Pascal Paoli (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Filippo Antonio Pasquale de’ Paoli, dit Pascal Paoli, naît à Morosaglia, en Corse, le 6 avril 1725 et meurt à Londres le 5 février 1807. Homme politique, philosophe et militaire, élu général de la nation corse en 1755, il dote l’île d’une constitution, fonde l’université de Corte et lutte contre Gênes puis la France avant l’exil. La tradition maçonnique le compte parmi ses grandes figures, mais l’article Wikipédia consulté ne précise ni loge ni date d’initiation.

Une formation militaire napolitaine

Pascal Paoli – portrait
Source : Wikimedia Commons – auteur inconnu – Public domain

Né le 6 avril 1725 à Morosaglia, Pascal Paoli intègre en 1741 le régiment Corsica, dont les officiers sont corses, puis passe en 1749 au Real Farnese, stationné en Sicile. De 1745 à 1749, il étudie à l’École militaire royale de Naples, où il s’imprègne de la culture des Lumières.

Le général de la nation corse

La mort de Jean-Pierre Gaffory en 1753 précipite son retour en Corse. En 1755, la consulte d’Orezza l’élit général de la nation, devant Mario-Emmanuel Matra ; il est ensuite nommé général en chef à vie. La même année, il fait adopter la Constitution corse, qu’il a presque entièrement rédigée.

Sous son gouvernement, Corte devient capitale en 1761, L’Île-Rousse est fondée, le siège de Furiani est levé en 1763, l’université de Corte voit le jour en 1765 et l’île de Capraia est conquise en 1767.

Exils et retours

Pascal Paoli
Source : Wikimedia Commons – William BEECHEY – Public domain

Après la cession des droits de Gênes à la France par le traité de Versailles de 1768, Paoli est vaincu à Ponte-Novo en 1769 et s’exile en Angleterre avec environ trois cents fidèles. Invité par l’Assemblée nationale, il revient en Corse en 1790, mais la Convention l’accuse de trahison en 1793.

De 1794 à 1796, il préside l’assemblée du royaume anglo-corse, sous protection britannique, avant de quitter définitivement l’île depuis Saint-Florent en 1795. Il meurt à Londres le 5 février 1807 ; ses cendres reposent aujourd’hui dans sa maison natale de Morosaglia, devenue musée.

Paoli et la franc-maçonnerie

Pascal Paoli figure parmi les personnalités associées à la franc-maçonnerie, et plusieurs publications maçonniques le présentent comme un frère. Toutefois, les articles Wikipédia français et anglais consultés ne mentionnent ni loge, ni obédience, ni date d’initiation. Ces éléments doivent donc être considérés comme non vérifiés en l’état des sources consultées.

Son œuvre constitutionnelle, inspirée des Lumières et saluée dans toute l’Europe, explique néanmoins l’attachement que la mémoire maçonnique corse et française porte à sa figure.

Une icône des Lumières méditerranéennes

Législateur d’une Corse indépendante, admiré des philosophes et mort en exil, Pascal Paoli occupe une place symbolique dans l’imaginaire maçonnique, celle du chef éclairé au service de la liberté d’un peuple. Sa présence dans l’histoire de la franc-maçonnerie française relève toutefois davantage de la mémoire et de l’hommage que d’un parcours en loge documenté par les sources consultées.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Pascal Paoli.

Voir aussi dans le glossaire : Lumières (trois), Loge Bleue ou Loge Symbolique., Fraternité.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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