Armand-Désiré de Vignerot du Plessis (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Armand-Désiré de Vignerot du Plessis-Richelieu, duc d’Aiguillon et duc d’Agenois, pair de France, né à Paris et mort à Hambourg, est un aristocrate et militaire français. Député de la noblesse aux États généraux de 1789, il est l’un des premiers nobles à rejoindre le tiers état et l’un des acteurs de la nuit du 4 août, où il propose l’abandon des privilèges. Franc-maçon, il fonde en 1774 la loge La Sincère Union à Châtelaudren, dont il est le vénérable maître.

L’héritier d’une grande maison

Armand-Désiré de Vignerot du Plessis – portrait
Source : Wikimedia Commons – François-Séraphin Delpech – Public domain

Fils d’Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis, duc d’Aiguillon, ministre de Louis XV, et de Louise Félicité de Brehan, Armand-Désiré appartient à la descendance de la famille de Richelieu. Il épouse Jeanne-Victoire-Henriette de Navailles et sera le dernier duc d’Aiguillon en ligne directe.

Il sert dès 1773 dans les chevau-légers de la garde du roi, dont il devient capitaine en 1778 puis capitaine-lieutenant en 1779. Titré duc d’Agenois en 1785, il est nommé en 1788 colonel du régiment Royal-Pologne cavalerie.

Un fondateur de loge en Bretagne

En 1774, le jeune duc d’Agenois fonde à Châtelaudren, en Bretagne, la loge La Sincère Union, dont il est le vénérable maître.

Les sources consultées ne précisent pas l’obédience de rattachement de la loge ni les autres fonctions maçonniques qu’il a pu exercer. Son engagement s’inscrit dans le mouvement qui vit de nombreux grands seigneurs libéraux fréquenter les loges à la veille de la Révolution.

Un noble libéral aux États généraux

Armand-Désiré de Vignerot du Plessis
Source : Wikimedia Commons – Helman, Isidore-Stanislas (Lille, 1743 – Paris, 1806), graveur – CC0

Élu le 26 mars 1789 député de la noblesse de la sénéchaussée d’Agen, il est l’un des animateurs du Club breton et l’un des premiers nobles à rejoindre le tiers état. Lors de la nuit du 4 août 1789, après le vicomte de Noailles, il propose le rachat des droits féodaux et la renonciation aux privilèges nobiliaires.

Secrétaire de l’Assemblée constituante en janvier 1790, il se prononce pour les assignats et défend l’idée que le droit de paix et de guerre appartient à la nation. Les rumeurs qui le disaient déguisé en poissarde lors des journées d’octobre 1789 ont été constamment démenties par lui.

Du commandement à l’exil

Colonel de chasseurs à cheval en 1791, puis maréchal de camp à l’armée du Rhin en mai 1792, il est destitué et décrété d’accusation le 31 août 1792. Il émigre le 6 septembre et s’installe à Hambourg avec les frères Lameth. Radié de la liste des émigrés en 1800, il meurt à Hambourg un 4 mai.

Un grand seigneur maçon de 1789

Armand-Désiré de Vignerot du Plessis appartient à cette noblesse libérale, souvent passée par les loges, qui joua un rôle décisif dans les débuts de la Révolution. Fondateur et vénérable d’une loge bretonne quinze ans avant la nuit du 4 août, il illustre le lien entre la sociabilité maçonnique et la diffusion des idées réformatrices au sein de l’aristocratie.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Armand-Désiré de Vignerot du Plessis.

Voir aussi dans le glossaire : Vénérable (Vénérable Maître en chaire), Loge Bleue ou Loge Symbolique..

Glossaire de la franc-maçonnerie

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