Joseph Augustin Crassous de Médeuil (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Joseph Augustin Crassous de Médeuil, prénommé Jean Augustin dans le corps de l’article qui lui est consacré, né à La Rochelle et mort à Épinal, est un juriste devenu député de la Martinique à la Convention nationale, où il siégea avec la Montagne. Magistrat à Bruxelles sous l’Empire, il fut à plusieurs reprises vénérable de la loge des Amis philanthropes et compte parmi les membres fondateurs du Suprême Conseil de Belgique.

De La Rochelle à la Martinique

Joseph Augustin Crassous de Médeuil – portrait
Source : Wikimedia Commons – Mundaneum – Public domain

Fils de Joseph Crassous de Medeuil et de Marie-Louise Catherine Denis, il naît à La Rochelle. Il épouse en 1780 Anne Brigitte Catignon et exerce de 1780 à 1783 comme procureur au présidial de sa ville natale. Avant 1789, il est avocat au Conseil souverain de la Martinique.

En 1792, il devient juge et commissaire national près le tribunal de district. Il ne doit pas être confondu avec son cousin Joseph Crassous de Médeuil, officier de marine exécuté sous la Terreur.

Un montagnard à la Convention

Élu à la Convention nationale par la Martinique, il ne prend séance qu’après le procès de Louis XVI. Il siège avec la Montagne et se montre un jacobin actif. En mission en Seine-et-Oise, il ordonne la démolition de clochers et de châteaux et rend aux communes l’usage des presbytères pour y installer des écoles.

Il propose l’érection d’un monument à Rousseau à Ermenonville et invite les Jacobins à assister au transfert des cendres du philosophe au Panthéon. Secrétaire de la Convention en brumaire an III, il est emprisonné après les journées de germinal et libéré par l’amnistie du 4 brumaire an IV.

Magistrat et notable en Belgique puis dans les Vosges

Il devient ensuite juge au tribunal civil du département de la Dyle, à Bruxelles. Promu commissaire en l’an VI, il décline la fonction et se retire. En 1824, il quitte Bruxelles pour vivre auprès de son gendre à Épinal, où il entre à la Société d’émulation des Vosges, qu’il préside en 1829.

Vénérable des Amis philanthropes

Franc-maçon, il est membre à partir de 1805 de la loge des Amis philanthropes, à l’Orient de Bruxelles, dont il est à plusieurs reprises vénérable maître entre 1805 et 1822, sous les périodes française puis hollandaise. C’est sous son vénéralat qu’est créé en 1813, au sein de sa loge, un consistoire du 32e degré du Rite écossais ancien et accepté.

Il figure parmi les membres fondateurs du Suprême Conseil de Belgique et est membre d’honneur de la loge des Amis discrets, à Nivelles. L’article s’appuie notamment sur le Dictionnaire de la franc-maçonnerie dirigé par Daniel Ligou.

Un conventionnel au cœur de la maçonnerie belge

Le parcours de Crassous de Médeuil relie la Révolution française à la naissance des institutions maçonniques belges. Ancien montagnard devenu magistrat sous l’Empire, il contribua à implanter le Rite écossais ancien et accepté à Bruxelles, et son rôle aux Amis philanthropes, loge appelée à une grande influence, fait de lui un trait d’union entre maçonneries française et belge au début du XIXe siècle.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Joseph Augustin Crassous de Médeuil.

Voir aussi dans le glossaire : Sautoir de Vénérable Maître, Suprême Conseil, Consistoire, Daniel Ligou (historien).

Glossaire de la franc-maçonnerie

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