À l’heure où la cohésion civique, la laïcité et le sens même du bien commun sont soumis à de rudes tensions, le Cercle Avenir & Progrès propose, le lundi 30 mars 2026 à 19h00, un grand débat public à la mairie du 9e arrondissement de Paris autour d’une question qui touche au cœur de notre vie collective, celle du pacte social républicain, de ses fondements, de ses défis et de son avenir.
Annoncée comme une rencontre de réflexion et d’échange, cette soirée réunira plusieurs personnalités issues du monde institutionnel, universitaire et républicain.

Sont annoncés Jeannette Bougrab, ancienne ministre et maître des requêtes au Conseil d’État, Marie-Laure Brossier, membre du Comité Laïcité République et du Collectif 7 octobre, Benjamin Morel, constitutionnaliste et maître de conférences à l’Université Paris Panthéon-Assas, ainsi que Guillaume Trichard, ancien Grand Maître du Grand Orient de France.
La présence de Guillaume Trichard donnera naturellement à cette rencontre un relief particulier pour les lecteurs de 450.fm

Dans une période où les fractures sociales, identitaires et mémorielles interrogent la capacité de la République à tenir sa promesse d’unité, la voix d’un ancien Grand Maître du Grand Orient de France ne saurait être indifférente. Elle rappelle que la franc-maçonnerie, lorsqu’elle demeure fidèle à sa vocation, ne se tient pas à l’écart de la cité, mais participe à l’effort de pensée, de transmission et d’élévation nécessaire à la vie démocratique.
Le thème retenu n’a rien d’abstrait
Il touche à ce qui relie encore les citoyens entre eux, à ce qui fonde l’idée même d’un destin commun, à ce qui permet à la République de ne pas devenir un simple cadre juridique sans âme ni mémoire. Interroger le pacte social républicain, c’est donc revenir à la source même du lien civique, mais aussi mesurer les menaces qui pèsent sur lui dans une société travaillée par la défiance, la fragmentation et la fatigue du collectif.
Dans cet échange, les approches promettent d’être complémentaires

L’exigence du droit, la vigilance laïque, l’analyse constitutionnelle et la parole issue d’une tradition initiatique engagée dans la cité pourront se croiser, se répondre et, peut-être, ouvrir quelques pistes de discernement. Il ne s’agira pas seulement de commenter l’état du pays, mais de réfléchir à ce qui peut encore rassembler, réparer et projeter.
La réunion se tiendra à la mairie du 9e arrondissement, 6 rue Drouot à Paris. Un verre de l’amitié clôturera la soirée. L’inscription est obligatoire avant le 25 mars. La participation annoncée est de 25 euros.

À l’heure où tant de débats publics s’épuisent en postures, cette initiative entend remettre au centre la conversation civique, la pensée républicaine et le souci du commun. Autant de thèmes qui, pour nombre de francs-maçons, ne relèvent pas d’un commentaire extérieur, mais d’un engagement intérieur mis au service de la cité.
Quand la République doute d’elle-même, il est encore des lieux où l’on choisit de penser ensemble plutôt que de se résigner. C’est déjà, en soi, une manière de servir.

