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Né à Paris en 1930 et mort à Tours en 2009, Paul Gourdot est un historien français, docteur de l’université de Poitiers. Ses recherches portent sur un terrain encore peu exploré lorsqu’il s’y engage : les liens entre la franc-maçonnerie et la naissance du socialisme français au XIXe siècle. Sa thèse sur Les Sources maçonniques du socialisme français, 1848-1871 a nourri un livre de synthèse, Le Combat social des francs-maçons, paru aux Éditions du Rocher.
Un historien formé à Poitiers

Les informations biographiques publiques sur Paul Gourdot sont rares. Les notices d’autorité de la Bibliothèque nationale de France et d’IdRef indiquent qu’il naît à Paris le 20 août 1930 et meurt à Tours le 25 juin 2009, sa disparition ayant été signalée par Le Monde au début du mois de juillet suivant.
Il soutient en 1987, à l’université de Poitiers, un doctorat d’histoire consacré aux rapports entre la franc-maçonnerie et le mouvement socialiste naissant.
Des loges au socialisme, 1848-1871
Sa thèse, Les Sources maçonniques du socialisme français, 1848-1871, couvre la période qui va de la révolution de 1848 à la Commune de Paris. Elle interroge la manière dont les idéaux et les réseaux des loges ont pu contribuer à l’élaboration d’une pensée sociale et républicaine : fraternité, solidarité, émancipation par l’instruction, mutualisme.
Ce travail se situe au croisement de l’histoire politique et de l’histoire maçonnique, à une époque où les historiens universitaires commencent à faire de la franc-maçonnerie un objet d’étude à part entière.
« Le Combat social des francs-maçons »

Publié par les Éditions du Rocher (Monaco), Le Combat social des francs-maçons (302 pages) prolonge ces recherches pour un public plus large. Le livre est recensé dans la bibliographie sur la franc-maçonnerie de Wikipédia. Il est encore cité dans les débats maçonniques contemporains : sur 450.fm, un article consacré à l’éducation évoque ainsi la position défendue par Gourdot en faveur d’un service public d’enseignement unifié et laïque.
Principaux ouvrages
- Les Sources maçonniques du socialisme français, 1848-1871, thèse de doctorat d’histoire, université de Poitiers, 1987
- Le Combat social des francs-maçons, Éditions du Rocher, Monaco
Un éclairage sur la maçonnerie sociale
L’apport de Paul Gourdot tient en une question : qu’est-ce que la pensée sociale française doit aux loges ? En suivant les francs-maçons de 1848 à la Commune, il a contribué à documenter la dimension sociale et politique de la maçonnerie du XIXe siècle, dimension que tout lecteur intéressé par l’histoire du Grand Orient de France et de la République laïque retrouvera dans ses pages.
À lire sur 450.fm : L’éducation maçonnique comme modèle de la Ré-Éducation Nationale ?.
Voir aussi dans le glossaire : Haine de la laïcité (antimaçonnisme), Fraternité, Loge de Table.

