail de déréalisation systématique, une initiation par la désorientation. Nous sommes conviés à un banquet carnavalesque où le réel lui-même devient suspect. Le lecteur est initié, à son insu, à une forme de lucidité amère : celle qui naît non de la révélation, mais de la saturation du mensonge.

On pourrait croire à une simple satire, mais ce serait méconnaître la portée alchimique du rire. Car le rire ici ne détruit pas. Il transmute ! Il ne ridiculise pas seulement, il révèle par l’absurde la foi de ceux qui croient savoir. Dans ce sens, l’auteur accomplit une œuvre de dévoilement – certes masqué, camouflé, crypté –, mais nullement superficielle. Il prend le relais des anciens clercs, non pour prêcher, mais pour exposer. Il agit comme ces fous sacrés du soufisme, qui enseignent par le paradoxe, le renversement, l’illogisme fécond.

La franc-maçonnerie, quoique moquée de manière potache, transparaît dans l’œuvre comme une figure parmi d’autres du grand théâtre complotiste. Et pourtant, cette parodie révèle malgré elle un hommage inconscient : car toute initiation, en tant que rite de passage et quête du sens, devient dans le regard complotiste l’ombre d’un pouvoir caché. Le rire que Dimitri Halby adresse aux Francs-Maçons vise moins l’institution que ceux qui en fantasment le pouvoir occulte.

Nous Sachons
Nous Sachons

En première de couverture, le ton est donné avec ce faux scoop provocateur : « Scoop ! Francs-maçons : ils sont nuls en maçonnerie. » Derrière l’ironie perce une forme de reconnaissance inversée : pour devenir les cibles privilégiées des fantasmes complotistes, encore faut-il incarner, malgré soi, une part de mystère.

Mais c’est le traitement de la religion qui déconcerte, provoque, déstabilise. Là encore, le texte joue des symboles et des dogmes comme d’une boîte à outils pour artisans de la dérision. Jésus y devient un zombie de Pâques, les crucifixions sont mises en scène comme des sketches, les fêtes religieuses tournées en ridicule. Certains y verront un blasphème, d’autres une nécessaire profanation du sacré durci par le temps et les dogmes. Le choix de ne pas trop se moquer d’autres traditions religieuses peut être lu à la fois comme prudence…

Reste une constante : derrière chaque rire, une douleur refoulée. Celle d’un monde où les croyances, même les plus précieuses, sont devenues objets de suspicion.

Nous Sachons
Nous Sachons

L’interview d’un Illuminati, sommet d’absurde maîtrisé, est une perle noire dans ce collier de moqueries. L’anonymat du maître du monde autoproclamé, sa confession sur la difficulté de semer de fausses pistes, son autodérision quant à la création des noms mêmes de ses groupes secrets, tout cela participe d’une mécanique burlesque redoutable. Le rire y devient rite d’exorcisme, purgation des peurs diffuses, déconstruction des récits de contrôle.

Il faudrait citer encore ces images détournées, ces aphorismes absurdes, ces posts d’une drôlerie glacée qui ponctuent l’ouvrage. Comme dans tout travail véritablement hermétique, c’est par la multiplicité des couches qu’émerge le sens.

Au premier degré, c’est drôle. Au second, c’est inquiétant… Au troisième, c’est révélateur !

Car en rendant visible l’absurde, Dimitri Halby en fait la matière même de notre monde. Nous ne sommes plus dans le vrai ou le faux, mais dans une alchimie de signes contradictoires. Le réel est devenu un labyrinthe dont il faut se moquer pour pouvoir en sortir.

Ainsi, Nous Sachons s’inscrit dans cette tradition paradoxale de l’humour comme voie d’initiation. À l’image du fou du Tarot, il avance sans plan, les poches pleines de symboles, la tête dans les nuées. Ce qu’il propose, ce n’est pas un savoir mais une lucidité. Ce n’est pas une vérité, mais une hygiène mentale. Ce n’est pas une démystification, mais un antidote. Dans cette époque de crédulité toxique, c’est une médecine qui prend la forme du poison. Et peut-être faut-il, pour guérir, rire jusqu’à l’os.

En refermant ce livre, nous savons que nous ne savons pas. Et c’est peut-être cela, l’ultime sagesse du lecteur véritable.

Nous Sachons « Les complotistes ne mentent pas. C’est la vérité qui se trompe. »

Dimitri HalbyRobert Laffont, 2024, 208 pages, 19,90 €

Les travailleurs d’Hiram Abiff : la Vérité

De notre confrère elnacional.com – Par Mario Múnera Muñoz

« Aime la vérité, mais pardonne l’erreur » (Voltaire, penseur sarcastique des Lumières, philosophe français 1694-1778). De même que le Triangle, sur le chemin initiatique, dépasse l’entendement humain, il en va de même pour la vérité, car elle est comprise dès l’instant où l’on commence à avoir conscience. Les rayons de sagesse pénètrent votre être dès que la lumière trouve le bon angle pour pénétrer et ainsi comprendre un tel sujet. L’intelligence n’a pas accès à « la vérité » ; elle ne peut que percevoir ses informations. C’est pourquoi la justice est soumise à la raison ; elle crée donc ses lois, le moyen de les comprendre et de les manipuler.

Voltaire

C’est là qu’interviennent l’expert en droit, l’avocat et le juge, pour les interpréter et les appliquer. Justice et vérité, à mon sens, ne vont pas de pair, si l’on part du principe que le fondement du droit est « la moralité du peuple ». Chaque peuple et chaque lieu de l’Univers a ses propres interprétations de ses actions et de ses comportements. La justice n’est pas une ; elle a ses différentes variantes. Au contraire, la « vérité » est une, comme le dit le dicton populaire : la vérité est la vérité, même si elle blesse. Les grands penseurs de l’Antiquité et de la modernité continuent d’interpréter la « justice », mais la « vérité » n’a jamais été le but ; il n’existe aucun moyen de la définir, et elle peut se résumer en deux mots : « La vérité est. »

La vérité et ses obstacles

Krishnamurti

La vérité est obscurcie par « l’égoïsme, la malice et la méfiance. » Autre aspect important : les êtres humains sont des juges constants sur ce plan, jugeant et critiquant tout, ce qui est à la base des conflits humains. Toute « sagesse védique » est appelée « Trividya » en sanskrit : « Tri » signifie triple, et le mot « vidya » signifie sagesse. H.P. Blavatsky (fondatrice de la Théosophie) a fait pour la première fois, dans son livre Isis Dévoilée, une déclaration très transcendante sur la triple nature de l’Univers : « La Création est un triangle de force, et les secrets de la Création sont enfermés dans sa triple nature (c’est la serrure). La clé pour entrer dans la salle des mystères est “la nature de l’homme” (c’est la clé) qui est également triple ; par conséquent, la “vérité” est dans l’être humain lui-même. » J. Krishnamurti écrit dans son livre Truth ? ce qui suit :

« La vérité est un pays sans chemin… on ne peut y accéder par aucun chemin, par aucune secte, par aucune religion. Étant illimitée, inconditionnée, inaccessible par aucun chemin, elle ne peut être organisée. Aucune organisation ne peut être formée pour guider ou forcer les gens à suivre un chemin particulier. »

L’effort vers la vérité

La Vérité
La Vérité

La vérité ne peut être rabaissée ; c’est l’individu qui doit faire l’effort de s’élever vers elle. Elle ne peut amener le sommet de la montagne dans la vallée ; au contraire, pour atteindre le sommet, il faut traverser la vallée et gravir le sommet sans crainte. Aucune organisation ne peut conduire les êtres humains à la spiritualité. La croyance ne devrait jamais être organisée, car elle devient un corps mort, une secte, une croyance, une religion qu’il faut imposer aux autres, et c’est ce que tout le monde fait. La vérité est diminuée et transformée en jouet pour les faibles, momentanément mécontents. Dès que vous suivez quelqu’un d’autre, vous cessez de suivre la vérité. Le but de la Franc-Maçonnerie est de rendre les êtres humains libres, sans conditions, sans peur de la mort, du salut, de l’amour ou de la vie, de les libérer de leurs limitations ; seule cette liberté leur procurera le bonheur éternel.

La vérité en psychanalyse

En psychanalyse, la vérité n’est pas définie comme bonne ou mauvaise ; elle est simplement douloureuse. Elle n’est pas exacte, comme les sciences exactes ; c’est la vérité de la subjectivité. Elle n’est ni mesurable ni calculable, mais quelque chose de construit. Selon Freud, la vérité est impossible à la conscience. La vérité est la coïncidence entre l’énoncé et les faits. La fausseté et la vérité sont des propriétés des énoncés et des croyances. Sur ce plan physique, il existe quelque chose qui se positionne comme vérité universelle ; ce sont des constantes dans le monde et dans la réalité elle-même, et elles sont indiscutables. Lorsque nous tombons dans le piège du relativisme ou du subjectivisme dans l’interprétation de la réalité, l’exercice de la rationalité perd tout son sens. Le savoir que possèdent les êtres humains leur permet de façonner la pensée et de modifier la réalité là où elle est la plus attrayante, mais il limite la compréhension de la vérité.

Réflexions philosophiques sur la vérité

Friedrich Nietzsche jeune

Dans son ouvrage Le Criterion, Jaime Balmes soutient à juste titre que « bien penser consiste soit à connaître la vérité, soit à orienter la compréhension sur le chemin qui y mène. » Nietzsche affirme que « nous, scientifiques, devons apprendre que la vérité est aussi une illusion, bien qu’une illusion sans laquelle nous ne pouvons survivre » (Yalom, 2011, p. 339). Le même penseur a également écrit : « Une vie sans Vérité est une mort dans la vie » (Irvin D. Yalom, Washington 1931, professeur de psychiatrie à l’université de Stanford et psychothérapeute. Il a également écrit de nombreux essais et romans). L’acceptation de la vérité et du destin est essentielle pour que l’homme ait une idée de ce qui l’attend dans sa vie.

Opinions versus vérité

« Le monde est aussi plein d’opinions qu’il est plein de gens. Et vous savez ce qu’est une opinion. L’un dit ceci, l’autre dit cela. Chacun a une opinion, mais l’opinion n’est pas la vérité ; par conséquent, n’écoutez pas une simple opinion, quelle qu’elle soit, mais découvrez par vous-même ce qui est vrai…

…Les opinions peuvent changer du jour au lendemain, mais nous ne pouvons pas changer la vérité. »

(Jiddu Krishnamurti, écrivain et conférencier sur des questions philosophiques et spirituelles – Indu)

Tolérance maçonnique : vertu ou compromis ?

De notre confrère expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

La tolérance, en Franc-maçonnerie, n’est ni une affectation morale, ni une condescendance tiède. C’est l’une des pierres angulaires de l’Art Royal, mais elle ne peut ni ne doit être confondue avec l’indifférence ou le silence lâche. La question est donc légitime : jusqu’à quel point un Frère Maçon doit-il être tolérant ?

La réponse est simple mais claire : assez pour être un homme libre, mais pas un millimètre au-delà, si cela signifie nier la vérité, la justice ou la dignité. La tolérance commence ici : par l’écoute, par l’acceptation des opinions des autres, même si elles s’opposent aux vôtres. Mais ce n’est pas tout.

Un Frère ne tolère pas tout et tout le monde : il tolère ce qui est motivé par la bonté, l’honnêteté intellectuelle et l’intention constructive. Il ne tolère pas le vice, l’arrogance, les mensonges déguisés en opinions, ni l’ignorance obstinée déguisée en orgueil.

Avec qui un franc-maçon doit-il être tolérant ?

Avec le frère qui erre de bonne foi, avec le profane qui cherche, avec l’hérétique de son idée, si elle est le fruit de la pensée et non de la propagande. Avec le jeune homme qui trébuche sur le chemin, avec le vieil homme qui ne comprend plus l’époque dans laquelle il vit.

La tolérance est sœur de la miséricorde, mais aussi fille de la justice. Elle ne peut exister sans discernement.

Tolérer tout, sans distinction, c’est accueillir même ce qui détruit.

Summum ius, summa iniuria.

Trop de lois, c’est de l’injustice.

Trop de tolérance est donc aussi un poison déguisé en miel.

Avec quoi peut-on confondre la tolérance maçonnique ?

Avec faiblesse. Avec peur du conflit. Avec le bien-être qui engendre des monstres.

On s’y réfugie souvent pour éviter de l’affronter. Sans compter que cette idée est indigne, cette attitude mesquine, ce langage offensant.

Non, mon frère, non, ma sœur. La franc-maçonnerie ne vous demande pas de vous taire. Elle vous demande d’être juste.

La tolérance ne signifie pas justifier toute méchanceté, accepter tout compromis ou fermer les yeux sur une « fraternité apparente ». La véritable fraternité se nourrit de Vérité, même lorsqu’elle brûle.

La vérité vous libère.

La vérité vous rendra libre.

Et parfois, cela vous rendra même seul.

Un franc-maçon ne peut tolérer la médiocrité imposée comme règle, la superstition déguisée en foi, la violence verbale déguisée en opinion.

Il ne peut tolérer la corruption, le silence ni une conscience endormie. Quiconque justifie l’injustifiable au nom de la tolérance a abandonné le Temple et est devenu un serviteur du Chaos.

Être tolérant n’est pas être neutre. La neutralité est le refuge de ceux qui ont peur de prendre parti. Un franc-maçon prend parti. Toujours. Avec la lumière, contre les ténèbres. Avec l’humanité, contre la barbarie. Avec la recherche, contre le dogme. Même au prix de quelque chose.

Sans peur, sans espoir.

Un franc-maçon qui refuse de payer le prix de sa tolérance est un demi-frère. Une coquille vide.

La tolérance n’est pas pour les timides, mais pour les audacieux. Pour ceux qui savent que les autres ont aussi le droit d’être entendus, mais que parfois, après avoir écouté, il faut répondre fermement : Non. C’est inacceptable !

Au Temple, il n’y a pas de place pour ceux qui confondent l’amour de l’humanité avec l’acceptation de l’ignorance comme valeur. Un franc-maçon tolère la diversité, mais pas l’opportunisme. Il tolère l’opposition loyale, et non le sabotage déguisé en « liberté de pensée ».

C’est pourquoi la tolérance est un art. Et un art difficile.

C’est la modération, l’équilibre, l’endurance. C’est une vertu aussi tranchante que l’épée du Maître.

C’est cette force invisible qui vous fait serrer la main de ceux qui méprisent vos idées, mais aussi cette voix qui vous oblige à vous lever quand le silence serait plus confortable.

La tolérance sine veritate est caritas mortua.La tolérance sans vérité est une charité morte.

Et nous sommes ici pour construire la vie.
Alors, frère ou sœur, soyez tolérants.
Mais ne vous laissez jamais prendre au piège de la soumission.

Tendez la main, mais ne vendez pas votre cœur.
Soyez accueillant, mais pas complice.
Soyez franc-maçon : libre, fort et lucide.

Et rappelez-vous : la tolérance est une conquête, pas une reddition.

Rendez-vous au prochain Festival national de la Voyance

De notre confrère hebdo-des-savoie.fr – Par Claire Castelar

Le traditionnel Festival de la Voyance revient comme chaque année depuis plus de trois décennies à Aix-les-Bains. Pour l’occasion, 10 voyants issus des quatre coins de France seront présents du 2 au 20 août, de 10h à 21h, soit durant près de trois semaines. La médium Dominique Coulet, qui a repris le flambeau du festival l’année dernière suite au décès de sa fondatrice Marie-Hélène Exertier, dévoile le programme et apporte des précisions sur cet évènement devenu une véritable institution locale. 

Consultations, ateliers, conférences, animations gratuites… Découvrez le programme de cette nouvelle édition du festival national de la voyance qui se déroulera du 2 au 20 août au Centre des congrès d’Aix-les-Bains. 

10 voyants et mediums, aux diverses spécificités

La nouvelle organisatrice détaille les spécificités de chacun : Elisa (voyance avec support, lignes de la main), Eugénie (voyance guidance, pendule), Gaïa (cartes, voyance sur photos, pendule), Isa (cartes, oracles), Jane (tarologue, numérologue), Karine (cartes, médium), Lina (oracle, voyance), Dominique (voyance dans les tarots, coquillages, photos), Frédéric (voyance sans support) et Rubens (médium, tarots, lignes de la main). « Chaque année il y a des anciens, à savoir les piliers, et des nouveaux qui ont été sélectionnés ». Pour une consultation de 45 minutes, une participation de 57€ sera demandée et 100 € pour deux consultations avec deux voyants différents.

13 conférences et ateliers

Plus d’une dizaine de conférences (10€) et ateliers (30€) sont également programmés en fin de journée (18h ou 19h), selon diverses thématiques. Atelier sur le tarot de Marseille (avec Elisa et Isa, le 4 août), conférence sur la communication animale (avec Sandrine, le 5 août, en remplacement de la conférence « comment se protéger contre la pollution et les agressions énergétiques grâce à la radionique » avec Marc Devalmorel qui arrivera plus tard que prévu sur le festival), atelier « lire dans les lignes de la main » (avec Rubens, le 6 août), conférence « contact avec l’invisible » (avec le médium spirit Chrys Angel, le 7 août, en remplacement de la conférence « activer les bénéfices de l’utilisation des pierres naturelle » avec Nicole). « Si vous souhaitez recevoir un message d’un de vos défunts, pensez à venir avec une photo papier de lui ou avec un bijou lui ayant appartenu » précise l’organisatrice. Atelier sur l’hypnose, atelier sur la méthode d’utilisation du pendule, conférence sur le bien vivre chez soi avec la géobiologie et l’harmonisation de l’habitat, conférence sur la pensée positive, conférence sur les chiffres miroirs, conférence sur la sagesse de la kabbale, conférence sur la loi de l’attraction par les forces énergétiques des lettres berbères… Il y en aura pour tous les goûts, toutes les curiosités et toutes les sensibilités.

Animations gratuites

Le samedi 2 août à 18h, les voyants se présenteront un à un et proposeront de tester gratuitement leur pratique à travers « une question par personne ». Les deux samedis suivants (9 et 16 août), une séance de voyance gratuite sera proposé sur les marches du centre des congrès.

« Une clientèle très variée et de plus en plus de jeunesse »

Selon Dominique, qui était très proche de Marie-Hélène depuis une quinzaine d’années, « dès que je l’ai connue, je ne l’ai plus quittée« , et fidèle au festival pour lequel elle a toujours été très impliquée, ce rendez-vous annuel attire de nombreux visiteurs. « Il est déjà très connu, grâce notamment au bouche à oreille, et les gens d’Aix-les-Bains l’attendent avec ferveur. C’est une sorte de rituel« . Concernant les profils du public toutes générations, « nous avons une clientèle très variée et de plus en plus de jeunesse, de plus en plus de messieurs et de plus en plus d’hommes d’affaires ». Aixois, Savoyards, Haut-Savoyards, Rhônalpins, curistes… « Il y a les fidèles, les convaincus, les curieux et les nouveaux. Parmi les fidèles, il y a ceux qui reviennent toujours pour le même voyant, ceux qui aiment bien changer. Parmi les nouveaux, il y a ceux qui vont vers un type de voyance en particulier et ceux qui se laissent plutôt guider par une attirance de la personne. Quand ils me demandent conseil, je leur dis de faire au feeling ou je les envoie vers un voyant qui correspond plus à leur personnalité ». Du côté des questions posées, celles qui reviennent le plus concernent le travail, la carrière, la santé, l’amour et la famille.

L’inventrice de « la conchyomancie »

Une des spécialités de Dominique est la conchyomancie, mot qu’elle a elle-même inventé pour définir la voyance par les coquillages (association de conchyophile, collectionneur de coquillages, et mancie, divination). La médium a écrit un livre à ce sujet en 2001 et créé un jeu de carte www.hebdo-des-savoie.fr/decouvrez-la-voyance-par-les-coquillage . Bienveillance et convivialité seront les maîtres mots de ce festival dont l’entrée est libre, avec ou sans rendez-vous. Quelques exposants seront également présents (librairie ésotérique, voyage autour des minéraux, géobiologie énergéticien, bijoux messages universels). Renseignements au 06 08 09 51 23.

Cartes, pendule, lignes de la main, numérologie, voyance sans support... Toute une diversité d'arts divinatoires seront à découvrir. -
Cartes, pendule, lignes de la main, numérologie, voyance sans support… Toute une diversité d’arts divinatoires seront à découvrir. –
La médium Dominique Coulet, organisatrice du festival depuis la précédente édition. -
La médium Dominique Coulet, organisatrice du festival depuis la précédente édition. –