Scandale à la GLMF : Un repris de justice élu président du Convent 2026

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Quand la Grande Loge Mixte de France décide de placer un homme condamné par la justice à la tête de son instance souveraine, on est en droit de se demander si l’obédience n’a pas simplement perdu la raison.

Ce matin, les membres du Convent 2026 de la Grande Loge Mixte de France ont fait un choix pour le moins stupéfiant : élire Joël Canapa comme président du Convent. Un choix qui, à lui seul, résume mieux que n’importe quel article le profond malaise qui ronge cette obédience quarantenaire. Car Joël Canapa n’est pas un frère comme les autres. C’est un homme au lourd passé judiciaire, déjà exclu du Grand Orient de France, et dont les condamnations sont publiques et documentées.

Un parcours judiciaire bien rempli

Joël Canapa, ancien vice-président du conseil régional PACA et ancien premier adjoint de La Garde (Var), traîne derrière lui plusieurs affaires qui auraient dû, en toute logique, l’écarter durablement des responsabilités.

  • En 2015, il est condamné par le tribunal correctionnel de Toulon à 10 000 euros d’amende pour avoir laissé une facture téléphonique de 117 000 euros sur le dos de l’office HLM Terres du Sud Habitat qu’il dirigeait. S’il a été relaxé du détournement de fonds publics, le tribunal a retenu sa culpabilité pour le surplus.
  • En 2020, nouvelle condamnation, cette fois plus grave : le tribunal correctionnel de Marseille le condamne à un an de prison ferme pour blessures involontaires après un accident de la route sur l’A50. Il roulait avec un permis invalidé (perte totale de points) et a percuté un véhicule en bande d’arrêt d’urgence, blessant une grand-mère, sa fille et son bébé. Le tribunal a même révoqué un sursis antérieur et retenu la récidive légale.

Autant de faits qui font de lui un repris de justice au sens strict du terme. Et c’est cet homme-là que le Convent de la GLMF a choisi ce matin pour présider ses travaux.

Une obédience qui cumule les dysfonctionnements

Ce choix ubuesque intervient alors que la GLMF traverse une zone de fortes turbulences. Ces dernières semaines, 450.fm a révélé plusieurs affaires embarrassantes :

Malgré ces signaux d’alerte répétés, les membres de l’obédience s’apprêtent à reconduire Félix Natali pour un troisième mandat de Grand Maître, accompagné d’un nouveau Conseil de l’Ordre. Dans ce contexte déjà tendu, élire Joël Canapa à la présidence du Convent ressemble moins à un choix malheureux qu’à un acte de sabotage intérieur. C’est comme si une partie de la GLMF avait décidé d’appuyer elle-même sur l’accélérateur de sa propre déchéance.

Cynisme maçonnique

Photo non contractuelle (IA)

Certains frères de la GLMF s’offusquent que la presse maçonnique indépendante relate ces faits. Pourtant, la direction de l’obédience nous facilite grandement la tâche. À chaque fois qu’on pense avoir touché le fond, elle trouve le moyen de creuser encore un peu plus.

On en arrive à ce paradoxe savoureux : une obédience qui se revendique de valeurs morales élevées, de rectitude et d’exemplarité, choisit pour présider son instance la plus importante un homme condamné à plusieurs reprises par la justice républicaine. On appelle ça, en langage courant, un magnifique pied de nez à la notion même d’intégrité.

Une confiance qui va devoir être aveugle

Les membres de la GLMF vont donc devoir, une fois encore, accorder leur confiance à Félix Natali pour un troisième mandat, et à un Conseil de l’Ordre qui devra travailler avec un président du Convent au casier judiciaire bien rempli.

On est loin de la « maçonnerie de tradition » et de l’exigence initiatique. On est clairement entré dans une autre ère : celle de la maçonnerie de l’entre-soi, où l’on préfère protéger les siens plutôt que de préserver l’honneur de l’institution. La question que beaucoup se posent désormais est simple :

Jusqu’où ira la GLMF avant de comprendre que la tolérance a des limites, même en maçonnerie ?

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32 Commentaires

  1. Je parle d’une personne que je connais, car mon F Joël était sur les colonnes à mes côtés. Ce fut une chance pour moi. Au sein d’un parcours politique et citoyen parfois soumis aux débats publics, l’engagement maçonnique de notre F Joël témoigne d’une démarche toujours sincère, guidée par la recherche de la vérité, de la justice et du perfectionnement. En tant que FM, je peux temoigner qu’il s’est toujours efforcé de mettre en pratique les valeurs de tolérance et d’humanisme acquises dans le secret de notre temple, gagnant ainsi le respect de tous pour sa rigueur et sa fidélité aux idéaux de la FM. Les faits rapportés dans l’article sont parfaitement justes, mais ils sont détournés pour argumenter un texte à charge contre la GLMF. Sur la forme cette manière est plus que douteuse selon-moi. Rappeler-vous mes FF et mes SS que la franc-maçonnerie place le pardon au cœur de notre démarche morale et initiatique ! Loin d’être une simple faiblesse, le pardon y est conçu comme une valeur fondamentale de fraternité, une force spirituelle qui permet de dépasser les erreurs passées, d’éteindre les rancunes et de rassembler ce qui est épars afin de reconstruire l’humain dans toute sa dignité. Les mots ont un sens mes FF et mes SS, car ils nous permettent de pouvoir déplacer des montages, mais ils sont destructeurs pour l’homme lorsqu’ils sont utilisés à mauvais escient pour faire mal. Lorsque je vois certains commentaires en réponse à cette article je suis stupéfait par le manque de discernement. Arrêtez de parler d’une situation que vous ne connaissez pas, d’un homme que vous ne connaissez pas. Il a payé lourdement les quelques erreurs de son passé, il a été jugé, il a remboursé, il a fait de la prison ferme, il a donc le droit mes FF et mes SS de passer à autre chose !
    J’ai dit.

    • Très Cher Pierrat,
      Et voilà une fois de plus la rengaine du méchant journal qui cherche à créer de l’activité avec des informations exagérées et survitaminées.
      Votre propos est certes flatteur pour le Frère Joël Canapa et la rédaction ne demande qu’à vous croire. Mais le sujet dont il est question dans l’article ne traite absolument pas de la qualité de maçon ou d’homme merveilleux que pourrait être Joël Canapa. cet article rappelle qu’un Frère condamné ne peut pas devenir membre de la GLMF et à plus forte raison… président d’un convent (où va-t-on ?).

      Voyez ci-dessous ma réponse, document à l’appui du 22 juin 2026 à 12h07 à MUSCHOTTI. Vous constaterez par vous-même qu’aussi parfait soit-il, Canapa ne pouvait pas rentrer à la GLMF pour deux raisons :

      – Le GODF aurait du réagir à temps pour informer la GLMF de l’exclusion de Joel Canada qui a été radié (ils ont manqué à leurs devoirs et sont intervenus trop tard)
      – La GLMF possède dans ses formulaires de demande d’entrée la déclaration qui permet de la protéger contre les repris de justice.

      Donc la seule question qui reste est :

      Est-ce que le document a bien été rempli ou pas ? Ensuite, soit la déclaration est fausse (il suffit de vérifier et d’agir en conséquence car là ce serait l’exclusion), soit une intervention extérieure à permis un passe-droit. Auquel cas, il faut trouver le coupable (qui était peut-être conseiller de l’ordre à l’époque)… et d’agir en conséquence.

      Comportons-nous en maçon et agissons hors de toute émotion pour nous en tenir aux simples faits.

      Fraternellement
      Franck Fouqueray
      Directeur de la Publication

  2. Je suis effaré de lire ce qui est écrit plus haut !
    Être sur le chemin initiatique ce n’est pas hurler avec les loups, mais apprendre le discernement.
    Joël Canapa faisait partie de notre atelier quand les faits sont arrivés.
    Les faits sont vrais SAUF QUE :
    Il a remboursé la facture internet (à cette époque les fournisseurs d’accès n’étaient pas tenus de prévenir quand les utilisateurs explosaient leurs forfaits téléphoniques à l’étranger). Non seulement il a remboursé cette facture, mais la mairie de la Seyne sur Mer l’a quand même licencié. Cela n’est-il pas suffisant ?
    Pour la deuxième affaire : OUI, encore, c’est vrai, il a percuté une voiture sur la bande d’arrêt d’urgence avec des personnes à l’intérieur, (son permis lui avait été effectivement retiré) mais le seul bémol et il est de taille, c’est que PERSONNE n’a été blessé. Renseignez-vous plus sérieusement, ne vous arrêtez pas aux manchettes de Var Matin. Pour cet accident – encore – il a payé sa dette, au prix fort, par de la peine de prison ferme.
    Au même moment TOUS les passés VVMM de mon atelier ont alors défendu Joël et ont écrit une lettre de soutien, l’un d’entre-eux est même monté à Paris devant notre Justice Maç. « Justice » qui n’a même pas voulu l’écouter une seule minute.
    Alors, pour résumer, les faits sont vrais mais totalement exagérés et ce qui est grave, c’est qu’ils sont colporter et amplifier par des FF et des SS (j’ai du mal à les appeler ainsi) .
    Joël a largement payé sa dette envers la société civile par de la prison et maç par l’exclusion du GODF. Combien de temps vous faudra-t-il pour l’accepter ? Doit-il être marqué au fer rouge ?!
    Comparaison n’est pas raison, mais ne faites-vous pas une différence entre : exploser son forfait téléphonique, et rouler sans permis, avec des viols (c’est dans l’air du temps) l’escroquerie, le délit d’initié, etc… ?
    La probité est une de nos valeurs cardinales, mais n’oublions pas la justice et la fraternité.
    Je m’interroge toujours quand je vois des FF et SS le soir dans nos temples se lever pour parler haut et fort de la fraternité, de la solidarité et colporter le lendemain l’infamie. Cela me ferait presque sourire si ces médisances n’étaient pas si consternantes.
    Nous n’avons rien à critiquer du monde profane avec ses tabloïds. Posez-vous la question mes FF et SS, comment se fait-il que l’allali médiatico-numérique rentre, sans frapper, dans nos temples ?!
    Je ne me cache pas derrière un pseudo, je me nomme Joël Arfi
    Je suis un passé V. M. de la R. L. l’Étoile Bleue au GODF à Toulon.
    J’ai dit

    • Mon TCF Joël,
      Bravo pour ton courage de te présenter sous ton identité. Ce n’est pas le cas de tout le monde.
      Je ne reprendrai pas l’intégralité de ton message, mais tu trouveras ci-dessus dans un premier temps, la réponse faite à Pierrat qui s’adresse aussi à toi. Et dans un second temps ci-dessous, avec la réponse à MUSCHOTTI, le document interne à la GLMF que tu connais bien puisque tu es VM, dont il est question et qui interdisait à J. Canapa d’entrer à la GLMF. Ceci étant indiscutable, la messe est dite et l’intégralité de nos propos accusateurs se justifient.

      J’aimerais toutefois revenir sur le passage de fin de ton intervention concernant le : « monde profane avec ses tabloïds. Posez-vous la question mes FF et SS, comment se fait-il que l’allali médiatico-numérique rentre, sans frapper, dans nos temples ?! ».

      Ne renverses-tu pas la nature du problème ?

      Notre journal a publié plus de 10 000 articles dont quelques scandales en effet. Mais si nous devions vivre uniquement des dérives comme un tabloïd, il y a longtemps que nous aurions changé d’activité. L’essentiel de notre ligne éditoriale est consacrée aux bonnes nouvelles des Frères et Soeurs « normaux ». Ce sont bien les dysfonctionnements flagrants preuves à l’appui, de la GLMF qui sont la cause de nos articles, mais pas le contraire.

      Je comprends surtout qu’étant directement concerné par cette affaire à double titre (amitié avec Canapa et appartenance GLMF), cela te courrouce car tu te sens attaqué personnellement. En effet, tu n’es peut-être pas responsable des faits dont il est question dans nos articles, mais en prenant la parole pour défendre cette Obédience… ne le deviens-tu pas ?

      Il serait bien de se poser la question et de commencer à t’impliquer dans le nettoyage utile. Ensuite, tu constateras que plus aucun média ne parlera de ta maison maçonnique.

      Très Fraternellement

      Franck Fouqueray
      Directeur de la Publication

      • Lis-tu trop vite ou dégaines-tu trop vite, mon F. ?
        Donc, je reprends :
        – je n’ai jamais été de la GLMF *
        – Je ne ne suis pas du tout courroucé mais effaré devant cette médisance qui s’étale
        – J’ai témoigné du positionnement de mon atelier au Grand Orient de France et de notre affection pour Joël Canapa, mon frère que tu as condamné… à vie.
        J’ai dit

        *GLMF : est un Ob. que je respecte et que j’apprécie. Quand je vois certains commentaires des SS et des FF sur ce blog, on n’est très loin d’une Maç. universelle…

  3. Incidemment, cet article mentionne que Joël Canapa était exclu du GODF. Doit-on conclure qu’il a été admis à la GLMF en dépit d’un avis qu’on peut imaginer négatif du GODF ?

  4. « Un repris de justice élu président du Convent 2026 ».

    Le titre est accrocheur. Il est surtout révélateur d’une volonté de provoquer l’émotion avant de susciter la réflexion.

    Réduire un homme à une faute passée est une curieuse conception de l’humanisme. Une personne ne se résume ni à ses erreurs ni à son casier judiciaire. Sinon, à quoi servent la justice, la réinsertion et l’idée même d’amélioration de soi ?

    La vraie question n’est pas de savoir si un « repris de justice » a été élu. La vraie question est de savoir si cette personne remplit aujourd’hui les conditions requises pour exercer la fonction qui lui a été confiée. Tout le reste n’est que rhétorique et stigmatisation.

    J’ai également lu dans certains commentaires : « Il a purgé sa peine, mais cela en fait-il un maçon ? »

    Voilà une étrange question pour qui prétend connaître les principes maçonniques. Personne n’affirme qu’une condamnation fait un maçon. En revanche, prétendre qu’une faute passée devrait exclure définitivement un homme ou une femme de toute démarche initiatique revient à nier la possibilité même de l’amendement, du progrès et de la transformation personnelle.

    La Franc-Maçonnerie n’a jamais eu vocation à recruter des êtres parfaits. Si tel était le cas, bien des temples seraient vides. Elle accueille des femmes et des hommes qui travaillent à devenir meilleurs, non des saints déjà achevés.

    Plus surprenant encore est ce « nous avons notre propre réponse » ou ce « comme je le subodore ». Accuser sans preuve, soupçonner sans démontrer et généraliser à partir d’un cas particulier n’a jamais constitué un argument. Cela porte un nom : le préjugé.

    Si des faits existent, ils doivent être examinés avec sérieux. Mais vouloir faire porter à toute une obédience les fautes réelles ou supposées d’un individu relève davantage de la généralisation que du discernement.

    Aucune obédience maçonnique n’est exempte d’erreurs ou de dérives. Toutes, sans exception, ont parfois dû faire leur propre ménage. C’est une réalité humaine avant d’être maçonnique. L’immense majorité des Frères et des Sœurs sont des femmes et des hommes honnêtes, intègres et sincèrement engagés dans leur démarche. Une hirondelle ne fait pas le printemps, pas plus qu’un cas particulier ne résume une institution entière.

    Généraliser n’a jamais été une preuve d’intelligence. C’est souvent le signe d’un manque de nuance et de discernement, ce qui est pour le moins paradoxal lorsqu’on prétend défendre les valeurs maçonniques.

    La justice condamne ou acquitte. La Franc-Maçonnerie n’a pas à distribuer des sentences ; elle invite chacun à travailler sa pierre et à devenir meilleur qu’il ne l’était hier.

    Quant aux procès d’intention et aux condamnations collectives, ils révèlent généralement davantage ceux qui les formulent que ceux qu’ils prétendent dénoncer.

    Une société qui ne croit plus à la possibilité du relèvement organise l’exclusion permanente. Une Maçonnerie qui oublierait cela renoncerait à l’une de ses raisons d’être.

    J’ai dit

  5. Libre et de Bonnes Mœurs ! Tiens, cela me rappelle quelque chose !
    Certains, sans doute, sont passés « à côté » de l’Echelle Mystérieuse !

  6. Vous avez tout à fait raison de dénoncer ces promotions qui ne font pas honneur à l’Obédience, ni à la Franc Maçonnerie en général. Quand se décidera t on à faire le ménage dans les Loges, à cesser de se gargariser sous l’acacia de tel ou tel disfonctionnement, à se refiler en douce la liste ds ateliers ouverts à Paris, à Toulouse, à Bordeaux, ailleurs aussi sans doute, à d’anciens supplétifs du SAVC, du MIL, ou de je ne sais quelle barbouzerie ? Nous nous faisons le plus grand tort. Le grand public nous prend pour des zozos. Il n’a pas tellement tort.

  7. Il y a un moment où les grands discours sur l’éthique, la morale, l’honneur et la spiritualité deviennent inaudibles lorsqu’ils ne sont pas suivis d’actes.

    Qu’une obédience maçonnique puisse porter à une fonction aussi symbolique une personne aussi lourdement documenté interroge profondément. Ce n’est plus une simple maladresse, c’est un signal désastreux envoyé aux frères, aux profanes et à tous ceux qui croient encore que la Franc-maçonnerie doit être exigeante avec elle-même.

    La fraternité n’est pas la complaisance. Le pardon n’est pas l’amnésie. Le secret maçonnique ne doit jamais devenir le refuge de l’entre-soi, du silence gêné ou des petits arrangements internes.

    Ceux qui dénoncent ce scandale ne salissent pas la Franc-maçonnerie : ils refusent qu’elle soit salie par ceux qui confondent tolérance et renoncement moral. Il faut savoir mettre en lumière ce que beaucoup préfèrent manifestement taire.

  8. Je n’ai pas d’avis sur le fond de l’affaire, ne connaissant pas les réponses de la partie incriminée.
    Les offuscations, réparties cinglantes n’étant pas des réponses même si c’est monnaie courante.
    Par contre plus généralement, on y constate les méfaits de la notion d’obédience sur toute la maçonnerie, par l’avilissement de la franchise, de l’authenticité, la fraternité, poussant à division, éparpillement, discrimination.
    Il y pourtant dans nos origines, la notion de Grande Loge , organe fondé pour raisons utilitaires par des loges. La perversion est que des humains y ont vu des opportunités de pouvoir, réclamant allégeance, soumission, silence … et paiement.
    Tant qu’on continuera à vénérer ces organismes , apparaîtront ces déviances , de la délinquance au gourouisme (un GM allant jusqu’à proclamer le GM “ultime lien entre Dieu et les hommes “ sans réaction majeure des adeptes).

  9. Sœur du GODF, je souhaite que les accords avec cette obédience soient suspendus à titre conservatoire. Je le regrette d’avance pour les SS et FF que je côtoie et que j’aime, mais il en va des valeurs que je défends et qui sont piétinées par ces tabliers sans maçon. Décidément, le pouvoir ne fait pas envie et ne grandit pas l’être humain.

    • A la Grande Loge Franco-Maltaise, la GLMF fait partie de ces obédiences avec lesquelles nous n’auront jamais d’accord – et encore moins un accord « administratif ».
      Nous n’avons assurément pas les mêmes valeurs. Chez nous un maçon doit être « libre » et de « bonnes moeurs ». Evidemment cet article démontre le contraire de ce qui est fait au niveau de cette obédience.
      Certains diront – à juste titre – que l’individu (ou les individus comme je le subodore au sein de cette « obédience ») a purgé sa peine et rendu ainsi des comptes à la société.
      Cela en fait il pour autant un maçon ? Nous avons notre propre réponse.

  10. Bien dit mon Gégé et bravo pour ton courageux mais juste et parfait commentaire.
    Les 2 zozos, l homme de Prague et la poule à poils, ne sont que des tristes figures encore vivantes de l’antimaçonnisme primaires et viscéral.
    Quand on a rien à dire, on ferait mieux de fermer sa g….e.
    TAF

  11. Les commentaires sont comme les articles de ce blog dont je préfère taire le nom
    A vomir
    Merci à tous ceux qui violent le secret du temple pendant les travaux
    J’ai honte de vous appeler sœur ou frère
    A vomir

    • Cher Ezra,
      Je suis extrêmement courroucé de lire, dans les commentaires de nos articles sur 450.fm, des messages émanant de complices des individus qui administrent aujourd’hui notre belle maçonnerie, quelles que soient les Obédiences.

      N’as-tu pas honte de soutenir de telles attitudes ?

      Comment oses-tu affirmer que les journalistes de Nice-Matin et de La Marseillaise sont des menteurs ?
      Ce que nous avons rapporté s’appelle une information. Nous l’avons vérifiée avec soin et nous en assumons l’entière responsabilité.

      Quels arguments sérieux as-tu, toi, pour défendre ton camp et innocenter ton candidat ? Penses-tu vraiment que crier au scandale et au mensonge suffira à te donner raison ?

      La maçonnerie ne t’a donc rien appris ? Ce sont toi et les tiens qui, par votre attitude, êtes à vomir. Vous salissez et décrédibilisez chaque jour un peu plus la Franc-Maçonnerie.

      Tu te rends complice d’une attitude qui n’a pas sa place chez nous. Je t’invite donc à retourner d’où tu viens : tu ne mérites pas ce Journal, produit bénévolement par de vrais maçons.

      Franck Fouqueray
      Directeur de la Publication

      • Merci Franck pour ton travail d’exception.
        Il faut arrêter l’hypocrisie et se cacher derrière le « secret » du Temple » pour camoufler une attitude douteuse relève de l’irresponsabilité, de l’incompétence ou de l’idiotie (litote) voire certainement des trois à la fois.
        L’Ordre à ses règles. Être libre et de bonne moeurs en fait partie.
        Honneur et dignité ne font plus partie de certaines obédiences.

      • Cet article me laisse profondément perplexe, non pour ce qu’il dit d’un homme, mais pour ce qu’il révèle d’une certaine conception de la franc-maçonnerie.

        Depuis ses origines, la démarche initiatique ne consiste pas à rechercher des êtres parfaits. Si tel était le cas, les temples seraient vides. Elle repose au contraire sur l’idée que l’être humain est un être en construction, une pierre toujours imparfaite appelée à être travaillée.

        La franc-maçonnerie n’a jamais eu pour vocation de constituer une assemblée de justes. Elle est une école de perfectionnement moral, intellectuel et spirituel. Elle ne nie ni les faiblesses, ni les erreurs, ni les fautes. Elle affirme simplement que l’homme ne se réduit jamais à celles-ci.

        Réduire un individu à un extrait de casier judiciaire, c’est précisément refuser ce que la tradition humaniste, des Lumières à nos jours, n’a cessé de défendre : la capacité de l’être humain à se transformer, à évoluer et à s’élever.

        Mais au-delà du cas particulier évoqué par cet article, une question plus fondamentale mérite d’être posée.

        Pourquoi tant d’énergie déployée contre la Grande Loge Mixte de France ?

        Peut-être parce que cette obédience a fait le choix de rappeler que la franc-maçonnerie n’est pas seulement une méthode initiatique ; elle est également porteuse d’un idéal. Celui de l’égale dignité de tous les êtres humains.

        Cet idéal n’est pas compatible avec les doctrines qui hiérarchisent les individus selon leurs origines, leur religion, leur couleur de peau ou leur nationalité. Il n’est pas compatible avec les idéologies qui prospèrent sur le rejet de l’autre et la désignation de boucs émissaires.

        La GLMF a eu le courage d’en tirer les conséquences lorsqu’elle a estimé que certains engagements politiques ou idéologiques étaient incompatibles avec les valeurs fondamentales qu’elle entend défendre. Ce choix peut être discuté. Mais il a le mérite de la cohérence.

        Car la véritable question maçonnique n’est pas de savoir si un homme est sans défaut. Elle est de savoir ce qui menace aujourd’hui la promesse humaniste sur laquelle repose notre engagement.

        Or l’histoire nous enseigne que les plus grands périls ne sont jamais venus de l’imperfection des hommes. Ils sont venus des doctrines qui prétendaient définir quels hommes étaient dignes et quels hommes ne l’étaient pas.

        Entre une obédience qui affirme clairement son refus des idéologies de l’exclusion et une presse qui semble redécouvrir les vertus du pilori, chacun appréciera où se situe aujourd’hui la fidélité à l’esprit des Lumières.

        • Très Cher MUSCHOTTI,
          C’est assez surprenant cette façon de faire des périphrases pour finir par noyer le poisson. J’ai du relire deux fois pour me souvenir du sujet initial auquel vous répondiez. Juste pour bien nous comprendre, la GLMF est donc une maison tolérante qui donne sa juste chance à un repris de justice et 450.fm est un méchant journal qui n’accorde pas le droit à l’oubli, c’est bien cela ?

          Si vous étiez mieux informé, vous sauriez que pour entrer à la GLMF, il faut présenter patte blanche. Parmi les conditions, il y un document qui traite de la probité du candidat dont un exemple figure ci-dessous :

          DocumentGLMT

          La question qui se pose au final est : « existe t-il des membres à la GLMF qui ne répondent pas à ce critère . Si c’est le cas, quelle en est la raison ? »

          Voilà le réel problème que nous soulevons.
          Tout le reste n’est que philosophie et bonnes intentions. Car la règle reste le seul maître qui doit gouverner le maçon. Si les émotions prennent le pas, alors nous ne sommes plus en franc-maçonnerie mais en thérapie ou un café philo.

          Fraternellement.

          Franck Fouqueray
          Directeur de la pulication

    • Je m’apprêtais à écrire la même chose sur ce cafardage immédiat vers l’extérieur indigne de la confiance que l’on place dans nos délégués. Entièrement d’accord.

  12. Joël Canapa ne traîne pas une simple casserole. Il avance avec toute la batterie de cuisine.
    Selon les éléments rapportés par la presse, il a été condamné en mai 2015 à 10 000 euros d’amende dans une affaire de facture de 117 000 euros laissée à l’office HLM de La Seyne.
    Quatre ans plus tard, le tribunal correctionnel de Marseille le condamnait à un an de prison ferme pour blessures involontaires, avec maintien en détention, après un accident sur l’A50 alors qu’il circulait avec un permis invalidé.
    Les juges retenaient également l’état de récidive légale et révoquaient un sursis de trois mois prononcé à Digne-les-Bains. Il a fait appel.
    Voilà donc le pedigree public de celui que certains ont cru bon de laisser accéder à la présidence du Convent 2026 de la Grande Loge Mixte de France qui se tenait Grand Temple de la Maison des Maçons de la Grande Loge Nationale Française (GLNF) – leur GM Yves Pennes était-il au courant ?
    Tout cela était connu. Tout cela était vérifiable.
    Tout cela aurait dû suffire à provoquer un sursaut. Mais non. Une fois encore, le fameux « pas de vague » a servi de tablier de complaisance. On a préféré détourner le regard, lisser les angles, étouffer le bruit des casseroles sous les beaux discours sur l’éthique, la morale et les valeurs maçonniques.
    Ben voyons.
    À ce niveau, ce n’est plus de la fraternité.
    C’est de l’aveuglement organisé.
    Et quand des Sœurs et des Frères acceptent de couvrir ce genre de naufrage symbolique, il ne faut plus parler de chaîne d’union, mais de chaîne de silence.

  13. @ Justine
    Notre Convent se tient à la Grande Loge Nationale Française, dans leur grand temple.
    Je vous raconte pas l’ambiance.
    Pas sûr qu’il nous réinvite en 2027. Façon de parler, c’est pas gratuit !

  14. Il fut un temps où le blog « La Lumière », animé par le journaliste profane François Koch, savait mettre au jour ce type de comportements et rappeler que la Franc-Maçonnerie ne saurait être un territoire soustrait au regard critique.
    Dans le monde profane, heureusement, « Le Canard enchaîné » ou « Mediapart » jouent encore ce rôle de vigie salutaire.
    Désormais, merci à 450.fm et à toute son équipe de poursuivre ce travail nécessaire en dénonçant des comportements si peu maçonniques.
    Car, bien souvent, ceux qui donnent les plus grandes leçons de morale, d’éthique et de vertu sont aussi les premiers à s’en affranchir lorsque leurs intérêts sont en jeu.
    Ben voyons. Incroyable, mais vrai ! Hélas. hélas, hélas…

  15. Une question simple mérite désormais d’être posée. Où les « francs-voyous » de la Grande Loge Mixte de France tiennent-ils leur Convent 2026 ?
    Et surtout, quelle obédience, quel temple, quelle maison maçonnique a osé héberger un tel naufrage symbolique ?

    • Les véritables naufrages ne sont pas toujours là où certains les voient.

      Joël Canapa a répondu devant la justice de ses actes. En République, cela s’appelle l’État de droit. En franc-maçonnerie, cela devrait aussi s’appeler le refus du jugement perpétuel.

      Ce qui mérite davantage d’interroger, c’est cette facilité à réduire un homme à ses erreurs plutôt qu’à considérer son parcours, son engagement et son travail au service des autres.

      Quant à la GLMF, elle a au moins eu le courage de défendre sans ambiguïté les valeurs humanistes et de refuser dans ses ateliers les idéologies contraires à la fraternité universelle.

      C’est peut-être cela qui dérange certains.

  16. Si les faits rapportés sont exacts, la Grande Loge Mixte de France vient de franchir un seuil que l’on croyait réservé aux farces les plus féroces.
    Pierre Dac avait imaginé, pour rire, un Rituel des voyous. La GLMF semble aujourd’hui en proposer une version institutionnelle, moins drôle, plus embarrassante, et surtout infiniment plus révélatrice.
    Car le problème n’est pas seulement l’homme élu.
    Le problème est l’obédience qui consent, l’assemblée qui ratifie, le système qui banalise. Quand une structure maçonnique prétend parler de valeurs, d’éthique, de progrès, de dignité humaine et d’exemplarité, puis confie la présidence de son Convent à une figure dont le passé judiciaire est publiquement documenté, il ne s’agit plus d’un accident. Il s’agit d’un symptôme.
    On peut toujours invoquer la fraternité, la réinsertion, le pardon, la tolérance. Mais la tolérance n’est pas l’amnésie. Le pardon n’est pas la promotion. La fraternité n’est pas le blanc-seing donné à n’importe quelle dérive. Une obédience initiatique ne devrait pas confondre le travail sur la pierre brute avec l’art de recycler les casseroles.
    À ce stade, la GLMF ne donne plus l’image d’un chantier spirituel, mais celle d’une arrière-salle où l’on arrange les places, où l’on ferme les yeux, où l’on rebaptise les naufrages en choix démocratiques. Ce n’est plus le temple. C’est la cabane débouclée de Pierre Dac, mais sans son humour, sans son génie, sans sa distance.
    Le plus grave, au fond, n’est peut-être même pas cette élection. Le plus grave est que certains semblent encore s’étonner que la presse maçonnique s’en émeuve. Quand une obédience offre elle-même le spectacle de son propre discrédit, il ne faut pas accuser le miroir. Il faut regarder ce qu’il reflète.

  17. Venant de la GLMF, il n’y a plus rien d’étonnant. Ce ne sont plus les frères la gratouille mais les frères la magouille. Un de leurs passés grands-maîtres (un titre est pour moi masculin…) était une ancienne député européenne du parti socialiste, aux dépenses incontrôlées, au langage fleuri… C’est dire le milieu dans lequel évolue cette « obédience ».
    En plus ils pratiquent la préférence politique (attendez les élections de 2027, préparez vous à recevoir des consignes de vote). Dans leur dernier compte rendu du Conseil de l’Ordre, ils excluent un F. pour la raison qu’il figure sur une liste du mauvais bord politique (selon eux). Quand on voit le niveau de confidentialité de cette missive, n’importe quel débutant retrouve sans aucun problème le Frère en question (courage Pascal !). Niveau RGPD, c’est plus que douteux… (d’ailleurs, j’invite 450.fm à lire ce document dont une partie entière confine à de la propagande politique aux relents éculés)
    Heureusement qu’il reste des obédiences mixtes, qui ne font ni politique ni magouilles, qui sont un peu plus proches d’Anderson que celle-ci. Elles sont moins connues, mais on y travaille beaucoup mieux.
    En tous cas, heureusement qu’il y a 450.fm pour lutter contre l’omerta maçonnique.

    • Parce que être sur une liste RN ( ou extrême gauche) vous semble compatible avec les valeurs humanistes de la FM ? ( quelle que soit l obédience)

    • Il est tout de même singulier de voir certains s’indigner davantage de la présence de Joël Canapa que de celle de militants ou sympathisants d’extrême droite dans certaines loges.

      Les francs-maçons ont été interdits, arrêtés, déportés par les régimes fascistes et nazis parce qu’ils défendaient la fraternité universelle et la liberté de conscience.

      La GLMF a fait le choix d’être cohérente avec cette histoire en refusant toute complaisance avec les idéologies héritières de cette tradition politique de rejet et d’exclusion.

      Quant à Joël Canapa, il a répondu devant la justice de ses actes. La République l’a jugé. Certains semblent vouloir continuer à le condamner à perpétuité.

      Ce n’est ni l’esprit de la République, ni celui de la franc-maçonnerie.

  18. Ah ben bravo, on garde les criminels en Franc-Maçonnerie ! Non mais sérieux, c’est quoi ce délire dans cette obédience ?

    Je sais bien que certains détracteurs vont taper sur le 450.fm, et surtout sur Franck Fouqueray. Mais il va dire quoi, l’autre qui pond ses articles sur Masonica et Hiram, quand il va capter ce qui se passe vraiment dans cette Grande Loge Mixte de France, avec des gangsters aux manettes ?

    La GLMF, son Conseil de l’Ordre, ferme une loge sans aucune justification. Pour faire plaisir à qui, franchement ? Juste parce qu’un frère fait son taf ? Et on va sanctionner toute une loge pour ça ? Ensuite les magouilles financières de l’obédience, et maintenant un mec qui a pris un an ferme… Et après vous vous demandez pourquoi le journal s’acharne sur la GLMF ? Il s’acharne pas, il se venge pas. Il balance des faits, pour que les membres ouvrent les yeux : ceux qui sont à la tête se foutent royalement de leurs membres, tout ce qui les intéresse, c’est le contrôle.

    Chapeau à l’équipe du 450 pour leur boulot.

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Charles-Albert Delatour
Charles-Albert Delatour
Ancien consultant dans le domaine de la santé, Charles-Albert Delatour, reconnu pour sa bienveillance et son dévouement envers les autres, exerce aujourd’hui en tant que cadre de santé au sein d'un grand hôpital régional. Passionné par l'histoire des organisations secrètes, il est juriste de formation et titulaire d’un Master en droit de l'Université de Bordeaux. Il a été initié dans une grande obédience il y a plus de trente ans et maçonne aujourd'hui au Rite Français philosophique, dernier Rite Français né au Grand Orient de France.

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