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Charles Cousin a présidé le Conseil de l’Ordre du Grand Orient de France de 1883 à 1885, entre Antoine de Saint-Jean et Jean-Claude Colfavru. Son mandat s’inscrit dans les années où l’obédience, devenue adogmatique depuis 1877, accompagne l’œuvre laïque des républicains au pouvoir, dans un climat de vive tension avec l’Église catholique et ses condamnations répétées.
À la présidence du Conseil de l’Ordre
Depuis 1871, le Grand Orient n’a plus de Grand Maître : il est dirigé par un Conseil de l’Ordre élu, dont le président est renouvelé régulièrement. Charles Cousin succède en 1883 à Antoine de Saint-Jean, après la longue présidence de celui-ci, et cède la place en 1885 à l’avocat et député Jean-Claude Colfavru.
Les sources publiques accessibles renseignent peu sa biographie profane et ses travaux maçonniques.
Le contexte
Le milieu des années 1880 est celui des grandes lois laïques de la République, sur l’école notamment, dans lesquelles s’engagent de nombreux maçons. Le Grand Orient y affirme sa vocation de lieu de réflexion au service de la liberté de conscience, dans un climat de vive opposition avec l’Église catholique, qui renouvelle en 1884 sa condamnation de la franc-maçonnerie.
Repères
- Obédience : Grand Orient de France
- Fonction : Président du Conseil de l’Ordre
- Mandat(s) : 1883-1885
Voir aussi dans le glossaire : Conseil de l’Ordre (Conseil), Laïcité, Grand Orient.
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