Auguste Bartholdi (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Frédéric Auguste Bartholdi naît le 2 août 1834 à Colmar et meurt le 4 octobre 1904 à Paris. Sculpteur de monuments commémoratifs, il est l’auteur de La Liberté éclairant le monde, inaugurée à New York en 1886, et du Lion de Belfort. Franc-maçon depuis 1875, membre de la loge parisienne Alsace-Lorraine, il a vu la première pierre du piédestal de sa statue posée lors d’une cérémonie maçonnique.

Un Colmarien formé à Paris

Auguste Bartholdi – portrait
Source : Wikimedia Commons – Nadar – Public domain

Élève du lycée Louis-le-Grand de 1843 à 1851, Bartholdi fréquente l’atelier du sculpteur Antoine Étex et celui du peintre Ary Scheffer, rue Chaptal. Bachelier en 1852, il dispose dès 1853 d’un atelier rue Vavin, qu’il occupera pendant quarante ans. Ses rares peintures sont signées du pseudonyme d’Amilcar Hasenfratz.

En 1855-1856, il voyage en Égypte et au Yémen avec Jean-Léon Gérôme et Édouard-Auguste Imer. Il en rapporte des dessins et des photographies d’inspiration orientaliste, qui nourriront son goût pour le colossal.

Le sculpteur des monuments

Son premier monument, un bronze du général Rapp, est destiné à Colmar. Suivent de nombreuses commandes publiques : Monument à Vauban à Avallon, Monument à Champollion au Collège de France, Monument à Gribeauval aux Invalides, Monument à Rouget de Lisle à Lons-le-Saunier, Monument à Diderot à Langres ou encore Vercingétorix à Clermont-Ferrand.

Pendant la guerre de 1870, il est chef d’escadron de la garde nationale et aide de camp de Garibaldi. La défaite et la perte de l’Alsace marquent son œuvre : le Lion de Belfort, réalisé de 1875 à 1879, célèbre la résistance de la ville assiégée.

La Liberté éclairant le monde

Dès 1871, Bartholdi se rend aux États-Unis pour choisir le site de la future statue. La construction commence à Paris à partir de 1875, avec Viollet-le-Duc puis Gustave Eiffel pour la structure. Marié en 1875 à Newport avec Jeanne-Émilie Baheux de Puysieux, le sculpteur voit son œuvre inaugurée à New York en 1886, l’année où il est promu commandeur de la Légion d’honneur.

Le frère de la loge Alsace-Lorraine

Selon les articles Wikipédia en français et en anglais, Bartholdi est franc-maçon depuis 1875, membre de la loge Alsace-Lorraine à Paris, loge dont le nom même renvoie à la mémoire des provinces perdues. Les sources consultées ne précisent ni la date exacte de son initiation ni d’éventuelles fonctions dans l’atelier.

La pose de la première pierre du piédestal de la statue de la Liberté prend la forme d’une cérémonie maçonnique, présidée par William A. Brodie, grand maître de la Grande Loge de l’État de New York, qui rappelle à cette occasion le soutien apporté par les loges au projet.

Une stèle en terre cuite de 1874, Mystère d’Isis, a conduit certains auteurs à supposer une initiation antérieure dans une loge de rite égyptien. Cette idée reste une hypothèse que les sources ne confirment pas.

Principales œuvres

  • Monument à Gambetta, Cahors, 1872
  • Monument à Vauban, Avallon, 1873
  • Monument à Champollion, Paris, 1875
  • Fontaine Bartholdi, Washington, 1878
  • Lion de Belfort, Belfort, 1875-1879
  • Monument à Rouget de Lisle, Lons-le-Saunier, 1882
  • Monument à Denis Diderot, Langres, 1884
  • La Liberté éclairant le monde, New York, 1886
  • Monument à La Fayette et Washington, Paris, 1895
  • Vercingétorix, Clermont-Ferrand, 1903

Un symbole universel aux résonances maçonniques

Mort à son domicile de la rue d’Assas et inhumé au cimetière du Montparnasse, Bartholdi occupe une place singulière dans la mémoire maçonnique : celle d’un artiste initié dont l’œuvre la plus célèbre, dédiée à la liberté et inaugurée par un rituel maçonnique, est devenue l’un des emblèmes les plus partagés de l’idéal humaniste porté par les loges des deux côtés de l’Atlantique.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Auguste Bartholdi.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Initiation, Grande Loge.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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