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Georges Auguste Couthon, né à Orcet en 1755 et guillotiné à Paris le 28 juillet 1794, est un avocat de Clermont-Ferrand devenu député du Puy-de-Dôme à la Législative puis à la Convention, membre du Comité de salut public et proche de Robespierre. Avant la Révolution, il fut maître et orateur de la loge Saint-Maurice, à l’Orient de Clermont ; deux loges du Grand Orient de France portent aujourd’hui son nom.
Un avocat des pauvres en Auvergne

Né à Orcet le 22 décembre 1755, Georges Couthon étudie le droit auprès d’un procureur royal à Riom, puis à Reims. Inscrit au Parlement de Paris, il peine à trouver des clients et revient en Auvergne. Admis au barreau de Clermont-Ferrand en 1785, il se fait connaître par ses consultations gratuites données aux plus démunis.
Il signe aussi, anonymement, une comédie en deux actes, L’Aristocrate converti, publiée en 1791. Élu troisième officier municipal de Clermont-Ferrand, il devient ensuite juge-président du tribunal de district.
De la Législative au Comité de salut public
Député du Puy-de-Dôme à l’Assemblée législative puis à la Convention nationale, Couthon siège avec la Montagne et vote la mort de Louis XVI sans appel ni sursis. Envoyé en mission, il dirige notamment le siège de Lyon avant d’être rappelé à Paris.
Président de la Convention, il entre au Comité de salut public en juillet 1793 et est le rapporteur de la loi du 22 prairial an II, qui durcit la procédure du Tribunal révolutionnaire. Arrêté après le 9 Thermidor, libéré par la Commune puis repris, il est guillotiné le 10 Thermidor an II avec les proches de Robespierre.
Maître et orateur à la loge Saint-Maurice

Couthon appartient à la loge Saint-Maurice, à l’Orient de Clermont, présentée comme la plus prestigieuse de la ville, qui comptait dix officiers nobles en 1786. Reçu maître, il est élu orateur six jours plus tard ; l’historienne Élisabeth Liris propose une chronologie différente, avec une fonction d’orateur en 1788 puis de premier surveillant.
L’historien Pierre-Yves Beaurepaire suggère qu’il fut attiré par les buts philanthropiques de la maçonnerie, et son déisme s’accordait avec l’esprit des Constitutions d’Anderson. Son tablier de maître est conservé au musée d’Orcet.
Une mémoire maçonnique vivante
Le souvenir maçonnique de Couthon reste très présent : une loge parisienne du Grand Orient de France porte son nom, de même que la loge « Les Frères de Georges Couthon », créée en 1961 à l’Orient de Clermont-Ferrand.
Entre Lumières maçonniques et Terreur
Georges Couthon illustre le passage de nombreux maçons de province des loges de l’Ancien Régime aux assemblées révolutionnaires. Son itinéraire, de l’orateur philanthrope de Saint-Maurice au rapporteur de la loi de prairial, met en lumière les tensions entre l’idéal fraternel des loges et la radicalisation révolutionnaire ; il demeure une référence identitaire pour une partie de la maçonnerie républicaine, qui honore en lui le défenseur des pauvres plus que l’homme de la Terreur.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Georges Couthon.
Voir aussi dans le glossaire : Orateur, Sautoir de Vénérable Maître, Tablier, Pierre-Yves Beaurepaire (historien).

