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Auguste Théodore Baudon naît le 4 août 1848 à Mouy, dans l’Oise, et meurt le 22 octobre 1913 à Paris. Médecin issu d’une famille de praticiens, préhistorien, maire de Mouy et député radical de l’Oise jusqu’en 1910, il défend l’impôt sur le revenu et la laïcité. Il siège au conseil de l’ordre du Grand Orient de France de 1899 à 1902.
Une famille de médecins à Mouy

Les Baudon exercent la médecine à Mouy depuis 1816. Théodore suit cette voie et sert comme ambulancier pendant la guerre de 1870-1871. Il s’installe ensuite comme médecin dans sa commune natale, où il collabore aussi à la presse locale.
Passionné d’archéologie et de préhistoire, il s’intéresse également à la paléontologie et préside la Société préhistorique française, selon le Comité des travaux historiques et scientifiques.
De la mairie à la Chambre
Républicain et laïque, il est élu conseiller municipal de Mouy en 1876, conseiller général de l’Oise en 1884, mandat qu’il conserve jusqu’à sa mort, puis maire de Mouy en 1887.
Il entre à la Chambre des députés comme radical à la faveur d’une élection partielle consécutive au décès du député Lesage, face au maire de Beauvais Charles-Olivier Hucher. Il l’emporte de nouveau contre lui en 1898, 1902 et 1906, et préside la commission de comptabilité de la Chambre de 1906 à 1910.
Un radical de combat
À la tribune, il défend les grands thèmes radicaux de son temps, notamment l’impôt sur le revenu et la lutte anticléricale. Lors du débat budgétaire de 1909, il plaide pour la modernisation de la manufacture de Beauvais et le financement d’un catalogue des objets préhistoriques et archéologiques ; en 1910, il propose la création d’un musée consacré à la préhistoire.
Battu en 1910 par Hucher, il se retire de la vie politique et s’installe à Paris, où il meurt trois ans plus tard.
Au conseil de l’ordre du Grand Orient
Selon l’article Wikipédia, qui cite le Dictionnaire de la franc-maçonnerie de Daniel Ligou, Théodore Baudon est conseiller de l’ordre du Grand Orient de France de 1899 à 1902. Le CTHS mentionne également son appartenance au conseil de l’ordre. Les sources consultées ne précisent ni sa loge ni la date de son initiation.
Le conseil de l’ordre, instance exécutive du Grand Orient, est alors au cœur des débats qui mènent à la séparation des Églises et de l’État ; y siéger, au tournant du siècle, revient à participer à la direction d’une obédience étroitement liée au radicalisme.
Un notable radical et maçon de la Belle Époque
Théodore Baudon incarne le type du notable radical de la IIIe République : médecin de province, savant amateur, élu local enraciné et dirigeant maçonnique. Son passage au conseil de l’ordre du Grand Orient témoigne de la proximité entre l’obédience et le parti radical au moment des grandes lois laïques.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Théodore Baudon.
Voir aussi dans le glossaire : Haine de la laïcité (antimaçonnisme), Daniel Ligou (historien).

