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Louis-Philippe, comte de Ségur, naît et meurt à Paris. Fils aîné du maréchal de Ségur, ministre de la Guerre de Louis XVI, il combat en Amérique aux côtés de Rochambeau, devient ambassadeur auprès de Catherine II, puis grand maître des cérémonies de Napoléon, sénateur et pair de France. Historien, poète et chansonnier, membre de l’Académie française, il est aussi officier d’honneur du Grand Orient de France et grand commandeur du Suprême Conseil de France de 1822 à 1825.
Un officier de la guerre d’Amérique

Fils aîné du maréchal de Ségur et de Louise Anne de Vernon, Louis-Philippe de Ségur entre jeune dans la carrière des armes : sous-lieutenant en 1769, capitaine en 1772, colonel en second du régiment d’Orléans en 1776. En 1783, il suit Rochambeau en Amérique et participe à la guerre d’indépendance comme colonel des dragons de Ségur.
Ambassadeur auprès de Catherine II
Nommé ambassadeur de France en Russie, il gagne la faveur de Catherine II, qu’il accompagne en Crimée en 1787. Ses missions suivantes sont moins heureuses : désigné pour Rome, il n’est pas reçu par le pape ; envoyé à Berlin, il se heurte à l’hostilité du roi de Prusse et y est blessé en duel. Partisan des idées nouvelles, il est élu député suppléant aux États généraux de 1789.
Du Consulat à la monarchie de Juillet
Député au Corps législatif en 1801, conseiller d’État en 1802, il devient sous l’Empire grand maître des cérémonies, comte de l’Empire et sénateur. Nommé pair de France au retour de Louis XVIII en 1814, il défend des idées libérales à la Chambre des pairs et se rallie en 1830 à Louis-Philippe Ier.
Homme de lettres, il est élu à l’Académie française en 1803. Poète et chansonnier, il participe aux dîners du Vaudeville puis au Caveau moderne. Il laisse surtout une œuvre d’historien et de mémorialiste, dont des Mémoires et une vaste Histoire de France.
Un dignitaire du Grand Orient et de l’Écossisme
Franc-maçon, Louis-Philippe de Ségur est officier d’honneur du Grand Orient de France, à une époque où l’obédience compte dans ses rangs de nombreux dignitaires de l’Empire puis de la Restauration.
De 1822 à 1825, il est grand commandeur du Suprême Conseil de France, instance souveraine du Rite écossais ancien et accepté, puis conserve ce titre à titre honoraire jusqu’à sa mort.
Principales œuvres
- Politique des cabinets de l’Europe, 1790
- Pensées politiques, 1795
- Histoire des principaux événements du règne de Frédéric-Guillaume II, 1800
- Mémoires, 1824
- Histoire de France, 1824-1834
- Histoire des juifs, 1827
Un grand notable de la maçonnerie impériale et libérale
Louis-Philippe de Ségur appartient à cette génération de grands notables qui, de l’Empire à la Restauration, ont donné à la franc-maçonnerie française son lustre institutionnel. Officier d’honneur du Grand Orient et grand commandeur du Suprême Conseil de France, il a contribué à installer durablement le Rite écossais ancien et accepté dans le paysage maçonnique français.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Louis-Philippe de Ségur.

