Christian Bataille (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Christian Bataille naît le 31 mai 1946 à Rieux-en-Cambrésis, dans le Nord. Professeur de lettres devenu élu socialiste, il est député du Nord de 1988 à 2017 et donne son nom à la loi de 1991 sur la gestion des déchets radioactifs. Défenseur de la laïcité, il a présidé la Fraternelle parlementaire, qui réunit les parlementaires francs-maçons, ce qui l’inscrit dans la tradition des élus républicains liés à la franc-maçonnerie.

Du Cambrésis à l’enseignement des lettres

Christian Bataille – portrait
Source : Wikimedia Commons – Georges Laboureau – CC BY-SA 4.0

Fils d’un secrétaire de mairie, Christian Bataille étudie au lycée Paul-Duez de Cambrai, puis obtient une licence de lettres à la faculté des lettres et sciences humaines de Lille. À partir de 1969, il enseigne les lettres à Cambrai, Caudry, Avesnes-les-Aubert puis au Cateau-Cambrésis.

En 1982, il quitte l’Éducation nationale pour devenir chargé de mission auprès du ministre du Travail et de l’Emploi, fonction qu’il exerce jusqu’en 1986.

Un élu du Nord

Élu maire de Rieux-en-Cambrésis en 1977, il entre au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais en 1979 et en est vice-président de 1983 à 1998. Il préside ensuite l’Agence régionale de développement du Nord-Pas-de-Calais de 1998 à 2003. Il siège plus tard au conseil municipal de Solesmes.

Député du Nord de 1988 à 2017, d’abord dans la 22e puis dans la 12e circonscription après le redécoupage de 2010, il est trésorier du groupe socialiste à partir de 2002 et vice-président de la commission des affaires économiques sous la XIIe législature. Au Parti socialiste, il est secrétaire national chargé de l’espace rural de 2000 à 2002.

Un parlementaire de l’énergie

Rapporteur de la loi de 1991 relative aux recherches sur la gestion des déchets radioactifs, dite « loi Bataille », il s’impose comme un spécialiste des questions énergétiques. Membre puis vice-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, il signe plusieurs rapports sur le nucléaire et, avec le sénateur Jean-Claude Lenoir, un rapport sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique.

Membre de la commission des affaires étrangères et du Conseil de l’Europe, il anime plusieurs groupes d’amitié parlementaires. Il ne se représente pas sous l’étiquette socialiste en 2017 et devient membre honoraire du Parlement.

La Fraternelle parlementaire

L’article Wikipédia qui lui est consacré indique qu’il préside la Fraternelle parlementaire, structure qui réunit les parlementaires francs-maçons, et le présente comme un défenseur de la laïcité. Les sources consultées ne mentionnent ni loge ni obédience de rattachement.

Les fraternelles sont des associations qui rassemblent, au-delà des appartenances d’obédience, des francs-maçons partageant une même activité professionnelle. La Fraternelle parlementaire offre ainsi un lieu de rencontre aux élus initiés de sensibilités diverses.

Un élu dans la tradition républicaine et laïque

Christian Bataille illustre le lien durable entre une partie du personnel parlementaire et la franc-maçonnerie française. Par sa présidence de la Fraternelle parlementaire et son attachement affiché à la laïcité, il s’inscrit dans une tradition républicaine où l’engagement maçonnique accompagne l’action publique sans s’y confondre.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Christian Bataille.

Voir aussi dans le glossaire : Fraternelle, Haine de la laïcité (antimaçonnisme).

Glossaire de la franc-maçonnerie

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