Jean Reyor (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Jean Reyor est le principal pseudonyme de Marcel Clavelle, né et mort à Paris (1905-1988). Proche collaborateur de René Guénon, secrétaire éditorial des Études traditionnelles de 1932 à 1960, il s’est spécialisé dans la franc-maçonnerie, l’ésotérisme et l’hermétisme chrétiens. Il fut l’un des trois premiers initiés de la loge « guénonienne » La Grande Triade, fondée au sein de la Grande Loge de France.

Un homme de revue

Jean Reyor – portrait
Source : Wikimedia Commons – Contributeur2019 – CC BY-SA 4.0

Marcel Clavelle, parfois orthographié Clavel, signe sous plusieurs pseudonymes : Jean Reyor, Sirius, J. Hugonin ou Marc Leprévôt. Il rencontre René Guénon en 1928, alors principal collaborateur du Voile d’Isis, et devient l’un de ses proches.

De 1932 à 1960, il est secrétaire éditorial de la revue, devenue Études traditionnelles. Il collabore aussi de 1950 à 1972 à la revue Le Symbolisme, dirigée par Marius Lepage.

Le gardien de la ligne guénonienne

Lors du départ de Guénon pour l’Égypte, Reyor est chargé de veiller à ce que la ligne éditoriale de la revue reste fidèle à sa pensée, mission qu’il assume jusqu’à la mort de Guénon au Caire. Peu avant de mourir, celui-ci lui confie l’élaboration de recueils posthumes ; Reyor en réalise les deux premiers.

En 1943, sur les conseils de Guénon, il se convertit à l’islam et reçoit la barakah de Frithjof Schuon. Il avait auparavant reçu l’investiture de la Fraternité du Paraclet, transmise par Louis Charbonneau-Lassay, initiation qu’il jugeait incomplète.

La Grande Triade

Jean Reyor est l’un des trois premiers initiés de la loge La Grande Triade, avec Roger Maridort et Denys Roman. Créée au sein de la Grande Loge de France par le comte Mordvinoff, ami de Guénon, avec l’appui des principaux dignitaires de l’obédience, la loge devait servir de point de départ à un renouveau de la maçonnerie dans l’esprit souhaité par Guénon. Elle réunit des membres catholiques et musulmans.

À la suite de désaccords doctrinaux avec le vénérable, le peintre Ivan Cerf, Reyor est exclu de la loge la veille de la mort de Guénon. Après celle-ci, des membres catholiques rejoignent la Grande Loge nationale française, tandis que d’autres demeurent dans la loge.

Principales œuvres

  • À la suite de René Guénon, t. 1 : Sur la route des Maîtres Maçons, rééd. 2001
  • À la suite de René Guénon, t. 2 : Études et recherches traditionnelles
  • Pour un aboutissement de l’œuvre de René Guénon, t. 1 : Les aperçus sur l’initiation
  • Pour un aboutissement de l’œuvre de René Guénon, t. 2 : La franc-maçonnerie et l’Église catholique
  • Pour un aboutissement de l’œuvre de René Guénon, t. 3 : L’ésotérisme chrétien

Un acteur majeur de la maçonnerie traditionnelle

Jean Reyor a joué un rôle clé dans la réception de René Guénon au sein de la franc-maçonnerie française. Par La Grande Triade et ses écrits, notamment Sur la route des Maîtres Maçons, il a contribué à installer durablement une lecture traditionnelle et initiatique du rituel, qui irrigue encore la Grande Loge de France et d’autres obédiences.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean Reyor.

Voir aussi dans le glossaire : Maître, Initiation, René Guénon (Auteur), Marius Lepage (Auteur), Denys Roman (Auteur).

Glossaire de la franc-maçonnerie

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