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Gérard Anaclet Vincent Encausse, dit Papus, naît à La Corogne, en Espagne, le 13 juillet 1865 et meurt à Paris le 25 octobre 1916. Médecin, figure majeure de l’occultisme de la Belle Époque, fondateur de la revue L’Initiation et cofondateur de l’Ordre martiniste en 1891, il s’engage dans plusieurs rites maçonniques dits marginaux, dirige une loge swedenborgienne à Paris et participe à Memphis-Misraïm, sans appartenir aux grandes obédiences régulières.
Un médecin occultiste

Fils du chimiste français Louis Encausse et d’une mère espagnole, Gérard Encausse soutient son doctorat de médecine à Paris en juillet 1894. Il pratique l’hypnose, l’homéopathie, la dosimétrie et l’électrothérapie, et fonde avec son père un institut de soins rue Rodier, à Paris, avant d’ouvrir un cabinet à Tours.
Parallèlement, il fréquente tous les cercles ésotériques de son temps : Société théosophique en 1887, Ordre kabbalistique de la Rose-Croix en 1888, Église gnostique de France en 1892, et Golden Dawn, dont il est reçu au temple Ahathoor n° 7 le 23 mars 1895 sans dépasser le grade de néophyte.
Le fondateur de l’Ordre martiniste
En 1888, il fonde la revue L’Initiation, qui devient l’organe officiel de l’Ordre martiniste, puis le Groupe indépendant d’études ésotériques. En 1891, il fonde avec Augustin Chaboseau l’Ordre martiniste, placé sous le patronage de Louis-Claude de Saint-Martin et de Martinès de Pasqually.
L’Ordre essaime en Russie, dans l’Empire ottoman, aux États-Unis et en Autriche-Hongrie. Papus rédige avec Teder le Rituel de l’Ordre martiniste en 1913. Il se rend en Russie dès 1901 avec Maître Philippe, auprès des cercles martinistes proches de la cour.
Un parcours maçonnique hors des grandes obédiences

Selon Wikipédia en anglais, Papus n’est jamais devenu franc-maçon régulier. En 1901, il adhère au rite swedenborgien et crée à Paris une loge INRI, administrée par la Grande Loge swedenborgienne de France, dont il est grand maître jusqu’en 1916. Il rejoint le Rite de Memphis-Misraïm en 1908.
Le 24 juin 1908, il organise à Paris une conférence maçonnique internationale réunissant des obédiences marginales, où il rencontre Theodor Reuss, qui le fait membre de l’Ordo Templi Orientis. Après la mort de John Yarker en 1913, il est élu Grand Hiérophante du rite ancien et primitif de Memphis-Misraïm. En 1910, il publie Ce que doit savoir un Maître Maçon, critique de l’engagement politique et du matérialisme de la maçonnerie française.
Principales œuvres
- Traité élémentaire de science occulte, 1888
- Le Tarot des Bohémiens, 1889
- Traité méthodique de science occulte, 1891
- La Cabbale, tradition secrète de l’Occident, 1892
- Anarchie, indolence et synarchie, 1894
- Martinésisme, willermosisme, martinisme et franc-maçonnerie, 1899
- Le Tarot divinatoire, 1909
- Ce que doit savoir un Maître Maçon, 1910
- La Réincarnation, 1912
Le grand passeur de l’ésotérisme maçonnique
Mort des suites de son service de médecin-major sur le front en 1914, Papus a laissé une œuvre considérable et un réseau d’ordres initiatiques qui lui ont survécu, à commencer par l’Ordre martiniste, réveillé en 1952 par son fils Philippe Encausse. En marge des grandes obédiences, il a profondément marqué la maçonnerie spiritualiste et les rites égyptiens, et reste une référence incontournable de l’ésotérisme initiatique français.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Papus.
Voir aussi dans le glossaire : Ésotérisme, Sautoir de Vénérable Maître.

