Accueil Blog Page 186

Journée internationale des droits des femmes 2025 : une célébration sous le prisme maçonnique

Aujourd’hui hommage au féminin. La rédaction a laissé toute la place aux femmes. Les 5 articles du jour seront 100% pure féminin.

Le 8 mars 2025 marquera une nouvelle édition de la Journée internationale des droits des femmes, une date reconnue par les Nations Unies depuis 1977 et portée cette année par un thème ambitieux : « Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation ». Pour les Francs-maçons, cette journée résonne comme un appel à revisiter leurs valeurs fondamentales – liberté, égalité, fraternité – et à interroger leur rôle dans la quête d’un monde plus juste. À l’heure où l’année 2025 célèbre également le 30e anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, cadre majeur pour les droits des femmes, la Franc-Maçonnerie, avec son histoire riche et parfois complexe vis-à-vis de la mixité, offre un terrain fertile pour une réflexion profonde.

Cet article explore les liens entre cette journée emblématique et l’Art Royal, enraciné dans une tradition initiatique qui, loin de se limiter aux Loges, aspire à rayonner dans la société profane.

Origines historiques : la Franc-Maçonnerie et les femmes, une relation en clair-obscur

La Journée internationale des droits des femmes puise ses racines dans les luttes féministes du début du XXe siècle, notamment les manifestations ouvrières aux États-Unis et en Europe pour le droit de vote et de meilleures conditions de travail. En 1909, le Parti socialiste d’Amérique initie une « Journée nationale de la femme », suivie en 1910 par la proposition de Clara Zetkin, lors de la Conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague, d’une journée mondiale. Officialisée le 8 mars par l’ONU en 1977, elle s’inscrit dans une dynamique de justice sociale qui n’est pas étrangère aux idéaux maçonniques.

Pourtant, l’histoire de la Franc-maçonnerie avec les femmes est ambivalente. Apparue en France vers 1725, la maçonnerie spéculative exclut initialement les femmes, reflet d’une société patriarcale où elles sont reléguées à la sphère domestique. Dès 1728, toutefois, des Loges « para-maçonniques » accueillent des femmes, suivies en 1730 par les Loges d’adoption, sous tutelle masculine. Ces espaces, bien que limités, permettent aux femmes d’accéder à un univers symbolique et fraternel, souvent sous l’égide de rituels adaptés. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, avec les Lumières, que des voix s’élèvent pour questionner cette exclusion, portée par des philosophes comme Condorcet, lui-même proche des cercles maçonniques.

Le véritable tournant survient au XIXe siècle. En 1882, Maria Deraismes, figure du féminisme et de la laïcité, est initiée par la Loge « Les Libres Penseurs » du Pecq, marquant une rupture historique. En 1893, elle cofonde avec Georges Martin l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain, première obédience mixte prônant l’égalité des genres à tous les degrés. Ce jalon illustre un principe maçonnique clé : l’initiation ne saurait être réservée à un sexe, mais doit s’adresser à l’humain dans son universalité. La Grande Loge Féminine de France (GLFF), fondée en 1945 et pleinement autonome depuis 1959 avec l’adoption du Rite Écossais Ancien et Accepté, viendra compléter ce paysage, offrant aux Sœurs un espace pour travailler leur pierre brute loin des influences masculines.

Le thème de 2025 : une résonance maçonnique

Le thème « Pour TOUTES les femmes et les filles : droits, égalité et autonomisation » s’aligne avec les aspirations maçonniques d’une société harmonieuse et équitable. L’ONU met l’accent sur trois axes : la défense des droits humains, la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation par l’éducation et l’accès aux responsabilités. Ces objectifs font écho aux travaux en Loge, où la quête de la Lumière passe par la déconstruction des préjugés et l’élévation collective.

Droits humains : En Franc-Maçonnerie, le silence de l’apprenti, loin d’être une soumission, est une discipline qui enseigne l’écoute et le respect de l’autre. Pour les Sœurs, ce silence a souvent été une arme contre l’oppression, un moyen de préserver les mystères tout en affirmant leur dignité. Maria Deraismes ne disait-elle pas : « L’infériorité des femmes n’est pas un fait de nature, c’est une invention humaine, une fiction sociale » ? Cette maxime, gravée dans l’histoire du Droit Humain, résonne avec la lutte contre les violences et discriminations dénoncées le 8 mars.

Égalité des sexes : La mixité, bien que tardive dans certaines obédiences, est un laboratoire de l’égalité. En 2010, le Grand Orient de France (GODF) ouvre ses Loges à la mixité optionnelle, un pas symbolique vers la reconnaissance des Sœurs comme égales dans l’initiation. Pourtant, les chiffres parlent : en 2015, la France compte 32 000 Sœurs pour 138 000 Frères, signe que la parité reste un horizon à atteindre, même dans l’Art Royal.

Autonomisation : L’éducation, pilier maçonnique, est au cœur de l’autonomisation. Les Loges féminines et mixtes offrent un espace où les femmes, libérées des rôles sociaux traditionnels, explorent leur potentiel spirituel et intellectuel. La GLFF, par exemple, a abordé des sujets comme la prostitution (2000) ou les violences faites aux femmes, témoignant d’un engagement sociétal qui dépasse le Temple.

La Franc-Maçonnerie face aux défis contemporains

En cette année 2025, les droits des femmes reculent dans certaines régions du monde, menacés par des vagues conservatrices et autoritaires. En France, malgré des avancées – droit de vote en 1944, IVG en 1975, parité en 2000 –, les inégalités salariales (16 % d’écart en moyenne) et les violences sexistes persistent. La Franc-Maçonnerie, fidèle à son rôle de phare humaniste, doit-elle rester silencieuse ou agir ?

Des obédiences comme Le Droit Humain s’illustrent par leur militantisme. Chaque 8 mars, elles honorent Maria Deraismes devant sa statue au square des Épinettes à Paris, un rituel qui unit Frères et Sœurs dans un hommage à l’égalité. En 2023, la Fédération française du Droit Humain rappelait son combat contre le sexisme, s’appuyant sur le rapport du Haut Conseil à l’Égalité pour dénoncer les reculs des droits fondamentaux. La GLFF, de son côté, a manifesté en 2004 devant l’UNESCO contre les violences faites aux femmes, affirmant que la liberté des Sœurs ne saurait tolérer l’asservissement.
Mais la Franc-maçonnerie ne se limite pas à la protestation. Elle est un creuset alchimique où le silence et la parole se conjuguent pour transformer l’individu et, par extension, la société. Le 8 mars 2025 pourrait être l’occasion pour les Loges de multiplier les travaux sur l’autonomisation des femmes, en s’inspirant du thème onusien pour proposer des planches sur l’éducation, la sororité ou la déconstruction du patriarcat.

Symbolisme maçonnique et émancipation féminine

pierre brute,outils apprenti,ciseau,maillet

Le symbolisme maçonnique offre une grille de lecture fascinante pour cette journée. Le cabinet de réflexion, avec son obscurité initiale, n’est-il pas une métaphore de l’hiver social que les femmes ont traversé avant de conquérir leurs droits ? La pierre brute, taillée par le ciseau et le maillet, incarne leur lutte pour s’affranchir des chaînes profanes. Et que dire de l’étoile flamboyante, symbole de la Lumière, qui guide l’initié – homme ou femme – vers la connaissance et l’autonomie ?

La mixité elle-même est un symbole vivant. En Loge, Frères et Sœurs travaillent côte à côte, égaux devant les outils et les rituels. Cette égalité rituelle, bien que parfois imparfaite dans la pratique, préfigure un idéal où le genre s’efface devant l’humanité. Le Rite Écossais, adopté par de nombreuses obédiences mixtes ou féminines, avec ses 33 degrés, illustre cette progression : chaque pas est une victoire sur les préjugés, une marche vers l’autonomisation.

Un appel aux Frères et Sœurs pour le 8 mars 2025

À l’approche du 8 mars 2025, les Francs-Maçons ont une occasion unique de réaffirmer leur engagement. Pourquoi ne pas organiser des Tenues spéciales dédiées aux droits des femmes, où Sœurs et Frères partageraient leurs réflexions sur l’égalité ? Des conférences publiques, comme celles du Droit Humain sur la mixité et la laïcité, pourraient sensibiliser le monde profane. Et si chaque Loge s’inspirait des héroïnes maçonniques – Maria Deraismes, Louise Michel, ou encore les Sœurs de la GLFF – pour tracer une planche sur la sororité universelle ?

Car la Franc-maçonnerie n’est pas un îlot isolé. Elle est un levier pour bâtir une société où toutes les femmes et les filles, sans distinction, trouvent leur place. Le 30e anniversaire de Beijing nous rappelle que le chemin est long : selon l’ONU, l’égalité des sexes ne sera atteinte qu’en 2055 au rythme actuel. Les maçons, gardiens de la devise républicaine, ne peuvent se contenter d’attendre. Leur silence doit être celui de l’écoute, leur parole celle de l’action.

Conclusion : une fraternité sans frontières

Le 8 mars 2025, sous l’égide du thème « Pour TOUTES les femmes et les filles », invite la Franc-Maçonnerie à célébrer ses avancées – de l’initiation de Maria Deraismes à la vitalité des obédiences mixtes – tout en reconnaissant ses défis. C’est une journée pour honorer les Sœurs qui, par leur présence, enrichissent l’Art Royal, et pour tendre la main à celles qui, hors du Temple, luttent encore pour leurs droits. En cette année symbolique, que chaque maçon, homme ou femme, fasse du silence un outil de réflexion et de la parole un flambeau d’espoir. Car, comme le disait Georges Martin, « l’humanité ne sera complète que lorsque l’homme et la femme y travailleront ensemble, égaux et libres ».

Note aux lecteurs de 450.fm : Cet article est une invitation à vos réflexions. Que représente le 8 mars dans votre Loge ? Comment la mixité éclaire-t-elle votre chemin initiatique ? Partagez vos planches et vos expériences pour enrichir notre édifice commun.

Franc-maçonnerie bruxelloise : quand les fake news transforment les loges en repaires de complotistes

De notre confrère sudinfo.be – Par Elie Bok

À Bruxelles, les Francs-maçons ne passent pas leurs journées à conspirer dans l’ombre pour contrôler le monde, contrairement à ce que certains illuminés du clavier voudraient faire croire. Non, ils ont un problème plus terre-à-terre : les fake news qui pullulent en ligne et qui, portées par la caisse de résonance des réseaux sociaux, menacent leur réputation déjà auréolée de mystères. C’est ce que révèle une récente enquête, alors que les loges bruxelloises tentent de naviguer entre discrétion séculaire et tempête numérique.

« Les réseaux sociaux donnent un écho particulier aux fantasmes », déplore Jean-Philippe Schreiber, historien et professeur à l’Université libre de Bruxelles (ULB), dans une déclaration qui sonne comme un cri du cœur – ou un soupir d’exaspération. Et comment lui donner tort ? Sur X, TikTok ou autres forums mal éclairés, les théories les plus farfelues fleurissent : les francs-maçons bruxellois seraient tantôt des marionnettistes de l’économie, tantôt des adeptes de rituels occultes dignes d’un mauvais film d’horreur. Tout ça parce qu’un internaute a cru voir un compas dans le logo d’une friterie du quartier européen.

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il prend une ampleur inquiétante. Historiquement, la Franc-maçonnerie, avec ses rituels discrets et son goût pour les symboles, a toujours été une cible de choix pour les amateurs de complots. À Bruxelles, où plusieurs loges affiliées au Grand Orient de Belgique (successeur du GODF en Belgique) opèrent depuis des décennies, cette méfiance s’est amplifiée avec l’ère numérique. « Avant, les rumeurs restaient dans les cafés ou sur des pamphlets mal imprimés. Aujourd’hui, un post sur X peut faire le tour du monde en une heure », note Schreiber, probablement en secouant la tête devant tant de bêtise humaine.

Et les exemples ne manquent pas. Dernier en date :

Une rumeur absurde prétendant que les francs-maçons bruxellois auraient orchestré les embouteillages autour de la gare du Midi pour tester la patience des citoyens

Comme si la STIB avait besoin d’aide pour ça. Résultat : les loges, habituées à travailler dans l’ombre sur des questions philosophiques ou caritatives, se retrouvent à devoir démentir des inepties au grand jour. Un comble pour une organisation qui cultive la réserve comme une seconde nature.

Mais derrière l’humour grinçant, le problème est sérieux. Ces fake news ne se contentent pas de faire rire (ou pleurer) : elles alimentent une défiance croissante envers une institution qui, à Bruxelles comme ailleurs, revendique un rôle de réflexion et de solidarité. Les loges locales, souvent composées de citoyens ordinaires – avocats, profs, ou même employés de la Région bruxelloise – se voient affublées d’une aura maléfique par des internautes en mal de sensationnel. « On passe plus de temps à expliquer qu’on ne sacrifie pas de chèvres qu’à discuter d’éthique ou de justice sociale », plaisante un maçon anonyme, avant d’ajouter, plus sérieux : « Ça devient usant. »

Musée Belge de la Franc-maçonnerie

Face à cette vague de désinformation, les Francs-maçons bruxellois hésitent sur la riposte. Ouvrir davantage leurs portes pour démystifier leur fonctionnement ? Trop risqué, au vu de leur tradition de confidentialité. Ignorer superbement les ragots ? Difficile quand un hashtag comme #MasonsControlBrussels gagne du terrain. Pour Schreiber, la solution passe par l’éducation : « Il faut enseigner la pensée critique, sinon les réseaux sociaux resteront un terrain de jeu pour les fantasmes. » Noble idée, mais bonne chance pour convaincre un complotiste que l’équerre n’est pas un outil de domination mondiale.

En attendant, les loges bruxelloises continuent leur chemin, entre agacement et résilience. Si les fake news sont une menace, elles sont aussi, ironiquement, une preuve de leur aura persistante. Après tout, qui perdrait son temps à inventer des histoires sur une organisation insignifiante ? Reste à espérer que la prochaine rumeur soit au moins un peu plus créative. Allez, messieurs les complotistes, un effort : et si les francs-maçons avaient caché un trésor sous la Grand-Place ? Ça, au moins, ça ferait une bonne histoire.

Thonon : « L’Avenir du Chablais », la doyenne des loges maçonniques du Chablais, fête ses 125 ans

La loge maçonnique « L’Avenir du Chablais », plus ancienne structure de ce type dans le Chablais, s’apprête à célébrer ses 125 ans d’existence lors d’une cérémonie exceptionnelle prévue le mercredi 12 mars 2025. Affiliée au Grand Orient de France (GODF), cette institution thononaise accueillera pour l’occasion Guillaume Trichard, ancien Grand Maître du GODF.

Créée en 1900 sous l’égide du GODF, « L’Avenir du Chablais » s’inscrit dans une période où la franc-maçonnerie française, portée par les idéaux républicains et laïques, jouait un rôle actif dans les débats sociétaux. À Thonon-les-Bains, ville alors en plein essor grâce au tourisme thermal et à son dynamisme économique, la loge a fédéré des personnalités locales – médecins, commerçants, intellectuels – animées par une quête de progrès et de fraternité. « Depuis plus d’un siècle, nous perpétuons un travail philosophique et symbolique au service de l’humain », confie un membre de la loge, respectant la traditionnelle discrétion maçonnique. Avec ses 125 ans, elle demeure un pilier discret mais solide du patrimoine associatif et spirituel du Chablais.

L’événement du 12 mars prochain débutera par une tenue solennelle, rituel réservé aux initiés, avant de s’ouvrir à un public restreint d’invités. Guillaume Trichard, qui a dirigé le GODF de 2023 à 2024, apportera une dimension nationale à cette célébration. Connu pour son engagement en faveur de la laïcité et de la justice sociale, il devrait prononcer une allocution sur l’héritage et l’avenir de la franc-maçonnerie dans un monde en mutation. « Sa présence est un honneur et une reconnaissance de notre histoire », souligne un responsable de la loge, dont l’identité reste, comme de coutume, dans l’ombre.

Au fil de ses 125 ans, « L’Avenir du Chablais » a traversé les tumultes du XXe siècle – guerres, crises économiques, bouleversements sociaux – tout en restant fidèle à ses principes fondateurs : liberté, égalité, fraternité, et une quête de perfection personnelle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, certains de ses membres se seraient engagés dans des réseaux de résistance, bien que ces actions, par nature, n’aient laissé que peu de traces officielles. Aujourd’hui, la loge réunit une trentaine d’adhérents, hommes et femmes – le GODF ayant ouvert ses rangs à la mixité dans certaines loges depuis les années 2010 –, qui se retrouvent deux fois par mois pour des travaux alliant réflexion philosophique, débats éthiques et rituels symboliques.

Pour marquer cet anniversaire, un livret historique retraçant le parcours de la loge sera dévoilé lors de la soirée. Riche en anecdotes, archives et photographies – dont certaines remontent aux premières années du siècle dernier –, il sera distribué aux membres et déposé dans quelques institutions locales, comme la bibliothèque municipale de Thonon. « C’est une manière de transmettre notre mémoire tout en restant fidèles à notre discrétion », précise un organisateur. L’ouvrage évoquera aussi les figures fondatrices, comme ces notables thononais dont les noms, bien que peu connus du grand public, ont façonné l’identité de la loge.

Dans une région où la franc-maçonnerie suscite encore curiosité et fantasmes, cet anniversaire offre une fenêtre rare sur une organisation souvent mal comprise. Loin des théories complotistes qui lui prêtent un pouvoir occulte, « L’Avenir du Chablais » se présente comme un espace de dialogue et d’engagement humaniste. « Nous ne dirigeons pas le monde depuis une arrière-salle, plaisante un membre. Nous essayons juste de le rendre un peu plus juste, un peu plus éclairé, à notre échelle. » Une ambition modeste, mais tenace, qui résonne avec l’esprit du GODF.

Le 12 mars, entre les murs du temple thononais, « L’Avenir du Chablais » célébrera donc un passé riche et un avenir qu’elle espère tout aussi fécond. Avec Guillaume Trichard comme invité d’honneur, cet anniversaire s’annonce comme un moment fort pour la communauté maçonnique locale, et peut-être une occasion de rappeler que, derrière les symboles et les mystères, la franc-maçonnerie reste avant tout une aventure humaine.

Site officiel de la Loge

L’Homme entre Ciel et Terre

Le « médiateur »

Selon les doctrines traditionnelles, l’Homme est un être qui occupe une situation spéciale et même privilégiée dans notre Univers. Ce privilège vient du fait qu’il est situé entre le Ciel et la Terre, entre le Bien et le Mal, entre l’Esprit et la matière, entre l’Ange et la Bête. De fait, l’Homme se trouve au centre de plusieurs pôles opposés qu’il doit chercher à équilibrer et à unifier en lui-même. Le « rôle » et la « mission » de l’Homme sur Terre est de trouver (ou de tenter de trouver) un équilibre entre ces pôles et ces forces contraires.

Hermès, le « médiateur ».

Situé entre le Ciel et la Terre, l’être humain occupe une position centrale dans la création et il est le point de jonction de forces qui, à son niveau, paraissent antagoniques. Je dis bien « à son niveau », car dans l’absolu ces forces se résolvent dans l’unité. Trouver un équilibre entre le Ciel et la Terre, le Mal et le Bien, l’Esprit et la matière, cela revient aussi à dire que l’Homme doit trouver le moyen de faire descendre l’Esprit dans la matière et aussi de faire monter la matière vers l’Esprit. Son « travail » sur la Terre est de spiritualiser la Matière ou de matérialiser l’Esprit. De ce point de vue, l’Homme a un rôle tout à fait particulier à jouer dans la Création. Il est l’intermédiaire ou le « médiateur », entre le Ciel et le Terre, entre l’Esprit et la matière. Vu sous cet angle, l’Homme est très proche du dieu grec Hermès, le messager des dieux et le guide des âmes après la mort. Hermès porteur du caducée est lui aussi situé entre le Ciel et la Terre. Il occupe donc une position centrale et médiane. Hermès est un principe de transition entre deux mondes.

Ci-dessus : A gauche, Mercure (Hermès) créant le caducée par le sculpteur Henri Chapu (musée d’Orsay à Paris). Le caducée est un bâton (ou une baguette) autour duquel s’enroulent deux serpents. C’est l’un des attributs d’Hermès, Fils de Zeus et de la nymphe Maia. Hermès serait né en Arcadie. Un jour, Hermès voulut séparer deux serpents en lutte (symbole du chaos et de l’indifférencié), mais ceux-ci s’enroulèrent autour de la baguette en or et formèrent le caducée (symbole de l’harmonie et de la maîtrise). A droite, une gravure de Stolcius von Stolzenberg tirée de son traité alchimique, « Viridarium chymicum » (Francfort, 1624). Nous voyons Hermès Trismégiste (« le trois fois grand ») tenant une sphère armillaire dans la main droite et montrant du doigt le Soleil et la Lune (symboles alchimiques de la polarité) environnés de flammes.

Hermès est un dieu civilisateur qui enseigne aux humains les bases des sciences et des arts. Il aide les trois Parques à composer l’alphabet. Il invente l’échelle musicale, la lyre à sept cordes, la musique et la danse. Il fonde aussi l’astronomie, les poids et les mesures. Il est le maître de la rapidité et de la précision du geste, et en raison de cette faculté, il est considéré comme le maître de l’artisanat. Il trace les routes et les chemins, et il invente les tas de pierres qui balisent les voies de communications (l’herma est un tas de cailloux disposé à intervalles réguliers et assurant la fonction d’indicateur des routes et des frontières).

Hermès est un dieu à caractères multiples. Il est le dieu protecteur des bergers, et c’est la raison pour laquelle il est fréquemment présenté en criophore (« porteur de bélier »), c’est-à-dire portant un agneau sur ses épaules. Plus tard, l’Hermès criophore sera assimilé au Christ, le Bon Berger, celui qui rassemble le « troupeau », qui guide, qui recherche les hommes égarés, et qui donne sa vie pour les autres. Hermès est le dieu protecteur des voyageurs, des navigateurs, des commerçants. Il est celui des échanges et du contrat, mais il est aussi le dieu des voleurs, de la ruse et de la tromperie. Il est un brouilleur de piste et un brigand. Il est donc à la fois organisateur et désorganisateur de la structure sociale. Hermès est le conducteur des âmes aux Enfers (Hadès) et le messager des dieux. Hermès est donc un dieu psychopompe, un « guide des âmes », et à ce titre il est le conducteur des âmes des morts vers l’au-delà (guide ou passeur).

Ces deux fonctions de messager des Dieux et de psychopompe pourraient, astrologiquement, être rapportées respectivement à un aspect diurne et à un aspect nocturne. On peut aussi y trouver la correspondance des deux courants descendant et ascendant que symbolisent les deux serpents du caducée. Ses fonctions de passeur et de messager font d’Hermès un médiateur, nous dirions aujourd’hui un « relais », entre le monde des hommes et celui des dieux. C’est Hermès qui donna le don de parole à Pandore (« tous les dons ») la première femme (L’Eve biblique). Situé dans le monde intermédiaire, Hermès assume la fonction de relier (unir, harmoniser) la Terre au Ciel, d’unifier la matière et l’Esprit. Son métal et sa planète sont Mercure. Unifiant les « trois mondes », la Terre, le Ciel, et les mondes intermédiaires, Hermès est aussi appelé le Trismégiste, ou « trois fois grand ». Hermès Trismégiste serait l’auteur de la fameuse Table d’Emeraude qui expose l’analogie entre le microcosme humain et le macrocosme cosmique, livrant ainsi le secret qui permet d’unir le Ciel et la Terre.

Ci-dessus : L’être humain est situé entre le Ciel (actif, masculin), symbolisé par un cercle (perfection, dynamisme, Esprit), et la Terre (passive, féminin) symbolisée par le carré (stabilité, fondation, matière). Dans la Franc-Maçonnerie, il est dit que le Maître Maçon est situé entre le compas qui sert à tracer le cercle (Ciel), et l’équerre, qui sert à tracer le carré (Terre). L’Homme est entre le Haut et le Bas, entre la matière et Esprit, entre le subtil et l’épais (Alchimie). Il participe des deux niveaux de réalité et il forme en lui-même un troisième niveau où s’opère la jonction des deux niveaux opposés (Ciel et Terre). La jonction est symbolisée par la croix (+). La croix est le symbole de l’Homme Universel, à l’intérieur duquel s’effectuent les deux mouvements de descente de l’Eprit vers la Terre, et de montée de la Terre vers l’Esprit (les deux flèches en pointillés). Le Christ en croix est le symbole de l’Homme Universel qui incarne ces deux mouvements. En ce sens l’Homme est bien le médiateur entre le Ciel et la Terre. Un rapprochement doit être fait avec le Sceau de Salomon (étoile à six branches) qui représente l’Homme Universel. En effet, dans cette figure qui montre deux triangles qui s’entrecroisent avec un point central, le triangle droit du haut symbolise le Ciel (pointe en haut), et le triangle inversé du bas symbolise la Terre (pointe en bas). Le symbole du Mercure (Mercure alchimique et Philosophique et non pas métallique) marque bien le sens à donner au Sceau de Salomon : l’« Homme Mercuriel » est le Principe qui unit le Ciel et la Terre (illustration Daniel Robin).

Transmuter nos puissantes énergies psychiques.

L’homme actuel est un être inachevé. C’est l’« homme ancien », et son dernier avatar est l’« homme moderne », qui est un être sans avenir si nous considérons ses conditions de vie et ses préoccupations qui sont d’ordre strictement matérielles. L’ « homme moderne » est un prédateur qui ne vit que grâce au pillage sans frein de notre planète. L’ « homme moderne » est « endormi ». Il est prisonnier d’un état de somnolence dont il n’est pas conscient. Il vit comme dans un « rêve » éveillé. Il ne vit pas dans la « vraie réalité » qui est celle de la pleine conscience. Des études récentes sur le cerveau et la conscience ont montré qu’environ 95% de nos activités journalières sont entièrement gérées et pilotées par notre inconscient. C’est comme si nous avions confié nos existences à une sorte de « pilote automatique » qui s’occuperait de tout et programmerait nos actions sans que nous ayons le pouvoir de vraiment changer cet état de fait. Notre vie ressemble à une « illusion », à une sorte de « mauvais film », dont nous ne voyons pas très bien comment nous pouvons en sortir. Nous évoluons dans un état intermédiaire qui est situé entre les contraintes du corps et les aspirations de l’Esprit. Nous oscillons sans point de repère fixe entre ces deux pôles. Nous sommes comme des feuilles portées par le « vent » de nos désirs, de nos frustrations, de nos émotions, et de nos réactions incontrôlées.

L’état intermédiaire qui caractérise les conditions d’existence de l’être humain est celui du monde psychique (l’âme, plan médian, Mercure) où les émotions jouent un rôle prépondérant. L’âme se déploie entre les exigences du corps et ses aspirations spirituelles. L’âme psychique (plan médian) est le domaine par excellence de la dualité. Constamment au prise avec des émotions contradictoires qu’il ne maîtrise pas, l’homme est un être tourmenté, ballotté par les courants sans cesse changeant des forces psychiques. Mais les émotions ne sont pas en elles-mêmes négatives, c’est simplement le fait que nous ne les maîtrisons pas qui est la source de beaucoup de nos problèmes. Les forces psychiques sont des énergies très puissantes. Chez un homme ordinaire, ces énergies sont gaspillées et dispersées en pure perte dans des conflits interminables avec ses semblables ou dans des fixations mentales qu’il alimente sans cesse et qui ne trouvent jamais de solution. C’est le lot de presque tous les hommes sur cette planète.

Le but du Grand Œuvre alchimique interne est de transmuter ces puissantes énergies psychiques en une force nouvelle pacifiée, débarrassée de ses mouvements contradictoire, et capable de nous régénérer complètement. Les énergies psychiques brutes ne sont ni bonnes, ni mauvaises. Elles sont comme la puissance de l’énergie atomique dans la nature. Avec cette énergie naturelle qui gît au cœur du noyau atomique, nous pouvons faire des bombes qui sont capables de détruire toute vie sur notre planète ou des instruments médicaux qui soignent le cancer. Avec les énergies psychiques c’est la même chose. Nous pouvons nous annihiler ou nous régénérer. Notre tâche est justement de trouver le moyen de dompter ses forces et de les utiliser pour accéder à un état d’existence supérieur. Comme l’enseigne le Vajrayana par exemple (« véhicule de diamant »), le « travail » se concentre sur l’utilisation du potentiel des émotions humaines. Dans cette pratique alchimique, les émotions sont des qualités de la Nature de Bouddha qu’il est possible de purifier et de transformer en sagesse par divers « moyens habiles ». C’est une Voie de réalisation spirituelle qui transforme les poisons (émotions négatives) en remèdes et catalyseurs (émotions positives). Il s’agit donc d’opérer un « retournement » au niveau de la réalité psychique subtile de l’être humain qui fait basculer cette réalité du pôle négatif au pôle positif. Le principe de cette Alchimie est de transmuter les perceptions impures en visions pures.

Bien qu’occupant une situation centrale, et toutes les traditions spirituelles reconnaissent que c’est une position privilégiée, l’Homme n’en est pas moins aussi dans une situation compliquée et même délicate à bien des égards. Je le reconnais volontiers, la vie humaine est une source presque intarissable de problèmes et de désagréments. Elle est semée de nombreuses épreuves et souffrances que nous avons cependant la capacité de résoudre en raison de notre statut particulier. Je peux même dire que si l’Homme n’avait pas ce statut et ce pouvoir de résolution, les difficultés inhérentes à sa condition ne lui auraient pas été imposées.

Nous possédons toutes les ressources intérieures nécessaires pour faire face aux difficultés qui se présentent à nous. Ce dont il faut bien prendre conscience c’est que toutes les difficultés propres à la condition humaine proviennent du fait que l’être humain occupe une situation intermédiaire et relative. Il est situé entre deux absolus : l’absolu du Ciel et l’absolu de la Terre. La Terre est un absolu matériel et le Ciel un absolu spirituel. En ce sens, la Terre est comme le reflet inversé du Ciel. La Terre est le reflet de l’absolu du Ciel. La Terre c’est la Terre, le Ciel c’est le Ciel, mais l’Homme est à la fois Terre et Ciel, matière et Esprit, épais et subtil. Il est donc facile de comprendre combien notre condition d’Homme exige de nous de grands efforts pour concilier et harmoniser deux pôles qui semblent opposés, mais qui dans le fond ne forment qu’un Tout. C’est notre tâche sur la terre que de trouver la Voie qui mène à la réconciliation et à la fusion de ces deux pôles.

« Lieu » où se déroulent des combats psychiques puissants et incessants, l’« espace humain » est aussi un « lieu » d’échanges et de circulations d’énergies entre des pôles contraires qui ne sont pas systématiquement en lutte. En lui, toutes les énergies de l’Univers sont en quelque sorte « convoquées ». En lui, ces forces peuvent certes s’y rencontrer, s’y confronter, s’y opposer, mais elles peuvent aussi s’y combiner, s’y compléter, et même s’y harmoniser. De ce point de vue, l’Homme est un véritable « creuset », une sorte de « four cosmique » (un athanor) dans lequel peut s’opérer de puissantes et magnifiques transmutations. C’est en nous que doit se réaliser le Grand Œuvre alchimique qui nous ouvrira la voie vers l’Homme Nouveau. Nous pouvons même dire que sans l’Homme, tout ce « travail » de transmutation des énergies ne pourrait pas se faire. Sans lui, la rencontre des pôles serait impossible sur notre planète. L’Homme est le « lieu » privilégié et la condition de cette rencontre des pôles, car il a un rôle essentiel de médiateur dans ce monde. Il doit assumer ce statut et en tirer toutes les conséquences. Grâce à lui, le Ciel est relié à la Terre et la Terre est reliée au Ciel. En lui, se réalise la « Grande Conjonction ». C’est pour cette raison que la condition humaine est à la fois douloureuse, mais aussi « héroïque ». Dans l’Homme doit en effet s’opérer la « Grande Réconciliation », l’union parfaite entre le Ciel et la Terre qui est la promesse de l’accession à une existence lumineuse et glorieuse. L’existence humaine est donc une condition privilégiée qui offre des possibilités extraordinaires pour ceux qui veulent suivrent la Voie de la réalisation spirituelle, la Voie de l’Alchimie interne.

« Petits Mystères » et « Grands Mystères ».

Dans le domaine initiatique, il faut distinguer deux types généraux d’initiation : l’initiation aux « Petits Mystères » ou « Initiation Royale » (alchimique et hermétique), et l’initiation aux « Grands Mystères » ou « Initiation Sacerdotale ». Ces deux types généraux ne sont pas des initiations différentes, mais les deux stades ou les deux degrés principaux d’un même processus initiatique global. Les « Petits Mystères » comprennent tout ce qui se rapporte au développement des possibilités de l’état humain envisagé dans son intégralité. Ils aboutissent à la perfection de l’état humain, c’est-à-dire à ce qui est désigné traditionnellement comme la restauration de l’Etat Primordial ou Edénique (Adam au Paradis). Les « Grands Mystères » concernent proprement la réalisation des états supra-humains. Prenant l’être au point où l’ont laissé les « Petits Mystères », et qui est le centre du domaine de l’individualité humaine, les « Grands Mystères » le conduisent au-delà de ce domaine, et à travers les états supra-individuels, mais encore conditionnés, jusqu’à l’état inconditionné qui est le seul et véritable but et qui est désigné comme la Délivrance finale ou comme l’ « Identité Suprême ». Si nous rapportons cette distinction à ce qui a été dit précédemment sur l’union du Ciel et de la Terre dans l’Homme, il apparaît que la réalisation de cette unité Ciel-Terre qui s’opère dans une individualité humaine correspond aux « Petits Mystères ». Après être parvenu au point central de l’état humain qui est l’unité dans l’Homme, le processus initiatique se poursuit en suivant l’axe vertical qui s’élève à partir de ce point vers des états supra-humains.

Nous pouvons alors mieux comprendre la profonde symbolique du caducée. Le caducée se rapporte directement à ce que j’appelle l’Alchimie humaine intérieure, celle qui prend pour matière première l’être humain et qui concerne les possibilités de l’état subtil (l’âme intermédiaire). Attribut d’Hermès, il symbolise le processus alchimique intérieur et la maîtrise des énergies descendantes et montantes. D’un certain point de vue, il représente cette tentative héroïque d’unir deux forces opposées représentées par les deux serpents autour d’un axe central directeur. Le caducée montre comment circulent les énergies à l’intérieur de l’« espace humain » (corps, âme, Esprit). Il est en quelque sorte le schéma simplifié de cette circulation qui s’effectuent dans les çakras et dans les trois principaux canaux subtils (les trois nadis : Sushumna, Pingala, Ida).

Le caducée est aussi le symbole de la réussite de cette « Grande Conjonction » et de cette « Grande Réconciliation » dans le creuset humain. Il montre que les énergies contraires sont enfin maîtrisées, harmonisées, et même utilisées dans le but d’accomplir une tâche plus élevée, digne de son statut. L’Homme/Hermès porteur du caducée a pour vocation de réaliser en lui cette symbiose parfaite entre toutes les énergies. Mais le problème est que cette « concorde » énergétique ne se fait pas d’emblée. Elle n’est pas réalisée dès que nous naissons. Pour la grande majorité des êtres humains, elle est le résultat d’un long et difficile travail sur soi (Alchimie humaine intérieure) qui peut durer toute une vie, et même le plus souvent s’étale sur plusieurs vies successives.

Ci-dessus : A gauche, les sept çakras avec la position des trois nadis : Sushumna au centre, Pingala et Ida. A droite, le caducée symbole alchimique d’Hermès, le Mercure des philosophes. La correspondance frappante entre la représentation des trois nadis et le caducée montre à l’évidence que l’Alchimie est spirituelle et qu’elle décrit une expérience intérieure.

L’homme est un « médium » et un « pont ».

Selon la Tradition, j’entends la Tradition Primordiale à partir de laquelle sont issues toutes les autres Traditions particulières qui ne sont que des adaptations ce celle-ci dans l’espace et dans le temps, l’Homme occupe une place intermédiaire entre le Ciel et la Terre. La jonction, la conjonction, et la réconciliation entre le Ciel et la Terre doit s’opérer en lui. J’ajoutons même que cette jonction ou conjonction de sa nature céleste et de sa nature terrestre ne peut se réaliser que dans l’incarnation humaine. C’est sur Terre et dans la condition humaine que doit s’effectuer la réconciliation du Ciel et de la Terre. C’est l’une des caractéristiques de la condition humaine et la raison finale de son incarnation.

Symboliquement, le Ciel est « circulaire » (sphérique) et représente l’Esprit (infini), la Terre est « carrée » (cubique) et représente la matière (le monde fini). De ce point de vue, nous pouvons dire que l’Homme est situé entre les forces d’en haut (célestes) et les forces d’en bas (terrestres). L’Homme doit s’efforcer d’opérer la jonction, en son centre, des forces célestes et des forces terrestres. Pour utiliser un terme d’informatique, il doit « connecter » le haut et le bas et ouvrir son centre/cœur. S’il y parvient, il réalisera l’état d’Homme Parfait, il sera véritablement Homme (Homme Primordial ou Adam Kadmon dans la Kabbale).

L’une des caractéristiques de l’état humain est la verticalité. En effet, l’Homme est un être qui est vertical, extérieurement et intérieurement. Il est vertical extérieurement dans son corps qui est dressé verticalement par la colonne vertébrale. Il l’est intérieurement parce qu’il est lié au Ciel vers le Haut et lié à la Terre vers le Bas. Cette verticalité essentielle implique que l’Homme est traversé par un axe. C’est sur cet axe que doit s’opérer la jonction du Ciel et de la Terre. La « connexion » entre le Haut et le Bas ne peut s’effectuer que lorsque est réalisé un « alignement » parfait entre le corps (la matière), l’âme (l’énergie), et l’Esprit (conscience, Lumière, Vie, information). Cet alignement est à rapproché de la « rectitude » (caractère de ce qui est droit) et de la « rectification » qui se présentent sur le chemin initiatique. Pour réussir l’ouverture complète du centre/cœur, il importe avant tout d’« aligner » l’Esprit, l’âme (ou énergies psychiques) et le corps, sur un même axe.

Ci-dessus : Le fameux « homme de Vitruve ». Ce dessin réalisé à la plume, encre et lavis, est une étude des proportions du corps humain selon Vitruve réalisé par l’initié Léonard de Vinci vers 1492. Cette œuvre remarquable illustre parfaitement notre propos : l’homme est placé au centre, entre le carré (Terre) et le cercle (Ciel). Bras écarté et pieds presque joints, formant une croix, l’homme s’inscrit dans le carré terrestre. Bras élevés et jambes écartés, l’homme s’inscrit dans le cercle céleste. Le nombril correspond au centre de la figure siège de l’hara, centre spirituel de l’être humain. Entre le Ciel et la Terre, l’Homme est une Etoile à cinq branches (un pentagramme), et au centre de cette Etoile se trouve le mystérieux point « G » ou « l’œil qui voit tout ».

Ci-dessus : A gauche, l’Homme inscrit dans un pentagramme (une étoile à cinq branches), illustration de Henri Corneille Agrippa, tiré de son traité « De occulta philosophia ». A droite, l’Etoile Flamboyante à cinq branches des Francs-Maçons avec la lettre « G » au centre dont la signification reste à bien des égards mystérieuse. D’un point de vue général cette figure signifie que la réalité humaine est inscrite dans l’Etoile Flamboyante à cinq branches. Le chiffre 5 est comme le « sceau » qui marque le niveau humain. C’est une représentation symbolique de l’état humain. Dans certaine représentation de l’étoile flamboyante, la lettre « G » est remplacée par « l’œil qui voit tout ». La lettre « G » et « l’œil qui voit tout » spécifient en quelque sorte le centre de l’état humain, c’est-à-dire le « lieu » où s’effectue le passage vers les états supérieurs. Entre le Ciel et la Terre, entre le compas et l’équerre, l’Etoile Flamboyante figure l’Homme, assemblage d’un peu de « boue » (Terre) dans lequel a été insufflée une parcelle du souffle divin (Ciel). L’étoile permet le passage du carré au cercle, de l’équerre au compas. A noter aussi que le caractère flamboyant et rayonnant de l’étoile suggère un rapport étroit avec l’énergie, la chaleur et la lumière. La lumière est bien évidemment la Lumière spirituelle.

En tant qu’être intermédiaire, l’être humain doit unir le Ciel et la Terre, l’Esprit et la matière. L’homme est une sorte de « médium ». C’est lorsqu’il s’est imprégné de son statut particulier, et qu’il a bien intégré la raison pour laquelle il est incarné sur la Terre, que la « connexion » peut s’établir entre le Haut et le Bas. Dans un sens, l’Homme est un « Pont » entre l’Esprit et la matière, entre les énergies d’en Haut et celles d’en Bas, entre les potentialités inférieures de son être et ses possibilités supérieures. L’Homme n’existe que pour remplir et exercer cette fonction de « Pont ». L’homme est fondamentalement (dans son essence) un être religieux parce qu’il a la capacité de relier le Ciel et la Terre. Le mot religion vient d’ailleurs de « religare » qui signifie « relier ». La vraie religion de l’homme religieux est celle qui a pour tâche de relier le Ciel et la Terre. Lorsque l’Homme réalise sa double nature, c’est-à-dire lorsqu’il est pleinement conscient de cette double nature, qui est Matière et Esprit, la liaison peut alors se faire entre le Ciel et la Terre. L’Homme est à la fois un être matériel et un être spirituel. C’est sa condition sur Terre et il ne peut pas y échapper.

Nous sommes dans le monde manifesté et nous avons une forme corporelle. Cette forme corporelle n’est pas un obstacle ni une entrave. Elle est au contraire un outil formidable, un « levier », ou un véhicule très perfectionné dont les possibilités sont immenses et qui doit être utilisé au maximum de ses capacités. Nous devons assumer jusqu’au bout, jusqu’à la mort, cet état corporel et cette position relative dans le monde manifesté. Cette position relative peut certes paraître très inconfortable à première vue, mais elle représente en réalité une chance et un privilège immense, puisque nous avons une mission à remplir ici-bas qui est de la plus haute importance. La matière et notre condition corporelle ne doivent pas être considérées comme étant des obstacles à notre réalisation spirituelle, mais au contraire nous devons les voir comme des opportunités et des moyens pour nous élever et grandir.

Référence biblographique : Cliquez ici

Le Rite Écossais Rectifié au féminin s’exporte… et se porte bien !

Le 22 février dernier, au sein de la Grande Loge Féminine du Cameroun a été consacrée une seconde Loge travaillant au Rite Ecossais Rectifié : VIA LUCIS à l’Orient de Yaoundé. La première, ADHUC STAT à l’Orient de Douala avait vu le jour en 2020.

Huit Sœurs de la Grande Loge Féminine de France, travaillant à ce rite et appartenant à des Loges bordelaise, lyonnaise, marseillaise et parisienne avaient fait le voyage pour accompagner les Sœurs Camerounaises, ainsi qu’elles le font depuis 6 années déjà.

Les 8 Sœurs voyageuses…

Au cours de ce voyage, plusieurs réceptions au 4ème et dernier grade symbolique de ce rite ont été faites et le Grand Prieur, accompagné de 7 membres du Grand Prieuré Féminin de France, a transmis la Lumière à la première Loge du 4ème Grade à Douala : LA FORCE.

Le Grand Prieuré Féminin de France, est une juridiction indépendante née en 2008 dont les membres sont en très grande majorité des Sœurs de la Grande Loge Féminine de France. Elle comprend l’Ordre Intérieur et gère le 4ème grade du Régime Ecossais Rectifié, permettant ainsi aux Sœurs qui pratiquent ce Rite d’accéder à l’entièreté du parcours rectifié.

Logo GLFF
GLFF

Dans leur volonté de transmettre aux Sœurs intéressées par le Rite Ecossais Rectifié, en mai 2023, les Sœurs de la G.L.F.F. s’étaient rendues en nombre à l’incorporation, de la loge Sao Joao da Rosa, travaillant au Rite Ecossais Rectifié à l’Orient de Lisbonne au sein de la Grande Loge du Portugal. Dès lors, les Sœurs portugaises viennent régulièrement en France travailler à Bordeaux dans la Loge Rectifiée de la G.L.F.F.

D’autres Obédiences féminines, européennes ou non, sont maintenant sur le même chemin et les Sœurs de la G.L.F.F. également membres u Grand Prieuré Féminin de France, travaillent régulièrement avec les Sœurs de ces pays.

La chaleur de l’accueil des Sœurs camerounaises et portugaises et la qualité des travaux partagés pendant les diverses cérémonies rendent témoignage de la vivacité de ce rite souvent peu ou mal connu ainsi que de la qualité de la flamme qui anime les Sœurs de ce rite au-delà des frontières et des océans.

Tentative de suicide d’Alain Bauer : Nicolas Penin informe les anciens Grands Maîtres du GODF

Nicolas Penin Grand Maître du GODF

Dramatique rebondissement de l’affaire que nous évoquions hier. Peu de temps après l’annonce de la condamnation d’Alain Bauer par le tribunal correctionnel de Paris, Nicolas Penin, Grand Maître du Grand Orient de France, prenait connaissance des « adieux » formulés par son lointain prédécesseur sur le réseau LinkedIn. On a appris, depuis, que ce dernier aurait effectivement tenté de mettre fin à ses jours et serait actuellement hospitalisé. Aussitôt, Nicolas Penin a adressé à tous les anciens Grands Maîtres du GODF un message les informant de la tentative de suicide par voie médicamenteuse, commise par Alain Bauer.

A l’heure de notre bouclage, nous ne disposons d’aucune précision complémentaire. Cette nouvelle nous attriste profondément car une telle tentative de suicide est un acte incomparablement plus grave que la cause qui a pu l’y conduire. Nous souhaitons évidemment qu’Alain Bauer se rétablisse au plus vite et qu’il retrouve toutes ses forces non seulement pour affronter un procès en appel mais, surtout, pour continuer les nombreuses activités où il n’a cessé de briller, ces dernières années.

Le célèbre criminologue Alain Bauer a été condamné à 12 mois avec sursis et 375 000 € d’amende. Quelques heures après le verdict, il a publié une lettre perçue comme un message d’adieu, avant de la supprimer…

Le criminologue Alain Bauer, figure bien connue des médias et des plateaux télévisés, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une affaire judiciaire qui a pris une tournure dramatique. Condamné à 12 mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 375 000 euros et d’une interdiction de soumission aux marchés publics pendant trois ans, l’expert en sécurité est sanctionné pour son rôle dans des contrats jugés litigieux avec la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) entre 2008 et 2012, pour un montant de 925 000 euros hors taxes.

Une lettre de détresse publiée sur les réseaux sociaux

À la suite du verdict, Alain Bauer a partagé une lettre troublante sur les réseaux sociaux. Ce message, perçu par beaucoup comme une lettre d’adieu, a rapidement alerté son entourage et ses proches.

Dans ce texte, le célèbre professeur et consultant exprime son incompréhension face à la justice, affirmant être victime d’une décision arbitraire. Il revient notamment sur son rôle dans la révélation de la fraude à la taxe carbone impliquant la filiale BluNext, et évoque un profond sentiment d’injustice. Il prend également congé de ses proches, amis et étudiants, avant de conclure par un « Adieu » lourd de sens.

Voici la lettre publiée par Alain Bauer :

« À CELLES ET CEUX QUE J’AIME

Je viens d’apprendre que la direction de la Caisse des dépôts, des dirigeants, moi même et un collègue, avions été finalement victimes d’u. Parquet Mediapart et d’une justice véritablement aveugle.

Après avoir été à l’origine du dévoilement de la fraude à la taxe carbone qui a touché sa filiale BluNext, avoir évité des pertes considérables sur des dossiers dangereux pour le denier public, nous sommes, le DG de l’époque, le patron de CDCI, mon collègue et moi même les boucs émissaires de la direction juridique de l’epoque, qui avait imposé le mode de relations avec sa maison.

À mes filleules et filleuls, veuillez me pardonner de vous abandonner si tôt. Mais je serais toujours là, quelque part, avec vous.

À mes amies et amis, ne m’en veuillez pas trop.

À mes collègues, merci de votre accueil, appui, soutien.

À mes étudiante et étudiants, soyez forts. Le droit n’est pas toujours injuste.

Je pars innocent, triste de l’injustice, persuadé de rester dans vos mémoires pour le meilleur.

Je vous aime.

Adieu »

À noter que la lettre a été RAPIDEMENT RETIRée… et QU’un message rassurant L’A REMPLACéE.

Le Média en 4-4-2 RELATE AINSI L’EVENEMENT :

Une publication rapidement supprimée

Après avoir provoqué une vague d’émotion et d’inquiétude, la publication a été supprimée, sans qu’aucune explication officielle ne soit donnée. Cette disparition n’a fait qu’alimenter les spéculations quant à l’état d’esprit de l’expert en criminologie.

Une chose est sûre : cette condamnation ne laisse personne indifférent

Autres articles sur Alain Bauer :

Théorie du complot : « Le logo des Oscars 2025 est maintenant issu des Francs-maçons »

De notre confrère américain news.meaww.com – par Shreeja Das

Los Angeles, 5 mars 2025 – Dimanche soir 2 mars, le Dolby Theatre à Hollywood a vibré au rythme de la 97e cérémonie des Oscars, un événement censé célébrer le cinéma sous le thème pompeux d’une « célébration de la connexion ». Des statuettes dorées, des robes à couper le souffle (ou à couper l’appétit, selon les goûts), et des discours larmoyants : tout était réuni pour une soirée classique de glamour autocongratulatoire. Mais voilà, les projecteurs n’ont pas seulement éclairé les lauréats comme Anora ou Adrien Brody, sacré meilleur acteur pour The Brutalist.

Non, ils ont aussi mis en lumière une polémique aussi absurde qu’hilarante :

Une théorie du complot voyant dans le décor de la scène une copie conforme du logo des francs-maçons.

Oui, vous avez bien lu. Bienvenue dans le monde merveilleux où les Oscars deviennent un terrain de jeu pour apprenants sorciers du conspirationnisme.

Tout commence avec un certain Shadow of Ezra, un influenceur sur X au nom évoquant un méchant de série B ou un pseudo oublié sur un forum des années 2000. Dans un élan de créativité douteuse, il poste une image du décor des Oscars 2025 – une structure pyramidale ornée de lignes géométriques – à côté d’un symbole maçonnique bien connu, l’équerre et le compas. Sa légende ? Un laconique : « Le décor des Oscars ressemble-t-il au logo des francs-maçons ? » Et là, c’est le drame. Ou plutôt, la comédie. Car en quelques heures, la machine à délires s’emballe sur les réseaux sociaux, transformant une soirée de cinéma en un épisode de X-Files version low cost.

Les internautes, jamais en reste quand il s’agit de voir des signes là où il n’y a que du plâtre et des spots lumineux, s’en donnent à cœur joie. « Retourne-le, on dirait un visage maléfique », lance un certain

@CPTMORGAN, probablement après avoir passé trop de temps à scruter son écran dans le noir. « Symbolisme en pleine lumière, leur chute viendra de là », renchérit

@CrystalC_85, avec une assurance qui ferait pâlir Nostradamus. Et puis il y a

@Aerofine36, qui se contente d’un « Coïncidence ?!!! Nah », comme si trois points d’exclamation suffisaient à prouver une conspiration mondiale. On imagine presque ces détectives autoproclamés réunis autour d’une table, armés de ficelles rouges et de lunettes loupes, à chercher le sens caché d’un rideau mal ajusté.

Mais soyons justes : à première vue, le parallèle n’est pas totalement tiré par les cheveux – si on a bu assez de café et qu’on plisse les yeux très fort. Le décor des Oscars, avec ses formes pyramidales et ses lignes droites, pourrait vaguement rappeler les symboles maçonniques popularisés par des siècles de fantasmes et de mauvais romans. L’équerre et le compas, emblèmes classiques de la franc-maçonnerie, évoquent l’ordre, la géométrie, et une aura de mystère que Hollywood adore exploiter dans ses blockbusters. Ajoutez à cela une pyramide, et vous avez de quoi faire saliver les amateurs de théories sur les Illuminati. Mais de là à crier au complot ? Allons, un peu de sérieux – ou plutôt, un peu moins, vu le niveau de la discussion.

Car, soyons clairs, aucune preuve sérieuse ne vient étayer cette lubie. Comme le souligne l’article de MEAWW News, « il n’existe aucune source vérifiable confirmant un lien direct entre le décor des Oscars 2025 et la franc-maçonnerie ». Nada. Zéro. Que dalle. Juste une coïncidence visuelle, amplifiée par l’éternelle manie humaine de vouloir trouver des motifs secrets dans tout ce qui brille un peu trop fort. Le décor, conçu pour impressionner et refléter le thème de la « connexion » (un concept assez vague pour justifier n’importe quoi), n’est probablement qu’une création d’un designer un peu trop inspiré par son manuel de géométrie de lycée. Mais pourquoi laisser la réalité gâcher une bonne histoire, hein ?

Ce qui rend cette affaire encore plus savoureuse, c’est le contexte. Les Oscars, cette grand-messe du cinéma où l’élite mondiale se congratule sous des lustres à plusieurs millions, ont toujours été un aimant à théories farfelues. Entre les accusations de favoritisme, les rumeurs de deals en coulisses et les analyses capillotractées des tenues des stars, l’événement est un buffet à volonté pour les complotistes. Alors, un décor vaguement maçonnique ? C’est presque trop parfait. On imagine déjà les titres des blogs obscurs : « Hollywood avoue enfin son allégeance aux Illuminati » ou « Les Oscars 2025, la preuve que tout était prévu depuis 1776 ». Ajoutez un montage flou sur YouTube avec une musique anxiogène, et le tour est joué.

Avec une pointe de cynisme, on pourrait presque applaudir l’audace de ces détectives du dimanche. Après tout, il faut un certain talent pour transformer une soirée célébrant des films comme The Wild Robot (snobé au profit de Flow, soit dit en passant) en une chasse au trésor ésotérique. Mais surtout, quelle bêtise délicieuse ! Pendant que le monde réel croule sous des problèmes bien tangibles – guerres, crises climatiques, ou simplement le prix exorbitant du pop-corn au cinéma –, ces esprits brillants préfèrent disséquer un décor de scène comme s’il renfermait le secret de l’univers. On leur décernerait bien un Oscar de la créativité, catégorie « Meilleur scénario improbable ».

Alors, que retenir de tout ça ? Pas grand-chose, si ce n’est que les Oscars 2025 auront réussi un exploit rare : faire parler d’eux pour autre chose que les gagnants ou les robes ratées. Quant aux francs-maçons, s’ils regardent ça de leur loge secrète (ou de leur club de bridge du mercredi, soyons réalistes), ils doivent bien rigoler. Ou peut-être pas. Peut-être sont-ils trop occupés à comploter la prochaine cérémonie des Golden Globes. Restez vigilants, braves internautes, et n’oubliez pas de vérifier sous votre lit ce soir – on ne sait jamais, un compas pourrait s’y cacher.

Le Tivoli Lodge de Weston fait un don de 1 580 £ à l’association caritative Brainwave

De notre confrère anglais thewestonmercury.co.uk – Par Matt Evans

L’association caritative pour enfants Brainwave, basée à Bridgwater, a reçu un don de 1 580 £ du Tivoli Lodge à Weston-super-Mare, écrit Matt Evans. L’association aide les enfants handicapés et ayant des besoins supplémentaires à acquérir une plus grande indépendance en améliorant leur mobilité, leurs capacités de communication et leur potentiel d’apprentissage grâce à une gamme de thérapies spécialisées.

Keith Sinclair, PDG de Brainwave, a déclaré : « Je tiens à exprimer notre gratitude aux francs-maçons de la Loge Tivoli pour leur généreux don. »

« Leur soutien est très apprécié et contribuera à aider davantage d’enfants à atteindre leur potentiel. »

Un franc-maçon de la Tivoli Lodge a déclaré : « Nous sommes tous très impressionnés par le travail qu’ils font à Brainwave et sommes ravis que notre don puisse les aider à continuer à soutenir les enfants à travers le Royaume-Uni. »

Brainwave ne reçoit aucun financement de l’État et dépend donc de la collecte de fonds et des dons des entreprises et des bénévoles.

Un message de « l’Esprit qui veille »

0

Ce bref essai tente de répondre aux interrogations que l’être humain adresse à notre temps incertain et angoissant. Apres une préface de Marc Alpozzo, professeur de philosophie, écrivain et critique littéraire évoquant le contraste entre Dieu révélé des monothéistes et le Dieu des savants et des philosophes, les deux auteurs de cet essai rapprochent les dernières découvertes scientifiques des grands textes sacrés.

L’un des deux, Gilles Cosson, a été inspiré d’un message transcendant lui demandant de « regarder au-delà de sa maison ».L’ouvrage se termine par un duo sur la bipolarité du monde qu’incarnerait la confrontation entre ISLAM & CHRETIENTE, conforme à la complémentarité du Yin et du Yang que la sagesse taoïste juge nécessaire à l’équilibre de l’humanité.

Les AUTEURS

Antoine Bastien, polytechnicien, consultant en stratégie, a fait le choix d’une vie professionnelle et périodes de recherche spirituelle lors de séjours dans des cultures s’inspirant du Véda, de Bouddha, de la Bible et du Coran – Cf son blog : porteurs de la parole.fr

Gilles Cosson, polytechnicien, ancien dirigeant d’entreprises. Par-delà des réflexions spécifiques sur un monde économique qu’il a très bien connu, il a nourri son expérience spirituelle de grands voyages dans les solitudes Cf. Gilles Cosson Wikipedia – Site gillescosson.com

Livres :

  • La Russie de demain – Ed de Paris 2024
  • Lettre à un ami musulman – Ed de Paris -2005
  • Un combattant – Ed de Paris- 2007
  • Eclats de vie – Huitieme jour – 2009
  • Cynique et Cie – Ed de Paris – 2011
  • Dans l’ombre de la décadence – Ed de Paris -2012
  • L’Esprit qui veille – Ed Michalon – 2013
  • Sur la route du temps – Ed de Paris – 2015
  • Debout Citoyens – Ed Fauves 2015
  • Et Rome s’enfonça dans la nuit – Ed de Paris – 2017
  • Cinq femmes – Ed Pierre Guillaume de Roux – 2019
  • Entre deux mondes – Ed de paris – 2023

    L’héritage maçonnique, Le passage du Temple aux temples

    À la fois roman historique, traité symbolique et réflexion philosophique, cet essai romancé, L’héritage maçonnique, tisse un texte où science et spiritualité, traditions et modernité se rencontrent.

    Disponible dès le 6 mars 2025

    « L’héritage maçonnique » de Raphaël Massarelli et Solange Sudarskis mêle roman initiatique, essai historique et réflexion ésotérique. À travers une narration à plusieurs niveaux, l’ouvrage explore les racines philosophiques et spirituelles de la Franc-maçonnerie, tout en posant des questions sur la transmission du savoir, la lumière et le rôle du temple dans l’histoire humaine.  

    L’histoire commence avec Léopold Bloom, un personnage dont le nom, emprunté à Ulysse de James Joyce, annonce une quête initiatique. Ce Lyonnais solitaire et érudit partage son temps entre méditation zen, promenades dans le Vieux Lyon et recherche de livres anciens.

    C’est lors d’une de ses déambulations qu’il découvre un manuscrit mystérieux, sans titre ni auteur, dans une librairie au nom intrigant : Le Palmier de Déborah. La libraire lui laisse entendre que ce livre « l’attendait ».

    Intrigué, Bloom décide de traduire l’ouvrage, plongeant ainsi dans un récit vieux de plusieurs siècles, qui l’amène au cœur des débats fondateurs de la Franc-maçonnerie.

    Le récit s’imbrique alors dans un second niveau narratif : celui du contenu du manuscrit, qui nous transporte en Angleterre au XVIIIe siècle.  

    Le contenu du manuscrit transporte le lecteur à Londres en 1721, où se déroulent les échanges entre Jean Théophile Desaguliers et James Anderson, figures majeures de la Franc-maçonnerie spéculative. Leur discussion porte sur la nécessité d’établir des Constitutions pour leur Ordre et, plus fondamentalement, sur le symbolisme du temple maçonnique. L’un des débats majeurs concerne l’orientation du temple. Doit-il suivre le modèle du Temple de Salomon, où le Saint des Saints est situé à l’Occident, ou celui des cathédrales chrétiennes, orientées vers l’Est ? Ce questionnement architectural soulève une problématique plus vaste : la place de la Lumière, du divin et du chemin initiatique dans la construction du temple.

    Une autre question centrale concerne les colonnes Jakin et Boaz. Dans le Temple de Jérusalem, elles se situent à l’extérieur, marquant l’entrée. Or, dans les temples maçonniques, elles sont placées à l’intérieur. Ce déplacement modifie leur symbolisme : gardent-elles encore l’entrée, ou sont-elles désormais les piliers d’une quête intérieure?

    Masque mortuaire de Newton

    L’érudition du roman ne s’arrête pas là. L’intervention d’un personnage inattendu, Sir Isaac Newton, donne une nouvelle dimension au débat. Connu pour ses découvertes scientifiques, Newton est ici présenté comme un homme fasciné par l’ésotérisme et l’alchimie. Ses échanges avec Desaguliers et Anderson approfondissent la réflexion sur la nature de la lumière, du vide et de l’infini. Newton questionne : le monde est-il composé de matière ou d’énergie ? Sommes-nous tous des fils de la lumière ?

    Le récit prend une tournure encore plus fascinante lorsque le rabbin Hart entre en scène. Ce personnage énigmatique, porteur d’une sagesse teintée de mysticisme, apporte une vision kabbalistique aux réflexions des deux pasteurs.Il évoque notamment le Tsimtsoum, concept développé par Isaac Louria, selon lequel Dieu a contracté sa lumière pour laisser place à l’univers. Cette théorie renvoie directement à la notion de vide sacré et de création, un parallèle frappant avec la structure des temples. Pour Hart, la Franc-maçonnerie puise dans cet héritage spirituel, tout en le reformulant pour les initiés modernes.

    À travers ses interventions, le roman met en évidence la frontière poreuse entre science et spiritualité, une thématique récurrente dans l’histoire de la Franc-maçonnerie.

    Un autre moment clé du roman survient lorsque Desaguliers et Anderson reçoivent une visite inattendue, une femme mystérieuse, Dame Déborah qui introduit une nouvelle dimension au débat : la Kabbale juive et ses correspondances avec la pensée maçonnique. Elle les met en garde contre une vision trop rigide du temple et insiste sur le fait que le savoir initiatique ne peut être figé. Son discours oscille entre mysticisme juif, tradition chrétienne et pensée maçonnique, suggérant que la véritable transmission ne repose pas uniquement sur l’écrit, mais sur l’expérience et la recherche intérieure.

    Cette rencontre interroge Desaguliers et Anderson, qui comprennent que la Franc-maçonnerie ne peut se limiter à un simple débat historique ou architectural. La Franc-maçonnerie est un cheminement dans l’équilibre entre mémoire et innovation, entre structure et intuition.

    Le roman devient alors une fresque intellectuelle, où chaque personnage représente un pan de la connaissance

    Léopold Bloom, en traduisant ce manuscrit, ne se contente pas d’explorer un livre. Ses réflexions montrent que la lecture ne consiste pas à trouver des réponses, mais à apprendre à poser les bonnes questions.

    Ainsi, la Franc-maçonnerie y est décrite comme un espace où se croisent différentes traditions, un lieu de transmission du savoir, mais aussi de quête personnelle.

    Avec son écriture érudite et sa structure en récit enchâssé, « L’héritage maçonnique » est un ouvrage exigeant, mais passionnant pour les amateurs de symbolisme, de spiritualité  et d’histoire.

    Il propose un voyage intellectuel entre Lyon et Londres, entre passé et présent, entre science et mysticisme. Il s’adresse aux lecteurs curieux, prêts à suivre un chemin d’éveil cognitif à travers les âges, où chaque détail recèle une signification cachée.

    Joël Gregogna, le préfacier en dit : « On devine les recherches minutieuses que l’un et l’autre auteurs ont dû mener pour rendre à ce XVIIIe siècle toute sa richesse, sa force et sa tendresse ! C’est sans doute ce dernier terme, « tendresse », qui est le plus important, en ce qu’il suppose un équilibre délicat entre ce qui est histoire et ce qui est fiction. »

    Date de parution 06/03/2025 Éditeur Le Compas dans l’œil, Collection La Parole Circule Nombre de pages 308

    Commander l’ouvrage