L’un de nos lecteurs assidus a récemment attiré notre attention sur un site (d’origine chinoise) qui fait sensation depuis quelques mois. Intrigués, nous avons décidé d’examiner de plus près cette offre de produits et gadgets maçonniques. Comme vous pourrez le constater, les prix défient toute logique. Nos partenaires français ont de quoi s’inquiéter ! Nous ne pouvons que vous encourager à continuer de soutenir notre commerce… bien que cela risque de devenir un sacré défi !
Il reste maintenant à vérifier la qualité des produits commandés, la fiabilité et la rapidité de la livraison. Nous vous avouons que nous n’avons pas encore testé… vos commentaires seront les bienvenus.
De notre confrère expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano
Dans le silence du Temple, le pendule oscille. Avec une précision extrême. Sans hâte, sans pause. Et pourtant, dans son mouvement apparemment paisible, il y a toute la violence du temps qui passe, de l’équilibre cherché mais jamais vraiment trouvé. C’est là que se reflète l’âme du Maçon, du Franc-Maçon en mouvement.
Et, peut-être, avec plus d’urgence et de conscience, qu’une sœur maçonnique, qui à chaque passage rituel, à chaque séance, ressent la double responsabilité de réparer un ordre intérieur et un monde extérieur encore hostile…
Le temps s’enfuit, la vérité demeure.
Le temps passe vite, mais la vérité demeure.
En vérité, le voyage initiatique est un mouvement constant, jamais linéaire, jamais confortable. Tel un pendule, il oscille entre ombre et lumière, entre certitude et doute, entre quête de soi et devoir envers autrui.
La vie d’un franc-maçon n’est pas une fin en soi, mais un perpétuel retour à soi, à travers épreuves, échecs et triomphes. Chaque grade obtenu n’est pas une médaille de mérite, mais un nouveau défi à relever.
Il n’y a pas de place pour l’inertie dans le pendule. Chaque oscillation est un choix. Et chaque choix, un renoncement. Ceux qui sont courageux commencent, mais seuls ceux qui peuvent supporter le poids de leurs propres incohérences persévèrent.
Le voyage n’est pas fait de maquillage et de mots d’or, mais de crises, de nuits blanches, de symboles qui frappent comme des coups de poing dans l’estomac quand la vie exige des comptes sur ce que l’on professe.
Ad lucem per tenebras.
Vers la lumière à travers les ténèbres.
Une expression galvaudée, mais seuls ceux qui ont vraiment marché dans l’obscurité peuvent la comprendre. Nous, les femmes, maçonnes ou non, connaissons bien cette obscurité. Nous l’expérimentons dans notre chair et dans notre esprit. C’est peut-être pourquoi, lorsque nous entrons dans le Temple, nous y entrons aussi pour guérir.
Parce que le pendule de la vie a souvent déchiré notre équilibre, et le chemin initiatique nous offre le langage pour nommer cette douleur et la transformer. Le pendule revient toujours au centre. Il ne s’arrête pas, mais il revient. Et, dans ce centre retrouvé, ne serait-ce qu’un instant, réside la clé de notre travail :
Au milieu de la virtuosité.
La vertu se trouve au milieu.
Mais ce juste milieu, ce point d’équilibre, ne s’atteint qu’en hésitant, qu’en tombant et en se relevant. La franc-maçonnerie n’est pas un refuge pour égocentriques ou collectionneurs de tabliers décoratifs. C’est une école de vérité qui vous oblige à regarder en vous-même et à comprendre que la pierre brute n’est pas seulement la société, mais vous-même.
Nous oscillons entre ce que nous sommes et ce que nous pourrions être. Entre le silence de la Loge et le vacarme du monde profane. Entre le désir de construire et la tentation de détruire.
Parce que, soyons honnêtes : même le Franc-Maçon, parfois, aime son propre chaos plus qu’il n’aime la Lumière. Et pourtant, nous continuons.
Avec colère, avec amour. Avec discipline. Avec cette foi séculaire et inébranlable que ce que nous construisons a un sens. Que chaque geste rituel, chaque symbole dessiné, chaque Frère ou Sœur, écouté avec un cœur sincère, est un coup de burin porté à notre Pierre.
Travailler, c’est prier.
Travailler c’est prier.
Et nous travaillons en silence, souvent incompris. Mais avec une détermination que rien ne peut briser.
Le pendule nous invite à nous rappeler que notre force ne réside pas dans l’indéfectibilité, mais dans le retour constant au centre. Pour rétablir l’ordre en nous-mêmes, même lorsque le monde extérieur implose.
À chaque vague, une question se pose : Qui êtes-vous vraiment ? Que construisez-vous ? Et pour qui ?
La franc-maçonnerie n’offre pas de réponses faciles. Elle vous tend un miroir. Elle exige rigueur. Et amour. Cela vous demande de perdre votre ego pour quelque chose de plus grand. Et vous n’y parvenez pas toujours. Mais vous essayez. Jour après jour. Rituel après rituel. Coup après coup.
Le pendule, finalement, ne juge pas. Il ne récompense pas. Il ne condamne pas. Ça bouge. Inexorablement. Comme notre conscience. Comme la vie. Et peut-être, là, dans cet éternel va-et-vient, trouvons-nous le sens le plus profond de notre voyage : être toujours en mouvement, mais jamais sans direction.
Que la Lumière soit. Mais qu’elle soit une vraie Lumière, gagnée par la sueur, le doute et le dévouement. Une Lumière qui n’aveugle pas, mais qui illumine. Qui n’impose pas, mais qui guide.
Car le pendule ne ment pas. Il nous rappelle, à chaque instant, que le temps attend. Et que le seul choix possible est de marcher. Toujours. Avec fierté. Avec dignité. Avec la volonté inébranlable de laisser le monde – et nous-mêmes – dans un meilleur état que celui dans lequel nous les avons trouvés.
Le Grand Délégué du Grand Maître pour la Jurisdiction Acomcagua, Guillermo Tapia Barrios, avec les présidents des Loges « Patrie et Liberté » N° 36 de San Felipe Eduardo Muñoz Costa et « Ariel » N° 62 de Los Andes, Carlos Gallardo Álvarez a participé aux cérémonies de commémoration du 174° anniversaire de Bomberos de Chile, desarrolladas en ambas ciudades.
La première activité a été réalisée au Théâtre Municipal de San Felipe, où le Corps des Bombardiers local a accueilli ses intégrateurs pendant des années de service et des logs en capacité. À cette occasion, il a obtenu la « Distinction Maximale » à l’avocat Fernando Castañeda Magna, avocat qui a été déclaré membre honoraire de l’institution pour son activité professionnelle gratuite.
L’Asimismo, sur la Place d’Armes de Los Andes, a mené une cérémonie publique enchaînée par les autorités civiles et les bombardiers, qui ont arrêté le travail des volontaires, calificant leur désempeño comme l’un des plus détachés au niveau national. La journée a culminé avec un défilé des compagnies bombardées de la province.
Les cérémonies comprennent la participation des délégués présidentiels, des avocats, des conseillers, des conseillers régionaux, des invités spéciaux et de nombreux publics. À cette occasion, les représentants de la maçonnerie ont invité les surintendants des bombardiers des ambassadeurs de la communauté des salutations fraternelle du grand maître, Sebastián Jans Pérez, conjointement aux félicitations pour les cérémonies et à la reconnaissance du compromis de service des bénévoles.
Les loges de la juridiction valorisent le vínculo permanent entre la maçonnerie d’Aconcagua et celui qui veut bombarder le service de la communauté.
Le Plan Voisin, proposé par l’architecte franco-suisse Le Corbusier en 1925, reste l’un des projets urbanistiques les plus controversés et audacieux de l’histoire moderne. Conçu pour transformer radicalement le cœur de Paris en rasant une vaste partie de son patrimoine historique, ce plan reflète à la fois les ambitions modernistes de Le Corbusier et les influences de son mécène, Gabriel Voisin.
Cependant, au-delà de son aspect architectural, le projet s’entoure d’un débat plus sombre lié aux positions idéologiques de Le Corbusier, notamment son antisémitisme et ses sympathies antimaçonniques, qui ont resurgi avec force à travers ses écrits et ses affiliations politiques.
Cet article explore en détail l’historique du Plan Voisin, son lien avec Gabriel Voisin, les motivations de Le Corbusier, et les controverses entourant ses convictions personnelles, en s’appuyant sur une analyse approfondie des sources disponibles.
Origines et Contexte du Plan Voisin
Une Réponse aux Défis Urbains du XXe SiècleAu début des années 1920, Paris, avec ses trois millions d’habitants, faisait face à des défis urbains croissants. La ville, marquée par les transformations haussmanniennes du XIXe siècle, présentait encore des îlots insalubres, notamment dans les quartiers du Marais, des Halles et des Archives. Ces zones, densément peuplées et marquées par la vétusté, étaient perçues comme des foyers d’épidémies et d’insalubrité, un problème que les mouvements hygiénistes de l’époque cherchaient à résoudre. Le Corbusier, de son vrai nom Charles-Édouard Jeanneret-Gris (1887-1965), voyait dans cette situation une opportunité de révolutionner l’urbanisme. Influencé par les avancées technologiques de l’industrialisation, notamment l’usage du béton, du verre et de l’acier, il rêvait d’une ville adaptée à la modernité, où l’automobile jouerait un rôle central.
Le Plan Voisin s’inscrit dans la continuité d’une idée plus large développée par Le Corbusier dès 1922 : la Ville Contemporaine pour trois millions d’habitants, présentée au Salon d’Automne. Ce projet théorique imaginait une cité utopique sur un terrain vierge, organisée autour de gratte-ciel, d’espaces verts et d’axes routiers majeurs. Appliqué à Paris, ce concept prend une tournure concrète avec le soutien de Gabriel Voisin, ce qui donne naissance au Plan Voisin, nommé en son honneur.
Le Rôle de Gabriel Voisin
Gabriel Voisin
Gabriel Voisin (1880-1973), pionnier de l’aéronautique et constructeur d’automobiles, fut un acteur clé dans la genèse du projet. Industriel visionnaire, Voisin avait bâti sa réputation avec la création d’avions pendant la Première Guerre mondiale et de voitures de luxe dans les années 1920. Fasciné par les idées modernistes de Le Corbusier, il finança l’étude et la présentation du Plan Voisin lors de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris. Son intérêt était double : d’une part, il voyait dans ce projet une vitrine pour promouvoir l’automobile, qu’il considérait comme l’avenir des transports urbains ; d’autre part, il partageait avec Le Corbusier une admiration pour la rationalité et la fonctionnalité, des principes alignés avec son propre parcours industriel.
Le Corbusier, dans ses écrits, soulignait l’importance de l’automobile comme un moteur de transformation urbaine. Il déclarait : « L’automobile a tué la grande ville. L’automobile doit la sauver. Voulez-vous doter Paris d’un plan n’ayant pas d’autre objet que la création d’organes urbains répondant à des conditions de vie si profondément modifiées par le machinisme ? » Cette vision, soutenue par Voisin, plaçait les grandes artères routières au cœur du projet, avec des autoroutes surélevées de 120 mètres de large, un concept radical pour l’époque.
Une Destruction Programmée du Vieux Paris
Le Plan Voisin prévoyait de raser environ 240 hectares de la rive droite de Paris, un quart de son centre historique. Cette zone, s’étendant de la place de la République à la rue du Louvre, de la gare de l’Est à la rue de Rivoli, incluait des quartiers emblématiques comme le Marais, les Halles et le Temple. Le projet envisageait la construction de 18 gratte-ciel cruciformes de 60 étages, capables d’accueillir entre 10 000 et 50 000 personnes chacun, ainsi qu’une gare centrale souterraine et des lotissements résidentiels à redans entre la rue des Pyramides et les Champs-Élysées. Seuls quelques monuments, comme Notre-Dame, le Louvre et certaines églises, auraient été préservés, entourés d’espaces verts et de boulevards aérés.
Cette démolition massive visait à remplacer le tissu urbain haussmannien, jugé obsolète par Le Corbusier, par une ville fonctionnaliste où seule 5 % de la surface serait bâtie, le reste étant dédié à la circulation et aux espaces verts. Cette approche s’opposait frontalement au charme historique de Paris, connu pour ses rues étroites et ses bâtiments anciens, et suscita une vive opposition dès sa présentation publique.
Le Corbusier : Architecte et Idéologue Controversé
Un Moderniste Visionnaire
Le Corbusier
Le Corbusier est souvent célébré comme l’un des pères de l’architecture moderniste. Ses concepts, tels que l’unité d’habitation (matérialisée par la Cité Radieuse de Marseille) et la Charte d’Athènes (1947), ont influencé l’urbanisme mondial, notamment dans la construction des grands ensembles d’après-guerre. Sa philosophie reposait sur l’idée que l’architecture devait servir le progrès social en offrant lumière, air et ordre aux habitants, un idéal qu’il appliquait avec une rigueur géométrique et une obsession pour la ligne droite, qu’il opposait à la « courbe des ânes » des villes traditionnelles.
Cependant, cette vision s’accompagnait d’une approche autoritaire. Le Plan Voisin reflétait une volonté de faire table rase du passé, qu’il jugeait étouffant et inadapté. Il écrivait : « Toute la vie n’est faite que de destruction et de reconstruction, et particulièrement la vie des villes. » Cette idée de « tabula rasa » s’inscrivait dans une logique hygiéniste et industrialiste, mais aussi dans une vision politique qui allait au-delà de l’urbanisme.
Les Accusations d’Antisémitisme
Les révélations sur les positions idéologiques de Le Corbusier, notamment son antisémitisme, ont émergé avec la publication de sa correspondance dans les années 2010. Des lettres et écrits privés montrent qu’il entretenait des préjugés antisémites dès les années 1920. Par exemple, il caricatura le marchand d’art juif Léonce Rosenberg (oncle d’Anne Sinclair) et exprima des opinions hostiles envers les Juifs dans des notes personnelles. Ces sentiments s’intensifièrent pendant la Seconde Guerre mondiale, lorsque, après la défaite française de 1940, il se rapprocha du régime de Vichy.
Entre 1940 et 1942, Le Corbusier passa dix-sept mois à Vichy, travaillant comme membre rémunéré d’une commission officielle. Dans un livre publié en 1941, il saluait la victoire nazie comme « une lueur de bien » et louait Pétain pour avoir « sauvé » la France de l’anarchie. Il écrivit également des phrases comme « le petit Juif sera bien un jour dominé », révélant une adhésion implicite aux idéaux racistes de l’époque. Ces positions, bien que jamais traduites en actes directs comme des dénonciations, ont conduit des intellectuels, tels que Michelle Perrot et Jean-Louis Comolli, à exiger en 2019 l’arrêt de tout soutien public à son œuvre, le qualifiant de « complice » de l’idéologie collaborationniste.
Une Hostilité envers la Franc-Maçonnerie
Affiches propagande antimaçonnique
L’antimaçonnisme de Le Corbusier, moins documenté que son antisémitisme, est également un aspect troublant de sa pensée. Dans les milieux fascistes et vichystes qu’il fréquentait, la franc-maçonnerie était souvent perçue comme un ennemi de l’ordre naturel et une influence corruptrice. Bien que les preuves directes soient rares, ses écrits et ses affiliations suggèrent une méfiance envers les institutions maçonniques, qu’il associait à une élite cosmopolite qu’il rejetait. Cette hostilité s’aligne avec les discours de l’époque, notamment ceux du régime de Vichy, qui lança une campagne contre la franc-maçonnerie, perçue comme un obstacle à la « révolution nationale ».
Le bâtiment du Grand Orient de France (GODF), siège historique de la franc-maçonnerie française à Paris, aurait pu être une cible symbolique du Plan Voisin, situé dans la zone prévue pour la démolition. Bien que Le Corbusier n’ait pas explicitement mentionné cette institution dans ses plans, son idéologie autoritaire et ses liens avec des cercles antimaçonniques laissent supposer une convergence d’intérêts avec ceux qui voyaient dans la destruction du vieux Paris une manière d’effacer les traces d’une société qu’ils jugeaient décadente.
Affiliations Fascistes
Le Corbusier entretenait des liens avec des intellectuels fascistes dès les années 1920, fréquentant des cercles qui soutenaient Mussolini et, plus tard, Hitler. Ses éloges envers l’Italie fasciste (« le spectacle offert actuellement par l’Italie annonce l’aube imminente de l’esprit moderne ») et sa collaboration avec Vichy témoignent d’une attirance pour les régimes autoritaires. Cette idéologie se reflète dans le Plan Voisin, dont la rigueur géométrique et la centralisation rappellent les projets urbanistiques totalitaires, comme ceux réalisés par Ceausescu à Bucarest. Cependant, certains défenseurs de Le Corbusier, comme Michel Guerrin du Monde, arguent que ses idées modernistes transcendaient les idéologies et étaient influencées par le contexte troublé de l’entre-deux-guerres.
Réception et Échec du Projet
Une Opposition Massive
André Malraux
Dès sa présentation en 1925, le Plan Voisin fut accueilli avec scepticisme et hostilité. La presse, les intellectuels et les politiques s’élevèrent contre cette vision qui menaçait de détruire un patrimoine mondialement reconnu. André Malraux, futur ministre de la Culture, joua un rôle clé dans la préservation du vieux Paris, promouvant la loi de 1962 qui privilégia la restauration plutôt que la démolition. Les Parisiens eux-mêmes, attachés à l’identité de leur ville, rejetèrent cette utopie froide et uniforme.
Malgré son échec, le Plan Voisin influença indirectement l’urbanisme postérieur. Les grands ensembles des années 1950-1970, comme La Défense ou les cités HLM, reprirent certains principes modernistes, notamment l’usage de tours résidentielles et l’accent sur la circulation automobile. Cependant, ces réalisations furent souvent critiquées pour leur manque d’âme, un écho indirect aux critiques adressées au projet initial.
Héritage et Débats Contemporains
Aujourd’hui, le Plan Voisin est étudié comme une expérience de pensée, un symbole des excès du modernisme. Grâce à des technologies comme l’intelligence artificielle, des reconstitutions visuelles permettent d’imaginer un Paris transformé en métropole de gratte-ciel. Ces images soulignent le contraste entre la vision fonctionnaliste de Le Corbusier et le charme historique préservé. Parallèlement, les révélations sur son passé idéologique ont relancé le débat : faut-il séparer l’œuvre de l’homme ? Alors que ses bâtiments sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, des voix s’élèvent pour exiger une mise en contexte critique, notamment via un musée à Poissy qui inclurait sa part sombre.
Conclusion de cette histoire
Le Plan Voisin incarne à la fois le génie visionnaire et les dérives autoritaires de Le Corbusier. Soutenu par Gabriel Voisin, ce projet visait à moderniser Paris en détruisant son cœur historique, reflétant une foi aveugle dans la technologie et l’ordre géométrique. Cependant, les accusations d’antisémitisme, d’antimaçonnisme et de sympathies fascistes ternissent l’héritage de l’architecte, révélant une idéologie qui allait au-delà de l’urbanisme pour s’inscrire dans un contexte politique troublé. Si Paris a échappé à cette transformation radicale, le Plan Voisin reste un miroir des tensions entre tradition et modernité, un rappel des dangers d’une planification déconnectée des réalités humaines et culturelles.
L’histoire de ce projet invite à une réflexion continue sur l’équilibre entre progrès et préservation, un défi toujours d’actualité dans les métropoles mondiales.
Ma T.C.S.J., pour le J : Mettez « Juilettiste » à la place, mon T.C.F. de même.
C’est les vacances !
Les patrons des kiosques avant le départ des trains ou des avions vont proposer leurs magazines aux titres qui parlent de minceur, de plage, de courses de vélo, de discothèques, de découvertes, de tourisme et d’aventures.
Dans la voiture parmi les valises, les sacs et les jouets de plage, un magazine parlant de maçonnerie rappellera que les maçons sont partout: du président des français, mi-figue, mi-raisin, aux ministres qui tirent les ficelles et de qui nous dépendons pour s’octroyer quelques jours de vacances.
Dans la voiture, sur l’autoroute, le père de famille dont l’épouse, sœur également, lance devant les enfants, déjà accoutumés au langage “codé” maçonnique, cette phrase complotiste et rebelle pour les wokistes :
« Alors, on est pas bien là, décontracté du tablier ? »
Aujourd’hui c’est le départ, c’est la fête. À l’ordre mes soeurs et mes frères! Mais calmez-vous on croirait un groupe de « bonnes soeurs » en autocar pour un pèlerinage maçonnique destination le musée du Grand Orient, de la Grande Loge de France ou encore pour un séminaire de réflexion au Manoir d’Hiram.
« L’autocollant du Gîte est sur le pare-brise au cas où »
Les amis rencontrés l’année dernière ont préparé « l’apéro-retrouvailles-divinatoire » avec leurs enfants. Une soirée de détente s’annonce. D’accord on évitera de parler du grand architecte et des questions qu’il suscite, on est en vacances.
Je ne résiste pas à vous présenter nos invités en vous les parodiant un peu. Vous imaginez et vous vous en doutez, venant d’une personne de bonne foi comme moi.
Madame: Sœur Veronique, la trentaine, commerciale en cosmétique, cheveux teintés en rouge, au bas du nez, sur le pli d’une des narines, le rubis classique a été remplacé par un piercing stylé en forme de lacs d’amour chers à la franc-maçonnerie. Bras et avant-bras tatoués en rappel d’une période de motarde encore proche, maçonne depuis trois ans dans une loge différente de son mari
Monsieur: Frère Jacques, Dormez-vous? (je me devais de la faire), tatoué et au passé motard lui aussi, chef d’expédition pour une société de mécanique moto 2 temps. Il occupe les fonctions de second surveillant dans une loge non mixte au rite R.E.R.
Le tableau succinct est dressé, les vacances sont arrivées, la route du monde profane va commencer.A vos marques sœurs et frères.
Sans oublier le Grand René dans la video ci-dessous :
Il est des silences plus éloquents que bien des discours, des absences qui deviennent présence dans l’âme de ceux qui restent, des départs qui laissent derrière eux non un vide, mais une lumière.
Laurent Kupferman
Ce vendredi 11 juillet 2025, à 11 heures, cette lumière brillait au cœur du Temple protestant de l’Oratoire du Louvre : celle, vive, chaleureuse et fraternelle, de notre Frère Laurent Kupferman, passé à l’Orient Éternel le 2 juillet dernier.
L’émotion était à la fois sobre et intense dans ce lieu sacré, où résonnent encore les mémoires de Richelieu, Louis XIII et Anne d’Autriche, et où Napoléon, en 1811, confia l’édifice à la foi réformée. Ce matin-là, il devenait Temple de la République, de la Fraternité et de la Mémoire partagée.
Un accueil digne, une parole d’espérance
La cérémonie s’ouvrit sur un accueil empreint de douceur et de dignité par la pasteure de l’Oratoire Béatrice Clero-Mazire, figure de paix et d’écoute. Par ses mots clairs et sensibles, elle rappela combien ce lieu ouvert à l’altérité, porteur d’une longue tradition d’hospitalité spirituelle, se faisait volontiers l’écrin de cet hommage républicain, laïque, fraternel et affectueux.
La nef était pleine. Plus de 300 personnes ! Des anonymes, des Frères et Sœurs, des intellectuels, des artistes, des journalistes, des universitaires, des élus, des croyants de toutes confessions, et bien sûr des Francs-Maçons de nombreuses Obédiences. Tous rassemblés, au-delà des appartenances, pour saluer un homme qui avait incarné la clarté, le courage et l’ouverture.
Doggy et Laurent
Doggy, présence fidèle entre les mondes
Parmi les visages émus, une silhouette inattendue et bouleversante attira les regards : Doggy, le chien fidèle de Laurent, installé non loin de la chaire, digne, calme, habité d’un silence attentif. Plus qu’un compagnon, il semblait être là comme une ombre portée du cœur, un écho tangible de l’amour et de la fidélité partagés.
À un moment, comme pour rappeler sa présence – ou peut-être pour accompagner, à sa manière, un moment d’intensité – il aboya brièvement, brisant la solennité d’un éclair sonore, sans troubler pour autant la profondeur du recueillement. La pasteure, avec douceur et bienveillance, s’adressa alors à l’assemblée : « Ce temple n’est pas un lieu consacré. Et ici, les animaux ont toute leur place. » Un sourire discret traversa alors les rangs. L’émotion, contenue, devint tendresse.
Doggy incarnait ainsi, par sa seule présence, cette part de fidélité sans paroles, cette présence pure qui ne craint ni l’absence ni le mystère. En ce jour d’adieu, il était, à sa manière, le gardien silencieux de la mémoire et de l’amour.
Logo Eeudf
Margay, éclaireur pour l’éternité
Bien avant l’initiation maçonnique, Laurent Kupferman avait déjà répondu à l’appel d’une fraternité intérieure. Éclaireur unioniste de France, il portait le totem de Margay, « définit futé et impétueux ». Ce nom, il ne l’avait jamais quitté. Il le portait dans son regard pétillant, son humour ciselé, sa manière unique d’arpenter le monde, à la fois libre et profondément responsable.
La veillée, le feu, le chant, le service, la promesse… tout cela l’avait préparé à devenir cet homme de parole et d’engagement, qui marchait devant pour ouvrir la voie, qui refusait les dogmes mais cherchait inlassablement la vérité.
Un homme de culture et de République
Essayiste, cofondateur de l’Orchestre symphonique d’Europe, orateur de la République, il maniait la plume avec grâce, savait parler à toutes les générations. Il avait cette faculté rare de faire comprendre sans simplifier, de transmettre sans trahir. Parmi ses ouvrages les plus marquants : Ce que la France doit aux francs-maçons, Les aventuriers de la République – Ces francs-maçons qui ont fait notre histoire, 3 minutes pour comprendre les 50 principes fondamentaux de la franc-maçonnerie.
Il fut aussi le grand artisan, discret mais décisif, de la panthéonisation de Joséphine Baker, femme libre, résistante, danseuse et Sœur d’élection. À ce titre, les trois coauteurs de l’ouvrage collectif qui avait accompagné cet hommage national – Emmanuel Pierrat, Jacques Ravenne et Jean-Louis Debré (lui-même décédé quelques mois plus tôt) – étaient représentés par Valérie Bochenek, sa dernière compagne.
Présence marquante d’Alain Seban
Parmi les personnalités présentes, Alain Seban se tenait avec recueillement et fidélité. Ancien président du Centre Pompidou, haut fonctionnaire de la culture, cet esprit exigeant et sensible était un ami de Laurent. Tous deux partageaient une vision éclairée de la création, de la mémoire artistique, et de la nécessité d’un récit commun face aux fragmentations de notre époque.
Doggy aux Milandes, juin 2025
Une parole fraternelle, maçonnique et universelle
Les prises de parole se succédèrent, tour à tour sobres, vibrantes, empreintes de chaleur et de gravité. Elles évoquaient l’homme, bien sûr, mais aussi le Frère, dans toute la profondeur de ce terme. Autour de la mémoire de Laurent, c’est la quasi-totalité des obédiences maçonniques qui fit cercle, unies dans un même recueillement. Le Grand Orient de France et tant d’autres, formèrent une chaîne invisible de silence et de lumière, en hommage à celui qui sut incarner, sans jamais l’instrumentaliser, l’esprit du Temple et l’idéal républicain.
Doggy
Tous, dans leurs mots et leurs silences, portaient en eux le souvenir d’un homme libre, profondément fidèle à la laïcité, à la République, et à l’universelle fraternité humaine. On évoqua son humour mordant mais tendre, son courage tranquille, sa capacité à dialoguer sans jamais se renier, son refus des dogmes, sa méfiance envers les systèmes clos et son art si singulier de faire passer le souffle entre les pierres, d’ouvrir les intelligences sans les brusquer, de réenchanter la pensée sans l’égarer.
Il n’était pas un tribun. Il était une voix. Une voix qui réconciliait. Une voix qui rassemblait.
Radio Delta, voix du souvenir
La veille, l’émission Deltapol sur Radio Delta lui avait consacré une veillée radiophonique fraternelle et vivante. Autour de Viviane Simon-Bensoussan, Emmanuel Pierrat, Philippe Foussier, Jean-Laurent Turbet, Sophie Alvacete, Josselin Morand, Élise Ovart-Baratte, Gilles Saulière, PhiLor, les mots avaient circulé, entre souvenirs, sourires et larmes. L’esprit de Laurent y vibrait comme une onde fidèle.
Une lumière à faire vivre
Laurent Kupferman n’aimait pas les honneurs. Il préférait les actes. Il ne cherchait pas à briller, mais à éclairer. Il avait cette phrase simple, qu’il répétait comme un viatique :
« L’essentiel est de ne pas renoncer à la clarté. »
Ce 11 juillet, l’Oratoire du Louvre n’accueillait pas seulement des obsèques. Il devenait le vestibule d’une transmission. Il ouvrait un espace sacré où la mémoire ne se fige pas, mais circule, inspire, ensemence.
Laurent n’est pas une icône. Il est une voix. Une voix libre. Une voix fraternelle. Une voix debout.
Et tandis que Doggy sortait en silence sous la lumière douce du porche, que les Frères et les Sœurs se saluaient sans mot, mais avec les yeux pleins d’âme, chacun comprenait qu’il nous revient désormais de prolonger la clarté, de marcher à notre tour dans les pas du totem : futé, impétueux… et infiniment vivant !
Les Journées européennes du patrimoine (JEP), un rendez-vous culturel incontournable en France, reviennent les 20 et 21 septembre 2025 pour une 42e édition placée sous le signe de la découverte et de l’ouverture. Cet événement annuel, organisé par le ministère de la Culture, invite le public à explorer des lieux habituellement fermés, offrant un voyage au cœur du patrimoine national.
GLDF rue Louis Puteaux
En 2025, la franc-maçonnerie, souvent entourée de mystère, prendra une place de choix, avec plusieurs Obédiences prestigieuses – Grande Loge de France (GLDF), Grand Orient de France (GODF), Grande Loge Féminine de France (GLFF) et autres – ouvrant leurs portes pour dévoiler leurs temples, musées et archives. Explorons l’histoire de cet événement, les sites maçonniques accessibles, et ce que les visiteurs peuvent attendre de cette expérience unique.
Grande Loge Féminine de France, Cité du Couvent
Une tradition culturelle au service de la découverte
Instaurées en 1984 par le ministère de la Culture sous l’impulsion de Jack Lang, les Journées européennes du patrimoine visent à démocratiser l’accès au patrimoine en ouvrant des lieux emblématiques au public. Initialement inspirées des « Journées portes ouvertes » britanniques, elles sont devenues un moment fort de l’année, attirant des centaines de milliers de visiteurs. En 2025, le thème annoncé – encore en cours de finalisation à cette date – devrait mettre en lumière des aspects du patrimoine vivant et symbolique, un cadre idéal pour explorer l’univers initiatique de la franc-maçonnerie.
Rue Cadet à Paris siège du GODF
La franc-maçonnerie, avec ses rituels, ses symboles et son histoire riche, s’inscrit parfaitement dans cet esprit d’ouverture. Depuis les années 1970, des Obédiences comme la GLDF et le GODF ont commencé à partager leur patrimoine, notamment à travers des musées et des visites guidées lors des Journées du Patrimoine. Cette année, l’événement promet une programmation encore plus riche, avec des temples, des expositions et des conférences permettant de lever le voile sur cette institution souvent mal comprise.
Georges Martin légua sa demeure sise au 5, rue Jules-Breton, Paris 13e à l’Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain ». Aujourd’hui le bâtiment en est le siège.
Les lieux maçonniques ouverts au public en 2025
Voici une liste détaillée des sites où la franc-maçonnerie sera visible, basée sur les annonces officielles et les pratiques des années précédentes, avec des précisions sur les obédiences impliquées. Les horaires et les modalités d’accès (inscription ou entrée libre) seront confirmés au fil des semaines, mais les informations ci-dessous reflètent les engagements actuels.
Grande Loge de France (GLDF)
Forte de près de trois siècles d’histoire, héritière des premières loges parisiennes des années 1725-1730 et instituée sous le nom de Grande Loge de France en 1743, refondée en 1894 à la suite de sa fusion avec la Grande Loge Symbolique Écossaise, la Grande Loge de France – installée au 8 rue Louis Puteaux dans le 17e arrondissement de Paris – est aujourd’hui l’une des Obédiences les plus actives lors des Journées Européennes du Patrimoine. Son siège, un ancien monastère franciscain transformé, abrite un musée (Musée-Archives-Bibliothèque -MAB) et des temples d’une architecture remarquable. Les 20 et 21 septembre 2025, de 10h00 à 18h00, des visites guidées permettront d’explorer :
Au cœur de la Grande Loge de France, deux temples emblématiques incarnent la grandeur spirituelle et la mémoire républicaine de l’Institution. Le Grand Temple Pierre Brossolette, majestueux et solennel, accueille les cérémonies les plus symboliques ; il rend hommage à ce héros de la Résistance, Franc-Maçon de la Grande Loge et homme de pensée libre.Le temple Franklin Roosevelt, plus intime, mais tout aussi chargé de sens, porte le nom d’un président humaniste et initié, témoin du lien profond entre la franc-maçonnerie et les idéaux de liberté, de justice et de fraternité à l’échelle universelle. Ces deux lieux sacrés traduisent, chacun à leur manière, l’engagement historique, moral et spirituel de la Grande Loge de France.
Pour la première fois, le musée de l’Hôtel de la Grande Loge de France — récemment reconnu « musée de France » — ouvre ses portes au public, après de longs mois de rénovation. Vous y découvrirez un exceptionnel patrimoine maçonnique : regalia (tabliers, épées, bijoux), archives historiques et objets rituels préservés, parfois sauvés des ravages de la Seconde Guerre mondiale.
Une conférence publique, prévue le dimanche 21 septembre à 14h30, sur l’histoire de l’Obédience et son rôle spirituel, animée par des experts.
D’autres villes (25 au total) accueilleront des événements GLDF, dont :
Avignon : Visite de temples et exposition sur le Rite Écossais Ancien et Accepté.
Marseille : Ouverture des temples de 14h00 à 18h00 le samedi 21 septembre, avec des présentations sur l’initiation.
Montpellier : Exposition et échanges sur le symbolisme maçonnique.
Piolenc : Concert initiatique le samedi 21 septembre à 20h00.
Poissy, Rochefort, Ronchin, Saint-Raphaël, Villeurbanne : visites de temples avec des focus sur le patrimoine local maçonnique. À Rochefort, c’est la loge historique L’Accord Parfait, fondée en 1776 et installée dans ses locaux actuels depuis 1843, qui accueille les visiteurs pour une plongée dans 250 ans d’histoire maçonnique en lien avec la cité de Colbert. Plus ancienne loge en activité de la Grande Loge de France, elle siège dans un temple classé monument historique, au mobilier également inscrit. La visite, ponctuée d’échanges, offre une véritable traversée du temps, du XVIIIe siècle à nos jours.
Mais aussi les temples d’Albi, Cannes, Carsac-Aillac, Clermont-Ferrand, Couzeix, Dijon, Nanterre, Nantes, Nemours, Morne-Pavillon (Martinique), Périgueux, Poissy, Poitiers, Rennes, Saint-Rémy-de-Provence, Sarlat, Toulon et Villeurbanne.
Grand Orient de France (GODF)
Temple Groussier
Le GODF, la plus ancienne obédience française fondée en 1773, ouvrira plusieurs de ses loges à travers le pays, avec une programmation variée. Le musée de la franc-maçonnerie à Paris (16 rue Cadet, 9e arrondissement) sera un point central, ouvert les 20 et 21 septembre de 10h00 à 19h00 (samedi) et de 10h00 à 18h00 (dimanche). Les visiteurs pourront découvrir :
Des visites guidées des temples, illustrant les rituels du Rite Français.
Une exposition sur l’histoire de l’obédience, avec des documents datant de la Révolution française.
Une pièce théâtrale, « Le trésor des Jésuites » d’André Breton et Louis Aragon, adaptée en théâtre de papier, présentée le dimanche à 18h00.
Autres lieux GODF ouverts :
Albertville (73) : Visites historiques les 21 et 22 septembre à 14h30.
Angers (49) : Ouverture du temple les 21 et 22 septembre de 14h00 à 18h00, avec vidéos et discussions.
Cannes (06) : Visites commentées, conférences et projections les 21 et 22 septembre de 10h00 à 17h00.
Clermont-Ferrand (63) : Visite et exposition le samedi 21 septembre de 14h00 à 22h00.
Fort-de-France (97) : Visite commentée du musée maçonnique le samedi 21 septembre de 9h00 à 17h00.
Monségur (33) : Projections et parcours historiques les 21 et 22 septembre.
Périgueux (24) : Visite du temple le dimanche 22 septembre de 9h00 à 18h00.
Pontoise (95) : Visites guidées continues les 21 et 22 septembre de 10h00 à 18h00.
Rueil-Malmaison (92) : Ouverture du temple les 21 et 22 septembre de 14h30 à 18h00.
Rochefort (17) et Saint-Jean-d’Angély (17) : Visites des temples les 21 et 22 septembre de 14h00 à 18h00.
Grande Loge Féminine de France (GLFF) Fondée en 1952, la GLFF, première obédience exclusivement féminine du Monde, ouvrira son siège parisien (4 Cité du Couvent, 75011 Paris) le dimanche 21 septembre 2025, de 10h00 à 18h00. Cette visite exceptionnelle mettra en avant :
L’histoire de l’émancipation féminine dans la maçonnerie, avec des expositions interactives.
Les temples, décorés de symboles adaptés aux rituels féminins.
Des discussions sur le rôle des femmes dans la franc-maçonnerie moderne.
Autres Obédiences et Lieux IndépendantsD’autres obédiences et loges indépendantes participeront, bien que les détails soient encore en cours de confirmation :
Le Droit Humain (obédience mixte) : Des loges à Paris et en province pourraient ouvrir, notamment à Lyon, avec des visites centrées sur l’égalité des genres.
Loge Hiram (GODF) : À Londres, cette loge libérale pourrait organiser une ouverture symbolique, en lien avec son appartenance au GODF.
Loge La Bonne Amitié (Namur, Belgique) : Une ouverture pourrait être reconduite, comme en 2018, si les liens transfrontaliers persistent.
Que découvrir lors de ces visites ?
Les Journées européennes du patrimoine 2025 offriront une plongée dans l’univers maçonnique à travers plusieurs thématiques :
Architecture et symbolisme : Les temples, souvent ornés de colonnes doriques, ioniques et corinthiennes, reflètent les idéaux de Sagesse, Force et Beauté. À Paris, les visiteurs admireront les fresques et les vitraux du siège GLDF.
Histoire et rituel : Des guides expliqueront l’évolution des rites (Écossais, Français, Rectifié) et leur lien avec l’histoire française, de la Révolution aux débats sur la laïcité.
Patrimoine vivant : Des conférences et ateliers mettront en lumière le rôle des maçons dans les mouvements sociaux, comme la contraception dans les années 1950 (GLDF) ou le soutien aux républicains espagnols (GODF).
Les visiteurs, qu’ils soient curieux ou passionnés, pourront poser des questions aux membres des obédiences, souvent présents pour animer les lieux. Des livrets pédagogiques et des expositions interactives rendront l’expérience accessible à tous, des enfants aux seniors.
Conseils pratiques pour profiter de l’événement
Inscriptions : Certaines visites, notamment à Paris (GLDF, GODF, GLFF), nécessitent une réservation préalable via les sites officiels des obédiences ou de Sortiraparis.com.
Horaires : Vérifiez les créneaux, car certains sites ferment en milieu d’après-midi (ex. : 18h00 pour la GLDF).
Accès : Privilégiez les transports en commun (métro Rome ou Place de Clichy pour la GLDF à Paris) et arrivez tôt pour éviter les foules.
Gratuité : L’entrée est généralement libre, mais des dons sont souvent appréciés pour soutenir la préservation des lieux.
Une occasion unique de comprendre la Franc-Maçonnerie
Les Journées du Patrimoine 2025 offriront une fenêtre rare sur la franc-maçonnerie française, souvent perçue comme une société secrète. En ouvrant leurs temples et musées, la GLDF, le GODF et la GLFF démontrent leur volonté de partager des valeurs universelles – liberté, égalité, fraternité – tout en préservant leur héritage spirituel. De Paris à Fort-de-France, en passant par Avignon et Cannes, ces lieux incarnent une histoire vivante, mêlant tradition et modernité.
Pour les curieux comme pour les passionnés, ce week-end du 20 et 21 septembre 2025 sera une invitation à dépasser les préjugés, à explorer des espaces sacrés et à dialoguer avec ceux qui portent cette tradition millénaire. Que vous soyez attiré par l’architecture, l’histoire ou la philosophie, les Journées du Patrimoine promettent une expérience enrichissante, où le mystère maçonnique se dévoile sous un jour nouveau.
Préparez-vous à allumer votre propre « lumière intérieure » en franchissant ces portes ouvertes !
Dans l’écrin intemporel de la ville rose – Ô Toulouse ou mieux encore La Tolosenca (La Toulousaine ou Ò mon país), chanson occitane composée en 1845 –, où les ruelles murmurent des siècles d’histoire, le Musée des Compagnons du Tour de France ouvre grand ses portes les 20 et 21 septembre 2025, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine (JEP).
Niché au 12 rue Tripière, dans un bâtiment médiéval rénové au XVIIIᵉ siècle, ce lieu, tel un temple dédié à l’artisanat, invite à une célébration vibrante du compagnonnage, ce courant initiatique où l’homme se forge par l’outil et l’esprit s’élève par l’œuvre. Comme je l’évoquais dans mon précédent article sur ce lieu symbolique, ce musée est bien plus qu’un espace d’exposition. C’est une arche où se rencontrent tradition, savoir-faire et quête de perfection.
Une plongée dans l’âme des Compagnons
Sous les voûtes de pierre, où chaque écho semble porter la mémoire des bâtisseurs, l’exposition « Le rôle des Compagnons dans le patrimoine architectural français » dévoile un univers où la main de l’homme dialogue avec la matière. Les chefs-d’œuvre exposés – maquettes ciselées en bois, pierre, acier ou zinc – ne sont pas de simples objets : ils sont des symboles, des épreuves surmontées, des serments gravés dans la matière. Chaque pièce, fruit d’un labeur patient, incarne la devise compagnonnique : *la preuve par l’épreuve*. Ces créations, tels des mandalas de l’artisanat, témoignent de l’excellence technique et de la profondeur spirituelle d’un mouvement qui, depuis des siècles, sculpte l’âme autant que la pierre.
Tel un initié pénétrant dans le « Saint des saints », le visiteur est convié à contempler ces œuvres, où chaque détail – une volute, une jointure, une courbe – raconte une histoire de discipline, de voyage et de transmission. Les Compagnons, ces pèlerins du Tour de France, ne se contentent pas de construire des édifices : ils édifient des ponts entre les générations, entre l’homme et son idéal. Leur philosophie, ancrée dans une quête de perfection, résonne comme un écho maçonnique, où le ciseau et le compas deviennent les outils d’une élévation intérieure.
Une rencontre avec les gardiens du savoir
Durant ces deux jours, de 10h00 à 17h30, des Compagnons itinérants, tels des passeurs de lumière, seront présents pour partager leurs récits. Ils dévoileront les secrets de leurs techniques, les rituels de leur apprentissage et l’esprit fraternel qui unit leur communauté. Ces échanges, ouverts à tous – curieux, passionnés, enfants émerveillés ou érudits en quête de sens – sont une invitation à toucher du doigt l’essence d’un artisanat vivant, où chaque geste est un acte de création, chaque outil un prolongement de l’âme.
Un lieu, un symbole, une initiation
Le Musée des Compagnons, comme une loge ouverte sur le monde, incarne l’esprit du compagnonnage : un équilibre entre tradition et modernité, entre labeur et contemplation. Restauré avec soin au XVIIIᵉ siècle, ce bâtiment médiéval est un écrin où l’histoire se lit dans chaque pierre, chaque poutre, chaque vitrail. En son sein, l’exposition proposée lors des JEP 2025 est une célébration du génie humain, une ode à ceux qui, par leur art, ont façonné le visage de la France – des cathédrales gothiques aux charpentes des grandes demeures.
Une invitation à l’émerveillement
Que vous soyez novice ou initié, les JEP au Musée des Compagnons du Tour de France promettent une expérience où l’esprit s’élève et le cœur s’émerveille. Venez, entrez dans le cercle des artisans, écoutez les murmures des outils et laissez-vous porter par la magie d’un savoir qui transcende le temps. Pour toute question, contactez Marie Alquier au 0562474122 ou par courriel à marie.alquier@compagnonsdutourdefrance.org. Que cette visite soit, pour chacun, une étape sur le chemin de la connaissance et de la beauté.
« Par le travail, l’homme se fait ; par l’œuvre, il se révèle. »
Rendez-vous les 20 et 21 septembre 2025, au 12 rue Tripière, Toulouse (Haute-Garonne, région Occitanie), pour une célébration maçonnique et artisanale du patrimoine vivant.
Nous sommes au XXIᵉ siècle, dans une époque où l’humanité se cherche entre héritages et innovations, entre rites anciens et libertés conquises. Et au cœur de cette mouvance, la franc-maçonnerie peine parfois à suivre le rythme, coincée entre ses colonnes historiques et les vents du changement.
Mais qu’on se le dise : il ne s’agit pas ici de renier la tradition, ni de jeter aux oubliettes les rituels forgés dans les siècles passés. Non. Il s’agit de regarder ces mêmes traditions avec lucidité, humour, et conscience, pour comprendrequ’exclure la femme aujourd’hui revient à nier une réalité omniprésente, celle d’un monde où elle bâtit, initie, guide et éclaire.
Notre époque n’appelle pas à la rupture, mais à la cohérence : comment parler d’universel si la moitié de l’univers reste à la porte du temple ? Comment invoquer la lumière si l’on refuse qu’elle brille sous d’autres formes, d’autres voix, d’autres visages ?
Ce traité, entre satire et réflexion, n’est donc pas une critique acerbe, mais une offrande joyeuse, une façon de montrer que la femme n’est pas un intrus maçonnique, mais bien une source initiatique en elle-même, déjà présente, déjà vivante, parfois silencieusement brillante entre les colonnes.
Chapitre I : « Vade Retro, Sœur Satanas »
Une loge ultra-traditionnaliste reçoit l’ordre, divin, administratif ou astrologique, d’initier une femme. Panique à l’Orient ! Le Vénérable Maître s’évanouit, le Frère Orateur parle en latin inversé, et le Maître des Cérémonies improvise un rituel en lisant le manuel du 3e degré à l’envers.
« Arrière, Sœur ! Ne viens pas troubler notre compas sacré avec ton rouge à lèvres profane ! »
Régularité en kit, compas en talons : bienvenue dans la loge du Délire éclairé. »
Chapitre II : « Platon, Pythagore et le Club des Garçons »
Les philosophes antiques sont convoqués pour justifier l’exclusion. Platon aurait dit : « La femme est une idée imparfaite, sauf si elle sait faire des planches. » Mais les Mystères d’Éleusis, dirigés par des prêtresses, sont soigneusement oubliés. On préfère les citations floues à la vérité historique.
Chapitre III : « La Bible selon Saint Misogyne »
« Tu enfanteras dans la douleur, et tu ne seras pas initiée. » Voilà ce qu’on croit parfois lire entre les lignes sacrées, quand on cherche à justifier l’exclusion des femmes par des versets mal digérés. On convoque la Genèse, on invoque Saint Pierre, et même Moïse, qui aurait refusé l’initiation de sa sœur Myriam faute de barbe. Mais la vérité biblique est tout autre.
Car le fameux « Vade retro Satanas », cette formule latine devenue incantation contre le mal, n’a jamais été adressée à une femme. Elle fut prononcée par Jésus lui-même,contre Pierre, son disciple, dans les Évangiles selon Marc (8:33)etMatthieu (16:23) :
« Arrière de moi, Satan ! Tu m’es un scandale ; car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Pierre, l’homme, le roc, le futur chef de l’Église, est ici le tentateur, celui qui veut détourner Jésus de sa mission. Et c’est à lui, un homme, que Jésus adresse cette réprimande spirituelle. Pas à une femme. Jamais.
Ce détail scripturaire, souvent ignoré, démolit les fondations théologiques de l’exclusion genrée. Il révèle que le mal n’a pas de sexe, et que la tentation peut venir du cœur le plus proche, même masculin, même initié.
Alors, quand certains brandissent le « Vade retro Satanas » comme un talisman contre l’initiation féminine, ils oublient que le Christ lui-même l’a utilisé pour corriger un homme qui refusait le chemin de la vérité.
Chapitre IV : La Cérémonie Fictive
La loge est contrainte d’initier une femme à cause :
d’une prophétie oubliée stipulant que « refuser trois âmes pures attire les chèvres de l’Apocalypse »,
d’un décret européen menaçant de retirer la régularité,
ou d’une erreur informatique : « Jean(e) » est enregistré comme homme.
La cérémonie devient un théâtre burlesque :
Le mot de passe est remplacé par « Vade Retro Satanas », crié trois fois en tournant autour d’un chandelier IKEA.
La candidate doit réciter l’alphabet hébraïque en dansant la polka.
Le Temple tremble, les tabliers se froissent, et les colonnes restent debout malgré tout.
Chapitre V : La Touche Sérieuse
L’exclusion des femmes n’est pas une fatalité. Des obédiences telles que le Grand Orient de France ou le Droit Humain, entre autres, démontrent que l’initiation n’a rien à voir avec le genre, mais avec la quête de sens, de lumière et de fraternité, ou plutôt, de sororité.
Bibliographie complémentaire
Ouvrages réels :
Simone de Beauvoir – Le Deuxième Sexe
Albert Camus – Le Mythe de Sisyphe
Friedrich Nietzsche – Ainsi parlait Zarathoustra
Jean-Jacques Rousseau – Du Contrat Social
Edgar Morin – La Voie
Pierre Rabhi – Vers la sobriété heureuse
Ouvrages fictifs :
Sœur Satanas – Le Compas en talons aiguilles
Vénérable Dac – La Loge en Folie
Frère IKEA – Symbolisme et Mobilier
Myriam de l’Orient – Pourquoi Moïse m’a snobée
Note de l’auteur
Cet travail est né d’une nécessité : celle de faire éclater un rire dans le silence sacré des temples, de bousculer les colonnes sans les renverser, et de rappeler que l’exclusion, même lorsqu’elle est vêtue d’oripeaux rituels, demeure une forme d’obscurité.
À travers l’humour, l’absurde et l’ironie, j’ai voulu bâtir une loge fictive où les contradictions du système se dévoilent d’elles-mêmes. Mais cette caricature n’est pas une moquerie : elle est un acte de résistance lucide, une quête symbolique pour réintégrer l’universel dans le cœur de la franc-maçonnerie.
Rire de ce qui exclut, c’est déjà poser les bases de ce qui unit.
Exergue final
“La femme est l’avenir du maçon, car elle est l’incandescence que l’on avait oubliée dans le feu.”
Postface initiatique
Cette planche n’a pas été écrite pour plaire à tous, mais pour parler à chacun. En tant que Vénérable Frère, je revendique le droit de penser librement, d’écrire avec lucidité, et de rire sans jamais renier le sacré. Car c’est dans l’intelligence de la dissidence joyeuse que naît, parfois, la plus sincère des fraternités.
Il est de ces Frères dont le parcours semble dessiné à la règle et au compas, entre rigueur de l’historien et ferveur de l’initié. Depuis le 1er juillet 2025, le musée de la franc-maçonnerie, musée de France depuis 2003, niché au cœur de l’Hôtel du Grand Orient de France, au 16 rue Cadet, à Paris dans le 9e arrondissement, accueille son nouveau conservateur : Laurent Segalini, qui succède avec humilité et enthousiasme à l’illustre Pierre Mollier.
Musée de la Franc-maçonnerie
Capture d’écran Facebook musée de la franc-maçonnerie
Sa légitimité repose avant tout sur un parcours singulier, mêlant rigueur savante et engagement initiatique.
Âgé de 47 ans, Laurent Segalini est membre depuis près de vingt ans du Grand Orient de France, plus ancienne et plus importante Obédience maçonnique d’Europe continentale. Son itinéraire intellectuel et spirituel s’inscrit dans la durée, comme une patiente gravure dans la pierre vive. Docteur en anthropologie historique, il a soutenu en 2008 une thèse consacrée à l’univers inca à l’Université Paris I-Panthéon Sorbonne. Historien des marges et des symboles, passionné par les rites opératifs, il explore aussi bien la préhistoire que les seuils du monde moderne, du XVIe au XVIIIe siècle. S’il poursuit sa formation pour acquérir le statut de conservateur du patrimoine, nous lui souhaitons bonne chance ! Ce qui, dans son cas, en raison de la richesse de son parcours, ne nous paraît nullement nécessaire…
DETRAD
Avant de veiller sur les colonnes du musée, il fut historien privé, traducteur de l’espagnol et du portugais brésilien, mais surtout employé chez DETRAD, en qualité de libraire depuis 2018. Il y œuvrait déjà au service de la diffusion d’une culture maçonnique exigeante et éclairée.
DETRAD, maison emblématique fondée en 1980, est bien plus qu’un simple éditeur ou fabricant de décors : c’est un atelier du Verbe et de la Forme, un creuset où s’élaborent livres, bijoux, tabliers et symboles destinés à accompagner les Frères et les Sœurs sur le chemin de l’initiation. C’est là que Laurent Segalini a poursuivi son compagnonnage intellectuel, dans la poussière des pages et la clarté des pensées.
Le maillon
Son engagement dans l’univers des idées se manifeste également dans son rôle de co-secrétaire de rédaction, aux côtés de Didier Ozil, Grand Maître Général de l’Ordre Initiatique et Traditionnel de l’Art Royal (OITAR) de 2013 à 2015, de la revue Le maillon de la Chaîne maçonnique, publication interobédientielle fondée en 1983. Cette revue, nominée au Prix littéraire de l’Institut Maçonnique de France (IMF) en 2019 dans la catégorie « revue », incarne une Loge d’encre et de papier, intemporelle et universelle, où la parole circule librement entre anonymes et figures reconnues, entre apprentis et maîtres. À travers elle, Laurent Segalini contribue à faire résonner les multiples voix de notre paysage maçonnique contemporain.
Son itinéraire intérieur, quant à lui, s’ancre dans une jeunesse marquée par la lecture de Fulcanelli, à l’âge de 17 ans. Depuis, la quête alchimique et l’hermétisme nourrissent sa démarche, à la manière d’un feu secret qui éclaire le tracé de son existence. Il entre en Franc-Maçonnerie après une longue maturation, guidé par des rencontres lumineuses avec des Frères du Grand Orient de France. Sous le nom de plume « Jean Viride », pseudonyme qu’il dévoile lui-même, il publie des travaux érudits sur les traditions opératives et la symbolique hermétique, où la lettre devient chair, et le symbole, chemin de transmutation.
Chercheur associé au CNRS, dans l’unité « Archéologie des Amériques », il a rejoint le musée en qualité de chargé des collections, collaborant étroitement avec Pierre Mollier autour d’un tableau alchimique du XVIIIe siècle. C’est dans cette lignée, à la fois savante et sensible, qu’il entend inscrire son action.
Musée de la franc-maçonnerie
Le musée de la franc-maçonnerie n’est pas seulement un espace d’exposition ; il est un Temple ouvert aux profanes, une clef tendue vers l’intelligence Des rites, un lieu de pédagogie, de transmission et de rencontre. Laurent Segalini souhaite en faire un véritable outil éducatif au service du public, un espace de formation pour les Frères, et un centre de recherche vivifiant, à travers colloques, publications, partenariats scientifiques.
Son intérêt anthropologique pour les sources rituelles vivantes l’a déjà conduit à concevoir l’exposition Initiations forestières, exploration poétique et symbolique des rituels liés à la nature. C’est dans cette veine féconde qu’il entend poursuivre son œuvre, fidèle à l’esprit d’ouverture de son prédécesseur, et habité par une même exigence de vérité.
En lui, l’historien, l’hermétiste et le Maçon ne font qu’un. Il est un passeur, un veilleur du seuil, un serviteur discret mais éclairé d’un héritage qu’il convient de faire vivre, non de sanctuariser.
À travers son engagement, c’est tout un pan de la mémoire maçonnique qui continue de vibrer, entre archives et avenir, entre symbole et savoir.